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30/09/2009

n° 289 - Lutte pour la libération du territoire - 06-09 au 28-09 -: Suite - : Afghanistan : Les opinions publiques occidentales de plus en plus sceptiques

n° 289 - Lutte pour la libération du territoire -  06-09 au 28-09 -: Suite - : Afghanistan : Les opinions publiques occidentales de plus en plus sceptiques



Journal de la Lutte pour la libération du territoire  d'Afghanistan 

                                 n° 289 - du 06-09 au 28-09                                        

     C.De Broeder & M.Lemaire                   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire.

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Vidéo : L’aide médicale en Kapisa.

2-2 Un commando de l'Otan libère un journaliste,… deux morts.

2-3 Raid britannique ordonné malgré des négociations en cours.

2-4 Les journalistes afghans en colère après la mort de Sultan Munadi.

2-5 Emoi en Afghanistan après la libération d'un journaliste du "New York Times".

2-6 Opportunité d'utiliser la force dans l'opération de libération d'un journaliste du New York Times ?


2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Vidéo : L’aide médicale en Kapisa

http://www.armees.com/Afghanistan-l-aide-medicale-en.html


2-2 Un commando de l'Otan libère un journaliste,… deux morts.

Un journaliste irlandais du quotidien américain New York Times, kidnappé samedi en Afghanistan, a été libéré mercredi au cours d'un raid aéroporté des forces spéciales de l'Otan, mais son collègue afghan, ainsi qu'un soldat britannique ont été tués au cours de l'opération.

Le gouverneur de Kunduz, Mohammad Omar, avait assuré à l'AFP qu'il s'agissait d'un "commando des forces spéciales américaines". Mais dans son récit à son journal, M. Farrell a dit que les voix de ses libérateurs étaient celles de "Britanniques".

Selon le gouverneur, le journaliste afghan a été tué "par les résistants". Mais M. Farrell assure qu'il est tombé sous une rafale dans la fusillade et n'a pas pu dire de quel côté provenaient les tirs meurtriers.

(AFP)

 9 sep,

 http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/afp/090909/monde/afghanistan_otage_usa_conflit_m__dias_2


2-3 Raid britannique ordonné malgré des négociations en cours.

L'opération de sauvetage d'un journaliste britannique mercredi, au cours de laquelle son interprète afghan, un commando britannique, une femme et un enfant ont été tués, a été menée en dépit de négociations qui semblaient bien se dérouler avec les ravisseurs résistants, a indiqué jeudi à l'AFP une source impliquée dans les négociations.

Le raid d'un commando de l'Otan --des forces spéciales britanniques selon les médias londoniens--, visait à libérer Stephen Farrell, journaliste britannique du quotidien américain New York Times, et son interprète, le journaliste afghan Sultan Munadi.

Aucun des acteurs impliqués dans ces négociations ne pensait que M. Farrell ou son collègue se trouvaient en danger immédiat, selon la source proche des négociations, qui a requis l'anonymat.

"Il y avait beaucoup de monde qui tentaient d'ouvrir des contacts et de poursuivre les discussions", a dit cette source, ajoutant: "nous avions des contacts avec différentes parties, et les poussions à relâcher les deux journalistes sans conditions".

Selon le magazine Time, des représentants du Comité international de la Croix-Rouge étaient en "contact direct" avec les ravisseurs, ainsi qu'avec des chefs tribaux locaux qui ont des liens avec les résistants.

Les deux journalistes avaient été enlevés samedi matin à Kunduz, sur le lieu d'un bombardement aérien effectué la veille par l'Otan qui a tué des dizaines de personnes, dont des civils.

Selon le quotidien London Times, qui cite des sources militaires, le raid a été organisé parce que les forces britanniques craignaient que Farrell ne soit déplacé, et aucune garantie n'existait que les négociations auraient permis sa libération et celle de Munadi.

Mais d'autres sources citées par le journal disent que les ravisseurs cherchaient au pire à obtenir une rançon.

"Il n'y avait pas d'urgence immédiate" à les libérer, car ils ne semblaient pas risquer d'"être décapités ou remis à un autre groupe (de résistants, ndlr). Ils ne pouvaient être déplacés facilement. C'est une région très isolée", a confié au London Times une source occidentale impliquée dans les négociations.

Un autre haut responsable occidental a jugé que le raid "était totalement maladroit". "S'ils avaient fait preuve d'un peu de patience et de respect, ils auraient pu faire libérer les deux journalistes sans tirer une seule balle", a estimé cette source.

Vendredi dernier, l'Otan avait bombardé deux camions citernes dérobés par les résistants à Kunduz. L'un des engins s'étant enlisé au bord d'une rivière, des dizaines de personnes s'étaient rassemblées autour des camions pour, selon des témoins, se servir en essence gratuite à l'appel des résistants.

La frappe aérienne a fait des dizaines de morts et de blessés. Des civils ont été tués, mais leur nombre exact est très controversé, le drame étant survenu en pleine crise politique faisant suite à une élection présidentielle entachée de fraudes, et alors que l'Otan a annoncé récemment une nouvelle stratégie visant à réduire au maximum les pertes civiles, qui provoquent la colère de la population.

