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29/09/2009

n°288 - journal de l'Afghanistan- 07-09 au 29-09 -: Fin :- Obama est "impuissant" à arrêter la guerre en Irak et en Afghanistan.

n°288 -  journal de l'Afghanistan- 07-09 au 29-09  -: Fin   :- Obama est "impuissant" à arrêter la guerre en Irak et en Afghanistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan n° 288 - du 07-09 au 29-09

                C.De Broeder & M.Lemaire                         



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

3 Politique

2) occupants 



b) Les occupants 

1) Usa

Obama

Obama appelle à ne pas faiblir face à la menace 'Al Qaïda'.

Extrait

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

 

Le président Barack Obama s'est employé à rallier les Américains derrière la guerre en Afghanistan à l'occasion du huitième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington."Réaffirmons notre détermination face à ceux qui ont perpétré ces actes et ce complot barbares contre nous", a-t-il dit au cours d'une cérémonie en présence de 500 personnes, au Pentagone, l'un des lieux touchés par les avions de ligne détournés voici huit ans.

"Pour ce qui est de pourchasser Al Qaïda et ses alliés extrémistes, nous ne baisserons jamais la garde", a-t-il dit, avant de déposer une gerbe au monument aux victimes de l'attentat contre le Pentagone.

Cette année, la situation demeure particulièrement préoccupante en Afghanistan, que les Américains avaient envahi à la suite des attentats du 11-Septembre afin de faire tomber le régime des Talibans

et détruire les camps d'entraînement d'Al Qaïda.

L'opinion américaine soutient de moins en moins ce conflit que le président d'alors, ( Bush,) avait lancé dans le cadre d'une "guerre contre le terrorisme" plus large.

Barack Obama, qui a ordonné l'envoi de 21.000 soldats américains en renfort en Afghanistan, cherche à relancer le soutien pour une guerre de plus en plus difficile pour les troupes des Etats-Unis et de leurs alliés de l'Otan.

Le numéro un d'Al Qaïda, Oussama Ben Laden, n'a jamais été retrouvé, et les autorités américaines pensent qu'il se cache dans les régions tribales du Pakistan, limitrophes de l'Afghanistan.

Les combats sont en recrudescence en Afghanistan face à la vive résistance des résistants, et 44 soldats américains, un nombre record pour un mois, ont péri en juillet dans ce pays.

 Ross Colvin

11 septembre, 19h46

Version française Eric Faye

http://fr.news.yahoo.com/4/20090911/tts-usa-obama-11-septembre-ca02f96_1.html

 

Pas de décision "imminente" sur l'envoi éventuel de nouveaux renforts en Afghanistan.

Barack Obama a déclaré mercredi qu'il ne fallait pas s'attendre à une décision "imminente" concernant l'éventuel envoi de nouveaux renforts.

M. Obama, a souligné sa "détermination à faire les choses correctement", promettant d'associer militaires, civils et diplomates dans le processus de délibération.

La guerre en Afghanistan met mal à l'aise les sénateurs démocrates: plusieurs d'entre eux, dont le président de la commission des Forces armées Carl Levin, ont clairement exprimé leur réticence à y envoyer de nouvelles troupes.

Barack Obama a pris connaissance d'une nouvelle évaluation -pessimiste- de la situation militaire en Afghanistan et selon divers responsables à Washington, la Maison Blanche pourrait demander à cette occasion de nouveaux renforts.

Il n'y a rien d'"imminent", a noté mercredi Barack Obama. Face à l'enlisement en Afghanistan où les attaques des résistants se multiplient, le président américain a déjà annoncé l'envoi de 21.000 soldats supplémentaires d'ici la fin de l'année.

L'armée américaine compte actuellement 62.000 soldats en Afghanistan, et enregistre des pertes importantes: 51 soldats tués en août, officiellement le mois le plus meurtrier pour les GIs dans le pays depuis le début du conflit il y a huit ans.

De nombreux parlementaires démocrates en sont conscients. Il faut désormais renforcer l'entraînement et l'équipement des forces afghanes pour qu'elles puissent prendre en charge elles-mêmes la sécurité du pays, plaident-ils.

"Il y a de nombreux moyens d'accélérer les effectifs et les capacités de l'armée et de la police afghane. Ils sont fortement motivés. Je pense que nous devons poursuivre dans cette voie (...) avant d'envisager un nouvel accroissement des forces de combat au-delà de ce qui a déjà a été prévu pour les mois à venir", a souligné récemment M. Levin, en faisant état d'un consensus grandissant sur ce dossier.

Son collègue Jack Reed, également membre de la commission des Forces armées, l'approuve. Les Etats-Unis, estime-t-il, doivent bâtir une armée afghane efficace, fournir un plus grand soutien économique et politique au pays.

Ces prises de position font suite aux déclarations du ministre Gates, qui pour la première fois laissé entendre début septembre qu'il pourrait demander l'envoi de renforts en Afghanistan. Les efforts déjà consentis "commencent seulement" à prendre effet et il faut leur donner une chance de réussite, a-t-il expliqué.

AP

16-09

  http://fr.news.yahoo.com/3/20090916/twl-usa-afghanistan-obama-224d7fb_2.html  

Obama veut un nouveau plan en Afghanistan avant des renforts.

Obama a déclaré qu'il avait l'intention de mettre au point(…)  une nouvelle stratégie en Afghanistan avec de décider si les Etats-Unis devaient y dépêcher de nouveaux renforts.

Le commandant en chef des forces américaines et de l'Otan en Afghanistan, le général McChrystal, s'apprête à réclamer des forces supplémentaires contre les résistants, dont les attaques se sont intensifiées après huit ans de guerre.

L'officier a achevé son rapport, dont on s'attend qu'il se prononce sur l'envoi de 3.000 militaires de plus, à la fois des troupes de combat et des formateurs pour l'armée afghane, mais il ne l'a pas encore envoyé à Washington.

