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30/09/2009

n° 289 - Lutte pour la libération du territoire - 06-09 au 28-09 -: Début - : Afghanistan : Les opinions publiques occidentales de plus en plus sceptiques.

n° 289 - Lutte pour la libération du territoire -  06-09 au 28-09 -: Début - : Afghanistan : Les opinions publiques occidentales de plus en plus sceptiques.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire  d'Afghanistan 

                                 n° 289 - du 06-09 au 28-09                                        

     C.De Broeder & M.Lemaire                   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire.

Tiré à part :

1 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 

Suite

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Vidéo : L’aide médicale en Kapisa.

2-2 Un commando de l'Otan libère un journaliste,… deux morts.

2-3 Raid britannique ordonné malgré des négociations en cours.

2-4 Les journalistes afghans en colère après la mort de Sultan Munadi.

2-5 Emoi en Afghanistan après la libération d'un journaliste du "New York Times".

2-6 Opportunité d'utiliser la force dans l'opération de libération d'un journaliste du New York Times ?

Fin

3 Les Brèves

3-1 "L'Occident et le sombre tunnel" : Ayman al-Zawahiri  prévient Obama qu'il sera vaincu.

3-2 Ben Laden : le président US est "impuissant" à arrêter la guerre en Afghanistan.

3-3 Ben Laden appelle les Américains à se prononcer contre les guerres.

3-4 Décrochage » des opinions publiques occidentales.

opinions publiques occidentales de plus en plus sceptiques.

3-6 Pierre Rousselin USA : le front anti-guerre en Afghanistan s'élargit.

3-7 En Afghanistan, l'Europe traîne les pieds face aux Etats-Unis.

3-8 McChrystal avertit d'un échec sans augmentation de troupes…

3-9 Karzaï sort indemne d'une attaque des résistants.

3-10 Guantanamo : Les Brèves

1 Trois détenus de Guantanamo envoyés en Irlande et au Yémen.


L'Afghanistan en chiffre du 07-09 au 28-09

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

68

 20

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

14

 6

 

 

 

Peuple Afghan

134

 3 + x

 


1 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

27-29

Une frappe aérienne de la coalition internationale a également tué trois civils afghans dans la province de Wardak, proche de Kaboul, samedi soir, le selon le cabinet du gouverneur de la province.

AP 

Afghanistan: l'Otan reconnaît(…)  que des civils ont été "tués et blessés"

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

08-09

Les résistants ont demandé lundi soir dans un communiqué que la communauté internationale fasse la lumière sur le "crime" commis à Kunduz.

Le communiqué transmis par courriel par les résistants montre une liste des noms, professions, âges et adresses des victimes civiles qu'ils disent avoir recensés pour le moment, au nombre de 79, parmi lesquelles figurent une vingtaine d'enfants dont le plus jeune a huit ans.

Les résistants affirment que ce bilan va encore augmenter.

L'Otan a reconnu mardi que des civils avaient été tués et blessés dans le bombardement aérien vendredi par ses avions de citernes d'essence aux mains des afghans à Kunduz, dans le nord de l'Afghanistan.

Une enquête préliminaire "a conduit la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf, la force de l'Otan) à croire que des résistants mais surtout des civils, ont été tués et blessés par la frappe aérienne", indique l'Isaf dans un communiqué.

Mais la force de l'Otan mène une enquête plus approfondie pour déterminer le nombre exact des victimes civiles, selon le texte.

Des dizaines de personnes ont été tuées dans la frappe aérienne mais le bilan reste controversé pour l'instant quant au nombre de civils et de résistants parmi les victimes, dans l'attente du résultat des diverses enquêtes (gouvernement afghan, Otan, ONU).

Les sources officielles ont toutes évoqué pour le moment une majorité de résistants tués.

Ces derniers ont nié avoir perdu des hommes dans le bombardement, affirmant que toutes les victimes étaient tous des civils.

Le commandant de l'Isaf, le général américain Stanley McChrystal, a désigné des officiers canadien, américain et allemand pour enquêter sur le raid aérien de Kunduz, selon un communiqué de l'Isaf.

C'est un officier allemand qui avait demandé vendredi que des avions de l'Otan bombardent deux camions-citernes dérobés par les résistants, autour desquels se trouvaient, selon des témoins, des dizaines de civils venus se servir en essence à l'appel des résistants.

D'après l'Isaf, l'officier allemand "pensait qu'aucun civil ne se trouvait dans la zone".

L'équipe d'enquêteurs de l'Otan "coordonnera ses recherches avec l'équipe d'enquêteurs afghans formée par le président Hamid Karzaï", précise le communiqué.

L'Isaf prévient que l'enquête devrait prendre "plusieurs semaines",(…)  et ses conclusions "seront partagées avec les autorités afghanes et allemandes" afin qu'elles puissent en assurer "le suivi de manière appropriée".

(AFP /

 08 septembre)

http://www.romandie.com/ats/news/090908102841.akhpaox5.asp

 

L’officier allemand qui a ordonné la frappe du 4 septembre a fourni de fausses informations.
Le colonel allemand Georg Klein, dont la décision a provoqué la mort qui a fait entre 70 et 100 victimes
le 4 septembre, avait justifié sa demande d'un bombardement en expliquant que les troupes allemandes étaient « en contact direct avec l'ennemi » et qu'une intervention aérienne était donc urgente pour les protéger d'un danger imminent, a affirmé hier le Financial Times Deutschland (FTD), citant des sources proches de l'OTAN.

Le commandement de l'ISAF à Kaboul, en contact radio avec l'officier allemand, lui aurait alors demandé : « Un contact de quel type ? »

Ce à quoi l'officier allemand aurait répondu : « un contact visuel. » Or, aucun soldat allemand, ni de l'ISAF, ne se trouvait à proximité du lieu du bombardement, précise le FTD.

19 septembre 2009
http://www.lorientlejour.com/category/International/artic...

 

24-09
"Un mini-bus, qui se dirigeait vers la province de Ghor, en provenance du district de Khashrod, a heurté une mine dans le district de Gulistan. Cinq personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées, et sept autres blessées", a confirmé le gouverneur de Farah, Rohul Hamin, qui a accusé des résistants d'avoir installé la mine.

Source: xinhua

 

Voilà à quoi sert l'OTAN : massacrer des populations civiles.
Il faut abolir cette organisation criminelle et mafieuse
L'horreur occidentale. Et ils continuent à nous bassiner avec le Zolo...

"Il y avait des mains, des jambes et d'autres restes humains éparpillés partout" : Mohammad Daud fait partie des rescapés de la frappe de l'Otan survenue vendredi dans le nord de l'Afghanistan qui a fait jusqu'à 90 morts, selon les autorités locales.
Le bombardement visait un camion-citerne transportant du carburant dont les résistants s'étaient emparé jeudi dans la province de Kunduz (dans la région d'Angor Bagh) et qui s'était embourbé dans le lit de la rivière éponyme, a expliqué la police.
"Aucun corps n'était en un seul morceau (...). Les gens qui étaient plus éloignés du camion ont été grièvement brûlés", a témoigné auprès de l'AFP Mohammad Daud, âgé de 32 ans.
Selon des témoins rencontrés par l'AFP, mais aussi selon de premières déclarations de policiers et de responsables des autorités locales, des centaines de villageois, parmi lesquels des enfants, s'étaient massés pour venir puiser de l'essence à l'invitation des résistants qui ne parvenaient pas à faire repartir le camion.

"Les villageois se sont rués avec tous les bidons et bouteilles qu'ils pouvaient emporter", des agriculteurs ont même acheminé leur tracteur sur place pour le remplir, a affirmé Mohammad Daud.
"Il y avait 10 à 15 résistants sur le haut de la citerne et c'est à ce moment qu'ils ont bombardé, tous ceux qui se trouvaient là sont morts", a assuré Mohammad Daud.
Chaussures, montres et vêtements calcinés ont été projetés sur la berge de la rivière Kunduz où gît aussi le cadavre d'un âne, la selle encore fixée aux flancs.
Une cérémonie funéraire s'est déroulée en présence de villageois et d'enfants au bord d'un charnier qu'un tracteur recouvre de terre.

A l'hôpital de Kunduz, la capitale provinciale, le correspondant de l'AFP a vu huit corps calcinés.
Des blessés y sont acheminés sur des civières, d'autres rescapés arrivent, atrocement brûlés.
Les bilans du bombardement restent encore flous et contradictoires.

Farid Rahil, a évoqué la présence en majorité de civils parmi les victimes.
"Hélas, un grand nombre de civils ont été tués ou blessés", a-t-il dit à l'AFP. Selon lui, entre 200 et 250 villageois se trouvaient autour du camion.
Les forces internationales, composées en majeure partie de militaires américains, sont de plus en plus fréquemment accusées de bombarder à l'aveuglette et de tuer de nombreux civils en Afghanistan, où environ 100.000 soldats étrangers combattent les résistants afghans.

4 sept 2009 (

AFP) –

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid... 

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n° 289 - Lutte pour la libération du territoire - 06-09 au 28-09 -: Suite - : Afghanistan : Les opinions publiques occidentales de plus en plus sceptiques

n° 289 - Lutte pour la libération du territoire -  06-09 au 28-09 -: Suite - : Afghanistan : Les opinions publiques occidentales de plus en plus sceptiques



Journal de la Lutte pour la libération du territoire  d'Afghanistan 

                                 n° 289 - du 06-09 au 28-09                                        

     C.De Broeder & M.Lemaire                   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire.

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Vidéo : L’aide médicale en Kapisa.

2-2 Un commando de l'Otan libère un journaliste,… deux morts.

2-3 Raid britannique ordonné malgré des négociations en cours.

2-4 Les journalistes afghans en colère après la mort de Sultan Munadi.

2-5 Emoi en Afghanistan après la libération d'un journaliste du "New York Times".

2-6 Opportunité d'utiliser la force dans l'opération de libération d'un journaliste du New York Times ?


2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Vidéo : L’aide médicale en Kapisa

http://www.armees.com/Afghanistan-l-aide-medicale-en.html


2-2 Un commando de l'Otan libère un journaliste,… deux morts.

Un journaliste irlandais du quotidien américain New York Times, kidnappé samedi en Afghanistan, a été libéré mercredi au cours d'un raid aéroporté des forces spéciales de l'Otan, mais son collègue afghan, ainsi qu'un soldat britannique ont été tués au cours de l'opération.

Le gouverneur de Kunduz, Mohammad Omar, avait assuré à l'AFP qu'il s'agissait d'un "commando des forces spéciales américaines". Mais dans son récit à son journal, M. Farrell a dit que les voix de ses libérateurs étaient celles de "Britanniques".

Selon le gouverneur, le journaliste afghan a été tué "par les résistants". Mais M. Farrell assure qu'il est tombé sous une rafale dans la fusillade et n'a pas pu dire de quel côté provenaient les tirs meurtriers.

(AFP)

 9 sep,

 http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/afp/090909/monde/afghanistan_otage_usa_conflit_m__dias_2


2-3 Raid britannique ordonné malgré des négociations en cours.

L'opération de sauvetage d'un journaliste britannique mercredi, au cours de laquelle son interprète afghan, un commando britannique, une femme et un enfant ont été tués, a été menée en dépit de négociations qui semblaient bien se dérouler avec les ravisseurs résistants, a indiqué jeudi à l'AFP une source impliquée dans les négociations.

Le raid d'un commando de l'Otan --des forces spéciales britanniques selon les médias londoniens--, visait à libérer Stephen Farrell, journaliste britannique du quotidien américain New York Times, et son interprète, le journaliste afghan Sultan Munadi.

Aucun des acteurs impliqués dans ces négociations ne pensait que M. Farrell ou son collègue se trouvaient en danger immédiat, selon la source proche des négociations, qui a requis l'anonymat.

"Il y avait beaucoup de monde qui tentaient d'ouvrir des contacts et de poursuivre les discussions", a dit cette source, ajoutant: "nous avions des contacts avec différentes parties, et les poussions à relâcher les deux journalistes sans conditions".

Selon le magazine Time, des représentants du Comité international de la Croix-Rouge étaient en "contact direct" avec les ravisseurs, ainsi qu'avec des chefs tribaux locaux qui ont des liens avec les résistants.

Les deux journalistes avaient été enlevés samedi matin à Kunduz, sur le lieu d'un bombardement aérien effectué la veille par l'Otan qui a tué des dizaines de personnes, dont des civils.

Selon le quotidien London Times, qui cite des sources militaires, le raid a été organisé parce que les forces britanniques craignaient que Farrell ne soit déplacé, et aucune garantie n'existait que les négociations auraient permis sa libération et celle de Munadi.

Mais d'autres sources citées par le journal disent que les ravisseurs cherchaient au pire à obtenir une rançon.

"Il n'y avait pas d'urgence immédiate" à les libérer, car ils ne semblaient pas risquer d'"être décapités ou remis à un autre groupe (de résistants, ndlr). Ils ne pouvaient être déplacés facilement. C'est une région très isolée", a confié au London Times une source occidentale impliquée dans les négociations.

Un autre haut responsable occidental a jugé que le raid "était totalement maladroit". "S'ils avaient fait preuve d'un peu de patience et de respect, ils auraient pu faire libérer les deux journalistes sans tirer une seule balle", a estimé cette source.

Vendredi dernier, l'Otan avait bombardé deux camions citernes dérobés par les résistants à Kunduz. L'un des engins s'étant enlisé au bord d'une rivière, des dizaines de personnes s'étaient rassemblées autour des camions pour, selon des témoins, se servir en essence gratuite à l'appel des résistants.

La frappe aérienne a fait des dizaines de morts et de blessés. Des civils ont été tués, mais leur nombre exact est très controversé, le drame étant survenu en pleine crise politique faisant suite à une élection présidentielle entachée de fraudes, et alors que l'Otan a annoncé récemment une nouvelle stratégie visant à réduire au maximum les pertes civiles, qui provoquent la colère de la population.

(©AFP / 10 septembre 2009 11h54)

http://www.romandie.com/ats/news/090910095444.vjx566or.asp


2-4 Les journalistes afghans en colère après la mort de Sultan Munadi.

De nombreux journalistes afghans ont exprimé jeudi leur colère après la mort d'un des leurs, Sultan Munadi, dans un raid d'un commando de l'Otan visant à libérer mercredi le reporter britannique du New York Times Stephen Farrell, dont il était l'interprète.

Outre M. Munadi, tué dans les échanges de tirs, l'opération, menée par les forces spéciales britanniques selon des médias londoniens, s'est soldée par la mort d'un soldat britannique, mais aussi d'une femme et d'un enfant qui étaient dans la même pièce que les otages et leurs ravisseurs résistants.

L'opération s'est déroulée dans la province de Kunduz, dans le nord.

Les commandos ont libéré M. Farrell mais abandonné le corps de M. Munadi, criblé de balles, et que sa famille a été contrainte d'aller récupérer jeudi dans une zone dangereuse, ont souligné les médias afghans.

"Ils ont dû aller chercher le corps eux-mêmes, rien n'a été fait pour les aider, et ils ont dû le ramener seuls à Kaboul pour les funérailles", a expliqué à l'AFP un journaliste afghan proche de la famille de M. Munadi, sous couvert de l'anonymat.

Sultan Munadi, 34 ans et père de deux enfants, était employé temporairement par le New York Times pour servir d'interprète et d'organisateur des déplacements de Stephen Farrell.

Selon le récit de M. Farrell jeudi dans un blog et intitulé "Quatre jours avec les résistants", M. Munadi a essuyé une rafale dont il était impossible de déterminer la provenance, quand les deux otages se sont précipités hors de la pièce où ils étaient retenus au début du raid.

Le jeune reporter afghan avait même crié "Journaliste ! Journaliste !" avant de s'effondrer.

"Ils l'on laissé là-bas, son corps était dans un terrible état, des traces de balles devant et dans le dos, si bien qu'on ne peu pas savoir qui l'a tué des résistants ou des soldats", a poursuivi son ami afghan.

De nombreux collègues de M. Munadi sont venus jeudi fleurir sa tombe à Kaboul, où il avait été enterré la veille, non loin de la maison familiale.

Naqibullah Taïb, de l'Association des Journalistes indépendants a regretté que, "contrairement à des reporters étrangers comme Farrell, qui ont été entraînés pour travailler dans des zones dangereuses et y ont travaillé longtemps", ses confrères afghans ne bénéficient pas de "la même expérience". Et ce alors qu'ils sont régulièrement invités "à travailler avec eux" pour organiser leurs reportages.

M. Taïb a appelé les médias internationaux à "offrir davantage de stages aux journalistes afghans pour s'assurer de leur préparation à affronter des situations" difficiles.

AFP /

10 septembre

http://www.romandie.com/ats/news/090910095554.vtz81kr7.asp


2-5 Emoi en Afghanistan après la libération d'un journaliste du "New York Times".

 Choqué". Rahimullah Samandar répète le mot : "choqué"

Le journaliste afghan, président de l'Association indépendante des journalistes d'Afghanistan, ne décolère pas en commentant, à Kaboul, les circonstances de la libération, dans la nuit de mardi 8 à mercredi 9 septembre, de l'envoyé spécial du New York Times. Stephen Farrell était retenu en otage, en compagnie de son fixeur afghan, Sultan Munadi, par des résistants dans un village proche de Kunduz, une des grosses cités du nord du pays.

L'assaut déclenché par les forces spéciales britanniques s'est soldé par quatre morts : deux villageois, un soldat britannique et M. Munadi, fauché par une salve de balles alors qu'il prenait la fuite dans l'obscurité aux côtés de M. Farrell. "La responsabilité des forces britanniques dans la mort de notre collègue est écrasante", s'indigne Rahimullah Samandar. 

La communauté journalistique afghane a tenu à exprimer son émotion, jeudi, en rendant un hommage collectif à M. Munadi devant sa tombe au cimetière de Kaboul, avant de se rendre en procession au domicile de sa famille. Fait sans précédent dans les annales médiatiques locales, les journalistes afghans ont publié un texte dénonçant l'attitude de l'OTAN, relevant du "deux poids, deux mesures" selon que la personne à sauver est occidentale ou afghane.

Stephen Farrell et Sultan Munadi avaient été capturés, samedi 5 septembre, par des résistants locaux alors qu'ils enquêtaient sur un raid aérien meurtrier de l'OTAN perpétré la veille dans un village au sud de Kunduz. Visant deux camions-citernes tombés aux mains d'un groupe rebelle, l'attaque avait coûté la vie, selon les autorités afghanes, à environ 90 personnes - dont de nombreux villageois - et relancé la controverse récurrente en Afghanistan sur les victimes civiles dues aux opérations de l'OTAN. Après avoir interviewé des rescapés à l'hôpital de Kunduz, les deux journalistes du New York Times s'étaient rendus sur le site du drame, dans une zone contrôlée par les résistants, où ils ont pu s'entretenir avec des villageois avant d'être enlevés.

Dans son blog du New York Times, M. Farrell raconte ses "quatre jours avec les résistants", marqués par des déplacements incessants dans le district de Char Dar, de caches en caches au milieu des champs de riz et de maïs. Il témoigne également des circonstances de son sauvetage par les commandos britanniques, largués par hélicoptère au milieu de la nuit. Sultan Munadi n'a pas échappé aux balles qui fusaient alors en tous sens. Il a été tué alors qu'il criait "Journalistes, journalistes !".

Selon les médias afghans, la provenance des balles ayant mortellement atteint M. Munadi ne fait guère de doute. "Il a été tué par des tirs britanniques", soutient leur porte-parole, Rahimullah Samandar.

Mais ce qui choque le plus les journalistes locaux, c'est que les forces spéciales britanniques aient abandonné le cadavre du fixeur sur place alors qu'elles prenaient aussitôt soin de M. Farrell.

Négociations en cours

Cette discrimination réveille chez les Afghans le pénible souvenir des conditions de la libération, en 2007, du journaliste italien Daniele Mastrogiacomo.

Il avait été relâché par ses ravisseurs résistants après versement d'une rançon. Son traducteur afghan, Ajmal Naqshbandi, laissé aux mains de ses geôliers, était décapité. 

L'"affaire Farrell" s'enrichit d'une autre critique. Le raid était-il opportun ? "Il y avait des négociations entamées avec le chef des résistants de la province de Kunduz, assure M. Samandar. Il fallait les laisser se poursuivre." Selon des sources diplomatiques occidentales à Kaboul, l'opération des forces britanniques aurait été précipitée par la conviction que les ravisseurs étaient sur le point d'acheminer les deux otages vers le Waziristan pakistanais. Un autre journaliste du New York Times, David Rhode, enlevé fin 2008 près de Kaboul, avait été conduit au Nord-Waziristan, d'où il s'était finalement échappé après sept mois de détention.

11/9 le Monde


2-6 Opportunité d'utiliser la force dans l'opération de libération d'un journaliste du New York Times ?

La presse britannique s'interrogeait jeudi sur l'opportunité d'utiliser la force dans l'opération de libération d'un journaliste du New York Times kidnappé en Afghanistan, après la mort mercredi de son collègue afghan, d'un soldat britannique, d'une femme et d'un enfant.

Stephen Farrell, journaliste à la double nationalité irlandaise et britannique, a été libéré au cours d'un raid des forces spéciales de l'Otan, quatre jours après son enlèvement dans la province de Kunduz (nord) en compagnie du journaliste afghan Sultan Munadi, qui a trouvé la mort dans l'opération.

Plusieurs journaux britanniques indiquent que des négociations pour parvenir à la libération des deux hommes étaient en cours avec les résistants avant le raid.

Selon le Times, qui cite des sources militaires, les forces britanniques craignaient que Farrell ne soit transporté ailleurs par ses ravisseurs. Cependant, plusieurs sources citées par le quotidien estiment que ces derniers désiraient tout au plus obtenir une rançon.

"Il n'y avait pas de risque immédiat qu'ils (les otages) soient décapités ou confiés à un autre groupe", a confié au journal une source occidentale impliquée dans les négociations.

Le quotidien affirme que le raid a été mené par les forces spéciales britanniques, transportées par des hélicoptères américains, et a été approuvé par le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, et celui de la Defense, Bob Ainsworth, après consultation du Premier ministre Gordon Brown.

Le Guardian croit savoir que des négociations avaient lieu avec le chef des résistants de la province de Kunduz, Mollah Salam.

"Il (Salam) était à court d'argent et ouvert à un accord", a confié un diplomate occidental au journal.

"Mais le MI6 (le renseignement extérieur britannique) s'est précipité et, sans quasiment aucune connaissance de la situation locale, a décidé de lancer une opération", a-t-il ajouté.

Cependant, selon des responsables britanniques, l'opération aurait été décidée après que des renseignements eurent fait état d'un danger imminent pour la vie des deux journalistes, ajoute le Guardian.

Le Daily Telegraph indique que la mort d'un soldat durant le raid a provoqué la colère de militaires britanniques, qui estiment que Farrell avait enfreint des consignes de sécurité en s'aventurant dans un bastion de la résistance.

"Vu le nombre d'avertissements adressés à cette personne, on peut se demander si cela valait la peine qu'un soldat perde la vie pour la secourir", a déclaré une source militaire au Daily Telegraph.

Selon The Independent, une réunion tribale avait eu lieu près de Kunduz avant le raid, lors de laquelle 250 anciens avaient conseillé aux résistants de libérer les deux journalistes.

Le ministère de la Defense n'a fait aucun commentaire.

(AFP)
10-09 

http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/afp/090910/monde/gb_afghanistan_otage_usa_conflit_m__dias_1


n° 289 - Lutte pour la libération du territoire - 06-09 au 28-09 -: Fin - : Afghanistan : Les opinions publiques occidentales de plus en plus sceptiques

n° 289 - Lutte pour la libération du territoire -  06-09 au 28-09 -: Fin - : Afghanistan : Les opinions publiques occidentales de plus en plus sceptiques



Journal de la Lutte pour la libération du territoire  d'Afghanistan 

                                 n° 289 - du 06-09 au 28-09                                        

     C.De Broeder & M.Lemaire                   



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Sommaire.

3 Les Brèves

3-1 "L'Occident et le sombre tunnel" : Ayman al-Zawahiri  prévient Obama qu'il sera vaincu.

3-2 Ben Laden : le président US est "impuissant" à arrêter la guerre en Afghanistan.

3-3 Ben Laden appelle les Américains à se prononcer contre les guerres.

3-4 Décrochage » des opinions publiques occidentales.

opinions publiques occidentales de plus en plus sceptiques.

3-6 Pierre Rousselin USA : le front anti-guerre en Afghanistan s'élargit.

3-7 En Afghanistan, l'Europe traîne les pieds face aux Etats-Unis.

3-8 McChrystal avertit d'un échec sans augmentation de troupes…

3-9 Karzaï sort indemne d'une attaque des résistants.

3-10 Guantanamo : Les Brèves

1 Trois détenus de Guantanamo envoyés en Irlande et au Yémen.



3 Les Brèves

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

PS : La publication de l'article doit être vu comme information.

3-1 "L'Occident et le sombre tunnel" : Ayman al-Zawahiri  prévient Obama qu'il sera vaincu.

 Ayman al-Zawahiri: "J'espère que les moujahidine de la nation islamique vous briseront le dos, débarrassant ainsi le monde et l'histoire de vos crimes, de votre tyrannie et de vos mensonges".

"M. Obama, l'Amérique a mené plusieurs guerres par le passé et a connu la défaite au Vietnam et dans la baie des Cochons.

Mais cette fois-ci vous vous êtes engagés dans une guerre contre la nation islamique qui se réveille et vous saurez ce qu'est la nation du jihad et du martyre", a expliqué l'adjoint d'Oussama ben Laden, dans la vidéo, intitulée "L'Occident et le sombre tunnel".

Evoquant le conflit du Proche-Orient, il a lancé une violente diatribe contre les dirigeants arabes pour avoir accepté de "reconnaître Israël, les traités de paix avec lui et la participation aux côtés des Etats-Unis dans la guerre contre l'islam, au nom du terrorisme".

Ayman al-Zawahiri s'en est pris au président palestinien Mahmoud Abbas, un allié des Etats-Unis, ainsi que du Hamas, critiquant leur dialogue en vue d'un gouvernement d'union. "L'unité nationale ne peut être régie que par les principes de la charia", la loi islamique, selon lui.

Le numéro deux d'Al-Qaïda a par ailleurs exhorté les Pakistanais à soutenir les moujahidine. "Il n'y aura point de salut au Pakistan que par le jihad".

 (AFP /

23 septembre)

http://www.romandie.com/ats/news/090923085938.7ysze2m4.asp


3-2 Ben Laden : le président US est "impuissant" à arrêter la guerre en Afghanistan.

Oussama Ben Laden déclare dans une nouvelle cassette que le président Obama est "impuissant" à arrêter la guerre en Irak ou en Afghanistan, d'après une transcription du message.

Selon la traduction assurée par SITE-Intelligence, Ben Laden déclare intervenir pour rappeler aux Américains "les causes" qui ont conduit aux attentats du 11-Septembre, et en premier lieu, "votre soutien à vos alliés israéliens qui occupent notre terre de Palestine".

Ben Laden juge fallacieux l'argument selon lequel la guerre est nécessaire à la sécurité des Etats-Unis, estimant que la Maison Blanche ne fait que suivre la stratégie des anciens président dont Bush et le vice-président Dick Cheney pour "promouvoir la politique de la peur pour vendre les intérêts des grandes firmes".

Quand, poursuit Ben Laden, Barack Obama est devenu président et qu'il a conservé nombre des chefs militaires de son prédécesseur dont le secrétaire d'Etat à la Defense Robert Gates, "les gens sensés ont su qu'Obama était un homme impuissant qui ne sera pas capable de finir la guerre comme il l'a promis".

"Si vous terminez la guerre, soit. Mais si vous la poursuivez, nous en ferons de même et continuerons notre guerre d'usure contre vous par tous les moyens possibles".

AP

Sur le Net:

SITE Intelligence Group: https://www.siteintelgroup.com/

IntelCenter: http://www.intelcenter.com/

14/9

http://fr.news.yahoo.com/3/20090914/twl-usa-ben-laden-cassette-224d7fb_3.html


3-3 Ben Laden appelle les Américains à se prononcer contre les guerres.

Extrait

Oussama ben Laden, a demandé au peuple américain de faire pression sur la Maison Blanche pour qu'elle mette fin aux guerres en Irak et en Afghanistan en échange d'un arrêt de ses attaques.

Dans un message diffusé par le site As-Sahab, selon Intel Center (le centre américain de recherche sur le ‘terrorisme’) ben Laden affirme que si les Etats-Unis ne mettent pas fin à leurs guerres, "nous poursuivrons une guerre d'usure contre vous sur tous les fronts possibles".

ben Laden a demandé aux Américains de se prononcer contre le soutien à Israël de la part de l'administration américaine.

Les guerres en Irak et en Afghanistan ont été déclenchées par le lobby pro-israélien de la Maison Blanche et les defenseurs des intérêts des entreprises, et non par des militants islamistes, indique-t-il.

"Il est temps de vous libérer de la peur et du terrorisme idéologique des néo-conservateurs et du lobby juif, et de vous demander ce qui vous importe le plus: votre propre sécurité ou celle des Israéliens", ajoute-t-il.

"La Maison blanche est l'otage des groupes de pression et du lobby juif", dit-il encore.

"Si vous optez pour votre sécurité et choisissez d'arrêter les guerres, nous serons disposés à réagir favorablement à cette option", poursuit-il.

Pour ben Laden, le président américain Barack Obama, qu'il a qualifié "d'opprimé", n'a pas le pouvoir de changer le cours des guerres et le fait qu'il ait conservé le secrétaire à la Defense Robert Gates et d'autres responsables de la précédente administration de George W. Bush confirme sa faiblesse.

"Vous allez découvrir que vous avez uniquement changé les visages à la Maison Blanche (...) l'amère vérité est que les néo-conservateurs continuent à projeter leur ombre pesante sur vous", affirme-t-il, prédisant au président Obama le même sort que John Kennedy, assassiné en 1963, s'il change radicalement de politique.

"Si vous arrêtez la guerre, il en sera ainsi. Sinon, nous n'aurons d'autre choix que de poursuivre la guerre d'usure contre vous sur tous les fronts possibles, de la même manière que nous avons combattu l'Union soviétique pendant dix ans ", ajoute-t-il.

AFP 14/9


3-4 Décrochage » des opinions publiques occidentales.

19-09

Les opinions publiques américaine et britannique se font de plus en plus critiques à l'égard du conflit, tandis que les gouvernements occidentaux engagés militairement demeurent décidés à vaincre les résistants.

Le Monde

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

L’état-major américain s’inquiète du « décrochage » des opinions publiques occidentales face au nombre de morts au combat qui s’accumulent et à l’absence de résultats.

 Le chef des armées américaines et de la coalition réclame des troupes supplémentaires en Afghanistan

« La France n’a pas l’intention d’augmenter ses effectifs en Afghanistan. Elle ne les augmentera pas. » Lundi matin, un proche conseiller du ministre de la Defense se voulait ferme sur le sujet, pour la énième fois. Pour la énième fois, en effet, se pose l’épineuse question du niveau des troupes déployées, initialement pour la « guerre contre la terreur » et, désormais, dans la lutte sans fin contre les résistants résistants. Le Pentagone, en tout cas, continue à réclamer l’envoi de renforts. Lundi, le Washington Post et le New York Times ont dévoilé un document du général McChrystal, commandant de la coalition et chef des forces américaines en Afghanistan. Dans ce texte de 66 pages (estampillé « non classifié »), le galonné américain insiste sur les nécessaire renforts – qu’il ne chiffre pas. Selon lui, il en va, au-delà de la victoire militaire, du succès même de la mission que s’est assignée la coalition, Etats-Unis en tête.

L’ivresse de la vengeance

Faute de moyens humains supplémentaires, juge McChrystal, la coalition devra faire face à « un conflit plus long, plus de victimes, des coûts plus élevés et, au final, une érosion cruciale de soutien politique ».

 Huit années après son déclenchement – dans une certaine ivresse de vengeance post-11 septembre –, la guerre en Afghanistan est en passe de devenir aussi impopulaire auprès de l’opinion américaine que le conflit irakien. Pour preuve, les dernières enquêtes d’opinion indiquent que six Américains sur dix souhaitent que leurs troupes se retirent du pays.

Le salut passerait donc par un surge, c’est-à-dire un renforcement massif des forces, préalable à une « stabilisation ».

Voilà pour la vision américaine, calquée, en quelque sorte et grossièrement, sur le retour d’expérience tel qu’il a été établi par le général Petraeus, ancien chef de guerre en Irak, qui a revisité la stratégie de « guerre contre-insurrectionnel ».

 mardi 22 septembre

http://www.francesoir.fr/moyen-orient/2009/09/22/afghanistan-arm%C3%A9e.html


opinions publiques occidentales de plus en plus sceptiques.

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

Extrait

C'est une course contre la montre qui est engagée en Afghanistan, entre l'effort de guerre d'un côté, et des opinions publiques occidentales de plus en plus sceptiques.

La guerre n'est pas perdue, loin de là. Même si le chef d'État major des armées américaines, l'amiral Michael Mullen, juge que la situation est «sérieuse» et qu'elle «s'aggrave». Il a raison de sonner l'alarme et de ne pas tomber dans le piège de l'autosatisfaction. Son constat est vérifié dans les faits: l'insurrection redouble d'intensité.

Mais attention à ne pas trop noircir le tableau!

On comprend que les militaires veuillent préparer le terrain pour réclamer de nouveaux renforts.

Il ne faudrait pas qu'en chemin, ils découragent les opinions.

Celles-ci commencent à ne plus y croire.

Depuis peu, plus de 51% des Américains souhaitent que les troupes soient ramenées au pays. En Europe, en Grande-Bretagne surtout, l'opposition à la guerre se renforce. Évidemment, à chaque fois qu'un soldat est tué, le nombre de sceptiques et d'opposants s'accroît.

Les résistants le savent.

Le combat qu'ils mènent est autant politique que militaire.

Pour semer le doute, en Afghanistan et chez nous, ils poussent la coalition à la faute. Les bombardements aériens qui font des centaines et centaines de victimes civiles sont, pour eux, autant de succès de propagande. Ainsi en est-il de l'attaque de jeudi dernier contre un camion citerne capturé par les résistants.

L'état major de l'Otan à beau vouloir éviter ces travers, les bavures semblent être une caractéristique inévitable de la guerre. 

Puisque la bataille est politique, il est essentiel que le pouvoir pour lequel on se bat soit légitime, loyal et efficace. Voilà ce qui sera demandé, du prochain gouvernement afghan. 


3-6 Pierre Rousselin USA : le front anti-guerre en Afghanistan s'élargit.

L'opinion publique américaine est de plus en plus sceptique face à la guerre en Afghanistan.

Alors que le général McCrystal tente de justifier dans son rapport de nouveaux renforts, Barack Obama risque de se trouver confronté à une double opposition, sur sa gauche et sur sa droite.

Jusqu'à présent, l'aile gauche du parti démocrate était le plus en pointe dans la critique de l'engagement américain en Afghanistan.

Les républicains étaient pro-guerre.

C'est eux qui avaient entraîné les Etats-Unis dans la guerre en Irak et qui étaient à l'origine de l'agression en Afghanistan après le 11 septembre 2001.

Difficile, dans ces conditions de retourner sa veste et de se montrer pacifistes. Ils ont donc réservé leurs attaques, de plus en plus acérées, au plan de réforme de l'assurance médicale de Barack Obama.

Avec la remise du rapport du général Stanley McCrystal sur la situation en Afghanistan, cela est en train de changer et le front anti-guerre est en train de s'élargir.

Le commentateur conservateur George Will vient de se ranger du côté des opposants à la guerre en Afghanistan.

Il en appelle au Général de Gaulle pour lui faire dire que "parfois le génie consiste à savoir quand s'arrêter".

Pour ce homme influent dans les milieux de la droite républicaine, la stratégie du général McCrystal est irréaliste parce qu'en privilègiant la protection de la population civile elle requiert un niveau de troupes irréaliste. 

Dans le Washington Post, George Will préconise donc au contraire une réduction substantielle des troupes sur le terrain en Afghanistan: "l'Amérique ne devrait faire que ce qui peut être réalisé à distance, à savoir utiliser les renseignements, les drones, les missiles de croisière et des forces spéciales, peu nombreuses et efficaces, en se concentrant sur la frontière poreuse avec le Pakistan, pays qui importe vraiement".

 


3-7 En Afghanistan, l'Europe traîne les pieds face aux Etats-Unis.

Les Européens, que Washington presse d'augmenter leurs contingents militaires en Afghanistan, n'enverront aucun renfort substantiel sans être associés à un plan clair de formation des forces de sécurité locales, estiment les analystes et observateurs.

Lundi, le Washington Post a publié un extrait du rapport d'évaluation, toujours confidentiel, du commandant en chef des forces américaines et alliées en Afghanistan soulignant sans ambiguïté la nécessité d'envoyer des hommes supplémentaires et d'arrêter une nouvelle stratégie pour battre les résistants.

Cette fuite, authentifiée par le porte-parole du général Stanley McChrystal, ne précise pas le nombre de renforts jugés nécessaires et leurs missions. Mais selon des confidences de responsables américains, le patron de l'Isaf devrait demander environ 30.000 troupes de combat et instructeurs de plus.

Le général McChrystal, dont les recommandations très attendues devraient être connues dans les semaines à venir, commande aujourd'hui 100.000 hommes - pour les deux tiers américains - avec pour mission de reprendre le dessus dans un conflit qui remonte au lendemain des attentats du 11 septembre 2001.

"Des ressources insuffisantes ont toutes les chances de déboucher sur un échec", écrirait le général, spécialiste de la guerre contre-insurrectionnelle, dans son rapport. "Cependant, sans nouvelle stratégie, la mission ne devrait pas bénéficier de ressources (nouvelles)."

Une quarantaine de pays, allant de Singapour à l'Islande, ont envoyé des troupes en Afghanistan se battre sous la bannière de la Force internationale d'assistance à la sécurité. Le gros du contingent européen (21.000 au total) est constitué de Britanniques (9.000 soldats), d'Allemands (4.000), de Français (3.200), d'Italiens (3.100) et de Polonais.

Tous ces pays sont en première ligne pour être sollicités par les Américains et renforcer leur contingent sur le terrain.

Mais avec le retournement d'opinions publiques désormais farouchement hostiles à cette guerre, la multiplication des pertes humaines et le flou entourant la stratégie d'un conflit vieux de huit ans, obtenir des Européens des renforts de troupes combattantes ne sera pas une mission de tout repos.

"S'il s'agit de demander des soldats supplémentaires pour se battre, alors la bonne volonté a peu de chance d'être au rendez-vous", prédit le colonel Christopher Langton, de l'Institut international d'études stratégiques de Londres (IISS). "S'il s'agit de troupes supplémentaires pour assurer la formation des forces de sécurité afghanes, alors il existe à mes yeux une possibilité que des pays répondent présents."

Le contingent britannique est dans sa quasi-totalité déployé dans l'Helmand, province du sud de l'Afghanistan où les combats sont intenses. Londres a perdu 216 soldats depuis 2001, plus qu'en Irak.

Si l'état-major a manifesté son désir de voir de nouveaux renforts, le Premier ministre, Gordon Brown, rechigne à faire de nouvelles promesses, tout particulièrement si la stratégie reste floue et compte tenu des résultats incertains de l'élection présidentielle afghane du 20 août dernier.

Gordon Brown préfère insister sur le besoin d'"afghaniser" la guerre en formant l'armée et la gendarmerie locales pour assurer la tâche de maintien de l'ordre.

Cette position est largement partagée à Berlin et Paris. Les opinions publiques montrent aussi une hostilité croissante à cette guerre, qui a coûté la vie à 31 Français et 35 Allemands.

La France et l'Allemagne envisagent d'organiser une conférence internationale, début 2010, sur l'Afghanistan mettant l'accent sur "la formation des troupes" et une assistance régionale accrue venant de l'Inde, de la Russie, de la Chine et de pays de l'Asie centrale.

Quant à l'Italie, elle est toujours sous le choc de la mort, la semaine dernière, de six de ses parachutistes victimes d'une attaque kamikaze à Kaboul. Grosso modo, le pays reste néanmoins favorable à un engagement en Afghanistan, même si des doutes existent sur le rôle supposé de maintien de la paix de son contingent.

Même si les opinions européennes semblent généralement peu disposées à s'engager plus avant en Afghanistan, il n'existe toutefois pas à ce jour d'indice probant du retrait prochain d'un quelconque grand pays européen.

21/9

http://fr.news.yahoo.com/4/20090921/twl-afghanistan-renfo...


3-8 McChrystal avertit d'un échec sans augmentation de troupes

Le commandant des forces internationales en Afghanistan, le général américain Stanley McChrystal, prévient que sans augmentation des moyens militaires dans ce pays, la coalition risquait d'y subir "un échec", dans un document confidentiel révélé par des médias lundi.

"Echouer à reprendre l'initiative et à mettre un terme à l'actuelle offensive des résistants à court terme (dans les douze prochains mois) -- en attendant que les capacités de sécurité afghanes murissent -- risque de nous amener à une situation où il ne serait plus possible de vaincre les résistants", écrit le général McChrystal, dans ce document publié par le Washington Post.

Le rapport, qui se veut une évaluation stratégique du conflit afghan, a été présenté au secrétaire américain à la Defense Robert Gates le 30 août et est actuellement entre les mains de la Maison Blanche.

Dans ce document de 66 pages, que s'est également procuré le New York Times, le général américain note que la mission afghane a "manqué de ressources dès le départ" et "continue d'en manquer".

Il n'est pas apparemment fait état dans ce rapport de requête chiffrée.

Faute de moyens supplémentaires, la coalition risque "un conflit plus long, plus de victimes, des coûts plus élevés et, au final, une érosion cruciale de soutien politique. Chacun de ces risques (...), peut entraîner un échec probable de la mission", écrit le général McChrystal.

Le général est le plus haut gradé américain en Afghanistan où il dirige la Force internationale (Isaf) de l'Otan et les troupes américaines.

Le militaire dénonce aussi "la faiblesse des institutions afghanes", "une corruption rampante et des abus de pouvoir de responsables divers", ainsi "que nos propres erreurs (...) qui ont donné très peu de raisons aux Afghans de soutenir leur gouvernement".

Les forces internationales, dit-il encore, "ont agi d'une manière qui nous a éloignés - physiquement et psychologiquement - des gens que nous cherchons à protéger".

"Les résistants ne peuvent pas nous battre militairement (...) mais nous pouvons nous battre nous-mêmes", ajoute-t-il.

Obama est appelé à dire s'il dépêche encore davantage de troupes en Afghanistan, en plus des 21.000 qu'il a annoncés en début d'année et qui porteront à 68.000 les effectifs américains.

Il a cependant déclaré dimanche sur CNN que sa décision sur les renforts ne sera pas "dictée par la politique du moment" et promis de se montrer "sceptique" à l'égard des requêtes des généraux.

Les résistants, chassés du pouvoir fin 2001 par les forces internationales emmenées par les Etats-Unis, ont considérablement intensifié et étendu géographiquement leur insurrection depuis deux ans.

Selon le général McChyrstal, les résistants recrutent massivement dans les prisons.

Les prisons sont devenues "des sanctuaires et une base pour la conduite d'opérations meurtrières" contre le gouvernement afghan et les forces internationales, écrit-il en soulignant que les résistants "représentent plus de 2.500 des 14.500 détenus dans un système pénitentiaire afghan surpeuplé".

Après huit années de présence, les forces internationales peinent de plus en plus à endiguer l'insurrection des résistants, tandis que les opinions publiques occidentales s'inquiètent de l'engagement de leurs troupes.

Leurs pertes atteignent en outre des records depuis plusieurs mois.

21-09

 (AFP) -

http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/afp/090921/monde/usa_afghanistan_conflit_otan_4


3-9 Karzaï sort indemne d'une attaque des résistants.

Le président Karzaï est sorti indemne dimanche d'une attaque à la roquette des résistants contre un important défilé militaire à Kaboul, qui a fait trois morts, dont un enfant, et une dizaine de blessés, ont annoncé des sources officielles.

Le président Karzaï a été évacué "sain et sauf", a précisé un responsable au palais présidentiel.

Les résistants ont revendiqué l'attentat, niant avoir visé une cible en particulier.

Un chef de tribu et un parlementaire afghan qui a succombé à ses blessures et in garçon de 10 ans, sont morts dans l'attaque, selon le ministre de la Santé, Mohammad Amin Fatimie, et le ministère de la Défense.

Les membres du gouvernement, des ambassadeurs étrangers, un haut représentant de l'ONU et les responsables militaires, dont des officiers américains, qui assistaient au défilé, sont tous indemnes, selon les sources officielles.

Des tirs d'armes automatiques et des explosions ont retenti peu après que M. Karzaï et les dignitaires se sont installés dans la tribune pour la plus grande parade annuelle de l'armée afghane, qui rassemblait 3.000 soldats, des chars et des avions.

"Dès les premiers tirs, le président a été couvert par ses gardes du corps", a raconté à l'AFP le ministre de la Santé, qui se trouvait à quelques mètres. "Ils l'ont fait partir, j'ai vu des balles ricocher, de la fumée noire et je sentais l'odeur de la poudre."

Selon le ministre, une roquette "a atterri juste devant la tribune". L'attaque a duré une quinzaine de minutes, selon un journaliste de l'AFP sur place.

Hamid Karzaï a annoncé l'arrestation d'une partie des auteurs de l'attentat. "Les forces de sécurité afghanes les ont rapidement encerclés. Certains d'entre eux ont été capturés", a-t-il déclaré à la télévision.

Dans un communiqué, le président a assuré que "l'armée et la police maintiennent l'ordre" et que "la situation est sous contrôle".

L'attaque a été très vite revendiquée par les résistants qui ont dit avoir perdu trois de leurs combattants.

"Nous avons lancé des roquettes sur le défilé. Nous avions six des nôtres sur place et trois de nos hommes ont été tués", a déclaré à l'AFP un porte-parole des résistants, Zabihullah Mujahed.

Le but n'était pas, selon lui, d'assassiner le président Karzaï. "Nous ne visions pas quelqu'un en particulier. Nous voulions montrer au monde que nous pouvons attaquer partout où nous le voulons", a ajouté Zabihullah Mujahed.

M. Karzaï a échappé à au moins deux tentatives d'assassinat dont l'une en 2002 lorsqu'un garde avait ouvert le feu sur son véhicule à Kandahar (sud) et en 2004, quand un homme avait été arrêté avec une bombe qui lui était destinée..

27/9

http://www.ladepeche.fr/article/2008/04/27/450857-Afghanistan-Karzai-sort-indemne-d-une-attaque-des-résistants.html


3-10 Guantanamo : Les Brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

1 Trois détenus de Guantanamo envoyés en Irlande et au Yémen.

Les Etats-Unis ont annoncé samedi le transfert en Irlande de deux détenus de Guantanamo ainsi que le renvoi au Yémen, son pays d'origine, d'un troisième prisonnier, Alla Ali Bin Ali Ahmed.

L'identité des deux premiers détenus n'a pas été communiquée à la demande des autorités irlandaises, a déclaré le gouvernement américain.

Dublin avait précédemment indiqué qu'il était prêt à accueillir deux détenus ouzbeks.

Ces transferts visent à vider le camp pénitentiaire installé par l'administration de George W. Bush sur la base de l'armée américaine à Cuba, que Barack Obama s'est engagé à fermer d'ici quelques mois.

La prison de Guantanamo compte encore 223 détenus. Certains attendent leur transfert à l'étranger au gré d'accords conclus par Washington, d'autres pourraient comparaître devant des tribunaux américains, civils ou militaires.

Barack Obama avait promis que le camp de détention serait fermé à la mi-janvier 2010, mais de récents articles ont laissé entendre que le gouvernement fédéral ne réaliserait pas cet objectif dans les temps en raison de difficultés juridiques, politiques et diplomatiques.

27/9

http://fr.news.yahoo.com/4/20090927/twl-usa-guantanamo-transfert-38cfb6d.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

29/09/2009

n°288 - journal de l'Afghanistan- 07-09 au 29-09 -: Début :- Obama est "impuissant" à arrêter la guerre en Irak ou en Afghanistan

n°288 -  journal de l'Afghanistan- 07-09 au 29-09  -: Début :- Obama est "impuissant" à arrêter la guerre en Irak ou en Afghanistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan n° 288 - du 07-09 au 29-09

                C.De Broeder & M.Lemaire                         



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... i

·                     dem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

·                      

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes.


 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://www.blogs.dhnet.be/categories/International.html

http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part :

Jacques Baud: «Les Américains ne recherchent même plus Ben Laden»

Ben Laden : Obama est "impuissant" à arrêter la guerre en Irak ou en Afghanistan.

Omar assure que les troupes étrangères seront défaites.

Le mollah Omar, conseille aux forces de l'OTAN de réviser l'histoire de l'Afghanistan…

Afghanistan: seul un échantillon des bulletins litigieux sera recompté.

Les journalistes dépêchés en Afghanistan surveillés de près. 

Paroles & action du président...

L’Afghanistan au cœur des débats.

Barack Obama a des doutes sur le scrutin afghan.

Obama comprend la lassitude de l'opinion US sur l'Afghanistan.

1 Analyse & déclaration :

Résistance

Occupants:

2 Occupation de l'Afghanistan 

Suite

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 



Tiré à part :

Jacques Baud: «Les Américains ne recherchent même plus Ben Laden» 

Jacques Baud estime qu'en Afghanistan les Américains ont d'autres priorités que de mettre la main sur Ben Laden.

Ancien membre des services secrets suisses, auteur d'une «Encyclopédie des terrorismes», le colonel Jacques Baud révèle que la traque du leader d'Al-Qaida a cessé en juillet 2009

Cette année, Oussama ben Laden était en retard: il ne s'est manifesté que deux jours après l'anniversaire des attentats du 11 septembre 2001.

Contrairement aux années précédentes, son message de 11 minutes, diffusé sur le site As-Sahab, ne comportait pas de menaces contre l'Occident.

Pour le colonel Jacques Baud, auteur de «Djihad. L'asymétrie entre fanatisme et incompréhension» (*), le fondateur d'Al-Qaida ne joue plus qu'un rôle très marginal dans le terrorisme.
Comment expliquez-vous qu'en huit ans, les Américains n'aient jamais pu arrêter Ben Laden?
Ils n'ont jamais véritablement cherché à le capturer.

Après les attentats du 11 septembre, les Etats-Unis ont surtout voulu faire une démonstration de force contre les djihadistes en appuyant de manière démonstrative par des bombardements les troupes de l'Alliance du Nord contre les résistants, mais avec seulement quelques centaines d'hommes des forces spéciales qui pensaient pouvoir s'emparer relativement facilement de Ben Laden.

Malgré tout, les présidents Bush et Obama ont présenté et présentent la capture de Ben Laden comme leur priorité...
Ben Laden reste une figure symbolique dont l'arrestation marquerait certainement un succès populaire contre le terrorisme. Mais en réalité, on n'a jamais pu démontrer son implication effective dans le 11 septembre 2001,
et son rôle effectif dans le terrorisme islamiste reste vraisemblablement marginal.

On peut rappeler ici que les résistants ne sont pas classés parmi les organisations terroristes par les USA.

Donc, selon vous, on ne le recherche même pas?
Disons que ce n'est pas une priorité.

La cellule de la CIA spécialisée dans la traque de Ben Laden a été dissoute en 2006 et cet été, en juillet, le commandement d'Enduring Freedom en Afghanistan, qui a succédé à l'opération Infinite Justice, a décidé de ne plus se concentrer sur Oussama ben Laden, mais sur les djihadistes.

En Afghanistan, d'autres problèmes plus importants doivent être résolus.

Pensez-vous que les résistants peuvent revenir au pouvoir en Afghanistan?
L'avenir le dira! C'est probablement pour maintenir une porte ouverte qu'ils n'ont pas été désignés comme «terroristes».

(*) Jacques Baud, «Djihad. L'asymétrie entre fanatisme et incompréhension», Editions Lavauzelle, 175 pages.

19/9

http://www.lematin.ch/actu/suisse/americains-ne-recherchent-ben-laden-167955


Ben Laden : Obama est "impuissant" à arrêter la guerre en Irak ou en Afghanistan.

Deux jours après l'anniversaire des attentats du 11-Septembre, Oussama Ben Laden déclare dans une nouvelle cassette diffusée dimanche que le président américain est "impuissant" à arrêter la guerre en Irak ou en Afghanistan, d'après une transcription du message de l'organisation terroriste.

Une organisation spécialisée dans le suivi des mouvements terroristes, SITE Intelligence, a traduit la vidéo de 11 minutes montrant simplement une photo du chef d'Al-Qaïda tandis que défile son message audio.

Selon la traduction assurée par SITE-Intelligence, Ben Laden déclare intervenir pour rappeler aux Américains "les causes" qui ont conduit aux attentats du 11-Septembre, et en premier lieu, "votre soutien à vos alliés israéliens qui occupent notre terre de Palestine".

Le chef de la nébuleuse terroriste juge fallacieux l'argument selon lequel la guerre est nécessaire à la sécurité des Etats-Unis, estimant que la Maison Blanche ne fait que suivre la stratégie des anciens président George W. Bush et vice-président Dick Cheney pour "promouvoir la politique de la peur pour vendre les intérêts des grandes firmes".

Quand, poursuit Ben Laden, Barack Obama est devenu président et qu'il a conservé nombre des chefs militaires de son prédécesseur dont le secrétaire d'Etat à la Defense Robert Gates, "les gens sensés ont su qu'Obama était un homme impuissant qui ne sera pas capable de finir la guerre comme il l'a promis".

"Si vous terminez la guerre, soit. Mais si vous la poursuivez, nous en ferons de même et continuerons notre guerre d'usure contre vous par tous les moyens possibles".

