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22/09/2009

n°483 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 19-09 -: Fin : - Boycott d'Israël - le monde bouge !


n°483 - Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine   - 19-09 -: Fin : - Boycott d'Israël - le monde bouge !



   Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine 

n°483 du 19 -09

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire

1-5   Daniel Lange/Levitsky : Des Juifs affrontent le sionisme.

1-6   Le blocus contre la bande de Gaza : une profonde crise humanitaire. 

1-7 Jean-Marie : Boycott d’Israël - le monde bouge ! 

1-8 Paul Craig Roberts : Pourquoi pas des sanctions contre Israël ?

 


1-5 Daniel Lange/Levitsky : Des Juifs affrontent le sionisme.

L’une des principales conséquences du bombardement et de l’invasion par le gouvernement israélien de la bande de Gaza, l’hiver dernier, fut d’insuffler une nouvelle vitalité au sein des groupes de gauche et pacifistes solidaires avec la lutte palestinienne pour la justice et la libération.

Après le supposé cessez-le-feu, cette vague d’activité s’est poursuivie par des manifestations et des actions directes de New York à Los Angeles, Paris, Jaffa et Tel Aviv.

Un fait très remarquable fut l’apparition, si l’on peut dire, d’une section de plus en plus large et bruyante du monde juif, laquelle n’est pas seulement opposée aux guerres et occupations militaires du gouvernement israélien, mais est également critique à l’égard du sionisme même.

Les blocages des consulats israéliens de Los Angeles et de San Francisco ont été entrepris en partie par des membres du Réseau antisioniste juif récemment créé. L’occupation du consulat de Toronto a été effectuée par les Femmes juives pour Gaza, un groupe comprenant des membres du réseau antisioniste canadien Not In Our Name [1]. Une manifestation de sept cents personnes à New York City a été organisée par Jews Say No [2], un groupe de militants juifs, dont beaucoup critiquent le sionisme depuis très longtemps. Le groupe Jewdas, de la diaspora londonienne, a recouru à un canular par mail pour annuler un rassemblement pour la guerre organisé par le Bureau de députation des Juifs britanniques et a reçu toute une vague de soutien. Et le groupe d’action directe antinationaliste israélien, Anarchistes contre le Mur, a bloqué une base aérienne israélienne à Tel Aviv. La quasi-totalité des événements publics les plus visibles montrant une opposition juive à la récente escalade de la guerre contre Gaza étaient organisés et menés à bien pour une bonne part par des Juifs non sionistes et antisionistes (de même que ceux qui s’opposent au sionisme mais préfèrent ne pas définir leur politique en relation avec le sionisme).


Ce n’est pas une coïncidence. Les huit années de l’actuelle Intifada ont aussi permis d’assister au développement du mouvement mondial de solidarité avec la Palestine et son actuelle stratégie de boycott, de désinvestissements et de sanctions. Dans un même temps, la critique juive à l’égard du sionisme s’est davantage répandue et fait entendre qu’à n’importe quel autre moment depuis la création d’Israël en 1948, malgré le soutien sans réserve offert depuis 1967 par le gouvernement des États-Unis à Israël. Ce soutien a été expliqué par les avocats et les défenseurs d’Israël, de même que par Washington, comme la conséquence du soutien débordant des communautés juives américaines à Israël. C’est naturellement on ne peut plus faux. Comme l’ont fait remarquer de nombreux analystes [3], les communautés juives jouent un rôle plutôt marginal dans l’encouragement du soutien du gouvernement américain à Israël. Bien plus important est le rôle de l’industrie de l’armement, qui subventionne l’aide américaine à Israël ; de l’industrie pétrolière, qui voit en Israël un contrepoids à la puissance régionale des États arabes riches en pétrole ; de la droite chrétienne, qui croit que la domination juive sur tout l’Israël biblique est une condition préalable au second avènement : et le racisme anti-arabe et antimusulman, de même que la xénophobie, particulièrement après les attentats du 11 septembre 2001 et les guerres américaines en Afghanistan et en Irak. La où l’influence juive est importante – dans les efforts de pression de la part de l’American Israel Public Affairs Committee [4], avec l’influence d’un petit nombre d’individus dont la politique ne reflète en aucun cas l’opinion publique juive américaine, même si cela se retrouve dans les données collectées par les sondages conservateurs.

La rhétorique du soutien américain à Israël comme réponse aux intérêts juifs américains de moins en moins convaincante.

Le récent accroissement de visibilité des critiques juives à l’égard du sionisme a eu lieu dans un contexte d’expression en hausse et d’acceptation de la critique à l’égard d’Israël au sein des communautés juives américaines. Il est très malaisé d’évaluer la chose de façon définitive mais des histoires comme les suivantes, que j’ai toutes entendues depuis le début des attaques israéliennes les plus récentes contre Gaza, n’ont pas été habituelles en aucun moment, plus tôt dans la décennie. J’ai passé du temps à travailler intensément du côté juif du mouvement de solidarité avec la Palestine :  

  • L’enfant d’un éducateur d’une école privée juive refuse de se joindre à sa famille et à son école lors d’un rassemblement pour la guerre.
  • La femme d’un rabbin démissionne de toute activité au sein de sa congrégation après qu’un événement concernant la non-violence – sans rapport avec Israël et la Palestine non violent – a été annulé par le consistoire de la synagogue.
  • Une employée de la communauté Hillel à l’université de Columbia publie un essai sur la contradiction entre son désir de se profiler légitimement comme progressiste et son emploi consistant à « vendre sous la contrainte » (ce sont ses propres mots) le programme de [l’association sioniste] Birthright Israel.

