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04/10/2009

n°13 - Dossier d'Iran - 02-10 - : Suite -: Attaquer l'Iran serait «pratique» selon le général Clark.

n°13 - Dossier d'Iran - 02-10 - : Suite -: Attaquer l'Iran serait «pratique» selon le général Clark.



Dossier d'Iran   n°13 du 02-10

                              C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

2 Dossier & Point de vue

2-1Les Iraniens sont favorables à des relations diplomatiques avec les Etats Unis mais font peu confiance à Obama.

2-2 Paul Craig Roberts : Menaces Nucléaires : Sanctions Paralysantes contre les 2 Puissances Nucléaires Va-T-En Guerre (Israël Et US....) Et Non Pas Contre l'Iran.

2-3 L'incongruité détruit l'esprit.

2-4 Mohamad Al-Saïd Idris : Le Moyen-Orient et le spectre d'une guerre nucléaire.

2-5 Karl Müller : Maintenant il s’agit de négocier avec l’Iran – honnêtement et sur la base du droit!

4-6 Karl Müller : Les cinq cherchent-ils à provoquer une escalade vers la guerre ?



2 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

2-1Les Iraniens sont favorables à des relations diplomatiques avec les Etats Unis mais font peu confiance à Obama.
Selon un nouveau sondage d’opinion des Iraniens par WorlPublicOpinion.org, six Iraniens sur dix sont favorables à une restauration des relations diplomatiques entre leur pays et les Etats Unis, une position qui est contradiction directe avec celle que le gouvernement iranien a adoptée pendant une trentaine d’années. Ils sont aussi nombreux à être favorables à des discussions directes.

Cependant, les Iraniens ne semblent pas partager l’engouement international pour Barack Obama. Ils ne sont que 16 % à dire avoir confiance en lui pour agir de manière juste dans les affaires du monde. C’est le score le plus bas observé parmi les vingt pays sondés par WPO sur cette question au printemps.

Malgré son récent discours du Caire, où Obama avait insisté sur son respect pour l’Islam, un quart seulement des Iraniens sont convaincus de sa sincérité. Et trois sur quatre (77 %) continuent à avoir une perception défavorable du gouvernement des Etats Unis.“Si les Iraniens sont en majorité prêts à traiter avec Obama, ils ne lui font guère confiance,” explique Steven Kull, directeur de WPO.

Dans le même temps, existent des signes d’assouplissement. La confiance en Obama est trois fois plus fréquente que celle envers George W. Bush obtenait la confiance de seulement 6 % des Iraniens dans un sondage WPO de 2008. Le pourcentage d’opinions défavorables sur le gouvernement des USA est huit points plus bas que les 85 % d’opinions défavorables de 2008 (WPO).

Concernant Mahmoud Ahmadinejad, l’enquête montre que huit Iraniens sur dix le considèrent comme le président légitime du pays. Ahmadinejad qui se rendra aux Etats Unis ce mardi et s’exprimera devant l’Assemblée générale de l’ONU, a été au centre de grandes manifestations à Téhéran après la contestation par les partisans de l’opposition de la validité de sa réélection en juin.

WorldPublicOpinion.org (WPO) a interrogé 1300 Iraniens entre le 27 août et le 10 septembre 2009. Les entretiens ont été réalisés par téléphone (huit foyers iraniens sur dix disposent du téléphone) par un institut professionnel de sondage situé hors d’Iran et qui a employé des locuteurs de langue maternelle farsi. La marge d’erreur est de 3,1 %. WPO, un projet coopératif qui implique des centres de recherche à travers le monde, est managé par le Program on International Policy Attitudes à l’université du Maryland.

Depuis 1979, le gouvernement iranien est resté opposé au rétablissement complet des relations diplomatiques avec les Etats Unis rompues après le renversement du régime du chah soutenu par les USA et la prise de contrôle par l’Iran de l’ambassade US à Téhéran. Cependant, WPO constate que 63 % des Iraniens interrogés disent être favorables au rétablissement des relations diplomatiques. 27 % seulement sont contre. A la question de savoir s’ils sont pour ou contre des négociations directes et inconditionnelles entre les gouvernements des deux pays, 60 % disent être pour. 30 % sont contre.
Le sondage montre qu’Obama n’est pas perçu avec sympathie par la majorité des Iraniens. Quelque 71 % n’ont pas ou peu confiance dans l’action d’Obama eu égard aux affaires internationales. Ils sont nombreux également à douter de son attitude envers l’Islam, avec 59 % qui disent penser qu’il ne respecte pas cette religion et à peine 25 % qui pensent qu’il la respecte.

Les Iraniens montrent un niveau élevé de défiance envers les Etats Unis. Huit sur dix considèrent que les Etats Unis cherchent à affaiblir et diviser le monde musulman (proportion stable par rapport à l’enquête 2008).