AP

Sur le Net:

SITE Intelligence Group: https://www.siteintelgroup.com/

IntelCenter: http://www.intelcenter.com/

14/9

http://fr.news.yahoo.com/3/20090914/twl-usa-ben-laden-cassette-224d7fb_3.html


Omar assure que les troupes étrangères seront défaites. 
Le chef des résistants afghans, le mollah Omar, a assuré samedi que les troupes étrangères en Afghanistan allaient connaître prochainement une "défaite sans équivoque".

A quelques semaines du huitième anniversaire de l'invasion américaine, le chef militaire des résistants.

Omar, a décrit l'Afghanistan comme le tombeau des troupes "coloniales".

Dans cette déclaration il a évoqué les "pertes énormes et le moral en baisse" dans les rangs des quelque 100.000 combattants étrangers, confrontés à une recrudescence des attaques des résistants qui ont fait bien plus de 350 tués dans leurs rangs depuis janvier.

"Plus l'ennemi s'en remet à une augmentation de troupes, plus il sera confronté à une défaite sans équivoque", assure le mollah dans sa déclaration.

Dans sa déclaration, le mollah Omar considère qu'en maintenant leurs troupes en Afghanistan, les gouvernements occidentaux "ne feront que prolonger la crise actuelle, mais ne la résoudront jamais".

"Les envahisseurs devraient étudier l'histoire de l'Afghanistan depuis les temps de l'agression d'Alexandre jusqu'à aujourd'hui et en tirer les leçons", ajoute le mollah Omar, selon la version en anglais de sa déclaration.

Le mollah Omar qualifie de "corrompu" et "tyrannique" le gouvernement du président Hamid Karzaï, dont la victoire aux élections du 20 août, avec près de 55% des votes selon des résultats non définitifs, est controversée en raison d'irrégularités.

Les Afghans, poursuit le mollah Omar dans sa déclaration, doivent "éviter les coups de bluff" des Occidentaux.

"La corruption endémique dans le gouvernement fantoche, les détournements d'argent, le trafic de drogue, l'existence de réseaux maffieux, la tyrannie et la brutalité des seigneurs de la guerre (...) font partie des plans coloniaux", assure le mollah Omar.

"L'Occident n'a pas à mener cette guerre", a-t-il ajouté, prévenant que l'idée que ce conflit le protègera du terrorisme est une "outrance sans fondement".

19.09.09
Le Monde


Le mollah Omar, conseille aux forces de l'OTAN de réviser l'histoire de l'Afghanistan…

 Le chef des résistants, le mollah Omar, conseille aux forces de l'OTAN de réviser l'histoire de l'Afghanistan et des défaites infligées aux armées des "envahisseurs", dans un message publié samedi sur un site Internet islamiste.

"Nous aimerions souligner que nous avons combattu contre les envahisseurs britanniques pendant 80 ans, de 1839 à 1919 et obtenu en définitive l'indépendance en battant" le Royaume-Uni, explique le mollah Omar dans son message.

"Aujourd'hui, nous avons une forte détermination, un entraînement militaire, des armes efficaces. Nous sommes encore prêts pour une longue guerre et la situation régionale joue en notre faveur.

Dès lors, nous continuerons de livrer la guerre sainte jusqu'à notre indépendance et contraindre les envahisseurs au retrait", ajoute-t-il dans ce message non authentifié dans l'immédiat.

Il a cependant été mis en ligne sur un site web fréquemment utilisé par les résistants afghans & Pakistanais.

19 sep

 

Associated Press

 http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/capress/090919/monde/20090919_afghanistan_mollah_omar_2


Afghanistan: seul un échantillon des bulletins litigieux sera recompté.

La Commission des plaintes électorales, une instance soutenue par les Nations unies, a accepté que ne soit recompté qu'un échantillon des bulletins litigieux de l'élection présidentielle afghane, a-t-on appris lundi de source officielle.

Selon des résultats partiels, le président sortant Hamid Karzaï est crédité de 54,6% des suffrages lors du scrutin du 20 août. L'invalidation d'un nombre suffisant de voix pourrait le faire passer sous la barre des 50% et ainsi entraîner la tenue d'un second tour contre son principal adversaire, Abdullah Abdullah.

Le temps presse pour la tenue d'un second tour: l'hiver arrive tôt en Afghanistan et de nombreuses routes seront impraticables. Mais attendre le printemps pourrait entraîner un vide politique dans un pays déjà déstabilisé par les résistants.

La Commission des plaintes électorales a constaté des "preuves avérées de fraudes" et ordonné un nouveau décompte des voix dans environ 3.000 bureaux de vote. Selon les autorités afghanes, un recomptage de tous les bulletins pourrait prendre deux à trois mois.

Pour accélérer ce processus, la Commission des plaintes a accepté que seul un échantillon soit recompté, a expliqué son responsable, le Canadien Grant Kippen. Elle étudie avec la Commission électorale et des experts le nombre de bulletins qui devront être examinés.

"Nous gagnerons du temps" en examinant un échantillon plutôt que chaque bulletin de vote, a-t-il souligné. Grant Kippen a assuré que cette procédure permettrait de donner une image représentative du vote, la comparant aux sondages.

21/9

http://fr.news.yahoo.com/3/20090921/twl-afghanistan-elect...

Les journalistes dépêchés en Afghanistan surveillés de près.

Les correspondants de guerre couvrant les opérations des Forces canadiennes en Afghanistan comptent de nombreux lecteurs assidus, mais, parmi ces derniers, aucun ne leur est plus fidèle que le gouvernement canadien.

Des documents obtenus par La Presse canadienne permettent d'apprendre jusqu'à quel point les reporters en poste au terrain d'aviation de Kandahar sont surveillés par les officiers sur place. Les articles des journalistes sont ensuite envoyés à des responsables gouvernementaux à Ottawa.
Obtenus en vertu des dispositions de la Loi sur l'accès à l'information, les documents montrent que les questions posées par les journalistes, ce qu'ils écrivent et ce qui leur est dit font l'objet de notes que s'échangent des officiers à Kandahar, leurs commandants à Ottawa ainsi que des responsables civils en contact avec le premier ministre fédéral Stephen Harper.
Chris Waddell, professeur de journalisme à l'Université Carleton, à Ottawa, affirme que personne ne devrait s'étonner du fait que les reporters sont surveillés de près. Toutefois, l'ampleur de cette surveillance démontre l'importance qu'accorde le gouvernement conservateur aux informations en provenance d'Afghanistan. «Ils veulent contrôler les médias et veulent contrôler ce qui se passe et ce qui arrive de Kandahar. Ils ne veulent pas être pris par surprise lors de la période des questions», a déclaré M. Waddell. «Les médias ne réalisent peut-être pas à quel point ils sont surveillés», a-t-il ajouté.
Au moins six organismes reçoivent les notes d'information. Ils incluent le quartier général à Ottawa de la force opérationnelle déployée en Afghanistan, le ministère fédéral des Affaires étrangères, l'Agence canadienne de développement international (ACDI), le bureau militaire des opérations psychologiques, celui du vérificateur militaire ainsi que le Bureau du Conseil privé.
Les documents détaillent quelles informations les journalistes ont souhaité obtenir et quels sont les sujets sur lesquels ils travaillent.

14/9

http://www.ledevoir.com/2009/09/14/266904.html



Paroles & action du président...

L’Afghanistan au cœur des débats.

Barack Obama a des doutes sur le scrutin afghan.

Le président Obama a exprimé, dimanche 20 septembre, pour la première fois en public, ses doutes sur la présidentielle afghane.

L'élection "ne s'est pas déroulée aussi bien que je l'aurais espéré et le déroulement du scrutin dans certaines régions pose de graves questions (...). Des fraudes ont été signalées, cela ne fait pas de doute et semble plutôt grave", a dit M. Obama sur la chaîne NBC.

De son côté, le commandant des forces internationales en Afghanistan, le général McChrystal, a prévenu que sans moyens militaires accrus, la coalition risque "un échec", selon un texte révélé lundi dans le Washington Post. "Echouer à reprendre l'initiative et à arrêter l'offensive insurgée à court terme (dans les douze mois) - en attendant que les capacités de sécurité afghanes mûrissent - risque de nous amener à une situation où il ne serait plus possible de vaincre", écrit-il.

21/9

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/09/21/afghanistan-les-résistants-arrivent-dans-le-nord-les-humiliations-aussi_1243012_3216.html

 

Obama comprend la lassitude de l'opinion US sur l'Afghanistan.

Le président américain Barack Obama a dit comprendre, vendredi, la "lassitude" des Américains à propos de la guerre en Afghanistan et a promis de poser des questions "très dures" à ses conseillers sur l'envoi de troupes supplémentaires dans le pays.

"Ce n'est pas facile, et je m'attends à des questions très dures de la part de l'opinion publique", a déclaré Obama lors de sa conférence de presse de clôture du sommet du G20 à Pittsburgh. "C'est exactement ce que je fais, poser certaines questions très dures", a-t-il dit.

"Je comprends la lassitude de l'opinion à propos de cette guerre, étant donné qu'elle s'ajoute à la lassitude à propos de la guerre en Irak", a-t-il ajouté.

Le général Stanley McChrystal, commandant des forces américaines et alliées en Afghanistan, devrait soumettre dans les heures qui viennent au Pentagone une requête formelle pour obtenir des renforts l'année prochaine.

De sources proches du gouvernement et du Congrès, le chiffre d'au moins 30.000 soldats et instructeurs est couramment évoqué.

Cette semaine, une version déclassifiée d'un rapport confidentiel de McChrystal a été diffusée par le Washington Post. L'officier y disait craindre un échec de l'intervention en Afghanistan sans l'envoi de renforts.

Mais Barack Obama a souligné qu'il voulait d'abord déterminer la bonne stratégie avant d'envisager des troupes supplémentaires.

26/9

http://fr.news.yahoo.com/4/20090926/twl-usa-obama-afghanistan-41953f5.html 



Lire la suite

n°288 - journal de l'Afghanistan- 07-09 au 29-09 -: Suite :- Obama est "impuissant" à arrêter la guerre en Irak ou en Afghanistan.

n°288 -  journal de l'Afghanistan- 07-09 au 29-09  -: Suite  :- Obama est "impuissant" à arrêter la guerre en Irak ou en Afghanistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan n° 288 - du 07-09 au 29-09

                C.De Broeder & M.Lemaire                         



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans



2 Les forces en présence

Troupes d'occupation

USA

Petraeus souhaiterait redéployer certaines troupes…

L'armée américaine souhaiterait retirer des troupes de certaines zones reculées d'Afghanistan pour les redéployer vers des centres de population où les résistants représentent une menace plus élevée, a déclaré mercredi un haut responsable militaire américain.

Le général David Petraeus, à la tête du Commandement central américain chargé notamment de superviser le conflit afghan, a estimé que les forces internationales devaient être concentrées là où elles sont susceptibles d'avoir le plus d'impact dans le combat contre les résistants islamistes.

"Les deux tiers des attaques" menées par les résistants "ont lieu dans seulement 10% des districts", a souligné le général Petraeus lors d'une conférence de presse à Washington.

"Une des approches est donc évidemment de concentrer notre effort dans les zones où l'insurrection représente la plus grande menace pour la population", a-t-il expliqué, en montrant une diapositive représentant les lieux où sont concentrées les violences en Afghanistan, avec des "points chauds" dans le sud et l'est du pays.

Les commentaires du général Petraeus, qui avait planifié la stratégie contre-insurrectionnelle des Etats-Unis en Irak, font écho à ceux du commandant de la force internationale en Afghanistan (Isaf), le général Stanley McChrystal…

24/9

http://www.rtlinfo.be/info/monde/international/273686/afghanistan-l-armee-americaine-souhaiterait-redeployer-certaines-troupes

24-09

Dans un rapport censé rester confidentiel mais publié cette semaine, David Petraeus, demande que les troupes déployées en Afghanistan "se concentrent avant tout sur les zones fortement peuplées dont les résistants cherchent à obtenir ou ont déjà le contrôle".

Des experts civils ayant contribué au rapport du général McChrystal plaident également pour que des troupes déployées dans la région peu peuplée de l'Hindou Koush, dans le nord du pays, soient redéployées vers les villes et les villages, malgré les réticences de certains responsables afghans qui craignent que le terrain ne soit laissé aux résistants.

http://www.rtlinfo.be/info/monde/international/273686/afghanistan-l-armee-americaine-souhaiterait-redeployer-certaines-troupes


Otan-Isaf

08-09

Au total, 287 militaires belges assurent actuellement la garde de l'aéroport de la capitale afghane.

(belga  & AFP)


Belgique

L'OTAN veut plus de Belges en Afghanistan

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

La présence belge en Afghanistan n'est pas négligeable. Mais Yves Leterme s'attend à des demandes supplémentaires de la part de l'OTAN.

 Le ministre belge des Affaires étrangères, Yves Leterme, a confirmé mardi qu'il s'attendait à ce que l'OTAN adresse de nouvelles demandes à la Belgique afin de renforcer son effort en Afghanistan. "On s'attend à une demande de renforts", a-t-il indiqué en marge de la 64ème Assemblée générale de l'ONU, où l'Afghanistan figure en bonne place dans les discussions entre responsables politiques présents à New York.

M. Leterme avait déjà fait cette analyse vendredi en Conseil des ministres à Bruxelles, au lendemain d'une rencontre entre les principaux ministres belges et le nouveau secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen. Ce dernier avait salué le rôle joué par l'armée belge en Afghanistan, tout en réclamant à la Belgique, comme aux autres alliés, un effort accru pour encadrer les forces de sécurité afghanes.

La situation en Afghanistan a été évoquée mardi soir à New York lors du "dîner transatlantique" qui rassemble traditionnellement les ministres des Affaires étrangères des 28 pays de l'OTAN - dont la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton - et des 27 membres de l'Union européenne.

"Il faut poursuivre la stratégie en deux volets" prévoyant des efforts supplémentaires d'un point de vue militaire et de renforcer en parallèle l'aspect civil, en faveur de l'état de droit et du développement, a indiqué M. Leterme à quelques journalistes à l'issue de cette rencontre.

De nouvelles demandes militaires

Il a confirmé que la Belgique devait s'attendre à recevoir de nouvelles demandes de la part de l'OTAN, alors que le commandant des forces internationales en Afghanistan, le général américain Stanley McChrystal, prévient que sans augmentation des moyens militaires, la coalition risque d'y subir "un échec", selon un document confidentiel révélé lundi.

M. Leterme a toutefois rappelé que la Belgique faisait déjà un "effort considérable" en Afghanistan, avec plus de 500 hommes affectés à la force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), dirigée par l'OTAN. Leur présence a été confirmée jusque fin 2010 et l'armée belge se prépare à déployer une seconde équipe d'instructeurs chargée une unité de l'armée nationale afghane (ANA) - une "Operational Mentoring and Liaison Team (OMLT, Equipes opérationnelles de conseil et de liaison) dans le jargon de l'OTAN. "On pourrait renforcer les efforts civils, concernant la police et la justice", a ajouté le chef de la diplomatie belge.

Son collègue de la Coopération au développement, Charles Michel, également présent à New York, a pour sa part révélé que le Conseil des ministres avait décidé vendredi dernier d'entamer une concertation entre les trois départements les plus concernés (le sien, les Affaires étrangères et la Defense) afin de voir comment renforcer les efforts belges en Afghanistan.

Le gouvernement belge avait décidé début avril de porter à 24 millions d'euros pour deux ans (2009 et 2010) l'enveloppe de l'aide civile à l'Afghanistan, soit un doublement de l'effort antérieur. M. Michel a toutefois admis mardi soir que la difficulté était de concrétiser cette aide, "de transformer le chèque" en projets en raison de l'insécurité croissante sur le terrain. "On combat aussi les résistants en combattant la misère", a-t-il lancé.

Lutte contre la drogue

M. Michel a rappelé que la Belgique avait déjà financé des projets multilatéraux visant à lutter contre la culture de la drogue - florissante dans les zones contrôlées par l'insurrection résistantse. Mais il a évoqué la possibilité qu'une partie de l'aide transite aussi par le biais des Equipes provinciales de Reconstruction ("Provincial reconstruction Teams", PRT), en s'inspirant de l'exemple allemand.

L'Allemagne dirige notamment une de ces PRT à Kunduz (nord), à laquelle sont affectés une vingtaine de militaires belges. Les résistants, chassés du pouvoir fin 2001 par les forces internationales emmenées par les Etats-Unis, ont considérablement intensifié et étendu géographiquement leur insurrection depuis deux ans. Les troupes de la coalition anti-terroriste et l'ISAF peinent à endiguer cette rébellion, alors que les opinions publiques occidentales s'inquiètent de l'engagement de leurs troupes, dont les pertes atteignent des records ces derniers mois.

Bien qu'aucun militaire belge n'ait encore perdu la vie en Afghanistan, M. Leterme a insisté mardi sur la nécessité de mieux expliquer au Parlement et à l'opinion publique belge les raisons de cette présence en Asie centrale. "Afin d'éviter que l'Afghanistan ne redevienne un refuge pour le terrorisme (…) et pour lutter contre la production de drogue", a-t-il résumé.

23/9

http://www.rtlinfo.be/info/belgique/societe/273329/l-otan...


Canada

Le Premier ministre canadien s'en tient au projet de retrait d'Afghanistan

 Le Canada maintiendra son programme de retrait de l'Afghanistan, bien que les Etats-Unis y prônent un renforcement de la présence militaire, a annoncé lundi le Premier ministre canadien Stephen Harper.
"Lors de ma visite aux Etats-Unis la semaine dernière, j'ai été très clair sur le fait que le Canada maintiendrait son projet (de retrait)", a déclaré M. Harper lors d'une conférence de presse tenue à Guelph, en Ontario.
"En 2011, notre présence en Afghanistan aura été aussi longue que la mobilisation de nos troupes dans les deux guerres mondiales", a indiqué M. Harper, ajoutant : "Je pense que pendant toute cette période, nous avons pu observer certains résultats du gouvernement afghan étant donné qu'il en va de leur propre sécurité".
Dans un rapport rendu public dimanche, le général américain Stanley McChrystal, commandant des forces américaines et des forces de l'OTAN en Afghanistan, a indiqué que l'Alliance transatlantique doit changer sa stratégie en Afghanistan et renforcer ses ressources pour les combats et éviter la défaite.
Si les Etats-Unis et leurs alliés ne reprennent pas l'initiative et ne mettent pas un terme à l'actuelle offensive des résistants dans les 12 prochains mois, "l'OTAN risque de se trouver dans une situation où il ne sera plus possible de vaincre la résistance".
Le général McChrystal a averti que des ressources insuffisantes pourraient causer un conflit plus long et des pertes plus importantes ainsi qu'une perte de soutien au sein de l'Afghanistan et des pays membres de l'OTAN.
Au cours de sa visite la semaine dernière à Washington, M. Harper a affirmé que son pays maintenait sa position selon laquelle le gouvernement et l'armée afghans doivent se charger progressivement de la sécurtié dans leur pays.
Tous les alliés de l'OTAN doivent savoir qu'ils travaillent pour cet objectif et que la mission en Afghanistan ne réussira pas sans une participation efficace des Afghans, a-t-il souligné lors d'une conférence de presse conjointe tenue avec le président américain Barack Obama.
Le Parlement canadien a approuvé une loi en 2008 selon laquelle les 2.500 soldats canadiens seront rapatriés avant début 2011.

Source: xinhua

22/9

http://french.people.com.cn/International/6764253.html

 

http://fr.news.yahoo.com/3/20090915/twl-canada-afghanistan-obama-fcd69a8_2.html


Danemark

19-09

Le Danemark compte actuellement environ 700 hommes sur le terrain, la plupart dans la province de Helmand, l'une des plus dangereuses du pays.

AP


France

24-09

Selon les données de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), 3160 militaires français se trouvent actuellement en Afghanistan.

fr.rian.ru/world


Grande Bretagne

16-09

Environ 9.000 soldats britanniques sont présents en Afghanistan, un engagement qui est de plus en plus impopulaire au Royaume-Uni.

16/9

http://www.lemonde.fr/

Londres prévoit d'envoyer entre 1000 et 1.500 soldats supplémentaires

Selon le Times, le ministère de la Defense britannique se préparerait à l'envoi d'un millier de soldats supplémentaires en Afghanistan pour répondre aux préconisations du général Stanley McChrystal, commandant des forces alliées dans le pays. Le chiffre d'un renfort de 1.500 soldats est avancé par certaines sources au ministère.

Le contingent britannique sur le théâtre afghan compte actuellement 9.000 soldats.

Le quotidien précise que Londres et Washington coopèrent étroitement sur ce dossier, et parle d'un "plan chorégraphié" entre le Pentagone et le ministère de la Defense d'outre-Manche.

23/9

http://www.theatrum-belli.com/archive/2009/09/22/afghanistan-londres-prevoirait-d-envoyer-entre-1000-et-1-500.html


Nouvelle-Zélande

Les troupes du Spécial Air Service néo-zélandais sont arrivées en Afghanistan

Un contingent de 71 membres du Special Air Service néo-zélandais est arrivé en Afghanistan, a annoncé le Premier ministre John Key lundi.
La Nouvelle-Zélande va fournir trois rotations de troupes SAS durant les 18 mois à venir.
M. Key a décrit ce déploiement comme une mission dangereuse, et a avoué lors d'une conférence de presse qu'il ne pouvait pas exclure que des hommes soient blessés.
Les troupes sont sous le contrôle du commandant de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) en Afghanistan dirigée par l'OTAN, pourtant, le commandement général est conservé au chef de la Force de Defense Néo-zélandaise, par l'intermédiaire d'un commandant SAS sur place.
Environ 140 membres de la Force de Defense Néo-zélandaise constituent une équipe de reconstruction de la province de Bamyan, que le gouvernement a l'intention de terminer graduellement.
C'est le quatrième déploiement de SAS en Afghanistan, le précédent ayant eu lieu en 2005, sous l'administration travailliste.
M. Key a annoncé cette arrivée juste avant son départ pour New York, où il devrait rencontrer le président américain Barack Obama brièvement.
Les Etats-Unis ayant demandé que le SAS soit envoyé à nouveau en Afghanistan, M. Key a démenti que son annonce de lundi ait été destinée à coïncider avec son .
22/9

Source: xinhua

http://french.people.com.cn/International/6763762.html



3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Karzai

Le président Hamid Karzaï, qui a ordonné une enquête gouvernementale, évoquait lundi dans le quotidien français Le Figaro "plus de 90 morts", dénonçant une "erreur de jugement".

La nouvelle a suscité l'émotion dans les capitales occidentales, dont plusieurs dirigeants - France, Italie, Luxembourg notamment - ont ouvertement critiqué la frappe aérienne,

(AFP /

 08 septembre)

http://www.romandie.com/ats/news/090908102841.akhpaox5.asp


Confection d'un président

 Karzaï en tête dans 60% des bureaux de vote

 Le chef de l'Etat sortant Hamid Karzaï restait en tête mercredi de l'élection présidentielle en Afghanistan, suivi par son principal adversaire Abdullah Abdullah, selon de nouveaux résultats partiels portant sur un peu plus de 60% des bureaux de vote.

Ces chiffres, annoncés au compte-gouttes depuis le 25 août par la Commission électorale indépendante (IEC), ne livrent qu'une tendance car ils ne portent que sur 60,34% des bureaux de vote répartis dans tout le pays, soit 3.885.338 bulletins dépouillés.

Les prochains résultats sont attendus samedi. La Commission n'a pas voulu préciser s'ils porteront déjà, ou non, sur la totalité des bureaux de vote.

Mais dans tous les cas, les résultats définitifs et officiels ne seront pas rendus publics avant le 17 septembre, au terme des enquêtes sur les plaintes pour irrégularités et fraudes.

Selon les chiffres de mercredi soir, M. Karzaï, donné favori du scrutin, rassemblait 47,3% des suffrages déclarés valides, contre 32,6% pour l'ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah.

Ces résultats restent à peu près stables par rapport aux pourcentages annoncés lundi par l'IEC, qui portaient sur un peu moins de 48% des bureaux.

Depuis le lendemain de la présidentielle du 20 août, le camp de M. Karzaï clame sa victoire au premier tour, tandis que M. Abdullah dit être en tête et accuse la partie adverse de fraudes à grande échelle.

M. Abdullah a exclu hier tout accord de partage de pouvoir avec M. Karzaï.

Pour l'emporter au premier tour, un candidat doit rassembler au moins 50% des suffrages plus une voix. Dans le cas contraire, un second tour sera organisé, sans doute en octobre.

En troisième position, le candidat indépendant Ramazan Bashardost, champion de la lutte contre la corruption, obtenait mercredi soir 11,6% des voix, suivi par l'ancien ministre des Finances Ashraf Ghani à 2,4%.

Sur 3.689.715 bulletins de vote déclarés valides, M. Karzaï en a recueilli 1.744.428, M. Abdullah 1.201.838, M. Bashardost 426.331 et M. Ghani 88.835.

L'IEC n'a pas fourni de chiffre de participation électorale.

Les violences et intimidations des résistants, conjuguées à la désillusion de la population envers sa classe politique, font craindre une forte abstention, estimée entre 30 et 35% par des sources diplomatiques occidentales.

Pour devenir définitifs, les résultats annoncés par l'IEC devront être avalisés au terme des enquêtes de la Commission des plaintes électorales (ECC) sur les plaintes déposées pour des fraudes ou des irrégularités.

Elle en avait reçu lundi 2.564, depuis le début de la campagne mi-juin, dont 2.097 depuis le scrutin du 20 août.

Parmi elles, "nous avons classé 691 plaintes en priorité A", a indiqué le porte-parole de l'ECC, Ahmad Muslim Khoram.

La priorité A concerne des fraudes présumées pouvant potentiellement changer le résultat final et devant donc être examinées de manière approfondie avant que l'ECC ne puisse certifier les résultats finaux.

Les résultats définitifs certifiés sont attendus entre le 17 et le 21 septembre.

En pleine flambée des attaques des insurgés, et alors que les forces internationales révisent leur stratégie militaire face à une situation qu'elles jugent "grave", l'Afghanistan avait organisé le 20 août la deuxième élection présidentielle de son histoire, en même temps que des élections provinciales.

De nombreux observateurs afghans et étrangers ont fait état d'irrégularités, à plus ou moins grande échelle selon les sources.

 02 septembre

http://www.romandie.com/infos/News2/090902141436.sohb1bws...

17-09

 Les fraudes apparemment massives retardent les résultats de la présidentielle du 20 août et embarrassent les Occidentaux.

Selon les experts, ils sont tiraillés entre la nécessité de conserver une certaine crédibilité et légitimité au sortant Hamid Karzaï --qu'ils ont installé au pouvoir il y a huit ans et qui est largement en tête des suffrages du 20 août--, et les difficultés qu'engendrerait l'organisation d'un second tour face à des résistants revigorés, qui ont juré de perturber le processus électoral.

Car les opinions publiques de la quarantaine de pays engagés dans la force de l'Otan, Etats-Unis en tête, sont de plus en plus rétives à l'engagement de leurs soldats dans le bourbier afghan et 2009 est déjà de très loin l'année la plus meurtrière pour les troupes étrangères.

http://www.rtlinfo.be/info/monde/international

17-09

Mercredi, la Commission électorale lui a donné la majorité absolue des suffrages avec 54,6%,, devançant largement son principal rival Abdullah Abdullah (27,8%).

Mais il ne peut être proclamé officiellement réélu qu'au terme des enquêtes sur des centaines de milliers de bulletins frauduleux qui, si une part importante sont invalidés, pourraient le pousser à un second tour.

Mercredi, les observateurs de l'Union européenne ont assuré qu'environ 1,5 million de bulletins étaient "suspects", soit près d'un sur quatre, la grande majorité en faveur de M. Karzaï. L'UE a également promis de ne pas "se faire la complice d'une tentative de fraudes massive".

"Il faut que les enquêtes soient équitables et sans ingérence", a rétorqué M. Karzaï, une vingtaine de minutes avant que l'explosion ne secoue Kaboul.

17/9

http://www.rtlinfo.be/info/monde/international

 

Afghanistan: de faux bureaux de vote pour Karzaï

Faux bureaux votant en masse pour le président sortant, vrais bureaux sous contrôle: la fraude en faveur de Karzaï serait massive.

Des partisans du président Hamid Karzaï ont enregistré avant l'élection présidentielle du 20 août des centaines de bureaux de vote fictifs où ont été ensuite comptabilisés des centaines ou des milliers de bulletins en sa faveur, a indiqué dimanche The New York Times.

Selon le quotidien qui cite des fonctionnaires afghans et occidentaux non identifiés, il y a eu au moins 800 de ces faux bureaux de vote qui n'ont existé que sur le papier.

Des employés locaux ont indiqué que des centaines, voire des milliers, de votes en faveur de Karzaï ont été comptabilisés dans chacun de ces bureaux fictifs, ajoute-t-il.

"Nous pensons qu'environ 15% des bureaux de vote n'ont jamais ouvert le jour de l'élection", indique un diplomate occidental cité par le quotidien. "Mais des milliers de bulletins y ont été annoncé en faveur de Karzaï", ajoute-t-il.

Des partisans de Karzaï ont également pris le contrôle d'environ 800 bureaux de vote réels pour enregistrer frauduleusement des dizaines de milliers de suffrages en faveur du président, ajoute The Times.

Le résultat est que dans certaines provinces les votes en faveur de Karzaï pourraient atteindre dix fois le nombre de ceux qui ont réellement voté, indique-t-il.

La Commission électorale indépendante (IEC) a annoncé dimanche que Karzaï restait en tête de l'élection avec 48,6% des votes, d'après des résultats portant sur 74,2% des bureaux de vote.

Son porte-parole Noor Mohammad Noor a également indiqué que "l'intégralité des votes émis dans 447 bureaux de vote", sur 25.450 ouverts le jour du vote, "ont été déclarés nuls à cause de fraudes". "Cela pourrait concerner autour de 200.000 votes", a-t-il précisé

http://www.liberation.fr/monde/0101589252-afghanistan-de-faux-bureaux-de-vote-pour-karzai?xtor=EPR-450206

 

Seul un échantillon des bulletins litigieux sera recompté. 

La Commission des plaintes électorales, une instance soutenue par les Nations unies, a accepté que ne soit recompté qu'un échantillon des bulletins litigieux de l'élection présidentielle afghane, a-t-on appris lundi de source officielle.

Selon des résultats partiels, le président sortant Hamid Karzaï est crédité de 54,6% des suffrages lors du scrutin du 20 août. L'invalidation d'un nombre suffisant de voix pourrait le faire passer sous la barre des 50% et ainsi entraîner la tenue d'un second tour contre son principal adversaire, Abdullah Abdullah.

Le temps presse pour la tenue d'un second tour: l'hiver arrive tôt en Afghanistan et de nombreuses routes seront impraticables. Mais attendre le printemps pourrait entraîner un vide politique dans un pays déjà déstabilisé par les résistants.

La Commission des plaintes électorales a constaté des "preuves avérées de fraudes" et ordonné un nouveau décompte des voix dans environ 3.000 bureaux de vote. Selon les autorités afghanes, un recomptage de tous les bulletins pourrait prendre deux à trois mois.

Pour accélérer ce processus, la Commission des plaintes a accepté que seul un échantillon soit recompté, a expliqué son responsable, le Canadien Grant Kippen. Elle étudie avec la Commission électorale et des experts le nombre de bulletins qui devront être examinés.

"Nous gagnerons du temps" en examinant un échantillon plutôt que chaque bulletin de vote, a-t-il souligné. Grant Kippen a assuré que cette procédure permettrait de donner une image représentative du vote, la comparant aux sondages.

21/9

http://fr.news.yahoo.com/3/20090921/twl-afghanistan-elect...

 

Quoi qu’il en soit, la confirmation de la réélection de Karzai semble acquise.

Les Etats-Unis n’auront même pas pu imposer au président sortant un second tour. Tout juste pourrait-il être contraint à composer avec sa virulente opposition et concéder à Abdullah Abdullah un poste ministériel de choix. 


Sur le terrain

27-09

Le ministre afghan de l'Energie et de l'Eau, Ismaïl Khan, a échappé dimanche à l'explosion d'une bombe qui a fait au moins trois morts à Herat, dans l'ouest de l'Afghanistan, déclarent des responsables.

Les taliban ont revendiqué cette attaque qui visait l'un de leurs plus farouches adversaires. Ismaïl Khan est membre de l'Alliance du Nord dont les forces avaient aidé l'armée américaine à renverser le régime taliban en 2001.

"La cible était Ismaïl Khan", a déclaré à Reuters par téléphone Zabihullah Mujahid, un porte-parole des taliban.

27/9

http://fr.news.yahoo.com/4/20090927/twl-afghanistan-explo...


Prisons, exactions & torture

Les prisons afghanes, un sanctuaire pour les résistants, selon Mc Christal...

Les prisons afghanes sont devenues un sanctuaire et un vivier de nouvelles recrues pour les résistants, constate le général Stanley McChrystal dans son rapport confidentiel sur l'Afghanistan.

Le chef des forces des Etats-Unis et de l'Otan dans le pays estime que les quelque 2.500 résistants détenus en Afghanistan alimentent une radicalisation des autres prisonniers - au nombre d'environ 12.000 - et utilisent les centres de détention pour planifier leurs attaques.

"Les dirigeants des résistants et d'Al Qaïda coordonnent et planifient patiemment, indifférents aux interventions du personnel pénitentiaire ou des militaires", écrit McChrystal dans ce rapport dont une version déclassifiée a été mise en ligne lundi sur le site du Washington Post.

Le général américain critique également la gestion des prisons, en particulier celle de Bagram, située sur la base aérienne de l'armée américaine au nord de Kaboul, où les détenus ont moins de droits que ceux du camp de Guantanamo.

Quelque 600 prisonniers sont enfermés à Bagram, la plupart sans aucune charge.

"Les opérations de détention américaines sont considérées par les Afghans comme secrètes et privées de jugement en bonne et due forme", note McChrystal. "En conséquence, des centaines d'individus y sont détenus sans aucune charge ou sans savoir ce qui les attend."

Cela aboutit à une radicalisation des détenus "bien au-delà des convictions qu'ils avaient avant leur capture".

Le général estime que les forces américaines doivent viser, à long terme, à cesser ces activités de détention et à les transférer aux autorités afghanes.

21/9

http://fr.news.yahoo.com/4/20090921/twl-usa-afghanistan-r...



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

n°288 - journal de l'Afghanistan- 07-09 au 29-09 -: Fin :- Obama est "impuissant" à arrêter la guerre en Irak et en Afghanistan.

n°288 -  journal de l'Afghanistan- 07-09 au 29-09  -: Fin   :- Obama est "impuissant" à arrêter la guerre en Irak et en Afghanistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan n° 288 - du 07-09 au 29-09

                C.De Broeder & M.Lemaire                         



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Sommaire.

3 Politique

2) occupants 



b) Les occupants 

1) Usa

Obama

Obama appelle à ne pas faiblir face à la menace 'Al Qaïda'.

Extrait

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

 

Le président Barack Obama s'est employé à rallier les Américains derrière la guerre en Afghanistan à l'occasion du huitième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington."Réaffirmons notre détermination face à ceux qui ont perpétré ces actes et ce complot barbares contre nous", a-t-il dit au cours d'une cérémonie en présence de 500 personnes, au Pentagone, l'un des lieux touchés par les avions de ligne détournés voici huit ans.

"Pour ce qui est de pourchasser Al Qaïda et ses alliés extrémistes, nous ne baisserons jamais la garde", a-t-il dit, avant de déposer une gerbe au monument aux victimes de l'attentat contre le Pentagone.

Cette année, la situation demeure particulièrement préoccupante en Afghanistan, que les Américains avaient envahi à la suite des attentats du 11-Septembre afin de faire tomber le régime des Talibans

et détruire les camps d'entraînement d'Al Qaïda.

L'opinion américaine soutient de moins en moins ce conflit que le président d'alors, ( Bush,) avait lancé dans le cadre d'une "guerre contre le terrorisme" plus large.

Barack Obama, qui a ordonné l'envoi de 21.000 soldats américains en renfort en Afghanistan, cherche à relancer le soutien pour une guerre de plus en plus difficile pour les troupes des Etats-Unis et de leurs alliés de l'Otan.

Le numéro un d'Al Qaïda, Oussama Ben Laden, n'a jamais été retrouvé, et les autorités américaines pensent qu'il se cache dans les régions tribales du Pakistan, limitrophes de l'Afghanistan.

Les combats sont en recrudescence en Afghanistan face à la vive résistance des résistants, et 44 soldats américains, un nombre record pour un mois, ont péri en juillet dans ce pays.

 Ross Colvin

11 septembre, 19h46

Version française Eric Faye

http://fr.news.yahoo.com/4/20090911/tts-usa-obama-11-septembre-ca02f96_1.html

 

Pas de décision "imminente" sur l'envoi éventuel de nouveaux renforts en Afghanistan.

Barack Obama a déclaré mercredi qu'il ne fallait pas s'attendre à une décision "imminente" concernant l'éventuel envoi de nouveaux renforts.

M. Obama, a souligné sa "détermination à faire les choses correctement", promettant d'associer militaires, civils et diplomates dans le processus de délibération.

La guerre en Afghanistan met mal à l'aise les sénateurs démocrates: plusieurs d'entre eux, dont le président de la commission des Forces armées Carl Levin, ont clairement exprimé leur réticence à y envoyer de nouvelles troupes.

Barack Obama a pris connaissance d'une nouvelle évaluation -pessimiste- de la situation militaire en Afghanistan et selon divers responsables à Washington, la Maison Blanche pourrait demander à cette occasion de nouveaux renforts.

Il n'y a rien d'"imminent", a noté mercredi Barack Obama. Face à l'enlisement en Afghanistan où les attaques des résistants se multiplient, le président américain a déjà annoncé l'envoi de 21.000 soldats supplémentaires d'ici la fin de l'année.

L'armée américaine compte actuellement 62.000 soldats en Afghanistan, et enregistre des pertes importantes: 51 soldats tués en août, officiellement le mois le plus meurtrier pour les GIs dans le pays depuis le début du conflit il y a huit ans.

De nombreux parlementaires démocrates en sont conscients. Il faut désormais renforcer l'entraînement et l'équipement des forces afghanes pour qu'elles puissent prendre en charge elles-mêmes la sécurité du pays, plaident-ils.

"Il y a de nombreux moyens d'accélérer les effectifs et les capacités de l'armée et de la police afghane. Ils sont fortement motivés. Je pense que nous devons poursuivre dans cette voie (...) avant d'envisager un nouvel accroissement des forces de combat au-delà de ce qui a déjà a été prévu pour les mois à venir", a souligné récemment M. Levin, en faisant état d'un consensus grandissant sur ce dossier.

Son collègue Jack Reed, également membre de la commission des Forces armées, l'approuve. Les Etats-Unis, estime-t-il, doivent bâtir une armée afghane efficace, fournir un plus grand soutien économique et politique au pays.

Ces prises de position font suite aux déclarations du ministre Gates, qui pour la première fois laissé entendre début septembre qu'il pourrait demander l'envoi de renforts en Afghanistan. Les efforts déjà consentis "commencent seulement" à prendre effet et il faut leur donner une chance de réussite, a-t-il expliqué.

AP

16-09

  http://fr.news.yahoo.com/3/20090916/twl-usa-afghanistan-obama-224d7fb_2.html  

Obama veut un nouveau plan en Afghanistan avant des renforts.

Obama a déclaré qu'il avait l'intention de mettre au point(…)  une nouvelle stratégie en Afghanistan avec de décider si les Etats-Unis devaient y dépêcher de nouveaux renforts.

Le commandant en chef des forces américaines et de l'Otan en Afghanistan, le général McChrystal, s'apprête à réclamer des forces supplémentaires contre les résistants, dont les attaques se sont intensifiées après huit ans de guerre.

L'officier a achevé son rapport, dont on s'attend qu'il se prononce sur l'envoi de 3.000 militaires de plus, à la fois des troupes de combat et des formateurs pour l'armée afghane, mais il ne l'a pas encore envoyé à Washington.

Le secrétaire américain à la Defense Gates a déclaré que le Pentagone oeuvrait de concert avec McChrystal pour établir les besoins indispensables à l'US Army.

Dans des interviews accordées vendredi aux émissions "This Week" sur ABC, "Face the Nation" sur CBS, "State of Union" sur CNN, et diffusées dimanche, le chef de la Maison blanche s'est vu demander quand il déciderait d'envoyer ou non de nouvelles troupes en Afghanistan.

Il a répondu ne pas avoir encore reçu de requête en ce sens et qu'il travaillait encore sur une stratégie adéquate pour empêcher Al Qaïda d'attaquer une nouvelle fois les Etats-Unis.

"AGIR RAPIDEMENT", DEMANDE McCAIN

"Je veux juste m'assurer que chacun comprenne que l'on ne prend pas de décision sur les ressources avant d'avoir une stratégie toute prête", a déclaré le président américain à ses interlocuteurs d'ABC.

Il a jugé important pour lui de faire preuve de scepticisme à chaque fois qu'il envoie un Américain en uniforme dans une zone dangereuse, a-t-il expliqué par ailleurs à NBC.

"Je suis celui qui doit rendre des comptes à ses parents s'il ne rentre pas à la maison. De ce fait, je dois me poser certaines questions difficiles chaque fois que je dépêche des soldats quelque part."

Tout en se défendant d'avoir un calendrier de retrait des forces américaines d'Afghanistan, Barack Obama a ajouté: "Je ne suis certainement pas quelqu'un qui croit en l'occupation illimitée d'autres pays."

Ses adversaires au Congrès, dont son rival républicain à la présidentielle de novembre dernier, John McCain, poussent le président à approuver immédiatement l'envoi de renforts en Afghanistan.

"Si on lui recommande de changer les choses en Afghanistan, où de jeunes Américains meurent tous les jours, pourquoi faudrait-il encore attendre pour qu'il se décide à suivre ou à ne pas suivre une telle recommandation ?", s'est interrogé le sénateur, le doyen des membres de la commission forces armées du Sénat.

Steve Holland,

20-09

Version française Marc Delteil

http://fr.news.yahoo.com/4/20090920/twl-afghanistan-obama-38cfb6d_1.html

 

Obama exprime de sérieux doutes sur la présidentielle afghane -

Le président américain Barack Obama a exprimé dimanche pour la première fois publiquement de sérieux doutes sur la régularité de la présidentielle afghane, une affaire qui lui complique encore la tâche à l'approche de grandes décisions sur l'envoi de renforts.

Malgré la difficulté supplémentaire causée par l'imbroglio électoral, M. Obama a aussi dit qu'il ne laisserait pas des considérations de politique intérieure influencer sa décision d'envoyer ou non davantage de soldats en Afghanistan.

La consultation "ne s'est pas déroulée aussi bien que je l'aurais espéré et le déroulement du scrutin dans certaines régions du pays pose de graves questions", a déclaré M. Obama sur NBC, l'une des cinq chaînes sur lesquelles il est apparu dimanche pour mener une grande offensive en faveur de la réforme du système de santé, sa grande priorité intérieure du moment.

"Des fraudes ont été signalées, cela ne fait pas de doute et cela semble plutôt grave à première vue", a-t-il observé sur CNN.

Le soupçon pesant sur la validité d'une grande partie des votes de la présidentielle du mois d'août, l'incertitude sur la nécessité d'un second tour et le tort causé à la légitimité du sortant Hamid Karzaï s'il devait être proclamé vainqueur compliquent les affaires de M. Obama au moment où il soumet la stratégie américaine à un réexamen.

M. Obama a fait de l'Afghanistan une de ses grandes priorités internationales. Avec l'intensification des combats, il est appelé à dire s'il dépêche encore davantage d'hommes en Afghanistan, en plus des 21.000 qu'il a annoncés en début d'année et qui porteront à 68.000 les effectifs américains.

Or l'opposition à la guerre va grandissant aux Etats-Unis, jusque dans les rangs des amis démocrates de M. Obama.

Mais sa décision sur les renforts ne sera pas "dictée par la politique du moment", a-t-il assuré sur CNN. Il a promis de se montrer "sceptique" à l'égard des requêtes des généraux au moment de trancher.

Il a éludé la question d'un calendrier de retrait qui, dans l'opinion américaine, commence à se poser pour l'Afghanistan comme elle s'était posée pour son prédécesseur George W. Bush à propos de l'Irak.

Dans cette série d'entretiens qui l'ont conduit à parler aussi bien du racisme que de l'actualité internationale, M. Obama s'est aussi exprimé sur la santé du numéro un nord-coréen, objet de spéculations diplomatiques.

M. Obama a fait référence à la récente rencontre que l'ancien président Bill Clinton a eue avec Kim Jong-il quand il s'est rendu en août en Corée du Nord pour obtenir la libération de deux journalistes.

"Je crois que l'impression du président Clinton, c'est qu'il est plutôt en bonne santé et qu'il contrôle la situation. Le savoir est important parce que nous n'avons pas beaucoup de contacts avec les Nord-Coréens", a dit M. Obama à CNN.

Il a réfuté que l'attitude "paranoïaque" de la Russie devant le projet antimissile américain pour l'Europe ait été pour quelque chose dans sa décision récente d'abandonner ce plan pour un autre.

Il a par ailleurs prévenu que le chômage aux Etats-Unis devrait encore empirer au cours des deux ou trois prochains mois. Il a refusé de dire si la récession était terminée, mais a assuré voir les signes d'une reprise.

M. Obama se prêtait à une offensive peut-être sans précédent de la part d'un président américain en apparaissant dans les émissions dominicales de cinq grandes chaînes. Il entendait défendre son projet très controversé de réforme de la santé avant que ses activités internationales ne l'accaparent au cours de la semaine.

dimanche 20 sep, 11 h 47

 (AFP) -

http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/afp/090920/monde/usa_afghanistan_conflit_cor__enord_politique_m__dias_1


Occupation de l'Afghanistan

Les Etats-Unis soupçonnent des Iraniens d'aider les résistants.

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

 

Les Etats-Unis pensent que les Gardiens de la Révolution iranien fournissent un entraînement et des armes aux résistants afghans pour les aider à combattre les forces occidentales, ont affirmé lundi des agents du contre-terrorisme américain.

Le rôle présumé joué dans l'aide aux résistants par la force Qods, unité d'élite des Gardiens de la Révolution, et l'implication des dirigeants iraniens dans cette aide ont fait l'objet de débats animés au Pentagone et au sein des services de renseignement américains.

Dans une note confidentielle, le général Stanly McChrystal, commandant des forces américaines et de l'Otan en Afghanistan, estime que l'aide militaire iranienne ne constitue pas une menace immédiate pour les forces occidentales mais qu'elle pourrait le devenir.

La CIA et d'autres agences ont étoffé leur présence en Afghanistan et déployé davantage d'agents pour répondre à une demande accrue de renseignements sur les résistants et d'autres menaces, a déclaré un responsable américain du renseignement.

Il y a deux ans, l'administration Bush avait accusé les Gardiens de la Révolution de disséminer des armes de destruction massive et elle avait imposé des sanctions à la force Qods. Elle avait accusé le groupe d'armer et d'entraîner en Irak des activistes qui s'en prenaient aux forces américaines.

Des responsables du Pentagone ont souligné que des armes et des explosifs fabriqués en Iran avaient été saisis à la fin du mois dernier dans l'ouest de l'Afghanistan, près de la frontière iranienne.

Cette importante cache d'armes, la première découverte en Afghanistan depuis près de deux ans, comportait des roquettes, des explosifs, des "engins explosifs improvisés" (IED) ainsi que des "pénétrateurs explosifs" (EFP), munitions capables de percer des blindés américains, ont-ils rapporté.

Des responsables américains se sont dit convaincus que le gouvernement iranien était au courant de cette assistance mais ils ont ajouté qu'ils ignoraient dans quelle mesure les dirigeants iraniens y étaient directement impliqué.

ROLE COMPLEXE

L'Iran,a joué historiquement un rôle complexe en Afghanistan.

Téhéran était adversaire des résistants lorsque ce mouvement sunnite fondamentaliste était au pouvoir en Afghanistan.

Depuis l'éviction des résistants à la suite de l'offensive américaine de 2001, l'Iran a fourni une assistance au développement et un soutien politique au gouvernement du président afghan Hamid Karzaï.

Des responsables américains disent que l'Iran semble avoir voulu faire d'une pierre deux coups en s'attirant les bonnes grâces des résistants au cas où ils reviendraient au pouvoir tout en tentant d'affaiblir militairement les Américains et en renforçant ses positions dans les négociations sur son programme nucléaire.

Créé après la Révolution islamique de 1979 pour protéger le régime contre les menaces intérieures et extérieures, le corps des Gardiens de la Révolution comporte environ 125.000 membres.

Qods, qui signifie Jérusalem, est l'unité spéciale des Gardiens, chargée des activités à l'étranger.

Dans sa note sur la guerre, dont le Washington Post s'est procuré une copie et l'a mise en ligne, le général McChrystal déclare que, selon ses informations, Qods entraîne des combattants pour certains groupes de résistants et fournit d'autres formes d'aide militaire aux résistants.

"La politique et les actions actuelles de l'Iran ne constituent pas une menace à court terme pour la mission, mais l'Iran a la capacité de menacer la mission à l'avenir", écrit-il.

Des responsables du Pentagone se sont dit particulièrement troublés par la présence dans la cache récemment découverte en Afghanistan d'engins explosifs improvisés parce que ces armes sont responsables du plus grand nombre de pertes occidentales.

21/9

http://fr.news.yahoo.com/4/20090921/twl-afghanistan-iran-...

 

 

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28/09/2009

n°115 - Les dossiers du Liban- 26-09 : Début :- Israël pourrait disparaître dans 20 ans selon la CIA.


n°115 - Les dossiers du Liban- 26-09 : Début :- Israël pourrait disparaître dans 20 ans selon la CIA.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du liban n°115 du 26-09

   C.De Broeder & M.Lemaire

 



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Sommaire :  

1 Dossiers

1-1 Leila Mazboudi : Scénarios de la 3ème guerre du Liban : le complexe Mirkavas et la hantise d'antiaériene.

1-2 Normalisation avec l'ennemi : les Emirats chassent les Libanais Chiites et les Gazaouis proches de la Résistance.

1-3 Point de vue de Scarlett Haddad : Et si l’implantation des Palestiniens n’était pas un épouvantail ?

1-4 Israël, 4ème Pays Le Plus Dangereux Au Monde, Pourrait Disparaître Tranquillement D'Ici 20 Ans.

1-5 Israël pourrait disparaître dans 20 ans selon la CIA.

1-6 Hariri et l’impasse libanaise (vu par le journal de droite israélien ‘Guysen’).

Suite

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Ahmed Loutfi, Aliaa Al-Korachi : Un témoin gênant pour Israël.

2-2 Suzanne Baaklini : Liban : Menaces extérieures, laxisme intérieur.

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Les journalistes, nouveaux acteurs des relations internationales.

3-2 Myriam Abraham : Nouvelle Institut de Propagande Fasciste pour Contrôler Les Analogies Historiques faites sur Les USA & Israël.

3-3 Brahim Takheroubt : Une autre gifle pour les Arabes.

4 Annexe.

4-1 Sayed Nasrallah: Nous écraserons l'armée israélienne en cas de guerre.

 


1 Dossiers

1-1 Leila Mazboudi : Scénarios de la 3ème guerre du Liban : le complexe Mirkavas et la hantise d'antiaériene.

Planifier une guerre est certes beaucoup plus complexe que proférer les menaces de guerre.

Les conséquences d'une guerre psychologique étant moins tangibles que celles d'une guerre réelle. Trois ans après la "deuxième guerre du Liban" (appellation convenue par les autorités israéliennes) la direction militaire ne semble pas avoir tranché quelle stratégie à suivre en cas de troisième guerre. 
C'est en tout cas ce qui a filtré de la conférence israélienne annuelle d'Al Latroune, qui discute régulièrement des questions ayant trait aux techniques de la bataille terrestre. Avec la participation de parties militaires et académiques internationales.  
Selon le quotidien israélien Yédiot Aharonot, la question qui a suscité la controverse se rapporte principalement au rôle que devrait jouer l'unité des blindés.

Il faut croire que le " massacre des mirkavas" (appellation donnée par le Hezbollah à la déroute de la troisième génération des chars israéliens Mirkavas durant la guerre de 2006) hantait les esprits.
Alors que certains hauts officiers, dont le général   Agay Ahazkili, ont proposé d'agir vite, investissant unités de blindés et d'infanterie dès le début dans la bataille, d'autres voix se sont élevées contre cette suggestion,  la qualifiant d'erronée, et suggérant de se contenter de laisser agir les unités d'infanterie.
Était de cet avis le général Joseph Bakhar, qui avait servi comme vice-commandant de la légion de Galilée et connait bien le Liban: " tout ceux qui pensent faire une opération rapide en profondeur vont devoir essuyer un nouvel échec au Liban", a-t-il affirmé soulevant la deuxième problématique de la prochaine guerre: celle d'être rapide ou longue. Selon lui, " chaque village libanais des 165, a besoin d'une brigade, alors que chaque légion n'en compte que quatre" d'où la nécessité d'une guerre pltôt longue.
Autre source d'inquiétude de l'entité sioniste: Que le Liban s'acquiert un système de défense antiaérien. Ses médias se sont particulièrement intéressés à l'information véhiculée par le quotidien libanais al-Akhbar révélant une offre présentée par l'Iran de lui fournir les armements dont il a besoin et d'une réponse libanaise en vue de s'acquérir des armements antiaériens.
Le Yédiot Aharonot s'est demandé si l'Iran allait devenir le principal fournisseur d'armes de l'armée libanaise, " alors qu'il l'est déjà pour le Hezbollah". Non sans inquiétude, il a rappelé la tournée que le président libanais Michel Souleimane a faite aux usines militaires iraniennes lors de sa visite officielle en Iran.
Alors que le Maariv a lancé un cri d'alarme: " si le Liban obtient ce système, l'équilibre stratégique sur la frontière nord en serait fortement ébranlé" s'est-il inquiété.
Sachant que l'importance de la force aérienne a été reléguée à un second degré par les militaires israéliens au profit de la guerre terrestre: " Israël ne sera pas capable de gagner la prochaine guerre, sans envoyer ses forces terrestres envahir les territoires de l'ennemi" a indiqué le commandant des forces terrestres Avi Mizrahi, selon lequel "seule l'invasion terrestre permet de mettre fin à la confrontation et de vaincre ".
Concernant la prochaine confrontation contre le Liban, " elle sera globale, et contre un adversaire qui va joindre à ses forces des unités de partisans" a-t-il conclu. Indiquant que les batailles auront lieu  dans des régions peuplées, ainsi que dans des positions souterraines.