Le secrétaire américain à la Defense Gates a déclaré que le Pentagone oeuvrait de concert avec McChrystal pour établir les besoins indispensables à l'US Army.

Dans des interviews accordées vendredi aux émissions "This Week" sur ABC, "Face the Nation" sur CBS, "State of Union" sur CNN, et diffusées dimanche, le chef de la Maison blanche s'est vu demander quand il déciderait d'envoyer ou non de nouvelles troupes en Afghanistan.

Il a répondu ne pas avoir encore reçu de requête en ce sens et qu'il travaillait encore sur une stratégie adéquate pour empêcher Al Qaïda d'attaquer une nouvelle fois les Etats-Unis.

"AGIR RAPIDEMENT", DEMANDE McCAIN

"Je veux juste m'assurer que chacun comprenne que l'on ne prend pas de décision sur les ressources avant d'avoir une stratégie toute prête", a déclaré le président américain à ses interlocuteurs d'ABC.

Il a jugé important pour lui de faire preuve de scepticisme à chaque fois qu'il envoie un Américain en uniforme dans une zone dangereuse, a-t-il expliqué par ailleurs à NBC.

"Je suis celui qui doit rendre des comptes à ses parents s'il ne rentre pas à la maison. De ce fait, je dois me poser certaines questions difficiles chaque fois que je dépêche des soldats quelque part."

Tout en se défendant d'avoir un calendrier de retrait des forces américaines d'Afghanistan, Barack Obama a ajouté: "Je ne suis certainement pas quelqu'un qui croit en l'occupation illimitée d'autres pays."

Ses adversaires au Congrès, dont son rival républicain à la présidentielle de novembre dernier, John McCain, poussent le président à approuver immédiatement l'envoi de renforts en Afghanistan.

"Si on lui recommande de changer les choses en Afghanistan, où de jeunes Américains meurent tous les jours, pourquoi faudrait-il encore attendre pour qu'il se décide à suivre ou à ne pas suivre une telle recommandation ?", s'est interrogé le sénateur, le doyen des membres de la commission forces armées du Sénat.

Steve Holland,

20-09

Version française Marc Delteil

http://fr.news.yahoo.com/4/20090920/twl-afghanistan-obama-38cfb6d_1.html

 

Obama exprime de sérieux doutes sur la présidentielle afghane -

Le président américain Barack Obama a exprimé dimanche pour la première fois publiquement de sérieux doutes sur la régularité de la présidentielle afghane, une affaire qui lui complique encore la tâche à l'approche de grandes décisions sur l'envoi de renforts.

Malgré la difficulté supplémentaire causée par l'imbroglio électoral, M. Obama a aussi dit qu'il ne laisserait pas des considérations de politique intérieure influencer sa décision d'envoyer ou non davantage de soldats en Afghanistan.

La consultation "ne s'est pas déroulée aussi bien que je l'aurais espéré et le déroulement du scrutin dans certaines régions du pays pose de graves questions", a déclaré M. Obama sur NBC, l'une des cinq chaînes sur lesquelles il est apparu dimanche pour mener une grande offensive en faveur de la réforme du système de santé, sa grande priorité intérieure du moment.

"Des fraudes ont été signalées, cela ne fait pas de doute et cela semble plutôt grave à première vue", a-t-il observé sur CNN.

Le soupçon pesant sur la validité d'une grande partie des votes de la présidentielle du mois d'août, l'incertitude sur la nécessité d'un second tour et le tort causé à la légitimité du sortant Hamid Karzaï s'il devait être proclamé vainqueur compliquent les affaires de M. Obama au moment où il soumet la stratégie américaine à un réexamen.

M. Obama a fait de l'Afghanistan une de ses grandes priorités internationales. Avec l'intensification des combats, il est appelé à dire s'il dépêche encore davantage d'hommes en Afghanistan, en plus des 21.000 qu'il a annoncés en début d'année et qui porteront à 68.000 les effectifs américains.

Or l'opposition à la guerre va grandissant aux Etats-Unis, jusque dans les rangs des amis démocrates de M. Obama.

Mais sa décision sur les renforts ne sera pas "dictée par la politique du moment", a-t-il assuré sur CNN. Il a promis de se montrer "sceptique" à l'égard des requêtes des généraux au moment de trancher.

Il a éludé la question d'un calendrier de retrait qui, dans l'opinion américaine, commence à se poser pour l'Afghanistan comme elle s'était posée pour son prédécesseur George W. Bush à propos de l'Irak.

Dans cette série d'entretiens qui l'ont conduit à parler aussi bien du racisme que de l'actualité internationale, M. Obama s'est aussi exprimé sur la santé du numéro un nord-coréen, objet de spéculations diplomatiques.

M. Obama a fait référence à la récente rencontre que l'ancien président Bill Clinton a eue avec Kim Jong-il quand il s'est rendu en août en Corée du Nord pour obtenir la libération de deux journalistes.

"Je crois que l'impression du président Clinton, c'est qu'il est plutôt en bonne santé et qu'il contrôle la situation. Le savoir est important parce que nous n'avons pas beaucoup de contacts avec les Nord-Coréens", a dit M. Obama à CNN.

Il a réfuté que l'attitude "paranoïaque" de la Russie devant le projet antimissile américain pour l'Europe ait été pour quelque chose dans sa décision récente d'abandonner ce plan pour un autre.

Il a par ailleurs prévenu que le chômage aux Etats-Unis devrait encore empirer au cours des deux ou trois prochains mois. Il a refusé de dire si la récession était terminée, mais a assuré voir les signes d'une reprise.

