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01/10/2009

n°290 - dossiers de l'Afghanistan - 29-09 : - Suite - L’utilisation du phosphore blanc en Afghanistan.

n°290 - dossiers de l'Afghanistan -  29-09 : - Suite -  L’utilisation du phosphore blanc en Afghanistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°290 du 29-09

          C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

1 Dossiers (suite)

1-6 L'occupation de l'Afghanistan doit cesser immédiatement !

1-7 L’utilisation du phosphore blanc en Afghanistan.

1-8 Frédéric Bobin : Voyage dans le nord afghan, autrefois insouciant, à présent dans les mains de la résistance. 

1-9 Présidentielle afghane: un imbroglio qui embarrasse les Occidentaux (?)

1-10 Mireille Delamarre : Afghanistan : Orgies des Gardes de l'Ambassade US, Afghans Carbonisés, Soldats Français Tués par des Mines de la CIA… 



1-6 L'occupation de l'Afghanistan doit cesser immédiatement !

Le président des États-Unis Barack Obama a récemment présenté au Congrès « une mesure de succès » de la guerre en Afghanistan.

Les militaires et les représentants du gouvernement estiment tous que l'occupation va se poursuivre pendant au moins 5 à 12 ans et un général britannique croit qu'elle pourrait se poursuivre pendant 40 ans encore. Les difficultés qu'a le gouvernement à déterminer « la mesure du succès » sont évidentes dans ce commentaire de l'envoyé spécial de la Maison blanche Richard Holbrooke.

Lorsqu'on lui a demandé de définir le « succès », il a dit : « Nous le saurons quand nous le verrons. »

Selon Karen DeYoung du Washington Post, l'administration Obama a mis au point « un plan de mise en œuvre stratégique » qui « comprend des indicateurs distincts du progrès selon neuf grands objectifs, à mesurer à tous les trois mois. [...] Une partie des quelques 50 indicateurs s'appliquera à la performance de l'armée américaine, mais la plupart serviront à mesurer les efforts de l'Afghanistan et du Pakistan. » Ainsi, le « succès » des États-Unis dépend de leur capacité à obliger le peuple afghan à se soumettre et à devenir un « partenaire » de l'empire.

L'expérience nous met en garde contre ces prétentions de « mesurer le succès ». Durant la guerre du Viet Nam, le gouvernement américain a cherché à cacher ses échecs en inventant constamment de nouvelles façons de « mesurer le succès ». Il y avait par exemple les 18 indices du Hamlet Evaluation System, mesurant chacun le « progrès » de la « participation » dans les 2 300 villages et 13 000 hameaux sur le plan de la « sécurité » et du « développement ». Puis il y avait les nombreux indices du Measurement of Progress System, avec ses rapports mensuels sous forme de diapositives et de chartes représentant « les tendances des forces adversaires, les efforts des forces amicales [...] la neutralisation des secteurs de base » et ainsi de suite. Les commandants d'unités étaient appelés à établir des « ratios de pertes humaines » pour montrer que les États-Unis « gagnaient ». On sait maintenant à quel point les décomptes de cadavres de Vietnamiens étaient exagérés et ceux des cadavres d'Américains minimisés pour bien correspondre à ces « ratios » et prouver qu'il y avait « succès ». Toutes les tentatives de « mesurer » la guerre servaient à cacher le fait que les États-Unis menaient une guerre d'agression et qu'ils cherchaient à occuper le pays, alors que les Vietnamiens luttaient pour la libération de leur pays. C'est la justice de leur cause et leur résistance indomptable qui ont mené à l'échec de l'occupant.

La réalité au quotidien en Afghanistan et en Irak montre qu'aucun problème ne sera résolu par l'augmentation des troupes et du financement de la guerre. À mesure que la résistance s'accroît et que l'opposition à la guerre grandit en Afghanistan et aux États-Unis, il devient toujours plus difficile de justifier l'occupation.

