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01/10/2009

n°290 - dossiers de l'Afghanistan - 29-09 : - Début - L’utilisation du phosphore blanc en Afghanistan.

n°290 - dossiers de l'Afghanistan -  29-09 : - Début -  L’utilisation du phosphore blanc en Afghanistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°290 du 29-09

          C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

1 Dossiers

1-1 Tout le monde a l’air d’accord avec Ben Laden.

1-2 Ben Laden appelle les Américains à se prononcer contre les guerres.

1-3 Oussama Ben Laden appelle l'UE à quitter l'Afghanistan.

1-4 Pascal JALABERT : L'après-taliban toujours sans réponse.

1-5 Les alliés seraient à la recherche d'une "troisième voie" en Afghanistan.

Suite

1-6 L'occupation de l'Afghanistan doit cesser immédiatement !

1-7 L’utilisation du phosphore blanc en Afghanistan.

1-8 Frédéric Bobin : Voyage dans le nord afghan, autrefois insouciant, à présent dans les mains de la résistance. 

1-9 Présidentielle afghane: un imbroglio qui embarrasse les Occidentaux (?)

1-10 Mireille Delamarre : Afghanistan : Orgies des Gardes de l'Ambassade US, Afghans Carbonisés, Soldats Français Tués par des Mines de la CIA…

Fin

1-11 Jean Guisnel : Le chef de la Task Force - Korrigan - ne s'attend pas à une "victoire sur le moyen terme".

1-12 Christopher Hitchens : Les Américains doivent réparer les graves erreurs qu'ils y ont commises par le passé.

1-13 Guantanamo : Les dossiers

1 Guantanamo, quatre mois avant sa fermeture : Une épine dans le pied d’Obama.

2 Jan Peters : Allemagne : Base de Planification et d'Aministration de Prisons Secrètes/ Centres de Torture de La CIA.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 L'ombre de l'Afghanistan plane sur la société britannique.

 



Dossiers

Ndlr : la publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toute l'analyse de l'auteur mais doit être vu comme information. 

1-1 Tout le monde a l’air d’accord avec Ben Laden.

Obama et Oussama sont réunis, tout au moins dans la même vision des choses.

Car les critiques du Président américain - et de nombreux critiques de l’occupation militaire occidentale en Afghanistan - commencent à parler le même langage que le plus grand ennemi d’Obama (qui est aussi le leur).

 Aux USA, la crainte grandit qu’Obama n’ait été poussé au cœur des ténèbres afghanes par l’ex-Bushiste Robert Gates - à nouveau Secrétaire à la Defense - et par le général David Petraeus, l’idole des journalistes, dont les « surges » apparaissent comme des succès comparables à celui de la bataille des Ardennes, pour endiguer le flot des résistants en Afghanistan et en Irak.

Il n’est donc pas étonnant que Oussama Ben Laden ait décidé de s’adresser au « peuple américain » cette semaine. « Vous menez une guerre perdue et sans espoir », a-t-il affirmé dans l’enregistrement audio publié pour le huitième anniversaire du 11 septembre. « Le temps est venu de vous libérer de la peur et du terrorisme idéologique des néo-conservateurs et du lobby israélien ». Il n’était plus question d’un Obama présenté comme le « nègre de la maison », bien que ce soit sa « faiblesse », soutient Ben Laden, qui l’empêche de mettre un terme aux guerres en Irak et en Afghanistan.

En tout état de cause, les combattants musulmans déferaient la coalition dirigée par les USA en Afghanistan « comme nous avons défait l’Union soviétique durant 10 ans jusqu’à ce qu’elle s’effondre ».

C’est drôle, ça.

C’est exactement ce que Ben Laden m’a dit personnellement en Afghanistan - quatre ans avant le 11 septembre et le début des aventures américaines au sud de la rivière Amou-Daria, en 2001.

Vinrent ensuite cette semaine les déclarations de ceux qui aux USA et en Amérique du Nord sont d’accord avec Obama - mais ne s’associeraient en aucun cas avec le Diable, et oseraient encore moins remettre en question l’enthousiasme d’Israël pour la guerre en Irak. « Je ne crois pas que nous puissions construire un État démocratique en Afghanistan », a déclaré Dianne Feinstein, la Démocrate californienne qui préside la commission du renseignement du Sénat. « Je crois que cela restera une entité tribale ». Et Nancy Pelosi, la Présidente de la Chambre, ne croit pas qu’« il y ait un large soutien pour l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan ».

Colin Kenny, le président de la Commission sénatoriale canadienne sur la Sécurité nationale et la Defense, a déclaré cette semaine que « ce que nous espérions accomplir en Afghanistan s’est avéré impossible. Nous nous précipitons vers une issue à la vietnamienne ».