M. Obama se prêtait à une offensive peut-être sans précédent de la part d'un président américain en apparaissant dans les émissions dominicales de cinq grandes chaînes. Il entendait défendre son projet très controversé de réforme de la santé avant que ses activités internationales ne l'accaparent au cours de la semaine.

dimanche 20 sep, 11 h 47

 (AFP) -

http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/afp/090920/monde/usa_afghanistan_conflit_cor__enord_politique_m__dias_1


Occupation de l'Afghanistan

Les Etats-Unis soupçonnent des Iraniens d'aider les résistants.

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

 

Les Etats-Unis pensent que les Gardiens de la Révolution iranien fournissent un entraînement et des armes aux résistants afghans pour les aider à combattre les forces occidentales, ont affirmé lundi des agents du contre-terrorisme américain.

Le rôle présumé joué dans l'aide aux résistants par la force Qods, unité d'élite des Gardiens de la Révolution, et l'implication des dirigeants iraniens dans cette aide ont fait l'objet de débats animés au Pentagone et au sein des services de renseignement américains.

Dans une note confidentielle, le général Stanly McChrystal, commandant des forces américaines et de l'Otan en Afghanistan, estime que l'aide militaire iranienne ne constitue pas une menace immédiate pour les forces occidentales mais qu'elle pourrait le devenir.

La CIA et d'autres agences ont étoffé leur présence en Afghanistan et déployé davantage d'agents pour répondre à une demande accrue de renseignements sur les résistants et d'autres menaces, a déclaré un responsable américain du renseignement.

Il y a deux ans, l'administration Bush avait accusé les Gardiens de la Révolution de disséminer des armes de destruction massive et elle avait imposé des sanctions à la force Qods. Elle avait accusé le groupe d'armer et d'entraîner en Irak des activistes qui s'en prenaient aux forces américaines.

Des responsables du Pentagone ont souligné que des armes et des explosifs fabriqués en Iran avaient été saisis à la fin du mois dernier dans l'ouest de l'Afghanistan, près de la frontière iranienne.

Cette importante cache d'armes, la première découverte en Afghanistan depuis près de deux ans, comportait des roquettes, des explosifs, des "engins explosifs improvisés" (IED) ainsi que des "pénétrateurs explosifs" (EFP), munitions capables de percer des blindés américains, ont-ils rapporté.

Des responsables américains se sont dit convaincus que le gouvernement iranien était au courant de cette assistance mais ils ont ajouté qu'ils ignoraient dans quelle mesure les dirigeants iraniens y étaient directement impliqué.

ROLE COMPLEXE

L'Iran,a joué historiquement un rôle complexe en Afghanistan.

Téhéran était adversaire des résistants lorsque ce mouvement sunnite fondamentaliste était au pouvoir en Afghanistan.

Depuis l'éviction des résistants à la suite de l'offensive américaine de 2001, l'Iran a fourni une assistance au développement et un soutien politique au gouvernement du président afghan Hamid Karzaï.

Des responsables américains disent que l'Iran semble avoir voulu faire d'une pierre deux coups en s'attirant les bonnes grâces des résistants au cas où ils reviendraient au pouvoir tout en tentant d'affaiblir militairement les Américains et en renforçant ses positions dans les négociations sur son programme nucléaire.

Créé après la Révolution islamique de 1979 pour protéger le régime contre les menaces intérieures et extérieures, le corps des Gardiens de la Révolution comporte environ 125.000 membres.

Qods, qui signifie Jérusalem, est l'unité spéciale des Gardiens, chargée des activités à l'étranger.

Dans sa note sur la guerre, dont le Washington Post s'est procuré une copie et l'a mise en ligne, le général McChrystal déclare que, selon ses informations, Qods entraîne des combattants pour certains groupes de résistants et fournit d'autres formes d'aide militaire aux résistants.

"La politique et les actions actuelles de l'Iran ne constituent pas une menace à court terme pour la mission, mais l'Iran a la capacité de menacer la mission à l'avenir", écrit-il.

Des responsables du Pentagone se sont dit particulièrement troublés par la présence dans la cache récemment découverte en Afghanistan d'engins explosifs improvisés parce que ces armes sont responsables du plus grand nombre de pertes occidentales.

21/9

http://fr.news.yahoo.com/4/20090921/twl-afghanistan-iran-...

 

 



Dans les coulisses et au sénat

Un rapport du général Stanley McChrystal - Vers un échec en Afghanistan ?

Le commandant des forces alliées réclame des renforts pour éviter des coûts humains et financiers supplémentaires

La coalition en Afghanistan risque de subir «un échec» si des renforts ne sont pas envoyés dans les 12 prochains mois, avertit le commandant des forces alliées dans le pays, le général américain Stanley McChrystal, dans un rapport confidentiel révélé hier par le Washington Post.

Ce document de 66 pages, remis le 30 août au secrétaire à la Defense Robert Gates, est actuellement en cours d'examen par le président Barack Obama et ses conseillers à la sécurité nationale. Certains passages du document n'ont pas été publiés à la demande des autorités américaines pour des raisons de sécurité.
L'OTAN a fait savoir aussi, par la voix de son porte-parole James Appathurai, que les ambassadeurs des 28 pays membres de l'Alliance avaient reçu le rapport ainsi qu'une note rédigée par le général McChrystal et l'amiral James Stavridis, commandant suprême de l'OTAN.
Mise en garde
Le général McChrystal, chef de la Force internationale d'assistance à la sécurité de l'OTAN (ISAF) et des forces américaines en Afghanistan, met en garde. Sans «ressources adéquates», la coalition risque «un conflit plus long, des pertes plus grandes, des coûts globalement plus élevés, et en définitive une perte critique de soutien politique. Chacun de ces risques, à son tour, pourrait probablement se traduire par un échec de la mission», écrit-il. A court terme, «il est réaliste de s'attendre à une augmentation des pertes afghanes et de la coalition».
Le général McChrystal pointe également les manquements du gouvernement afghan. «La faiblesse des institutions de l'État, les interventions malveillantes d'intermédiaires, la corruption généralisée, les abus de pouvoir des différents responsables et les propres erreurs de l'ISAF ont donné peu de raisons aux Afghans de soutenir leur gouvernement», constate-t-il.
Résultat, «une crise de confiance parmi les Afghans. En outre, la perception selon laquelle notre détermination est incertaine fait que les Afghans rechignent à nous soutenir contre les résistants.»
Nouvelle stratégie
Le général McChrystal n'épargne pas le commandement de l'ISAF, qu'il assume depuis le 15 juin, et souligne la nécessité de changer de stratégie pour contrer efficacement l'insurrection. La principale faiblesse de la force alliée, analyse-t-il, est de ne pas assez défendre la population afghane. «Préoccupés par la protection de nos propres forces, nous avons opéré d'une façon qui nous tient à l'écart, physiquement et psychologiquement, de la population que nous cherchons à protéger.» La situation en Afghanistan, «sociale, politique, économique, culturelle», est «complexe et mal comprise», poursuit-il.
Les forces alliées, insiste-t-il, doivent être considérées «comme invitées du peuple afghan et de son gouvernement, et non comme une armée d'occupation. Les principaux personnels de l'ISAF doivent recevoir une formation aux langues locales»