Trois sur quatre considèrent que les Etats Unis ont pour objectif d’imposer la culture américaine aux sociétés musulmanes.

Mais il y aussi des signes positifs. Si les Iraniens pensent majoritairement que les Etats Unis n’ont pas vraiment l’intention d’aboutir à la création d’un Etat palestinien indépendant, la proportion qui pense que c’est leur intention a doublé, passant de 12 à 25 % - ce qui suggère que les efforts d’Obama pour stopper la colonisation israélienne ont eu un certain impact. De même, les opinions envers le peuple américain sont très largement positives, avec 51 % des personnes interrogées qui expriment des sentiments favorables envers les Américains (13 % très favorables).
A une question sur la perspective de voir «l’Iran coopérer avec les USA pour combattre les Talibans qui opèrent en Afghanistan près de la frontière avec l’Iran, “un pourcentage substantiel de 43 % y est favorable contre 41 % qui y sont opposés.”Alors qu’un quart (26 %) des Iraniens dit soutenir les attaques contre les troupes US dans l’Afghanistan voisin, 49 % y sont opposés (41 % fortement opposés) – peut-être en partie en raison des frictions antérieures entre l’Iran et les Talibans.

La plupart des Iraniens expriment leur acceptation du résultat de l’élection présidentielle. 81 % disent considérer Ahmadinejad comme le président légitime de l’Iran, et 62 % disent avoir très confiance dans les résultats électoraux proclamés, tandis que 21 M disent avoir une certaine confiance. 13 % seulement disent avoir peu ou pas confiance dans les résultats.

Plus généralement, huit sur dix (81 %) disent être satisfaits du processus par lequel les autorités sont élues, mais seulement la moitié d’entre eux (40 %) disent en être très satisfaits.

Parmi les 87 % des répondants qui ont indiqué avoir voté à l’élection présidentielle de juin, 55 % disent avoir voté pour Ahmadinejad. Seulement 14 % ont répondu avoir voté pour Moussavi, le principal candidat d’opposition, et 26 % ont refusé de répondre.

Interrogés sur leur vote si in nouveau scrutin devait se tenir, 49 % des sondés disent qu’ils voteraient pour Ahmadinejad, 8 % pour Moussavi, 13 % disent qu’ils n’iraient pas voter, et 26 % refusent de répondre. “La proportion très élevée de personnes qui refusent de répondre sur leur préférence de vote – ce que nous n’avons constaté pour aucune autre question – suggère que les gens sont un peu mal à l’aise avec ce sujet,” explique Kull de WPO. « De sorte que ces observations sur les préférences de vote ne sont pas une base solide pour estimer le vote réel.»
Huit sondés sur 10 déclarent qu’Ahmadinejad est honnête, mais un peu moins de la moitié – 48 % - disent qu’il est très honnête. Interrogés à propos des institutions gouvernementales de la république islamique, de grandes majorités se dégagent pour exprimer au moins une certaine confiance dans les institutions les plus importantes. Le président est perçu de manière plus positive, avec 84 % des répondants qui s’estiment très (64 %) ou assez (20 %) confiants.

Dans l’ensemble, la plupart des Iraniens soutiennent leur système actuel de gouvernement. Neuf sur dix disent être satisfaits su système de gouvernement iranien, même si seulement 41 % disent en être très satisfaits. Six sur dix approuvent le système par lequel un corps d’érudits en matière religieuse a la capacité de censurer des lois qu’ils jugent contraires au Coran, tandis qu’un sur quatre exprime son opposition. Une courte majorité (55 %) considère que la manière dont le Guide Suprême est élu est cohérente avec les principes démocratiques, même si les 3/5èmes des répondants disent ne pas être gênés par l’étendue de ses pouvoirs.

World Public Opinion (USA)

Traduit de l'anglais par Djazaïri

18 septembre 2009
http://www.alterinfo.net/La-legitimite-d-Ahmadinejad,-l-holocauste-et-la-propagande-occidentale_a37107.html

http://mounadil.blogspot.com/


2-2 Paul Craig Roberts : Menaces Nucléaires : Sanctions Paralysantes contre les 2 Puissances Nucléaires Va-T-En Guerre (Israël Et US....) Et Non Pas Contre l'Iran.

Pour empêcher Israël et les Etats Unis - l'Axe du Mal - qui mènent depuis des décennies des guerres d'agression et menacent d'ouvrir un nouveau front contre l'Iran, les ‘anti guerre’ doivent avoir le courage d'exiger des sanctions paralysantes contre deux pays qui possèdent des armes nucléaires et sont de fait jugés par l'opinion publique mondiale comme les plus dangereux pour la paix.