Une indication de l’ampleur de ces critiques réside dans un sondage commandé par J. Street,  groupe de pression sioniste prétendument libéral, qui estime les Juifs américains – même avec un échantillonnage disproportionnellement âgé, prospère et affilié sur le plan religieux – fortement opposés aux punitions collectives et aux colonies, hostiles à l’aile droite électorale israélienne et partisan d’un gouvernement unitaire entre le Fatah-Hamas comme « partenaire pour la paix ».

Ce contexte d’ouverture comparative à la critique à l’égard d’Israël est pour une part importante, le résultat de nombreuses années d’organisation, d’agitation et d’éducation par des groupes et réseaux  [5], dont tous ont rompu avec l’orthodoxie de la position « pour Israël et pour la paix » pour se focaliser sur la justice pour les Palestiniens. Les groupes sionistes « pour la paix » [6] ont été d’abord actifs sur papier depuis 2000 ou en participant à des conférences à frais d’enregistrement élevés. Les groupes « pour la justice », par contraste, ont été en mesure de maintenir une présence croissante dans les rues et dans les médias tout au long des neuf années de l’actuelle Intifada. Leurs critiques structurelles à l’égard des actions du gouvernement israélien ainsi qu’à propos du projet sioniste ont élargi l’espace requis pour exprimer ouvertement ces critiques modérées, ce qui n’était pas le cas voici cinq ou dix ans.

Pourquoi des voix plus « radicales » se sont-elles fait entendre si fort cet hiver ?

Je crois que c’est en raison des glissements dans le mouvement de solidarité avec la Palestine ainsi que de l’élargissement du paysage politique de la gauche et des changements dans la façon des Juifs de penser identité et politique.

Une source réside dans un ensemble de développements au sein du mouvement de solidarité avec la Palestine qui ont poussé le mouvement dans son ensemble vers une analyse structurelle centrée sur le sionisme. Le déclenchement de l’Intifada de 2000 a provoqué au sein de la gauche (et au-delà) une conscientisation bien plus large à propos et de l’occupation de la Cisjordanie, de la bande de Gaza et de Jérusalem-Est (1967) et des réalités de la guerre contre les Palestiniens. Un examen plus attentif des accords d’Oslo et de leur rôle en tant que couverture pour la poursuite du vol de terres et en tant que moyen de cooptation de parties de la direction palestinienne a bientôt abouti, au sein du mouvement, à un glissement de l’emphase loin du retour au statu quo de 1999. Une familiarité croissante avec l’expérience quotidienne des Palestiniens (sous l’occupation et dans la diaspora) a montré aux organisateurs combien d’éléments de la situation présente étaient directement reliés, non pas à la guerre de 1967, mais à celle de 1948 [7] ou à l’effort de colonisation sioniste d’avant la naissance de l’État [8].

Concentration sur le sionisme

Par conséquent, à la fin de 2008, une partie significative du mouvement de solidarité s’est mise à  cibler sa stratégie. Cela a revêtu la forme d’un soutien à l’appel de la société civile palestinienne à une stratégie combinée de boycott, de désinvestissement et de sanctions et à une reprise en considération (et souvent à un rejet du modèle de la partition (« deux États ») comme solution à long terme. Ceci signifie que les participants juifs à la solidarité avec la Palestine ne travaillent pas moins et que, dans certains cas, ils ont été mus ou soutenus par leurs analyses du sionisme en tant que mouvement colonial [9]. Un autre élément clé dans la recrudescence des critiques du sionisme par les Juifs – bien que des remarques sont rarement faîtes à ce propos dans la presse libérale ou progressiste – est le rôle de pivot joué dans ce développement par les mouvements féministes et homosexuels ainsi que leurs analyses[10]. Tous ces projets apportent au mouvement une orientation vers une analyse structurelle, une position centrale antinationaliste et antimilitariste et un regard sur les façons dont les structures de pouvoir raciales, nationales, économiques, hommes/femmes et sexuelles se recoupent et se soutiennent souvent mutuellement. .Leurs recherches sophistiquées sur le nationalisme israélien et le sionisme ont eu une influence allant au-delà de leurs contacts directs avec d’autres organisations.

Peut-être encore plus visible, il y a la présence des organisateurs de la solidarité avec la Palestine dans la sphère juive américaine, avec des racines dans les mouvements féministes et homosexuels [11]. Les actions mentionnées au début du présent article témoignent de cette influence : occupations de bureaux, blocages, informations fausses – le tout fait part d’un répertoire savamment peaufiné par ACT UP, la WAC (Coalition d’action des femmes), WHAM (Action et mobilisation des femmes pour la santé) et les Lesbian Avengers durant les années d’Oslo. Ce legs est également une source clé de la volonté de ces groupes à défier le sionisme directement plutôt que de limiter leurs critiques d’Israël à des mesures politiques et actions spécifiques. Ces mêmes organisateurs sont souvent impliqués aussi dans le travail non spécifiquement juif de solidarité avec la Palestine [12].