septembre 2009

http://www.ledevoir.com/2009/09/22/268025.html


L'avertissement du commandant des troupes américaines en Afghanistan

21.09.

Pour les forces internationales de l'OTAN en Afghanistan, le temps presse. Le général américain Stanley McChrystal, le plus haut gradé américain en Afghanistan, prévient que sans augmentation des moyens militaires dans le pays, la coalition court à l'échec. Cette affirmation est issue d'un rapport de 66 pages dont le Washinton Post indique avoir obtenu un exemplaire. Le rapport a été présenté au secrétaire à la Defense américain, Robert Gates, le 30 août et est actuellement entre les mains de la Maison Blanche.

"Echouer à reprendre l'initiative et à mettre un terme à l'actuelle offensive des résistants à court terme [dans les douze prochains mois] – en attendant que les capacités de sécurité afghanes mûrissent – risque de nous amener à une situation où il ne serait plus possible de vaincre les résistants", écrit le général McChrystal, dans ce document publié par le Washington Post et le New York Times. Faute de moyens supplémentaires, la coalition risque "un conflit plus long, plus de victimes, des coûts plus élevés et, au final, une érosion cruciale de soutien politique. Chacun de ces risques, à son tour, pourrait se traduire probablement par un échec de la mission", écrit le général McChrystal.

Le militaire estime aussi que "la faiblesse des institutions afghanes", la corruption, ainsi "que nos propres erreurs (...) ont donné très peu de raisons aux Afghans pour soutenir leur gouvernement". "Les résistants ne peuvent pas nous battre militairement (...), mais nous pouvons nous battre nous-mêmes", écrit-il.

LES INTERROGATION DU PRÉSIDENT OBAMA

Le président états-unien Barack Obama est appelé à dire s'il dépêche encore davantage de troupes en Afghanistan. Le président Barack Obama veut, pour sa part, mettre au point une nouvelle stratégie en Afghanistan avant de se prononcer. Dans des interviews diffusées dimanche lors des émissions "This Week" sur ABC, "Face the Nation" sur CBS et "State of Union" sur CNN, le chef de la Maison Blanche s'est vu demander à quel moment il se prononcerait sur l'envoi de nouvelles troupes en Afghanistan. M. Obama a répondu ne pas avoir encore reçu de requête en ce sens et qu'il travaillait encore sur une stratégie adéquate pour empêcher Al-Qaida d'attaquer une nouvelle fois les Etats-Unis.

"Je veux juste m'assurer que chacun comprenne que l'on ne prend pas de décision sur les ressources avant d'avoir une stratégie toute prête", a dit le président américain à ses interlocuteurs d'ABC.  Il a jugé important pour lui de faire preuve de prudence à chaque fois qu'il envoie un Américain en uniforme dans une zone dangereuse, a-t-il expliqué par ailleurs à NBC. "Je suis celui qui doit rendre des comptes à ses parents s'il ne rentre pas à la maison. De ce fait, je dois me poser certaines questions difficiles chaque fois que je dépêche des soldats quelque part." Tout en se défendant d'avoir un calendrier de retrait des forces américaines d'Afghanistan, Barack Obama a ajouté : "Je ne suis certainement pas quelqu'un qui croit en l'occupation illimitée d'autres pays."

http://www.lemonde.fr:80/asie-pacifique/article/2009/09/21/l-avertissement-du-commandant-des-troupes-americaines-en-afghanistan_1242854_3216.html


Prisons, exactions & torture

Les Etats-Unis vont reconnaître les droits à se défendre des détenus de Bagram en Afghanistan

L'administration américaine prépare de nouvelles règles qui donneront aux centaines de prisonniers de la base militaire de Bagram en Afghanistan le droit de contester leur détention, d'après deux quotidiens.

Les quelque 600 détenus auraient pour la première fois le droit d'appeler des témoins pour argumenter leur Defense, d'après les éditions en ligne du New York Times et du Washington Post de samedi.

L'administration Obama révise progressivement les règles mises en place par le précédent gouvernement, qui pronait la sévérité pour les personnes capturées sur le terrain de la guerre.

Les détenus auraient donc désormais des représentants choisis par l'armée américaine, chargés de réunir des preuves, et qui pourraient faire appel à des témoins à décharge. Le même système est appliqué à Guantanamo.

Les détenus de Bagram refusaient depuis juillet les visites de leurs familles organisées par le comité international de la Croix Rouge pour protester contre le déni de leurs droits.

Un juge a estimé en avril que les détenus de Bagram pouvaient contester devant les tribunaux américains leur détention, ce que l'administration refusait.

AP

13-09

http://fr.news.yahoo.com/3/20090913/twl-usa-afghanistan-d...