En réalité, le succès de la politique étrangère des États-Unis se meure par les progrès réalisés dans la lutte pour mettre fin à l'agression et à l'utilisation de la force dans le règlement des conflits et dans la capacité à garantir les droits du peuple, au pays et à l'étranger.

Arrêtez le financement de la guerre, augmentez le financement des programmes sociaux au pays et à l'étranger

Voici quelques faits et données concernant les dépenses massives pour la guerre en Afghanistan :

Nombre de civils afghans tués selon l'ONU de janvier à juillet 2009 : 1 013, soit 24 % de plus que pour la même période l'année précédente (Selon différentes sources le nombre réel de victimes est beaucoup plus élevé.)

Financement annuel des opérations de combat des États-Unis en Afghanistan en 2002 : 20,8 milliards $

Financement annuel des opérations de combat des États-Unis en Afghanistan en 2009 : 60,2 milliards $

Financement total des opérations de combat des États-Unis en Afghanistan de 2002 à 2009 : 228,2 milliards $

Financement total de la mission canadienne en Afghanistan de 2001 à 2011 : 18,5 milliards $

Budgets demandés par l'administration Obama pour la guerre en 2010 : 68 milliards $ (dépassant pour la première fois depuis 2003 les budgets pour la guerre en Irak)

Nombre de soldats américains en Afghanistan en 2002 : 5 200

Nombre de soldats canadiens en Afghanistan en 2002 : 850

Nombre prévu de soldats américains en Afghanistan en décembre 2009 : 68 000

Nombre de soldats canadiens en Afghanistan en 2009 : 2 700

Budgets récemment demandés par l'ambassadeur américain Karl Eikenberry pour les dépenses non militaires en Afghanistan pour 2010 : 2,5 milliards $

Budgets dépensés depuis 2001 pour la « reconstruction » en Afghanistan : 38 milliards $ (dont plus de la moitié est consacrée à la formation et à l'équipement des forces de sécurité afghanes)

Pourcentage du financement des États-Unis pour l'Afghanistan ayant servi à des fins militaires : presque 90 %

Coût de la récente modernisation de la base aérienne de Bagram (une ancienne base soviétique maintenant devenue la plus grande base américaine en Afghanistan) : 220 millions $

Nombre de centres de commandements régionaux américains en Afghanistan : 4 (Kandahar, Herat, Mazar-i-Sharif et Bagram)

Nombre de prisons et de centres de détention américains : environ 36 « sites surpeuplés et souvent violents » accueillant 15 000 détenus

Nombre de bases aériennes : au moins 74 dans le nord de l'Afghanistan et d'autres en voie de construction (Le nombre total de bases en Afghanistan ne semble pas disponible.)

Nombre de bases canadiennes en Afghanistan : 2

Pourcentage des avions d'espionnage et de véhicules aériens sans pilote maintenant consacrés à l'Afghanistan : 66 % (33 % en Irak)

Coût d'un seul contrat du Pentagone avec DynCorp International Inc et Fluor Corporation « pour la construction de bases militaires en Afghanistan » : au moins 15 milliards $

Coût par soldat du maintien des forces américaines en Afghanistan comparé à l'Irak : 30 % plus élevé

Nombre de litres d'essence utilisés chaque jour par les Marines en Afghanistan : 3 000 000

Coût d'un seul litre d'essence livré dans une zone de guerre en Afghanistan : environ 27 $

Nombre de litres d'essence utilisés pour la climatisation des tentes des soldats américains en Afghanistan : 1,7 million

Pourcentage de soldats américains à contrat privé en Afghanistan en mars 2009 : 57 % (Il s'agit du plus grand pourcentage de mercenaires employés dans une guerre de toute l'histoire des États-Unis.)