Cet ancrage dans l’internationalisme féministe et homosexuel, dans l’analyse structurelle et intersectionnelle et dans les tactiques d’action directe a été soutenu par le large glissement au sein des radicaux américains, spécialement parmi les plus jeunes, vers ce qu’on pourrait appeler un nouveau transnationalisme ou un transnationalisme venu d’en bas. Après avoir débuté jusqu’à un certain point par les campagnes de soutien de l’insurrection zapatiste au Chiapas, en 1994 (quoique certainement influencés par le travail de solidarité plus ancien avec les mouvements révolutionnaires en Espagne, en Amérique centrale, en Afrique du Sud et en Palestine), les radicaux des États-Unis ont expérimenté de multiples façons des stratégies en vue de poursuivre d’efficaces campagnes de solidarité internationale. Celles-ci ont varié considérablement, depuis les efforts contre les camps de travail de la fin des années 90 et les mobilisations de masse de ciblage des sommets entre 1999 et 2003, jusqu’au travail centré sur le Plan Colombia, le Plan Puebla-Panama et autres aventures américaines un peu partout dans les Amériques. Tous ont partagé, oserais-je dire, une approche générale qui est aujourd’hui clairement visible dans le présent mouvement de solidarité avec la Palestine, y compris son aile juive.
Un nouveau transnationalisme anticolonialiste, antinationaliste, anticapitaliste, hostile à l’autoritarisme, mais en aucun cas unifié sur le plan organisationnel.

Le mouvement reconnaît l’importance de la résistance « dans le corps de la bête » tout en affirmant l’autodétermination dans un ensemble de communautés de résistance et le droit pour les luttes de libération de choisir la tactique qu’elles estiment convenir le mieux à cette fin. Cela ressemble à un tas d’« anti » et guère de « pro ». Le meilleur journal qui émerge jusqu’à présent de cette partie de la gauche radicale est le journal canadien « de théorie et d’action », Upping the Anti [13] qui fournit un espace nécessaire pour une discussion soutenue de la politique révolutionnaire entre les générations et entre les mouvements. Le journal a choisi son nom précisément pour mettre en lumière sa mission : quitter ces positions négatives pour une vision stratégique positive.

Critiques juives à l’égard du sionisme et mouvement de solidarité avec la Palestine

Nous voyons donc une ambivalence omniprésente à propos de la valeur d’un État palestinien (de plus en plus controversé) ; un refus de principe de condamner l’autodéfense armée et des critiques sévères à l’égard de tactiques spécifiques ; le soutien aux comités locaux de résistance en priorité sur l’attention devant être accordée aux principaux partis politiques palestiniens ; une analyse claire du sionisme comme projet colonial ; un alignement approximatif sur la gauche palestinienne et une forte critique de la fiction qu’est le « sionisme de gauche », mais pas de vision claire d’une économie régionale non capitaliste ; une attention plus soutenue pour les parallèles entre les stratégies israéliennes et américaines en matière de « sécurité », de « contre-terrorisme » et de police militarisée.

Finalement, pour en revenir à la sphère spécifiquement juive, la montée de la critique à l’égard du sionisme en tant que tel fait partie d’un large glissement dans la culture et la pensée des Juifs sur leur identité. Après plus de cinquante ans de domination sioniste sur l’éducation et les institutions communautaires juives, des voix alternatives rompent le silence, souvent sans rapport avec la Palestine mais qui finissent par soutenir les efforts de solidarité avec la Palestine. Depuis les deux dernières décennies, il y a eu une augmentation constante de l'intérêt pour les cultures et l’histoire de la diaspora juive, surtout parmi les Juifs plus jeunes, insatisfaits de la conception herzlienne-hitlérienne de la vie et de l’histoire des Juifs telle qu’elle est présentée par les institutions 

 « traditionnelles », ainsi que pour le fondamentalisme religieux qui est leur principal rival.

La chose a été particulièrement visible aux États-Unis sous ses formes ashkénazes : aujourd’hui, les orchestres klezmer emplissent les salles importantes et la « musique juive » est devenue un sous-genre qui rapporte ; « Le yiddish se meurt » est devenu « Le yiddish revit ! », car l’intérêt et  l’enrôlement de classe grossissent ; l’obsession des arts yiddish a reculé partout, l’annuel KlezKamp des Traditions vivantes aura vingt-cinq ans en 2009. d’autres communautés – Sefarat, Juifs arabes, Beta-Yisrael (éthiopiens), Afro-américains, etc. – ont eu elles aussi des affirmations similaires de leur spécificité culturelle aussi, souvent en opposition à la dominance ashkénaze sur les espaces juifs censés englober tout. [14]

En même temps un nouvel intérêt a surgi pour la politique chez ces mêmes communautés de la diaspora. Parmi les Ashkénazes, l’Association des travailleurs juifs socialiste révolutionnaire « Bund », est devenue un point de référence fréquent. En particulier, le principe bundiste du doykayt (l’endroit où l’on se trouve présentement), combinant la spécificité culturelle juive et la solidarité interethnique liée aux intérêts de classe, a donné une définition aux efforts localement concentrés des organisations juives de justice sociale à travers le pays [15]. En dépit du lien direct entre le doykayt et l’antisionisme du Bund, une position indistincte « pour la paix » ainsi qu'une position prônant « l’art sans politique » sont affichées.  Il y a eu de remarquables exceptions – émanant des points de vue sefarat et juifs arabes [16].