 

Washington va accorder plus de droits aux détenus de Bagram
Le gouvernement américain envisage de publier de nouvelles directives accordant plus de possibilités aux prisonniers du centre de détention américain de Bagram, en Afghanistan, de contester leur emprisonnement, a rapporté le New York Times.
Selon le quotidien, qui cite des responsables du Pentagone ayant requis l'anonymat, en vertu de ces nouvelles règles, un responsable militaire américain sera affecté à chacun des quelque 600 détenus de la prison américaine de la base militaire de Bagram, au nord de Kaboul. Ces responsables ne seront pas des avocats, mais pourront pour la première fois rassembler des témoignages et des preuves pour le compte des prisonniers, en vue de contester leur détention devant un conseil de révision nommé par l'armée, selon le New York Times.
14 septembre

http://www.lorientlejour.com/category/International/artic...



Les Voisins

Iran

Le président Mahmoud Ahmadinejad offre son aide en Afghanistan.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad s'est dit intéressé à coopérer pour aider l'Afghanistan à se stabiliser, mais il a critiqué les Etats-Unis pour avoir semé le chaos dans ce pays secoué par la guerre aux frontières de l'Iran. Le dirigeant iranien a déclaré à l'Associated Press mardi qu'il n'y avait pas de solution militaire possible aux problèmes de l'Afghanistan. Son gouvernement ne voit plus ce qu'il pourrait faire pour corriger les choses, a-t-il poursuivi.

Il a comparé les forces américaines et alliées en Afghanistan à "des chauffeurs qui conduisent les yeux fermés" et refusent les conseils d'autrui.

Il ne pense pas non plus que les interventions américaines au Pakistan vont améliorer la situation afghane.

23/9

http://fr.news.yahoo.com/3/20090923/twl-onu-iran-ahmadinejad-afghanistan-fcd69a8_2.html



2) Otan-Isaf

Rasmussen

M. Rasmussen salue l'action belge en Afghanistan…

Le nouveau secrétaire général de l'organisation, le Danois Anders Fogh Rasmussen, a salué jeudi le rôle joué par l'armée belge en Afghanistan. Il a néanmoins réclamé à la Belgique -tout comme aux autres alliés- un effort accru pour encadrer les forces de sécurité afghanes.

 "Les forces belges jouent un rôle important (au sein de la force internationale d'assistance à la sécurité, l'ISAF, dirigée par l'OTAN), tant à Kaboul que dans d'autres endroits" du pays, a affirmé M. Ramussen. Il a ensuite rencontré à Bruxelles le Premier ministre belge Herman Van Rompuy et ses ministres des Affaires étrangères et de la Defense, Yves Leterme et Pieter De Crem. Il s'agissait d'une première rencontre avec des représentants du gouvernement belge, depuis son entrée en fonction le 1e août dernier. Les militaires belges font "du très bon travail", a-t-il ajouté, remerciant la Belgique pour cette contribution à l'ISAF (un peu plus de 500 hommes et femmes) et se déclarant "satisfait". Mais il a prévenu qu'il espérait que tous les alliés fournissent des effectifs supplémentaires, en particulier des équipes d'instructeurs pour former les forces de sécurité afghanes (armée et police). Belga

NLE

17/9

http://www.skynet.be/actu-sports/actu/detail?id=568072


Occupation de l'Afghanistan

Le numéro 2 de l'ISAF demande lui aussi des renforts en Afghanistan.

Le plus haut gradé britannique en Afghanistan, le général Jim Dutton, commandant adjoint de la force internationale de l'OTAN en Afghanistan (ISAF) soutient la demande de renforts du général américain Stanley McChrystal.

Selon le général Jim Dutton, la victoire est  une question de "simples rapports de forces""Si vous voulez parvenir à une certaine stabilité à long-terme, et par conséquent à une baisse des actes de terrorisme potentiels dans une zone en particulier, il faut plus que patrouiller dans le ciel", explique-t-il dans un entretien au Times.

C'est pourquoi il soutient le commandant en chef des forces américaines et alliées de l'OTAN en Afghanistan, le général Stanley McChrystal, qui réclame une augmentation du nombre de soldats pour contrecarrer l'insurrection des résistants.

Le volume de renforts requis par McChrystal reste flou mais il aurait réclamé 30 000 à 40 000 soldats supplémentaires.

Près de 65 000 soldats américains sont déjà en Afghanistan. Ils devraient être 68 000 avant la fin de l'année, chiffre qui comprend les 21 000 hommes supplémentaires déjà accordés par le président Obama début 2009. Environ 9 000 militaires britanniques sont déployés en Afghanistan, en majoité dans la province de Helmand.

28/9

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/09/28/l...


Dans les coulisses 

L'Otan veut un dialogue "franc et ouvert" avec Moscou…

 Anders Fogh Rasmussen, le nouveau secrétaire général de l'Otan, veut ouvrir un dialogue "franc et ouvert" avec la Russie afin de réduire les tensions en Europe et faire face à des menaces communes. 

Anders Fogh Rasmussen, le nouveau secrétaire général de l'Otan, veut ouvrir un dialogue "franc et ouvert" avec la Russie afin de réduire les tensions en Europe et faire face à des menaces communes. (Reuters/B Mathur)

"Nous devons discuter avec la Russie et écouter quelles sont les positions des Russes", déclare l'ancien Premier ministre danois dans un entretien publié par le Financial Times.

Rasmussen précise qu'il va envoyer à Moscou des responsables de l'Alliance atlantique pour engager avec le Kremlin "une conversation franche et ouverte qui créera une nouvelle atmosphère".

Il juge possible un "véritable partenariat stratégique" dans lequel chaque partie coopérerait sur l'Afghanistan, le terrorisme et la piraterie.

"La Russie doit prendre conscience que l'Otan existe et qu'elle constitue le cadre de notre relation transatlantique. Mais nous devons aussi prendre en compte les préoccupations légitimes de la Russie en matière de sécurité", ajoute le secrétaire général de l'Alliance atlantique, dont il a pris la tête le 1er août dernier.