Leila Mazboudi

Jeudi 03 Septembre

 http://www.almanar.com.lb

http://www.alterinfo.net/Scenarios-de-la-3eme-guerre-le-complexe-Mirkavas-et-la-hantise-d-antiaerien_a36302.html


1-2 Normalisation avec l'ennemi : les Emirats chassent les Libanais Chiites et les Gazaouis proches de la Résistance.‏

Résumé de l'article : "Les Emirats expulsent des Libanais chiites et des Palestiniens jugés proches de la Résistance", par Hassan 'Alayk, publié sur Al-Akhbar le 04/09/09.

L'Union des Emirats Arabes Unis (UEA) a expulsé et officiellement interdit de retour plus de 45 hommes d'affaires et employés libanais (en réalité des dizaines d'autres personnes sont concernées) au cours des deux derniers mois, dont certains résidaient dans l'UEA depuis plus de vingt ans.

Le motif officiel de ces expulsions demeure inconnu.

Les autorités émiraties ont invoqué un arrière-plan sécuritaire, alors qu'il n'existe aucun problème juridique ou sécuritaire qui puisse être reproché à aucune des personnes expulsées. On remarque cependant que l'ensemble des expulsés libanais sont de confession chiite et que la plupart d'entre eux ont été approchés, avant la décision d'expulsion, par les services de sécurité émiratis en vue de collaborer avec eux et de fournir des informations sur la communauté chiite aux Emirats et sur le Hezbollah au Liban

La gravité de cet évènement a déclenché une réaction officielle libanaise de sorte que le President Suleiman, a dépêché sur place le chef de la Garde républicaine pour obtenir des informations. En réponse les autorités émiraties ont promis de fournir une explication dans dix jours...

La décision de l'UAE rentre dans le cadre de la campagne américaine contre la résistance dans le but d'assécher ce qui est considéré par les Etats-Unis et Israël comme la source financière du Hezbollah.
Elle est concomitante avec l'interdiction d'entrée à Abidjan (Côte d'Ivoire) le 6 août dernier de Abdel Men'em Kubeissi, un religieux libanais de nationalité ivoirienne et résident depuis plus de 20 ans dans le pays. Le ministre de l'Intérieur ivoirien a reconnu que les Américains avaient exigé l'arrestation de Monsieur Kubeissi mais que les autorités ivoiriennes s'étaient limitées à l'interdiction d'entrée. Pour rappel, Monsieur Kubeissi avait déjà fait l'objet d'un gel de ses avoirs par le Trésor américain au motif qu'il était le représentant personnel du Sayyed Hassan Nasrallah et le responsable du financement du Hezbollah en Côte d'Ivoire.

Des accusations et mesures analogues ont touché un autre homme d'affaires libano-sierra léonais, Kassem Taj el Dine.
Enfin, ces manœuvres ne sont pas étrangères à la campagne médiatique menée par les Etats-Unis et Israël en Afrique de l'Ouest sous prétexte de la préparation d'opérations du Hezbollah contre les sionistes en réponse à l'assassinat de Imad Mughniyeh.
Par ailleurs, le correspondant de Al-Akhbar à Gaza rapporte, selon des sources du Hamas, que des Palestiniens originaires de Gaza résidant dans l'UEA ont reçu l'ordre de quitter le territoire dans un délai de trois jours sous la menace de poursuites judiciaires. Près de 350 Gazaouis auraient déjà été expulsés de l'émirat d'Al Ayn.
Pour rappel, ces Palestiniens détiennent des documents de voyage égyptiens ou jordaniens temporaires et se retrouveront, par conséquent, transférés d'une frontière à l'autre des pays arabes qui refusent l'entrée aux détenteurs de documents temporaires...
Source : Al Akhbar

Traduction : Nadine Acoury

5/9

http://www.alterinfo.net/Normalisation-avec-l-ennemi-les-Emirats-chassent-les-Chiites-et-les-Gazaouis%E2%80%8F_a36337.html

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12620&type=analyse&lesujet=normalisation


1-3 Point de vue de Scarlett Haddad : Et si l’implantation des Palestiniens n’était pas un épouvantail ?

Ndlr : La publication de L'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Les déclarations de l’émissaire américain Mitchell au cours de sa dernière visite à Beyrouth ont eu beau se vouloir rassurantes, le projet d’implanter les Palestiniens au Liban reste dans les esprits. Simple épouvantail ou menace réelle, la question demeure posée et les réponses varient selon l’appartenance politique et confessionnelle des uns et des autres.

Des rapports diplomatiques occidentaux sont récemment parvenus au palais Bustros faisant état d’une « opportunité rare de régler le problème des réfugiés palestiniens à travers leur maintien dans les pays d’accueil moyennant des compensations financières et une possibilité de leur accorder des pièces d’identité palestiniennes une fois l’État palestinien démilitarisé déclaré ».

L’idée pourrait paraître séduisante et calmer les appréhensions de certaines parties libanaises qui craignent un changement démographique du Liban si les réfugiés palestiniens devaient y être intégrés en tant que citoyens. Mais des parties au sein de l’opposition n’y croient pas et considèrent que ce projet vise à la longue à intégrer les Palestiniens en dépit de toutes les assurances données officiellement. Selon des personnalités de l’opposition, les différentes administrations américaines passent et le projet reste le même.

Depuis le temps que la communauté internationale cherche une solution au problème israélo-palestinien, la seule possibilité sérieusement envisagée est de garder les réfugiés dans les pays d’accueil et en particulier au Liban, où la fragilité de la cohésion nationale, selon les rapports diplomatiques occidentaux, est de nature à faciliter ce genre d’intégration. Les personnalités de l’opposition estiment ainsi que l’administration Obama est pressée de réaliser une percée dans le dossier israélo-palestinien et les dirigeants israéliens n’ont jamais été aussi clairs sur leur refus d’accepter le retour de tout Palestinien dans les territoires occupés, même après la création d’un État palestinien, mais aussi sur leur volonté de se débarrasser des Arabes installés chez eux sous couvert de la « judaïsation » de l’État d’Israël.

Il faut donc trouver au plus vite une solution aux réfugiés palestiniens et aux Arabes israéliens. Les pays arabes contactés auraient refusé de les recevoir chez eux sous prétexte que les Palestiniens sont un facteur de déstabilisation, car ce sont des combattants, qui plus est, révoltés et prêts à tout, menaçant ainsi les régimes en place. De plus, pour la première fois depuis l’éclatement du conflit israélo-arabe, les pays arabes sont si affaiblis qu’ils ne s’opposeraient plus à l’implantation des Palestiniens considérée à juste titre comme l’enterrement de la cause palestinienne.

L’Égypte est désormais alignée sur la politique américaine et cherche à satisfaire celle-ci pour assurer une succession en douceur du régime. Empêtrée dans le dossier palestinien, elle va même jusqu’à déférer une cellule présumée du Hezbollah devant la justice sous prétexte qu’elle chercherait à renverser le régime. De son côté, l’Arabie saoudite a ses propres problèmes et cette grande puissance régionale ne parvient pas à résoudre trois grands dossiers quasiment à ses frontières, la guerre fratricide au Yémen, la situation en Iran et le dossier interpalestinien désormais passé entre les mains de l’Egypte.

Le scénario du pire

Face à un monde arabe neutralisé - qui ne peut même pas résoudre le conflit émergent entre la Syrie et l’Irak, cédant ainsi ses prérogatives à la Turquie pour une médiation qui, elle aussi, piétine  - il devient plus facile de faire passer l’idée de l’implantation des Palestiniens, d’autant que l’exacerbation des sentiments confessionnels au Liban favorise ce genre de projet, les Palestiniens n’étant plus perçus comme une entité arabe, mais comme les membres d’une confession. D’ailleurs, estiment les personnalités de l’opposition, ce n’est pas un hasard si la discorde entre sunnites et chiites est en train de se renforcer dans toute la région.

Cette approche confessionnelle favorise les projets de division. Le plan, toujours selon ces personnalités de l’opposition, serait donc de provoquer des troubles entre sunnites et chiites au Liban, d’abord pour affaiblir la communauté chiite et ensuite pour effriter le Liban. Les chrétiens rêvant en majorité de s’en aller, selon les rapports diplomatiques, et étant surtout les plus en mesure de s’intégrer au sein des sociétés occidentales, ils ne constitueraient plus qu’une petite communauté qui ne serait plus en mesure de s’opposer à un projet comme celui de l’implantation. Pour les personnalités de l’opposition, il ne serait même plus question de leur donner un canton ou un mini-État, contrairement à ce que croient certains, car ils seraient trop peu nombreux et ils devraient s’incliner devant le fait accompli. D’ailleurs, la décision pourrait ne pas être prise d’un coup, mais l’implantation se ferait par étapes, au fil du temps, les Palestiniens des nouvelles générations, même dotés d’un passeport de leur pays, seraient intégrés bon gré mal gré au sein de la société libanaise.

Face à ce plan implacable, affirment les personnalités de l’opposition, ni les dispositions de la Constitution ni les déclarations tonitruantes ne fournissent une protection sérieuse.

Le meilleur moyen de lutter contre ce plan serait donc de surmonter les susceptibilités confessionnelles et de renforcer l’unité nationale. Un rêve ?

Scarlett Haddad –

L’Orient-le-Jour

23 septembre 2009 -

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7339


1-4 Israël, 4ème Pays Le Plus Dangereux Au Monde, Pourrait Disparaître Tranquillement D'Ici 20 Ans  (Selon La CIA)

Les Sionistes ont chassé les Palestiniens de leur Terre pour créer un état pour que les Juifs viennent y vivre en toute "sécurité et paix". 61 ans après Israël est le 4ème pays le plus dangereux au monde pour tous ses habitants quelque soit leur religion, origine ethnique...

Dans 20 ans Israël, entreprise coloniale, aura tranquillement disparu, ce n'est pas un souhait du président Iranien Ahmadinejad, mais la conclusion à laquelle aboutit un rapport récent de la CIA.

L'Indice de Paix Mondiale (Global Peace Index) vient juste d'être publié par le quotidien anglais The Guardian
Les 10 premiers pays considérés comme les plus pacifiques sont :
1. La Nouvele Zélande
2. Le Danemark
3. La Norvège
4. L'Islande
5. L'Autriche
6. La Suède
7. Le Japon
8. Le Canada
9. La Finlande
10. La Slovenie

Les 4 derniers pays de la liste donc considérés comme les plus dangereux :
141. Israël
142. La Somalie
143. L'Afghanistan
144. L'Irak

Le Global Peace Index offre une classification annuelle de 144 des nations du monde. Selon The Guardian, l'Index a été calculé par l' Economist Intelligence Unit pour le compte d'une nouvelle boîte à penser l'Institute for Economics and Peace. Ils utilisent pour établir cette liste annuelle 23 critères mixtes, dont ceux de guerres étrangères, conflits internes, respect des droits humains, nombre de meurtres, nombre de personnes en prison, le commerce d'armes, et les degrés de démocratie. Apparemment, le fait qu'Israël se définisse comme la "seule démocratie au Moyen Orient", et comme ayant l'armée la "plus morale au monde" ne l'a pas empêché d'être le quatrième pays le plus dangereux au monde.
Cette année, Israël se retrouve une nouvelle fois en bas de la liste, perdant une place comparée à l'année dernière. Même le Congo et le Soudan sont considérés comme étant moins dangereux. Les trois pays les plus dangereux sont la Somalie, l'Afghanistan et l'Irak. Ce pays, toujours sous occupation américaine, continue donc d'être le plus dangereux au monde malgré les affirmations contraires de l' Administration américaine. Les Etats Unis occupent la 83 ème place, la Grande Bretagne la 35 ème. C'est plus dangereux de vivre à Londres qu'au Botswana, en Corée du Sud - malgré les armes nucléaires de son voisin la Corée du Nord à propos desquelles s'agitent les médias propagandistes de l'establishment - la Malaisie, et le Qatar, ce dernier étant pourtant situé à proximité de l'Iran autre pays diabolisé et toujours porté sur la liste des pays de l'Axe du Mal malgré la rhétorique "d'ouverture" d'Obama.
Avec un seuil de dangerosité aussi élevé, on comprend pourquoi le tourisme en Israël est en chute libre: moins 27% de fréquentation de touristes étrangers et cela à cause de l' Opération Plomb Durci qui a fait 1400 morts majoritairement des civils dans la population palestinienne de Gaza. Le taux d'occupation des hôtels au niveau national n'était que de 59% soit une chute de 18%, les nuitées des touristes étrangers ont chuté de 26% les quatre premiers mois de l'année, d'où les campagnes agressives de publicité en Europe telle celle dans le métro parisien où on a pu voir une affiche d'une campagne touristique montrant le Grand Israël ce qui a donné lieu à une déferlante de protestations obligeant la RATP à enlever cette affiche.
Autre information importante livrée par ce Global Peace Index:
Cette année,selon le rapport publié avec les résultats, ces derniers sont affectés par la crise économique qui rend le monde plus dangereux. D' après les auteurs, " cela reflète l'intensification des conflits violents dans certains pays et les effets à la fois de la flambée des prix de la nourriture et du pétrole début 2008, et la crise économique dramatique lors du dernier quart de l'année.... Une rapide montée du chômage, le gel des salaires, la chute des prix de l'immobilier, la baisse des pensions et économies, créent un ressentiment dans les populations de nombreux pays, et cela a des répercussions politiques enregistrées par le GPI à travers différents indicateurs qui mesurent la sûreté et sécurité dans la société"


1-5 Israël pourrait disparaître dans 20 ans selon la CIA.

Un autre rapport "explosif", auquel un nombre limité de personnes ont eu accès, résultat d'une étude menée par la CIA, met en doute l'existence d'Israël dans 20 ans.

Le rapport de la CIA prédit un " mouvement inexorable allant d'une solution à deux états à celle à un état, comme le modèle le plus viable sur la base de principes démocratiques d'égalité totale, repoussant le spectre d'un régime d'apartheid colonial, acceptant le retour des réfugiés de 1947/48 et ceux de 1967, le retour de ces derniers étant une pré-condition pour une paix durable dans la région."
Cette étude de la CIA prévoit le retour de tous les Palestiniens dans les territoires occupés et l'exode de 2 millions de Juifs - qui iront s'installer aux US et dans d'autres pays dans les quinze prochaines années. " Il y a plus de 500 000 Israéliens qui détiennent des passeports américains et plus de 300 000 qui vivent dans le seul état de Californie" selon ce qu'a dit le juriste international, Franklin Lamb, lors d'une interview accordée à la TV iranienne Press TV en Mars dernier. Il a ajouté que ceux qui n'avaient pas de passeport américain ou d'un pays occidental, en avaient déjà fait la demande.
"Donc je pense que c'est écrit sur le mur, au moins pour le public en Israël.... ce qui suggère que l'Histoire rejettera l'entreprise coloniale tôt ou tard..." a-t-il ajouté.
Franklin Lamb, qui a eu accès à ce rapport, dit que la CIA y fait allusion à la chute rapide et imprévue du régime d'Apartheid d'Afrique du Nord, et rappelle la désintégration de l'Union Soviétique au début des années 90, suggérant que la fin du rêve d'une "terre israélienne" pourrait se produire " bien plus tôt" que tard.
L'étude prédit également le retour de plus d'un million et demi d' Israéliens en Russie et dans d'autres parties de l'Europe, et note un déclin dans le taux de natalité israélien alors que le taux de natalité de la population palestinienne augmente.
Les membres du Comité du Renseignement du Sénat US ont été mis au courant de ce rapport. Il se pourrait donc qu' Obama en ayant eu connaissance, tente en coulisse de convaincre les Israéliens que c'est dans leur intérêt, avant qu'il ne soit trop tard, d'accepter la solution à deux états. Cette solution, le vice président américain, Joe Biden, un Sioniste - c'est ainsi qu'il se présente lui-même - l'a soutenu récemment à la conférence du Lobby pro sioniste AIPAC proche du gouvernement Netanyahou.
Mais, les prédictions de la CIA risquent de se concrétiser à cause du glissement vers l'extrême droite du gouvernement de Tel Aviv, et cela ne peut aller qu'en s'accentuant, au risque de pousser les "Sionistes modérés" à faire leur valises et partir, ce que certains ont déjà fait, tournant la page du "rêve sioniste".
Le monde débarrassé du Sionisme dans 20 ans ?
Espérons que cela sera, comme le dit le rapport de la CIA " bien plus tôt" que tard.

Myriam Abraham

03 Juin 2009

http://www.planetenonviolence.org/Israel,-4eme-Pays-Le-Plus-Dangereux-Au-Monde,-Pourrait-Disparaitre-Tranquillement-D-Ici-20-Ans-Selon-La-CIA_a1926.html


1-6 Hariri et l’impasse libanaise (vu par le journal de droite israélien ‘Guysen’)

Le chef de la majorité au Liban, Saad Hariri, a été de nouveau chargé de former un gouvernement mercredi 16 septembre. Cette désignation risque de ne pas mettre fin à l'impasse politique que traverse le pays en raison de divergences persistantes avec le camp mené par le Hezbollah.

Une semaine après avoir renoncé à former un cabinet d'union en raison du rejet par la minorité de sa liste de ministres, Saad Hariri a été à nouveau désigné par le Président de la République libanaise Michel Sleimane, au terme de consultations avec les députés. Sur les 128 parlementaires, 73 ont proposé son nom.

« Nous faisons face à une nouvelle échéance », a déclaré au palais présidentiel Saad Hariri, qui a accepté la mission. Contrairement à son discours lors de sa première désignation, Saad Hariri n'a pas expressément indiqué qu'il allait former un gouvernement d'union nationale. « Les conditions posées lors de ma première désignation ont barré la route à la formation d'un gouvernement d'union nationale et empêché la mise en œuvre de la formule sur laquelle nous étions d'accord avec le Président de la République », a-t-il affirmé.

 Au départ, les parties étaient tombées d'accord sur la formule de répartition des portefeuilles. Quinze ministres pour la majorité, dix pour la minorité et cinq ministres « neutres » choisis par le Président de la République. Les consultations ont bloqué sur les noms de certains ministres et la nature des portefeuilles accordés à la minorité.

Cette fois, Saad Hariri insiste : « Je ne veux pas faire de promesses en l'air ». Le fils de l'ancien Premier ministre assassiné Rafic Hariri, qui avait été désigné une première fois le 27 juin, a précisé qu'il allait mener « des concertations englobant toutes les parties dans les prochains jours, après la fin du mois du ramadan », soulignant qu'il serait « ouvert à toutes les idées ». « Je m'engage devant Dieu et devant les Libanais à respecter la constitution et à œuvrer en vue d'une large participation nationale, sur la base du dialogue et malgré les divergences », a-t-il souligné.

 L'impasse gouvernementale ravive la tension dans le pays plus d'un an après des affrontements sanglants entre partisans des deux bords. L’instabilité politique risque aussi de profiter au Hezbollah. D’ailleurs, la majorité accuse l'allié chrétien du Hezbollah, Michel Aoun, de mettre des bâtons dans les roues en voulant, entre autres, maintenir son gendre Gebrane Bassil comme ministre des Télécommunications. Cette demande a été rejetée par M. Hariri.

 Les deux camps s'accusent mutuellement de blocage. La majorité considère la minorité inféodée à Damas et Téhéran. La minorité accuse à l’inverse la majorité de suivre les voies de Washington et Ryad. Ces accusations mutuelles sont lourdes de sens. Le camp de Saad Hariri dénonce une trop grande proximité du Hezbollah avec les assassins de Rafic Hariri. Et c’est précisément le Hezbollah qui empêche la formation d’un gouvernement d’union, au prétexte que ce mouvement terroriste joue un rôle particulier au Liban en se présentant comme les gardiens des frontières sud du Liban…

 En outre, le gouvernement d'union était une revendication de la minorité qui refuse que la majorité s'arroge les décisions importantes, notamment sur la question délicate de l'arsenal militaire du Hezbollah, et du risque que représentait pour tous les libanais de nouvelles attaques terroristes depuis le territoire libanais. Quels que soient les mouvements terroristes qui tireraient des missiles contre Israël, Jérusalem considère Beyrouth comme responsable.

 La semaine dernière, un groupe lié au réseau terroriste d'Al-Qaïda, les «brigades Abdallah Azzam», a revendiqué les tirs de missiles du Liban sud en direction de  Nahariya. Ce groupe avait déjà revendiqué le sanglant attentat de Charm el-Cheikh qui avait causé la mort de 88 personnes dans la nuit du 22 au 23 juillet 2005. Le Liban abrite d’autres groupes terroristes dangereux pour la sécurité d’Israël, et pour la sienne.Le risque d’une nouvelle guerre civile n’est pas écarté. Des observateurs et des hommes politiques craignent également qu'une prolongation de l'impasse ne se répercute sur la sécurité à l’intérieur du pays.

Le Liban a connu une période de calme au cours de l'année, attirant un nombre record de touristes durant l'été, mais l'impasse actuelle fait craindre une résurgence de la crise qui avait éclaté fin 2006 et atteint son paroxysme en mai 2008 avec des heurts sans précédent depuis une guerre civile qui avait duré quinze ans.

La crise, qui était également axée sur le partage de pouvoir, avait été désamorcée avec la signature de l'accord interlibanais de Doha le même mois. Le Qatar a proposé jeudi dernier d'accueillir une nouvelle conférence.

Agé de 39 ans, l’œil noirci par le deuil de son père, mais le visage poupon, sincère et rassurant pour la majorité des Libanais, Saad Hariri est né dans la guerre civile que Damas aurait souhaité à nouveau déclencher, en commanditant l’assassinat de son père. Parmi les Etats qui souvent expriment leur souci de voir le Liban en paix, trop rares sont les représentants à avoir salué ce que l'on appelle, soit,  rarement en politique, le courage.  

Critiqué par le Hezbollah allié au général Aoun, Saad Hariri ne saurait être taxé par ses opposants d'entretenir toute forme de relation avec Israël... Au contraire, le Premier ministre désigné avait montré un patriotisme particulièrement sourcilleux, voire arrogant, lorsque l'Etat juif avait prévenu Beyrouth qu'il ne se priverait pas de riposter en cas d'attaque en provenance du pays du Cèdre. Pourtant, la première difficulté du prochain gouvernement libanais sera bien de faire respecter la résolution 1701. Droit international oblige.

David Bronner pour Guysen International News

16 septembre

http://www.guysen.com:80/articles.php?sid=10733



n°115 - Les dossiers du Liban- 26-09 : Suite :- Israël pourrait disparaître dans 20 ans selon la CIA.


n°115 - Les dossiers du Liban- 26-09 : Suite  :- Israël pourrait disparaître dans 20 ans selon la CIA.



dossiers du liban n°115 du 26-09

   C.De Broeder & M.Lemaire

 



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Sommaire :  

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Ahmed Loutfi, Aliaa Al-Korachi : Un témoin gênant pour Israël.

2-2 Suzanne Baaklini : Liban : Menaces extérieures, laxisme intérieur.

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Les journalistes, nouveaux acteurs des relations internationales.

 


2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Ahmed Loutfi, Aliaa Al-Korachi : Un témoin gênant pour Israël.

UNRWA . L’organisation qui s’occupe des réfugiés palestiniens prépare son 60e anniversaire à l’heure des intrigues d’Israël, pour lequel elle est la preuve de l’existence d’un peuple chassé de ses terres.

Gaza, secteur martyrisé, immense camp de réfugiés. Ce mois d’août, on a vu cependant un spectacle de milliers d’enfants faisant voler des cerfs-volants dans le ciel battant ainsi le record du plus grand lâcher de cerfs-volants dans le ciel.

Cette manifestation s’inscrit dans le programme des jeux d’été organisés par l’Office de secours et de travaux des Nations-Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (Unrwa), comme le souligne l’agence palestinienne WAFA. « Voir ces jeunes enfants, qui, il y a quelques mois encore, vivaient au milieu du conflit, si heureux m’a touchée », a expliqué l’humanitaire Johanne van Dijk, travaillant pour l’Unrwa, interrogée par le Centre d’actualités de l’Onu, à l’occasion de la Journée internationale de l’aide humanitaire célébrée le 19 août.

Mme Van Dijk a rendu hommage à « l’incroyable détermination de la population » de Gaza qui continue, avec cet esprit remarquable et admirable, d’aller en avant et d’essayer de fournir une vie décente à ses enfants. Juste des activités emblématiques ? L’Unrwa, qui prépare la célébration du 60e anniversaire de sa création, a quasiment l’âge du dossier dont elle se charge, et est souvent placée entre l’enclume et le marteau. Sa responsabilité c’est quasiment tout un peuple qui s’est trouvé dépossédé de sa patrie en 1948 et qui a été pris sous le feu de la guerre qui n’a fait que confirmer son caractère, voire son statut de réfugié ni plus ni moins. Du côté israélien, c’est « le feu des soldats portés sur les rivages » si l’on veut pasticher ce vers d’Aragon. Du côté arabe comme du côté international, c’est un processus politique hasardeux.

En réalité, la communauté internationale a réagi à l’exode massif de Palestiniens en créant l’Unrwa en 1949 avec objectif officiel de venir en aide aux réfugiés (cet organisme intervient en Cisjordanie et dans la bande de Gaza ainsi qu’en Jordanie, en Syrie et au Liban). Et comme on le souligne lorsque a été élaboré le statut d’une organisation (le Haut Commissariat aux Réfugiés HCR) ainsi que la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés (Convention des réfugiés), on y a fait figurer des dispositions excluant les Palestiniens qui recevaient une aide de l’Unrwa. Ils  sont devenus la seule population réfugiée au monde exclue de la protection internationale reconnue. D’ailleurs, selon la définition de l’Unrwa, un « réfugié de Palestine » est une personne dont le lieu de résidence habituel était la Palestine entre juin 1946 et mai 1948 et qui a perdu à la fois son domicile et ses moyens de subsistance. Une définition qui dérange beaucoup Israël et ses partisans.

Autant d’aspects qui résument le caractère tragique de la situation des Palestiniens et qui donnent à l’Unrwa une spécificité indéniable pour laquelle elle se bat souvent contre vents et marées. Israël, depuis la création de l’Unrwa, essaye de la délégitimer.

Les attaques à l’encontre de l’Unrwa ont été un « fil rouge » de tous les gouvernements israéliens depuis les années 1960, car l’agence onusienne est devenue aux yeux du peuple palestinien le symbole vivant des aspirations des réfugiés au retour dans leurs foyers.

selon Mohamad Khamis, directeur de rédaction du magazine Al-Qods, cette organisation, malgré son existence, reste une adresse pour les réfugiés palestiniens. Son absence signifie la disparition de ce procès.

D’ailleurs, il relève que si l’Unrwa a joué un rôle important du point de vue humanitaire, il est évident qu’au cours des dernières années, « il y a de la provocation de la part d’Israël. Voire cela a commencé après 2000, lorsque le président américain Bill Clinton a proposé une solution pour résoudre le problème des réfugiés qui consistait en rapatriement et compensation. Les Américains allaient payer 40 milliards de dollars aux Palestiniens et la même somme à la Syrie, le Liban et la Jordanie pour accueillir des réfugiés. Depuis, Israël ne fait que mener campagne contre l’Unrwa qui incarne une cause qui dérange la conscience mondiale. Elle est la représentation essentielle du problème des réfugiés ». La campagne israélienne, on le voit bien, a pour but définitif qu’il n’y ait pas de peuple palestinien. « C’est la psychologie du voleur ? L’Unrwa reste témoin d’un drame qu’Israël veut faire disparaître », ajoute le journaliste palestinien. Son point de vue est celui de tous ceux qui ont une approche logique et humaine de la question. Au regard de la réalité, la question qui ne cesse d’être posée est : comment la communauté internationale peut-elle accepter et entériner l’expulsion d’un peuple, rester sourde à sa revendication de retour à son pays, pourtant votée par l’Onu ?

En fait, Tel-Aviv et le lobby juif en Amérique ne cessent de lancer une campagne malveillante contre l’Unrwa.

Ce lobby, qui mène tambour battant une campagne contre tout ce qui représente une reconnaissance des droits palestiniens, voire de l’existence même d’un peuple palestinien, s’en prend à l’Unrwa par tous les moyens et en prétextant tous les arguments si faux soient-ils. Le lobby sioniste-américain a demandé au secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, le renvoi immédiat de la commissaire générale de l’agence Karen AbuZayd et le directeur des opérations John Ging. C’est l’influent Centre Simon Wiesenthal, qui est la plus grande institution juive des droits de l’homme dans le monde et qui comprend 400 000 membres, qui accuse l’Unrwa d’être pro-Hamas et ce parce que selon cette organisation, l’Unrwa a refusé d’enseigner l’Holocauste dans ses écoles à Gaza. Et de prétendre que Karen AbuZayd, lors de la conférence de presse, s’est comportée « comme un membre officiel du mouvement Hamas ». Quant à John Ging, il est pris à partie parce qu’il « fait infraction à l’Onu en affirmant qu’un programme scolaire palestinien ne peut comprendre des choses qui vont à l’encontre de la volonté du peuple palestinien ».

Et pourquoi cette vindicte contre Ging ? Depuis le 1er février 2006, John Ging dirige les opérations de l’Unrwa à Gaza.

Il a toujours mis en relief que la situation à Gaza « n’est pas mauvaise. Elle est pire que tout ce que l’on peut imaginer. L’énorme pression morale qui s’exerce sur la population ne se voit pas dans les reportages consacrés à Gaza. Dire de Gaza qu’elle est une prison à ciel ouvert ne correspond pas à la réalité, car en prison chaque individu reçoit un repas trois fois par jour ».

Comme le soulignent certains analystes, on pourrait dire que les pro-sionistes reprochent à l’Unrwa d’aider le Hamas. Ils s’en prennent par exemple à Ging. Pourquoi ? Parce qu’il défend, et c’est ce qui dérange, ouvertement et sans peur la cause palestinienne, quel que soit son public. Il parle de nettoyage ethnique. « Nier la nakba équivaut à nier la Shoah ». Il reconnaît le droit au retour des Palestiniens, mais plaide pour un compromis négocié pacifiquement. Il invoque constamment la vision défendue par les Nations-Unies en ce qui concerne la paix et les droits de l’homme.

Or, au moment où l’Unrwa et ses hommes sont pris à partie par les sionistes, des membres du Hamas s’attaquent aussi à l’agence,  tant et si bien que le député hamassi Mouchir Al-Masri veut constituer un comité populaire hostile à l’Unrwa et résister à ses activités, en dépit du refus palestinien populaire et officiel. Là où les contradictions sont extrêmes, c’est cette question de l’enseignement de l’holocauste. Le Hamas, lui, estime que l’Unrwa veut introduire cette matière dans les programmes, alors qu’Israël lui reproche le contraire.

Des combats des extrêmes qui seraient finalement la preuve de l’objectivité de l’agence. Emad Gad, rédacteur en chef d’Israël Digest publié par le Centre d’études politiques et stratégiques d’Al-Ahram, affirme que « si l’Unrwa est critiquée par les deux parties au conflit, cela est la preuve qu’elle est objective ». Il donne comme exemple que le Hamas s’est élevé contre l’agence parce qu’elle n’a pas voulu que ses bâtiments servent d’abri à des combattants palestiniens. En revanche, Israël voit que les ambulances de l’Unrwa servaient de couverture à des combattants du Hamas pendant l’agression contre Gaza. Il rappelle qu’Israël a détruit au cours de cette campagne de nombreux bâtiments, écoles et hôpitaux de l’agence où les Palestiniens se réfugiaient, les considérant comme des sites internationaux.

La vraie mission de l’Unrwa

On peut dire que ces critiques sont malveillantes dans la mesure où l’agence a une tâche humanitaire très difficile à mener sur un véritable champ de bataille. Elle ne dispose pas d’une puissance militaire dissuasive face aux uns et aux autres.

A cet égard, l’ancien avocat principal de l’organisation entre 2000 et 2007, Me Lindsay, a rédigé un rapport paru récemment, où il souligne que les défaillances attribuées à l’Unrwa n’ont pas eu lieu parce que l’Unrwa « soutient effectivement le terrorisme, mais parce que l’organisation ne se soucie pas particulièrement du problème. Sa préoccupation principale est de fournir services et protections aux réfugiés palestiniens », précise-t-il (lire entretien page 6).

Témoin privilégié des conditions de vie dramatiques dans les camps de l’intérieur et de l’exil, l’Unrwa, en tant qu’organe subsidiaire, a toujours eu un mandat temporaire et « humanitaire » qui ne s’occupe pas directement des problèmes politiques de leurs tenants et aboutissants.

La question du financement

Son travail essentiel c’est le secours finalement. Et là les obstacles s’accumulent.

Concernant l’activité de l’Unrwa, présente depuis 60 ans sur le terrain, Mme Koning AbuZayd a regretté de n’avoir « jamais pu obtenir tous les fonds demandés pour améliorer la qualité des services rendus. Nous avons toujours eu un trou de 100 millions de dollars », a précisé la responsable de l’Unrwa, qui s’est plainte à plusieurs reprises des difficultés financières de cette agence aidant plus de 4,6 millions de réfugiés palestiniens au Proche-Orient.

D’ailleurs, l’agence vient de lancer un appel aux pays arabes pour contribuer au redressement de la situation. Elle affronte un déficit inédit en 2009 estimé à 150 millions de dollars sur l’ensemble de son budget estimé à 545 millions de dollars. Elle a demandé aux pays arabes de se charger de 8 % du budget, conformément à une résolution dans ce sens de la Ligue arabe. « Malheureusement, les donations n’ont atteint que 1 % du budget à l’heure où augmentent les charges et le nombre de réfugiés », affirme Adnane Abou-Hassana, conseiller de presse de l’Unrwa.

Désolant en fait, pour Emad Gad, « les Arabes n’ont pas la culture des actions internationales collectives ou celles des œuvres de secours. Ils préfèrent traiter chacun à part agissant dans un contexte bilatéral avec les Palestiniens. Ce qui démontre l’existence de considérations politiques ».

Difficile à admettre, mais c’est la réalité. Le monde arabe se doit de déployer des efforts pour renforcer l’Unrwa. « Le rôle de l’Unrwa n’est pas uniquement humanitaire ; il a une dimension politique qui est la question des réfugiés dont elle est l’emblème », souligne Mohamad Khamis. En fait, c’est pour cela qu’Israël en veut à l’Unrwa.

Ahmed Loutfi , Aliaa Al-Korachi

Mercredi 9 septembre 2009
Publié le 9 septembre 2009 avec l'aimable autorisation de AL-AHRAM Hebdo

Al-Ahram Hebdo

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Al-Ahram.090909.htm


2-2 Suzanne Baaklini : Liban : Menaces extérieures, laxisme intérieur.

La marée noire. Avec tous les bouleversements politiques locaux et régionaux, on l’aurait presque oubliée si le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, ne l’avait évoquée récemment, demandant à Israël de régler ce qu’elle doit au Liban dans ce dossier...

Pause verte

...Cette déclaration avait fait suite au discours prononcé par le ministre de l’Environnement Antoine Karam au cours du congrès de Genève sur le climat, et dans lequel il avait rappelé les conséquences désastreuses de ce bombardement sur les réservoirs de fuel de la centrale électrique de Jiyeh au début de la guerre de juillet-août 2006, notamment la pollution de plus de cent mètres de côte libanaise et les côtes d’autres pays voisins.

Israël réglera-t-il la facture qu’il doit à l’État et au peuple libanais ?

Rien n’est moins sûr, considérant l’histoire de l’application, par ce pays, des résolutions internationales.

Mais le Liban a présenté un dossier à ce propos aux Nations unies, et la marée noire qui a résulté de ce bombardement a été reconnue comme un crime écologique de guerre, donc délibéré, d’où le fait que le principe de compensations a été décrété.

Mais dans quel contexte le ministre avait-il évoqué la marée noire lors de la conférence internationale sur le climat ? Il avait fait le lien entre l’instabilité politique due aux menaces israéliennes continues contre le Liban et l’impossibilité d’entreprendre des projets qui réduiraient de manière significative les émissions de gaz à effet de serre au Liban, dans le domaine de l’énergie notamment.

L’instabilité politique et sécuritaire est en effet un facteur susceptible d’empêcher les progrès au niveau des projets d’énergie, cibles privilégiées des avions israéliens. L’instabilité de toute sorte freine les progrès, cela est bien connu. Mais quelle part est due au manque de volonté politique générale de l’État dans ce domaine ? Pourquoi vivons-nous continuellement en sursis, en attente de la prochaine guerre, de la prochaine crise, sans perspective de réformes et de progrès, sans réelle vision d’avenir, alors que le monde parle de changements et d’adaptation aux caprices anticipés du climat de la terre ?

Sans minimiser le moins du monde le danger israélien, on est en droit de se poser une question cruciale : comment aurions-nous agi en son absence ? Aurions-nous consacré plus d’efforts à traiter les questions vraiment vitales, dans des domaines comme l’environnement, l’eau, le développement, l’énergie, etc. alors que nous nous noyons continuellement dans des polémiques sans fin à la moindre échéance politique ou électorale ? Quelle est la part du prétexte dans cette attitude qui ressemble comme deux gouttes d’eau à l’immobilisme ?

Il n’est plus à prouver que l’environnement, dans son acception la plus générale, est la première victime non seulement de l’instabilité, due aux facteurs externes comme internes, mais aussi du chaos, des crises politiques qui gèlent les grandes décisions stratégiques, et de la corruption également.

En attendant qu’Israël paye la lourde facture qu’il doit au Liban, et en espérant que ses menaces deviendront un jour un mauvais souvenir, il nous appartient de modifier notre système politique et de réclamer que les questions qui nous importent vraiment figurent plus souvent sur la liste des préoccupations des responsables.

Mais le voulons-nous vraiment ? Le danger, c’est quand ce quasi-immobilisme devient l’équivalent d’un lit douillet et confortable... À méditer.

Suzanne Baaklini –

L’Orient-le-Jour

18 septembre

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7318




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n°115 - Les dossiers du Liban- 26-09 : Fin :- Israël pourrait disparaître dans 20 ans selon la CIA.


n°115 - Les dossiers du Liban- 26-09 : Fin  :- Israël pourrait disparaître dans 20 ans selon la CIA.



dossiers du liban n°115 du 26-09

   C.De Broeder & M.Lemaire

 



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Sommaire :  

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion (suite)

3-2 Myriam Abraham : Nouvelle Institut de Propagande Fasciste pour Contrôler Les Analogies Historiques faites sur Les USA & Israël.

3-3 Brahim Takheroubt : Une autre gifle pour les Arabes.

4 Annexe.

4-1 Sayed Nasrallah: Nous écraserons l'armée israélienne en cas de guerre.



3-2 Myriam Abraham : Nouvelle Institut de Propagande Fasciste pour Contrôler Les Analogies Historiques faites sur Les USA & Israël.

La " Society for the Management of Historical Raison" (SMHR) Un nouvel institut de propagande chargé de contrôler et de contrer les analogies historiques faites sur les USA et Israël vient d'être crée aux USA avec son abcedaire du parfait formatage historique propagandiste fasciste basé sur des raisonnements de fous furieux dangereux.

Trop de Sionisme - Ben Heine

Dans son discours de présentation de la nouvelle organisation la "Society for the Management of Historical Reason" ( SMHR) le directeur général, Michael O'Hankon, qui a longtemps fait partie de la Brookings Institution, a parlé de l'urgence de sa nouvelle mission. "Nous savons que par les temps qui courent, permettre à n'importe qui n'importe où d'établir et de diffuser des parallèles entre les politiques des USA et celles poursuivies par d'autres nations dans l'histoire peuvent avoir des conséquences incalculables pour la sécurité américaine. Par conséquent nous allons aider ceux qui travaillent sur le raisonnement historique à diffuser leurs idées seulement en faisant des parallèles qui affirment que les US et leur proche allié, Israël, se tiennent en dehors des lois de causalité qui gouvernent le sort des autres peuples sur terre".
Concrètement, en pratique O'Hankon a expliqué comment ils allaient procéder :
"Nos ennemis partout dans le monde ont pendant longtemps suggéré que quand les USA et Israël attaquent ou envahissent d'autres nations, comme tout autre état militairement puissant avant eux, ils le font pour contrôler des terres ou ressources du pays envahi. Quand de la désinformation de ce genre apparaît, la première ligne de défense c'est, comme cela a toujours été, d'accueillir cette explication avec un profond silence, et ci cela échoue, de se moquer avec condescendance de la personne comme étant un imbécile Chomskyite (allusion à Noam Chomsky). Si, après tout ceci, il y a encore un reporter insuffisamment formé pour imprimer ou passer sur les ondes cette analogie grotesque, c'est alors que nos agents de la raison historique entrent en action. En quelques jours, ils vont produire un minimum de 5 articles de première page dans les quotidiens américains les plus lus, concus chacun à sa façon pour réaffirmer le caractère complètement défensif et moralement sans faille de la politique étrangère américaine et israélienne".
A la fin de la présentation de ce nouvel organisme propagandiste fasciste américanosioniste, visant à falsifier sous couvert de "raison historique" la vérité historique, alors que les faits parlent d'eux -mêmes, les participants ont reçu une petite compilation de certaines des analogies historiques actuellement utilisées pour qualifier les actions américaines et israéliennes et la réponse du SMHR pour contrer chacune d'elle.

Ci dessous quelques exemples de cette compilation.
" Analogie 1 : un peuple qui envahit la terre d'un autre peuple l'a presque toujours fait pour augmenter son poids sur la scène internationale. Donc les US et Israël l'ont probablement fait pour la même raison.

" SMHR propagande 1 : ces deux nations ont attaqué d'autres nations principalement pour des raisons défensives. Et s'ils ont un objectif plus large c'est toujours d'apporter à ceux qui sont envahis des bienfaits : soit une économie avancée soit la démocratie.

" Analogie 2 : Tous les états par le passé qui se sont engagés militairement de multiples façons, continuellement, au loin, contre d'autres nations (l'Espagne au XVIème La France de Napoléon, la Grande Bretagne, le Portugal au XXème siècle) se sont finalement appauvris au point qu' ils n'ont pu ni maintenir leur réseau d'influence international ni être compétitifs économiquement face aux autres puissances de l'époque. C'est ce qui se passe probablement avec les US.

" SMHR propagande 2 : à la différence des autres nations les US sont peuplés d'individus avec un "esprit entrepreneurial " spécial programmé socialement qui leur permettra d'inventer perpétuellement des moyens d'éviter tout type de décadence et de déclin qui se sont traditionnellement abattus sur les autres nations.

" Analogie 3 : Quand les élites financières, politiques et militaires du pays se considèrent généralement comme au dessus des lois, et montrent plus de loyauté envers les membres de leur caste que de la population en général, c'est en principe un signe d'un déclin irréversible preuve d'une décadence sociale, de luttes entre factions, et finalement de différents coups. C'est probablement ce qui se passe aux US.

" SMHR propagande 3 : Les US, à la différence des autres nations, ont une structure constitutionnelle née de la sagesse plus ou moins parfaite de nos pères fondateurs et par conséquent effectueront les mutations nécessaires par le biais du système judiciaire et des assemblées de juges pour protéger le bien commun et les libertés individuelles contre toute concentration de pouvoir lourd. Et même lorsqu'à un moment donné de l'histoire il y a des concentrations de pouvoir plus importants que souhaités, l'effet de pendule se manifestera dans la génération suivante d'acteurs politiques.

" Analogie 4 : Depuis l'avènement du concept de guerre totale dans les années 30 et 40, le terrorisme est devenu pour les nations les plus avancées militairement l'outil principal pour obtenir un avantage géopolitique. Ainsi les US et Israël utilisent un armement high tech ( bombardiers B-52, Hélicoptères Apache équipés de mitrailleuses, et des drones) contre des populations civiles non armées dans des territoires qui ne leur appartiennent pas et sont souvent à des milliers de km de la mère patrie ( de l'allemand Heimat), cherchant probablement à terroriser les habitants de ces lieux pour les soumettre à leur volonté politique.

" SMHR propagande 4 : comme nous l'avons vu dans SMHR 1, les Américains et les Israéliens attaquent presque toujours les autres pour des raisons purement défensives. Par conséquent les seuls véritables terroristes impliqués dans des opérations sont les personnes qui sont suffisamment folles pour essayer de lutter contre la force écrasante des Américains et des Israéliens. Par exemple, l'adolescent canadien-afghan, Omar Khadr, est devenu terroriste en Afghanistan, a lancé une grenade à main qui a tué un soldat américain envahisseur près de sa maison à Khost, ce qui a nécessité plusieurs années de torture pour le réhabiliter à Guantanamo. Le terrorisme ne cessera que seulement quand des gens comme Khadr apprendront à accepter la bienveillance fondamentale des actions américaines et israéliennes et apprendront à arrêter de réagir contre.

" Analogie 5 : Quand, comme il l'a fait en 2006, Israël a lancé une guerre en grande partie non provoquée visant à détruire totalement les infrastructures modernes d'un pays voisin, certains ont comparé cela à la Blitzkrieg allemande contre la Pologne en 1939. De même quand l'armée high tech israélienne a assiégé la population de Gaza déjà isolée et affamée à la fin de 2008 et les premiers jours de 2009, certains ont comparé cette terrible tragédie au ghetto de Varsovie à la fin de la seconde guerre mondiale.

" SMHR propagande 5 : on doit toujours se rappeler que les seuls à avoir le droit de faire des analogies entre les horreurs du Nazisme et tout catastrophe actuelle sont les Israéliens eux mêmes et leurs nombreux supporters dans la presse américaine. Par exemple, si l'universitaire arabe, Rashid Khalidi, devait comparer d'une quelconque manière le sort actuel des Palestiniens à celui des Juifs d' Europe entre 1933 et 1945, il serait immédiatement coupable de minimiser les horreurs endurées par les Juifs sous les Nazis. Cependant, à chaque fois que Bill Kristol ou Charles Krauthammer veulent comparer le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, le dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah, ou le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, à Hilter, et ceux qui les suivent aux Nazis, ce n'est pas minimiser. C'est tout à fait licite et ce sera largement publié le plus souvent possible et en insistant dessus dans les médias de masse.

Les personnes (journalistes, membres de cette organisation, simples observateurs...) présents lors de cette conférence ont été encouragés à la fin, à la sortie, à signer un engagement à suivre cette propagande fasciste délirante et dangereuse.
Parmi les représentants des médias qui ont signé :
David Gregory de GE-NBC,
John King de Time- Warner - CNN,
Charles Gibson de Disney - ABC,
Michael Gordon du NYT.
Source de certaines informations un article de Thomas Harrington du 19/08/09 - Macondo News Service 

Myriam Abraham

Mercredi 26 Août 2009 

 http://www.planetenonviolence.org/

http://www.alterinfo.net/Nouvelle-Institut-De-Propagande-Fasciste-Pour-Controler-Les-Analogies-Historiques-Faites-Sur-Les-USA-Et-Israel_a36000.html


3-3 Brahim Takheroubt : Une autre gifle pour les Arabes.

LE LOBBY JUIF A ÉLIMINÉ LE CANDIDAT ÉGYPTIEN DE LA PRÉSIDENCE DE L'UNESCO

La Ligue arabe, l’Union africaine et l’Organisation de la conférence islamique se sont aplaties pour faire office de tapis en velours sur lequel glissait le lobby juif.

L’Unesco a finalement son nouveau directeur général en la personne d’Irina Bokova, une Bulgare de 57 ans, polyglotte, née à Sofia.

Le verdict est tombé avant-hier, au bout du cinquième round d’une élection époustouflante.

La leçon à retenir n’est pas tant le chapitre historique de cette élection puisque jamais auparavant une femme n’avait été élue à la tête de l’Unesco, mais plutôt la nouvelle gifle que viennent de recevoir les Arabes.

A se demander naïvement comment et par quel phénomène une poignée d’Israéliens arrive à faire capoter l’élection à la tête de l’Unesco d’un candidat soutenu par la Ligue arabe, l’Union africaine et l’Organisation de la conférence islamique.

Tout ce beau monde s’est aplati pour faire office de tapis en velours sur lequel glissait le lobby juif qui a fait de cette élection un véritable acte de guerre.

Les observateurs politiques comparent cet échec à la raclée reçue en juillet 1967 par les armées arabes. Pour l’élection à la présidence de l’Unesco, le lobbying a fonctionné à plein régime. La quasi-totalité des intellectuels juifs, comme Bernard Henry Lévy, Claude Lanzmann, Elisabeth Chemla...ont été rappelés en renfort pour la circonstance, en plus d’une campagne médiatique des plus féroces pour barrer la route à Farouk Hosni. Face à cet arsenal intellectuel et médiatique, il y avait le vide. Farouk Hosni n’a aucune caution des intellectuels arabes. Avec une bataille de retard, ces derniers n’ont réagi qu’après que le verdict des urnes soit tombé.

Hier, alors que les juifs savouraient cette autre victoire contre les Arabes, la presse et les intellectuels égyptiens se sont déchaînés contre le «lobby juif» et le «choc des civilisations». Le quotidien gouvernemental Al Ahram a attribué ce cuisant échec à «des attaques indignes de la part d’intellectuels juifs en France» et au travail de sape «de l’ambassadeur américain à l’Unesco, ainsi que des médias sionistes en Europe et aux Etats-Unis». Hosni Moubarak qui a longtemps flirté avec les Israéliens a fini par se brûler les ailes. Dès la défaite, des voix se sont élevées dans les milieux pour fustiger le «mouvement sioniste», mais aussi dénoncer le peu de considération des Occidentaux pour les pays du Sud. Voilà qui scelle alors le sort de l’Union pour la Méditerranée. Les bombardements de l’armée israélienne ont mis à terre ce projet et cette élection l’a achevé. Ce fiasco électoral n’est donc qu’une juste rétribution aux choix politiques de l’Egypte officielle, très contestés dans la région. L’appétit insatiable pour le leadership a aveuglé le président égyptien qui s’obstinait à soutenir un candidat dont la réputation a été écornée par des déclarations dans lesquelles il affirmait qu’il «brûlerait lui-même» les livres israéliens qu’il trouverait en Egypte. Il y a tout juste neuf mois, quand les populations croulaient sous le déluge des bombes de l’armée israélienne à Ghaza, Hosni Moubarak disputait le leadership arabe pour se positionner comme partenaire incontournable de la région. L’Egypte de Moubarak a torpillé toutes les initiatives arabes allant jusqu’à cautionner implicitement l’offensive israélienne de Ghaza.
Au sortir de la guerre, alors que les pays arabes menacent, en représailles à l’opération israélienne à Ghaza, de geler toutes les activités de l’Union pour la Méditerranée (UPM), l’Egypte, qui copréside l’UPM avec la France, renoue le dialogue. De toute évidence, les pays arabes jubilent dans cette débâcle égyptienne face à l’ennemi israélien. Cette Egypte officielle qui s’arroge le droit de parler au nom des Arabes et qui fait de la Ligue arabe une annexe de son ministère des Affaires étrangères. Premier pays arabe à avoir signé la paix avec Israël en 1979, l’Egypte qui s’est engagée dans les efforts de paix israélo-arabes a compris, à ses dépens, que la normalisation avec Israël est loin d’être acquise.
Et dans les dérives de Moubarak c’est la grandeur de l’Egypte, son prestige et son rôle régional qui en prennent un sérieux coup. C’est l’Egypte de Boutros Boutros-Ghali (ancien secrétaire général de l’ONU), l’Egypte de Mohamed El Baradei (chef de l’Aiea) et celle de Ahmed Zeweil (prix Nobel de chimie) qui, aujourd’hui, est incapable de présider les destinées de la culture et de l’éducation du monde.

Publié le 24 septembre 2009

Source : L'Expression
http://www.lexpressiondz.com/article/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Brahim_Takheroubt.240909.htm



4 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Sayed Nasrallah: Nous écraserons l'armée israélienne en cas de guerre.