Conflit entre culture juive de la diaspora et sionisme

Le projet de placer l’État d’Israël au centre de la vie juive repose sur la dévaluation et l’effacement des cultures et histoires de la diaspora, réduisant deux millénaires à une époque ponctuée de massacres et à un nationalisme rédempteur. Aussi important pour le sionisme que le contrôle juif sur la région située entre le Jourdain et la Méditerranée, il y a l’impératif de la shlilat hagalut (négation ou liquidation de la diaspora), qui prétend que les cultures juives « dégénérées » de la diaspora devraient être éliminées sous toutes ses formes sauf dans ses formes les plus spécifiques [17] et remplacées par une nouvelle culture hébraïque militarisée et nationaliste. Par conséquent, les participants à ce que Melanie Kaye/Kantrowitz a qualifié de « diasporisme radical » [18] se voient de plus en plus opposés au sionisme en étant en solidarité avec les Palestiniens sur base d’un ennemi commun ainsi que d’un intérêt de justice. Le « diasporisme radical » est loin d’être répandu, bien que son influence puisse être largement perçue dans la sphère culturelle. Rien que chez les musiciens, il est à l’avant-plan d’une bonne partie du travail d’artistes aussi variés que le groupe néo-klezmer de Montréal, Black Ox Orkestar, dont le morceau en yiddish « Ver Tanzt » traite directement de l’occupation ; le groupe berlinois Dan Kahn [19] Tout deux d’en prennent au projet sioniste selon une perspective historique ; ainsi que le groupe de hip-hop de Detroit, m.c. Invincible [20] ; les rockers homosexuels de New York, The Shondes ; la vocaliste et compositrice Jewlia Eisenberg ; et la riot grrrl légende du punk, Nomy Lamm.

Toutefois, la dynamique culturelle exprimée par le diasporisme radical se rencontre partout. Les Bronfman Philanthropies’ 2007, ardemment sionistes, rapportent que « Beyond Distancing » (Au-delà de la prise de distance) donne la preuve de la façon donc c’est effectivement le cas. L’étude de Bronfman délaissait les majorités s’identifiant en tant que « pro-israéliennes » tout en réfutant l’existence de l’occupation pour découvrir que les jeunes Juifs américains, indépendamment de leurs opinions politiques, étaient moins attachés à Israël que leurs aînés (20 % de gens « très attachés ») et plus susceptibles de se dissocier activement de l’État juif [21]. Le plus remarquable sans doute est le fait qu’ils n’ont pu trouver une majorité de personnes interrogées de moins de trente-cinq ans prétendant que la destruction de l’État serait « une tragédie personnelle ». Cette « distanciation », me semble-t-il, est en partie le résultat d’un travail culturel diasporiste et elle constitue un élément significatif dans l’histoire de la montée actuelle de la visibilité de l’opposition juive au sionisme.
Les critiques des Juifs à l’encontre du sionisme – et la participation juive au mouvement de solidarité avec la Palestine plus généralement – sont significatives au-delà des liens des communautés juives mêmes, principalement aux États-Unis, et surtout en raison des privilèges donnés aux voix juives dans la discussion autour de la Palestine et d’Israël ici. Pourtant, comme l’écrivait Esther Kaplan [22], les Juifs aux États-Unis et ailleurs ont un rôle à jouer dans la lutte de libération de la Palestine et, dans certains cas, ils occupent une position stratégique, mais ils ne sont en aucun cas au centre de cette lutte. La tâche des Juifs – et de tous ceux qui sont engagés dans cette lutte – consiste à travailler en compagnie de nos amis et camarades palestiniens, arabes et autres pour partir de notre opposition commune au sionisme et aller vers des stratégies de résistance qui, à la fin, pourront libérer la Palestine.