(©AFP / 10 septembre 2009 11h54)

http://www.romandie.com/ats/news/090910095444.vjx566or.asp


2-4 Les journalistes afghans en colère après la mort de Sultan Munadi.

De nombreux journalistes afghans ont exprimé jeudi leur colère après la mort d'un des leurs, Sultan Munadi, dans un raid d'un commando de l'Otan visant à libérer mercredi le reporter britannique du New York Times Stephen Farrell, dont il était l'interprète.

Outre M. Munadi, tué dans les échanges de tirs, l'opération, menée par les forces spéciales britanniques selon des médias londoniens, s'est soldée par la mort d'un soldat britannique, mais aussi d'une femme et d'un enfant qui étaient dans la même pièce que les otages et leurs ravisseurs résistants.

L'opération s'est déroulée dans la province de Kunduz, dans le nord.

Les commandos ont libéré M. Farrell mais abandonné le corps de M. Munadi, criblé de balles, et que sa famille a été contrainte d'aller récupérer jeudi dans une zone dangereuse, ont souligné les médias afghans.

"Ils ont dû aller chercher le corps eux-mêmes, rien n'a été fait pour les aider, et ils ont dû le ramener seuls à Kaboul pour les funérailles", a expliqué à l'AFP un journaliste afghan proche de la famille de M. Munadi, sous couvert de l'anonymat.

Sultan Munadi, 34 ans et père de deux enfants, était employé temporairement par le New York Times pour servir d'interprète et d'organisateur des déplacements de Stephen Farrell.

Selon le récit de M. Farrell jeudi dans un blog et intitulé "Quatre jours avec les résistants", M. Munadi a essuyé une rafale dont il était impossible de déterminer la provenance, quand les deux otages se sont précipités hors de la pièce où ils étaient retenus au début du raid.

Le jeune reporter afghan avait même crié "Journaliste ! Journaliste !" avant de s'effondrer.

"Ils l'on laissé là-bas, son corps était dans un terrible état, des traces de balles devant et dans le dos, si bien qu'on ne peu pas savoir qui l'a tué des résistants ou des soldats", a poursuivi son ami afghan.

De nombreux collègues de M. Munadi sont venus jeudi fleurir sa tombe à Kaboul, où il avait été enterré la veille, non loin de la maison familiale.

Naqibullah Taïb, de l'Association des Journalistes indépendants a regretté que, "contrairement à des reporters étrangers comme Farrell, qui ont été entraînés pour travailler dans des zones dangereuses et y ont travaillé longtemps", ses confrères afghans ne bénéficient pas de "la même expérience". Et ce alors qu'ils sont régulièrement invités "à travailler avec eux" pour organiser leurs reportages.

M. Taïb a appelé les médias internationaux à "offrir davantage de stages aux journalistes afghans pour s'assurer de leur préparation à affronter des situations" difficiles.

AFP /

10 septembre

http://www.romandie.com/ats/news/090910095554.vtz81kr7.asp


2-5 Emoi en Afghanistan après la libération d'un journaliste du "New York Times".

 Choqué". Rahimullah Samandar répète le mot : "choqué"

Le journaliste afghan, président de l'Association indépendante des journalistes d'Afghanistan, ne décolère pas en commentant, à Kaboul, les circonstances de la libération, dans la nuit de mardi 8 à mercredi 9 septembre, de l'envoyé spécial du New York Times. Stephen Farrell était retenu en otage, en compagnie de son fixeur afghan, Sultan Munadi, par des résistants dans un village proche de Kunduz, une des grosses cités du nord du pays.

L'assaut déclenché par les forces spéciales britanniques s'est soldé par quatre morts : deux villageois, un soldat britannique et M. Munadi, fauché par une salve de balles alors qu'il prenait la fuite dans l'obscurité aux côtés de M. Farrell. "La responsabilité des forces britanniques dans la mort de notre collègue est écrasante", s'indigne Rahimullah Samandar. 

La communauté journalistique afghane a tenu à exprimer son émotion, jeudi, en rendant un hommage collectif à M. Munadi devant sa tombe au cimetière de Kaboul, avant de se rendre en procession au domicile de sa famille. Fait sans précédent dans les annales médiatiques locales, les journalistes afghans ont publié un texte dénonçant l'attitude de l'OTAN, relevant du "deux poids, deux mesures" selon que la personne à sauver est occidentale ou afghane.

Stephen Farrell et Sultan Munadi avaient été capturés, samedi 5 septembre, par des résistants locaux alors qu'ils enquêtaient sur un raid aérien meurtrier de l'OTAN perpétré la veille dans un village au sud de Kunduz. Visant deux camions-citernes tombés aux mains d'un groupe rebelle, l'attaque avait coûté la vie, selon les autorités afghanes, à environ 90 personnes - dont de nombreux villageois - et relancé la controverse récurrente en Afghanistan sur les victimes civiles dues aux opérations de l'OTAN. Après avoir interviewé des rescapés à l'hôpital de Kunduz, les deux journalistes du New York Times s'étaient rendus sur le site du drame, dans une zone contrôlée par les résistants, où ils ont pu s'entretenir avec des villageois avant d'être enlevés.