Le secrétaire général du Hezbollah a mis en garde l'entité sioniste contre le déclenchement d'une guerre assurant que ses unités seront écrasées si celle celles-ci s'aventurent au Liban. S'exprimant à l'occasion de la journée de la journée d'Al-Quds lors d'un festival organisé dans la Banlieue-sud, Sayed Nasrallah s'est engagé à changer la donne dans la région, voire à transformer la guerre en une occasion pour éradiquer Israël et arriver à bord de bus dans la ville sainte d'al-Quds.
Les idées principales de son discours
La journée d'al-Quds prévue le dernier vendredi du mois de Ramadan avait été proclamée par l'Imam Khomeiny, après la victoire de la révolution islamique en Iran, l'instauration de la république islamique et la chute du régime pahlavis pro américain et pro israélien, et la transformation de l'ambassade d'Israël en la première ambassade de la Palestine dans le monde.  Ses buts sont clairs rappeler à la nation ses responsabilités historiques à l'égard de la Palestine. Même avec le départ de l'imam Khomeiny, la question d'Al-Quds  demeure de nos jours le lègue politique le plus important auquel s'attache son successeur le guide suprême Sayed Ali Khamenei.  
La journée d'al-Quds est la journée de la ville sainte, de ses lieux saints, pour les Musulmans et les Chrétiens, des lieux qui sont menacés d'effondrement  
C'est le jour des habitants de cette ville, Musulmans et Chrétiens et qui sont à leur tour menacés d'être extradés de leur terre,
C'est la journée de la Palestine, de la mer jusqu'au fleuve;
C'est le jour des détenus palestiniens et arabes dans les geôles israéliennes
C'est le jour des réfugiés palestiniens, de l'intérieur et de l'extérieur;
C'est le jour de Gaza la patiente, l'enfermée;
C'est le jour de la résistance palestinienne dans toutes ses factions et celui de la résistance libanaise islamique et de tous ceux qui rejettent le projet sioniste
C'est le jour de la Oumma ( nation)  et de ses responsabilités historiques

En ce jour, je voudrais annoncer notre principe, notre position claire concernant l'occupation de la Palestine et des territoires arabes, que ce soient le plateau du Golan, les hameaux de Chébaa ou les hauteurs de Kfar Chouba;  et notre position à l'égard de cette entité fondée sur l' occupation
Nous avons un principe clair, car le droit doit être déclaré haut et fort et le faux et doit être contré et réfuté haut et fort
Nous déclarons nettement et clairement que la Palestine, toute la Palestine, de la mer jusqu'au fleuve revient de droit à tous les Palestiniens, et revient de droit à toute la nation; le sionistes n'ont aucun droit dans cette terre.  Et nous sommes prêts à en discuter sur tous les plans, historique, religieux, juridique, même en nous référant à l'Ancien testament.  
À la lecture du coran, oui nous admettons que Dieu a promis à son prophète Ibrahim (s) de léguer à sa descendance la terre sainte.
Mais selon le coran, l'Ancien Testatment et les réalités historiques, les descendants d'Ibrahim (s) ne sont pas seulement les fils d'Israël; une grande partie des Arabes qui sont les fils d'Ismaïl sont aussi les descendants d'Ibrahim (s).
Dieu l'a promise aux bons descendants de ce prophète, au croyants, aux pieux, à ceux qui suivent le chemin d'Ibrahim. Alors que les descendants d'Ibrahim (s) qui ont tué les prophètes et ont commis plus tard les massacres les plus horribles n'ont jamais été compris par cette promesse divine; depuis qu'ils ont traversé la mer, ont adoré le veau, ont nui au prophète Moussa, et ont été châtiés par leur égarement pendant quarante années, depuis, ils ne sont plus concernés par cette promesse  
Un seul principe existe dans les Livres saints: la terre est pour Dieu et Il  la lègue à qui Il veut de ses bons sujets pieux.
En cette journée d'Al-Quds, si vous voulez vraiment valider votre jeûne, et vos prières, si vous voulez éviter d'irriter Dieu, par la parole ou l'acte,  vous devez vos attacher au droit et au vrai, et réfuter le faux et l'injustice.  
En ce jour, à partir de cette succursale des martyrs, vous et moi qui avons répondu à l'appel de l'Imam Khomeiny déclarons notre attachement à nos principes qui sont:
1-la Palestine historique qui revient exclusivement au peuple palestinien et à toute la nation
2- personne n'a le droit dans ce monde, qu'il soit palestinien, arabe ou musulman, quelque soit la légitimité qu'il revendique, historique, révolutionnaire, populaire ou juridique, de renoncer à une seule graine de terre ou à une goutte d'eau de la Palestine
3- l'entité israélienne est un état usurpateur, envahisseur, illégal, et une tumeur cancérigène
4-personne n'a le droit de reconnaître cette entité, ni de lui concéder une certaine légitimité, ni d'admettre son existence.
5-toute relation et toute normalisation avec Israël est illicite. C'est une position consensuelle au sein des ulémas islamiques; si quelqu'un est d'un avis contraire, il se devrait de donner ses justificatifs religieux
6- ces constantes ne peuvent être modifiées ni par le temps, ni par les circonstances, ni en raison de l'impuissance ni en temps de force
Quand certains parlent d'impuissance de libérer la Palestine et de restituer la ville sainte,  ceci ne veut pas dire que nous sommes contraints de reconnaître cette entité, son occupation et son usurpation de nos terres et nos biens
Cela fait plus de 60 années que le monde entier fait pression sur nous pour reconnaître Israël, sans y parvenir. Même les états qui ont signé des accords de soi-disant paix avec l'entité sioniste n'ont pu imposer à leurs peuples la normalisation des relations
De plus nous ne sommes pas faibles pour renoncer
En ce jour du mois de Ramadan, je déclare que nous en tant que partie de cette oumma ne reconnaîtrons jamais Israël et ne normaliserons jamais nos relations avec lui, ni n'abdiquerons face à lui
Notre foi est sans faille: Israël est une entité illégale, une tumeur cancérigène qui doit être éradiquée
Nous ne sommes pas contraints à le reconnaître même dans les conditions les plus difficiles
Le Liban, malgré les difficultés qu'il a connues, les guerres, les crises,  n'a jamais abdiqué face à Israël, ne de part ses positions officielles ni populaires, il n'a renoncé à aucune graine de sable, à aucune goutte d'eau
Il 'y a eu qu'une seule et unique tentative en 1983
Il se peut que nous ne voulions pas provoquer une guerre régionale, pour restituer les hauteurs de Kfar Chouba et les hameaux de Chébaa, mais en aucun cas nous ne reconnaîtrons cette entité 
La Syrie aussi, pendant l'époque de Hafez al- Assad, puis celle de Bachar, malgré trente à quarante années de  guerres, de pressions, de sanctions internationales, de complots,  surtout ces dernières années, n'a pas renoncé à ses terres face à l'occupation israélienne
La Syrie est un régime; elle n'a pas combattu, certes, elle a fermé le front, oui c'est vrai, mais elle n'a pas renoncé à ses biens, pas même durant les dernières négociations qui ont été suspendues parce que le président syrien défunt avait refusé d'abandonner les eaux de la Tibériade.
Nous ne sommes pas face à deux choix seulement: celui de la guerre, ou celui de l'abdication
Il y en a un troisième , celui de refuser d'abdiquer, sans faire la guerre; celui de tenir bon, de patienter et d'agir pour s'acquérir les facteurs de force en attendant les changements nécessaires
En ce  jour d'al-Quds, en parlant des choix, on nous évoque celui des négociations. Pourtant ce parcours a été stérile, et n'a abouti qu'à des concessions et au renoncement des droits, parfois hélas gratuitement
Aujourd'hui, l'émissaire américain monsieur Mitchel a déclaré avoir échoué dans ses tentatives de convaincre Netanyahu de geler provisoirement les colonisations.
Que veut dire ceci? Soit que l'administration US est incapable d'imposer à Netanyahu une quelconque position; ce qui insinue que l'administration américaine est faible, et qu'on ne peut donc pas compter sur elle.
Soit  ceci veut dire que cette administration joue un jeu hypocrite, (et c'est ma conviction), celui de faire croire aux Arabes de son incapacité à obtenir une concession israélienne et en exiger une de la part d'eux .
D'autres choix sont également évoqués, ceux qui ont été adoptés dans le passé, dont entre autre celui qu'ont connu nos pères, celui de déclencher une guerre globale, en ouvrant tous les fronts et en s'attaquant à la Palestine de tous les côtés. je ne dirai certes pas que ce choix est inefficace, non, mais il n'est certes pas disponible, si nous devons attendre que tous les états arabes veuillent se mettre d'accord pour combattre Israël, il faudrait peut-être attendre encore cent ans.
Ceux qui véhiculent ce choix ne veulent pas combattre. À l'instar de celui qui ne veut pas jeter de pierres alors il choisit la plus lourde.
Cette réflexion a fait perdre beaucoup à la résistance et aux courants qui optaient pour la confrontation et selon lesquels il fallait changer tous les régimes arabes avant de passer à l'acte.
Il faut mettre de coté ce choix, qui n'est pas à la portée de la main
Si le Liban devait attendre la stratégie arabe unifiée, les Israéliens seraient encore au Liban.
L'autre choix, celui  que nous proposons est celui du refus, de persistance et de la résistance populaire
Dans toute l'histoire de l'entité sioniste, les dix années les plus difficiles ont été cette dernière décennie
Justement, en raison de l'adoption de ce choix, de la part de pays arabes et de factions résistantes.
Le résultat: Israël est sorti du Liban après avoir subi une défaite stratégique en l'an 2000,  puis il y a eu l'intifada d'al-Aqsa qui a menacé l'existence d'Israël, puis il y eu le retrait de la bande de Gaza, et puis il y a eu la défaite honteuse lors de la guerre de juillet contre le Liban qui a ébranlé les fondements mêmes de cette entité.
Nous  pouvons restituer nos terres par la résistance parce ce que nous l'avons déjà fait
Nous pouvons vaincre cette entité parce que nous l'avons déjà fait en éliminant ses buts
Nous n'avons pas besoin d'attendre l'ouverture de tous les fronts
Pour une bonne stratégie, voilà ce qu'il faut:
1- préserver la résistance au Liban, et au cas où vous ne voulez pas la soutenir, laisser la tranquille au moins, c'est la bonne stratégie
Je ne m'adresse pas à certains Libanais, sachant que beaucoup d'entre eux soutiennent la résistance, mais je m'adresse aussi à certains états arabes
2- soutenir le peuple palestinien, pour qu'il reste dans sa terre; démantelez le blocus qui est imposé contre lui; ne lui donnez pas d'armes, mais laissez le en obtenir par ses propres moyens. L'Iran s'en chargera; il le fait au su du monde entier. Tentez d'unir les Palestiniens et ne les incitez pas les uns contre les autres; Hélas les armes de la zizanie passent en Palestine, alors que ceux de la résistance sont confisqués.
Soutenez le peuple palestinien sinon, laissez le tranquille
Comme je l'avais demandé durant la guerre de juillet; laissez la résistance tranquille
Ce peuple palestinien, s'il est assisté a le courage, la patience et l'esprit de lutte capable de lui permettre restituer la ville sainte au nom de toute la nation, sans avoir besoin ni des armées arabes, ni des fronts arabes, ni du nôtre non plus.
D'aucuns diront que la situation des Arabes ne cessent de s'empirer, ce qui est certes bien vrai
Mais sachez aussi que la situation d'Israël n'est pas meilleure; il se trouve dans la pire des situations depuis son implantation. Israël avant l'an 2000 n'est pas celui d'après l'an 2000; il en est de même avant et après la guerre de juillet et celle de Gaza. N'ayez crainte d'Israël. S'il se réarme et s'entraîne nuits et jours c'est parce qu'il a peur.
Ce que des Arabes et des Libanais croient être une volonté de guerre chez les Israéliens, nous allons le transformer en une occasion propice (selon les principes de l'administration). (…)
Nous ne voulons pas de guerre, mais si Israël s'attaque au Liban, nous allons transformer sa guerre en une occasion propice pour détruire et écraser la moitié de son armée au Liban.   
À quel avenir peut-il s'attendre dans cette région?
Quand je dis que la prochaine va changer la donne dans la région, certains se sont interrogés si j'avais en ma possession l'arme atomique. Nous n'avons pas d'armement nucléaire et ne pouvons se l'acquérir, car c'est un armement illicite, comme le prescrit Sayed Ali Khamenei en fonction de l'Islam.  Nos allons changer la donne parce Israël est un état fondé sur l'armée et  pour l'armée, si nous détruisons cette armée au Liban, c'est l'état en entier qui s'effondre.
Nous n'aurons dans ce cas qu'à aller à la ville sainte en bus!
Ces propos ne sont pas illusoires, ce sont des réalités logiques (…)
En ce jour d'al-Quds, j'en appelle aux états arabes et musulmans, en tant que gouvernements et peuples à faire le choix du refus, de la persistance et de la résistance
Nous sommes la meilleure nation sortie pour tous les mondes; non pas pour des rasions de supériorité raciale, mais de part notre action en faveur du Bien et pour empêcher le Mal.
En ce jour, nous devons évoquer la mosquée d'al-Aqsa qui fait l'objet d'un complot très dangereux, selon l'aveu de tous les organismes. Al-Aqsa a besoin d'un grand cri de secours et d'un appel à l'aide de la part de la nation
Des fouilles effectuées dans son souterrain le menacent d'effondrement d'un jour à l'autre. Il se peut que nous nous réveillions un matin à la nouvelle que  la mosquée d'Al-Aqsa s'est affaissée.
Quelle nation est donc celle qui s'endort alors que sa première qibla peut s'effondrer d'un jour à l'autre?
Ceci ne mérite donc pas une réunion des pays arabes pour dire aux sionistes que le fait de porter atteinte à ce lieu saint va provoquer des réactions inattendues hors de tous les calculs locaux ou régionaux. Ne faut-il pas lancer aux Sionistes des mises en garde sévères??
En ce jour, je voudrais m'adresser aux habitants d'al-Quds, aux familles expulsées de leurs maisons et jetées dans les rues où ils prennent leur repas d'Iftar (rupture du jeûne) alors que les familles des Musulmans de par le monde passent le mois de Ramadan dans leurs maisons. N'est-ce pas là une honte? N'est-ce pas là une violation de la recommandation du prophète de Dieu Mohammad (s), dont ont chante les vertus sur toutes les chaînes satellitaires arabes, et selon lequel " n'est pas Musulman celui qui se désintéresse des autres Musulmans".  
Il faut agir pour que ses familles restent à Jérusalem; c'est le minimum qu'il faut faire
La journée d'Al-Quds est celui des détenus palestiniens et arabes.
Parmi eux figure notre détenu libanais Yahia Skaff
S'agissant de ce dossier, je voudrais glisser quelques mots. Si nous sondons les arabes pour savoir s'ils savent qui sont Ron Arad, ou  Shalit, beaucoup sauront répondre
En revanche si nous leur demandons de signaler trois noms parmi les détenus arabes dans les prisons israéliennes, ou ceux de trois femmes, de trois personnes âgées, ou de trois enfants, personne dans le monde arabe ne sauraient donner de réponse.
Savez-vous que les deux détenus que nous avions capturés avant la guerre de juillet, j'ai intentionnellement évité d'apprendre leurs noms, parce qu'il n'est pas admis que nos détenus soient des chiffres tandis que les leurs sont des noms. Alors que nous sommes la nation des un milliard et demi alors qu'ils ne sont que quelques morveux de par le monde.  
 N'est-ce pas une offense?
Pourquoi Samir Kinntar est-il connu de par le monde? parce qu'Israël a déclenché une guerre parce que nous avons capturé des soldats pour le récupérer. Sachant qu'il est permis à Israël de mener les guerres qu'il veut; la communauté internationale le lui permet.
C'est pour cela que nous voulons toujours évoquer notre détenu Yahia Skaf, pour garder vivante son affaire.
Je voudrais en cette occasion évoquer aussi l'affaire des réfugiés palestiniens au Liban, notre discours doit être celui de s'attacher au droit de retour, en premier lieu, tout en considérant que l'implantation des palestinien est un complot contre les palestiniens avant de l'être contre les Libanais, de crainte que le discours ne devienne confessionnel.
Concernant leurs droits civiques au Liban, qui leur font défaut, elles devraient faire partie des constantes de notre politique à leur égard et nous devons faire en sorte qu'ils les obtiennent. Il n'est pas admis, alors qu'ils sont nos invités au Liban d'admettre qu'ils vivent dans les conditions difficiles dans lesquelles ils vivent actuellement dans les camps.  Il faut mettre la politique et la religion de côté et agir pour améliorer leur situation.
Il est de notre responsabilité de nous entraider entre nous Libanais dans cette affaire.
En outre, sachez que dans ce parcours et notre lutte, ns ne sommes pas seuls
Nous avons l'Iran de notre côté. Depuis la révolution islamique, il a été combattu par des puissances internationales et régionales parce qu'il a pris à sa charge les causes principales de la nation, parce qu'il a rompu ses liens avec l'entité sioniste et s'est --- pour défendre la cause palestinienne et la résistance et contrer les projets sionistes. Il en a été ainsi depuis l'Imam Khomeiny et l'est encore de nos jours avec Ahmadinejad.
Lorsque l'Iran était sous le règne du Shah, la plupart des régimes arabes entretenaient de bonnes relations avec lui, alors que maintenant il est honni.
L'Iran est d'un grand soutien au peuple palestinien et à tous les peuples de la région. Raison pour laquelle elle paie les rais de cette politique et de ses principes.   
Il suffit que l'Iran  renonce à tout ceci pour recouvrer sa positions pour qu'il soit respecté au sein de la communauté internationale
Durant les derniers évènements, certains ont misé sur la chute du régime; mais ils ont échoué comme Israël a échoué durant la guerre de juillet et celle de Gaza.  
C'est cet axe là auquel nous appartenons, et il ne sera jamais vaincu Inchallah.
En ce jour d'al-Quds, l'Iran est sortie dans ses rues pour dire au monde entier qui s'attendait à le voir affaibli qu'il est avec la Palestine, avec le Liban et Gaza, et qu'il est avec le principe d'éradiquer Israël
Moi je connais très bien l'Iran, son guide courageux et sage et ses responsables.
Jamais ils ne renonceront aux peuples de la région, jamais ils n'abandonneront la résistance. C'est pour eux leur prière et leur jeûne, leur prière de la nuit et toute leur vie (…)
Ceux qui misent pour sortir l'Iran de cette scène seront déçus.
En ce jour, je voudrais remercier l'imam Khamenei et tous les frères en Iran  pour tout le soutien moral, politique, matériel et financier qu'ils nous procurent sur tous les plans
C'est une fierté dont l'Iran se vante devant le monde entier et même devant le Conseil de sécurité. Non nous ne sommes pas seuls. Et nous possédons beaucoup de facteurs de force
La phase la plus critique que nous avons traversée est celle de Bush.
Dernièrement, les États-Unis ont du renoncer au bouclier anti missile, ce qui constitue un signe de faiblesse de leur part, après avoir voulu contrer la menace des missiles à longue portée iraniens, ils disent maintenant qu'elles ne constituent plus une menace.
Avant de vous quitter j'ai deux recommandations à faire. La première concerne Gaza qui est encore sous le blocus. Des milliards lui ont été promis à Sharm el-Sheikh sans jamais lui parvenir. C'est inadmissible qu'elle n'ait pas encore pu reconstruire les destructions provoquées par l'ennemi sioniste. Comment les Gazaouis vont-ils passer l'hiver prochain, dans des tentes ou des maisons en argile qui risquent de s'effondrer
Débloquez le blocus, aidez les à reconstruire leurs maisons!
Permettez-moi de dire que notre prophète Mohammad dont les chaînes satellitaires chantent les vertus à longueur de journée a recommandé un jour:" n'est pas Musulman celui qui se désintéresse des autres Musulmans"  
Quelle fête d'al-Fitr auront donc les familles de Gaza et celles des détenus?
De plus, ce qui se passe au Yémen est affligeant
Le jour où des évènements ont eu lieu à Beyrouth, en mai 2008, le président yéménite m'a contacté pour me demander d'épargner certains lieux.  Bien entendu, nous avons répondu à son appel, car il est de notre devoir de le faire.
Aujourd'hui, c'est moi qui m'adresse à lui pour le solliciter de prendre soin de son peuple, et de prendre l'initiative de mettre fin aux hostilités et à l'effusion du sang et pour entreprendre le dialogue. (..)  
S'agissant du sujet libanais interne, chacun d'entre nous a agi en fonction de la Constitution, aussi bien l'opposition que les forces loyalistes
L'opposition s'est abstenue de nommer un Premier ministre, quoiqu'elle ait pu bien le faire. Ce qui est signe d'une volonté de sa part  de parvenir à un compromis et de dialoguer et d'éviter toute perturbation de l'atmosphère politique.
C'est donc un point positif
Que personne ne prenne le pays vers des tensions politiques ou sécuritaires car tout le monde y serait perdant
Évitez le discours confessionnel
Le Premier ministre en charge pourrait reprendre ses consultations, une fois de retour du congé de la fête d'al-Fitr
Il vaut mieux arriver tard que de prendre le pays vers l'abîme.
 ( FIN ) 

Traduction: Leila Mazboudi http://almanar.com.lb

18/09/2009

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=4628



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


27/09/2009

n° 114 - Journal du Liban - 28-08 au 26-09 -: Début -: Qui bloque la formation du nouveau cabinet ?


n° 114 - Journal du Liban - 28-08 au 26-09 -: Début -: Qui bloque la formation du nouveau cabinet ?



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Liban

n° 114                                        28-08 au 26-09

                                  C.De broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part

Qui bloque la formation du nouveau cabinet ?

1 Lutte pour la libération du territoire

Suite

2  Politique Libanaise  

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

Fin

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Bernard Mikael : Qui bloque la formation du nouveau cabinet ?

6-2 'Lebanon' remporte le Lion d'Or à la Mostra de Venise

6-3 "Lebanon

7 Brèves

7-1 Aboul Aynaïn dément la présence d’el-Qaëda dans les camps palestiniens du Sud.

7-2 Nada RAAD : HARIRI : "Le Hezbollah sera au gouvernement que l’ennemi le veuille ou pas".

7-3 Jamil Sayyed à Harriri: punis tes alliés qui ont faussé l'enquête.

 



Tiré à part :

Qui bloque la formation du nouveau cabinet ?

Ndlr : La publication de L'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Beaucoup d’information nuit à l’information…

Les Libanais, du Liban ou de la diaspora, vivent dans le brouillard le plus total quant aux raisons, vrais raisons, du retard dans la formation du nouveau cabinet. D’où vient ce retard, qui en est responsable 

Revue chronologique
Suite aux élections du 7 juin 2009, l’ancienne majorité a été reconduite au pouvoir avec 72 députés. Coûts de l’opération selon un responsable saoudien, environ 10.5 million de barils de pétrole saoudiens (à 72 $ le baril), soit un jour de production dédié au Liban, sans compter les frais engagés par les candidats eux-mêmes.
La majorité (majorité depuis 1992 : coûts total de l’opération : 52 milliard de dollars de dette, soit plus de 170 % du PIB) s’est alors réunie et a désigné M. Saad Hariri comme leur candidat au poste de premier ministre.
Ensuite, et selon la Constitution libanaise, le Président de la république a entamé les consultations parlementaires et a désigné M. Hariri pour former le nouveau gouvernement. Les consultations parlementaires est une action constitutionnelle protocolaire dans laquelle le Président de la république demande aux députés et blocs parlementaires de désigner leurs candidats au poste de premier ministre. Le Président n’a plus qu’à faire un petit calcul des voix pour désigner le nouveau chef de gouvernement.
Mission du Président accomplie, nous sommes à la troisième semaine après les élections.
Le premier ministre désigné, M. Saad Hariri, déclare le lendemain qu’il souhaite former un gouvernement d’union nationale pour que le Liban puisse faire face aux difficultés économiques, difficultés politiques, et surtout face aux menaces de guerre d’Israël.
Dans un gouvernement d’union nationale, chaque bloc parlementaire aura un nombre de ministère qui soit proportionnel au nombre de sa représentation parlementaire, à savoir :

Bloc du Futur: (72 députés/128 sièges parlementaires)*30 ministères = 16,875 ministres

Bloc du CPL: (27/128)*30= 6,32 ministres

Bloc d’Amal : (15/128)*30= 3,5 ministres

Bloc du Hezbollah : (14/128)*30= 3,5 ministres
Or, cette formule ne peut pas être appliquée telle qu’elle, puisqu’il a fallu compter une part pour le Président de la république.
Au fait, la Constitution libanaise donne au Président le rôle d’arbitrage dans les conflits internes, or les « Réformes de Taëf » ne lui a laissé aucun outil constitutionnel pour qu’il puisse honorer sa mission. D’où le consentement de tous les partis politiques de céder chacun un nombre proportionnel de ses sièges ministériels au Président. C’est ainsi que la fameuse formule 10+5+15 est née : 10 ministres pour l’opposition (BCR, Amal et Hezbollah), 5 ministres pour le Président de la République et 15 ministres pour la majorité (Hariri, Joumblatt, Forces libanaises, Kataëb…).
À la quatrième semaine après les élections, M. Hariri entame alors les consultations avec les chefs des blocs parlementaires pour l’affectation des ministères, mais, un changement de taille vient bouleverser cet équilibre millimétré. M. Joumblatt avec son bloc de 9 députés décident de sortir de la majorité, les Kataëb, parti chrétien de la majorité, fait du chantage et est sur le point de s’éloigner de la ligne majoritaire… La majorité passerait donc à 63 députés, y compris les centristes, et le pays se retrouvent avec 2 minorités.
Toutes les cartes sont en train d’être mélangée et nul ne sait où atterrira le bloc Joumblatt et qui aura à nouveau la majorité !! Il faudra, entre temps, remplir le vide et éloigner les caméras curieuses des fissures majoritaires. Il y a une cible idéale et historique qui dure depuis 1988, le Général Aoun et sa représentativité.
L’obstacle Aoun »
C’est alors que naisse la campagne médiatique contre Joubran Bassil, militant du CPL puis beau-fils du Général Aoun, et ministre sortant des Télécommunications avec un bilan très positif.
La campagne est né alors qu’il n’y a jamais eu de discussions entre Hariri et le Général Aoun ou le CPL en général sur les ministères demandés par le BCR, encore moins sur les noms des candidats.
Cette campagne acharnée a pour objectif, probablement, le brouillage des conflits internes et des séparations au sein de la majorité, mais aussi, l’attente d’un feu vert venant des États-Unis avec une escale en Arabie Saoudite.
La majorité (ou ce qui l’en reste) désigne le Général Aoun comme responsable du blocage de la formation du nouveau cabinet et lui reproche : d’être « gourmand » en demandant 5 ministères, dont un dit « souverainiste » (Intérieur, Affaires Étrangères, Justice et Défense sont considérés comme ministères souverainistes)

de demander 4 autres ministères n’incluant pas des Secrétaires d’États

de vouloir reconduire Joubran Bassil au ministère des Télécommunications, alors qu’il a échoué aux législatives !!
Ce sont ces trois conditions qu’on appelle aujourd’hui « l’obstacle Aoun ».
Du côté du BCR, on considère que ces trois conditions ne forment qu’un voile aux vrais problèmes dont souffre la majorité. Le BCR voit que le blocage se situe au niveau des problèmes suivants :

Les États-Unis et Israël ainsi que plusieurs alliés de la majorité ne souhaitent pas voir Hezbollah au cabinet

Les gouvernements Hariri ont pris l’habitude depuis l’accord de Taëf à ce jour de marginaliser la représentativité chrétienne au sein du pouvoir, jusqu’ici maillon faible à cause de sa résistance à l’occupant syrien. Pourtant, le BCR est le deuxième plus grand bloc parlementaire et de loin celui qui a la plus grande représentativité chrétienne avec 52% des voix

Un désaccord régional entre les saoudiens, les syriens et les égyptiens. Les premiers soutenant Hariri et le considère le « petit fils » du Royaume. Les syriens ne veulent pas d’un gouvernement pro-occidental qui ne prend pas en compte les intérêts syriens dans le conflit Israélo-arabe. Les égyptiens font tout pour compromettre les chances de Hariri et cherche à reconduire leur allié, le premier ministre sortant, Fouad Siniora.

A l’instar du ministère des Télécommunications, celui de l’Énergie et celui des Affaires Sociales, des modèles exemplaires de gouvernance et de gestion, le BCR veut étaler sa politique réformiste sur d’autres ministères. Il s’oppose ainsi aux intérêts des Hariri qui depuis 1992 ont les mains libres dans la gestion des affaires de l’État et ses caisses

Le BCR considère que, depuis 1990, seuls les chrétiens paient le prix de la gourmandise des Hariri et font seuls les concessions. Une politique Haririenne qui a porté ses fruits en provoquant une immigration chrétienne massive
Des voix de plus en plus hautes s’élèvent pour que le premier ministre désigné abandonne la formation d’un cabinet d’union nationale pour ainsi former un cabinet de majorité uniquement. Voix portées par le Patriarche maronite, les Forces Libanaises, les Kataëb… Ce sont, par hasard, les mêmes qui ont fait les choix politiques, depuis l'accord de Taëf, qui ont conduit les chrétiens à être isolé de leur milieu naturel, en vue d'un partitionnement du Liban
Mais cela ne répond-il pas aux demandes américaines ?
Est-ce qu’il y a toujours une majorité depuis la sortie de Joumblatt ?
Et jusqu’à quand les chrétiens paieront seuls le prix des conflits régionaux et feront seuls les concessions ?
La question qu’il faut poser pour comprendre la volonté d’écarter l’opposition : Quel est le point de blocage à l’initiative de paix américaine et européenne dans la région, et qui s’y oppose ?

N’est-ce pas l’implantation des réfugiés palestiniens dans les pays hôtes et un changement démographique irréversible de la carte communautaire libanaise ?

Ce ne sont pas le BCR, Hezbollah et Amal qui s’y opposent ?

C’est là qu'il faut chercher la réponse au blocage…

Bernard Mikael

Source : RPL France
http://www.rplfrance.org/...
Publié le 6 septembre 2009 avec l'aimable autorisation du RPL
 http://www.palestine-solidarite.org:80/dossier.Liban.rpl_france.040909.htm

 

La résolution 1884 prorogeant d'un an le mandat de la Finul a été adoptée avec une mention spéciale pour les « capacités actives » de la force onusienne et une nouveauté technique impliquant la direction à New York des forces de maintien de la paix dans le travail des Casques bleus en poste au Liban.

Il convient de noter que la résolution 1884 n'a évoqué ni de loin ni de près l'incident de Kherbet Selm, ni la manifestation des habitants de Kfarchouba, même si Ban Ki-moon avait jugé que cela représentait une violation de la résolution 1701. Cela est dû aux réserves exprimées à ce sujet par le représentant de la Libye au Conseil de sécurité, qui avait exigé que soit faite mention des violations israéliennes quotidiennes de l'espace aérien libanais.

Or la résolution devait être adoptée à l'unanimité et non par vote, ce qui a fait que toutes les mentions des différentes violations de la 1701 ont été zappées.
Il n'en reste pas moins que le Conseil de sécurité a insisté sur la nécessité d'un « environnement stratégique » au Liban-Sud entre la force onusienne et son « partenaire » libanais, à savoir la troupe et les forces armées légales, responsables « au premier degré » de la sécurité et du maintien de la loi au sud du Litani. Sauf que la résolution 1884 a remis l'accent sur le droit de chaque Casque bleu d'utiliser la force pas seulement pour se défendre, mais aussi s'il se voit empêché de mener à bien sa mission.
À noter que les représentants des grandes puissances au Conseil de sécurité insistent sur le plein respect des prérogatives des soldats onusiens, parce que, depuis 2006 et jusqu'à ce jour, aucun tir n'a été enregistré à partir du territoire libanais contre Israël et que l'État hébreu n'a mené aucune attaque sur la moindre parcelle de terre au Liban.
31/08

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/629707/Finul+%3A_la_proposition_technique_de_Ban_ne_vise_en_rien_a_la_revision_des_regles_d%27engagement.html



Résistance

Analyse

Nouveaux indices qui dévoilent le complot américain dirigé contre notre pays :

1- Faire pression pour que le nouveau gouvernement ne puisse pas enfin être formé;

2- Simultanément, réanimer la terreur au Sud de notre pays en réactivant Al Qaïda et en donnant le feu vert à l'entité sioniste de procéder à des multiples provocations qui relèvent de la violation de la résolution 1701;

 3- Les forces libanaises pro-occidentales, fortement soutenues par les Etats-Unis, l'Europe et l'entité sioniste, ayant comme prétexte-le chaos qui met en danger l'existence même du Liban, pourront par la suite déclencher l'ultime opération qui consiste à encercler les forces de la Résistance et à les liquider définitivement.

FLASH LIBAN 



1 Lutte pour la libération du territoire

Les relents de la guerre

a) Liban

L’armée libanaise arrête un inconnu ayant traversé la frontière avec Israël.
L'armée libanaise a arrêté hier un inconnu entré au Liban via la frontière avec Israël, ont indiqué des sources de sécurité et des sources militaires.
« Il ne semble pas parler l'arabe et n'a aucune pièce d'identité sur lui », a précisé une source à l'AFP, sous le couvert de l'anonymat. « Il pourrait être un citoyen israélien », a-t-elle ajouté. Selon la chaîne al-Manar (Hezbollah), cet homme « aurait des traits occidentaux, serait dans la trentaine et garderait le silence durant les interrogatoires ».
L'homme a été repéré près du village de Aytaroun, distant d'environ cinq kilomètres de la frontière israélienne, qui est marquée par une barrière de fils barbelés, a encore dit cette source sans autres précisions.
« Nous continuons à l'interroger pour savoir qui il est et ce qu'il faisait » là, a indiqué un porte-parole de l'armée à l'AFP.
Selon un porte-parole de la Finul, l'armée israélienne a informé les Casques bleus qu'un homme avait franchi la barrière le matin.
« Ce matin (hier), la Finul a été informée par l'armée israélienne qu'un homme avait traversé la barrière avec Israël, jusqu'en territoire libanais, dans la région de Aytaroun, a précisé Andrea Teneti à l'AFP.
Nous avons immédiatement averti l'armée libanaise et dépêché des patrouilles dans le secteur. »
« L'homme a été repéré vers 15h sur la base des descriptions fournies par l'armée israélienne, a-t-il ajouté. L'armée libanaise l'a arrêté et il est actuellement en détention. »

26 août

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/629239/L%27armee_libanaise_arrete__un_inconnu_ayant_traverse__la_frontiere_avec_Israel.html

 

Chute en territoire israélien de plusieurs roquettes

11-09

En Israël, l'armée a fait état de la chute en territoire israélien de plusieurs roquettes tirées à partir du sud du Liban, et confirmé y avoir riposté.
"Plusieurs roquettes tirées depuis le Liban ont explosé cet après-midi sur le secteur-ouest de la Galilée sans faire de blessé", a déclaré un porte-parole. "Nos forces ont riposté à ces tirs", a-t-il ajouté sans autre précision.

"Nous considérons cet incident comme très grave, et estimons que le gouvernement et l'armée libanaise ont pour responsabilité d'empêcher de telles attaques", a encore dit ce porte-parole israélien.
"Des débris d'au moins une roquette Katioucha ont été découverts dans le secteur de la ville de Naharyah et du kibboutz Guesher Aziv", dans l'ouest de la Galilée, a indiqué pour sa part une source policière.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/proche_moyenorient/20090911.OBS0832/echange_de_roquettes_a_la_frontiere_israelliban.html?idfx=RSS_international&xtor=RSS-19


b) Israël

L’armée israélienne intensifie ses entraînements …

Une unité de l'armée israélienne, spécialisée dans l'observation des mouvements militaires au-delà des frontières, a effectué récemment une vaste opération d'entraînement ayant pour objectif de rassembler des informations sur les activités du Hezbollah, rapporte le quotidien israélien Yediot Aharonot.
Citant le chef de cette unité, le Yediot affirme que « le calme règne au Liban en apparence, mais cette image est trompeuse, car il y a de nombreuses activités qui se déroulent sous terre et dont le but, clairement, est de se préparer » à l'éventualité d'une guerre.
4/9

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/630215/L%27armee_israelienne_intensifie_ses_entrainements_pour_contrer_les_activites_du_Hezbollah.html

 

Israël a tiré plus de dix roquettes sur un village du sud Liban.

Israël a tiré plus de dix roquettes sur un village du sud Liban, en riposte à des tirs sur son territoire. Il estime "que le gouvernement et l'armée libanaise ont pour responsabilité d'empêcher de telles attaques".

Des roquettes ont été tirées vendredi 11 septembre du sud du Liban vers le nord d'Israël, suscitant une riposte immédiate de l'Etat hébreu qui a bombardé un village libanais, selon des sources de sécurité.
Deux roquettes ont été tirées sur le nord d'Israël à partir du village de Qlailé, situé à 15 kilomètres de la frontière avec l'Etat hébreu, a indiqué un responsable des services de sécurité.

Le gouvernement libanais responsable ?
Des témoins ont indiqué avoir entendu "des explosions".
Dans une riposte immédiate, l'armée israélienne a tiré au moins huit roquettes sur le village de Qlailé, a indiqué l'armée libanaise.
Des ambulances se sont dirigées sur les lieux à partir de la ville côtière de Tyr, distante de quelques kilomètres de Qlailé.
La route côtière du sud-Liban était vide, à l'exception de patrouilles de la Force de l'ONU au Liban (Finul), selon un correspondant sur place qui a fait état d'un retour au calme 10 minutes après le bombardement du village.

Les tirs de roquettes sur Israël n'ont pas été revendiqués.

11.09.2

tempsreel.nouvelobs.com/.../echange_de_roquettes_a_la_frontiere_israelliban.html?...

 

14-09

Communiqué de L'Armée Libanaise :
Lundi 14 septembre à 19h45, 20h15 et 20h45, l'armée de l'entité sioniste avait tiré sur des bateaux de pêche libanais situés à l'intérieur des eaux territoriales du Liban

 

Tirs israéliens sur des embarcations libanaises de pêche.

Des tirs ont été dirigés, à partir d'un poste de l'armée israélienne à Naqoura, sur des embarcations de pêche libanaises, a affirmé hier un communiqué de l'armée à Beyrouth, qui a dénoncé là « une violation de la résolution 1701 ». Les tirs sont partis à deux reprises sur des embarcations qui se trouvaient à l'intérieur des eaux territoriales.
Par ailleurs, deux communiqués de l'armée ont fait état de violations de l'espace aérien libanais par des appareils de guerre israéliens. Selon la direction de l'orientation, deux appareils de chasse israéliens ont pénétré dans l'espace aérien au niveau de Aïtaroun et sont remontés jusqu'à Tripoli, avant de regagner leur base, tandis que deux autres ont survolé, à moyenne altitude, la région du Arqoub, de Hasbaya, de la Békaa-Ouest, d'Iqlim el-Kharroub et de Marjeyoun.

17/09

http://www.lorientlejour.com:80/category/Liban/article/631596/Tirs_israeliens_sur_des_embarcations_libanaises_de_peche.html


c) Finul

28-08

Les 240 militaires belges poursuivent les travaux de sécurisation du camp Scorpion, à Tibnin. Une mine a été localisée à proximité de la ligne de démarcation avec Israël et les opérations de déminage sont en cours, a rapporté le ministère de la Défense lors de son briefing hebdomadaire.

Notons également qu’a l’heure actuelle, on compte au total 1.093 militaires belges en opération à l’étranger.

28/8

http://www.lesoir.be/actualite/monde/

 

Des tirs venant du Sud-Liban violent la trêve avec Israël. (1)

La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) et l'armée libanaise ont dépêché des renforts dans la zone pour prévenir toute escalade de la situation, a précisé Yasmina Bouziane, porte-parole de la Finul, précisant que celle-ci enquêtait sur l'incident.

ENQUÊTE DE LA FINUL

"La Finul est en contact avec les deux parties, les presse de faire preuve de la plus extrême retenue, de conforter la cessation des hostilités et d'éviter de prendre des mesures qui pourraient conduire à une nouvelle escalade", a-t-elle dit.

Reuters

11 septembre

http://fr.news.yahoo.com/4/20090911/twl-po-israel-liban-38cfb6d_4.html


n° 114 - Journal du Liban - 28-08 au 26-09 -: Suite -: Qui bloque la formation du nouveau cabinet ?


n° 114 - Journal du Liban - 28-08 au 26-09 -: Suite  -: Qui bloque la formation du nouveau cabinet ?



Journal du Liban

n° 114                                        28-08 au 26-09

                                  C.De broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

2  Politique Libanaise  

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

 



2  Politique

a) Libanaise  

Michel Sleimane, Hariri  & Nasralah

Hariri: "Le Hezbollah sera au gouvernement que l'ennemi le veuille ou pas".

Le Premier ministre en charge Saad Hariri a assuré que le Hezbollah fera partie du gouvernement d'union nationale, qui regroupera également la coalition du 14 mars. "Je peux confirmer que le Hezbollah sera dans ce gouvernement, que l'ennemi israélien le veuille ou pas, parce que les intérêts de la patrie exigent que nous soyons tous dans ce gouvernement". 
Au cours d'un iftar à Quraytem, Hariri a réitéré que la question de la formation du gouvernement était une prérogative du Premier ministre désigné en coopération avec le chef de l'Etat, d'après la Constitution. 
Il a par ailleurs souhaité que la sécurité et la stabilité soient rétablies dans toutes les régions libanaises, sans exception, que l'armée soit forte, et que les forces de sécurité deviennent capables d'assurer la sécurité de tous les Libanais.
Et d'espérer que l'Etat subvient aux besoins des citoyens notamment au niveau de l'électricité et l'eau dans toutes les régions, sans aucune distinction. 
Abordant les multiples défis qui menacent le Liban, le chef du Courant du Futur a souligné qu'aucune partie politique ne peut y faire face seule, sans l'unité nationale. Selon lui, "quelles que soient les capacités et l'importance de cette partie politique, elle ne peut pas faire face aux multiples défis tels les menaces israéliennes ou les problèmes économiques". 
Le Premier ministre en charge a estimé qu' "il est vrai que nous avons toujours besoin de l'unité nationale et de la coexistence au Liban, mais nous avons aussi besoin de préserver la démocratie et les libertés, parce que sans elles le Liban ne peut pas exister. L'unité nationale est nécessaire, mais la démocratie est le fondement de l'unité nationale", a-t-il conclu.
Auparavant dans la journée de mardi, le député Saad Hariri avait reçu le chef du Parti Socialiste Progressiste Walid Joumblatt qui a assuré que le premier ministre désigné s'active pour arrondir les angles en vue d'aboutir à un gouvernement d'union. "Il a bien fait de ne pas se lancer dans des débats", a-t-il noté.
Dans une interview accordée au quotidien "Assafir", le chef druze a réclamé "un gouvernement capable de préserver la sécurité face à tous les défis, surtout une éventuelle offensive israélienne contre le Liban".
25/8

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=100717&language=fr 


2a-1 La crise gouvernementale

 Au jour le jour

07-09

Consensus sur les grandes lignes de la répartition des sièges au sein du nouveau cabinet. Mais Saad Hariri n'a pu se mettre d'accord sur les détails avec certains membres de l'opposition.

Le différend porte en grande partie sur les exigences du dirigeant chrétien Michel Aoun, allié du Hezbollah. Le Courant patriotique libre d'Aoun détient davantage de sièges que n'importe quel autre parti chrétien.

Aoun veut que son gendre, Gedran Bassil, conserve son poste de ministre des Télécommunications et il veut nommer le nouveau ministre de l'Intérieur mais Hariri, chef d'une alliance qui a remporté les élections législatives du 7 juin, s'y oppose.

Bureau de Beyrouth, version française Nicole Dupont

http://fr.news.yahoo.com/4/20090907/twl-liban-gouvernement-

07-09

La composition proposée lundi par Hariri maintient Ziad Baroud à la tête du ministère de l'Intérieur et confie le ministère des Télécommunications à un proche d'Hariri, dit-on de source politique.

Aoun veut que son gendre, Gedran Bassil, conserve son poste de ministre des Télécommunications et il veut nommer le nouveau ministre de l'Intérieur, mais Hariri s'y oppose.

Hariri a proposé que Raya Hassan prenne le ministère des Finances et Nada Mfarrij celui de l'Energie, et non de l'Economie comme cela avait été avancé dans un premier temps. Proches du Premier ministre désigné, elles sont deux des quatre femmes du cabinet proposé.

Elias al Mourr conserverait le portefeuille de la Défense et le ministère des Affaires étrangères irait à Yassine Djaber, un proche de Nabih Berri, président du parlement et figures de l'opposition.

Dans l'équipe proposée lundi par Hariri, Ziad Baroud reste à la tête du ministère de l'Intérieur et celui des Télécommunications revient à Ghazi Aridi, un proche du leader druze Walid Jumblatt.

Saad Hariri soutient que sa proposition respecte l'accord de partage du pouvoir conclu avec l'opposition. Elle accorde à l'alliance "14 Mars" d'Hariri 15 des 30 sièges du nouveau gouvernement et 10 sièges à l'alliance "8 Mars" de l'opposition.

Il revient au président Souleiman de désigner les cinq ministres restant, ce qui lui donne un poids décisif sur les décisions du gouvernement.

Bureau de Beyrouth, version française Nicole Dupont

& Reuters

http://fr.news.yahoo.com/

07-09

Le Premier ministre libanais désigné, Saad Hariri, a remis au président Michel Souleiman une proposition de composition d'un gouvernement d'union nationale mais des factions d'opposition, parmi lesquelles le Hezbollah, l'ont aussitôt rejetée.

Fouad Siniora, Premier ministre sortant et membre du Courant du Futur d'Hariri, dirige un gouvernement chargé d'expédier les affaires courantes en attendant que Souleiman désigne par décret le nouveau gouvernement.

Le président Souleiman, arrivé au pouvoir l'an dernier en tant que candidat de consensus, ne devrait pas approuver la composition d'un gouvernement qui n'aurait pas le soutien de l'opposition.

Le chef de l'Etat a indiqué qu'il souhaitait que le gouvernement soit formé avant qu'il se rende à l'Assemblée générale des Nations unies, ce mois-ci.

Afp

 

Nadim Ladki : La majorité et l'opposition se sont accusées mutuellement de l'échec des consultations.

La majorité et l'opposition se sont accusées mutuellement de l'échec des consultations auxquelles Hariri a procédé depuis juin, se heurtant notamment à des exigences d'Aoun qu'il n'a pas voulu satisfaire.

Signe de la dégradation du climat politique durant cette période, Nabih Berri, président du parlement et leader du mouvement Amal, n'a pas voté en faveur de Hariri, alors qu'il l'avait fait en juin.

Pareillement, le Hezbollah et le Courant patriotique d'Aoun, qui dispose du plus grand nombre de députés chrétiens à la Chambre, n'ont désigné aucun candidat à la tête du gouvernement.

L'impasse actuelle au Liban traduit, selon les analystes, l'incapacité des deux grands parrains des factions libanaises, l'Arabie saoudite et la Syrie, à se faire obéir de leurs poulains.

Le rapprochement entre les deux puissances régionales, cette année, avait apporté au Liban un répit politique sans précédent depuis l'assassinat de Rafic Hariri.

Mais l'annulation récente d'une visite du roi Abdallah d'Arabie à Damas semble avoir figé les relations entre les deux pays et entraîné une nouvelle radicalisation des positions politiques au Liban même.

Nadim Ladki, version française Marc Delteil

16 septembre

http://fr.news.yahoo.com/

 

Saad Hariri à nouveau chargé de former le gouvernement libanais. 

A la demande de la Chambre des députés, le président Michel Souleïmane a chargé une nouvelle fois mercredi Saad Hariri, chef de la majorité parlementaire, de former le prochain gouvernement.

Le premier ministre Rafic Hariri, avait jeté l'éponge la semaine dernière, dix semaines après la reconduction de sa majorité parlementaire, accusant l'opposition de lui mettre des bâtons dans les roues.

Souleïmane était tenu de se plier au vœu des députés et de charger Hariri, de reprendre ses efforts pour former un gouvernement d'unité incluant l'opposition, composée du Hezbollah et d'Amal, les deux principaux mouvements chiites et leur allié chrétien, le Courant patriotique de Michel Aoun.

Sur les 128 députés, 73 ont choisi Hariri pour diriger le gouvernement contre 55 qui se sont abstenus.

La confirmation à la tête du gouvernement de Saad Hariri, un milliardaire de 39 ans soutenu par l'Arabie saoudite et les Etats-Unis, a donné un coup de fouet à la Bourse de Beyrouth, qui a clôturé mercredi en hausse de 1,0%.

Nadim Ladki, version française Marc Delteil

16 septembre

http://fr.news.yahoo.com/

 

Le Hezbollah attaché à un cabinet d’union nationale.
Le secrétaire général adjoint du Hezbollah, Naïm Kassem, a énuméré quatre raisons qui font que son parti demeure attaché à un gouvernement d'union nationale

Tout d'abord, a déclaré cheikh Kassem, qui s'exprimait lors d'un iftar, le gouvernement d'union nationale est « la solution la plus à même de réussir, car cette formule a déjà démontré son utilité et fait ses preuves pour ce qui est du maintien de la stabilité politique et sécuritaire ».
« Deuxièmement, a-t-il ajouté, à l'ombre d'un cabinet d'union nationale, toutes les forces politiques sont rassurées quant à leur participation aux responsabilités et quant à l'absence de tout unilatéralisme au pouvoir. Tous se retrouvent ainsi partenaires dans ce qui touche le Liban ».
« Troisièmement, une telle formule est de nature à restreindre les possibilités d'utilisation du Liban comme théâtre (de règlements de comptes) régional ou international », a-t-il dit. « Les grandes puissances et les États de la région ne cesseront pas d'utiliser le Liban, mais notre accord permettrait de limiter leur marge de manœuvre dans ce pays », a-t-il assuré.
« Enfin, quatrièmement, en permettant le maintien de la stabilité politique et sécuritaire, le gouvernement d'union nationale ouvre la voie au traitement des dossiers économiques et sociaux », a-t-il estimé, avant de lancer : « C'est pour ces quatre raisons que nous voulons un cabinet d'union nationale. Que personne n'en invoque d'autres. »
« C'est en adoptant la formule convenue (15/10/5) que nous pourrons renforcer l'option de l'union nationale », a encore dit cheikh Kassem. «
Dans tout autre cas de figure, nous serions face à un gouvernement dans lequel il n'y aurait pas de partenariat. Et ce serait l'inconnu », a-t-il souligné.
Abondant dans le même sens, le député Ali Fayad, également du Hezbollah, a appelé au « respect de la démocratie consensuelle dans le cadre de la Constitution libanaise ».
Selon lui, « le discours politique nerveux de ceux qui critiquent le consensualisme en le considérant comme un complot contre la logique majoritaire ne parviendra pas à modifier la règle du jeu ».
M. Fayad a estimé que le consensualisme s'impose du fait qu'il est impossible de transgresser au gouvernement la représentation politique des principales communautés, mais aussi parce que la différence de 12 sièges qui sépare la majorité de la minorité au Parlement n'est « pas grande », enfin parce qu'un gouvernement monochrome ne serait pas en mesure, selon lui, d'assurer la stabilité dans
le pays.

16 septembre http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/631469/Le_Hezbollah_attache_a_un_cabinet_d%27union_nationale_pour_quatre_raisons.html

24-09

M. Hariri qui a été de nouveau chargé, le 16 septembre,de former un gouvernement a entamé ses consultations par un entretien à Beyrouth avec le chef du Parlement Nabih Berri, dont le mouvement Amal est l'un des piliers de l'opposition soutenue.

LEMONDE.FR

AFP 


2a-3 Sur le terrain

11-09

Les responsables militaires du Liban et de l'Onu attribuent les violations sporadiques de la trêve d'août 2006 à de petits groupes palestiniens ou à des activistes djihadistes, actifs dans les camps de réfugiés du Liban.

Le Hezbollah, un mouvement structuré et discipliné soutenu par la Syrie et l'Iran, demeure néanmoins une force redoutable, particulièrement au Sud-Liban, où il a résisté avec succès aux efforts de Tsahal pour lui briser les reins.

http://fr.news.yahoo.com/4/20090911/twl-po-israel-liban-38cfb6d_4.html

 

Les responsables palestiniens assurent qu’un nouveau Nahr el-Bared est hors de question.

Le représentant de l'Autorité palestinienne au Liban, Abbas Zaki, et de nombreuses autres factions et institutions palestiniennes ont insisté hier sur l'attachement des Palestiniens à la stabilité au Liban et leur détermination à faire en sorte que les événements de Nahr el-Bared ne se reproduisent pas.
M. Zaki s'est rendu dans la journée auprès du président supérieur des Kataëb, Amine Gemayel, de l'ancien ministre Talal Arslane, avec qui il a débattu du dossier régional, de la situation des Palestiniens au Liban et des craintes de nouveaux incidents de sécurité, partant des informations relatives à la présence de combattants de Fateh el-Islam dans certains camps.

Répondant aux questions de la presse au terme des deux entretiens, M. Zaki, qui s'est rendu en soirée auprès du conseil politique du Hezbollah, a indiqué qu'un « danger guette toujours le Liban », estimant que la situation qui prévaut « permet de penser que des incidents peuvent survenir ». « Mais, cette fois, ce ne sera pas à travers les Palestiniens, parce que nous avons pu convaincre les factions et la population palestinienne de rester aux aguets pour déjouer toute tentative de porter atteinte au Liban ou aux camps », a-t-il dit, en révélant que des personnes soupçonnées d'avoir commis des actes terroristes sont régulièrement livrées à l'armée. « Nous nous entendons avec l'armée sur tout et la situation dans les camps est calme », a-t-il ajouté. « Les informations sur la présence d'éléments subversifs dans les camps sont totalement infondées. Leur objectif est de faire en sorte que les Palestiniens soient toujours considérés comme étant la source du problème », a déploré M. Zaki.

La même idée a été développée par plusieurs factions et cadres palestiniens. Le commandement des factions de l'Alliance palestinienne a tenu une réunion à Tyr au QG de Hamas. Dans son communiqué, cette instance, qui regroupe les diverses organisations palestiniennes, a souligné son « attachement à la paix civile au Liban ainsi qu'aux relations de bon voisinage et à la consolidation de l'esprit de coopération dans l'intérêt des Libanais et des Palestiniens ». Elle a rejeté « les rumeurs » relatives à la présence de combattants de Fateh el-Islam dans le camp de Bourj Chemali, en affirmant dans le même temps « la nécessité de donner sa chance à l'enquête pour que l'affaire soit tirée au clair ».
Parallèlement, une délégation du Fateh, conduite par M. Khaled Aref, s'est rendue auprès du commandant des FSI  de la région sud, le colonel Mounzer Ayoubi, au sérail de Saïda, pour un tour d'horizon de la situation au double plan social et de sécurité. C'est ce que le communiqué qu'elle a fait paraître plus tard indique, en précisant que les deux parties ont « mis en relief la coordination avec les forces de sécurité libanaises, dans les domaines du maintien de la sécurité et de l'exécution des mandats judiciaires et des notifications administratives et judiciaires ».
À la presse, Sultan Abou el-Aynaïn, membre du Fateh, a fait état d'un renforcement des mesures de sécurité dans les camps, précisant que sa formation prend au sérieux l'affaire de certains éléments subversifs. Il a assuré que « les Palestiniens ne permettront pas une répétition de la guerre de Nahr el-Bared ou que leurs camps servent d'abris à ceux qui veulent détruire la paix au Liban ».

25/09/2009
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/632403/Les_responsables_palestiniens_assurent_qu%27un_nouveau_Nahr__el-Bared_est_hors_de_question.html


2a-4 Des Canons ... pas du beurre

Joumblatt: "Le Liban doit rester en état de guerre avec "Israël".