Notes

1 - « Pas en notre nom »
2 - « Les Juifs disent non »
3 - Tout récemment Mearsheimer et Walt dans leur très attaqué The Israel Lobby & U.S. Foreign Policy (Le lobby israélien et la politique étrangère américaine)
4 - Commission américaine des Affaires publiques concernant Israël)
5 - les Juifs contre l’occupation à NYC ; les Voix juives pour la paix (dans tout le pays), les Juifs pour la paix en Palestine et en Israël (Washington, DC), les Juifs pour une Palestine libre (région autour de la baie de San Francisco), et No Time to Celebrate (pas le temps de célébrer) (dans tout le pays)
6 - Meretz USA, les Américains pour la paix maintenant, Tikkun, le Centre Shalom et Brit Tzedek v’Shalom,
7 - Par exemple, une majorité de Palestiniens, y compris une majorité de ceux des Territoires occupés, sont des réfugiés de la Nakba, de la « catastrophe », comme on appelle en arabe le nettoyage ethnique de la Palestine en 1947-48
8 - Par exemple, le rôle du Keren Kayemet Israel/Jewish National Fund (Fonds national juif) en tant qu’agent de déplacement et de vol de terres.
9 - Pour un exemple récent, voir l’essai de Nava EtShalom et Matthew N. Lyons, en 2008, intitulé « ‘Bring on the bulldozers and let’s plant trees’: The Problems of Labor Zionism » (Amenez les bulldozers et plantons des arbres : les problèmes du sionisme travailliste)
10 - Cette influence est la plus évidente au sein de l’organisation juive (et non juive) de la solidarité avec la Palestine, de groupe comme les Femmes en noir ; Kvisa Shchora (un groupe homosexuel radical israélien connu pour ses actions spectaculaires « No Pride in the Occupation » - Pas de fierté dans l’occupation) ; New Profile (Nouveau profil, l’organisation féministe pour une très grande part responsable de la visibilité et du développement en Israël du mouvement de résistance à la conscription dans les écoles supérieures) ; Aswat : Palestinian Gay Women (Aswat : les femmes homosexuelles palestiniennes) ; et le projet d’accompagnement en Cisjordanie lancé par l’International Women’s Peace Service.
11 - Les vétérans d’ACT UP (Conduisez-vous mal), les Lesbian Avengers (Vengeresses lesbiennes), les Riot grrrl (les Émeutières), Gay Shame (Honte homosexuelle), Fed Up Queers (les Homos qui en ont marre) et une pléthore de campagnes locales pour les droits reproductifs (sans mentionner des projets féministes et lesbiens spécifiquement juifs comme Di Vilde Chayes et le Comité des femmes juives pour mettre un terme à l’occupation) et d’autres encore jouent des rôles clés en donnant le ton et une direction politique aux groupes juifs de solidarité avec la Palestine, y compris Jews Say No (Des Juifs disent non), Jews Against the Occupation/NYC (Juifs contre l’occupation/NYC) et Jewish Voices for Peace (Voix juives pour la paix).
12 - Adalah-NY étant un exemple particulièrement remarquable en raison de son adoption enthousiaste des tactiques de visibilité émanant d’ACT UP), étendant ainsi encore plus la portée de ces lignées d’activistes.
13 - « Debout les anti »
14 - Par exemple, dans l’œuvre de Loolwa Khazoom (The Flying Camel – Le chameau volant), d’Ammiel Alcalay (After Jews and Arabs ; Memories of Our Future – Après les Juifs et les Arabes ; Mémoires de notre futur), de Walter Isaac (« Locating Afro-American Judaism » - Situer le judaïsme afro-américain) et d’Ella Shohat (Taboo Memories, Diasporic Voices; Flagging Patriotism – Mémoires tabou, voix de la diaspora ; la bannière du patriotisme).
15 - Depuis Jews for Racial and Economic Justice (Juifs pour la justice raciale et économique – à New York) jusqu’à l’Alliance juive progressiste (à Los Angeles).
16 - Le plus fortement dans « Sephardim in Israel : Zionism from the Standpoint of Its Jewish Victims » - Les Séfarat en Israël : le sionisme du point de vue de ses victimes juives) et de perspectives ashkénazes ou yiddishistes, comme chez la poétesse, militante et essayiste Irena Klepfisz (Dreams of an Insomniac – Rêves d’une insomniaque – et A Few Words in the Mother Tongue – Quelsues mots dans la langue maternelle), et chez l’historien de la religion et de la culture, Daniel Boyarin (Unheroic Conduct, Dying for God, and Border Lines – Une conduite sans héroïsme, Mourir pour Dieu et Les frontières.
17 - « Bagels & Seinfeld » [renvoi à « Seinfeld », célèbre feuilleton de la chaîne américaine NBC, NdT]
18 - Dans son ouvrage paru en 2007, The Colors of Jews : Racial Politics and Radical Diasporism – Les couleurs des Juifs : politique raciale et diasporisme radical)
19 - Dont le « cabaret post-dialectique » joue « Dumay » et « Nakam » (6.000.000 d’Allemands).
20 - « Emperor’s Clothes » (Les fringues de l’empereur)
21 -  11 % parmi les personnes interrogées « penchant vers la gauche » de moins de trente-cinq ans, et un surprenant 21 % parmi les gens « à tendance de droite », alors que la répartition était de respectivement de 19 et 26 % pour les gens de moins de 50 ans
22 - « Globalize the Intifada » (Globalisez l’Intifada – publié dans l’ouvrage d’Alisa Solomon & Tony Kushner, « Wrestling with Zion » - Lutter contre Sion)

Daniel Lange/Levitsky

Traduit par Jean-Marie Flémal et édité par Cédric Rutter pour Investig'Action.

Source: MonthlyReview

 9/9

http://www.michelcollon.info:80/index.php?view=article&catid=6&id=2244&option=com_content&Itemid=11



1-6 Le blocus contre la bande de Gaza : une profonde crise humanitaire.  

Ces derniers mois, beaucoup de rapports, publiés par des organisations internationales, s’unissent à confirmer que l’injuste blocus imposé sur la bande de Gaza continue à ravager la vie d’un million et demi d’âmes. D’affreuses conséquences seront imminentes.