Fermez les yeux et imaginez que ces dernières phrases nous soient parvenues de la grotte d’Al-Qaida. Pas très difficile à croire, n’est-ce pas ? Il n’y a apparemment qu’Obama qui ne parvienne pas à entendre le message. L’Afghanistan reste pour lui la « guerre nécessaire ». Il faut envoyer encore plus de renforts, plaident ses généraux. Et nous sommes censés suivre la logique de cette absurdité. Les Résistants ont perdu en 2001. Puis ils ont commencé à gagner de nouveau. Ensuite nous devions protéger la démocratie afghane. Alors nos soldats eurent pour mission de protéger - et de mourir pour - un second tour dans des élections démocratiques. Puis ils durent protéger - et mourir pour - des élections frauduleuses.

L’Afghanistan n’est pas le Vietnam, nous assure Obama.

Et puis la bonne vieille armée allemande demande une frappe aérienne - et tue encore plus de civils afghans.

Il est instructif de tourner son regard sur l’armée canadienne, qui a moins de troupes en Afghanistan que les Britanniques, mais qui a souffert tout aussi durement - le 130ème soldat a été tué près de Kandahar, cette semaine. Tous les trois mois, les autorités canadiennes publient un tableau de bord sur leurs « progrès » militaires en Afghanistan - un document qui est infiniment plus honnête et plus détaillés que tout ce qui est publié par le Pentagone ou le ministère de la Defense - qui prouve indéniablement (comme Enoch Powell l’aurait dit) que c’est mission impossible ou, comme l’a titré 3 jours avant le National Post de Toronto, que c’est l’opération « somnambule ».

Le dernier rapport, publié cette semaine, montre que la province de Kandahar est de plus en plus en proie à la violence, moins stable et moins sûre - et que les attaques dans tout le pays sont plus fréquentes - qu’à aucun autre moment depuis la chute du régime résistants en 2001. La fréquence des attentats au printemps a été « exceptionnellement élevée » par rapport à 2008.

Le nombre d’attentats avec des mines artisanales a augmenté de 108%.

Les Afghans estiment qu’ils sont moins satisfaits de l’enseignement et de la situation de l’emploi, principalement en raison de la sécurité qui est faible ou inexistante. Le Canada se concentre maintenant uniquement sur la sécurité de la ville de Kandahar, abandonnant toute tentative réelle de contrôle de la province.

L’armée canadienne quittera l’Afghanistan en 2011, mais jusqu’à présent, seuls 5 des 50 écoles de son programme de construction ont été achevés. 28 autres sont seulement « en construction ». Mais sur les 364 écoles de la province de Kandahar, 180 ont été contraintes de fermer. Concernant les progrès dans la « gouvernance démocratique » à Kandahar, le rapport canadien indique que la capacité du gouvernement afghan est « chroniquement déficiente et [qu’il est] miné par la corruption généralisée ». Au sujet de la « réconciliation » - quoi que ce terme puisse signifier de nos jours - on lit que le «  début de la saison d’été des combats, et la focalisation des politiques et des militants sur les élections du mois d’août ont découragé les attentes d’initiatives dignes d’attention... ».

Même l’objectif basique de l’éradication de la poliomyélite - le projet d’assistance civile le plus important pour Ottawa en Afghanistan - a eu raison de l’International Development Agency canadienne, bien que cet aveu se dissimule derrières des mensonges véritablement dignes d’un Blair (ou d’un Brown). Comme l’a révélé le Toronto Star en effectuant un travail sérieux de journalisme d’investigation cette semaine, l’objectif d’ « éradiquer » la polio avec l’aide des fonds de l’ONU et l’Organisation Mondiale de la Santé a été discrètement modifié pour devenir « la prévention de la transmission » de la polio. Au lieu de mesurer le nombre d’enfants « immunisés » contre la polio, la cible a été modifiée pour se référer uniquement au nombre d’enfants « vaccinés ». Mais les enfants doivent être vaccinés à plusieurs reprises avant qu’ils ne soient effectivement immunisés.

Qu’ont donc à dire les faucons républicains américains - qui étaient le sujet du dernier sermon de Ben Laden - sur la catastrophe afghane ? « Les troupes supplémentaires ne vont pas garantir le succès en Afghanistan », a déclaré cette semaine l’ancien candidat Républicain et ex-vétéran du Vietnam John McCain. « Mais échouer à les envoyer serait une garantie d’échec ». Oussama a dû avoir un petit rire lorsque cette déclaration absurde a résonné dans la grotte obscure d’Al-Qaïda

Robert Fisk
The Independent

24/9

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7336


1-2 Ben Laden appelle les Américains à se prononcer contre les guerres.