Sans même attendre des dirigeants politiques et institutions internationales un premier geste, il faut donc engager concrètement la société civile dans cette direction.

Ci dessous l'argumentaire de Paul Craig Roberts pour concrétiser mondialement une telle campagne.

Pourquoi pas des sanctions paralysantes contre Israël et les USA ?

En Israël, un pays volé aux Palestiniens, des fanatiques contrôlent le gouvernement. L'un de ces fanatiques c'est le premier ministre, Benjamin Netanyahou. La semaine dernière Netanyahou a appelé à des "sanctions paralysantes" contre l'Iran.
Le type de blocus que veut Netanyahou est qualifié d'acte de guerre. Israël menace depuis longtemps d'attaquer l'Iran par lui-même mais préfère entraîner les US et l'OTAN.
Pourquoi Israël veut-il initier une guerre entre les Etats Unis et l'Iran ?
L'Iran attaque -t-elle d'autres pays, bombarde t-elle des civils et détruit-elle les infrastructures civiles ?
Non. Ce sont des crimes commis par Israël et les US.
Iran chasse t-elle des peuples de terres qu'ils ont occupé depuis des siècles et les parquent-elle dans des ghettos ?
Non, c'est ce qu'Israël a fait aux Palestiniens pendant 60 ans.
Que fait l'Iran ?
L'Iran développe de l'énergie nucléaire, ce qui est son droit en tant que signataire du Traité de Non Prolifération (TNP). Le programme d'énergie nucléaire de l'Iran est soumis à des inspections de l'Agence Internationale à l'Energie Atomique ( AIEA) qui a constamment rapporté que ses inspections n'ont trouvé aucue diversion de l'uranium enrichi pour un programme d'armement.
La position adoptée par Israël, et par le pantin d'Israël à Washington, c'est que l'Iran ne doit pas être autorisée à bénéficier des droits de tout signataire du TNP dont bénéficie tous les autres signataires, car l'Iran pourrait détourner l'uranium enrichi pour un programme de fabrication d'armes nucléaires.
En d'autres termes, Israël et les US affirment qu'ils ont le droit d'annuler le droit de l'Iran à développer l'énergie nucléaire. La position d'Israël/US n'a aucun fondement en droit international ou en quoi que ce soit c'est le seul fait de l'arrogance d'Israël et des USA.
L'hypocrisie est à son comble. Israël n'est pas signataire du TNP et fabrique des armes nucléaires illégalement, clandestinement avec, d'après ce que nous savons, l'aide des US.
Comme Israël est illégalement en possession d'armes nucléaires et a un gouvernement fanatique capable de les utiliser, des sanctions paralysantes devraient s'appliquer à Israël et l'obliger à désarmer.
Israël se qualifie pour des sanctions paralysantes pour une autre raison.