Dans un message vidéo mis en ligne sur son blog (http://andersfogh.info), Rasmussen ajoute qu'il présentera rapidement des propositions concrètes.

Concernant l'Afghanistan, il juge que l'Alliance atlantique devrait examiner avec Moscou la manière dont la Russie pourrait jouer un rôle plus important dans le pays.

16/9

http://www.lexpress.fr/actualites/2/l-otan-veut-un-dialog...



Les organisations mondiales

Comité international de la Croix-Rouge (CICR)

Afghanistan : Des prisons un peu moins secrètes.

Le Pentagone a changé son fusil d'épaule et commencé à communiquer au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) les identités de militants détenus dans des prisons secrètes situées en Irak et en Afghanistan.

Il s'agit d'une première selon le New York Times qui cite, dans son édition du samedi, des responsables militaires.

La Croix-Rouge peut ainsi entrer en contact avec des dizaines de présumés résistants et de combattants étrangers qui ont été arrêtés dans ces deux pays et qui sont détenus dans des camps du corps des Opérations spéciales.

Cette nouvelle politique, qui est entrée en vigueur au cours du mois d'août, n'avait pas été annoncée publiquement. Le Pentagone maintenait jusqu'ici que la divulgation d'informations sur les détenus des opérations spéciales pouvait mettre en péril les missions visant à lutter contre le terrorisme.

Il faut préciser que l'administration de Barack Obama révise ces temps-ci les politiques américaines en matière de détention et d'interrogatoire.

Jusqu'à présent, la Croix-Rouge pouvait se rendre auprès de la plupart des détenus des forces américaines en Irak ou en Afghanistan, à l'exception de ceux emprisonnés dans les camps des opérations spéciales.

Le Pentagone, tout comme le CICR, n'a pas voulu commenter les informations publiées par le quotidien de New York.

22 août

http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/22082009/3/world-irak-afghanistan-des-prisons-un-peu-moins-secrtes.html


Dans le monde

Canada

 Michael Macdonald : Le système pénal militaire est anticonstitutionnel, soutient un avocat.

Le système de justice militaire canadien a été l'objet d'une critique cinglante mercredi de la part de l'avocat d'un jeune soldat reconnu coupable de négligence criminelle ayant causé la mort d'un compagnon d'armes en Afghanistan.

Le major Steve Turner, qui représente le caporal Matthew Wilcox, estime que l'éventail réduit de peines prévues par le système de justice militaire est inconstitutionnel, car il mène à des sanctions "cruelles et inusitées".

"Nous avons vraiment les mains liées relativement aux sentences que nous pouvons imposer", a lancé Me Turner au commandant Peter Lamont, qui préside la cour martiale à Sydney.

Le caporal Matthew Wilcox, un réserviste de 24 ans originaire de Glace Bay, en Nouvelle-Ecosse, a été reconnu coupable en juillet de négligence criminelle relativement à la mort de son ami, le caporal Kevin Megeney, lui aussi réserviste. Les plaidoiries avant la sentence pour Wilcox ont débuté mercredi.

M. Megeney a été atteint mortellement au moment où Wilcox et lui tentaient de déterminer lequel des deux pouvait dégainer le plus rapidement. Dans son témoignage, Wilcox a raconté qu'il avait tiré instinctivement quand il a entendu un bruit d'arme derrière lui.

Wilcox avait aussi été trouvé coupable de négligence après avoir utilisé son arme à feu à l'intérieur de sa tente à l'aéroport de Kandahar, le 6 mars 2007.

En vertu de la loi militaire, la peine maximale pour négligence criminelle est la prison à vie, mais les avocats de la poursuite ont déjà indiqué ne pas avoir l'intention d'aller si loin.

Le major Turner a néanmoins plaidé que les peines sévères prévues par la Loi sur la Defense nationale sont inconstitutionnelles, même s'il n'a pas encore complètement étoffé sa position.

Il a cité une décision de la Cour d'appel de la cour martiale du Canada selon laquelle le système de justice militaire est inutilement sévère.

De plus, a-t-il soutenu, "l'échelle de sentences" prévue à la Loi sur la Defense nationale n'a pas évolué beaucoup depuis les années 1950, ce qui signifie que les juges militaires n'ont pas les mêmes outils que leurs homologues civils.

"Si ça existe dans le domaine civil, nous y avons droit aussi", a plaidé l'avocat.

Contrairement aux juges civils, les juges militaires n'ont pas l'option d'imposer des sentences conditionnelles, intermittentes, suspendues ou avec probation.

"Un militaire devrait bénéficier des mêmes droits que tout le monde, a réclamé l'avocat de la Defense. Il faut ajouter de nouvelles sentences possibles."

Michael Macdonald,

La Presse Canadienne

 9 sep, 21 h 06

http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/capress/090909/nationales/20090909_afghanistan_proces_2


Un diplomate canadien prend la relève à Kandahar

Ben Rowswell, l'ancien chef de mission adjoint à l'ambassade du Canada à Kaboul et ancien représentant du Canada en Irak, occupera dorénavant le poste civil canadien le plus important à Kandahar.

L'homme de 39 ans compte déjà 16 ans d'expérience au sein de la diplomatie canadienne.

Il entend jouer un rôle actif maintenant qu'il a été nommé au poste de représentant du Canada à Kandahar.

«Nous devons nous engager auprès d'une grande diversité de Kandaharis et tenter le plus possible d'être en contact avec ceux qui doivent vivre avec les résistants», a-t-il dit aujourd'hui, lors de la cérémonie de passation des pouvoirs, à l'aérodrome de Kandahar.