Le chef d'Al-Qaïda, Oussama ben Laden, a demandé dans un nouveau message au peuple américain de faire pression sur la Maison Blanche pour qu'elle mette fin aux guerres en Irak et en Afghanistan en échange d'un arrêt de ses attaques.

Dans un message diffusé par le site As-Sahab, selon le centre américain de recherche sur le terrorisme Intel Center lundi, ben Laden affirme que si les Etats-Unis ne mettent pas fin à leurs guerres, "nous poursuivrons une guerre d'usure contre vous sur tous les fronts possibles".

La diffusion de ce message adressé "au peuple américain" intervient deux jours après le 8e anniversaire des attentats du 11 septembre, revendiqués par al-Qaïda et qui avaient tué près de 3.000 personnes. Ben Laden a l'habitude de faire de telles déclarations chaque année à cette date.

Mais pour la première fois, le chef du réseau terroriste a omis de saluer la mémoire des 19 auteurs de ces attentats.

Contrastant avec son ton menaçant lors de ses interventions précédentes, il a tenté de justifier ces attentats en affirmant que "parmi d'autres injustices" c'est le soutien des Etats-Unis à Israël qui a conduit Al-Qaïda à lancer les attaques du 11 septembre 2001.

Le chef du réseau islamiste a demandé aux Américains de se prononcer contre le soutien à Israël de la part de l'administration américaine.

Les guerres en Irak et en Afghanistan ont été déclenchées par le lobby pro-israélien de la Maison Blanche et les défenseurs des intérêts des entreprises, et non par des militants islamistes, indique-t-il.

"Il est temps de vous libérer de la peur et du terrorisme idéologique des néo-conservateurs et du lobby juif, et de vous demander ce qui vous importe le plus: votre propre sécurité ou celle des Israéliens", ajoute-t-il.

"La Maison blanche est l'otage des groupes de pression et du lobby juif", dit-il encore.

"Si vous optez pour votre sécurité et choisissez d'arrêter les guerres, nous serons disposés à réagir favorablement à cette option", poursuit-il.

Selon ben Laden, le président américain Barack Obama, qu'il a qualifié "d'opprimé", n'a pas le pouvoir de changer le cours des guerres et le fait qu'il ait conservé le secrétaire à la Défense Robert Gates et d'autres responsables de la précédente administration de George W. Bush confirme sa faiblesse.

"Vous allez découvrir que vous avez uniquement changé les visages à la Maison Blanche (...) l'amère vérité est que les néo-conservateurs continuent à projeter leur ombre pesante sur vous", affirme-t-il, prédisant au président Obama le même sort que John Kennedy, assassiné en 1963, s'il change radicalement de politique.

"Si vous arrêtez la guerre, il en sera ainsi. Sinon, nous n'aurons d'autre choix que de poursuivre la guerre d'usure contre vous sur tous les fronts possibles, de la même manière que nous avons combattu l'Union soviétique pendant dix ans jusqu'à son démantèlement par la grâce d'Allah le tout-puissant et qu'elle n'est plus qu'un souvenir du passé", ajoute-t-il.

La vidéo montre une image fixe de Ben Laden, tandis que défile l'enregistrement audio. Il n'y a pas d'image vidéo de Ben Laden", a fait savoir Intel Center.

Le dernier enregistrement audio de ben Laden avait été diffusé le 3 juin. Il y rejetait l'ouverture du président Obama envers le monde musulman et l'accusait de "suivre la même politique d'hostilité" à l'égard des musulmans que son prédécesseur George W. Bush.

(AFP) – 13 sept.


1-3 Oussama Ben Laden appelle l'UE à quitter l'Afghanistan.

"La justice réclame que vous mettiez fin à votre oppression et que vous retiriez vos troupes" d'Afghanistan, affirme-t-il dans un message de cinq minutes posté sur des forums jihadistes, mais dont l'authenticité n'a pu être vérifiée. 