Le chef du Rassemblement démocratique le député Walid Joumblatt a estimé que la paix avec "Israël" ne peut pas réussir, et que le Liban ne peut pas supporter de compromis. S'adressant au chef du parti phalangiste Amine Gemayel, Joumblatt a déclaré: "Le président Amine Gemayel a évalué que la paix avec Israël était possible, il a signé l'accord du 17 Mai, mais cet accord n'a pas réussi.

La paix ne peut pas réussir. Pourquoi signer un accord alors que nous refusons tous l'implantation, et que nous adoptons l'armistice? Le Liban doit rester en état de guerre avec Israël.
Sur un autre plan, le chef du PSP a indiqué qu'il poursuivait ses efforts en coopération avec le Hezbollah, pour traiter les répercussions de la dernière période, se disant non opposé à la tenue d'une autre rencontre avec Sayed Hassan Nasrallah prochainement.  
3/9

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=101868&language=fr

 

Aoun : Nous n’accepterons pas qu’une guerre préventive soit menée contre nous.

Dans sa déclaration traditionnelle à l'issue de la réunion hebdomadaire de son bloc parlementaire, le député Michel Aoun a affirmé qu'après les consultations il y aura « soit formation du gouvernement, soit une décision définitive de récusation ». À propos de la rotation des ministères, M. Aoun a souligné que s'il fallait véritablement respecter ce principe, le Courant du futur devrait en premier lieu « se désister du ministère des Finances » car cela fait 17 ans que ce courant « s'est accaparé ce portefeuille, alors que nous n'avons été en charge du ministère des Télécommunications que durant 10 mois et déjà ils veulent que nous y appliquions le principe de rotation ». M. Aoun a d'autre part prévenu : « Que personne ne nous défie, car nous n'accepterons pas qu'une guerre préventive soit menée contre nous. Lorsque la justice est appliquée, personne ne la refuse. »
Abordant la crise ministérielle, M. Aoun a nié l'importance de la conjoncture régionale à cet égard, soulignant qu'en présence d'une « volonté interne, il est possible de résoudre le problème ». « Nous ne pensions pas qu'il faille que le Premier ministre désigné se récuse puis soit à nouveau désigné pour qu'une solution soit enfin proposée », a-t-il ajouté avant de signaler que « rien » n'empêchera son bloc de poursuivre dans la voie de la réforme. « Nous attendons de voir ce que le Premier ministre désigné va nous proposer et nous verrons quels sont les critères sur la base desquels le gouvernement sera formé, et nous sommes un modèle de sacrifice », a déclaré Michel Aoun, qui a relevé que « cinq jours, ce n'est pas beaucoup de temps, et le tout est de savoir si un gouvernement va être formé après ces cinq jours ou s'il va y avoir récusation définitive. Je ne donnerai pas maintenant mon avis par rapport à la formule et j'attends de voir quelles idées vont m'être soumises ».

Revenant sur la question du ministère des Télécommunications, M. Aoun a indiqué que son courant avait dû faire face à de nombreuses difficultés « car nous avons pu réaliser de nombreuses choses ».
24/9

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/63227...  



b) Israélienne

 

2b-2 Des Canons ... pas du beurre.

Tirs de roquettes: Nétanyahou met Beyrouth en garde.

Vendredi, deux roquettes tirées depuis le Sud-Liban ont touché le nord d'Israël. L'Etat hébreu a immédiatement répliqué par des tirs d'artillerie.

Benyamin Nétanyahou a estimé dimanche "Nous prenons cela très sérieusement", a déclaré. "Nous ne resterons pas dans la retenue quand le territoire israélien se voit attaquer et nous ne nous résignerons pas à des tirs de missiles ou à toute autre forme de terrorisme dirigée contre les citoyens israéliens".

Benyamin Nétanyahou a estimé dimanche devant son cabinet qu'il revenait au gouvernement libanais de faire respecter le cessez-le-feu. "Nous le tenons pour responsable de toutes les violations et hostilités dirigées contre notre territoire qui trouvent leur origine sur le sol libanais".

La frontière israélo-libanaise reste tendue depuis la guerre l'été 2006.

13/9

http://fr.news.yahoo.com/3/20090913/twl-israel-liban-netanyahou-951b410_2.html


2b-4 Les grandes manœuvres

Israël accuse le Hezbollah d’avoir planifié un attentat contre le chef d’état-major de l’armée
Un Arabe israélien accusé d'avoir fourni des informations au Hezbollah pour préparer un attentat contre le chef d'état-major de l'armée israélienne, le général Gaby Ashkenazi, a été arrêté, ont annoncé hier des sources judiciaires israéliennes, citées par l'AFP dans une dépêche datée de Jérusalem.
Cet Arabe israélien, Rawi Sultani, a été arrêté le 10 août, mais l'annonce de son interpellation a été maintenue secrète pendant trois semaines sur ordre d'un tribunal israélien qui a levé hier le black-out sur cette affaire. Il avait été recruté par le Hezbollah lors d'un voyage au Maroc effectué en août 2008 pour participer à un camp de jeunesse arabe comme représentant du mouvement arabe israélien le « Rassemblement national démocratique », connu sous son acronyme hébreu « Balad », a-t-on ajouté de mêmes sources.
Il est accusé d'avoir rencontré un représentant du Hezbollah à cette occasion et un autre membre du mouvement chiite lors d'un voyage en Pologne en décembre 2008.
Il aurait fourni au Hezbollah des informations sur les déplacements du général Ashkenazi qui fréquentait la même salle de sport que lui.
Le Hezbollah considérait le chef d'état-major israélien comme une cible possible pour venger la mort de Imad Moghniyé, l'un des principaux chefs militaires du Hezbollah tué en février 2008 dans un attentat à la voiture piégée à Damas. Le Hezbollah a imputé cet assassinat à Israël.
Selon l'acte d'inculpation, Rawi Sultani est accusé d'avoir « transmis des informations à l'ennemi, d'avoir établi des contacts avec des agents étrangers et de complot en vue de commettre un crime ». Son père, qui est aussi son avocat, a affirmé à la radio publique israélienne que l'acte d'accusation était « artificiellement gonflé » et que son fils était « innocent ».

2/9

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/629811/Israel_accuse_le_Hezbollah_d%27avoir_planifie_un_attentat_contre_le_chef_d%27etat-major_de_l%27armee.html



3 Politique Internationale des territoires occupés.

a) Pays Arabes & voisins

Syrie

"Assawra" met en garde des tentatives israéliennes d'amender la 1701

Le quotidien syrien "Assawra" a révélé qu'Israël vise aujourd'hui à changer les règles du jeu au Sud-Liban, en apportant des amendements à la résolution 1701 à travers trois moyens principaux :
- Créer un conflit entre les habitants du Sud-Liban et les forces de la FINUL, ce qui pourrait  aboutir à une intervention internationale élargie, pourvu que le Conseil de Sécurité appelle à apporter des modifications à la 1701.
-Tenir le gouvernement libanais responsable des événements de Kherbet Selem, sous prétexte qu'il est en même temps responsable des armes du Hezbollah introduites au Sud, selon les sources israéliennes.
-Créer un conflit entre l'armée libanaise et la résistance, surtout au Sud, et oeuvrer pour que ce conflit s'étende sur le reste du territoire libanais.
 Assawra attire l'attention sur les différents indices qui relèvent des intentions offensives d'"Israël", y compris :
-Les menaces prononcées quotidiennement par "Israël"
-Les plaintes présentées par "Israël" au Conseil de Sécurité contre le Liban
-Les différentes manœuvres performées par "Israël" tout au long des frontières libanaises.
-Les préparatifs de guerre sur le front intérieur civil, telles les institutions, les abris, etc.
-Le renforcement des réseaux d'espionnage au Liban
Le quotidien considère que de tels indices requièrent du Liban, de la résistance et des pays arabes un certain degré d'attention pour faire face à cet ennemi atroce.
24/8

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=100503&language=fr



 b) Usa (le parrain)

Les grandes manœuvres

Les USA "condamnent fermement" les tirs sur Israël depuis le Liban.

Les Etats-Unis "condamnent fermement" les tirs de roquettes depuis le sud du Liban sur Israël vendredi, a déclaré un porte-parole du département d'Etat.

"Nous condamnons fermement ces attaques (survenues) en violation de l'appel à l'arrêt des hostilités contenu dans la résolution 1701 des Nations unies", a indiqué Philip Crowley lors du point de presse quotidien de la diplomatie américaine.

M. Crowley a relié l'incident à l'explosion d'un dépôt d'armes du Hezbollah le 14 juillet dernier, affirmant que les deux événements "soulignaient le besoin urgent de placer les armes au Liban sous le contrôle de l'Etat".

Les Etats-Unis demandent également "que la communauté internationale demeure pleinement engagée dans son soutien à la Finul", la force de l'ONU au Liban-Sud.

Des roquettes ont été tirées vendredi du sud du Liban sur le nord d'Israël, suscitant une riposte immédiate de l'Etat hébreu qui a bombardé un village libanais.

La résolution 1701 de l'ONU avait été adoptée en août 2006 dans l'objectif de mettre fin au conflit armée ouvert qui opposait alors Israël et le Hezbollah.

11/9

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-40328255@7-60,0.html 


2 Processus de paix

1- Rapport de la CIA : Israël disparaitra dans 20 ans.

Une étude conduite par la Central Intelligence Agency (CIA) émet des doutes sur la survie d'Israël au-delà des 20 prochaines années.

Le rapport de la CIA prévoit «un déplacement inexorable de la solution à deux États vers une solution à un Etat, la solution la plus viable basée sur les principes démocratiques de la pleine égalité qui supprimera le spectre de la menace de l'apartheid colonial, tout en permettant le retour des réfugiés de 1947/1948 et 1967. Ce dernier étant la condition préalable à une paix durable dans la région."
L'étude, qui n’est accessible qu’à un certain nombre d'individus, prévoit le retour de tous les réfugiés palestiniens dans les territoires occupés, et l'exode de deux millions d'Israëliens - qui partiront vers les États-Unis au cours des quinze prochaines années.
"Il y a plus de 500.000 Israéliens qui ont des passeports américains et plus de 300.000 viennent de Californie" a déclaré dans une interview à Press TV vendredi l'avocat international Franklin Lamb, en ajoutant que ceux qui n'ont pas de passeport américain ou occidental, ont déjà fait la demande.
"Je pense donc que, au moins pour la population en Israël, c’est écrit sur le mur ... ce qui suggère que l'histoire rejettera tôt ou tard l'entreprise coloniale», a souligné Lamb.
Il dit que la CIA, dans son rapport, fait allusion à la chute rapide et inattendue du gouvernement d'apartheid en Afrique du Sud et rappelle la désintégration de l'Union soviétique au début des années 1990, ce qui suggère que la fin du rêve d'un «territoire israélien» arrivera plus tôt qu’on ne le pense.
L'étude prédit aussi le retour de plus d’un million et demi d'Israéliens en Russie et dans d'autres parties de l'Europe, et indique une baisse des naissances en Israël et une augmentation de la population palestinienne.
Lamb dit qu’étant donné la conduite d'Israël envers les Palestiniens et en particulier dans la bande de Gaza, le public américain - qui a exprimé ses protestations contre les mesures de Tel-Aviv au cours des 25 dernières années – pourrait ne plus la supporter.
Certains membres de la commission des Renseignements du Sénat américain ont été informés de ce rapport.
MRS/MMN

03-08-2009 1Par Press TV
Source :  http://www.presstv.ir/
Traduction : MG pour ISMhttp://switzerland.indymedia.org/fr/2009/08/70664.shtml

Auteur : ISM :http://www.ism france.org/news/article.php?id=11437&type=communique&lesujet=Rapports


3 Des Canons ... pas du beurre

04-09

Un journaliste américain de la chaîne CBN, Erick Stakleback, spécialiste du ‘terrorisme’, (…) affirme, citant « un responsable gouvernemental arabe », que le Hezbollah possède aujourd'hui des armes biologiques et chimiques. (…)

Citant des sources européennes, ce journal affirme que le dépôt du Hezbollah qui a explosé en juillet à Kherbet Selm (Liban-Sud) contenait des armes chimiques et que trois des huit membres du Hezbollah tués dans cette explosion sont morts des suites du contact avec des produits chimiques.
As-Siyassa ajoute que c'est pour cette raison que le Hezb avait empêché dans l'immédiat l'armée libanaise et la Finul de se rapprocher du site de l'explosion, en attendant de maquiller les lieux…

4/9

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/630215/L%27armee_israelienne_intensifie_ses_entrainements_pour_contrer_les_activites_du_Hezbollah.html


n° 114 - Journal du Liban - 28-08 au 26-09 -: Fin -: Qui bloque la formation du nouveau cabinet ?


n° 114 - Journal du Liban - 28-08 au 26-09 -: Fin  -: Qui bloque la formation du nouveau cabinet ?



Journal du Liban

n° 114                                        28-08 au 26-09

                                  C.De broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

2  Politique Libanaise  

Europe

Institutions internationales

5 Autres Pays

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Bernard Mikael : Qui bloque la formation du nouveau cabinet ?

6-2 'Lebanon' remporte le Lion d'Or à la Mostra de Venise

6-3 "Lebanon

7 Brèves

7-1 Aboul Aynaïn dément la présence d’el-Qaëda dans les camps palestiniens du Sud.

7-2 Nada RAAD : HARIRI : "Le Hezbollah sera au gouvernement que l’ennemi le veuille ou pas".

7-3 Jamil Sayyed à Harriri: punis tes alliés qui ont faussé l'enquête.

 


 

c) Europe

Union Européenne

Solana : La sécurité du Liban n'est pas menacée.

La sécurité du Liban n'est pas menacée, selon le chef de la diplomatie européenne, Javier Solana, qui a clôturé hier une visite de quelques heures à Beyrouth.
Dans une conférence de presse qu'il a tenue à l'aéroport avant son départ, en soirée, de la capitale libanaise, le chef de la diplomatie européenne a exprimé l'espoir d'une « formation rapide du gouvernement qui sera à même de faire face aux défis économiques et sociaux », en invitant toutes les parties à œuvrer dans ce sens.
M. Solana a indiqué que la sécurité du Liban n'est pas en danger « d'autant que les élections parlementaires ont montré que toutes les parties sont conscients de l'importance de la stabilité ».
Il a également abordé le processus de paix, affirmant qu'il pourrait être ravivé dans les prochaines semaines par une nouvelle dynamique. « Nous avons discuté de la possibilité d'avoir une nouvelle dynamique dans le processus de paix, ainsi que de la possibilité d'avoir des activités et des initiatives importantes lors de la réunion en marge de l'Assemblée générale des Nations unies », a-t-il expliqué, en précisant que la relance du processus de paix est au cœur de sa tournée régionale qui l'a mené en Syrie et en Israël.

3/9

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Javier Solana a mis l'accent sur la mise en place de la nouvelle équipe ministérielle.
Au cours de son court passage à Beyrouth, M. Solana a eu des entretiens avec le président Michel Sleiman, le président de la Chambre, Nabih Berry, le Premier ministre sortant, Fouad Siniora, et le Premier ministre désigné, Saad Hariri, ainsi qu'avec le ministre sortant des Affaires étrangères, Faouzi Salloukh, et le chef du PSP, Walid Joumblatt. Les discussions ont porté aussi bien sur la situation au
Liban que sur le dossier régional. Dans ses déclarations à la presse, le responsable européen a mis l'accent sur la mise en place de la nouvelle équipe ministérielle, avant l'ouverture de l'Assemblée générale de l'ONU et insisté sur l'importance de cette démarche, notamment dans la perspective d'un renforcement des relations avec l'Union européenne. Il s'est aussi félicité du rôle « constructif et positif » du chef de l'État au niveau du règlement des crises internes.
Il s'est dit heureux de ce que la tension qui a prévalu avec la Finul, consécutivement à l'explosion d'une cache d'armes du Hezbollah à Kherbet Selm, se soit dissipée, mettant l'accent sur l'importance du rôle de la force intérimaire de paix.

3/9

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Solana insiste sur le droit des Palestiniens à retourner chez eux
le chef de la diplomatie européenne Javier Solana, a particulièrement insisté sur le droit des Palestiniens à retourner chez eux, soulignant qu'un règlement régional qui n'en tiendrait pas compte pourrait générer de nouveaux problèmes à partir du Liban.
L'implantation palestinienne
Mais selon notre correspondant au palais Bustros, Khalil Fleyhane, M. Solana a évité de répondre aux questions que les responsables libanais lui ont adressées et qui reflètent leurs appréhensions concernant une éventuelle implantation des réfugiés palestiniens, dans la mesure où certaines capitales, comme Washington, y sont favorables. Il leur a expliqué que l'Union européenne n'a pas les moyens de régler cette affaire qui fait l'objet, selon lui, de concertations entre les États de l'UE, mais a écouté avec intérêt leurs craintes.
Selon des sources proches des personnes visitées par l'émissaire européen, M. Solana a promis de communiquer les craintes libanaises aux responsables concernés au sein de l'UE.

3/9

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Solana : soumettre un rapport aux ministres des Affaires étrangères de l'UE,
Il a aussi expliqué à ses interlocuteurs que sa mission consiste à recueillir des informations des pays concernés par le conflit israélo-arabe, afin de soumettre un rapport aux ministres des Affaires étrangères de l'UE, avant l'ouverture de l'assemblée générale de l'ONU.

M. Solana les a aussi rassurés, toujours selon Khalil Fleyhane, sur le fait qu'une agression israélienne contre le Liban est hors de question, mais qu'il est nécessaire de consolider la sécurité dans le pays à travers une entente politique et la mise en place du gouvernement. Dans ce cadre, il s'est félicité de l'initiative du président Sleiman de réunir le Premier ministre sortant, Saad Hariri, et le chef du CPL, le général Michel Aoun, dans son bureau.
De mêmes sources, on a considéré que les propos de M. Solana au sujet du gouvernement ne peuvent pas être considérés comme une intervention européenne dans ce dossier, mais expriment l'intérêt des pays dont les forces militaires participent à la Finul. Le chef de la diplomatie européenne considère ainsi que toute crise politique pourrait déclencher un déséquilibre susceptible de fragiliser la sécurité dans le pays et de mettre ainsi en danger la sécurité des contingents de la Finul.

3/9

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d) Les institutions

Nations Unies

Finul : la proposition technique de Ban ne vise en rien à la révision des règles d’engagement.

La résolution 1884 prorogeant d'un an le mandat de la Finul a été adoptée il y a quelques jours avec une mention spéciale pour les « capacités actives » de la force onusienne et une nouveauté technique impliquant la direction à New York des forces de maintien de la paix dans le travail des Casques bleus en poste au Liban.
Justement, Beyrouth s'est très officiellement interrogé sur le timing de cette initiative du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, se demandant s'il a un lien avec l'incident de Kherbet Selm, consécutif à l'explosion d'un dépôt d'armes du Hezbollah, et avec les agressions contre des soldats français et italiens de la Finul qui enquêtaient dans le village.

Des sources diplomatiques assurent que la proposition Ban n'a rien à voir avec ces incidents en question, ni avec le sit-in des habitants de Kfarchouba qui protestaient contre un poste d'observation israélien. Elle est plutôt le résultat du rapport de Lakhdar Ibrahimi, l'ancien conseiller politique du prédécesseur de Ban Ki-moon, Kofi Annan, et ancien chef de la diplomatie algérienne. Ce rapport, établi en l'an 2000, évoquait la nécessité de renforcer lesdites capacités actives des forces de maintien de la paix où qu'elles se trouvent. Et Ban Ki-moon est inquiet de la réduction du nombre d'équipements de la Finul navale, surtout après que les Allemands s'en furent retirés alors qu'ils l'avaient, au lendemain de la mise en application de la résolution 1701, totalement organisée.
Les sources diplomatiques précitées assurent également que cette espèce d'amendement technique proposé par Ban Ki-moon ne vise « aucunement » à la révision des règles d'engagement de la Finul au Liban, de la nature des opérations ou de la durée des mandats. Ce qui a d'ailleurs provoqué un ouf de soulagement au sein du landernau politique libanais.
Il convient de noter que la résolution 1884 n'a évoqué ni de loin ni de près l'incident de Kherbet Selm, ni la manifestation des habitants de Kfarchouba, même si Ban Ki-moon avait jugé que cela représentait une violation de la résolution 1701. Cela est dû aux réserves exprimées à ce sujet par le représentant de la Libye au Conseil de sécurité, qui avait exigé que soit faite mention des violations israéliennes quotidiennes de l'espace aérien libanais. Or la résolution devait être adoptée à l'unanimité et non par vote, ce qui a fait que toutes les mentions des différentes violations de la 1701 ont été zappées.
Il n'en reste pas moins que le Conseil de sécurité a insisté sur la nécessité d'un « environnement stratégique » au Liban-Sud entre la force onusienne et son « partenaire » libanais, à savoir la troupe et les forces armées légales, responsables « au premier degré » de la sécurité et du maintien de la loi au sud du Litani. Sauf que la résolution 1884 a remis l'accent sur le droit de chaque Casque bleu d'utiliser la force pas seulement pour se défendre, mais aussi s'il se voit empêché de mener à bien sa mission.
À noter que les représentants des grandes puissances au Conseil de sécurité insistent sur le plein respect des prérogatives des soldats onusiens, parce que, depuis 2006 et jusqu'à ce jour, aucun tir n'a été enregistré à partir du territoire libanais contre Israël et que l'État hébreu n'a mené aucune attaque sur la moindre parcelle de terre au Liban.

31/08

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/629707/Finul+%3A_la_proposition_technique_de_Ban_ne_vise_en_rien_a_la_revision_des_regles_d%27engagement.html

 

Des tirs venant du Sud-Liban violent la trêve avec Israël. (2)

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a condamné les tirs de roquettes et a exhorté les deux camps à faire preuve de retenue, dit un communiqué diffusé par une porte-parole, Marie Okabe.

Il ajoute que la Finul enquête sur "les circonstances de l'incident" et il demande aux deux parties "d'adhérer entièrement" au cessez-le-feu conclu en 2006 grâce à une médiation de l'Onu, mettant fin à une offensive de 33 jours engagée par Israël contre le Hezbollah au Sud-Liban..

Malgré ce cessez-le-feu, la situation demeure en effet volatile à la frontière commune.

On ignore encore qui est à l'origine de ces tirs, mais les combattants chiites libanais du Hezbollah ont démenti avoir lancé les projectiles tombés l'hiver dernier sur le nord d'Israël pendant l'offensive de Tsahal contre le Hamas à Gaza.

Marc Delteil et Nicole Dupont

11-09

http://fr.news.yahoo.com/4/20090911/twl-po-israel-liban-38cfb6d_4.html



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 La fabrication du consentement (vidéoS vostfr)

Dans ce documentaire, Noam Chomsky et ses assistants présentent leur « modèle de propagande », véritable outil d’analyse et de compréhension de la manière dont fonctionnent les médias dominants.

Ils font la lumière sur la tendance lourde à ne travailler que dans le cadre de limites définies et à relayer, pour l’essentiel, les informations fournies par les élites économiques et politiques, les amenant ainsi à participer plus ou moins consciemment à la mise en place d’une propagande idéologique destinée à servir les intérêts des mêmes élites.

En disséquant les traitements médiatiques réservés à divers évènements ou phénomènes historiques et politiques (communisme et anticommunisme, conflits et revolutions en Amérique Latine, guerres du Vietnam et du Cambodge, entre autres, ils mettent à jour des facteurs structurels qu’ils considèrent comme seuls susceptibles de rendre compte des comportements systématiques des principaux médias et des modes de traitement qu’ils réservent a l’information.

http://www.mecanopolis.org/?p=9001

VIDEO 1

http://www.dailymotion.com/video/x9yuxl_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 2

http://www.dailymotion.com/video/x9yxpi_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 3

http://www.dailymotion.com/video/x9z1c2_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 4

http://www.dailymotion.com/video/x9z1qf_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO5

http://www.dailymotion.com/video/x9z2z3_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 6

http://www.dailymotion.com/video/x9z4m0_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 7

http://www.dailymotion.com/video/x9yymd_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

Article rédigé le 26 juil 2009,

Mecanopolis


6-2 'Lebanon' remporte le Lion d'Or à la Mostra de Venise

 Il y a quelques jours se clotûrait la Mostra de Venise, née dans les années 30 et aujourd'hui considéré comme un des plus vieux festivals de cinéma du monde.
Le Lion d'or, récompense principale, est considéré comme l'un des plus importants du point de vue de la critique cinématographique, à l'égal de celles accordées dans les deux autres festivals du film européens, la Palme d'or du Festival de Cannes et l'Ours d'or de la Berlinale.
Ce sont tous trois des prix convoités pour leur impact important, souvent de tendance opposée aux Oscars du cinéma américains qui se déroulent habituellement au printemps.

Le Lion d’Or de la 66e Mostra de Venise a été décerné samedi 12 septembre en clôture du festival au film "Lebanon", de l’Israélien Samuel Maoz.
Le jury présidé par Ang Lee, a récompensé le film de Samuel Maoz, Lebanon, vision particulière de la guerre au Liban en 1982. Toujours d'une manière décalée, le réalisateur a entrepris de montrer la souffrance humaine et également l'incompréhension de jeunes garçons se retrouvant à l'armée et devant "faire la guerre".
Huis-clos dans un tank, les quatre soldats nous font partager leurs doutes et leurs peines et surtout leur angoisse. Pour avoir un tel ressenti, Samuel Maoz s'est inspiré de sa propre expérience et a écrit le scénario "avec ses tripes". Pour lui, tourner l'histoire autour d'un tank apparaît comme la métaphore d'un minuscule pays assiégé de toutes parts.
Après 25 ans de ressassements sur cette période trouble, Samuel Maoz nous offre un film d'une beauté rare, où les horreurs de la guerre sont vues à travers le viseur du tank. C'est un film puissant, à rebours de tout héroïsme, qui montre la guerre avec une radicale nouveauté.

Le film montre les horreurs de la première guerre au Liban en 1982, vu par des soldats israéliens depuis l’intérieur d’un blindé.
Samuel Maoz, qui a lui même servi au Liban en 1982 et dont les souvenirs traumatisants nourrissent le film, l’a dédicacé "à tous ceux à travers le monde qui sont revenus sains et saufs de la guerre". Ils travaillent, se sont mariés, ont des enfants, mais les images de la guerre ne les quittent pas, a-t-il expliqué lors de la cérémonie de clôture.

Margot Berg

19 septembre 2009

http://lechoixdemargot.over-blog.com/article-36178283.html

Al Faraby

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article874


6-3 "Lebanon"

"En 82, ils ont pu voir quelque chose"
"de qui parles-tu ?"
"des soldats israéliens de la guerre de 1982 contre le Liban, coincés à l’intérieur de leurs chars derrière les viseurs"
"et alors ?"
"l’un d’eux, Samuel Maoz, en a fait un film qui vient d’emporter -Le Lion d’Or- de la 66e Mostra de Venise"
"c’est quoi ?"
"C’est le plus ancien festival cinématographique au monde. La principale récompense attribuée est le Lion d’or, qui doit son nom au symbole de la cité (le lion de la basilique Saint-Marc).

Elle est considérée comme l’une des plus importantes du point de vue de la critique cinématographique, à l’égal de celles accordées dans les deux autres festivals du film européens, la Palme d’or du Festival de Cannes et l’Ours d’or de la Berlinale."
"et pourquoi dis-tu -ils ont pu voir quelque chose ?-"
"parce que ça m’étonnerait qu’en 2033 le -Le Lion d’Or- puisse être décerné à un soldat/cinéaste israélien coincé à l’intérieur de son char derrière le viseur en 2006"
"et pourquoi ?"
"parce qu’en 2006, aucun d’eux n’a vraiment eu le temps de voir suffisamment de choses pour faire un film"
"que s’est-il passé en 2006 ?"
"... !?"

Al Faraby

13 septembre

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article874



7 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Ndlr : La publication de L'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

7-1 Aboul Aynaïn dément la présence d’el-Qaëda dans les camps palestiniens du Sud.

Les Palestiniens ne feront pas obstacle à toute décision prise par les Libanais concernant les armes, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des camps.

Le réseau el-Qaëda n'est pas implanté dans les camps de réfugiés palestiniens qui sont dans le sud du pays, a affirmé hier le secrétaire général du mouvement Fateh au Liban, Aboul Aynaïn, lors d'une conférence de presse organisée dans le camp de Rachidiyé.
Aboul Aynaïn : « Il y a probablement quelques individus qui sont sous l'influence de l'idéologie d'el-Qaëda, mais soyez-en sûrs, ces camps n'abriteront jamais qui que ce soit qui pourrait mettre en péril la paix civile libanaise ; nous nous suffisons d'ailleurs de nos drames sociaux et économiques.

Ce qui s'est produit à Nahr el-Bared est une leçon qui restera gravée dans nos mémoires à jamais », a indiqué Sultan Aboul Aynaïn. Il a poursuivi : « Nous ne permettrons à personne de s'en prendre au territoire libanais ou à la paix civile parce que cela est de nature à représenter un danger pour le peuple palestinien et ses camps de réfugiés. » « Nous sommes des invités sur le territoire libanais, et ce qui est nuisible pour le Liban est également mauvais pour la cause palestinienne.

Nous respectons cette hospitalité temporaire », a souligné le secrétaire général du Fateh au Liban, avant de poursuivre en indiquant que « le Liban a chèrement payé cette hospitalité ». « Ce que les Libanais décideront et entérineront concernant les armes palestiniennes, tant à l'intérieur des camps qu'à l'extérieur de ceux-ci, nous le respecterons et nous ne constituerons pas un obstacle face à cela », a martelé M. Aboul Aynaïn.

24/09/2009

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/632278/Aboul_Aynain_dement_la_presence_d%27el-Qaeda_dans_les_camps_palestiniens_du_Sud_.html


7-2 Nada RAAD : HARIRI : "Le Hezbollah sera au gouvernement que l’ennemi le veuille ou pas".

Le Premier ministre en charge Saad Hariri a assuré que le Hezbollah fera partie du gouvernement d’union nationale, qui regroupera également la coalition du 14 mars. "Je peux confirmer que le Hezbollah sera dans ce gouvernement, que l’ennemi israélien le veuille ou pas, parce que les intérêts de la patrie exigent que nous soyons tous dans ce gouvernement".

Au cours d’un iftar à Quraytem, Hariri a réitéré que la question de la formation du gouvernement était une prérogative du Premier ministre désigné en coopération avec le chef de l’Etat, d’après la Constitution.

Il a par ailleurs souhaité que la sécurité et la stabilité soient rétablies dans toutes les régions libanaises, sans exception, que l’armée soit forte, et que les forces de sécurité deviennent capables d’assurer la sécurité de tous les Libanais.

Et d’espérer que l’Etat subvient aux besoins des citoyens notamment au niveau de l’électricité et l’eau dans toutes les régions, sans aucune distinction.

Abordant les multiples défis qui menacent le Liban, le chef du Courant du Futur a souligné qu’aucune partie politique ne peut y faire face seule, sans l’unité nationale. Selon lui, "quelles que soient les capacités et l’importance de cette partie politique, elle ne peut pas faire face aux multiples défis tels les menaces israéliennes ou les problèmes économiques".

Le Premier ministre en charge a estimé qu’ "il est vrai que nous avons toujours besoin de l’unité nationale et de la coexistence au Liban, mais nous avons aussi besoin de préserver la démocratie et les libertés, parce que sans elles le Liban ne peut pas exister. L’unité nationale est nécessaire, mais la démocratie est le fondement de l’unité nationale", a-t-il conclu.

Auparavant dans la journée de mardi, le député Saad Hariri avait reçu le chef du Parti Socialiste Progressiste Walid Joumblatt qui a assuré que le premier ministre désigné s’active pour arrondir les angles en vue d’aboutir à un gouvernement d’union. "Il a bien fait de ne pas se lancer dans des débats", a-t-il noté.

Dans une interview accordée au quotidien "Assafir", le chef druze a réclamé "un gouvernement capable de préserver la sécurité face à tous les défis, surtout une éventuelle offensive israélienne contre le Liban".

Nada RAAD

Source Al Manar

jeudi 27 août 2009

http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve118


7-3 Jamil Sayyed à Harriri: punis tes alliés qui ont faussé l'enquête.

L’ancien directeur général de la Sûreté générale libanaise, le général Jamil Sayyed, a appelé, ce dimanche, lors d'une conférence de presse, le Premier ministre en charge Saad Hariri, de sanctionner ses alliés qui ont fait perdre, quatre ans, de réputation à la justice, et de vérité à l'ensemble du pays.

Il s'est adressé à Saad Harriri, en lui disant: "tu n'a pas le droit de parler du tribunal international avant que tu ne punisses ceux qui ont falsifié les faits, et malgré cela, tu dois respecter les décisions du tribunal international. Ce tribunal nous a libéré, depuis quatre mois, sans conditions, affirmant que toutes les enquêtes manquaient de crédibilité, as-tu lu cela M.Saad".

Le général Sayed a poursuivi: "chaque Libanais et Arabe, et notamment Saad Harrri et les Sunnites,  ne doivent pas oublier trois dates liées à l'assassinat de l'ancien premier ministre libanais Rafic Harriri.

- Le 14 fevrier, date de l'exécution de ce crime par des assassins toujours en liberté, grâce à certains politiciens, officiers et juges proches de Saad Harriri.

Ceux-ci ont faussé l'enquête en convoquant des faux témoins et en fabriquant les accusations politiques qu'ils ont diffusées dans les medias.

- Le 30 aout, jour d'assassinat de Rafic Harriri pour la deuxième fois, quant les quatre officiers ont été injustement arrêtés, et les faux témoins encouragés à falsifier l'enquête par les proches de Saad Harriri, dont à leur tête, Marwan Hamadé, Johnnie Abdou, Hani Hammoud, Wissam al-Hassan, Samir Chahadé, Sakr Sakr, Saïd Mirza, Fares Khachan et Hassan Sabe'.   

- Le 29 avril, jour du rejet, par le tribunal, des témoignages des faux témoins et la libération des officiers."

Al Manar

Dimanche 30 août 2009

http://www.almanar.com.lb/

http://www.palestine-solidarite.org/actualite.Al-Manar.300809.htm



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


26/09/2009

n°454 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak- 22-09- : Début :- - USA et armées de mercenaires: une menace à la sécurité mondiale.

n°454 - Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak- 22-09- : Début :-  - USA et armées de mercenaires: une menace à la sécurité mondiale.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak

                 n°454                            22/09/09

                C.De Broeder      &       M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Immanuel Wallerstein : le Moyen-Orient  =  nouveau scénario catastrophe.

1-2 Immanuel Wallerstein : Au Moyen-Orient est prêt à déferler un ouragan de feu auquel ni le gouvernement, ni l’opinion publique des Etats-Unis ne sont préparés.

1-3 Marie NASSIF-DEBS : Le Projet de George Mitchell : « Un plan de paix » ou bien la préparation de guerres arabes ?

Suite

1-4 Sherwood Ross : USA et armées de mercenaires: une menace à la sécurité mondiale.

1-5 Huit ans après le 11 septembre 2001 : Combien de vies dévastées par des guerres injustifiables ?

1-6 Ben Laden semble affaibli et cherche une porte de sortie, selon des analystes…

Fin

2 Annexe

2-1 La guerre contre le 'terrorisme' touche maintenant les citoyens Etats-uniens.

2-2 Myriam Abraham : Nouvelle Institut de Propagande Fasciste pour Contrôler les Analogies Historiques faites sur les USA et Israël.

2-3 Chems Eddine CHITOUR : Les sociétés militaires privées = La mort par procuration.

2-4 Blackwater contre Al-Qaida, tout contre…

2-5 Daniel Pipes : Les guerres anti-insurrectionnelles sont-elles condamnées à échouer ?

 



Avant propos

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Immanuel Wallerstein : le Moyen-Orient  =  nouveau scénario catastrophe.

Obama a un plan pour le Moyen-Orient, signe des accords, en particulier avec l'Irak.

Mais Immanuel Wallerstein, un sociologue américain proche de Bourdieu, développe une analyse alarmante. Pour lui, un jeu de dominos délétère est en route qui risque de provoquer un embrasement anti-américain en Irak, puis en Afghanistan puis au Pakistan et rendre impossible tout accord de paix entre Israéliens et Palestiniens.

Le pire n'est jamais sûr... Surtout quand on l'anticipe!

Le Moyen-Orient est sur le point de s'embraser mais ni le gouvernement ni l'opinion publique américaine n'y sont préparés.

C'est à peine s'ils semblent conscients de l'imminence de cet embrasement, et ils ignorent à quel point il sera dévastateur.

Le gouvernement américain (et donc, inévitablement, l’opinion publique) se berce complètement d’illusions sur sa capacité à gérer la situation dans le cadre des objectifs déclarés.

La tempête soufflera d’Irak en Afghanistan, d’Afghanistan au Pakistan, du Pakistan en Israël/Palestine, et comme le dit l’expression consacrée, « elle se répandra comme une traînée de poudre ».
De l'Irak, à l'Afghanistan
Commençons par l’Irak. Les Etats-Unis ont signé avec ce pays un Accord sur le statut des forces (Status of Forces Agreement, SOFA) entré en vigueur le 1er juillet. Selon cet accord, le gouvernement irakien devait retrouver sa responsabilité concernant la sécurité intérieure du pays. Le texte prévoyait également de cantonner les forces américaines dans un certain périmètre autour de leurs bases, et de limiter leur rôle à la formation des troupes irakiennes. Certaines formulations de l'accord sont délibérément ambiguës : c’était la seule façon d'amener les deux parties à le signer.
Les premiers mois d’application de cet accord montrent déjà combien il fonctionne mal. Les forces irakiennes l’interprètent de façon très stricte. Elles interdisent formellement les patrouilles conjointes, mais aussi toute action militaire unilatérale de la part des Etats-Unis, c'est-à-dire, sans une autorisation détaillée, préalablement établie par le gouverment irakien. On en est arrivé au point que, pendant la journée, les forces irakiennes empêchent les forces américaines de passer les postes de contrôle avec des approvisionnements.
Les forces américaines s’en irritent. Elles ont cherché à interpréter de manière plus souple la clause qui leur garantit le droit à l’autodéfense. Elles pointent du doigt le regain de violence dans le pays et donc, implicitement, l’incapacité des forces irakiennes à garantir l’ordre.Le général qui commande les forces américaines, Ray Odierno, est évidemment extrêmement mécontent. Il tente par tous les moyens de trouver des prétextes afin de rétablir l'autorité américaine. Récemment, il a rencontré le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki et le Président du gouvernement régional kurde, Masoud Barzani. Il a essayé de les convaincre d’autoriser des patrouilles conjointes tripartites (irakiennes/kurdes/américaines) dans Mossoul, mais aussi dans d'autre zones du nord de l'Irak, pour réduire, voire prévenir, les violences. Ils ont poliment accepté de prendre sa proposition en considération. Hélas pour Odierno, son projet réclamerait une révision formelle de l’accord SOFA.
A l’origine, l'accord SOFA devait être soumis à un référendum populaire début juillet. Les Etats-Unis craignaient de perdre ce scrutin, ce qui aurait enraîné le départ d’Irak de toutes les forces américaines au 31 décembre 2010, douze mois plus tôt que la date théorique prévue par l’accord.
Les Etats-Unis pensaient avoir fait une bonne opération en persuadant al-Maliki de repousser ce référendum à janvier 2010, en même temps que les élections nationales. Or, celles-ci polariseront l'attention des candidats. Tout le monde cherchera à obtenir des voix. Personne ne va faire campagne en faveur du « Oui » au référendum. D'ailleurs, al-Maliki soumet actuellement un projet au parlement irakien : l'accord SOFA pourrait être annulé par une simple majorité des voix en faveur du « Non ». Et il y aura une majorité de voix pour le « Non ». Il se peut même qu’il y ait une majorité écrasante de voix pour le « Non ». Odierno devrait faire ses bagages dès maintenant. Je suis prêt à parier qu’il s’imagine encore pouvoir éviter ce départ de feu. Il se trompe.
Que se passera-t-il après ? Tout pourrait changer d'ici janvier, mais pour l’instant, al-Maliki semble bien parti pour gagner cette élection. Il y arrivera en se faisant le champion du nationalisme irakien. Il passera des accords avec tout le monde sur cette base. Le nationalisme irakien, pour le moment, ne se soucie guère de l’Iran, de l’Arabie saoudite, d’Israël ou de la Russie. Avant toute chose, il veut libérer l’Irak des derniers vestiges de la domination coloniale américaine : c’est en effet, ces termes que presque tous les Irakiens définissent le régime sous lequel ils vivent depuis 2003.
Y aura-t-il des violences internes en Irak ?

Probablement, mais peut-être moins que ce qu’espèrent Odierno et d’autres.

Alors quoi ?

La « libération » irakienne, puisque que ce sera l’interprétation de l’ensemble du Moyen-Orient d'un « Non » au référendum, aura immédiatement un énorme impact sur l’Afghanistan. Les gens se diront : « si les Irakiens peuvent le faire, nous aussi ».
De l'Afghanistan au Pakistan
Bien entendu, la situation de l'Afghanistan est différente, très différente de celle de l’Irak. Mais regardez ce qu'il s’y passe actuellement avec les élections. On a un gouvernement installé au pouvoir pour contenir et détruire les talibans. Les talibans se sont révélés plus tenaces et militairement efficaces que quiconque n’avait pu l’anticiper. Même le solide commandant américain sur place, Stanley McChrystal, l’a reconnu. L’armée américaine parle maintenant de « réussir » d'ici, peut-être, une décennie. Des soldats qui pensent disposer d’une décennie pour remporter une guerre contre des insurgés n’ont manifestement pas lu l’histoire militaire.
Remarquez les politiciens afghans eux-mêmes. Trois candidats de premier plan à la présidence, y compris le Président Hamid Karzaï, ont débattu à la télévision de l’actuelle guerre interne. Ils se sont accordés sur une chose : il faut une forme de négociation politique avec les talibans. Ils ont divergé sur les détails. Les forces américaines (et otaniennes) ne s'en cachent pas : elles sont sur place pour anéantir les talibans. Et les politiciens afghans les plus importants, eux, débattent sur la façon de s’entendre politiquement avec eux. Cela témoigne d’un sérieux décalage d’appréciation des réalités ou peut-être même des objectifs politiques.
Les sondages, pour ce qu’ils valent, montrent que la majorité des Afghans veulent voir partir les forces de l’OTAN, et la majorité des électeurs américains souhaitent la même chose. Maintenant, projetez-vous en janvier 2010 lorsque les Irakiens votent le départ des Etats-Unis d’Irak. Souvenez-vous qu’avant que les talibans n’arrivent au pouvoir, le pays était le théâtre d’impitoyables et féroces combats pour le contrôle du pays, opposant des seigneurs de guerre dotés de bases ethniques différentes,
Les Etats-Unis furent en réalité soulagés quand, soutenus par le Pakistan, les talibans se sont emparé du pouvoir. Enfin de l’ordre ! Qu'il vienne des talibans n'était qu'un problème mineur. Les talibans ont pris la charia au sérieux et montré de la sympathie à l’égard d’un al-Qaïda naissant.

Aussi, après le 11-Septembre, les Etats-Unis, avec l’assentiment des Européens de l’Ouest et le consentement des Nations Unies, ont lancé l’invasion. Les talibans furent chassés du pouvoir pour un petit bout de temps.
Que va-t-il arriver maintenant ? Les Afghans retourneront probablement aux sales et incessants conflits inter-ethniques entre seigneurs de guerre rivaux, avec des talibans formant seulement une faction de plus. La tolérance de l’opinion publique américaine pour cette guerre s’évaporera entièrement. Toutes les factions internes et beaucoup de voisins (Russie, Iran, Inde et Pakistan) resteront pour se disputer les morceaux.
Etape trois enfin, le Pakistan. C’est encore une autre situation compliquée. Mais là-bas, aucun des acteurs ne fait confiance aux Etats-Unis. Et les sondages montrent qu'une majorité écrasante de l’opinion publique pakistanaise pense que le plus grand danger pour le Pakistan, ce sont les Etats-Unis. L’ennemi traditionnel, l’Inde, est loin derrière dans les sondages. Quand l’Afghanistan sombrera dans une guerre civile à part entière, l’armée pakistanaise soutiendra les talibans. Ils ne peuvent soutenir les talibans en Afghanistan tout en les combattant au Pakistan. Ils ne pourront plus se permettre d’accepter que des drones américains bombardent le Pakistan.
Israël/Palestine
Puis vient l’étape quatre de l’embrasement, Israël/Palestine. Le monde arabe observera l’effondrement des projets américains en Irak, en Afghanistan et au Pakistan. Le projet des Etats-Unis en Israël/Palestine se résume en un mot: un accord de paix entre les Israéliens et les Palestiniens. Les Israéliens ne vont pas bouger d’un pouce. Mais les Palestiniens non plus, ni maintenant ni en particulier après l’incendie. L'embrasement aura une seule conséquence: les autres Etats arabes feront pression sur le Fatah et le Hamas pour qu’ils joignent leurs forces au conflit général. Ce qui se fera, peut-être au sens littéral, sur le cadavre de Mahmoud Abbas.
L’intégralité du programme d’Obama sera parti en fumée.

Et les Républicains en feront leur miel. Ils qualifieront la défaite américaine au Moyen-Orient de « trahison » et ce n'est un secret pour personne que nombres de gens aux Etats-Unis sont très réceptifs à ce thème...
Soit on anticipe les incendies et on prend des décisions utiles, et urgentes. Soit ils vous happent.

Immanuel Wallerstein :

08/09/09
*Immanuel Wallerstein est un sociologue américain.
Proche de Noam Chomsky et de Pierre Bourdieu, sa critique précoce du système capitaliste mondial en a fait une sorte d'éminence grise du mouvement altermondialiste. Il fut notamment l'un des signataires du manifeste de Porto Alegre du Forum social mondial.

Son dernier ouvrage, L'universalisme européen : de la colonisation au droit d'ingérence, a été édité chez Demopolis en 2008.

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EkVkuFAkuZkCggTnLH.shtml


2eme version

1-2 Au Moyen-Orient est prêt à déferler un ouragan de feu auquel ni le gouvernement, ni l’opinion publique des Etats-Unis ne sont préparés.

Cet ouragan partira de l’Irak, s’étendra à l’Afghanistan et au Pakistan, avant de venir frapper Israël et/ou la Palestine, écrit Immanuel Wallerstein.
Un ouragan de feu est prêt à déferler au Moyen-Orient, auquel ni le gouvernement, ni l’opinion publique des Etats-Unis ne sont préparés. Ils ne semblent pas avoir conscience d’à quel point il est proche, et à quel point il sera terrible. Le gouvernement américain (et, par conséquent, inévitablement, la population américaine) est en train de se bercer de douces illusions quant à sa capacité de contrôler la situation selon ses objectifs affichés. L’ouragan de feu partira d’Irak, atteindra l’Afghanistan et le Pakistan, avant de venir frapper Israël et/ou la Palestine, comme une traînée de poudre.
Prenons d’abord l’Irak. Les Etats-Unis ont signé avec l’Irak un accord sur le statut des troupes américaines, le SOFA (Status of Forces Agreement), qui est entré en vigueur le 1er juillet. Il prévoit de remettre la sécurité intérieure au gouvernement irakien et, en théorie, il stipule le retrait des forces américaines à l’intérieur de leurs bases, tout en leur reconnaissant un rôle limité dans l’entraînement de l’armée irakienne. Certains termes de cet accord sont ambigus - délibérément ambigus, car c’était la seule manière d’obtenir que les deux parties le signent.
Quelques mois de mise en application ont suffi à montrer à quel point cet accord fonctionne mal. L’armée irakienne l’interprète jusqu’ici de manière très stricte, interdisant de manière formelle les patrouilles mixtes et toute action militaire américaine unilatérale en l’absence de consultation et d’accord du gouvernement irakien. Les choses en sont arrivées au point où l’armée irakienne empêche les militaires américains transportant des munitions et du matériel de franchir ses check-points durant la journée.
Les forces américaines sont irritées. Elles tentent d’interpréter les clauses garantissant leur droit à l’autodéfense d’une manière beaucoup plus lâche que ne le désirerait l’armée irakienne. Elles mettent l’accent sur le regain de violence en Irak, faisant implicitement allusion à l’incapacité de l’armée irakienne à garantir l’ordre.
Le général Ray Odierno, qui commande les troupes américaines, est de toute évidence extrêmement mécontent, et il recherche de manière patente des prétextes pour restaurer un rôle direct de l’armée américaine. Récemment, il a rencontré le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki et le Président du Gouvernement régional kurde, Massoud Barzani. Odierno a cherché de les persuader d’autoriser des patrouilles tripartites (irako-kurdo-américaines) à Mossoul et dans d’autres régions du Nord de l’Irak, afin de prévenir la violence et, le cas échéant, de la réduire. Ils ont poliment accepté de prendre sa proposition en considération. Malheureusement pour Odierno, son plan requerrait une révision totale de l’accord SOFA.
Originellement, il aurait dû y avoir un referendum, au début du mois de juillet, sur une approbation par le peuple de l’accord SOFA. Mais les Etats-Unis redoutaient de se voir retoqués, dans ce vote, ce qui aurait signifié que toutes les troupes américaines auraient dû être retirées d’Irak avant le 31 décembre 2010, c’est-à-dire un an plus tôt par rapport à la date théorique de leur retrait prévue par l’accord en question.
Les Etats-Unis ont pensé qu’il était particulièrement intelligent de persuader al-Maliki de repousser ce referendum au mois de janvier 2010. Ce qui fait qu’il sera effectué en même temps que les élections irakiennes. A ces élections nationales irakiennes, tout le monde va chercher à obtenir le maximum de voix. Personne ne va donc s’amuser à préconiser un vote « oui » au référendum. Au cas où quelqu’un aurait pu encore en douter, al-Maliki est en train de soumettre au Parlement irakien un projet de loi qui permettra à une majorité simple de votes « non » d’annuler l’accord. Or il est certain qu’il y aura une majorité de « non ». Il pourrait même y avoir une majorité écrasante, de votes « non ». Odierno devrait faire son paquetage dès maintenant. Je parierais qu’il se fait encore des illusions, et qu’il croit toujours qu’il sera en mesure d’éviter que l’ouragan de feu n’éclate. Or il ne le pourra pas.
Que risque-t-il de se passer ? Pour l’instant (mais cela pourrait changer, d’ici au mois de janvier), il semble qu’al-Maliki remportera les élections. Pour cela, il va se camper en champion numéro Un du nationalisme irakien (c’est un bon comédien, ndt). Il va passer des accords électoraux avec tout le monde et n’importe qui, et sans aucune gêne, en plus, à cette fin. Le nationalisme irakien, par les temps qui courent, n’a pas grand-chose à voir avec d’éventuelles tensions avec l’Iran, l’Arabie saoudite, Israël ou la Russie. Non, ce qu’il veut avant tout, c’est libérer l’Irak des derniers vestiges de la loi coloniale américaine, car c’est ainsi que la quasi-totalité des Irakiens définissent le régime sous lequel ils vivent depuis 2003 (date d’invasion de l’Irak, ndt).
Assisterons-nous à des violences intestines en Irak ? Probablement, même si elles sont moins graves que celles qu’Odierno et d’autres escompteraient. Mais : et puis après ? La « libération » de l’Irak – qu’un vote « non » au référendum traduirait, aux yeux de l’ensemble du Moyen-Orient – aura immédiatement un impact énorme en Afghanistan. Dans ce pays, les gens diront : « Si les Irakiens peuvent le faire, alors, nous aussi ! » (Yes, we can ! ndt).
Bien sûr, la situation afghane est différente, et même très différente, de la situation irakienne. Mais regardez ce qu’il est en train de se passer, aujourd’hui, avec les élections en Afghanistan. Nous avons un gouvernement mis en place afin de contenir et de détruire les Talibans. Les Talibans se sont avérés plus coriaces et militairement plus compétents que personne apparemment ne l’avait prévu. Même le commandant américain là-bas, qui n’est pourtant pas un tendre, Stanley McChrystal, l’a reconnu. L’armée américaine parle désormais de son « succès » d’ici dix ans, au minimum ; des militaires qui pensent qu’ils disposent d’une décade pour gagner une guerre contre des insurgés n’ont manifestement pas lu l’histoire des conflits armés.
Regardez les hommes politiques afghans eux-mêmes. Trois candidats principaux à la présidence, dont le Président actuel Hamid Karzaï, ont débattu à la télévision au sujet de la guerre civile actuelle. Il y avait une chose sur laquelle ils étaient d’accord : il doit y avoir des négociations, sous une forme ou une autre, avec les Talibans. Ils divergeaient, mais (seulement) sur les détails. Les forces américaines (et celles de l’Otan) sont là-bas, ostensiblement, afin d’écraser les Talibans. Et que voit-on : les principaux leaders politiques afghans, qui débattent entre eux de la manière de trouver un arrangement politique avec ces « satanés » Talibans ! Il y a là une sérieuse disjonction dans la manière d’appréhender les réalités, ou tout au moins dans les objectifs politiques…
Les sondages d’opinion – pour ce qu’ils valent – montrent que la majorité des Afghans veulent que les forces de l’Otan quittent leur pays et que la majorité des électeurs américains veulent exactement la même chose. Maintenant, projetez-vous en janvier 2010, au moment où les Irakiens voteront la mise des troupes américaines à la porte de l’Irak. Rappelez-vous qu’avant l’arrivée au pouvoir des Talibans, l’Afghanistan était en proie à des combats féroces et impitoyables entre des seigneurs de la guerre concurrents, chacun ayant une base ethnique différente, pour le contrôle du pays.
De fait, les Etats-Unis avaient été soulagés, quand les Talibans, bénéficiant du soutien du Pakistan, avaient pris le pouvoir en Afghanistan. Enfin : l’ordre ! Mais un petit problème surgit : les Talibans ne plaisantaient pas, en matière de sharî‘ah (législation islamique, ndt) et ils voyaient d’un bon œil l’émergence d’Al-Qaida. Si bien qu’après les attentats du 11 septembre (2001), les Etats-Unis, avec l’approbation des pays d’Europe de l’Ouest et avec le soutien de sanctions décidées par l’Onu, envahirent ce pays. Les Talibans furent alors écartés du pouvoir – mais (nous le constatons), ô, pas pour très longtemps…
Que risque-t-il de se passer désormais ? Les Afghans vont probablement renouer avec leurs sales guerres interethniques incessantes entre seigneurs de la guerre, les Talibans n’étant qu’une faction de plus, parmi d’autres. La tolérance de l’opinion publique américaine vis-à-vis de ce conflit finira alors de s’évaporer. Toutes les factions intestines, et plusieurs pays voisins (Russie, Iran, Inde et Pakistan) n’auront plus qu’à se faire la guerre entre eux pour récupérer les morceaux.
L’on passera, ensuite, à la phase III – le Pakistan. Le Pakistan est un autre pays à la situation passablement compliquée. Mais aucun des acteurs, dans ce pays, ne fait confiance aux Etats-Unis. Et les sondages d’opinion montrent que le peuple pakistanais pense que le plus grand danger qui pèse sur son pays est précisément les Etats-Unis et ce, à une majorité écrasante. L’ennemi traditionnel, l’Inde, arrive très loin derrière les Etats-Unis, dans ces sondages sur le pire ennemi du Pakistan. Quand l’Afghanistan se sera désintégré et qu’il sera en proie à une guerre civile totale, l’armée pakistanaise sera fort occupée à soutenir les… Talibans. Or les Pakistanais peuvent difficilement soutenir les Talibans en Afghanistan tout en les combattant chez eux, au Pakistan ? Ils ne pourront pas accepter encore très longtemps ces bombardements au Pakistan par des drones américains.
Puis ce sera la phase IV de l’ouragan de flammes : Israël/Palestine. Le monde arabe assistera à l’effondrement des projets américains en Irak, en Afghanistan et au Pakistan. Le projet américain en Israël/Palestine consiste en un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens. Les Israéliens ne bougeront pas d’un pouce. Mais les Palestiniens, ni maintenant, ni, surtout, durant la suite de l’ouragan de feu, ne bougeront pas d’un pouce, eux non plus. Une des conséquences, ce sera une pression énorme que mettront les autres pays arabes sur le Fatah et sur le Hamas pour leur enjoindre de fusionner leurs forces. Cela se fera sur le cadavre d’Abbas – et cela risque fort d’être au sens concret de cette expression.
C’est tout le programme d’Obama qui sera parti en flammes. Et les Républicains danseront autour du feu de joie. Ils appelleront « trahison » la défaite des Etats-Unis au Moyen-Orient, et il est évident que beaucoup de gens, aujourd’hui, sont réceptifs à une telle propagande, aux Etats-Unis.
L’on peut anticiper un incendie de forêt dévastateur, et faire quelque chose d’utile à ce sujet. Mais on peut aussi y laisser sa peau.