M. Rowswell remplace Ken Lewis, qui occupait le poste depuis janvier 2009.

Le représentant du Canada à Kandahar est le plus haut représentant civil canadien dans le sud de l'Afghanistan. Relevant de l'ambassadeur, il est le principal interlocuteur avec les autorités provinciales du gouvernement afghan, les institutions internationales, les organisations non gouvernementales et les partenaires militaires.

«Nous avons travaillé pendant plusieurs années avec les Kandaharis. C'est certain qu'il y a des défis et honnêtement, je crois que cela représentera l'un des emplois les plus difficiles de ma carrière», a déclaré M. Rowswell.

«Mais ceux d'entre nous qui sont sur le terrain ont le sentiment qu'il est possible de voir les résultats de ces efforts et laisser le pays dans un état plus stable que dans lequel nous l'avons trouvé.»

M. Rowswell a dit comprendre pourquoi certains Canadiens commencent à douter de la mission afghane, surtout dans la province de Kandahar _ là où le Canada a remporté ses plus grands succès et subi ses pertes les plus lourdes.

Le diplomate compte apporter beaucoup d'attention au district de Dand, près de Kandahar, où le Canada a créé le village modèle de Deh-e-Bagh. Les dirigeants de ce village ont rejeté les résistants et profitent, en retour, d'investissements et d'une sécurité accrus.

Le commandant de l'OTAN en Afghanistan, le général américain Stanley McChrystal, a récemment affirmé que la situation dans le pays s'enlise et que la guerre pourrait être perdue s'il n'y avait pas suffisamment de personnel militaire en renfort. Selon lui, les États-Unis doivent davantage interagir avec les Afghans et mieux organiser leurs efforts avec les alliés de l'OTAN.

Cette opinion est partagée par M. Rowswell.

«Nous sommes dans une période où le gouvernement afghan a besoin d'intensifier sa présence et faire profiter la population de ses efforts pour que celle-ci ait confiance dans le gouvernement et qu'elle le perçoive comme l'instance qui pourra faire avancer ses intérêts», a soutenu M. Rowswell.

Selon lui, la communauté internationale commence à montrer des signes d'impatience par rapport au rythme lent des progrès réalisés en Afghanistan.

Mais il estime que la mission s'est transformée et qu'elle concentre désormais ses efforts sur des aspects spécifiques afin que des progrès significatifs soient réalisés, et ce, en mettant l'accent sur des choses «réalistes et réalisables», a ajouté M. Rowswell.

24/9

http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2009/09/20090923-183609.html


France

Sarkozy: "La France restera le temps nécessaire" en Afghanistan.

Nb

Le sergent Thomas Rousselle, et le caporal-chef Johan Naguin, ont été tués dans l'est de l'Afghanistan. Huit autres soldats ont été blessés lors de l'attaque.

Sarkozy a profité de l’occasion pour affirmé vendredi à Vannes, que la France "n'a pas la vocation à rester indéfiniment en Afghanistan" mais "restera le temps nécessaire à l'avènement d'un Etat afghan souverain et librement choisi par les Afghans",(…)  a déclaré le président devant les deux cercueils.

"Leur sacrifice, comme celui des 29 soldats français qui les ont précédés n'aurait aucun sens si nous laissions le terrorisme et les factions moyenâgeuses et barbares triompher, si nous abandonnions le peuple afghan à ses bourreaux", a ajouté le chef de l'Etat. Le président de la République a remis la légion d'honneur à titre posthume aux deux soldats.
(AFP)

http://www.liberennes.fr:80/


Pas un Français de plus ne doit tomber en Afghanistan !

Mais qu’attendent donc la France et les autres « alliés » des Etats-Unis pour exiger la remise à plat de la guerre d’Afghanistan et les conditions du départ ?

En effet, la révolte de plus en plus grande qui éclate au grand jour aux Etats-Unis contre la politique de Barack Obama et celle de ses prédécesseurs, ouvre les marges de manœuvre politique nécessaires à la remise en question de cette guerre meurtrière.

On peut imaginer, en effet, les pressions que l’administration américaine, embarquée dans une guerre conçue et promue par l’Empire britannique, a pu exercer sur ses « alliés » pour qu’ils consentent à envoyer des dizaines de milliers d’hommes, ainsi que leur propre légitimité politique, à une mort quasi certaine en Afghanistan.

Mais que valent ces pressions alors qu’en Afghanistan l’ennemi pénètre partout, rendant toute victoire impossible, et qu’aux Etats-Unis même, la population se révolte contre cette guerre ?

L’administration Obama, qui avait l’intention d’annoncer une nouvelle montée en puissance militaire en Afghanistan en cette rentrée, fait preuve désormais d’une grande prudence, par crainte d’une opinion publique qui a basculé à 57% dans le rejet de la guerre, après les 184 morts du mois d’août, et qui est en pleine mobilisation contre sa réforme de la santé.

On n’est plus au 17 août dernier, lorsque, dans un discours prononcé devant la convention des Veterans for War (anciens combattants) dans l’Arizona, Obama prenait les mêmes accents que Cheney pour lancer : « Cette guerre n’est pas un choix, mais une nécessité. Ceux qui ont attaqué l’Amérique, le 11 septembre, complotent encore contre elle ». « Elle ne sera pas rapide ni facile, mais elle est fondamentale pour la Defense de notre peuple » !

Volte-face d’Obama, le 16 septembre dernier, où il déclara que l’envoi de nouvelles troupes n’avait fait l’objet « d’aucune décision immédiate » et que « l’Afghanistan, ce n’est pas le Vietnam ». Le vice-président Biden serait lui aussi de plus en plus réticent, tout comme le général James Jones, conseiller à la Sécurité nationale, qui aurait conseillé au général McChrystal, commandant en chef des forces en Afghanistan, de ne pas demander de renforts de troupes. Par ailleurs, Robert Gates, a insisté ces derniers jours qu’il fallait laisser au Président le temps de réfléchir aux décisions qu’il devait prendre pour la suite de la guerre. Ces questions politiques doivent être évaluées par l’administration et sont « en dehors du domaine d’autorité du général McChrystal », a-t-il déclaré au Washington Post, le 18 septembre dernier.