Le chef du réseau Al-Qaïda, Oussama ben Laden, appelle les "populations européennes" à retirer leurs troupes d'Afghanistan, dans un message audio publié vendredi 25 septembre, rapporte le SITE, un centre américain de surveillance de sites islamistes.
"La justice réclame que vous mettiez fin à votre oppression et que vous retiriez vos troupes" d'Afghanistan, affirme-t-il dans ce message de près de cinq minutes posté sur des forums jihadistes.
"Un homme intelligent ne perd pas son argent et ses fils pour une bande de criminels à Washington, et c'est une chose honteuse pour une personne d'appartenir à une coalition dont le commandant suprême n'a que faire de la vie humaine et bombarde intentionnellement des villageois", poursuit-t-il.
Ben Laden met en garde les Européens
"L'une des plus grandes formes d'injustice est de tuer des gens sans fondement, et c'est exactement ce que vos gouvernements et vos soldats font sous couvert de l'Otan en Afghanistan", ajoute le chef d'Al-Qaïda à l'adresse des populations européennes. "Ils tuent des femmes, des enfants et des vieillards dont le seul crime était la colère de [l'ancien président américain George W.] Bush à leur égard", poursuit-il.
Dès lors, le chef d'Al-Qaïda met en garde les Européens. "Ce ne sera pas long avant que la poussière de la guerre ne se dissipe en Afghanistan, où vous ne trouverez plus trace d'un Américain, car ils seront partis loin au-delà de l'Atlantique. Seuls vous et nous resteront, pour les opprimés de répondre aux oppresseurs."
"Seriez-vous présents pour voir ce que votre allié américain et ses soutiens ont fait en Afghanistan (...) que vous comprendriez les évènements sanglants de Madrid et Londres", souligne Oussama ben Laden, en référence aux attentats commis dans les capitales espagnole et britannique en 2004 et 2005.

Trois messages à l'Allemagne.
Le message, accompagné d'une image fixe d'Oussama ben Laden, est sous-titré en anglais et en allemand, précise SITE. Le contenu de cet enregistrement "suivra", est-il indiqué. L'authenticité du message n'a pu être vérifiée à ce stade.
C'est le troisième message que le réseau Al-Qaïda d'adresse en une semaine à l'Allemagne. Ils mettent à chaque fois en scène "Abou Talha", un Germano-Marocain connu des services de sécurité allemands et identifié comme étant Bekkay Herrach, 32 ans, originaire de Bonn.
Le dernier en date a été publié vendredi, à deux jours des législatives allemandes. Elle n'inclut aucune menace spécifique d'attentat, mais, d'après le centre de surveillance des sites islamistes IntelCenter, "la menace d'une attaque d'Al-Qaïda ou de personnes qui lui sont affiliées en Allemagne ou contre des intérêts allemands à l'étranger [se situe] (...) à un niveau élevé".
27/9

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/asiepacifique/20090925.OBS2500/oussama_ben_laden_appelle_lue_a_quitter_lafghanistan.html


1-4 Pascal JALABERT : Le même scénario se répète inlassablement depuis 16 jours en Afghanistan.

Le même scénario se répète inlassablement depuis 16 jours en Afghanistan.

Les Etats-Unis poursuivent des attaques aériennes.

Ils agissent désormais en pleine coordination avec l'opposition armée du Nord, pour affaiblir, démoraliser, user les résistants.

Hier encore, Kaboul a été bombardée ainsi que la ville de Mazar el Sharif. A l'approche de l'hiver, les Etats-Unis ne relâchent pas l'étreinte espérant obtenir une chute rapide des taliban.. Avec l'appui de l'aviation américaine, l'Alliance du Nord a tenté de gagner du terrain en lançant dans la nuit de lundi à mardi une offensive sur Keshendeh, à 70 kilomètres au sud de Mazar-e-Sharif, ville stratégique pour le contrôle du nord du pays.

« Au début, nous avons progressé, mais plus tard, les taliban ont engagé une contre-offensive et ont pu regagner le terrain perdu » ont reconnu les chefs de cette armée, pourtant semble-t-il renforcée par les commandos américains.

Du coup, l'aviation américaine a fait pleuvoir les bombes sur la ligne des positions de la résistance  qui défendent la capitale afghane, une zone où sont concentrés quelque 6.000 soldats taliban. Mais de manière insuffisante, selon l'opposition.

BATAILLE DES COMMUNIQUES

Difficile de savoir si ces opérations ont réellement fait des dégâts dans la défense talibane. De même l'ampleur des dégâts collatéraux est impossible à évaluer, tant circulent des informations contradictoires.

La bataille du communiqué fait également rage sur le front.

Selon l'Onu, les alliés ont détruit un hôpital militaire près de Hérat.

Deux roquettes, tirées des rangs taliban, se sont écrasées sur un marché bondé de Charikar, une ville aux mains de l'opposition à 50 kilomètres de Kaboul, causant la mort de deux civils et en blessant dix-sept autres

Les résistants de leur côté continuent d'égrener les bilans de victimes civiles, invérifiables.

Hier, ils annonçaient la mort de 52 civils lors d'un raid américain sur un village près de la ville de Kandahar au sud est du pays.