Immanuel Wallerstein

Jeudi 17 Septembre 2009
Immanuel Wallerstein, chercheur émérite à l’Université de Yale, et l’auteur de l’ouvrage (en anglais) The Decline of American Power: The US in a Chaotic World (Déclin de la puissance américaine : Les Etats-Unis dans un monde chaotique), éditions New Press .

Cet article est paru sur Middle East Online le 1er septembre 2009.
Copyright ©2009 Immanuel Wallerstein
(Distributed by Agence Global)

Source : Middle East Online

Traduction : Marcel Charbonnier

 http://ism-france.org/news/article.php?id=12693&type=analyse
http://www.alterinfo.net/Moyen-Orient-et-Asie-de-l-Ouest-un-ouragan-de-feu-est-annonce_a36804.html


1-3 Marie NASSIF-DEBS : Le Projet de George Mitchell : « Un plan de paix » ou bien la préparation de guerres arabes ?

Avec le retour prochain de George Mitchell au Moyen Orient, on a recommencé à parler du « plan de paix » qu’il présenta, à la fin du mois de juillet, sur les bases du discours de son président, Barak Obama, au Caire. Et les déclarations se sont multipliées de la part des Israéliens et des Arabes, à commencer par Benjamin Netanyahu et son ministre de la guerre Ehud Barak, mais aussi Amro Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe, et Khaled Mechaal, chef politique du Hamas.

Ainsi, Netanyahu, qui avait commencé, dimanche passé, ses discours presque quotidiens par une décision ambiguë selon laquelle il gèlerait la construction des colonies en Cisjordanie, s’est vite rétracté en spécifiant qu’il poursuivrait ses exactions à Jérusalem (Al Qods), tandis que son gouvernement prenait la décision de donner le feu vert à la construction d’une colonie au Nord du Jourdain, selon une décision, dite stratégique, déjà prise par l’ex ministre de guerre Amir Perets.

Quant aux Arabes, et aux Palestiniens en particulier, ils sont divisés sur eux-mêmes, comme d’habitude, entre ceux qui, comme Khaled Mechaal, pensent que la « normalisation des relations avec Israël doit se faire après qu’il ait accepté de mettre un terme définitif à la construction des colonies » et ceux qui, comme Amro Moussa, trouvent que la normalisation doit se faire, mais ne doit pas être « gratuite ». Cependant les deux tendances ne disent mot sur le droit au retour de tout le peuple palestinien et oublient de parler de la nécessité d’une position unique et ferme en ce qui concerne l’Etat palestinien et l’avenir d’Al Qods que Barak Obama voudrait transformer en ville ouverte.

Paix provisoire et bombe à retardement

Commençons, d’abord, par préciser le contenu du « plan Mitchell », ainsi que ses différentes étapes et si les Etats-Unis sont vraiment sérieux en ce qui concerne la mise en avant d’une solution juste du problème palestinien ou si le nouveau projet ira rejoindre d’autres, semblables, rédigés au fil des ans, depuis les années Soixante du XX° siècle. D’ailleurs, il est nécessaire pour nous d’ajouter que nous partons, dans notre étude, de la vision pragmatique en politique de la nouvelle administration étasunienne (en quoi elle ne diffère pas de celle qui l’avait précédée, sauf sur le plan formel) qualifiée par le quotidien israélien Haaretz comme étant une « politique de boutiquier » qui accorde une étagère à l’Irak et une autre au dossier nucléaire iranien… auxquelles nous ajoutons une troisième consacrée à la Palestine. Mais, toutes sont sous le contrôle partiel d’Israël, représentante du boutiquier dans la région.

Commençons par le commencement.

La première étape déclarée met, si elle est approuvée, la cause palestinienne sur la voie de la liquidation finale :

Sur le plan palestinien, elle projette « l’arrêt des actions et des déclarations négatives » vis-à-vis d’Israël, en plus de « l’élargissement du rôle des forces palestiniennes de sécurité » ; ce qui laisse sous-entendre que les Palestiniens doivent mettre fin à toutes activités de résistance contre Israël et s’abstenir de toute déclaration à propos des massacres et des arrestations, qui sont devenus leur pain quotidien… Bien plus, ce que George Mitchell veut réellement de la part du gouvernement palestinien, c’est de mettre la main à la pâte afin de couper la voie aux opérations de résistance contre l’occupation israélienne. Par contre, il n’est rien dit à propos de l’occupation militaire et économique des territoires palestiniens ni des déclarations israéliennes concernant un nouveau « transfert » des Palestiniens des territoires de 1948, afin de judaïser ces territoires en vue du nouveau projet : Israël, Etat des Juifs du monde.

Sur le plan israélien, elle conseille « un gel temporaire dans la construction de nouvelles colonies, accompagné d’une plus grande facilité sur le plan économique dans les régions supervisées par l’autorité palestinienne ». Dans cette phrase, l’adjectif « temporaire » exprime la possibilité pour Israël d’obtenir, plus tard, l’accord de Washington afin de poursuivre sa mainmise sur de nouvelles terres palestiniennes. Surtout que le gouvernement Netanyahu-Liebermann a obtenu que le sort des colonies érigées dernièrement en Cisjordanie ne soit pas mis sur le tapis ; parce que ce problème pourrait déclancher une guerre civile en Israël et nuire, par suite, aux intérêts des Etats-Unis dans la région.

Sur le plan arabe, cette étape prévoit « l’ouverture, au moins, de bureaux commerciaux arabes en Israël ». Ce qui aboutit à dire que l’administration d’Obama, qui avait déjà usé de l’argent arabe pour endiguer, partiellement la crise économique qui sévit dans son pays, voudrait aussi trouver une solution à la crise économique israélienne dans la poche des gouverneurs arabes toujours prêts à dilapider nos richesses pour sauvegarder leurs régimes : ainsi, le Qatar et le Maroc ont tout de suite répondu à l’appel en déclarant la réouverture de leurs bureaux à Tel Aviv, qu’ils avaient fermés ( ?) lors de la dernière agression israélienne contre Gaza ; de plus, on parle beaucoup de nouveaux échanges entre Israël et d’autres pays arabes qui voient en lui une possibilité de les secourir contre « l’ennemi iranien », quand l’occasion se présentera. D’ailleurs, la normalisation des relations commerciales est moins difficile que l’échange diplomatique, par exemple, vu qu’il suffit à quelques sociétés arabes d’avoir des représentants dans certaines villes israéliennes, selon le principe « ni vu, ni connu »…

Le rôle de la Turquie et les engagements étasuniens

• En plus des délégations commerciales exigées de tous les Arabes, une autre condition est posée : la reprise des négociations indirectes entre Damas et Tel Aviv. A cet effet, notons le rôle joué par la Turquie, surtout qu’Ankara tente de se montrer sous un jour « indépendantiste » vis-à-vis de Washington, tant en ce qui concerne la solution du problème de la région de Kirkuk, en Irak, (qui constitue, en fait, un problème intérieur turc, tant sur le plan de la population turkmène de cette région que sur le plan économique, surtout pétrolier). Notons aussi la position du gouvernement turc qui avait stigmatisé l’agression israélienne à Gaza, sans pour autant  faire de véritables pressions sur Tel Aviv ou mettre des bâtons dans les roues de l’OTAN. Parce que la Turquie a un besoin pressant de se faire accepter au sein de l’Union européenne en tant que membre à part entière, tout en continuant à jouir de la délocalisation de milliers de sociétés européennes (celles de l’automobile et de la confection, notamment) qui ont trouvé dans ce pays un nouveau lieu pour gagner plus, tout en fraudant le fisc de leurs pays d’origine.

• Enfin, il est nécessaire de dire quelques mots en ce qui concerne les promesses et engagements de ceux qui ont préparé le projet. Les Etats-Unis se sont engagés sur trois points :

-Le premier consiste à donner une plus grande militaire à Israël, y compris une plus grande participation aux opérations de l’OTAN ; c’est sur cette base que Tel Aviv fut présent aux dernières grandes manœuvres de la fin du mois d’août et que les dirigeants de l’Union européenne ont levé la consigne qui gelait la mise en exécution du traité signé par Nicolas Sarkozy, durant sa présidence de l’Union, et dont une des clauses considère Israël comme partie intégrante des opérations militaires européennes, notamment sur le continent africain…

-Le second, quant à lui, consiste de la part des Etats-Unis à montrer une plus grande fermeté en ce qui concerne le programme nucléaire iranien. Fermeté qui, selon le ministre  de guerre Robert Gates, pourrait aboutir à des sanctions musclées et décisives au mois de septembre, si Téhéran n’a pas répondu favorablement aux propositions qui lui furent envoyées.

-Le troisième, enfin, promet à Israël une normalisation ultérieure complète de ses relations avec les Arabes ; laquelle commence à se faire sentir, tant à travers l’ouverture du Canal de Suez devant les navires et les sous-marins israéliens qu’à travers les dépêches annonçant une prochaine ouverture du ciel arabe devant les avions et les bombardiers israéliens. Cette dernière mesure, si elle est prise, n’a pas seulement des répercussions sur le plan économique, mais elle exprime le consentement arabe officiel au plan que le gouvernement Netanyahu-Liebermann avait mis au point pour porter un coup à l’Iran et, en même temps, au Liban sous prétexte de contrer la force du Hezbollah lié à l’Iran.

La situation des Arabes dans ce projet

Cette analyse nous pousse à nous demander ce que les Arabes auront à gagner en contrepartie de leur consentement à ce projet.

La réponse est : ils ont tout à perdre et rien à gagner. Ils perdront la Cause palestinienne et, avec elle, leur existence même. Parce que le discours du président étasunien Barak Obama voulait démontrer qu’il n’existe pas une nationalité arabe et que les Arabes constituent une partie du monde musulman, en général, qui s’étend jusqu’en Afghanistan et au Pakistan. Et, ce monde musulman, auquel on donne tantôt le nom « Le Grand Moyen Orient » ou celui du « Nouveau Moyen Orient », est un monde qu’il faudrait morceler, selon l’exemple de l’Irak (suivi par le Liban et, maintenant, par le Yémen), en groupuscules confessionnels et ethniques antagonistes ou, du moins, en une mosaïque formant deux larges croissants, dont l’un aurait une dominante chiite et l’autre une dominante sunnite… Ce qui permettrait aux Etats-Unis de réaliser son projet général, visant à une mainmise totale sur les sources d’énergie (pétrole et gaz) dans toute la région allant des anciennes républiques islamiques de l’ex Union soviétique jusqu'au Maghreb arabe, mais aussi sur les routes de transport de cette énergie à travers la Géorgie, la Turquie et Israël vers le monde, en général, et l’Europe, en particulier.

Croire ce que disait Barak Obama sur la volonté des Etats-Unis de trouver une solution juste avec le monde arabe relève de l’utopie pure. Parce que si les Etats-Unis voulaient une solution basée sur le respect et les intérêts mutuels, pourquoi continueraient-ils à envoyer toutes ces armes sophistiquées et toute cette aide militaire et économique à Israël ? Surtout que George Mitchell n’a pas pu réaliser la seule promesse qu’il avait tenue en parlant de la volonté de Washington d’asseoir le cessez-le-feu à Gaza, en vue d’améliorer la situation des habitants de cette région toujours encerclée.

Disons, enfin, que ceux qui ont trouvé dans le projet de George Mitchell un indice positif, surtout à partir de ses appels à revenir aux pourparlers entre les parties en présence, s’illusionnent une fois de plus. Ce que les Etats-Unis veulent, c’est tout simplement réorganiser leur présence (armée, surtout) et celle de leurs alliés dans la région, et en premier lieu l’allié israélien. Il n’est nullement question d’un retrait total des troupes, ni hors de l’Irak, ni de l’Arabie saoudite ou des bases érigées au Qatar ou au Kuweit. Ce que préconise Washington, c’est une plus grande participation de l’OTAN et des européens à ses projets guerriers. Voilà tout.

 

Et, si certains trouvent que c’est en l’honneur de George Mitchell de tenter une solution de paix durable entre les Palestiniens et les Israéliens, ainsi que dans la région, à l’exemple de celle qu’il avait trouvée auparavant pour résoudre une crise de 800 ans en Irlande, nous leur disons que ce n’est ni Mitchell ni les Etats-Unis qui ont mis au point la solution pour l’Irlande : Ils se sont contentés d’entériner une paix voulue par les belligérants irlandais qui étaient parvenus à l’idée qu’il fallait des concessions mutuelles pour arriver à la paix ; ce qui n’est pas le cas d’Israël. Ni même des Etats-Unis. Nous ajoutons que les intérêts en jeu dans un pays agricole sont très différents de ceux où il est question de pétrole et de gaz naturel.

Sur ces bases, il nous apparaît que le soi-disant projet de paix mis au point par Mitchell n’est autre qu’un projet de guerre entre Palestiniens et, aussi, entre les différents pays arabes qui se verront divisés sur une illusion mensongère, comme ils le furent du temps du projet de Rogers ou de celui de Kissinger. Et, si certains gouverneurs arabes ou, même, tous sont convaincus des avances qui leur sont faites, dans un objectif de sauvegarder leurs régimes branlants, pourront-ils tenir tête à leurs peuples le jour où Israël déclarera Al Qods (vers laquelle a émigré le gouvernement israélien) capitale de « l’Etat des Juifs dans le monde ». Pourront-ils consentir à ce qu’Israël leur demande, à savoir : nier le droit au retour du peuple palestinien ?

(Analyse parue dans le dernier numéro d’An-Nidaa)

Le 12 septembre 2009


n°454 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak- 22-09- : Suite :- - USA et armées de mercenaires: une menace à la sécurité mondiale.

n°454 - Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak- 22-09- : Suite :-  - USA et armées de mercenaires: une menace à la sécurité mondiale.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak

                 n°454                            22/09/09

                C.De Broeder      &       M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Suite

1-4 Sherwood Ross : USA et armées de mercenaires: une menace à la sécurité mondiale.

1-5 Huit ans après le 11 septembre 2001 : Combien de vies dévastées par des guerres injustifiables ?

1-6 Ben Laden semble affaibli et cherche une porte de sortie, selon des analystes…


1-4 Sherwood Ross : USA et armées de mercenaires: une menace à la sécurité mondiale.

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage totalement le point de bue de l'auteur mais doit être vu comme information.

En plus de soumettre les populations ciblées à une guerre sauvage, l’utilisation croissante d’armées privées facilite également la subversion de l’opinion publique nationale et la conduite de la guerre pour la Maison Blanche.

Les États-uniens sont moins enclins à s’opposer à une guerre menée par des mercenaires étrangers, même lorsque leurs propres impôts sont gaspillés pour la financer.  

« L’usage croissant de contractuels, de forces privées, ou, comme diraient certains, de “mercenaires” rend les guerres plus facile à commencer et à mener : on a seulement besoin d’argent, pas des citoyens », affirme Michael Ratner, du Center for Constitutional Rights de New York. « Dans la mesure où une population est appelée à aller en guerre, il y a de la résistance, une résistance nécessaire à la prévention de guerres d’autoglorification, de guerres stupides et, dans le cas des États-Unis, de guerres hégémonistes et impérialistes. »
En effet, le Pentagone a connu les dangers de la conscription lors des manifestations populaires massives qu’elle a provoqué durant la guerre du Vietnam. Aujourd’hui il préférerait un champ de bataille électronique – et y travaille – où des robots guidés par des systèmes de surveillance sophistiqués mènent le combat, minimisant ainsi les pertes étatsuniennes. Entre-temps, il tolère l’emploi de contractants privés pour l’aider à livrer ses batailles.  
L’Irak offre l’exemple crève-coeur d’une guerre dans laquelle des combattants contractuels ont tellement indigné le public qu’ils devaient “libérer” que lorsque le combat a éclaté à Fallujah, la foule enragée a désacralisé les cadavres de quatre mercenaires de Blackwater. Cette scène atroce a été télévisée à travers le monde entier et a incité les États-Unis à lancer une agression militaire de représailles vindicative à Fallujah, provoquant la mort et la destruction sur un vaste territoire.  Tout comme les colons étatsuniens méprisaient les Hessois lors de la guerre d’indépendance, les Irakiens en sont venus à détester davantage Blackwater et ses contractuels sympathisants que les soldats étatsuniens, qui leur témoignaient souvent de la gentillesse(…), selon un journaliste ayant vécu dans la zone de guerre.  « Il n’était pas inhabituel pour un soldat étatsunien, ou même pour une unité complète, de développer une relation très amicale avec une communauté irakienne. Cela n’arrivait pas tous les jours, mais ce n’était pas inouï », écrit Ahmed Mansour, un reporter égyptien et animateur d’une émission-débat au Qatar pour al-Jazeera, le réseau de télévision du Moyen-Orient.  « Il n’était absolument pas singulier non plus de voir des troupes étatsuniennes faire des top là aux adolescents irakiens, de tenir le bras d’une vielle dame irakienne pour l’aider à traverser la rue ou d’aider quelqu’un à se sortir d’une situation difficile […] Ce n’était pas le cas avec les mercenaires. Ils savaient qu’ils étaient vus comme des voyous malfaisants et voulaient que cela reste ainsi. »  

Dans son livre Inside Fallujah (Olive Branch Press), Mansour dit que « les mercenaires étaient vus comme des monstres, principalement en raison de leur comportement monstrueux. Ils ne parlaient jamais à personne avec des mots : ils utilisaient uniquement le langage du feu, des balles et de la force létale absolue. Il était assez courant de voir un mercenaire écraser une petite voiture irakienne dans laquelle se trouvaient des passagers, seulement parce que ces mercenaires étaient coincés dans un embouteillage ».  
Mansour, mieux connu pour son rôle d’animateur de l’émission-débat Without Limits, affirme que son auditoire était outré à la simple pensée qu’une superpuissance politique comme les États-Unis engage des mercenaires pour faire son travail déplaisant au lieu d’utiliser des soldats qui croient en leur pays et sa mission. Les téléspectateurs étaient de toute évidence également indignés par les épouvantables crimes de guerre que commettaient ces mercenaires.  Blackwater a finalement été critiquée après que ses forces ont fauché 17 civils le 16 septembre 2007 dans ce que les autorités irakiennes ont décrit comme une agression délibérée sur la place Nisour à Bagdad. Ces dernières ont refusé de renouveler leur permis d’exploitation.
Le groupe de sécurité, dont le siège social est à Moyock, N.C., a changé son nom pour Xe Services. Selon le magazine The Nation, l’entreprise a tout de même pu renouveler son contrat au montant 20 millions de dollars jusqu’au 3 septembre, pour protéger les fonctionnaires du département d’État. Toutefois, une partie de son travail est assumé par Triple Canopy, de Herndon, Va., une autre firme au passé sombre.  Dans son livre Halliburton’s Army (Nation Books), Pratap Chatterjee prétend que Triple Canopy emploie des « agents de sécurité privés ayant prétendument ciblé des civils irakiens pour le plaisir, tentant de les tuer, alors qu’ils travaillaient pour Halliburton/KBR ». En parlant des mercenaires comme d’un groupe, le brigadier général Karl Hors, conseiller du commandement de la force conjointe des États-Unis, a déjà constaté ceci : « Ces gars sont libres dans ce pays et font des choses stupides. Personne n’a d’autorité sur eux, donc on ne peut pas leur tomber dessus lorsque leur usage de la force dégénère. Ils tirent sur les gens et quelqu’un d’autre doit faire face aux conséquences. Ça se produit partout. »  Une journée avant de quitter Bagdad, le 27 juin 2004, le directeur de l’autorité provisoire de la coalition, le lieutenant Paul Bremer III, a émis la directive 17 interdisant au gouvernement irakien de poursuivre les contractants pour des crimes devant les cours irakiennes. Résultat : lorsque le gouvernement irakien a enquêté sur la place Nisour, ils ont rapporté qu’« à l’exemple de toute autre opération terroriste, le meurtre de sang froid de citoyens par Blackwater est considéré comme un acte terroriste contre des civils. ». Comme le révélait l’Associated Press le 1er avril dernier, « la compagnie ne fait face à aucune accusation. Toutefois l’incident de Bagdad a exacerbé le sentiment qu’ont de nombreux Irakiens que les contractants privés étatsuniens ont opéré depuis 2003 avec peu d’égard pour la loi et la vie irakienne ».
Bagdad a également accusé Blackwater d’être impliquée dans au moins six incidents mortels durant l’année qui a précédé celui de la place Nisour, y compris celui ayant causé la mort du journaliste irakien Hana al-Ameedi.  
Au printemps 2008, 180 000 mercenaires opéraient en Irak. On ignore combien d’entre eux sont morts : leurs décès ne figurent pas sur les listes des pertes du Pentagone. Comme ils sont nombreux à effectuer des tâches non reliées au combat, il est peu probable qu’ils aient subit autant de pertes et de blessures que les G.I. Selon certaines estimations, 1000 mercenaires auraient peut-être péri en Irak, environ un décès chez les mercenaires pour 4 chez les G.I.  
Selon Mansour, un groupe irakien nommé Supporters of Truth (Sympathisants de la vérité) prétend que des hélicoptères étatsuniens volant à basse altitude ont laissé tomber des cadavres de mercenaires dans la rivière Diyala près de la frontière iranienne. Un autre groupe, Islamic Army of Iraq (l’Armée islamique d’Irak), « a découvert une fosse commune pour des mercenaires au service des forces étatsuniennes […] Le groupe affirme que la découverte de charniers pour mercenaires est devenue chose courante en Irak […] » On ne sait pas précisément si ces derniers étaient des mercenaires locaux ou des combattants venus d’ailleurs.  De nombreux soldats de fortune sur la liste de paie de compagnies privées ont auparavant été au service de dictateurs en Afrique du Sud, au Chili et ailleurs.
« En Irak, les firmes privées de sécurité, qui forment le deuxième grand élément constitutif de la « coalition des pays disposés » (coalition of the willing), pigent dans des bassins de combattants qualifiés. On estime que presque 70 pour cent d’entre eux proviennent du Salvador », écrit Noam Chomsky dans son livre « Les États manqués » (Fayard). « Les tueurs qualifiés de l’appareil de terrorisme d’État dirigé par Reagan peuvent gagner de meilleurs salaires en perpétuant leur art en Irak qu’en demeurant dans ce qu’il reste de leur société. »  D’autres mercenaires ont été recrutés au sein même de la population irakienne. Dans son livre Rulers and Ruled in the U.S. Empire (Clarity Press), le sociologue James Petras écrit : « L’emploi de mercenaires locaux crée l’illusion que Washington remet graduellement le pouvoir au régime fantoche local. Cela donne l’impression que ce régime fantoche est capable de gouverner et propage le mythe voulant qu’il existe une armée locale stable et fiable. La présence de ces mercenaires locaux crée le mythe selon lequel le conflit interne est une guerre civile au lieu d’une lutte de libération nationale contre un pouvoir colonial.  

L’auteur ajoute que « l’échec de la politique étatsunienne préconisant l’utilisation des mercenaires irakiens pour vaincre la résistance se voit dans l’escalade des forces militaires de combat des États-Unis au printemps 2007, 5 ans après une guerre coloniale : de 140 000 à 170 000 troupes, sans compter la présence de quelque 100 000 mercenaires d’entreprises étatsuniennes comme Blackwater ». Il affirme que la force, mercenaire irakienne est en proie à de hauts niveaux de désertion.  
Dans The Sorrows of the Empire ”(Metropolitan/Owl), Chalmers Johnson écrit : « On assume que le recours à des contractant privés est plus rentable, mais même cela est discutable lorsque les contrats ne vont qu’à des compagnies qui ont de bonnes relations et que l’appel d’offre n’est pas particulièrement compétitif. »

Blackwater Security a obtenu un contrat de 27 millions de dollars sans appel d’offre de la part du lieutenant Paul Bremer III, le directeur de l’autorité provisoire de la coalition en 2003. Selon Joseph Stiglitz dans Une guerre à 3000 milliards de dollars (Fayard), le montant a augmenté à 100 millions de dollars un an plus tard et, en 2007, Blackwater détenait un contrat de 1,2 milliards de dollars pour l’Irak, où 845 contractants privés en sécurité étaient embauchés.

Stiglitz note qu’en 2007 les gardiens de sécurité privés travaillant pour des firmes comme Blackwater et Dyncorp gagnaient jusqu’à 1222 dollars par jour ou 445 000 dollars par an. Par comparaison, un sergent de l’armée gagnait entre 140 et 190 dollars par jour en paie et prestations, pour un total de 51 100 à 69 350 dollars par an.

Puisque ce sont les contribuables étatsuniens qui souscrivent les chèques de paie des « soldats privés », où sont les économies? C’est l’argent provenant des poches des contribuables qui a fait la grandeur de ces armées de l’ombre.

Dans son succès de librairie Blackwater: The Rise of The World’s Most Powerful Mercenary Army (Nation Books), le reporter Jeremy Scahill écrit : « Son installation de sept mille acres à Moyock, N.C., est devenue le centre militaire privé le plus sophistiqué de la planète, car l’entreprise possède l’une des plus grandes réserves privées d’armes lourdes au monde. Il s’agit d’un grand centre d’entraînement à la fois pour les forces militaires et les forces de sécurité locales et fédérales des États-Unis, et les forces étrangères et les particuliers […] On y développe des dirigeables de surveillance ainsi que des bandes d’atterrissage privées pour sa flotte d’aéronefs, laquelle comprend des hélicoptères de combat. » Les représentants de la société affirme avoir entraîné chaque année environ 35 000 militaires et « agents de la force publique ».

L’idée d’externaliser la plupart du travail du Pentagone, des corvées de cuisine au camionnage en zone de guerre, est venue en grande partie du secrétaire à la Défense Dick Cheney au début des années 1990, lorsque le Congrès lui a confié la tâche de réduire les dépenses du Pentagone après l’apaisement de la guerre froide. Puis, après avoir quitté son poste à la Défense pour devenir PDG chez Halliburton, Cheney a aussi géré l’emploi de contractants pour appuyer l’armée engagée en ex-Yougoslavie. Comme le rappelle Pratap Chatterjee dans Halliburton’s Army (Nation Books), « [d]ans l’opération Tempête du désert en 2001 (sic 1991), environ une personne sur cent sur le champ de bataille irakien était contractant, alors qu’aujourd’hui, pour l’opération Liberté immuable, leur nombre est pratiquement égal à celui du personnel militaire ».

Et puisque les mercenaires peuvent travailler en civil, ils sont utiles au Pentagone quand il cherche à instaurer une présence militaire dans un pays sans trop attirer l’attention. Comme l’écrit Scahill, « au lieu d’envoyer des bataillons de l’armée active étatsunienne en Azerbaïdjan, le Pentagone a déployé des « contractants civils » de Blackwater et d’autres firmes pour mettre sur pied une opération servant deux objectifs : protéger la nouvelle exploitation rentable de gaz et de pétrole dans une région historiquement dominée par la Russie et l’Iran et possiblement mettre en place une importante base d’opérations avancée pour une attaque contre l’Iran.

Scahill affirme que « [l]’opposition nationale aux guerres d’agression réduit le nombre de volontaires prêts à servir dans les forces armées, ce qui a toujours calmé l’ardeur guerrière ou entraîné la conscription. Parallèlement, l’opposition internationale a compliqué la tâche qu’avait Washington de persuader les autres gouvernements d’appuyer ses guerres et ses occupations. Mais avec des sociétés privées de mercenaires, cette dynamique change dramatiquement, puisque le bassin de soldats potentiels disponibles pour une administration agressive n’est limité que par le nombre d’hommes sur la surface du globe prêts à tuer pour de l’argent.

Grâce à l’aide des mercenaires, on n’a pas besoin de conscription, ni même du soutien de sa propre population pour mener des guerres d’agression, pas plus que d’une coalition de pays « disposés » à vous aider. Si Washington n’a pas suffisamment de personnel dans ses forces nationales pour une invasion ou une occupation, les firmes de mercenaires offrent une alternative privatisée, incluant la base de données de 21 000 contractants de Blackwater […] Si les gouvernements étrangers ne participent pas, on peut toujours acheter des soldats étrangers ».

En janvier 2008, le groupe de travail de l’ONU sur les mercenaires a décelé en Amérique latine une tendance émergente : « Des entreprises privées de sécurité protègent des sociétés extractives transnationales, dont les employés sont souvent impliqués dans la répression de manifestations des communautés, des organisations environnementales ou de protection des droits humains dans les zones où opèrent ces sociétés. » Pour sa part, le ministre sud-africain de la Défense, Mosiuoa Lekota, a qualifié les mercenaires de « fléau des régions pauvres du monde, particulièrement de l’Afrique. Ce sont des tueurs à gage, ils louent leurs compétences au plus offrant. Quiconque a de l’argent peut engager ces être humains et les transformer en machines à tuer ou en chair à canon ».

Sans mâcher ses mots Ratner fait une mise en garde : « Ces sortes de groupes militaires rappellent les chemises brunes du parti Nazi, en fonctionnant comme mécanisme d’application de la loi extrajudiciaire qui peut opérer en dehors de la loi et le fait.

Certes, les représentants des firmes de guerriers contractuels se voient sous un jour plus noble. Lors d’un discours, le vice-président de Blackwater, Cofer Black, a comparé son entreprise aux chevaliers de la Table ronde au service du roi Arthur, en affirmant qu’ils « se concentrent sur la morale, l’éthique et l’intégrité. C’est important. Nous ne sommes pas des escrocs. Nous ne sommes pas des filous. Nous croyons en ces choses là ». Malgré de telles affirmations, le jugement définitif sur la performance des entreprises militaires à contrat doit venir des populations que ces nobles chevaliers prétendent servir. Et si ceux de Blackwater sont un exemple, ils sont détestés.

Sherwood Ross

Article original en anglais : The Rise of Mercenary Armies: A Threat to Global Security, Help White House Thwart Peace Movement,
Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.
Sherwood Ross a travaillé pour de grands quotidiens et des agences de transmission, et a été directeur du mouvement des droits civiques. Il oeuvre actuellement pour le mouvement antiguerre et dirige une firme de relations publiques dédiée aux bonnes causes.

Vous pouvez le joindre au sherwoodr1@yahoo.com
 Articles de Sherwood Ross publiés par Mondialisation.ca

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=6493


1-5 Huit ans après le 11 septembre 2001 : Combien de vies dévastées par des guerres injustifiables ?

Interview par Silvia Cattori de Sami El Haj.

Entendre Sami El Haj c’est prêter l’oreille à ces millions d’Arabes et de musulmans anonymes qui, après les attentats du 11 septembre 2001, se sont trouvés arbitrairement associés au « terrorisme », jetés dans l’horreur par des guerres mensongères, injustifiables, absurdes.

Il est temps que des voix s’élèvent pour demander que cesse cette barbarie qui a déjà dévasté la vie de tant d’Irakiens, d’Afghans et de Pakistanais.

Pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, Sami El Haj, est ce journaliste et cameraman soudanais travaillant pour Al Jazeera qui, après avoir été arrêté au Pakistan, a été emprisonné durant près de sept ans sous l’accusation fallacieuse d’« ennemi combattant » [1].

Soumis à des traitements inhumains et dégradants par les tortionnaires du Pentagone, dans ces bases militaires échappant à toute forme de droit comme Bagram, Kandahar et Guantánamo, libéré, en mai 2008, sans la moindre excuse de la part de ses bourreaux, il a été reçu en héros dans les pays arabes.

 « Les souffrances que j’ai endurées à Guantánamo m’ont permis de comprendre combien l’action et l’information en faveur des droits humains est importante pour garantir à tous les hommes, où qu’ils se trouvent, la protection et la dignité », disait-il alors.

Cinq mois après son retour à la vie normale, un des vœux les plus profonds de Sami El Haj s’est réalisé. Chargé de collecter des informations sur les violations des droits de l’Homme et de les distribuer aux différentes agences du réseau d’Al Jazeera, il dirige depuis novembre 2008, à Doha, au Qatar, le « Centre des libertés et des droits humains » [2].

Il ne marche plus en claudiquant comme au moment de sa libération. Il fait plaisir à voir. Toutefois, sous son apparente sérénité, nul ne peut jamais oublier par où il a passé. Et que les terribles épreuves endurées à Guantánamo sont la ligne de partage qui le sépare désormais du commun des mortels.

Il s’est assis en bout de table. Ingénu, timide, réfléchi, il ne parle pas de la douleur de vivre qui est sienne. Mais de ses actions et projets. Mû par de nobles buts, il en parle avec une douceur et une gravité empreintes de foi. Se consacrer entièrement à la promotion du respect des Droits humains et des libertés publiques, réconcilier ce monde divisé, accomplir ce qu’il voit aujourd’hui comme sa mission, est devenu sa raison d’exister.

Mes questions sont maladroites, hésitantes. C’est un être infiniment blessé qui est là, face à vous. Un être d’exception par sa stature morale. Les images de Guantánamo s’interposent ; on ne peut s’empêcher de le voir encore en cage, chaînes aux pieds, dans l’accoutrement orange du prisonnier. Il doit faire effort pour parler de la souffrance qu’il porte dans sa chair. On se demande comment il a pu supporter tant d’horreur ! Torturé, en grève de la faim durant une année, il n’était jamais appelé que par son numéro matricule 345. Comment n’est-il pas devenu fou ? Dans quel état serions-nous à sa place ? Mais il a la foi. Et en elle il trouve cette paix qui satisfait sa conscience.

Toutefois, même libre, il demeure intérieurement captif. Tant qu’il y a des tortionnaires qui continuent à pratiquer des traitements dégradants et humiliants sur des frères et sœurs, il ne peut pas se sentir libre. Il vit avec eux, il souffre avec eux, il pleure avec eux, il prie pour eux.

On ne sent pas chez lui la moindre haine. Seules une dignité et une bonté particulières semblent l’habiter. Oui, ils ont fait l’innommable. Il y pense tout le temps. Mais, quoi qu’il en soit, dit-il, ceux qui l’ont si violemment meurtri n’étaient que des exécutants. Les vrais coupables sont les gouvernements. Il n’a pas perdu l’espoir qu’ils soient, demain, jugés par leurs peuples. Celui qui n’entend pas la voix de la conscience, la voix du remord, est à plaindre, pense-t-il. Sami croit que ceux qui donnent le bon exemple sont le salut. Il éprouve une pitié fraternelle pour tous ceux qui ont failli. Il appelle le monde à accepter et à comprendre l’autre ; y compris dans ses croyances.

Son histoire est terrible. Elle ressemble malheureusement à celle de dizaines de milliers d’autres hommes suspectés sans raison de terrorisme, et dont l’Occident a nié les droits et la dignité. Les propos qui suivent ont été recueillis à l’occasion d’une rencontre à Genève, le 29 juillet 2009, lorsque Sami El Haj nous a annoncé la création du « Guantánamo Justice Centre » dont nous avons rendu compte dans un précédent article [3].

Silvia Cattori : A votre sortie de prison, en mai 2008, vous disiez que, si l’administration Bush fermait la prison de Guantánamo et reconnaissait ses abus, vous étiez prêt à pardonner le mal subi. Mais que, si elle continuait à faire du mal, vous alliez vous adresser à un tribunal, engager une action contre elle [4]. Que pensez-vous aujourd’hui ?

Sami El Haj : En ce qui me concerne – et je ne parle qu’en mon nom - s’ils disaient : « Nous sommes désolés, nous avons fait des erreurs », j’en resterais là. Mais d’autres, qui ont été bien plus gravement atteints que moi, je doute qu’ils puissent passer outre. Chacun éprouve le besoin de s’assurer que ces abus ne se répètent plus.

Guantánamo est une injustice qui concerne tous les États. 229 détenus continuent de souffrir à Guantánamo malgré le fait qu’il y a des pays qui sont d’accord d’en accueillir.

Il y a, par exemple, le cas de quatre Palestiniens auxquels Israël refuse l’entrée en Palestine mais que le Venezuela attend. J’ai parlé avec le Président Hugo Chavez ; il m’a dit « Je suis prêt à les recevoir » mais le porte parole du ministère des affaires étrangères des États-Unis a refusé de les laisser aller au Venezuela. Nous devons donc chercher pour eux d’autres pays d’accueil.

Il y a également de nombreux détenus yéménites qui attendent que leur pays les autorise à rentrer chez eux. Mais il y a une mésentente entre le Yémen et les États-Unis. Le gouvernement du Yémen demande à ces derniers de financer le camp qui devrait accueillir les prisonniers libérés. Mais les États-Unis ne sont pas prêts à débourser les sommes demandées. Et des pays voisins comme l’Arabie saoudite voient d’un mauvais œil la sortie de ces détenus car ils craignent qu’ils aillent demain combattre chez eux.

Les États-Unis ont dépensé plus de 225 milliards de dollars pour faire la guerre en Afghanistan. Mais ils ne donnent ni argent ni aucun accompagnement aux anciens prisonniers pour leur réinsertion. Nous savons bien que Guantánamo est un problème qu’ils ont créé et qu’il leur incombe de régler. Mais en même temps, si nous n’agissons pas, ce sont encore les victimes de cette situation qui en payeront les conséquences.

Je suis allé rendre visite à beaucoup d’anciens détenus de Guantánamo dans nombre de pays. Ils font face à d’énormes difficultés. A leur sortie, sans argent pour se réinsérer dans la société, les anciens prisonniers ont besoin d’aide. Ils sont malades, brisés psychiquement. Ils n’ont jamais eu droit à être soignés. Ils ont un besoin urgent de soins et de soutien psychologique. C’est pourquoi nous avons créé le « Guantánamo Justice Centre » pour répondre à ces difficultés [5].

J’ai cent histoires pénibles à raconter. J’ai visité récemment des détenus que les autorités du Nigeria ont fait emprisonner dès leur retour. En Tunisie, deux anciens prisonniers de Guantanamo sont dans la même situation, condamnés à 12 ans de réclusion. Le prisonnier marocain Saïd Boujaadia qui a quitté Guantánamo par le même avion que moi en mai 2008, a été condamné à 10 ans d’emprisonnement dès son retour au Maroc.

Silvia Cattori : Quand leurs tortionnaires promettent à ces gens la liberté, une vie facile et un salaire s’ils acceptent de travailler comme agents doubles, certains n’ont-ils pas d’autre choix que de se plier ?

Sami El Haj : Les officiers militaires à Guantánamo cherchent toujours à amener les détenus à devenir des espions. Mais je ne crois pas qu’ils y réussissent. Je doute qu’ils ne puissent jamais y arriver. Demander à un prisonnier de devenir espions contre qui ? S’il espionnait son pays, il se mettrait en danger. Ces gens qu’ils ont enfermés à Guantánamo ont la foi en l’Islam, une religion qui a des principes, qui n’admet pas que l’on puisse devenir un espion et agir contre son propre pays. C’est contraire à l’Islam de trahir d’autres gens. Mais, comme vous le pressentez, ils poussent les captifs à la trahison en exploitant leur vulnérabilité. Ils disent : « Si vous collaborez avec nous, nous allons vous aider financièrement, etc. »

Silvia Cattori : Avez-vous des nouvelles de Khalid Sheikh Mohammed [6] ? On a fait état de tortures particulièrement cruelles qui l’auraient conduit à s’attribuer quantité de crimes qu’il n’aurait pas commis ?

Sami El Haj : Nous n’avions aucun contact avec Khalid Sheikh Mohammed, car il était maintenu dans un lieu secret. Il est toujours soumis à l’isolement et nous sommes sans nouvelles de lui. Des officiers ont reconnu l’avoir torturé.

Nous pensons que chaque être humain a des droits. Même ceux qui sont soupçonnés d’avoir commis des fautes. Et même s’ils sont coupables, ils n’auraient jamais dû subir des tortures. Khalid Sheikh aurait dû avoir droit à un procès devant un Tribunal civil dans les règles du droit. Et aussi la possibilité d’avoir recours à un avocat. Toute personne doit avoir ce droit ; et, si elle est condamnée par un Tribunal, elle est supposée être enfermée dans une prison normale, sans être soumise à des tortures.

En ce moment, à Guantánamo, il y a encore 41 détenus qui sont en grève de la faim. Certains d’entre eux sont déjà en grève de la faim depuis quatre années. Ce qui veut dire que les soldats US les nourrissent de force, par un tuyau qu’ils passent par le nez. C’est quelque chose de très douloureux. C’est de la torture.

Silvia Cattori : Croyez-vous que Barack Obama n’est pas au courant que les abus n’ont jamais cessé depuis son élection ?

Sami El Haj : Bien sûr qu’il est au courant. C’est le président des Etats-Unis. Il est parfaitement informé. Comment pourrait-il ignorer ce qui se passe ? S’il veut visiter Guantánamo ce n’est pas difficile pour lui d’aller voir sur place.

En juin, je lui ai écrit une lettre pour lui demander de tenir sa promesse de libérer tous les prisonniers de Guantánamo. Je souhaite qu’il ait pris connaissance de cette lettre. Punir, emprisonner des gens sans aucune charge, sous prétexte que cela sert la « sécurité du monde », c’est cela l’humanité ? Si l’on a des choses à reprocher à des gens il faut les traduire devant un tribunal. Mais les enfermer durant des années sans jugement, sans que rien ne le justifie, c’est de la torture.

Silvia Cattori : Quand vous avez été kidnappé au Pakistan, en 2001, vous vouliez aller filmer les régions afghanes où les bombardements frappaient des civils. N’est-il pas douloureux pour vous d’être si éloigné de ces peuples plongés dans la souffrance que vous connaissez et aimez et que les soldats de l’OTAN continuent de martyriser dans l’indifférence de l’opinion occidentale ?

Sami El Haj : Je suis actuellement totalement engagé à défendre les Droits humains au sein d’Al Jazeera, à Doha. Mes activités ne me permettent plus de me rendre en Afghanistan. Je sais que, pour moi, voyager dans ces pays, sous occupation militaire, ce n’est pas dépourvu de risque. Al Jazeera a des correspondants sur place qui continuent de nous renseigner. Je peux suivre ce qui s’y passe. Bien sûr, si, demain, on interdisait aux journalistes l’accès à ces régions, je me sentirais encore plus éloigné.

Silvia Cattori : Nous vous remercions.

Au moment de prendre congé, Sami El Haj m’a annoncé avec une grande gentillesse : « J’ai un cadeau pour vous ». J’ai pris les deux livres qu’il m’offrait. Je les ai ouverts avec reconnaissance. Je savais qu’il me donnait là sa confiance, qu’il savait que je ne trahirais pas ses paroles. Cela m’a profondément touchée. Il s’est levé et s’en est allé poursuivre sa mission. Tout en sachant que la tâche est immense, que Guantánamo n’est que l’arbre qui cache la forêt.

Combien d’Arabes et de musulmans, dépourvus de toute dangerosité, respectueux de leur prochain, n’ont-ils pas été, comme lui, injustement kidnappés, encagoulés, brutalisés, empaquetés dans des sacs en plastique, transférés dans des centres de torture, entassés comme des bestiaux dans des camions où ils sont morts étouffés [7], et cela uniquement parce qu’il fallait fabriquer des terroristes pour justifier des guerres qui reposaient sur des mensonges ?

Pourquoi en est-on arrivé là ? Il n’y avait pas de menace islamique ; il n’y avait aucune raison d’engager des troupes en Irak ou en Afghanistan. De commettre ces monstruosités sous prétexte qu’elles protégeaient notre sécurité (en quoi les Talibans, les peuples afghans, irakiens, ou pakistanais menaçaient-ils notre sécurité ?). Ces guerres atroces sont toutes perdues d’avance, car les peuples qu’elles humilient n’ont d’autre choix que de résister. Tout cela n’est pas acceptable !

Tuer des civils est un crime. Soumettre des hommes, fussent-ils coupables, à des traitements dégradants, qui ne respectent pas l’intégrité de la personne est un crime. La plupart des journalistes de nos principaux médias, n’ont bien évidemment jamais rien expliqué, ni jamais dénoncé le fait que ces hommes soient soumis à des traitements inhumains.

La justice c’est le respect de l’homme, du faible. Au moment de son arrestation, Sami El Haj se rendait précisément en Afghanistan couvrir la guerre de l’OTAN qui faisait alors déjà des ravages parmi les civils. Il était en empathie avec cette population que les bombes écrasaient.

Nous sommes nombreux je crois à être bouleversés par l’inhumanité et l’absence de compassion de nombre de nos reporters. Par leur incapacité à se situer du côté des victimes. Ils ont objectivement participé à la Croisade insensée dans laquelle les Etats Unis ont embarqué l’Occident, ceci bien avant le 11 septembre 2001. Ils ont, par leur lâcheté, légitimé les mensonges [8] présentés comme des « terroristes dangereux » des hommes, des pères de familles, des résistants, que des occupants étrangers continuent à massacrer sur une large échelle. Alors que les vrais terroristes dangereux étaient, et continuent d’être, ces soldatesques cruelles de l’OTAN qui vont semer la mort et la misère en Afghanistan, ou au Pakistan, comme du reste les troupes israéliennes au Liban et en Palestine.

Ces hommes que l’Occident haït et piétine et jette dans des sortes de Goulags, sont des gens qui ont une stature morale que nous n’avons plus. Ils sont admirés dans le monde arabe et musulman. Et cette estime du public, cette considération, cette identification avec les victimes de l’injustice est une force avec laquelle, tôt ou tard, l’Occident devra compter.

Silvia Cattori 

[1] Le terme « combattant illégal », (« unlawful combattant »), « combattant ennemi » est un terme défini dans le PATRIOT ACT par le gouvernement des États-Unis pour qualifier les prisonniers se trouvant dans les centre de détention de Guantanamo et d’autres centres de détention clandestins de la CIA ou du Pentagone. Définir les prisonniers de « combattants illégaux » permet aux États-Unis de ne pas leur appliquer la Convention de Genève relative aux prisonniers de guerre.

[2] Voir :
 « Al Jazeera Announces the Launch of the Public Liberties and Human Rights Desk on its 12th Anniversary », Aljazeera.net, 2 novembre 2008.
 « Les détenus algériens étaient notre boussole à Guantanamo », par Fayçal Métaoui, Hassan Moali, algeria-watch.org, 6 juillet 2009.

[3] Voir : « Sami El Haj fonde le Guantánamo Justice Centre », par Silvia Cattori, Réseau Voltaire, 30 juillet 2009.

[4] Voir : « Sami El Haj, journaliste d’Al-Jazeera, témoigne », par Silvia Cattori, Réseau Voltaire, 18 juillet 2008.

[5] Voir note (3).

[6] Il fallait un coupable. On l’accuse, sans preuve, d’être le cerveau des attaques du 11 septembre. Selon Dick Marty, Khalid Sheikh, a été secrètement transporté de Kaboul à Szymany en Pologne en mars 2003 à bord d’un vol « délibérément camouflé au moyen de plans de vol fictifs » . Et que l’ex-président polonais A. Kwasniewski « connaissait et a approuvé » le rôle de la Pologne dans les activités secrètes de détention de la CIA sur son territoire. Khalid Sheikh, a été soumis à la technique connue sous le nom de « sous-marin » (supplice de la baignoire) plus de cent fois.

[7] Voir : « Afghanistan : Crimes sans châtiments ? », par Annelise Arcq, archivessolidaires.org, 9 septembre 2002.

[8] L’association des musulmans avec le terrorisme a été faite, dès les années 90, par des journalistes liés, nous a-t-on dit, aux services de renseignements, comme Guido Olimpio, en Italie, Richard Labévière en France. Ces journalistes ont objectivement préparé l’opinion occidentale à se méfier des musulmans. Labévière a affirmé des contre vérités, dans son insistance à associer dans des articles, livres, conférences, des hommes aussi estimables que Youssef Nada au terrorisme, (et à travers lui les Frères musulmans) à des attentats en Egypte. A l’origine des fausses nouvelles répandues contre M. Nada et les Frères musulmans il y avait le Mossad. Cette diabolisation contre les Frères musulmans faisait partie de la stratégie de guerre d’Israël contre ses voisins.
Voir à ce sujet :
 « L’incroyable histoire de Youssef Nada », par Silvia Cattori, Mondialisation, 13 juin 2008.
 Notice concernant M. Olimpio, sur le Site officiel de Youssef Nada.
 Notice concernant Richard Labévière, sur le Site officiel de Youssef Nada.

Silvia Cattori 

3/9

http://www.silviacattori.net/article940.html


1-7 Ben Laden semble affaibli et cherche une porte de sortie, selon des analystes…

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage totalement le point de bue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Le chef d'Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, a invité les Américains à faire pression sur la Maison Blanche pour qu'elle mette fin aux guerres en Irak et en Afghanistan, dans un message diffusé par le site As-Sahab, selon le centre américain de recherche sur le terrorisme Intel Center.

Oussama ben Laden, apparaît dans son nouveau message adressé au peuple américain comme un homme affaibli, traqué et cherchant une porte de sortie, estiment lundi des analystes.

Dans son message diffusé à l'occasion du 8e anniversaire des événements du 11 septembre, ben Laden appelle le peuple américain à faire pression sur la Maison Blanche pour qu'elle mette fin aux guerres en Irak et en Afghanistan en échange d'un arrêt de ses attaques.

"Le nouveau message de ben Laden traduit un véritable changement, il ne comporte pas de menaces et cherche à justifier les attaques du 11 septembre" en expliquant qu'elles ont été menées en réaction au soutien des Etats-Unis à Israël "et d'autres injustices", estime Diaa Rachwane, l'un des meilleurs analystes arabes en matière de terrorisme.

"Pas une seule fois dans ce message, et contrairement à son habitude, ben Laden n'a mentionné les +martyrs+ qui ont mené les attaques du 11 septembre et ne les a salués", relève M. Rachwane, directeur adjoint du centre al-Ahram pour les études stratégiques et politiques.

Il souligne que ce message intervient trois semaines après celui du numéro deux d'Al-Qaïda, Ayman Al-Zawahiri, portant sur la situation dans la vallée de Swat, au Pakistan.

"Tout cela démontre clairement qu'Al-Qaïda est affectée par les développements sur le terrain", ajoute M. Rachwane en allusion aux coups portés à Al-Qaïda dans les zones tribales pakistanaises.

Dans le message diffusé par le site As-Sahab, selon le centre américain de recherche sur le terrorisme Intel Center, ben Laden qualifie le président américain Barak Obama "d'opprimé" n'ayant pas le pouvoir de changer le cours des guerres et le présente comme un otage "des groupes de pression et notamment du lobby juif".

"Pour la première fois également, ben Laden parle positivement de trois présidents américains", explique encore M. Rachwane: "Obama dont il mentionne le discours adressé au monde arabe depuis Le Caire le 3 juin, Jimmy Carter dont il relève l'attitude à l'égard des Palestiniens, et John Kennedy (assassiné en 1963) en affirmant qu'Obama connaîtra le même sort s'il suit une politique différente de celle des néo-conservateurs".

L'analyste saoudien Anouar Eshki, chef du centre des études stratégiques et légales basé à Djeddah (ouest), est plus catégorique: "c'est la première fois que ben Laden apparaît aussi faible", dit-il, précisant avoir connu le chef d'Al-Qaïda du temps où il résidait en Arabie saoudite.