Le Marxiste-Léniniste :

http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2009/Q39164.htm#1 


1-7 L’utilisation du phosphore blanc en Afghanistan.
On peut se dire que les Etats Unis étendant leur tapis de bombe partout dans le monde ne font pas grand-chose pour se faire aimer. Surtout que maintenant ils ajoutent le phosphore, comme les Israéliens à Gaza.
Mais les Etats Unis ne veulent pas du tout se faire aimer. Bien au contraire.
La méthode vétérotestamentaire consiste à se faire détester de tout le monde pour, en premier lieu, assurer la cohésion politique interne.
Aussi longtemps que les Etats Unis auront des ennemis, aussi longtemps la classe politique peut ne pas rétablir les droits de l'homme, utiliser la torture, accroître les camps de concentration pour l'instant vides, et, surtout, peu à peu désarmer les citoyens.
A propos du désarmement des citoyens, il est curieux que dans le monde entier on désarme les citoyens, même les Suisses, pourtant parfaitement bien éduqués pour conserver des armes de guerre à la maison, avec des munitions (5-6 morts par an, comme me l'a dit un général professionnel suisse, dans un camion, lors d'une démonstration de l'armée suisse contre un tremblement de terre à des officiers suisses, autrichiens, allemands et alsaciens. Et les citoyens au monde le mieux et le plus armés semblent être les citoyens israéliens.
Et la première mission d'une guerre dans un pays dirigés par les ploutocrates est bien de faire marcher des usines d'armement. Certains disent d'ailleurs que ce qui avait sauvé l'Amérique de la crise de 1929 n'est pas le "new deal" de Roosevelt, mais la préparation puis la conduite de la seconde guerre mondiale.
Le New York Times publie une série d'articles intéressants sur la condition des soldats américains en Afghanistan (ce n'est pas dans cette série que le Monde semble puiser pour son supplément NYT en anglais).
Le NYT rapporte que lors d'une embuscade qui plaqua une unité américaine au sol, l'aviation et l'artillerie américaine ne visait pas seulement les 0positions des insurgés, mais en même temps les villages se trouvant dans la même zone. Et que le phosphore blanc était utilisé qui brûle la chair jusqu'à l'os.
Obama a décidé d'envoyer 21 000 soldats de plus en Afghanistan et d'étendre les combats au Pakistan. De nouveaux forts sont en construction entre Kaboul et le Pakistan.
Un mot d'ordre constant, en réponse aux morts américains : tuer des Afghans.Civils compris.
Teske, un déserteur américain réfugié au Canada, raconte, avec difficulté, ce qu'il a vu : des ennemis brûlés vifs par le phosphore blanc.
Commentaire : les Américains sont là pour tuer, par tous moyens, aussi
interdits par les conventions internationales, les Américains sont là pour se faire haïr, et dans le cadre de l'OTAN, des Etats européens vont de plus en plus s'engager dans ce bourbier; et se faire haïr aussi.
C'est ainsi que peu à peu se prépare la prochaine guerre mondiale, chacun sachant sans hésiter de quel côté il se rangera; ou sera obligé de se ranger.
28/9
(ms)
(5) US using white phosphorus in Afghanistan

http://www.wsws.org/articles/2009/apr2009/afgh-a22.shtml


1-8 Frédéric Bobin : Voyage dans le nord afghan, autrefois insouciant, à présent dans les mains de la résistance. 

Ndlr : la publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toute l'analyse de l'auteur mais doit être vu comme information. 

Une vidéo circule à Pul-e-Khumri, suscitant un accablement assez général.

On y voit une quarantaine de policiers afghans, impuissants, désemparés, se laisser désarmer par une demi-douzaine de résistants. La scène s'est déroulée le 17 août, trois jours avant le scrutin présidentiel, à Dand-e-Ghori, un fief à la sortie de Pul-e-Khumri, le chef-lieu de Baghlan, une des provinces du nord de l'Afghanistan.

Dans cette zone, les résistants ont intensifié ces derniers mois leur infiltration. L'image est légèrement floue, mais la scène est fort explicite. Les résistants lourdement armés crient des ordres à des policiers tétanisés.

Ces derniers, encerclés, se rendent. Ils livrent tout, armes, munitions, gilet pare-balles, aux assaillants. Un résistant, cheveux ras et longue barbe, a l'air d'être le chef.