Dans ce contexte, le bureau des Nations Unies pour les affaires humaines dans la ville d'Al-Quds a publié une étude concernant les conséquences humaines laissées par deux ans de blocus. C’est la dignité de l’homme qui est touchée. Le blocus a touché tous les éléments de la vie ordinaire : la sécurité alimentaire, l’énergie, l’eau, la santé…

La sécurité alimentaire

L’étude souligne que l’absence d’importation, dont surtout les produits premiers, et l’interdiction d’exportation ont poussé l’économie de la bande de Gaza vers une chute libre. 120 mille personnes ont déjà perdu leurs fonctions. 75% de la population souffrent d’une insécurité alimentaire, les prix montent, la pauvreté s’aggrave et les zones agraires sont détruites.

Pour ces conditions de vie, l’UNRWA a lancé un appel de détresse pour une somme de 181 millions de dollars pour aider les plus nécessiteux parmi les Palestiniens de la Bande.

Pour sa part, un rapport de l’organisation mondiale de la santé a précisé que le domaine de la santé dans la Bande manque de toute sorte d’équipements médicaux. Les machines existantes sont pour la plupart hors service, cause directe du blocus hermétique imposé par les Israéliens.

Et les médicaments et les appareils envoyés dans la Bande sont périmés pour 20% d’entre eux.

La santé en péril

Les machines ne sont pas entretenues. Et depuis l’an 2000, le personnel de la santé n’a pas pu quitter la Bande pour s’entraîner sur les appareils sanitaires.

L’organisation compte 77 sortes de médicaments essentiels et 700 sortes de matériels essentiels également épuisés. On n’en trouve pas dans le dépôt du ministère de la santé de la bande de Gaza.

Faute d’infrastructures sanitaires décentes et de personnels d’hôpitaux, les mères et les nouveaux-nés de Gaza ne trouvent plus le soin nécessaire à leur cas. C’est une des conséquences du blocus.

L’eau et les eaux usées

Pour l’eau et les eaux usées, les Nations Unies lancent un avertissement et appellent l’Entité sioniste à prendre les mesures nécessaires.

Dix mille personnes de la bande de Gaza n’arrivent pas à avoir des tuyaux, à cause du blocus.

Pire, 60% des habitants de la bande de Gaza n’arrivent pas à obtenir l’eau potable de façon régulière.

C’est un atteinte à la dignité humaine, dit le coordinateur des Nations Unies pour les affaires humaines ; cela vient aussi à l’encontre de la loi internationale et humanitaire. Il appelle le gouvernement de l’occupation à laisser passer tous les produits nécessaires pour fournir l’eau potable dans la bande de Gaza, ainsi que ceux nécessaires pour traiter les eaux usées.

Le coordinateur international confirme que la dernière guerre agressive israélienne menée contre Gaza à la fin de l’année 2008 et au début de l’année 2009 n’a fait qu’empirer la situation. Le peu de pièces de rechange qui ont pu passer ne suffiront plus à réparer les centrales d’eau.

CPI

11/9

http://www.palestine-info.cc/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/rapport.CPI.110909.htm


1-7 Jean-Marie : Boycott d’Israël - le monde bouge !

Nous savons, nous, que ce sont des descendants de Khazars n’ayant pour beaucoup aucun gène des quelques  sujets du roitelet David qui, grâce à de l’argent pas toujours  « juif » , ni toujours propre et grâce aux ambitions politico-économiques britannique (absentions incluses) , usaméricaines, soviétiques et françaises pour le moins, ont pu, violer, voler, tuer, expulser … et occuper au-delà de la ligne verte. Ce qui n’était en rien "prévu" par la recommandation 181, mais en s’appuyant hypocritement sur celle-ci, Même  si les « Arabes » ont eu des torts divers évidemment

Mais ça ne semble pas  le cas, sauf erreur, de beaucoup de vecteurs d’opinions, voire de décisions, à côté de ceux qui savent et répandent quotidiennement les mensonges et la propagande  sous influence sioniste plus ou moins importante.

J’admire ceux qui vont là bas souvent risquer leur vie (et suis conscient  de leur déplaire en m'exprimant ainsi)  et faire du bien à des Palestiniens , mais, je me répète,  de combien d’iotas ça fait changer le comportement des riches fortunes « occidentales  » qui manipulent Brown, Merkel, Obama, Sarkozy et autres ? Dont  des fortunes  sionistes juives ou sionistes chrétiennes au sein de la Trilatérale, du groupe Bilderberg et du CFR ? Tant du moins que les politiques  ne réaliseront pas que la majorité de leurs forces vives (vecteurs d’opinions et de décisions) ne les croit plus. Un peu comme avec le 11/9

Si vous aviez l’amabilité de me dire en quoi je me trompe, je vous en remercie d’avance, tout en sachant bien que je ne suis qu’un petit militant qui n’a ni l’aura, ni l’audience  de beaucoup d’entre vous.

Quand Vidal et Gresh écrivent dans quatre éditions successives pourtant actualisées,  à la première page « … les états présents », alors qu’il s’agit  de « la majorité des deux tiers des seuls états votant pour ou contre » (dont sept voix non libres), CE QUI CHANGE TOUT, je me méfierai des « bons auteurs ».  Or il y a quelques jours Vidal  lui-même m’a demandé quelle était l’importante erreur que je dénonçais à demi-mots auprès d'une association du V° arrondissement et de  l 'AFPS Nationale en référence .  N’est-elle pas énorme  cette désinformation, vu comment les sionistes utilisent  encore en 2009 la 181 ?