Il a estimé que le message de ben Laden "montre qu'il se trouve dans une position difficile, surtout que, selon les informations en notre possession, son réseau commence à être démantelé dans les zones tribales pakistanaises en raison des coups durs qui lui ont été portés, alors que beaucoup de ses fidèles ont quitté le Pakistan pour le Yémen ou la Somalie".

Pour l'analyste saoudien, le chef d'Al-Qaïda "cherche une porte de sortie pour arrêter ses attaques".

Il relève lui aussi la tentative du chef terroriste de justifier les attaques du 11 septembre: "ben Laden tente de redorer son blason en affirmant que les attaques du 11 septembre ont été menées en raison de la politique américaine en Palestine. Mais quel lien y a-t-il entre la Palestine et les attaques d'Al-Qaïda en Arabie saoudite et en Occident?" s'est-il demandé.

AFP - le 14 septembre

n°454 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak- 22-09- : Fin :- - USA et armées de mercenaires: une menace à la sécurité mondiale.

n°454 - Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak- 22-09- : Fin :-  - USA et armées de mercenaires: une menace à la sécurité mondiale.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak

                 n°454                            22/09/09

                C.De Broeder      &       M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

2 Annexe

2-1 La guerre contre le 'terrorisme' touche maintenant les citoyens Etats-uniens.

2-2 Myriam Abraham : Nouvelle Institut de Propagande Fasciste pour Contrôler les Analogies Historiques faites sur les USA et Israël.

2-3 Chems Eddine CHITOUR : Les sociétés militaires privées = La mort par procuration.

2-4 Blackwater contre Al-Qaida, tout contre…

2-5 Daniel Pipes : Les guerres anti-insurrectionnelles sont-elles condamnées à échouer ?

 

 


2 Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 La guerre contre le 'terrorisme' touche maintenant les citoyens Etats-uniens.

Après Hillary Clinton qui affiche publiquement sa satisfaction de voir un nouveau bureau du CFR ouvert a Washington, et en déclarant que c'est le CFR qui donne "les ordres" que le gouvernement Obama doit mettre en oeuvre.

Le "gouvernement du CFR" a décidé que c'était au tour des citoyens américains d'être considérés comme des terroristes potentiels.  

Washington fait appel aux Américains pour contribuer à la lutte contre le terrorisme --  Une mesure vue comme une nouvelle entorse aux libertés civiles. 
 Évoquant Mercredi les problèmes liés à la sécurité nationale, à propos de l’émergence d’ “Américains radicalisés (comprenez d’éventuels terroristes)”, la Ministre de l’Intérieur Américain, Janet Napolitano, a déclaré à une réunion du principal groupe de réflexion des relations internationales, le Conseil pour les relations étrangères (CFR), son intension d’enrôler des gens ‘ordinaires’ dont la mission sera la ‘surveillance’ du nombre croissant d’éventuels ‘actes terroristes’
sur le sol américain.   
   La chef de la sécurité intérieur du pays empressent les Américains à accepter l’offre de Washington de participer à l’effort collectif dans la lutte contre le ‘terrorisme’. 
 L’ancienne gouverneur de l’Arizona, âgée de 52 ans, qui a rejoint récemment l’équipe du président Obama a déclaré, " le menace terroriste est même devenue plus répandue, comporte plus de réseaux, et s’est encore mieux adaptée que lors du 9/11,  " ajoutant, " Nous faisons face à un ennemi organisé en réseau, et nous devons y remédier par un réseau de solutions. " 
 Napolitano a demandé plus de participation de la part de la population pour faire face aux activités terroristes croissantes au niveau des frontières américaines, invitant même les enfants à aider les services de sécurité pour détecter d’éventuelles compagnes terroristes qui se préparent en secret.   
 Elle a déclaré que le gouvernement Obama comptait se servir de la population comme un ‘capital’ pour la guerre contre le terrorisme.
 "Trop longtemps, nous avons considéré la population comme une entité à protéger plutôt qu’un capital supplémentaire pour assurer collectivement notre sécurité nationale. " 
 " Vous êtes les mieux à même de savoir s’il se passe quelque chose d’anormal au sein de vos communautés, comme un colis suspect, ou une activité inhabituelle, " a déclaré la Ministre d’Obama. 
 "Nous avons beaucoup plus de chances de réussir si on renforce nos propres réseaux en enrôlant les talents et les énergies de tous les Américains. " 
Par ailleurs, la Haute Autorité à la Sureté National a écarté toutes allégations impliquant que son Ministère développe une culture de délation et d’espionnage parmi les citoyens Américains. 
 Des observateurs déclarent que le "Homeland Security" et le "Patriot Act", introduits par l’ancien Président George W. Bush et recommandé par Obama, d’augmenter la ferveur nationaliste dans le but d’empiéter sur l'intimité des personnes et pour justifier un contrôle plus intensif  de la société. 
 A cet effet, Napolitano s’est servie des récentes arrestations de « terroristes » à Minneapolis et en Caroline du Nord pour justifier l'urgence requise pour aborder ce problème. 
 " Je pense donc qu'une meilleure sensibilisation au sujet de l’étendue de la menace terroriste et sur la manière dont on peut la contrer est quelque chose d’important " 
 Les agents de sécurité ont récemment arrêté 7 personnes, à travers différents états des États-Unis, accusées de lever des fonds et d’entrainer des sympathisants dans le but de mener une attaque terroriste outre-mer.
Traduction
Alter Info

30/7
original:
http://www.presstv.ir/detail.aspx?id=101995&sectionid=3510203

http://www.alterinfo.net/La-guerre-contre-le-terrorisme-touche-maintenant-les-citoyens-Americains_a35179.html


2-2 Myriam Abraham : Nouvelle Institut de Propagande Fasciste pour Contrôler les Analogies Historiques faites sur les USA et Israël.

La " Society for the Management of Historical Raison" (SMHR) Un nouvel institut de propagande chargé de contrôler et de contrer les analogies historiques faites sur les USA et Israël vient d'être crée aux USA avec son abcedaire du parfait formatage historique propagandiste fasciste basé sur des raisonnements de fous furieux dangereux.

Trop de Sionisme - Ben Heine

Dans son discours de présentation de la nouvelle organisation la "Society for the Management of Historical Reason" ( SMHR) le directeur général, Michael O'Hankon, qui a longtemps fait partie de la Brookings Institution, a parlé de l'urgence de sa nouvelle mission. "Nous savons que par les temps qui courent, permettre à n'importe qui n'importe où d'établir et de diffuser des parallèles entre les politiques des USA et celles poursuivies par d'autres nations dans l'histoire peuvent avoir des conséquences incalculables pour la sécurité américaine. Par conséquent nous allons aider ceux qui travaillent sur le raisonnement historique à diffuser leurs idées seulement en faisant des parallèles qui affirment que les US et leur proche allié, Israël, se tiennent en dehors des lois de causalité qui gouvernent le sort des autres peuples sur terre".
Concrètement, en pratique O'Hankon a expliqué comment ils allaient procéder :
"Nos ennemis partout dans le monde ont pendant longtemps suggéré que quand les USA et Israël attaquent ou envahissent d'autres nations, comme tout autre état militairement puissant avant eux, ils le font pour contrôler des terres ou ressources du pays envahi. Quand de la désinformation de ce genre apparaît, la première ligne de defense c'est, comme cela a toujours été, d'accueillir cette explication avec un profond silence, et ci cela échoue, de se moquer avec condescendance de la personne comme étant un imbécile Chomskyite (allusion à Noam Chomsky). Si, après tout ceci, il y a encore un reporter insuffisamment formé pour imprimer ou passer sur les ondes cette analogie grotesque, c'est alors que nos agents de la raison historique entrent en action. En quelques jours, ils vont produire un minimum de 5 articles de première page dans les quotidiens américains les plus lus, concus chacun à sa façon pour réaffirmer le caractère complètement défensif et moralement sans faille de la politique étrangère américaine et israélienne".
A la fin de la présentation de ce nouvel organisme propagandiste fasciste américanosioniste, visant à falsifier sous couvert de "raison historique" la vérité historique, alors que les faits parlent d'eux -mêmes, les participants ont reçu une petite compilation de certaines des analogies historiques actuellement utilisées pour qualifier les actions américaines et israéliennes et la réponse du SMHR pour contrer chacune d'elle.
Ci dessous quelques exemples de cette compilation.


" Analogie 1 : un peuple qui envahit la terre d'un autre peuple l'a presque toujours fait pour augmenter son poids sur la scène internationale. Donc les US et Israël l'ont probablement fait pour la même raison.
" SMHR propagande 1 : ces deux nations ont attaqué d'autres nations principalement pour des raisons défensives. Et s'ils ont un objectif plus large c'est toujours d'apporter à ceux qui sont envahis des bienfaits : soit une économie avancée soit la démocratie.

" Analogie 2 : Tous les états par le passé qui se sont engagés militairement de multiples façons, continuellement, au loin, contre d'autres nations (l'Espagne au XVIème La France de Napoléon, la Grande Bretagne, le Portugal au XXème siècle) se sont finalement appauvris au point qu' ils n'ont pu ni maintenir leur réseau d'influence international ni être compétitifs économiquement face aux autres puissances de l'époque. C'est ce qui se passe probablement avec les US.

" SMHR propagande 2 : à la différence des autres nations les US sont peuplés d'individus avec un "esprit entrepreneurial " spécial programmé socialement qui leur permettra d'inventer perpétuellement des moyens d'éviter tout type de décadence et de déclin qui se sont traditionnellement abattus sur les autres nations.

" Analogie 3 : Quand les élites financières, politiques et militaires du pays se considèrent généralement comme au dessus des lois, et montrent plus de loyauté envers les membres de leur caste que de la population en général, c'est en principe un signe d'un déclin irréversible preuve d'une décadence sociale, de luttes entre factions, et finalement de différents coups. C'est probablement ce qui se passe aux US.

" SMHR propagande 3 : Les US, à la différence des autres nations, ont une structure constitutionnelle née de la sagesse plus ou moins parfaite de nos pères fondateurs et par conséquent effectueront les mutations nécessaires par le biais du système judiciaire et des assemblées de juges pour protéger le bien commun et les libertés individuelles contre toute concentration de pouvoir lourd. Et même lorsqu'à un moment donné de l'histoire il y a des concentrations de pouvoir plus importants que souhaités, l'effet de pendule se manifestera dans la génération suivante d'acteurs politiques.

" Analogie 4 : Depuis l'avènement du concept de guerre totale dans les années 30 et 40, le terrorisme est devenu pour les nations les plus avancées militairement l'outil principal pour obtenir un avantage géopolitique. Ainsi les US et Israël utilisent un armement high tech ( bombardiers B-52, Hélicoptères Apache équipés de mitrailleuses, et des drones) contre des populations civiles non armées dans des territoires qui ne leur appartiennent pas et sont souvent à des milliers de km de la mère patrie ( de l'allemand Heimat), cherchant probablement à terroriser les habitants de ces lieux pour les soumettre à leur volonté politique.

" SMHR propagande 4 : comme nous l'avons vu dans SMHR 1, les Américains et les Israéliens attaquent presque toujours les autres pour des raisons purement défensives. Par conséquent les seuls véritables terroristes impliqués dans des opérations sont les personnes qui sont suffisamment folles pour essayer de lutter contre la force écrasante des Américains et des Israéliens. Par exemple, l'adolescent canadien-afghan, Omar Khadr, est devenu terroriste en Afghanistan, a lancé une grenade à main qui a tué un soldat américain envahisseur près de sa maison à Khost, ce qui a nécessité plusieurs années de torture pour le réhabiliter à Guantanamo. Le terrorisme ne cessera que seulement quand des gens comme Khadr apprendront à accepter la bienveillance fondamentale des actions américaines et israéliennes et apprendront à arrêter de réagir contre.

" Analogie 5 : Quand, comme il l'a fait en 2006, Israël a lancé une guerre en grande partie non provoquée visant à détruire totalement les infrastructures modernes d'un pays voisin, certains ont comparé cela à la Blitzkrieg allemande contre la Pologne en 1939. De même quand l'armée high tech israélienne a assiégé la population de Gaza déjà isolée et affamée à la fin de 2008 et les premiers jours de 2009, certains ont comparé cette terrible tragédie au ghetto de Varsovie à la fin de la seconde guerre mondiale.

" SMHR propagande 5 : on doit toujours se rappeler que les seuls à avoir le droit de faire des analogies entre les horreurs du Nazisme et tout catastrophe actuelle sont les Israéliens eux mêmes et leurs nombreux supporters dans la presse américaine. Par exemple, si l'universitaire arabe, Rashid Khalidi, devait comparer d'une quelconque manière le sort actuel des Palestiniens à celui des Juifs d' Europe entre 1933 et 1945, il serait immédiatement coupable de minimiser les horreurs endurées par les Juifs sous les Nazis. Cependant, à chaque fois que Bill Kristol ou Charles Krauthammer veulent comparer le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, le dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah, ou le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, à Hilter, et ceux qui les suivent aux Nazis, ce n'est pas minimiser. C'est tout à fait licite et ce sera largement publié le plus souvent possible et en insistant dessus dans les médias de masse.

Les personnes (journalistes, membres de cette organisation, simples observateurs...) présents lors de cette conférence ont été encouragés à la fin, à la sortie, à signer un engagement à suivre cette propagande fasciste délirante et dangereuse.
Parmi les représentants des médias qui ont signé :
David Gregory de GE-NBC,
John King de Time- Warner - CNN,
Charles Gibson de Disney - ABC,
Michael Gordon du NYT.
Source de certaines informations un article de Thomas Harrington du 19/08/09 - Macondo News Service 

Myriam Abraham

Mercredi 26 Août 2009 

 http://www.planetenonviolence.org/

http://www.alterinfo.net/Nouvelle-Institut-De-Propagande-Fasciste-Pour-Controler-Les-Analogies-Historiques-Faites-Sur-Les-USA-Et-Israel_a36000.html


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25/09/2009

n° 453 - Dossier d'irak -23-09 – Début - : « L’Irak n’a pas d’Etat, mais un gouvernement et un régime


n° 453 - Dossier d'irak -23-09 – Début - : « L’Irak n’a pas d’Etat, mais un gouvernement et un régime


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

n° 453                                                             23/09/09

C.De Broeder & M.Lemaire



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part

Ahmadinejad appelle les puissances étrangères à retirer leurs troupes de la région.

Abbas Khalaf : « L’Irak n’a pas d’Etat, mais un gouvernement et un régime… »

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Les médias, une arme de destruction massive.

1-2 La fabrication du consentement.

1-3 Les médias irakiens en bonnes mains !

1-4 Mountazar al-Zeidi

1 Mountazar al-Zeidi libre le 14 septembre.

2 Libération du reporter Mountazar al-Zeidi  qui avait lancé ses chaussures sur Bush. 

1-5 Eric de Villers : Le secret de Saddam Hussein.

1-6 Un caméraman de Reuters détenu depuis un an en Irak.

1-7 Quelle confiance peut-on encore donner à l’ONU !

1-8 Edith Bouvier : les opérations militaires à Kirkouk.

Suite

2 Brèves

2-1 « Victoire » à l’américaine ! 

2-2 Les Usa veulent oublier les Moudjahidin du peuple.

2-3 Mutineries dans la prison d'Abou Ghraïb.

2-4 Gilles Munier : Chiens de guerre (mercenaires-)  : 30% en plus depuis l’élection d’Obama.

2-5 La menace des robots à usage militaire.

2-6 Blackwater recrutait des mercenaires partageant la détestable vision du monde d'Erik Prince.

2-7 Pétrole contre nourriture: l'Irak veut poursuivre des sociétés impliquées.

2-8 Irak : la pauvreté conduit au trafic d’organes.

2-9 Trafic d’organes : un réseau démantelé aux Etats-Unis.

2-10 Kurdistan irakien : On prend les mêmes… et on recommence.

2-11 Relations franco-kurdes.

3 Dossier & Point de vue

3-1 Chérif Boudelal : Le Héros de Bagdad Mountazer Al-Zaïdi sera bientôt libre.

3-2 Saddam Hussein : Rapports secrets du FBI rendus publics à la suite de requêtes par les Archives de la sécurité nationale dans le cadre du Freedom of Information Act.

1 Joyce Battle : Les entretiens de Saddam Hussein avec le FBI.

2 Nicolas Marmié : Saddam Hussein, révélations d'outre-tombe.

3-3 Gouvernement sur la défensive.

Suite

3-4 Néstor Núñez : Plan de création de commandos et de groupes spéciaux qui recevraient la mission de tuer des chefs 'terroristes' : La CIA de nouveau mise en accusation.

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage.

4-1 Joelle Pénochet : A Fallujah, en Iraq, l’uranium appauvri et le phosphore blanc continuent de

4-2 Unesco : Babylone : des dégâts considérables causés par les Américains.

4-3 Hussein Al-Mâadhidi : Dignité, sacrifice et résistance... des gens  simples en Irak.



Avant propos

·                    Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...


Tiré à part

Ahmadinejad appelle les puissances étrangères à retirer leurs troupes de la région.

 Le président Ahmadinejad appelle les puissances étrangères à retirer leurs troupes de la région en évoquant la situation en Irak et en Afghanistan.

"Je vous conseille de retourner dans vos propres pays et d'utiliser les lourdes dépenses militaires pour régler les problèmes de vos peuples. C'est mieux pour vous", a-t-il lancé.

"Comme vous l'avez vu en Irak et en Afghanistan, les peuples de la région sont hostiles à la présence des étrangers et il est impossible que les puissances étrangères puissent avoir des bases (militaires) à long terme dans la région", a-t-il encore ajouté.

22/9

http://qc.news.yahoo.com/

 

Abbas Khalaf : « L’Irak n’a pas d’Etat, mais un gouvernement et un régime… »

Interview

Jeudi 3 septembre 2009

Abbas Khalaf, ancien ambassadeur d’Irak pour la Fédération de Russie, est aujourd’hui conseiller à l’Institut d’Etudes stratégiques de Moscou.

Extraits de l’interview qu’il a accordé à Amr Taha, d’IslamOnline.net.

I.O : Comment pensez-vous que l’Etat irakien fonctionnera après que les troupes américaines auront évacué les principales villes d’Irak ?

Dr. Khalaf : L’Irak n’a pas d’Etat, mais il a un gouvernement et un régime. En théorie, un Etat doit préserver sa souveraineté, maintenir la sécurité et être capable de garder ses frontières, son espace aérien et son territoire.

A l’heure actuelle, le gouvernement irakien, soutenu par les forces d’occupation, a le soutien politique, militaire, économique des troupes américaines.

Les patriotes et la résistance ont remporté un succès en obligeant les troupes américaines à se retirer des villes. Ils vont redoubler d’efforts.

 I.O : Le premier ministre, al-Maliki, a recouru à une rhétorique nationaliste en exaltant «  les accomplissements » obtenus pour « libérer l’Irak des troupes étrangères ». Est-ce que al- Maliki ne se sert pas de cet événement pour accroître ses chances en vue des prochaines élections de  janvier 2010 ?

Dr. Khalaf : En recourant à cette rhétorique, al-Maliki oublie de dire qui l’a porté au pouvoir et que c’est la résistance, en causant plus de 5000 victimes et plus de 40 000 blessés aux troupes US, qui a contraint les forces d’occupation à quitter les villes. En revanche, les milices d’al-Maliki défendent l’occupation. C’est la raison pour laquelle les personnels irakiens de la police et de l’armée sont tués lors des opérations de guérilla, car ils assurent la protection des troupes américaines. C’est difficile pour al-Maliki d’expliquer ces contradictions au peuple irakien, au monde arabe, ou à l’opinion publique internationale. Al-Maliki et son gouvernement ne savent pas ce dont ils parlent. L’atmosphère de fête créée en Irak à l’occasion de ce retrait n’a d’autre motif que de tromper l’opinion publique.

Al-Maliki joue un jeu très dangereux avec les Américains et le peuple irakien. Ses attaques verbales contre les Américains, même implicites, lui feront perdre son principal allié et le soutien de ses partisans. L’équipe d’al-Maliki n’a jamais imaginé gouverner un jour l’Irak, les Américains l’y aident. Maintenant, le gouvernement d’al-Maliki pense à tort pouvoir manœuvrer sans les Américains.

 I.O : Comment voyez-vous l’avenir des Sahwa (milices tribales) et le poids du parti Baas après le retrait des Américains ? Seront-ils intégrés au processus politique ? Et, qu’attendez-vous des sadristes ?

Dr. Khalaf : Sincèrement, l’avenir des Sahwa est plutôt sombre car ils se sont liés à l’avenir des forces d’occupation américaines. Aussi, au fur et  à mesure du départ des troupes US, le sort de ce conseil sera similaire à celui de l’Armée du Sud-Liban. Cette armée s’est réfugiée en Israël quand la résistance libanaise a obligé les Israéliens à se retirer du Liban.

Quant au parti Baas, même si ses membres ont subi les affres de la détention et des campagnes d’arrestation, il continuera à combattre l’occupation. Il a des experts en renseignement, en politique, et en sécurité. Les membres du Baas font partie de groupes de résistance spéciaux. Ils préfèrent la résistance au processus politique. D’ailleurs, le gouvernement d’al-Maliki ne les invitera jamais au dialogue. L’actuel gouvernement est sectaire. Le parti islamique al-Dawa, le Conseil Islamique Suprême, et d’autres, sont les ennemis historiques du parti Baas. Ils veulent réduire le parti Baas à néant.

 Les sadristes, en dépit de leur rhétorique anti-occupation, prennent part au processus politique ouvertement mis en place par les occupants. Cependant, bien qu’ils soutiennent le gouvernement, sont représentés au Parlement, et participent au processus politique, nombre d’entre eux sont emprisonnés par les Américains et le gouvernement d’al-Maliki. Je n’arrive pas à comprendre la stratégie de Sadr faite de contradictions et d’ambiguïtés. Comment ses partisans peuvent-ils faire de la résistance passive alors que les forces d’occupation les arrêtent et les emprisonnent ?

O.L : Quelle serait, selon vous, la solution en Irak ?

Dr. Khalaf : La solution réside dans une résistance unifiée pour vaincre l’ennemi. Les Etats arabes doivent soutenir la résistance. Ils ne doivent pas reconnaître le régime fantoche en Irak. L’Irak doit rejoindre le monde arabe. La prochaine phase du combat entre la résistance et le régime sera, je crois, de lui « briser les os ».

 

Texte intégral (deux parties):

http://www.islamonline.net/...

Publié le 4 septembre 2009 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier

Source : Bulletin des Amitiés franco-irakiennes

http://www.palestine-solidarite.org:80/interview.Abbas_Khalaf.030909.htm

http://www.islamonline.net/servlet/Satellite?c=Article_C&cid=1246346106063&pagename=Zone-English-Muslim_Affairs%2FMAELayout



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

1-1 Les médias, une arme de destruction massive.

L’HUMANITE - Vous avez présenté en avril dernier devant l’Organisation des États américains (OEA) un travail portant sur le « totalitarisme médiatique ». Que recouvre ce concept ?

Roberto Hernandez Montoya : Ce concept recouvre un changement de civilisation. Hier, il existait une presse engagée, de droite comme de gauche, ou encore religieuse. Mais elle n’était pas organisée comme le sont les grandes sociétés, les corporations.

Cette presse avait ses tendances idéologiques, politiques mais elle n’était pas un tout global au sens où aujourd’hui, quelques médias - le Washington Post, Fox News, CNN - marquent la cadence des informations, et leur contenu. Ce sont des épicentres de l’information qui la répandent. Si l’on prête attention d’ailleurs, une information est parfois répétée avec les mêmes erreurs orthographiques. Les médias réagissent aux événements extrêmement ressemblants. Il s’agit d’une domination tant idéologique que corporative. Le totalitarisme médiatique produit de l’idéologie néolibérale mais également des phénomènes dangereux, voire criminels.

Les États-Unis ont menti sur les « armes de destruction massive » en Irak.

Le totalitarisme médiatique les a suivis pour justifier l’invasion du pays, devenant à son tour une arme de destruction massive. Cette invasion a coûté la vie à plus d’un million d’Irakiens. Le totalitarisme médiatique n’est pas partagé mais ordonné. Des milieux autour des pouvoirs militaires dits complexes militaro-industriels, orientent, décident. Ils procèdent à la création des ennemis, comme au temps de l’Inquisition où quiconque n’obéissait pas à l’orientation générale de l’Église était accusé d’hérétique. Le droit à la défense a été aboli. Actuellement, nous vivons une situation similaire.

Prenons le cas des talibans. Hier, c’étaient des héros.

Le président Ronald Reaggan les appelait « les combattants de la liberté ».

Parce qu’ils luttaient contre l’Union soviétique, ils étaient forcément bons. Aujourd’hui, ils incarnent le mal, parce qu’ils agissent de leur propre chef. Lorsque Saddam Hussein faisait la guerre à l’Iran, personne ne trouvait rien dire. Mais lorsqua commencé à agir pour son compte, il est devenu l’ennemi à abattre. L’impérialisme est un maître assez nerveux.

Un cas d’école : le coup d’État au Honduras…

Roberto Hernandez Montoya Ce coup d’État ressemble, de manière assez suspecte, à celui perpétré contre Hugo Chavez en 2002. On a séquestré un président. On a dit qu’il avait démissionné, ce qui n’est pas vrai dans les deux cas. On a dit que ce n’était pas un coup - d’État. Au Venezuela on a parlé d’une vacance de pouvoir ; au Honduras, d’un acte soit disant constitutionnel. Et puis il y a la révolte et la répression des masses. C’est une nouvelle façon de faire des coups d’État. Dans le cône sud (Chili, Argentine, Uruguay), après les coups d’État, il était impossible d’agir. Il s’agissait d’immobiliser les masses. Aujourd’hui, c’est différent. On assiste à des coups d’État « en douceur », des guerres de quatrième génération. Tout commence par des manifestations souvent menées par des étudiants de droite puis des mobilisations de la couche moyenne. Et puis des activités déjà codifiées se mettent en place. Il existe des manuels pour ce faire.

Le traitement médiatique de ces événements participe-t-il, même à son corps défendant, de la stratégie politique ?

Roberto Hernandez Montoya

Le coup d’État au Venezuela était un coup d’État médiatique. Pour la première fois au monde, les médias ont tout organisé. Ils ont appelé à une manifestation assez grande qui a dévié vers le palais présidentiel.

Et puis on a placé des snippers qui ont tué dix-neuf personnes dont quinze étaient chavistes.

Ils voulaient provoquer une situation de violence pour accuser Hugo Chavez de violation de droits de l’homme. Ils ont mis en place un scénario qui était un pur mensonge. Il a fallu un autre film d’analyse des événements pour montrer que le gouvernement n’était pas responsable des morts.

Concernant le Honduras, les médias se sont trompés sur la réaction de Barack Obama. Le président a parlé de façon assez claire contre le coup d’État. La situation aux États-Unis est complexe, notamment à droite. Mais des secteurs autour d’Obama continuent d’agir, avec l’aide des bases américaines présentes dans la région, et au Honduras.

Dans quelles mesures les nouvelles technologies, notamment Internet, jouent-elles un rôle pour briser ce mur médiatique ?

Roberto Hernandez Montoya J’ai écrit il y a quelques années une réflexion intitulée « Nouveaux médias contre vieux coups d’État ».

Au moment du coup d’État au Venezuela, Internet et les téléphones portables ont encerclé les médias traditionnels. Lorsqu’ils se sont rendu compte que le coup d’État échouait, ils ont fini par se démobiliser.

Les médias se substituent-ils aux partis d’opposition ?

Roberto Hernandez Montoya Oui. Ils agissent comme des partis politiques.

Entretien réalisé par Cathy Ceïbe

 3 août 2009

Roberto Hernandez Montoya est président de la Fondation centre d’études latino-américaines Romulo Gallegos (CELARG) au Venezuela.

enquête :« Les médias, une arme de destruction massive »
http://www.legrandsoir.info/Les-medias-une-arme-de-destruction-massive.html

http://www.humanite.fr/2009-07-30_International_-Les-medias-une-arme-de-destruction-massive


1-2 La fabrication du consentement.

Dans ce documentaire, Noam Chomsky et ses assistants présentent leur « modèle de propagande », véritable outil d’analyse et de compréhension de la manière dont fonctionnent les médias dominants.

Ils font la lumière sur la tendance lourde à ne travailler que dans le cadre de limites définies et à relayer, pour l’essentiel, les informations fournies par les élites économiques et politiques, les amenant ainsi à participer plus ou moins consciemment à la mise en place d’une propagande idéologique destinée à servir les intérêts des mêmes élites.

En disséquant les traitements médiatiques réservés à divers évènements ou phénomènes historiques et politiques (communisme et anticommunisme, conflits et revolutions en Amérique Latine, guerres du Vietnam et du Cambodge, entre autres, ils mettent à jour des facteurs structurels qu’ils considèrent comme seuls susceptibles de rendre compte des comportements systématiques des principaux médias et des modes de traitement qu’ils réservent a l’information.

VIDEO 1

http://www.dailymotion.com/video/x9yuxl_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 2

http://www.dailymotion.com/video/x9yxpi_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 3

http://www.dailymotion.com/video/x9z1c2_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 4

http://www.dailymotion.com/video/x9z1qf_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO5

http://www.dailymotion.com/video/x9z2z3_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 6

http://www.dailymotion.com/video/x9z4m0_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 7

http://www.dailymotion.com/video/x9yymd_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

Article rédigé le 26 juil 2009, par Mecanopolis

Mecanopolis

http://www.mecanopolis.org/?p=9001


1-3 Les médias irakiens en bonnes mains !

Le Département d’Etat américain a décidé de parrainer une délégation de «Technologie pour les nouveaux médias » destinée à « explorer les possibilités de soutenir les acteurs gouvernementaux et non-gouvernementaux de la jeune industrie médiatique irakienne ». Que la priorité soit donnée à « la jeune industrie médiatique » est une hérésie alors que peu d’attention ou d’efforts ont été portés au réseau d’eau, à  l’électricité, à la santé, au retour des réfugiés en toute sécurité, ou à la fin de l’occupation. Mais, elle doit certainement figurer en toute première place dans les préoccupations futures de l’administration Obama.

Cette super délégation comprend les grands de la communication américaine : AT&T, Google, Twitter, Howcast, Meetup, You Tube et Automatic/Wordpress. Mais, le plus étrange est, parmi ces membres, la présence de Blue State Digital, qui se targue d’avoir « joué un rôle crucial dans la victoire du Président Obama ».

Blue State Digital (BSD) a été fondée par d’anciens membres responsables de la campagne électorale de Howard Dean en 2004. Elle s’est spécialisée dans la construction de websites, dont my.barackobama.com celui du président Obama, et dans les mécanismes de collecte de fonds pour les campagnes du parti démocrate. Elle a fourni ses services à John Kerry, actuellement, président du Comité des Affaires Etrangères du Sénat et à George Soros. Elle décrit son travail pour Obama en ces termes : « … la campagne a utilisé les outils de BSD pour mobiliser 3 millions de donateurs individuels qui ont contribué à récolter 500 millions de dollars en ligne, pour motiver 2 millions de participants sympathisants et pour créer et promouvoir plus de 200 000 évènements à travers le pays ».

Le Département d’Etat donne des objectifs de la délégation de «Technologie pour les nouveaux médias » une motivation plutôt opaque : « Puisque les Irakiens se demandent comment assimiler cette nouvelle technologie en tant que moyen pour gouverner habilement, nous la considérons comme une occasion d’inviter l’industrie de la technologie américaine à prendre part à cette genèse ». Cela ressemble à une brochure pour des cérémonies de l’Eglise de Scientologie, mais laisse entrevoir de nouveaux contrats juteux avec l’administration US ou irakienne.

On peut facilement imaginer le tollé qu’une telle initiative aurait provoqué si Bush avait introduit en Irak une entreprise « partisane » comme Blue State Digital d’Obama…

Source: http://www.alternet.org/story/137603;

Jeremy Scahill, auteur de “The Rise of the World Most Powerful Mercenary Army”.


1-4 Mountazar al-Zeidi

1 Mountazar al-Zeidi libre le 14 septembre.

Mountazar al-Zeidi, le journaliste irakien qui avait lancé sans l’atteindre en décembre dernier ses chaussures au visage de George W. Bush, va bénéficier d’une libération anticipée le 14 septembre pour bonne conduite, a annoncé samedi son avocat.
Le journaliste avait été condamné le 12 mars à Bagdad à trois ans de prison pour agression contre un dirigeant étranger, peine ramenée par la suite à un an d’emprisonnement en raison de son absence d’antécédents judiciaires.
Moutazar al-Zeidi, dont le geste est devenu un moyen de protestation populaire dans le monde entier, va être remis en liberté avec trois mois d’avance. "Nous avons été officiellement informés de la décision du tribunal", a déclaré à l’Associated Press l’avocat du journaliste, Karim al-Shujairi. "Sa libération sera une victoire pour la presse irakienne libre et honorable", a-t-il ajouté.
Le 14 décembre 2008, lors d’une conférence de presse conjointe à Bagdad du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki et de George W. Bush, alors président des Etats-Unis, Mountazar al-Zeidi avait eu le temps de lancer ses deux chaussures, l’une après l’autre vers le chef de la Maison Blanche, avant d’être violemment plaqué au sol par les services de sécurité.
"Voilà ton baiser d’adieu, espèce de chien !", avait crié en arabe le journaliste à l’adresse du président américain qui avait dû esquiver les souliers. "C’est pour les veuves, les orphelins et ceux qui ont été tués en Irak".
Al-Zeidi, en détention depuis lors, encourait une peine maximale de 15 ans de prison pour son geste qui lui a valu de devenir un héros en Irak et dans le monde arabe. Mais selon ses avocats, le président du tribunal a fait preuve de clémence en raison de l’âge du journaliste, 30 ans, et de son casier judiciaire jusque-là vierge.
La défense a fait valoir que ce lancer de chaussures constituait un moyen légitime de protestation politique et ne méritait pas une peine si lourde.

29 août

http://www.aloufok.net/spip.php?article837


2 Libération du reporter Mountazar al-Zeidi  qui avait lancé ses chaussures sur Bush.  

Le journaliste irakien Mountazer al Zaïdi, qui a accédé à une notoriété mondiale en lançant ses chaussures sur George W. Bush, est sorti de prison mardi, annonce son frère.

"Il a quitté la prison il y a quelques minutes et il se rend à la chaîne de télévision Bagdadia TV (son employeur)", a précisé Oudaï al Zaïdi.

Le journaliste aurait dû sortir de prison dans la journée de lundi, mais sa libération a été différée de vingt-quatre heures pour des raisons administratives. Il a été accueilli à sa sortie par plusieurs parlementaires qui l'ont soutenu.

Les images de Zaïdi jetant ses chaussures sur Bush, alors président américain, en décembre dernier lors d'une conférence de presse à Bagdad avaient fait le tour de la planète, tournant en boucle sur les chaînes de télévision et les sites de partage de vidéos.

Condamné en première instance à trois ans de prison pour voie de fait sur la personne d'un chef d'Etat étranger, le journaliste avait vu sa peine ramenée à un an de prison. Sa libération intervient alors qu'il a purgé les trois quarts de sa peine.

Zaïdi devrait crouler sous les propositions.

Une association libyenne gérée par une fille du dirigeant Mouammar Kadhafi lui a attribué un prix et une récompense, le président vénézuélien Hugo Chavez a vanté son courage, dans les pays arabes, de nombreux pères de famille lui ont offert la main de leur fille et plusieurs médias sont prêts à le recruter.

15-09

Ahmed Rachid, version française Henri-Pierre André et Jean-Stéphane Brosse

http://fr.news.yahoo.com/4/20090915/twl-irak-journaliste-38cfb6d.html


 1-5 Eric de Villers : Le secret de Saddam Hussein.

Roman historique

 

L’auteur est entré en possession de documents lors d’un passage à Cleveland, Ohio. Ils lui furent confiés par quelqu’un qui voulait tourner le dos au passé. Ils dévoilent des faits surprenants relatifs à la période initiale (avril-juillet 2003) de l’occupation américaine de l’Irak…

Quand il avait visité le château d’Oukhaidir, lors de son séjour au pays des Deux Fleuves, il était loin de se douter que cet endroit serait quinze ans plus tard le théâtre d’une affaire étonnante qui aurait pu changer le destin du monde.

 

* Eric de Villers est le pseudonyme d’un diplomate français en poste à Bagdad à l’époque de Saddam Hussein. L’ouvrage a été écrit après l’invasion d’avril 2003.

 

178 pages, 20 euros (port compris)

 

Chèque à l’ordre de : Editions Cyrano - Les Boulbennes – 24240 Pomport


1-6 Un caméraman de Reuters détenu depuis un an en Irak.

Depuis un an, jour pour jour, les forces américaines détiennent au secret le journaliste irakien indépendant Ibrahim Djassam, employé par Reuters comme caméraman et photographe, sans que l'agence ou sa propre famille ne sache où il se trouve et ce qu'on lui reproche.

Djassam avait été emmené le 2 septembre 2008 en sous-vêtement par des soldats américains et irakiens appuyés par des chiens menaçants qui avait forcé nuitamment la porte de son domicile familial, brutalisant le reste de sa famille, de confession sunnite.

Ce qu'on lui reproche est classé secret militaire mais lié aux "activités des Résistants", a simplement consenti à dire un porte-parole militaire américain. L'enlèvement du journaliste s'est déroulé à Mahmoudia, un des fiefs de la guérilla sunnite à 30 km au sud de Bagdad.

"Depuis un an qu'on essaye d'obtenir des précisions, nous avons entendu seulement des accusations vagues et floues, et pour moi c'est inacceptable", a déclaré David Schlesinger, rédacteur en chef de Reuters, la branche agence de presse du groupe international de médias et de fourniture d'informations Thomson Reuters.

"Il serait pour le moins juste et équitable que toute accusation contre un journaliste soit formulée publiquement et traitée avec honnêteté et rapidité, le journaliste ayant le droit de se défendre de façon appropriée", a-t-il ajouté.

DÉSACCORD IRAKO-AMÉRICAIN SUR DJASSAM

Djassam, qui serait détenu dans un camp à la frontière irako-koweïtienne sans s'être jamais vu notifier ce qu'on lui reproche, finira par être libéré aux termes de l'accord sur le statut des forces conclu l'an dernier entre les Etats-Unis et l'Irak.

Ce pacte prévoit que l'armée américaine remettra aux autorités irakiennes les milliers d'Irakiens qu'elle détient et qui seront soit jugés par leur pays, soit libérés.

Or la Cour criminelle centrale d'Irak a jugé en novembre qu'il n'y avait pas lieu à poursuites contre Djassam.

Mais l'armée américaine conteste cette assertion et assure que Djassam constitue une menace pour son pays et que, aux termes de l'accord sur le statut des forces, elle était habilitée à le détenir le plus longtemps possible.

Elle a déclaré qu'elle ferait probablement connaître ce qu'elle reproche au journaliste lorsqu'elle livrerait en décembre 2009 à la justice irakienne tous les prisonniers qu'elle considère comme dangereux pour la sécurité de l'Irak.

Reuters juge pour sa part que l'armée américaine abuse de ses pouvoirs et enfreint l'esprit de l'accord irako-américain.

Quant à Joël Simon, porte-parole du Comité de protection des journalistes, ONG basée à New York, "la détention depuis un an d'Ibrahim Djassam sans inculpation ni procédure n'est pas seulement injuste". Selon lui, "elle sape en outre la capacité du gouvernement américain de se faire l'avocat efficace de la liberté de la presse dans le monde."

2/9

http://fr.news.yahoo.com/4/20090902/twl-irak-cameraman-reuters-detention-38cfb6d_1.html


1-7 Quelle confiance peut-on encore donner à l’ONU !

On a peine à reprendre son souffle entre les révélations, les preuves et les témoignages qu'apportent ici Denis Poncet et Rémy Burkel à propos d'un des plus grands scandales mondiaux qu'ait pu engendrer un programme humanitaire.

Rigoureux, implacable, atterrant, Pain, pétrole et corruption (Maha Productions) démonte les rouages qui, impliquant l'Irak, l'ONU, des sociétés internationales et des personnalités issues d'une trentaine de pays, ont amené au détournement éhonté du programme « Pétrole contre nourriture », lancé par l'ONU en 1996.

 AM

http://video.google.com/videoplay?docid=6341439441523553471#

DOCUMENTAIRE PAIN PETROLE CORRUPTION ONU

http://www.dailymotion.com/video/x4fv69_pain-petrole-et-corruption_politics


1-8 Edith Bouvier : les opérations militaires à Kirkouk.

Deux mois tout juste après le début du retrait américain des grandes villes d’Irak, les dernieres attaques de Bagdad ont remis en cause les déclarations des autorités irakiennes, la situation n’est absolument pas stabilisée.

Malgré cela, Obama semblerait toujours déterminé à retirer toutes les forces américaines combattant en Irak d’ici à août 2010,

(ne resteront, pendant encore un an, que 50 000 hommes chargés de conseiller les autorités irakiennes….)

Reportage international du 31/08/2009

A écouter:

http://www.rfi.fr/player/popUpMultimedia/popUpMultimedia_... 

http://www.rfi.fr/fr/actualite-moyen-orient.html


n° 453 - Dossier d'irak -23-09 – Suite - : « L’Irak n’a pas d’Etat, mais un gouvernement et un régime


n° 453 - Dossier d'irak -23-09 – Suite - : « L’Irak n’a pas d’Etat, mais un gouvernement et un régime


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Les Dossiers d'Irak

n° 453                                                             23/09/09

C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :

2 Brèves

2-1 « Victoire » à l’américaine ! 

2-2 Les Usa veulent oublier les Moudjahidin du peuple.

2-3 Mutineries dans la prison d'Abou Ghraïb.

2-4 Gilles Munier : Chiens de guerre (mercenaires-)  : 30% en plus depuis l’élection d’Obama.

2-5 La menace des robots à usage militaire.

2-6 Blackwater recrutait des mercenaires partageant la détestable vision du monde d'Erik Prince.

2-7 Pétrole contre nourriture: l'Irak veut poursuivre des sociétés impliquées.

2-8 Irak : la pauvreté conduit au trafic d’organes.

2-9 Trafic d’organes : un réseau démantelé aux Etats-Unis.

2-10 Kurdistan irakien : On prend les mêmes… et on recommence.

2-11 Relations franco-kurdes.

3 Dossier & Point de vue

3-1 Chérif Boudelal : Le Héros de Bagdad Mountazer Al-Zaïdi sera bientôt libre.

3-2 Saddam Hussein : Rapports secrets du FBI rendus publics à la suite de requêtes par les Archives de la sécurité nationale dans le cadre du Freedom of Information Act.

1 Joyce Battle : Les entretiens de Saddam Hussein avec le FBI.

2 Nicolas Marmié : Saddam Hussein, révélations d'outre-tombe.

3-3 Gouvernement sur la défensive.



2 Brèves

2-1 « Victoire » à l’américaine ! 

Pour en finir avec la guerre d’Irak, il suffit de décréter la victoire et de partir au plus vite, avant que la situation n’empire. C’est ce que conclut le colonel Thimothy Reese, qui dirige l’équipe d’officiers conseillant le Commandement des opérations de Bagdad, dans un rapport publié par le New York Times (31/7/09). Dans le cas contraire un départ « non planifié » mettrait en danger, dit-il, les intérêts à long terme des Etats-Unis. Le bilan qu’il dresse de l’occupation de l’Irak est des plus négatifs : inefficacité et corruption dans les ministères et dans l’armée, incapacité à améliorer les infrastructures, potentiel de violence anti-américaine élevé… « Nous avons maintenant un gouvernement Maliki qui a trouvé son équilibre et pense qu’il peut conduire le tandem tout seul. Notre présence sur le siège arrière leur cause du ressentiment. On doit descendre avant que nous chutions, tous les deux. ». Reese préconise la signature d’un nouvel accord de partenariat stratégique prévoyant « une présence militaire américaine durable dans une à trois bases (d’entraînement, aériennes, et près de centres stratégiques) ».

 http://www.nytimes.com/2009/07/31/world/middleeast/31advt...



2-2  Les Usa veulent oublier les Moudjahidin du peuple.

Les 28 et 29 juillet 2009, la police irakienne a procédé à l´évacuation forcée de la base d´Ashraf où plus de 3 000 membres des Moudjahidin du peuple (Mujahedin al-Khalq) [1] étaient retranchés.

Les combats auraient fait 13 morts, 36 disparus et de nombreux blessés.

Sollicitant les médias occidentaux, le bureau parisien des Moudjahidin du peuple [2] a présenté cette opération comme une exigeance iranienne à laquelle se serait plié le gouvernement Nouri al-Maliki.

En outre, l´organisation a accusé la Croix-Rouge internationale de complicité passive avec les autorités irakiennes et iraniennes.

En réalité, la décision d´en finir avec les Moudjahidin du peuple a été prise à Washington à l´issue d´une étude confiée à la Rand Corporation. Celle-ci établi à la fois le caractère criminel de l´organisation (qui sous-traita la répression des mouvements shiites et kurdes en Irak pour le compte de Saddam Hussein) et sa structure sectaire (culte religieux des époux Rajavi et impossibilité pour les membres d´en sortir). Surtout, elle montre que les Moudjahidin du peuple -devenus experts en intoxication- sont parvenus à duper le département de la Défense jusqu´à obtenir un protection directe de Donald Rumsfeld sur la base de fausses allégations [3].

Une version publique de ce rapport a été diffusée par la Rand Corporation sous le titre The Mujahedin-e Khalq in Iraq. A Policy Conundrum (Les Moudjahidin du peuple en Irak, une énigme politique) [voir document joint au bas de cette page]. Elle constitue sans aucun doute la meilleure référence sur le sujet.

Le Réseau Voltaire n´a pas pu se procurer le version classifiée de ce document. Elle contiendrait en sus une étude sur les faux renseignements transmis depuis 2003 par les Moudjahidin du peuple au département de la Défense sur le prétendu programme nucléaire militaire iranien ; informations qui remplirent de joie les néo-conservateurs mais qui furent toutes invalidées par les vérifications ultérieures du Directeur du Renseignement national, l´amiral Mike McConnell [4].

Il semble que l´échec de la « révolution verte » en Iran a emporté la décision à Washington. Cette opération avait en effet été préparée avec les Moudjahidin du peuple qui avaient multiplié les attentats durant la campagne présidentielle et organisé de sanglantes provocations durant les manifestations. Après le fiasco, il convenait à la fois de se débarrasser de collaborateurs incompétents et d´effacer les traces de cette collaboration.

===

[1] « Les Moudjahidin perdus », par Paul Labarique, Réseau Voltaire, 17 février 2004.

[2] La secte dispose d´un quartier général en région parisienne. Sur les recommandations d´Yves Bonnet (ex-directeur général de la Sécurité du territoire), les services secrets français croient disposer là d´une source d´information fiable sur la politique iranienne.

[3] « Richard Perle soutient les Moudjahidin du Peuple », « Une campagne pour réarmer les Moudjahidin du peuple », « Le Jundallah revendique des actions armées aux côtés des Moudjahidin du Peuple », Réseau Voltaire, 2 février 2004, 26 janvier 2007, 13 juin 2009.

[4] « Washington décrète un an de trêve globale », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 3 décembre 2007. « Pourquoi McConnell a-t-il publié le rapport sur l´Iran ? », Horizons et débats, 17 décembre 2007

Source : http://www.voltairenet.org/article161503.html


2-3  Mutineries dans la prison d'Abou Ghraïb.

Des soulèvements ont éclaté vendredi dans la prison d'Abou Ghraïb, où des détenus ont incendié des matelas et se sont emparés du fusil d'un surveillant, a-t-on appris de sources officielles.

Ils demandaient de meilleures conditions de vie.

Après ces incidents, la parlementaire irakienne Zeinab al-Kinani, membre d'une délégation chargée de négocier avec les prisonniers, a rapporté que les détenus avaient présenté leurs excuses et demandé le remplacement du personnel de l'établissement, accusé de maltraitances.

La délégation a accepté la mise en place d'une commission chargée d'évaluer si certains prisonniers peuvent bénéficier d'une éventuelle amnistie, et les détenus ont ensuite regagné leur cellule, selon Mme Al-Kinani. Un petit groupe qui refusait d'obtempérer a été repoussé vers les cellules. Quatre détenus ont été blessés à cette occasion.

La prison d'Abou Ghraïb, longtemps synonyme de brutalité sous le régime de l'ancien président Saddam Hussein, a été rendu célèbre en 2004 par la publication de photos montrant des soldats américains en train de maltraiter des prisonniers. L'établissement est désormais sous contrôle irakien et a été renommé Prison centrale de Bagdad.

Le soulèvement a débuté jeudi soir lorsque trois détenus ont mis le feu à leur cellule et se sont opposés à des gardes, a expliqué le porte-parole de l'armée américaine, le sergent Nicholas Conner. Les autorités pénitentiaires ont fait appel à l'armée irakienne …, alors que l'armée US a été sollicitée pour des missions de surveillance par hélicoptère dans le secteur.

Trois surveillants et trois prisonniers ont été blessés avant que les forces ne reprennent le contrôle de la situation, selon le sergent Conner, qui citait les autorités irakiennes.

La parlementaire irakienne Shatha al-Aboussi, qui est membre de la commission des droits de l'Homme au Parlement, a affirmé à l'Associated Press que deux prisonniers avaient été tués jeudi dans les violences.

Mais le vice-ministre de la Justice Busho Ibrahim a assuré que les heurts n'avaient fait aucune victime.

12/9

http://fr.news.yahoo.com/3/20090911/twl-irak-violences-abou-ghraib-1def439_2.html


2-4 Gilles Munier : Chiens de guerre (mercenaires-)   : 30% en plus depuis l’élection d’Obama.

En Irak, les mercenaires - contractors – étaient environ 200 000 quand a éclaté le scandale Blackwater, société militaire privée responsable de tortures et de meurtres entre 2005 et 2007. Depuis, leur nombre, tenu secret, a été réduit, mais dépasse toujours celui des troupes américaines. Des statistiques officielles du Pentagone, arrêtées au 31 mars 2009, recensent 132 610 contractors, répartis comme suit : 36 061 Etatsuniens, 60 244 issus de pays-tiers, 36 305 Irakiens. Ces estimations ne comprennent pas les mercenaires engagés par les autres Départements et agences américains.

Suite à la réduction et au redéploiement des effectifs militaires décidés par Barack Obama, les agents employés dans 171 installations militaires évacuées sont, ou seront, licenciés sans indemnités. Devront partir les Philippins, Bangladeshis, et Sri Lankais, effectuant les travaux de maintenance pénibles. Les secrétaires et interprètes irakiens - s’ils ne sont pas retenus pour les bases américaines en construction - n’auront le choix qu’entre l’exil ou vivre dans la crainte d’être exécutés par la résistance pour collaboration avec l’ennemi. Les autres – 2 524 agents de sécurité Irakiens -  seront intégrés dans les organes répressifs, comme les Forces Spéciales d’Opérations Irakiennes, milice pro américaine dévouée au Premier ministre Nouri al-Maliki.

Le métier de mercenaire a encore de « beaux jours » devant lui. Jobiraq, site Internet qui en recrute pour 60 000 à 175 000 $ par an, précise que le « boulot » des GI’s sera assuré, de plus en plus, par des civils. Depuis l’élection d’Obama, le nombre des « chiens de guerre », en Irak et en Afghanistan, a augmenté de 30%. Ce n’est qu’un début.

Gilles Munier (Afrique Asie – septembre 2009)


2-5 La menace des robots à usage militaire.

Pour Noel Sharkey, professeur d’Intelligence Artificielle et de Robotique à l’Université de Sheffield, en Grande Bretagne, les robots à usage militaire peuvent « mettre en danger les civils ». Loin de diminuer le nombre des victimes, ils peuvent, au contraire, « démocratiser » la guerre et les conflits, de les faciliter, mais ils augmenteront considérablement le nombre des morts parmi les populations civiles.

Les militaires, a–t-il dit, lors d’une conférence de presse, le 3 août, ont une vision étrange de l’intelligence artificielle, basée sur la science fiction. Le cœur du problème est que les robots ne disposent d’aucune capacité de discernement. Ils ne peuvent faire la distinction entre civils et non-combattants, déjà difficile pour les soldats. L’Irak et l’Afghanistan sont de bons exemples d’utilisation de robots militaires. Dans sa « guerre contre le terrorisme », Bush a encouragé le développement des drones (avions sans pilote) comme le Predator et le Reaper. Conçus pour la surveillance, ils ont ensuite été équipés de bombes et de missiles. Les Etats-Unis possèdent 200 Predators et 30 Reapers et dépenseront 5.5 milliards de dollars pour des véhicules sans personnel. A l’heure actuelle, ces armes sont pilotées à partir d’ordinateurs. Il suffit d’être bon au jeu en ligne pour les utiliser, dit le professeur.

Cependant, grâce aux progrès rapides, ces robots deviennent autonomes, capables de prendre des décisions, sous la simple supervision des humains. Un peu comme Terminator ! Assez vite, les robots militaires autonomes tueurs permettront à un soldat, contrôlant plusieurs robots, de déclencher une vaste offensive au sol et dans les airs. Ce pas a été franchi par Israël avec Harpy, un drone qui détecte un signal radar ennemi. Quand il pense l’avoir localisé et identifié comme hostile, il se transforme en missile et lance une attaque, sans aucune intervention humaine.

Les Britanniques avec la société aéronautique BAe Systems et les Américains testent ce qu’ils appellent la « swarm technology », à savoir la possibilité de faire voler un groupe de drones communiquant entre eux auquel se joignent des véhicules robots terrestres armés, comme le Talon Sword qui est bourré de mitrailleuses, lanceurs de grenades et missiles anti-tanks.

Même si l’homme contrôle encore les robots, leurs victimes civiles sont légion : entre janvier 2006 et avril 2009, au cours de 60 sorties de drones, au Pakistan, 14 chefs d’al-Qaida ont été tués mais aussi 607 civils. « On parle de programmer les robots de sorte que si la cible est civile, ils ne tirent pas. Mais, pour qu’un robot reconnaisse un civil, il faut introduire dans l’ordinateur une spécification précise du civil. Or, cela n’existe pas. Les soldats utilisent leur bon sens ».

www.telegraph.co.uk/news/newstopics/politics/defence.596...