On repère aussi un adolescent. Imberbe, à peine 15 ans, calot vissé sur la tête, il se réjouit de l'exploit. Les policiers sont sommés de grimper sur leur pick-up et autorisés à regagner leur caserne, dépouillés, humiliés, porteurs à leur hiérarchie d'un message clair : à cinq kilomètres à peine du chef-lieu d'une grande province afghane, les résistant règnent en maîtres.

A première vue, l'incident est à ranger dans la liste des faits d'armes qui enfièvrent le nord de l'Afghanistan depuis peu. Jusqu'à présent confinée dans le sud et l'est du pays, l'insurrection multiplie désormais les coups de main dans l'Afghanistan septentrional, non loin de la frontière avec le Tadjikistan.

Les affrontements deviennent ordinaires. Un des plus tragique fut le raid aérien de l'OTAN, le 4 septembre, sur deux camions-citernes à Aliabad, dans le sud de la province de Kunduz, voisine de Baghlan :  de nombreux civils, périrent.

Le lendemain, deux journalistes du New York Times, Stephen Farrell et son assistant afghan, Sultan Munadi, étaient enlevés au même endroit alors qu'ils interrogeaient des villageois sur le drame.

Leur libération par les forces spéciales britanniques, dans la nuit du 8 au 9 septembre, se solda par la mort de quatre personnes, dont M. Munadi. A Pul-e-Khumri, tous ces événements ont été suivis de très près, car les climats politiques de Kunduz et Baghlan sont étroitement imbriqués. "Dès que le district de Char-Dara, au sud de la province de Kunduz, a basculé dans la rébellion, la sécurité a commencé à se détériorer dans la province de Baghlan", dit M. Hashemi, le gouverneur adjoint de la province. "Il y a avec eux des Tchétchènes, des Ouzbeks et des combattants proches d'Al-Qaida", ajoute-t-il.

Un incident comme un autre ?

Dans cette affaire de policiers désarmés aux portes de Pul-e-Khumri, il est toutefois des détails qui plongent nombre d'habitants dans la perplexité. Ces détails troublants nous ont été fournis par l'un de ces policiers dépouillés. Appelons-le Ahmed Ghulam - un nom d'emprunt. On le rencontre dans un logis de Pul-e-Khumri à l'heure de la rupture du jeûne du ramadan, en cet instant précis où l'appel du muezzin déclenche un assaut généralisé sur les plats d'aubergines ou d'épinards étalés sur un tapis rouge sang.

Le récit d'Ahmed Ghulam prouve à quel point ces nouveaux groupes de résistants de la province de Baghlan bénéficient de complicités haut placées.

En ce 17 août, raconte-t-il, la brigade de policiers s'était mise en branle avec pour mission de distribuer dans les villages les urnes destinées au scrutin présidentiel. "Nous sommes tombés dans une embuscade, se souvient Ahmed Ghulam. Nous avons riposté. Le face-à-face, ponctué d'échanges de coups de feu, a duré six heures. Nous avons multiplié les appels à notre hiérarchie afin d'obtenir le soutien de renforts. Or ces renforts ne sont jamais arrivés. Nous avons été obligés de nous rendre." Ahmed Ghulam est écoeuré. A ses yeux, les policiers ont été délibérément "trahis" par leur chef. "C'est un complot, précise-t-il. Le but était de nous évincer de ces villages afin de laisser les résistants bourrer les urnes le 20 août." En faveur de qui ? "Karzaï", répond le policier.

L'incident souligne l'extrême complexité des microclimats locaux en Afghanistan, où les réseaux politiques se croisent ou s'interpénètrent avec pour effet de brouiller la frontière entre pouvoir et insurrection. La province de Baghlan est un cas d'école. Le gouverneur provincial, Akbar Barakzaï, est le frère d'un ancien commandant local (aujourd'hui décédé) du Hezb-e-Islami, un groupe fondamentaliste qui combat aux côtés des résistants. "Le gouverneur est proche du Hezb-e-Islami", précise un observateur local. En d'autres termes, le gouverneur est lié à un groupe rebelle.