C'est un peu moins grave, pour un expert,  quand il écrit que la 273 a été votée le 12 mai 1948, alors que c'est le 11

Je vous prie de m’excuser si je vous importune

Cordialement 

Jean-Marie


1-8 Paul Craig Roberts : Pourquoi pas des sanctions contre Israël ?

En Israël, un pays volé aux Palestiniens, des fanatiques contrôlent le gouvernement. L’un de ces fanatiques est le Premier ministre, Benjamin Netanyahou. La semaine dernière, Netanyahou a appelé à des « sanctions paralysantes » contre l’Iran.

Le type de blocus que veut Netanyahou s’appelle un acte de guerre. Depuis longtemps, Israël menace d’attaquer lui-même l’Iran, mais préfère y entraîner les Etats-Unis et l’OTAN.
Pourquoi Israël veut-il initier une guerre entre les Etats-Unis et l’Iran ?
L’Iran attaque-t-il d’autres pays ? Bombarde-t-il des civils et détruit-il des infrastructures civiles ?
Non. Ces crimes sont commis par Israël et les Etats-Unis.
L’Iran expulse-t-il des gens des terres qu’ils occupent depuis des siècles et les entasse-t-il dans des ghettos ?
Non. C’est ce qu’Israël fait aux Palestiniens depuis 60 ans.
Alors, de quoi l’Iran est-il coupable ?
L’Iran développe l’énergie nucléaire, ce qui est son droit en tant que signataire du Traité de Non-Prolifération (TNP). Le programme iranien d’énergie nucléaire fait l’objet d’inspections par l’Agence Internationale à l’Energie Atomique (AIEA), laquelle rapporte constamment que ses inspections ne découvrent aucun détournement de l’uranium enrichi vers un programme d’armement.
La position prise par Israël et sa marionnette à Washington est que l’Iran ne doit pas être autorisé à exercer les mêmes droits dont disposent tous les autres signataire du TNP, parce que l’Iran pourrait détourner l’uranium enrichi à des fins militaires.
Autrement dit, Israël et les Etats-Unis revendiquent le droit d’abroger le droit de l’Iran de développer l’énergie nucléaire. La position US-israélienne n’a aucune base dans la loi internationale ou ailleurs, à part l’arrogance d’Israël et des Etats-Unis [N.d.T. : ainsi que de l’Europe en général et de la France en particulier]. L’hypocrisie est extrême. Israël n’est pas signataire du TNP et a développé illégalement et en douce des armes nucléaires, avec, pour ce que nous en savons, l’aide des Etats-Unis. [N.d.T. : Surtout de la France…]
[1]
Etant donné qu’Israël possède de façon illégale des armes nucléaires et que son gouvernement est composé de fanatiques capables de les utiliser, des sanctions écrasantes devraient être appliquées contre Israël pour le forcer à désarmer.
Il y a une autre raison pour laquelle Israël se qualifie pour des sanctions écrasantes à son encontre. C’est un Etat d’apartheid, ainsi que l’ancien président des Etats-Unis, Jimmy Carter, l’a démontré dans son livre, « Palestine : La Paix, Pas l’Apartheid ».
Les Etats-Unis avaient été en tête de file pour l’imposition de sanctions contre l’Afrique du Sud à cause de l’apartheid que pratiquait ce pays. Ces sanctions ont forcé le gouvernement blanc à remettre le pouvoir politique à la population noire. Israël pratique une forme pire d’apartheid que ne le faisait le gouvernement blanc d’Afrique du Sud. Pourtant, Israël soutient que toute critiquer pour une pratique que le monde considère comme intolérable est de l’« antisémitisme ». Ce qui reste de la Cisjordanie palestinienne, qui n’a pas été volé par Israël, consiste en des ghettos isolés. Les Palestiniens sont coupés des hôpitaux, des écoles, de leurs fermes et les uns des autres. Ils ne peuvent pas voyager d’un ghetto à l’autre sans la permission d’Israël imposée aux postes de contrôle [de l’armée israélienne].
L’explication du gouvernement israélien pour justifier sa violation grossière des droits de l’homme comprend l’une des plus grosses collections de mensonges de l’histoire. Personne, à l’exception des « sionistes chrétiens » américains, n’en croit un seul mot.
Les Etats-Unis se qualifient aussi pour des sanctions paralysantes. En effet, les Etats-Unis sont même surqualifiés : sur la base des mensonges et de la tromperie intentionnelle, du Congrès des Etats-Unis, du public américain, des Nations-Unies et de l’OTAN, le gouvernement étasunien a envahi l’Afghanistan et l’Irak et s’est servi de la « guerre contre la terreur » orchestrée par Washington pour annuler des libertés civiles gravées dans le marbre de la constitution des Etats-Unis. Un million d’Irakiens ont payé de leur vie les crimes de l’Amérique et quatre millions d’entre eux ont été déplacés. L’Irak et ses infrastructures sont en ruine, et les élites professionnelles irakiennes, nécessaires à toute société moderne organisée, ont été tuées ou dispersées. Le gouvernement des Etats-Unis a commis un crime de guerre à grande-échelle. Si l’Iran se qualifie pour l’application de sanctions, alors les Etats-Unis se qualifient mille fois plus.
Personne ne sait combien de femmes, d’enfants et de vieillards ont été tués par les Américains dans les villages d’Afghanistan. Cependant, la guerre d’agression américaine contre le peuple afghan entre à présent dans sa neuvième année. Selon l’armée américaine, une victoire des Etats-Unis n’est pas prête de se produire. L’Amiral Michael Mullen, président de l’état-major US interarmées, a déclaré en août que la situation militaire en Afghanistan est « grave et empire ».