Bras de fer entre politiques et militaires

Mais les proches de l’administration rapportent qu’un véritable bras de fer a lieu en coulisses entre les militaires en charge du dossier et les civils, les premiers exigeant une augmentation massive des forces et les seconds freinant des quatre fers.

Dans une tentative de forcer la main au Président, le Washington Post a divulgué, le 21 septembre, l’essentiel du rapport remis à Robert Gates le 30 août dernier par le général McChrystal, où il dresse un état des lieux de la situation.

Sans chiffrer de nouvelle demande en troupes, le chef des forces de la coalition insiste sur le fait que faute de nouveaux moyens, l’effort tournera à l’échec.

Selon des sources du Pentagone citées par la presse, cependant, en plus des effectifs américains de 68000 hommes, McChrystal souhaiterait une augmentation de 10000 à 45000 hommes ainsi qu’un quasi doublement des forces armées et de police afghane, qui passerait en un an et demi de 134000 à 240000 hommes pour l’armée, et de 84000 à 160000 pour la police. Ainsi, les forces déployées atteindraient 600000 en tout, c’est-à-dire un soldat pour 20 habitants !

McChrystal livre une évaluation du terrain d’une grande lucidité : une résistance qui s’accroît, une crise de confiance profonde chez les Afghans par rapport à leur gouvernement et la communauté internationale, une corruption terrifiante, des difficultés particulières où l’avantage est aux rebelles qui combattent sur leur propre sol et bénéficient en outre du soutien de certaines forces et services au Pakistan.

Mais plutôt que de déclarer forfait, le commandant des forces internationales en Afghanistan se prononce en faveur d’une « campagne globale de contre-insurrection ».« Notre stratégie ne peut pas être centrée sur la capture du terrain ou la destruction des forces rebelles. Notre objectif, c’est la population. Notre combat consiste à gager son soutien ».

Retour à la Coloniale

Et voici qu’on découvre avec consternation que cette nouvelle guerre que les Etats-Unis veulent livrer en Afghanistan remet à l’honneur les doctrines de contre-insurrection du lieutenant-colonel David Galula, un Saint-Cyrien français né en Tunisie en 1919, inspiré par certaines méthodes de la Coloniale, allant des Bureaux arabes et des Officiers d’affaires indigènes, créés pour mieux cerner les locaux, aux théories de pacification des populations de longue haleine, telle la tache d’huile de Gallieni.

Galula est beaucoup plus connu aux Etats-Unis qu’en France, car après une carrière militaire qui l’amène, entre-autres, à diriger le 45ème bataillon d’infanterie coloniale en Algérie en 1956, il refait sa vie aux Etats-Unis.En 1962, il intègre Harvard puis la Rand Corporation et publie, en 1964, La Guerre de contre-insurrection : théorie et pratique. Il est aujourd’hui le maître à penser du général Petraeus, à la tête de l’US Central Command en charge de l’Irak et de l’Afghanistan. Dans la préface à la version française du livre de Galula, publiée en 2008 aux éditions Economica, co-présidées par le général Vincent Desportes, Petraeus va jusqu’à comparer l’ouvrage de Galula à celui de Clausewitz, De la guerre !

Or, si cette doctrine cherche à épargner les populations civiles, contrairement à la Révolution des affaires militaires que les Américains ont mise en œuvre ces dernières années —bombardements aériens massifs visant à provoquer le choc et la terreur, sur le modèle des assauts lancés par l’armée israélienne contre le Liban (2006) et Gaza (2008) — il s’agit d’une forme de guerre coloniale beaucoup plus intelligente mais tout aussi impitoyable.

Au cœur de cette doctrine, l’idée que le combat vise à gagner l’adhésion des populations civiles à la cause de l’occupant, d’où la nécessité d’éviter les violences massives envers ces populations, qui ne font que les pousser dans les bras de l’adversaire. Pour cela il faut connaître intimement la culture de ces peuples, leur langue, et installer des responsables locaux pour faire la médiation entre l’occupant et la population.

Distinguer les éléments subversifs des populations — sortir le poisson de l’eau, comme disait Mao Tse Tung — se fait aussi grâce à un maillage serré des populations, qui exige de forces militaires et de police en surnombre et une intense activité de renseignement. Il s’agit d’une guerre très longue, où les populations doivent être convaincues que l’occupant est là de façon définitive.

C’est trop tard !

Outre le grave danger de remettre en selle la guerre de contre-insurrection coloniale, pourquoi ressortir cette stratégie qui s’avéra un cuisant échec à Alger comme au Vietnam, où Johnson l’a tentée ? Elle ne peut pas réussir, répètent des militaires français compétents. Car lorsque l’ennemi s’est infiltré partout, lorsqu’il est uni dans sa volonté de chasser l’occupation étrangère, c’est trop tard, la guerre est perdue !

Qui promeut donc cette folle stratégie ?

Alors que l’administration Obama hésite, McChrystal a trouvé un soutien de poids dans le Financial Times de Londres. Dans son éditorial du 2 septembre, le quotidien approuvait l’évaluation du général pour qui « le succès est atteignable », ajoutant qu’« Obama aurait raison d’accéder à sa demande » de renforts.

LaRouche, qui exige l’arrêt de cette guerre, accuse : « Depuis la guerre de Sept ans (1757-1763), la politique britannique a consisté à induire les nations visées à s’autodétruire, en les piégeant dans des guerres qu’elles n’ont aucune raison de mener. (…)

Fondamentalement, notre ennemi n’est ni les Résistants, ni al-Qaeda (…) Le véritable ennemi, la réelle menace, c’est l’Empire britannique. »

Christine Bierre

22/9

http://www.solidariteetprogres.org/article5832.html


 

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