Depuis les années 2006-2007, le président Hamid Karzaï a multiplié les nominations de ministres et gouverneurs affiliés au Hezb-e-Islami dans le cadre de sa politique dite de "réconciliation nationale". La manœuvre pourrait se comprendre si elle avait pour effet de démobiliser les "militaires" du Hezb-e-Islami. Or, s'étonnent les habitants de Pul-e-Khumri, les promus dans l'appareil d'Etat ont conservé leurs liens avec des groupes armés à l'activisme croissant. "Cette montée de l'insécurité ne pourrait pas se produire sans la complicité de certaines institutions", assure Paikan Haidari, le président du conseil provincial de Baghlan.

Ainsi protégés, ces noyaux du Hezb-e-Islami, qui ont des contacts opérationnels avec les résistants, n'ont cessé ces dernières années de reconstituer leurs bases historiques dans les poches pachtounes à Baghlan ou Kunduz, provinces à majorité tadjike.

Les résistants ont abondamment joué sur le syndrome minoritaire des Pachtounes du nord, victimes, au lendemain de la chute du régime résistants, fin 2001, de nombreuses discriminations ethniques de la part des Tadjiks ou des Ouzbeks. Ces "poches" pachtounes tracent aujourd'hui l'itinéraire par lequel les résistants montent vers le nord à partir de leurs fiefs historiques du sud et du sud-ouest, le long d'un arc formé par les provinces de Farah, Herat, Badghis, Faryab, Sar-e-Pul, Samangan, Baghlan et Kunduz.

La pression militaire exercée par les forces de l'OTAN dans le sud explique pour partie cet exode vers le Nord. A cet "effet mécanique", selon la formule d'un observateur international à Kaboul, s'ajoute le projet plus stratégique de perturber les lignes d'approvisionnement de l'OTAN qui transitent de plus en plus par le Tadjikistan.

Après l'offensive des résistants pakistanais qui avaient multiplié, fin 2008-début 2009, les attaques de convois destinés à l'OTAN dans la zone tribale de Khyber, le principal poste-frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan, l'Alliance atlantique avait décidé de redéployer ses circuits logistiques vers le nord afghan.

Les résistants n'ont pas tardé à s'ajuster à cette nouvelle géopolitique.

A première vue, l'incident est à ranger dans la liste des faits d'armes qui enfièvrent le nord de l'Afghanistan depuis peu.

Jusqu'à présent confinée dans le sud et l'est du pays, l'insurrection multiplie désormais les coups de main dans l'Afghanistan septentrional, non loin de la frontière avec le Tadjikistan.

Frédéric Bobin

21/9

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/09/21/afghanistan-les-résistants-arrivent-dans-le-nord-les-humiliations-aussi_1243012_3216.html


1-9 Présidentielle afghane: un imbroglio qui embarrasse les Occidentaux (?)

Ndlr : la publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toute l'analyse de l'auteur mais doit être vu comme information. 

L'élection présidentielle en Afghanistan devait couronner huit années d'efforts de la communauté internationale pour installer un pouvoir totalement légitime mais les fraudes massives qui retardent les résultats embarrassent les Occidentaux.

Cette crise politique survient au plus mauvais moment pour la quarantaine de pays engagés, derrière les Etats-Unis, dans les forces internationales qui combattent l'insurrection des résistants, au moment où leurs opinions publiques se montrent plus que jamais rétives à l'engagement des soldats.

Car 2009 est déjà, et de très loin, l'année la plus meurtrière pour les troupes étrangères en huit ans de guerre.

La présidentielle du 20 août, au suffrage universel, parrainée, organisée et financée par la communauté internationale, est la seconde de l'histoire tourmentée de ce pays, qui ne parvient pas à se relever de 30 années de conflits.