Les Américains les plus âgés peuvent s’attendre à ce que cette guerre se poursuive pour le restant de leur vie, tandis que leurs droits sociaux, de santé et de retraite, sont réduits afin de libérer des fonds pour l’industrie américaine de l’armement. Bush/Cheney et Obama/Biden ont fait de l’industrie des munitions le seul investissement boursier sûr aux Etats-Unis.
Quel est l’objectif de la guerre d’agression contre l’Afghanistan ? Peu après avoir prêté serment, le Président Obama a promis d’apporter une réponse, mais il ne l’a pas fait. A la place, Obama a rapidement intensifié la guerre en Afghanistan et il en a lancé une autre au Pakistan, qui a déjà déplacé deux millions de Pakistanais. Obama a envoyé 21.000 soldats supplémentaires en Afghanistan et, déjà, le commandant des Etats-Unis en Afghanistan, le Général Stanley McChrystal, en réclame 20.000 de plus.
Obama intensifie la guerre d’agression de l’Amérique contre le peuple afghan, malgré trois sondages d’opinion largement couverts par les médias, qui montrent que le public américain est fermement opposé à la poursuite de cette guerre contre l’Afghanistan.
Malheureusement, l’accord en béton armé entre Israël et Washington pour faire la guerre aux Musulmans est bien plus fort que les liens entre le public américain et son gouvernement. A un dîner d’adieu, jeudi dernier, donné en l’honneur de l’attaché militaire d’Israël à Washington, l’Amiral Mike Mullen, président de l’état-major US interarmées, le sous-secrétaire à la Défense Michele Flournoy et Dan Shapiro, qui est responsable des affaires moyen-orientales au Conseil de Sécurité Nationale, étaient présents pour lui rendre hommage. L’Amiral Mullen a déclaré que les Etats-Unis seront toujours du côté d’Israël. Peu importe combien de crimes de guerre Israël commet. Peu importe combien de femmes et d’enfants Israël assassine. Peu importe combien de Palestiniens Israël chasse de chez eux, de leurs villages et de leurs terres. Si la vérité pouvait être dite, alors, le véritable axe du mal serait les Etats-Unis et Israël.
Des millions d’Américains se retrouvent aujourd’hui sans abri à cause de la saisie de leurs maisons. Des millions supplémentaires ont perdu leur emploi et encore plus de millions d’Américains n’on aucun accès aux soins médicaux. Pourtant, le gouvernement étasunien continue de dilapider des centaines de milliards de dollars pour des guerres qui ne servent aucun objectif de l’Amérique. Le Président Obama et le Général McChrystal ont adopté la position qu’ils connaissent le mieux : que le public américain aille se faire voir !
Il ne peut être plus clair que le Président des Etats-Unis et l’armée américaine se fichent complètement de la démocratie, des droits de l’homme et de la loi internationale. Ceci constitue une autre raison pour appliquer des sanctions paralysantes contre Washington. Sous les gouvernements de Bush/Obama l’Amérique est devenu un Etat de chemises brunes, pratiquant le mensonge, la torture, le meurtre, les crimes de guerre et la tromperie.
De nombreux gouvernements sont complices des crimes de guerre de l’Amérique. Avec le budget d’Obama qui se trouve dans le rouge foncé, les guerres de Washington d’agression gratuite dépendent du financement des Chinois, des Japonais, des Russes, des Saoudiens, des Indiens, des Canadiens et des Européens. A la seconde même où ce financement étranger des crimes de guerre américains s’arrêtera, les guerres d’agression de l’Amérique contre les Musulmans cesseront.
Les Etats-Unis ne sont par la « superpuissance » éternelle qui peut infiniment ignorer ses propres lois et la loi internationale. Les Etats-Unis finiront par tomber à cause de leur prétention démesurée, de leur arrogance et de leurs objectifs impériaux. Lorsque l’Empire Américain s’effondrera, est-ce que ses responsables seront jugés devant une cour contre les crimes de guerre ?

Notes:

[1] La publication des documents confidentiels de la CIA après 34 ans montre que la première bombe atomique israélienne a été fabriquée en France en 1974 avant d'être transférée dans les territoires occupés. Ces documents sont une très petite partie du volumineux document « Top Secret » préparé en 1974. Malgré leur publication après 32 ans, les autorités américaines n'ont pas encore accès à toutes les informations au sujet de cette bombe. Selon ce rapport, le mot « Top Secret » figurerait sur les chapitres de tout document qui concerne le programme nucléaire israélien

Paul Craig Roberts est l’auteur de la loi Kemp-Roth. Il fut sous-secrétaire au Trésor de l’administration Reagan. Il fut rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal et rédacteur à la National Review

Article original : "Why Not Sanctions for Israel? "

Traduction : [JFG-QuestionsCritiques]

2 septembre

CounterPunch

Source : Questions Critiques
http://questionscritiques.free.fr/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Paul_Craig-Roberts.020909.htm



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