Dans son blog du New York Times, M. Farrell raconte ses "quatre jours avec les résistants", marqués par des déplacements incessants dans le district de Char Dar, de caches en caches au milieu des champs de riz et de maïs. Il témoigne également des circonstances de son sauvetage par les commandos britanniques, largués par hélicoptère au milieu de la nuit. Sultan Munadi n'a pas échappé aux balles qui fusaient alors en tous sens. Il a été tué alors qu'il criait "Journalistes, journalistes !".

Selon les médias afghans, la provenance des balles ayant mortellement atteint M. Munadi ne fait guère de doute. "Il a été tué par des tirs britanniques", soutient leur porte-parole, Rahimullah Samandar.

Mais ce qui choque le plus les journalistes locaux, c'est que les forces spéciales britanniques aient abandonné le cadavre du fixeur sur place alors qu'elles prenaient aussitôt soin de M. Farrell.

Négociations en cours

Cette discrimination réveille chez les Afghans le pénible souvenir des conditions de la libération, en 2007, du journaliste italien Daniele Mastrogiacomo.

Il avait été relâché par ses ravisseurs résistants après versement d'une rançon. Son traducteur afghan, Ajmal Naqshbandi, laissé aux mains de ses geôliers, était décapité. 

L'"affaire Farrell" s'enrichit d'une autre critique. Le raid était-il opportun ? "Il y avait des négociations entamées avec le chef des résistants de la province de Kunduz, assure M. Samandar. Il fallait les laisser se poursuivre." Selon des sources diplomatiques occidentales à Kaboul, l'opération des forces britanniques aurait été précipitée par la conviction que les ravisseurs étaient sur le point d'acheminer les deux otages vers le Waziristan pakistanais. Un autre journaliste du New York Times, David Rhode, enlevé fin 2008 près de Kaboul, avait été conduit au Nord-Waziristan, d'où il s'était finalement échappé après sept mois de détention.

11/9 le Monde


2-6 Opportunité d'utiliser la force dans l'opération de libération d'un journaliste du New York Times ?

La presse britannique s'interrogeait jeudi sur l'opportunité d'utiliser la force dans l'opération de libération d'un journaliste du New York Times kidnappé en Afghanistan, après la mort mercredi de son collègue afghan, d'un soldat britannique, d'une femme et d'un enfant.

Stephen Farrell, journaliste à la double nationalité irlandaise et britannique, a été libéré au cours d'un raid des forces spéciales de l'Otan, quatre jours après son enlèvement dans la province de Kunduz (nord) en compagnie du journaliste afghan Sultan Munadi, qui a trouvé la mort dans l'opération.

Plusieurs journaux britanniques indiquent que des négociations pour parvenir à la libération des deux hommes étaient en cours avec les résistants avant le raid.

Selon le Times, qui cite des sources militaires, les forces britanniques craignaient que Farrell ne soit transporté ailleurs par ses ravisseurs. Cependant, plusieurs sources citées par le quotidien estiment que ces derniers désiraient tout au plus obtenir une rançon.

"Il n'y avait pas de risque immédiat qu'ils (les otages) soient décapités ou confiés à un autre groupe", a confié au journal une source occidentale impliquée dans les négociations.

Le quotidien affirme que le raid a été mené par les forces spéciales britanniques, transportées par des hélicoptères américains, et a été approuvé par le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, et celui de la Defense, Bob Ainsworth, après consultation du Premier ministre Gordon Brown.

Le Guardian croit savoir que des négociations avaient lieu avec le chef des résistants de la province de Kunduz, Mollah Salam.

"Il (Salam) était à court d'argent et ouvert à un accord", a confié un diplomate occidental au journal.

"Mais le MI6 (le renseignement extérieur britannique) s'est précipité et, sans quasiment aucune connaissance de la situation locale, a décidé de lancer une opération", a-t-il ajouté.

Cependant, selon des responsables britanniques, l'opération aurait été décidée après que des renseignements eurent fait état d'un danger imminent pour la vie des deux journalistes, ajoute le Guardian.

Le Daily Telegraph indique que la mort d'un soldat durant le raid a provoqué la colère de militaires britanniques, qui estiment que Farrell avait enfreint des consignes de sécurité en s'aventurant dans un bastion de la résistance.

"Vu le nombre d'avertissements adressés à cette personne, on peut se demander si cela valait la peine qu'un soldat perde la vie pour la secourir", a déclaré une source militaire au Daily Telegraph.

Selon The Independent, une réunion tribale avait eu lieu près de Kunduz avant le raid, lors de laquelle 250 anciens avaient conseillé aux résistants de libérer les deux journalistes.

Le ministère de la Defense n'a fait aucun commentaire.

(AFP)
10-09 

http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/afp/090910/monde/gb_afghanistan_otage_usa_conflit_m__dias_1


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