Le scrutin devait légitimer le président Hamid Karzaï, installé à la tête du pays fin 2001 par la coalition internationale emmenée par les Etats-Unis, qui venait de chasser les résistants, puis mal élu en 2004.

Or, les gouvernements ont du mal à expliquer à leurs opinions pourquoi ils continuent de soutenir, fut-ce du bout des lèvres, un régime miné par la corruption et les alliances avec des chefs de guerre au passé sanglant.

"L'élection devait stimuler le soutien de la communauté internationale à la présence des troupes étrangères et la reconstruction du pays, mais elle conduit au résultat inverse", déplore un diplomate occidental, sous couvert de l'anonymat.

Près d'un mois après le scrutin, des résultats ont été annoncés mercredi, donnant la majorité absolue à M. Karzaï, avec 54,6% des suffrages contre 27,8 à son principal rival, Abdullah Abdullah.

Mais il ne peut être proclamé officiellement réélu car une commission indépendante parrainée par l'ONU a ordonné le recomptage de centaines de milliers de bulletins suspects.

Si un grand nombre de bulletins sont invalidés, M. Karzaï pourrait être contraint de disputer un second tour.

Tout l'enjeu est là, tant il ne fait guère de doute que M. Karzaï sera réélu. La difficulté pour les Occidentaux est de lui conférer un minimum de légitimité pour pouvoir engager le retrait qu'ils promettent à leurs opinions. Une victoire à un premier tour entaché de fraudes pourrait avoir un effet désastreux, d'autant que la faible participation (38,7%) ne plaide pas en faveur d'une grande légitimité.

L'embarras est manifeste dans le changement de ton entre les déclarations au lendemain du scrutin, quand ni l'ONU, ni l'Union européenne, ni les principales capitales concernées ne semblaient crier au loup, et celles, un mois après, nettement accusatrices.

L'ONU répète à l'envi qu'il faut aller au bout des enquêtes, Washington a répété mercredi que les résultats n'étaient que "préliminaires", la Grande-Bretagne qu'elle "ne prendra pas part à une quelconque dissimulation".

Mercredi, en annonçant que les observateurs de l'UE évaluaient à environ 1,5 million le nombre de bulletins "suspects", soit un sur quatre, leur chef, le Français Philippe Morillon, a souligné: "Nous ne choisirons pas votre prochain président mais nous refusons d'être les complices d'une quelconque tentative de fraude massive".

"La crise politique actuelle est née des doutes sérieux sur la transparence" du scrutin, commente le politologue afghan Haroun Mir. "La très faible participation et les nombreuses accusations de fraude ont déjà terni la crédibilité de l'élection", ajoute-t-il, évoquant une "impasse politique".

17/9

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hvjWoKOByTlGMo8403U35ABR_jfg

 


1-10 Mireille Delamarre : Afghanistan : Orgies des Gardes de l'Ambassade US, Afghans Carbonisés, Soldats Français Tués par des Mines de la CIA…

Pendants que des soldats français mais aussi britanniques, canadiens, allemands.... sautent sur des mines italiennes fournies par la CIA aux Afghans pour combattre les Soviétiques et reconverties en engins explosifs, des gardes privés de l'ambassade US organisent des soirées d'orgies.

Sarko verse une larme de crocodile lors du rapatriement des corps de ceux "Morts Pour Les Etats Unis" mais réaffirme le bien fondé de la présence de l'armée française en Afghanistan, et le PS demande timidement que soit organisée une "réflexion" sur le sujet.