Ces deux semaines de bombardements intensifs auraient permis, selon Londres, de mettre hors d'usage neuf camps du réseau Al- Qaïda d'Oussama Ben Laden, neuf aéroports sous contrôle du régime taliban. Londres estime aussi que le terrain est favorable à une offensive de plus grande ampleur.

Pas évident d'y voir clair non plus dans les tractations politiques. Les défections dans le camp taliban semblent davantage le fait d'individus que d'un mouvement d'ampleur.

L'Alliance du Nord n'a guère de leader à proposer, le roi se fait désirer, le Pakistan n'en démord pas d'une solution avec des taliban modérés.

Une réunion a eu lieu hier à Peshawar autour de personnalités soutenues par le Pakistan et « l'opposition en exil » devrait se réunir en Turquie dans les prochains jours. Avec ou sans le roi?

En revanche, l'ampleur du drame humanitaire semble se préciser.

Fuyant les bombardements et les difficultés d'approvisionnement alimentaire, une centaine d'Afghans ont forcé les barrages à la frontière du Pakistan. Au moins 10.000 personnes campent du côté afghan de la frontière dans un état de dénuement extrême. Là, il existe une urgence qui ne laisse plus de temps aux seules spéculations militaires et politiques.

Pascal JALABERT.

24/9

http://www.ladepeche.fr/article/2001/10/24/115590-L-apres...


1-5 Les alliés seraient à la recherche d'une "troisième voie" en Afghanistan.

Ndlr : la publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toute l'analyse de l'auteur mais doit être vu comme information. 

 Les Etats-Unis, le Canada et la Grande-Bretagne cherchent un moyen d'établir une soi-disante "troisième voie" en Afghanistan, une stratégie élaborée qui pourrait permettre, notamment, de désarmer les éléments les plus vulnérables des résistants et donner aux dirigeants locaux le pouvoir de résoudre leurs propres problèmes, selon ce qu'ont déclaré des sources diplomatiques à La Presse Canadienne.

A l'issue de sa rencontre avec le premier ministre canadien Stephen Harper, mercredi, le président des américain, Barack Obama, a reconnu que la guerre déclenchée il y a bientôt huit ans "était dépourvue d'une stratégie précise", et que les Etats-Unis n'enverront pas d'autres troupes tant qu'il n'y aura pas un plan d'action clair.

M. Obama prône une vaste consultation, non seulement à l'intérieur du gouvernement américain, mais aussi avec ses partenaires de la Force internationale d'assistance à la sécurité et les alliés de l'OTAN.

Ces consultations seraient déjà en cours, et ce à un rythme effréné, à Washington, Londres, Ottawa et à Bruxelles selon ce qu'a déclaré un haut fonctionnaire à La Presse Canadienne.

Selon ce haut fonctionnaire, les Américains se penchent avec beaucoup d'attention sur l'approche "cohérente" du Canada visant à unir les éléments militaires et civils à Kandahar, et qui fait l'envie d'autres nations membres de l'OTAN.

Afin de mettre un terme à l'effusion de sang à la suite de l'élection présidentielle du 20 août, et préserver une forme de légitimité, les alliés espèrent convaincre le prochain président de l'Afghanistan à former un gouvernement de "réconciliation nationale". L'un de ses rôles serait de promouvoir des politiques incluses dans une plateforme ayant fait l'objet d'un accord préalable.

Le défi serait de procurer aux citoyens de l'Afghanistan, et tout particulièrement aux Pashtouns du sud, "une entité politique en laquelle ils peuvent croire", a expliqué ce haut fonctionnaire.

Pour venir à bout du soulèvement, deux solutions pourraient être mises de l'avant.

Dans un premier temps, plutôt que donner le choix aux combattants locaux de "se battre ou de fuir", on devrait leur offrir une "troisième option", celle de se rendre et de réintégrer la société.

Les forces alliées ont tenté d'adopter cette philosophie entre 2005 et 2007, grâce au programme Takhim-E-Sohl qui encourageait les combattants à déposer leurs armes en retour d'offres financières et d'emplois.

Mais la corruption s'est emparée de ce programme à un point tel que celui-ci n'a pas survécu.

En même temps, les pays discutent d'une initiative visant à accroître l'influence des conseils de districts locaux afin de leur permettre de régler des litiges - comme ils l'ont fait pendant des siècles avant que l'occupation soviétique ne vienne bouleverser l'ordre social.

La nouvelle stratégie pourrait être déployée d'ici le printemps prochain, tout juste avant la période annuelle de combats, a fait savoir le haut fonctionnaire.

16/9

http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5g3aV_vkWOIxTFsx0tWDnq5CEhNlw

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