(voir aussi AFI- Flash, n° 71, p.8)


2-6 Blackwater recrutait des mercenaires partageant la détestable vision du monde d'Erik Prince.

Graves accusations portées, devant une cour de Virginie, contre Erik Prince, fondateur de la société Blackwater: un ancien mercenaire affirme qu’il se considérait comme un chevalier de l’Ordre du Temple, chargé d’éliminer les musulmans et l’islam de la surface du globe. Blackwater recrutait des mercenaires partageant sa vision du monde, qu’il encourageait, dit-il, à tuer le plus d’Irakiens possible. Il dotait ses « chiens de guerre » de munitions interdites, de balles explosant à l’intérieur du corps.

http://www.thenation.com/doc/20090817/scahill


2-7 Pétrole contre nourriture: l'Irak veut poursuivre des sociétés impliquées.

L'Irak va demander à l'administration américaine de porter plainte en son nom devant les tribunaux des États-Unis contre les sociétés étrangères accusées de corruption dans le cadre du programme «pétrole contre nourriture».

«Le ministère de la Justice va adresser une lettre au secrétaire d'État américain pour qu'il porte plainte devant les tribunaux américains au nom du peuple et du gouvernement irakiens contre les compagnies étrangères impliquées dans les affaires de corruption dans le cadre du programme «pétrole contre nourriture», a indiqué lundi dans un communiqué le porte-parole du gouvernement irakien Ali al-Dabbagh.

Le programme de l'ONU «Pétrole contre nourriture» avait été conçu pour aider les Irakiens à survivre aux sanctions internationales imposées au régime de Saddam Hussein après l'invasion du Koweït en 1990.

D'une valeur totale de 64 milliards de dollars, il avait permis à l'Irak de vendre sous contrôle des Nations unies, de 1996 à 2003, des quantités limitées de pétrole et d'acheter en échange des biens pour sa population.  

Plus de 2.200 entreprises issues de plus de 60 pays seraient concernées par les manipulations de ce programme, selon un rapport d'une commission d'enquête indépendante dirigée par l'ancien président de la Réserve fédérale américaine, Paul Volcker.

La résolution 986 du Conseil de sécurité, du 14 avril 1995, définissait le programme comme une «mesure temporaire destinée à couvrir les besoins humanitaires du peuple irakien» en attendant que le régime assume ses engagements envers l'ONU et que les sanctions puissent être levées.

Il est entré en vigueur en décembre 1996 et a pris fin en novembre 2003, huit mois après l'invasion de l'Irak par les États-Unis.

Le programme avait été détourné par le biais de surfacturations ou de ventes parallèles, sous la forme notamment de bons d'achat (pour du pétrole) donnés en cadeau ou en paiement de biens importés à l'insu de l'ONU.

31 août

www.cyberpresse.ca/international/


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n° 453 - Dossier d'irak -23-09 – Fin - : « L’Irak n’a pas d’Etat, mais un gouvernement et un régime

n° 453 - Dossier d'irak -23-09 – Fin - : « L’Irak n’a pas d’Etat, mais un gouvernement et un régime


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3 Dossier & Point de vue

Suite

3-4 Néstor Núñez : Plan de création de commandos et de groupes spéciaux qui recevraient la mission de tuer des chefs 'terroristes' : La CIA de nouveau mise en accusation.

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage.

4-1 Joelle Pénochet : A Fallujah, en Iraq, l’uranium appauvri et le phosphore blanc continuent de

4-2 Unesco : Babylone : des dégâts considérables causés par les Américains.

4-3 Hussein Al-Mâadhidi : Dignité, sacrifice et résistance... des gens  simples en Irak.


3-4 Néstor Núñez : Plan de création de commandos et de groupes spéciaux qui recevraient la mission de tuer des chefs 'terroristes' : La CIA de nouveau mise en accusation.
L´Agence Centrale d´Intelligence des États-Unis (CIA) pèse lourd sur les épaules de ceux qui tentent de modifier son apparence et de faire oublier le visage interventionniste et agressif qu´on lui connait trop bien, même si, dans la pratique, les tendances principales des politiques des administrations successives se maintiennent.
Par exemple on vient d´être informés de l´existence d´un plan de création de commandos et de groupes spéciaux qui recevraient la mission de tuer des chefs terroristes en différents points de notre planète.
Le nouveau chef de la CIA, Léon Panetta n´était pas au courant, pas plus que les congressistes qui, d´habitude, sont informés des questions d´intelligence. L´ex-viceprésident Dick Cheney avait donné l´ordre d´enterrer toutes les données relatives à ce projet, afin que les connaissent seulement quelques personnes.
Bien entendu, les protestations de certaines des personnalités politiques qui en ont eu vent ne portaient pas sur la nature de ce  projet de création d´un groupe spécialisé dans l´assassinat, mais seulement sur le fait que tout ait été cuisiné à leur insu, sans qu´ils aient été consultés.
Rappelons que, depuis plusieurs dizaines d´années, la CIA a fait de la chasse aux opposants une de ses spécialités.
Il existe un autre thème délicat, celui de l´application de tortures aux « combattants ennemis », c´est à dire aux prisonniers faits durant la croisade anti-terroriste entreprise par George W. Bush.
On dit que la CIA contrôlait une bonne partie des interrogatoires et qu´elle avait encouragé  les membres de son personnel à appliquer des méthodes violentes pour parvenir à obtenir des informations sensibles. Un manuel d´instructions sur le sujet avait été distribué.
On fait référence à des instructions détaillées sur la manière de procéder pour mener les prisonnier au bord de l´asphyxie, pour les blesser avec certains instruments, pour les menacer de vengeance contre des membres de leurs familles ou encore pour les affoler par la
production de bruits difficiles à identifier ou l´impossibilité de se rendre compte de l´alternances des jours et des nuits, tout cela sous la surveillance d´un soi-disant médecin capable d´indiquer les limites à ne pas dépasser pour éviter le décès du prisonnier.
Là encore, le rôle de Cheney est encore cité. En fin de compte, c´est bien lui qui a donné le feu vert à un bon nombre de ces pratiques brutales. C´est également lui qui a prononcé la célèbre petite phrase selon laquelle c´est ce genre de méthode « qui a permis de sauver de nombreuses vies de citoyens nord-américains après le 11 septembre 2001 ».
Jusqu´où Washington est-il disposé à soulever le couvercle du chaudron dans lequel tout cela a été cuisiné et à permettre ainsi que le fumet du ragout se répande dans le monde entier?

Néstor Núñez 
From: "Agence Cubaine D´Information"


3-5 L'Allemagne base de Planification et d'Administration de Prisons Secrètes/ Centres de Torture de la CIA.

A ce jour, et malgré une commission d'enquête du Bundestag, aucun responsable politique allemand (SPD, Verts) n'a eu à rendre de comptes pour la complicité de son gouvernement dans les kidnappings, transports et torture de personnes soupçonnées d'activités terroristes, ni pour avoir accepté que la ville de Francfort serve de base pour la planification et l' exécution de ces crimes commis par les agents de la CIA.

Prisons Secrètes de la CIA Organisées D'Allemagne

Un article dans le New York Times du 13 Août confirme que la CIA a planifie et organisé des prisons secrètes à partir de la ville Allemande de Francfort/Main.

Au moins trois prisons secrètes ont été administrées par le bureau de la CIA à Frankfort dés 2003.
Ces prisons illégales appartenaient à un réseau mondial de "sites noirs" où la CIA a transféré de nombreux prisonniers lors de sa "guerre contre le terrorisme". Il y avait au moins 8 de ces prisons secrètes maintenues par la CIA en dehors des US. Parmi les prisons gérées de Francfort deux étaient situées respectivement dans la capitale roumaine de Bucarest et l'autre dans un endroit isolé au Maroc. Une troisième est supposée avoir été située dans la ville polonaise de Kiejkuty, près de l'aéroport de Szymany. Une quatrième prison était située en Lituanie.
Les prisons secrètes étaient utilisées pour soutirer des informations de prisonniers en utilisant des méthodes de torture qu'il n'aurait pas été possible d'utiliser aux US. Le directeur du bureau de la CIA à Frankfort, Kyle D. Foggo, a dit au Times que ces mesures ont été organisées à Francfort parce que " c'était trop sensible pour être géré aux quartiers généraux".
C'est en Septembre 2006 que le Président US, George W. Bush, a admis pour la première fois l'existence de prisons secrètes. Ces prisons centre de torture, ont été utilisées pour systématiquement soumettre ceux considérés comme étant des suspects terroristes aux privations de sommeil, simulacre de noyade, et coups pour obtenir des informations ou tirer des confessions. La CIA arrêtait des " meurtriers potentiels" sur des "champs de bataille dans le monde" et les emprisonnait dans ces lieux secrets ils étaient soumis à des " méthodes d'interrogatoire dures et nécessaires" comme l'a affirmé Bush.
Les prisons secrètes ont du être crées en dehors des US car cela est contraire à la loi américaine. Le gouvernement US de même que les autorités allemandes et européennes, étaient indifférentes semble-t-il au fait que les méthodes de torture employées par la CIA violaient également le droit international. Les sols étaient recouverts d'un matériau anti-dérapant, et les murs de contreplaqué pour amortir l'impact quand les prisonniers étaient projetés contre ceux-ci.
Selon le New York Times, après les attaques du 11 Septembre 2001, le "centre dormant d'approvisionnement" de la CIA à Francfort est entré en action. Le budget de ce bureau a bénéficié de 7 millions de $ de plus par le gouvernement Bush. Plus tard, ce budget a alors été triplé.
Francfort est devenu la base d'approvisionnement la plus importante des services secrets US en Europe. En plus, la ville a développé une importante base logistique pour les opérations US en Irak et en Afghanistan, organisant les vols d'approvisionnement pour les déploiements quasi quotidiens de la CIA. Foggo, qui était directeur du bureau de la CIA à Francfort était bien connu pour son expertise organisationnelle. Il a travaillé pour la CIA pendant plus de 20 ans avant de plaider coupable de corruption en 2008, condamné à 3 ans de prison pour cela. Avant fin 2004, il a été nommé au troisième poste le plus haut de la CIA, suite à son déploiement à Francfort. Dans les années 80 il était actif au Honduras pour la CIA. A l'époque, les US menaient une guerre de proxy sale contre le Nicaragua, organisée par la CIA à partir du Honduras sous la responsabilité du gouvernement américain sous la présidence de Ronald Reagan.
Le rôle du gouvernement allemand
Ni le bureau du chancelier allemand, ni le ministère de l'intérieur, le ministère des affaires étrangères ou les services secrets allemands (BND) n'ont commenté l'article du New York Times. Ce silence doit être pris comme un aveu que les agences gouvernementales allemandes étaient au courant de ce que faisait la CIA.
Quand ils ont été interrogés par des médias des officiers de police ont répondu à titre individuel qu'ils ne savaient rien des activités des agents de la CIA en Allemagne. C'était l'affaire des Américains ont-il affirmé. " Même si nous avions eu vent de quelque chose, cela n'aurait rien changé de toute façon " a dit un officier haut gradé au Suddeutsche Zeitung.
En remontant jusqu'en Novembre 2005, le Washington Post et Human Rights Watch avaient découvert les prisons illégales dirigées par la CIA, et sa pratique criminelle de kidnapping de suspects de terrorisme. Après ces premiers cas révélés, le secrétaire général du Conseil de l'Europe a ouvert une enquête préliminaire. Elle a été conduite par l'ancien procureur général suisse, Dick Marty, Président de la Commission des Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe. Comme procureur spécial, Marty a mené ses enquêtes dans les prisons secrètes de la CIA de 2005 à 2007.
En Juin 2006, Marty a soumis un rapport initial. Il déclarait qu'il ne pouvait pas prouver définitivement l'existence de prisons secrètes, mais a présenté des preuves substantielles pour indiquer l'utilisation de telles installations par les services secrets US. Marty a continué son enquête et préparé un deuxième rapport. Il a découvert une coopération rapprochée entre les services secrets européens et la CIA, mais s'est heurté à un mur de silence et déni de la part des gouvernements européens.
Le deuxième rapport de Marty en 2007 critiquait les gouvernements allemand et italien en particulier pour avoir supprimé systématiquement la vérité sur les prisons. A Milan, des agences politiques dirigeantes ont classé sans suite la même année une enquête contre 26 agents de la CIA qui avaient ouvertement kidnappé l'Egyptien, Imam Abu Omar, en Italie en Février 2003, et l'avait transporté dans une prison égyptienne où on pratiquait la torture.
Récemment, Marty a dit au Frankfurter Rundschau que c'était difficile de découvrir toute la vérité sur tous les soit disant suspects de terrorisme kidnappés lors de cette période. Surtout parce que les gouvernements européens "avaient fait très peu d'efforts" pour clarifier ce qui s'était passé, a-t-il dit.
Entre 2005 et Juin 2009, une commission d'enquête parlementaire allemande a enquété sur les méthodes utilisées par la CIA et sa collaboration avec la BND. La liste des questions à examiner était longue. Elle incluait, en plus du système de prison secrète et des vols secrets de la CIA au dessus de l'Allemagne, la participation des agents de la BND à la guerre d'Irak, la connaissance par les services secrets allemands des kidnappings de suspects de terrorisme allemands par la CIA, et la surveillance des journalistes par la BND.
En fait, la commission d'enquête a servi à blanchir les services secrets et le gouvernement allemand. Dans son rapport final du 19 Juin, la commission a conclu qu'à cette époque le gouvernement du parti Social Démocrate et des Verts n'avait pas connaissance ni des transports secrets de suspects ni de l'existance des prisons secrètes. La commission d'enquête n'a exprimé aucun intérêt pour le fait qu'une enquête mise sur pied par le parlement européen avait déjà découvert quelque temps avant cela entre 2001 et 2005 et que des avions de transport de la CIA avaient atterri au moins 336 fois sur des aéroports allemands. C'est complètement irréaliste de croire que le gouvernement et les services secrets n'étaient pas au courant de tels vols.
Le rapport final de la commission du Bundestag a servi avant tout à couvrir les traces de l'actuel ministre des affaires étrangères allemand et candidat du SPD au poste de chancelier, Frank-Walter Steinmeier. Lors de la période de gouvernance du SPD - Verts (1998-2005) Steinmeier était à la tête de la chancellerie allemande et personnellement responsable des services secrets. Fin 2002, c'est Steinmeier qui a empêché le citoyen turc, Murat Kurnaz, qui vivait en Allemagne dans la ville de Bremen, d'entrer sur le territoire de la République Fédérale. Accusé d'être un terroriste, Kurnaz a été détenu au centre US de Guantanamo. Les autorités US avaient proposé de liberer Kurnaz en 2002 car il n'avait aucune preuve contre lui. A cause du refus de Steinmeier de réaccepter Kurnaz en Allemagne, ce dernier a passé 4 ans de plus à Guantanamo.
Steinmeier a nié toute responsabilité dans le sort de Kurnaz devant la commission d'enquête. Il a également été acquitté de toute responsabilité dans le cas de Khaled el-Masri. El-Masri est un citoyen libanais résident en Allemagne qui a été kidnappé en 2004 par les services secrets US en Macédoine, et transporté en Afghanistan - soit disant sans que le gouvernement allemand en ait connaissance.
Cela montre clairement qu'ils ne seront pas inquiétés pour leur véritable rôle de la part des autorités officielles. L'étendue de la complicité du gouvernement allemand dans ces activités criminelles et les méthodes de torture de la CIA ne seront révélées que par une enquête indépendante et un examen mené par et pour le compte de la classe des travailleurs.
Jan Peters
Sources :
World Socialist Web site 010909
Global Research 020909

Jeudi 03 Septembre 2009

Mireille Delamarre titre présentation traduction


3-6 Jacques Coubard : Guerre et torture rapportent aux USA.

La privatisation des tâches les plus sordides de l’armée à la société Blackwater n’a pas cessé alors que de nouvelles révélations surgissent sur ses méthodes d’interrogation.

En avant-première, Newsweek publie cette semaine des extraits d’un long document officiel relatant comment la CIA confiait une partie du « sale boulot » de la guerre en Irak et en Afghanistan à une armée de mercenaires. Ils se chargeaient de la torture des détenus, simulant des exécutions, appliquant des électrodes, utilisant ce manuel mode d’emploi à destination des bourreaux dont la révélation avait déjà provoqué un débat sur les méthodes employées au temps de George Bush. Sauf que cette fois, il apparaît, selon d’autres sources, que la sous-traitance d’opérations de « sécurité » se poursuit .

La semaine dernière, le directeur de la CIA, Léon Panetta, avait informé le Congrès que la société Blackwater avait été chargée par la Centrale, en 2004, de mettre en œuvre un programme secret d’exécutions de dirigeants d’Al Qaida. Les assassins ayant raté leurs cibles le programme fut annulé, mais il reste que jamais le Congrès, sauf quelques « privilégiés », n’avait été informé, alors que cette décision devait avoir son approbation.

Le rapport de Leon Panetta a déclenché une série de révélations sur les activités de cette armée privée prête à fournir assassins, bourreaux ou agents de sécurité. Deux anciens mercenaires ont confié à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel que leur compagnie avait été chargée de transférer des détenus de Guantanamo dans les prisons secrètes de la CIA au Pakistan, en Afghanistan et en Ouzbekistan. Des opérations qui se déroulaient alors que l’actuel ministre de la Defense, Gates, était à la tête de la CIA. Leon Panetta n’a-t-il ouvert qu’une partie de la boîte à Pandore ?

Au lendemain de l’invasion de l’Irak, c’est à Blackwater que fut confiée la garde de la plus grande ambassade américaine du monde, celle de la zone verte à Bagdad et la sécurité des oléoducs irakiens. Blackwater est actuellement poursuivie aux États-Unis pour l’implication de ses mercenaires dans une intervention qui a fait 17morts en plein centre de la capitale irakienne. Elle est également accusée par les Irakiens de viols, de vols, de destructions…

Repliée en grande partie en Afghanistan, elle a été chargée récemment d’y remplacer, écrit le New York Times, les spécialistes de la CIA qui chargeaient les bombes et dirigeaient les avions robots en opération au Pakistan depuis des bases secrètes établies dans les deux pays. Jusqu’ici leur guidage, et les bombardements, était opérés sur des écrans d’ordinateurs depuis une base de la CIA située près de Los Angeles à partir des caméras de bords, par des opérateurs photographiés par Times magazine.

Blackwater a participé au conflit en Bosnie (début des années quatre-vingt-dix), à la « révolution des roses » en Géorgie (2003). La compagnie s’est installée dans la foulée du déploiement américain en Asie centrale, en Azerbaïdjan, au Kazakhstan, où elle veille sur l’oléoduc qui va de Bakou à Ceyhan, en Turquie.

Le PDG de cette prospère société, Erik Prince, un fondamentaliste chrétien, emploie des anciens des commandos de l’Apartheid, de l’armée de Pinochet, des ex-contras du Nicaragua, des escadrons de la mort du Honduras ou de Colombie, des anciens détenus…Tous sous la direction de cadres venus de la CIA qui font l’aller retour entre public et privé, plus rémunérateur. Le coût des opérations traités par Blackwater est bien plus élevé que celles de la CIA. Son compte a été ouvert sur le budget du Département d’État et partiellement du ministère de la Defense.

Blackwater domine un marché où les concurrents sont Triple Canopy et Dyn Corp. Les mercenaires représenteraient 27% des quelque 100000employés du renseignement, formant « l’armée privée la plus puissante du monde », selon le titre du livre que lui a consacré le journaliste américain Jérémy Scahill (Acte Sud).

Au temps de George W. Bush, le prix Nobel Joseph Stiglitz avait estimé dans son livre, Une guerre à 3000milliards de dollars (Fayard, 2008), à plus d’un milliard par an le coût de cette sous-traitance pour les contribuables. De quoi enrichir le débat sur les crédits qui devraient être affectés à une « option publique », une sorte de sécurité sociale, pour le système de santé qui fait scandale dans les rangs conservateurs et chez certains élus démocrates, au nom de la liberté d’entreprise des assurances privées et de l’industrie pharmaceutique de rançonner les malades.

Jacques Coubard

L'Humanité

Mondialisation.ca, Le 2 septembre 2009

 Articles de Jacques Coubard publiés par Mondialisation.ca

http://www.mondialisation.ca:80/index.php?context=viewArt...



4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage.

4-1 Joelle Pénochet : A Fallujah, en Iraq, l’uranium appauvri et le phosphore blanc continuent de tuer.  

La chaîne britannique SkyNews a révélé le 1er septembre dernier que le nombre de bébés nés avec des malformations ne cessait d’augmenter de façon alarmante dans la région de Fallujah.

Ce phénomène est attribué à l’utilisation d’armes de destruction massive, chimiques et radiologiques, interdites selon les conventions internationales, lors de l’attaque terroriste de grande ampleur par les troupes anglo-américaines en novembre 2004.

L’équipe de Skynews qui avait réalisé il y a quinze mois un reportage à Fallujah montrant un accroissement sans précédent du nombre d’enfants et de fétus morts avec des malformations congénitales monstrueuses a constaté lors d’un nouveau reportage que la situation sanitaire ne cessait d’empirer.

Un pédiatre, le Dr Ahmed Uraibi, a indiqué que le nombre de malformations chez les nouveaux-nés avait encore augmenté l’an dernier. Mais l’infrastructure médicale du pays (qui avait les hôpitaux les plus modernes de la région et des médecins de très haut niveau avant l’embargo décrété en 1990) a été entièrement détruite (1), les moyens médicaux en praticiens et en médicaments, déjà presque inexistants pendant l’embargo qui a duré treize ans, ne permettent plus de soigner les enfants iraquiens. Des milliers de médecins ont été mystérieusement assassinés, et beaucoup d’autres ont quitté le pays pour échapper au sort de leurs collègues. Les équipements des hôpitaux qui ont échappé aux bombardements ciblés sont hors d’usage ou obsolètes, et la reconstruction de l’infrastructure médicale est inexistante.

Au cours de la « Guerre du Golfe » de 1991, huit-cents tonnes d’uranium appauvri (UA), un déchet nucléaire hautement toxique, avaient été utilisées lors des bombardements, provoquant des épidémies de cancers, de mutations génétiques et l’atteinte du génome (2). Depuis mars 2003, ce sont des milliers de tonnes de ce poison chimique et radioactif (3) qui ont été répandues sur l’Irak, principalement sur les villes.

Fallujah a été particulièrement touchée par les bombes à l’uranium appauvri, et également par de nouvelles versions de bombes au napalm (MK-77), au plasma, au phosphore, plus sophistiquées et plus meurtrières que les précédentes, testées à grande échelle durant l’opération Phantom Fury. (Fureur fantôme !) de 2004. Les agresseurs avaient dû procéder au nettoyage total de certains quartiers de la ville déclarés zones interdites immédiatement après les bombardements (comme à Bagdad en 2003) ; le sol avait été enlevé sur plusieurs mètres de profondeur.

L’utilisation de napalm et de phosphore a été confirmée par de nombreux témoins à Fallujah, comme ce professeur qui avait déclaré : « J’ai vu des corps se transformer en squelettes et charbon juste après l’explosion de bombes au phosphore » (Cf. Dahr Jamail, 2004). Le Pentagone a dû reconnaître en 2005 avoir utilisé du phosphore blanc lors de l’attaque de la « ville aux cent mosquées ». L’utilisation de cette substance fumigène comme arme chimique est considérée comme crime de guerre selon le protocole III additionnel à la Convention sur certaines armes classiques de l’ONU (1983)

Les habitants de Fallujah sont désespérés de l’omerta mondiale sur leur tragédie. Ils demandent une enquête indépendante sur les conséquences de l’utilisation de toutes les armes utilisées au cours du massacre de Fallujah en 2004.

Joëlle Pénochet
(1) « Il y a 30 ans, le standard de l’approvisionnement dans le domaine de la médecine en Irak était comparable aux pays d’un revenu moyen et élevé : 97% de la population dans les villes et 79% à la campagne avaient accès à un système de santé qui fonctionnait » (
Des médecins morts en Irak par Dr. Susanne Lippmann-Rieder http://internationalnews.over-blog.com/article-18722265.html).

(2) La fixation de l‘UA sur le placenta provoque hydrocéphalies, absence de tête, de membres ou d’organes, organes à l’extérieur du corps. « Chez les bébés irakiens nés en 2002, l’incidence d’anophtalmie (absence d’yeux) a été 250.000 fois plus grande que l’occurrence moyenne. Les premières paroles d’une femme irakienne qui vient d’accoucher ne sont pas : « c’est une fille ou un garçon ? », mais « mon bébé est-il normal ? ». En outre, les anomalies génétiques s’aggravant d’une génération à l’autre, il faudra plusieurs décennies avant de mesurer l’atteinte du génome ». La guerre nucléaire silencieuse, Sortir du Nucléaire n° 29

(3) « Selon le droit international, ces armes (à l’UA) sont illégales parce qu’elles infligent "des maux superflus et des souffrances inutiles, qu’elles sont non discriminantes, qu’elles causent des atteintes graves et durables à l’environnement et demeurent meurtrières bien après la fin des conflits." Leur utilisation a été condamnée par une résolution des Nations Unies de 1996. De son côté, le Parlement européen a voté en 2001 un moratoire sur leur utilisation. ». (Ibid.)

Joëlle Pénochet

Références

Lisa Holland : The Truth Of Iraq’s City Of Deformed Babies 48am UK, September 01, 2009, Sky News Returns To Fallujah : Lisa Holland Revisits The Children ...

Iraq Deformities - Iraq (video, 2008, 8:53)

Birth deformities in Iraq (due to depleted Uranium, chemicals...)

Blind Girl’s Family ’Needs Help’

Iraqis Blame US For Birth Defects

Doctors Save Iraqi Boy From Deadly Tumour - Sky News

Tumour Boy Who Can Smile Again

IRAQ : ’Special Weapons’ Have a Fallout on Babies By Ali al-Fadhily and Dahr Jamail

Depleted Uranium & Phosphorous : Massive Deformities of Fallujah Babies (June 12, 2008)

Guerre totale, radiologique et chimique contre l’Irak par Joëlle Pénochet 19 novembre 2005-15 octobre 2007

Guerre sans fin et dommages collatéraux, Combat-Nature, n° 147, novembre 2004, p. 68,

D’Hiroshima à Bagdad

Opération « Massacre dans le Désert » par F. Arbuthnot Mondialisation.ca Le 8 fevrier 2008

IRAQ : Après 4 ans d’occupation, la Santé est inexistante Solidaire.org Bert De Belder

PETRAS, James : The crushing of Fallujah, CounterPunch, 19 novembre 2004

Joëlle Pénochet

17 septembre 2009

http://www.legrandsoir.info/A-Fallujah-en-Iraq-l-uranium-appauvri-et-le-phosphore-blanc.html


4-2 Unesco : Babylone : des dégâts considérables causés par les Américains.

Babylone est certainement le site archéologique le plus important au monde. Elle a été la capitale des deux plus célèbres rois de l’antiquité, Hammourabi (1792-1750 av. JC) qui introduisit le premier code de lois de l’histoire de l’humanité et Nabuchodonosor (604-562 av. JC) qui érigea les Jardins suspendus, l’une des sept Merveilles du monde. Alexandre voulut en faire sa capitale mais mourut avant. L’existence de Babylone est déjà mentionnée dans les textes cunéiformes de la période akkadienne (2371-2230 av. JC). Au cours de la période néo-babylonienne (626-539 av. JC), elle devint la ville la plus grande du monde.

Mais, la valeur historique et archéologique de Babylone n’a pas freiné l’ardeur belliqueuse des Américains. Ils y ont installé, en avril 2003, un poste de la Coalition. En septembre 2003, ils ont renforcé leur présence en ouvrant le Camp Alpha, en activité jusqu’en décembre 2004, date où le site fut rendu aux Irakiens.

Les Antiquités irakiennes et d’autres organisations internationales ont constaté, dès novembre 2004, que les dégâts causés par les Américains sont considérables. « L’utilisation de Babylone comme base militaire a été un grave empiètement sur ce site connu internationalement comme un site archéologique » dit le dernier rapport de l’UNESCO. Les troupes US et les entreprises privées liées au Pentagone, en particulier KBR, filiale d’Halliburton, ont creusé des tranchées de plusieurs centaines de mètres au milieu des ruines, utilisé des bulldozers pour raser des tells sous lesquels reposent des vestiges. Ils ont fait rouler des chars pesants sur les fragiles pavés du Chemin de Procession qui en  porte les traces. Trois rangées de blocs de béton de deux tonnes avaient, de plus, été placés sur une portion de ce chemin, ainsi que des containers remplis de la terre d’un mur d’enceinte du temple Nabu-sha-Hare dans lequel étaient fichés des pieux et des barbelés. Les vibrations émises par le trafic incessant de l’héliport ont provoqué des dommages à un temple, notamment l’effondrement d’un toit. Des tranchées ont été creusées pour effectuer des exercices de tir sur 13 terrains dispersés dans la cité, sans se soucier du matériel archéologique enfoui, notamment près du Tell Babil sous lequel se trouve une partie du palais de Nabuchodonosor.

L’UNESCO énumère les édifices endommagés par, appelons-le ainsi, ce vandalisme : le Mur intérieur, les temples de Ninmakh, d’Ishtar, Nabu-sha-Hare, les palais royaux et plusieurs maisons babyloniennes. Neuf des dragons sculptés dans la porte d’Ishtar, vieille de 2 600 ans ont été détruits, partiellement, par des pillards alors que le site était sous contrôle américain. Le pillage du Musée de Bagdad qui a suivi l’agression américaine n’a pas épargné les musées d’Hammourabi et de Nabuchodonosor qui ont été vidés de leur contenu, même si les objets exposés n’étaient que des répliques en plâtre… Tout a été détruit ou brûlé dans la Bibliothèque et les Archives de Babylone, y compris les documents, les rapports, les cartes et les études archéologiques.

Source : Rapport de l’Unesco, CLT/EO/CIP/2009/RP/114


4-3 Hussein Al-Mâadhidi : Dignité, sacrifice et résistance... des gens  simples en Irak.
 Tableau numéro un: Abou Adham     
 Quand j'ai connu Abou Adham, avant l'occupation, il était simple agent de police, pauvre, démuni de tout et contraint, dès qu'il ôte son uniforme, à la fin de son service quotidien, de rejoindre un deuxième travail dont il ne revient que tard dans la nuit, fatigué et abattu.
 Il se maria en empruntant tous les frais du mariage, jusqu'à la dot de la mariée à quelques riches du voisinage et ne s'en acquitta totalement qu'après la naissance de son troisième enfant, Adham.
 C'est dans ces conditions qu'il fut surpris par l'occupation avec son train de malédictions: la misère noire, la terreur sous toutes ses formes, l'humiliation permanente. Dans son quotidien, il manquait de tout sauf de cette dignité à toute épreuve et de cette fierté intérieure que rien ne pouvait entamer.  
 Nombre de ses collègues ont fini par reprendre leur travail au sein de la police gouvernementale pour devenir les auxiliaires de l'occupant, moyennant un salaire garanti et des prébendes généreuses, mais au prix d'une dignité bafouée.
 Abou Adham, notre homme, n'a rien d'autre justement que cette dignité, sorte de trésor personnel, que l'occupant a piétinée et bafouée pour son peuple, au vu et au su de monde entier. C'est en son nom qu'il refusa de suivre la voie ses collègues, de réintégrer la police et de mettre sa main dans celle de l'occupant. Il s'obstina dans son choix malgré sa misère et celle de sa famille, préférant le besoin à la collaboration, la dignité à la compromission.
  Il commença par dénicher un petit travail de vendeur dans un magasin, contre un salaire de misère puis s'installa à son compte, derrière un étal de bric et de broc, sur le trottoir d'une rue. Le résultat n'étant pas meilleur que dans le cas précédent, il délaissa le commerce pour tenter sa chance
ailleurs: ramasser des pierres dans les oueds environnants pour les revendre en ville. Ce travail fut de courte durée, la demande en ce produit étant presque nulle dans un pays où chaque jour apporte son lot de destructions mais où la reconstruction tarde à venir.  
 Abou Adham troque alors sa pioche contre une hache et s'en va ramasser du bois, bien plus demandé que la pierre. C'est là qu'il sembla trouver son bonheur un instant.
 Entre-temps son fils Adham accomplit ses dix ans, âge où un enfant, est déjà en mesure d'aider sa famille. Le père l'envoya alors auprès d'une de ses connaissances, un commerçant tenant boutique au souk de Haditha, ville toute proche.  
 Il devrait servir de coursier comme il y en a tant dans tous les souks. Mais la providence en décida autrement.  
 Il y a quelques jours le petit Adham fut tué dans l'explosion d'une voiture piégée, en plein marché de Haditha. Un éclat l'a atteint au cou, séparant sa tête de reste du corps.
Ce sont les forces de l'ordre qui placèrent la voiture piégée pour exploser au milieu de la population civile. Ce sont les autorités gouvernementales même qui l'affirmèrent.
 Accablé par une double tragédie, celle d'avoir perdu son fils de cette façon mais aussi de se sentir coupable pour l'avoir envoyé se tuer ainsi, Abou Adham l'enterra lui-même, refusa d'organiser la cérémonie traditionnelle pour recevoir les condoléances et s'enterra chez lui toute la journée.   
   Le lendemain, il s'arma de nouveau de sa hache et repartît chercher du bois, le cœur brisé mais plein de foi, comme si de rien n'était. La famille doit vivre, quoi qu'il en coûte! 
  25-08-09  

 Traduit de l'arabe par Ahmed Manai 
[http://iraqirabita.org/index.php?do=article&id=21084.]url: http://iraqirabita.org/index.php?do=article&id=21084.

http://www.alterinfo.net/DIGNITE,-SACRIFICE-ET-RESISTANCE-DES-GENS-SIMPLES-EN-IRAK_a36224.html 



  Campagne de soutien aux Amitiés franco-irakiennes


Dernier appel : Campagne de soutien aux Amitiés franco-irakiennes

Sans moyens financiers, nous ne pouvons développer nos activités

Pour nous aider - et si vous le pouvez - adressez-nous un chèque de 40 euros, ou plus…

 (à l’ordre de : Amitiés franco-irakiennes - 7, rue de Sarzeau – 35700 Rennes)


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

24/09/2009

n°452 - Journal d'Irak - 20/08 au 23/09/09- : Début - : Maliki a « invité » les troupes des Etats-Unis à revenir dans Bagdad pour l’aider à rétablir la situation 'sécuritaire'

n°452 -   Journal d'Irak   - 20/08 au 23/09/09- : Début - : Maliki a « invité » les troupes des Etats-Unis à revenir dans Bagdad pour l’aider à rétablir la situation 'sécuritaire'.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°452                 du 20/08                   au 23/09/09

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

Hussein Al-Mouadhidi : Des organisations de la Résistance irakienne mandatent le Cheikh Hareeth Al-Dhari pour parler et négocier en leur nom !

L’Irak en zone de ... turbulences.

Al Maliki a « invité » les troupes des Etats-Unis à revenir dans Bagdad pour l’aider à rétablir la situation 'sécuritaire'.

Une page de l’occupation en Irak : La prison de Bucca.

Christian Merville : L’autre résistance.

Lutte pour la libération du territoire

Suite

L'Irak en chiffre: du 20/08 au 23/09/09

La résistance contre l'agresseur

Résistance :

1 Analyse

Des résistants

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

Fin

a) Les voisins

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 



Tiré à part 

Hussein Al-Mouadhidi : Des organisations de la Résistance irakienne mandatent le Cheikh Hareeth Al-Dhari pour parler et négocier en leur nom !
Ce grand navire qu'est l'Irak ressemble aujourd'hui à l'arche de Noé. Il a besoin d'un homme à la sagesse de Noé pour le conduire à bon port. Ceci exige de tous qu'ils abandonnent leurs différents et leurs litiges et que tous ensemble, c'est-à-dire toutes les composantes de la résistance mettent un terme à ce qui les désunit, baissent le plafond de leurs exigences, dès lors que leur objectif à tous est le même, c'est-à-dire défendre l'islam et libérer l'Irak.
Il n'y a aucun doute que la présence d'une personnalité politique représentative de toutes les composantes de la résistance va accélérer le processus de libération, donner plus de crédit à la résistance et faciliter sa promotion et son acceptation dans les instances arabe, musulmane et internationale, ce dont elle a un grand besoin, surtout actuellement.

Certaines organisations résistantes et combattantes ont fini donc par régler leurs problèmes internes et aplanir leurs différents, dépasser leurs litiges et s'engager dans une action unitaire qui n'exclura que ceux qui ont donné la preuve de leur inféodation ou de leurs contacts avec l'occupant ou ses représentants de la zone verte. T

ous ceux qui se sont opposés à l'occupant les armes à la main feront partie de cette nouvelle organisation. Mais il faudrait bien admettre que les meilleurs guerriers ne feront pas forcément les meilleurs dirigeants politiques du pays et qu'il n'est pas nécessaire que ces derniers aient porté les armes et lutté contre l'occupant.
C'est sans doute pour ces raisons que ces organisations de la résistance aient choisi de confier cette mission à un homme qui a souvent donné la preuve de sa compétence et de ses grandes capacités à diriger, de son sens inné de la responsabilité et de la raison d'Etat et qui a agi, en toute circonstance, en fonction des intérêts de la nation et non pas d'une organisation ou d'une confession.
Il est incontestable que l'une des raisons qui ont permis à l'occupation de perdurer, c'est l'absence d'une instance politique en mesure de parler au nom de l'ensemble des organisations de la résistance armée. Cette situation doit cesser pour ôter toute excuse à tous ceux qui hésitent à soutenir la résistance ou la critiquent pour l'absence d'un projet unitaire.
Cela semble acquis avec la décision d'un certain nombre d'organisations résistantes de charger le Cheikh Al-Dhari de la mission de "parler en leur nom dans toutes les instantes internationales, de négocier et de défendre le sang pur des martyrs qui a abondamment irrigué la terre irakienne, les lions indomptables qui ont été faits prisonniers, l'honneur bafoué et les biens spoliés", selon les termes du communiqué.
Texte du communiqué
Louange à Allah; A Lui nous rendons Grâce; Nos prières et nos salutations sur Son Prophète Mohammed, Sa famille bénie et tous ses compagnons!
Il est du devoir des nobles irakiens de savoir que nous ne sommes opposés à l'ennemi les armes à la main que pour accomplir le devoir sacré de repousser les conquérants et que nous n'avons cherché ni les honneurs ni des intérêts personnels.
Ce faisant, nous savions pertinemment que la voie que nous avions choisie était semée d'embûches et pleine de difficultés parce qu'elle est la voie menant au paradis éternel, en compagnie des Prophètes, des Justes, des martyrs et des Saints. Le prix à payer pour y parvenir est forcément élevé et exige au minimum l'abandon de toutes les ambitions personnelles liées à la vie sur cette terre.
Après ces longues années difficiles et les dures épreuves subies par le vaillant peuple irakien et qui donnent la juste mesure de la volonté de ses hommes, de leur foi, de leur ténacité et de leur combattivité,
Après aussi les multiples victoires portées sur l'ennemi et qui l'ont acculé à subir une cuisante défaite,
Après les multiples sacrifices des hommes qui ont choisi la mort pour que vive leur peuple alors que les hypocrites se délectent des avantages de l'occupation,
Nous voici donc déterminés, avec notre foi inébranlable en Dieu, à accomplir avec Son aide, une action que nous croyons servir notre cause et celle de notre peuple, dans ce monde et dans l'Au- de-là:
Nous:
Le Front du Jihad et du Changement en Irak,
Les Ligues irakiennes du Jihad
L'Armée des Moudjahidines- Mourabitines
L'Armée de l'Imam Ahmed Ibnou Hanbel
1) Déclarons notre confiance dans Cheikh Hareth Al- Dhari, Secrétaire général de l'association des Oulémas musulmans en Irak, pour avoir connu sa combattivité, sa pugnacité, sa fidélité aux principes, son soutien illimité au Jihad et à la résistance, malgré toutes les pressions qu'il a subies et continue à subir.
Nous le considérons comme le gardien fidèle des principes et des choix fondamentaux du Jihad et de la résistance irakienne et l'homme courageux aux positions justes et indéfectibles qu'il n'abandonne pas même au prix de sa vie.
2) Nous mandatons le Cheikh Al-Dhari pour parler en notre nom et négocier en notre lieu et place dans les affaires politiques nous concernant et de nous représenter dans toutes les instantes internationales, de négocier et de défendre le sang pur des martyrs qui a abondamment irrigué la terre irakienne, les lions indomptables qui ont été faits prisonniers, l'honneur bafoué et les biens spoliés.
3) Nous chargeons noble Cheikh, d'une très haute mission qui s'ajoutera au poids de ses autres responsabilités, convaincus qu'il est capable de l'assumer parce que la mission sacrée du Jihad ne peut être confiée qu'à ceux qui en sont dignes.
Convaincus d'autre part que vous accepteriez ce mandat, noble Cheikh, nous vous promettons, en ce qui nous concerne, de demeurer en permanence fidèles à notre engagement.
Nous implorons le Tout Puissant, de vous venir en aide pour servir Sa religion et vous soutenir dans votre quête de la vérité en espérant que tous les Irakiens fidèles à leur patrie s'entendent sur un projet de libération du pays de la malfaisance des infidèles, des hypocrites et des prétentieux et pour que l'Irak redevienne libre au sein de l'oumma arabe et musulmane, digne et fier et serve d'asile à tous ceux qui réclament sa protection.
Allahou Akbar. Il est notre maître et les infidèles n'ont point de maître!
1) Le Front du Jihad et du Changement en Irak, composé de: Les Phalanges de la Révolution de 1920, L 'Armée des Rachidines, l'armée des musulmans en Irak, le mouvement islamique des moudjahidines en Irak, les compagnies de l'armée d'Arrahmane, les compagnies de Addawa et d'Arribat, lezs compagnies de Tamkine, les compagnies de Mohamed Al Fateh, l'armée des Attabiines, l'armée du Jihad.
2) Les Ligues irakiennes du Jihad
3) L'Armée des Moudjahidines- Mourabitines
4) L'Armée de l'Imam Ahmed Ibnou Hanbel
8 Joumada Atthania 1430

Hussein Al-Mouadhidi 
1 Juin 2009.
Traduit de l'arabe par Ahmed Manai
Le texte de la réponse du Cheikh Al-Dhari et sa biographie suivront !

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=4626


L’Irak en zone de ... turbulences.

Depuis le début du mois d’août, les embûches (…) se multiplient pour al-Maliki.

Les attaques ont repris à Bagdad. .

Sur le plan politique, la situation est très instable.

Le 19 août, deux camions piégés explosaient en plein centre de Bagdad, non loin des bureaux du Premier ministre, qui a bâti sa légitimité sur le retour de la sécurité. Bilan : 95 morts

La coalition au pouvoir est en pleine recomposition, après la mort cette semaine du chef du Conseil suprême islamique d’Irak (CSII), Abdelaziz al-Hakim, et de la décision d’Al-Maliki de faire cavalier seul aux législatives de janvier.

Au terme d’une enquête-éclair et des confessions télévisées d’un présumé suspect, Bagdad a accusé d’anciens cadres du parti Baas de Saddam Hussein, Mohamed Younes al-Ahmed et Sattam Farhan, d’avoir commandité l’attentat depuis la Syrie, où ils seraient réfugiés tous les deux.

Colère au lendemain même d’une visite à Damas de Nouri al-Maliki, qui demandait à la Syrie de lui remettre baassistes et jihadistes réfugiés sur son sol.

Depuis ces révélations, l’Irak a rompu ses relations diplomatiques avec la Syrie, exigeant que les cerveaux présumés de l’attentat soient extradés.

Damas a rétorqué que les preuves présentées par Bagdad avaient été «fabriquées à des fins de politique intérieure».

Les ennemis du pouvoir irakien, à commencer par Al-Qaeda en Mésopotamie, sont suffisamment nombreux pour que la piste syro-bassiste ne soit pas la seule envisagée.

L’explosif de type militaire utilisé dans l’attentat peut tout autant provenir d’un pays étranger comme la Syrie que de collusions internes aux services de sécurité irakiens.

Le refus de Nouri al-Maliki d’intégrer la totalité des combattants des Sahwa, les milices anti-Al-Qaeda, a attisé la colère de cette communauté, qui s’estime laissée pour compte depuis la chute de Saddam Hussein. Leurs miliciens pourraient fort bien avoir décidé de retourner leurs armes contre le gouvernement…

De plus, fort de sa victoire électorale aux provinciales, Al-Maliki a décidé de s’affranchir de ses alliés chiites, plus ou moins liés à Téhéran. Al-Maliki entend ainsi se présenter comme un homme au-dessus des querelles communautaires et affranchi de toute allégeance étrangère.

Il ne s’est pas privé, ces derniers temps, de critiquer les supposées velléités indépendantistes des Kurdes ou de s’opposer aux Etats-Unis.

Mais le pari de Maliki est risqué et il pourrait relancer la guerre des milices. D’autant que le CSII, qui vient de perdre son chef, mort d’un cancer mercredi en Iran, est très affaibli et déjà en proie à une guerre de succession.

29/08

http://www.liberation.fr/monde/0101587655-l-irak-retourne-en-zone-de-turbulences


Al Maliki a « invité » les troupes des Etats-Unis à revenir dans Bagdad pour l’aider à rétablir la situation 'sécuritaire'.

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

Plus tôt dans le mois, le premier ministre irakien avait fait part de sa grande confiance en la capacité de son gouvernement à contrôler la situation ‘sécuritaire’ interne, à la suite du retrait des Etats-Unis des principales villes irakiennes le 30 juin dernier.

Le niveau des attaques avait régressé en juillet et Al Maliki avait alors décrété que dans Bagdad, la plupart des fortifications et des murs à l’épreuve des explosions seraient démantelés d’ici la mi-septembre.

Mais le mois d’août a vu une nouvelle vague d’attaques et mercredi [19 août 2009] la capitale a été secouée par sept explosions simultanés de voitures et camions piégés qui se sont produits au même moment à travers la ville - les plus graves visant les ministères des affaires étrangères et des finances à proximité de la très fortifiée « zone verte », tuant plus de cent personnes et en envoyant 1203 à l’hôpital.

Les poseurs de bombes ont simplement démontré à quel point les forces de sécurité irakiennes, mal équipées( ?), peuvent maintenir la loi et l’ordre en dépit des milliards de dollars US jetés par les fenêtres pour les former et les équiper.

Le mercredi soir, Al Maliki a « invité » les troupes des Etats-Unis à revenir dans Bagdad pour l’aider à rétablir la situation sécuritaire.

Le problème en Irak reste la lutte pour le pouvoir, en dépit des assurances données par Al Maliki devant l’Assemblée générale de l’ONU selon quoi il initierait une ère de réconciliation nationale.

Août a vu une majorité des attaques portées sur des cibles shiites, tuant au moins 50 personnes.

C’était presque avec certitude le fait de groupes de résistants - dont Al Qaïda,(…) qui a été rapide à se rétablir dans un contexte sécuritaire de plus en plus relâché, faisant revenir d’Afghanistan des combattants endurcis dans les combats et trouvant de nouvelles recrues dans une population de plus en plus désillusionnée.

Les attaques dévastatrices de mercredi ont été attribuées à Al Qaïda.

Mais elles peuvent être liées aussi à une rupture de plus en plus dangereuse à l’intérieur même de la coalition au pouvoir.

Il faut rappeler que les actuelles forces de sécurité irakiennes sont en grande partie composées d’anciens membres de la résistance - armées privées mises en place par des « seigneurs de guerre » rivaux et des chefs de factions religieuses, dont beaucoup sont aujourd’hui ministres. Al Maliki lui-même est toujours à la tête du parti Da’awa, alors qu’Abdul Aziz Al Hakim, chef du Conseil suprême pour la révolution islamique en Irak (SCIRI), était également à la tête de son infâme milice, l’Organisation Badr. Le vice-président Adel Abdul Mahdi est également un personnage éminent dans le SCIRI.

Les fidélités passées sont alors un ingrédient déterminant dans toute campagne orchestrée pour déstabiliser Al Maliki et son gouvernement.

La mise en évidence récente d’une scission interne dans l’élite au pouvoir s’est révélée dans une curieuse succession d’évènements à Bagdad fin juillet.

Al Maliki a accusé le vice-président Adel Abdul Mahdi d’être l’organisateur d’un vol 4 million de livres sterling dans la banque Rafidain gérée par l’Etat, où huit gardes de sécurité ont perdu la vie. Abdul Mahdi a nié toute participation mais l’argent volé a été retrouvé dans les bureaux d’un journal qui lui appartient et cinq des voleurs ont été démasqués comme faisant partie de son propre service de sécurité.

Il est peu probable que les camions explosifs de mercredi puissent avoir été amenés près de leurs cibles pourtant bien-gardées comme le ministère des affaires étrangères, sans qu’il y ait eu connivence du personnel de sécurité, et dès le jeudi le Commandement opérationnel pour Bagdad sous la responsabilité d’Al Maliki annonçait que 11 officiers de la force de sécurité irakienne avaient été arrêtés en liaison avec les attaques - avec parmi eux les commandants de deux bataillons postés dans la zone où ont eu lieu les attaques, des agents des services de renseignement et des policiers.

Il y a deux explications possibles à leur prétendue participation : ou les attaques ont été effectuées par des éléments d’une milice shiite avec des agents de sécurité complices, ou ces agents de sécurité n’ont pas été capables d’empêcher les insurgés d’amener les véhicules chargés d’explosifs jusqu’à leurs cibles.

La liste des ennemis d’Al Maliki ne cesse d’augmenter. Il s’est montré de plus en plus autoritaire envers ses ministres, renforçant sa position personnelle. Al Maliki s’est entouré d’hommes de son parti et de membres de son propre clan, construisant un sinistre réseau de renseignements pour étouffer dissidence et opposition.

Son régime orchestre aussi une corruption sur une grande échelle - l’année dernière, la journaliste enquêtrice Jane Corbin de la BBC a constaté que 23 milliards de dollars venant de l’aide des Etats-Unis et destinés à l’Irak avaient disparu.

A la suite du succès du parti Da’awa aux élections provinciales de février, Al Maliki a tourné le dos à la coalition de l’Alliance Irakienne Unie (intégrant la plupart des organisations shiites) avec laquelle il devait participer aux élections parlementaires de janvier 2010, optant à la place pour un projet nationaliste de son cru.

De plus en plus isolé parmi les organisations shiites, Al Maliki a commis une autre sérieuse erreur en n’incorporant pas les plus de 100 000 sunnites « Fils de l’Irak » dans les services étatiques. Recrutés et entraînés par les Etats-Unis pour combattre la résistance, cette milice très efficace est négligée et donc très contrariée.

Cela n’étonnerait personne si, pour contrer Al Maliki, les « Fils de l’Irak » se joignaient à leurs ennemis d’autrefois à l’intérieur de la mouvance de la résistance sunnite.

La fragmentation de la situation politique et sécuritaire en Irak est non seulement une tragédie pour le peuple de cette nation qui souffre depuis si longtemps, mais également un grand souci pour l’administration Obama. …

Confrontée en Afghanistan à une autre guerre ne pouvant être gagnée, elle fait maintenant face à un dilemme à propos du redéploiement de 115 000 hommes de troupes en Irak. S’ils « sont invités » à entrer de nouveau dans les villes pour se confronter une résistance renaissante, des pertes élevées seront inévitables - d’autant plus que les forces de sécurité irakiennes elles-mêmes ne sont plus fiables. Mais si ces troupes restent à l’écart, le cours violent actuel peut augmenter durant le Ramadan, l’Irak poursuivant sa spirale vers le bas pour ajouter son nom à la liste des états en faillite, déchirés par la guerre civile.

 1er septembre

Abdel Bari Atwan

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7201


Une page de l’occupation en Irak : La prison de Bucca

Reportage

En 2007, 22 000 personnes étaient incarcérées dans ce centre situé dans l'extrême sud irakien.
Dans une cour écrasée par le soleil du désert, une dizaine de détenus
irakiens marchent en rond : ils font partie des derniers prisonniers de la prison américaine de Camp Bucca qui a fermé ses portes, tournant une page de l'occupation américaine.
Le centre de détention, qui fut le plus grand d'Irak, se trouve au milieu de nulle part, dans l'extrême sud de l'Irak, où les températures dépassent en été les 50 degrés. Autour, il n'y a rien, seulement de vastes étendues désertiques qui s'étirent à l'Est jusqu'aux rives du fleuve Chatt el-Arab desséché et à l'Ouest jusqu'à la frontière avec le Koweït.
Au début, la prison était une succession de tentes. Avec l'augmentation régulière du nombre de détenus, le centre a été modernisé.

On y a installé des baraquements en dur et construit différentes sections, entourées de hauts grillages et de fils de fer barbelés. Au plus fort de l'opération « The Surge », qui a permis de défaire el-Qaëda en 2007, 22 000 personnes étaient emprisonnées dans le camp. Celui-ci comprend sa propre usine de traitement de l'eau et même une fabrique de briques.
« Bienvenue à la section 16. Ici se trouvent les derniers et plus dangereux détenus de Camp Bucca », lance le lieutenant-colonel Kenneth King à une vingtaine de journalistes invités à une dernière visite. Dans la nuit de mercredi à jeudi, les 180 prisonniers restants ont été transférés vers les prisons de Camp Cropper, près de l'aéroport de Bagdad, et de Taji, à 25 km au nord de la capitale irakienne. « Un certain nombre sont des membres d'el-Qaëda et de groupes extrémistes », ajoute le lieutenant-colonel, alors que derrière les grillages, une
dizaine d'entre eux poursuivent leur promenade quotidienne. Vêtus d'uniformes jaunes et tous barbus, ils tournent en rond, chapelet de prière à la main, sous les yeux d'un maton posté dans un mirador, fusil automatique à la main.
« Une ou deux fois nous avons fait usage de la force. Parfois, nous subissons d