STOP aux gesticulations politiques méprisantes, obscènes des uns et des autres, exigeons le rapatriement immédiat des troupes françaises d'Afghanistan

Orgies organisées par des gardes de l'ambassade américaine de Kaboul

Des images scandaleuses de gardes privés travaillant à l'ambassade américaine de Kaboul en Afghanistan les montrent participant à des orgies sexuelles, selon un article de Der Spiegel du 050909 qui publie en ligne ces 12 photos*. Ces photos scandaleuses renvoient bien sûr aux infâmes photos de détenus irakiens victimes de sévices sexuels commis par les gardiens américains prises dans la prison d'Abu Ghraib en Irak.
Dans le cas de l'ambassade américaine à Kaboul ce sont des gardes américains, des agents de sécurité appartenant à une société de sous traitance travaillant pour le Pentagone, dont certains affirment avoir été forcés de participer à ces orgies, qui s'adonnent entre eux à ces activités pornographiques. Environ 450 agents de sécurité sont en poste à l'ambassade US et tous vivent à Camp Sullivan, situé à quelques kilomètres de l'immense ambassade US dans la capitale afghane. C'est là que ces soirées pornographiques sont organisées. Ces photos montrent des hommes nus, dont les parties génitales sont à peine couvertes d'un cache noir, buvant, dansant nus autour d'un feu, se léchant les uns les autres les mamelons et s'attrapant les testicules. Ils s'adonnent à des actes sexuels, versent sur le dos des uns des autres de la volka et la boivent au niveau des fesses.
Certains de ces hommes ont affirmé avoir été forcés de participer à ces scènes d'orgies par ceux qui les supervisent selon le groupe Project On Government Ovsersignt (POGO) une ONG américaine qui surveille et dénonce ce genre de conduite. Ils ont dit que quiconque refusait de prendre part à ces orgies était ridiculisé, humilié, professionnellement rétrogradé voire même licencié. Ceux qui participaient recevaient une récompense bénéficiant notamment de tours de garde avantageux.

La sécurité de l'ambassade américaine à Kaboul a été confiée par le Département d'Etat, dont l'actuelle secrétaire d'état Hillary Clinton à la charge, à une société privée, ArmorGroup North America qui appartient à Wackenhut Services.

Cette société privée assure depuis des années la protection des 1000 diplomates US, le personnel d'ambassade et les employés locaux afghans qui y travaillent, et touche 180 millions de $ (126 millions d'euros) par an pour ce travail. Malgré les critiques faites sur le manque de fiabilité d'ArmorGroup en matière de sécurité, l'Administration Obama a renouvelé le contrat en Juillet dernier.
L'ONG POGO a envoyé une lettre de 10 pages à la Secrétaire d' Etat Hillary Clinton, et publié les 12 photos, documents mis en ligne sur son site. Dans sa lettre POGO écrit : "
ce sont des évènements qui ont eu lieu depuis un an et demi et ont été ignorés par la direction....Ce "bizutage déviant" s'est produit sur une base quasi hebdomadaire. Un e-mail d'un garde actuellement en poste décrit des situations dans lesquelles des gardes et des chefs " pissaient sur des personnes, mangeaient des chips d'entre les fesses'" des scènes qui ont également été enregistrées en vidéo. Un national afghan qui travaille à la salle à manger du Camp Sullivan a fourni une déclaration signée à POGO dans laquelle il décrit comment un garde l'avait saisi et lui avait dit : " t'es très bon pour baiser". Ce garde était accompagné de 4 autres gardes et tous étaient en sous vêtement et portaient des bouteilles d'alcool. Le témoin a dit qu'il avait trop peur pour dire quoi que ce soit."
Un rapport du Congressional Research Service publié récemment note qu'à la date de Mars 2009, il y avait 52.300 personnels militaires US et 68.200 personnel privés en Afghanistan.

Selon le rapport cela représente le taux le plus élevé de personnels privés utilisés par le DOD (Departement of Defense) dans l'histoire des conflits où les forces armées US ont été engagées. La guerre d'Afghanistan, comme celle d'Irak, est une guerre qui fait largement appel à des mercenaires.
Article du Der Spiegel en anglais: http://www.spiegel.de/international/world/0,1518,646977,00.html

Mireille Delamarre

 Lundi 07 Septembre 2009
http://www.alterinfo.net/Afghanistan-Orgies-Des-Gardes-De-L-Ambassade-US,-Afghans-Carbonises,-Soldats-Francais-Tues-Par-Des-Mines-De-La-CIA_a36394.html


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