C'est un état d'apartheid, comme l'ancien président US Jimmy Carter l'a démontré dans son livre " Palestine : Peace Not Apartheid."
Les US ont mené la campagne pour imposer des sanctions contre l'Afrique du Sud à cause des pratiques d'apartheid de l'Afrique du Sud. Les sanctions ont obligé le gouvernement blanc à remettre le pouvoir politique à la population noire. Israël pratique une forme d'apartheid pire que celui du gouvernement blanc sud africain. Pourtant, Israël affirme que c'est "antisémite" de le critiquer pour une pratique que le monde entier considère comme intolérable.
Ce qui reste de la Cisjordanie palestinienne, ce qui n'a pas été volé par Israël, est constitué de ghettos isolés. Les Palestiniens sont coupés des hôpitaux des écoles de leurs fermes et entre eux. Ils ne peuvent pas voyager d'un ghetto à l'autre sans permission d'Israël mise en place aux barrages.
L'explication du gouvernement israélien pour ces violations flagrantes des droits humains comprend la plus grande collection de mensonges de l'histoire mondiale. Personne, exception faite des "Chrétiens Sionistes" américains n'en croit un seul mot.
Les Etats Unis se qualifient également pour des sanctions paralysantes. En réalité, les US sont sur qualifiés. Le gouvernement US a envahi l'Afghanistan et l'Irak et utilisé la "guerre contre le terrorisme" que Washington a orchestré pour restreindre les libertés civiles US inscrites dans la Constitution, en utilisant mensonges et tromperie intentionnelle du Congés US. 1 million d'Irakiens ont payé de leurs vies pour les crimes de l'Amérique et 4 millions ont été déplacés. L'Irak et ses infrastructures sont en ruine, et les élites professionnelles de l'Irak, nécessaires à une société moderne organisée, ont été assassinées ou dispersées. Le gouvernement US a commis des crimes de guerre sur une large échelle.
Personne ne sait combien de femmes, d'enfants et d'anciens des villages ont été massacrés par les US en Afghanistan. Cependant, la guerre américaine d'agression contre le peuple afghan entre maintenant dans sa neuvième année. Selon l'armée US, une victoire américaine est très loin. L'amiral Michael Mullen, qui dirige les chefs d'état major US, a déclare en Août que la situation militaire en Afghanistan est " sérieuse et se détériore".
Les adultes américains peuvent envisager la durée de cette guerre pour le reste de leur vie, tandis que les droits à la Sécurité Sociale et à Médicare sont réduits afin de dégager plus de financements pour l'industrie de l'armement US. Bush/Cheney et Obama/Biden ont fait des munitions les seuls produits d'investissement sûrs aux Etats Unis.
Quel est le but de la guerre d'agression contre l'Afghanistan ? Peu après son inauguration, le Président Obama a promis de fournir une réponse mais ne l'a pas fait. Au lieu de cela, Obama a rapidement escaladé la guerre en Afghanistan et lancé une nouvelle guerre au Pakistan qui a déjà déplacé 2 millions de Pakistanais. Obama a envoyé 21 000 soldats US de plus en Afghanistan et le commandant US, le Gl Stanley McChrystal, en demande 20 000 de plus.
Obama escalade la guerre d'agression de l'Amérique contre le peuple afghan malgré trois sondages d'opinion de qualité qui montrent que le public américain s'oppose fermement à tout prolongement de la guerre en Afghanistan.
Malheureusement, l'accord inattaquable entre Israël et Washington pour mener une guerre contre les peuples musulmans est bien plus fort que le lien entre le public américain et le gouvernement américain. Lors d'un dîner d'adieu jeudi dernier pour l'attaché militaire d'Israël à Washington qui retourne en Israël pour devenir vice chef d'état major de l'armée israélienne, l'Amiral Mike Mullen, à la tête des chefs d'état major US, la sous secrétaire à la défense Michèle Flournoy, et Dan Shapiro, qui est en charge des affaires du Moyen Orient au Conseil de Sécurité National, étaient présents et ont présenté leur respect. L'Amiral Mullen a déclaré que les US se tiendront toujours aux côtés d'Israël. Quelque soit le nombre de crimes commis par Israël. Quelque soit le nombre de femmes et d'enfants massacrés par Israël. Quelque soit le nombre de Palestiniens qu'Israël chasse de leurs maisons villages et terres.
Si on pouvait dire la vérité, la vérité c'est que l'Axe du Mal c'est les Etats Unis-Israël.
Des millions d’Américains sont actuellement sans toit à cause des faillites. Des millions ont perdu leur travail, et encore plus de millions n'ont pas accès aux soins médicaux. Pourtant, le gouvernement US continue de gaspiller des centaines de milliards de $ dans des guerres qui ne servent aucun intérêt US. Le Président Obama et le Gl McChrystal ont adopté la position qu'ils connaissent le mieux, le public américain peut aller en enfer.
Il est on ne peu plus clair que le Président des Etats Unis et l'armée US n'ont absolument aucun respect pour la démocratie, les droits de l'homme, et le droit international. C'est une autre raison pour appliquer des sanctions paralysantes contre Washington, dont le gouvernement apparu sous Bush/Obama est celui d'un état de chemises brunes qui vit de mensonges, torture, assassinats crimes de guerre et tromperie.
De nombreux gouvernements sont complices des crimes de guerre de l'Amérique. Avec le budget d'Obama profondément plongé dans le rouge, les guerres d'agression brutale de Washington dépendent pour leur financement des Chinois, Japonais, Russes, Saudiens, Sud Coréens, Indiens et Européens. A la seconde même où l'argent étranger arrêtera de financer les crimes de guerre américains, les guerres d'agression de l'Amérique contre les Musulmans stopperont.
Les US ne seront pas pour toujours "une superpuissance" qui peut indéfiniment ignorer ses propres lois et le droit international. Les US finiront par s'effondrer, résultat de leur prétention démesurée et de leur arrogance.
Quand l'empire américain s'effondrera, est-ce que ses dirigeants auront des comptes à rendre devant un tribunal pour crimes de guerre ?
Paul Craig Roberts –

30/08/09 - www.vdare.com
Paul Craig Roberts a été Assistant Secretary of the Treasury pendant le premier mandat du President Reagan.

Il a été éditeur associé du Wall Street Journal . Il est l'auteur de "Supply-Side Revolution : An Insider's Account of Policymaking in Washington"; "Alienation and the Soviet Economy" et "Meltdown: Inside the Soviet Economy", et co auteur avec Lawrence M. Stratton de "The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice".
http://www.planetenonviolence.org/Sanctions-Paralysantes-Contre-Les-Deux-Puissances-Nucleaires-Va-T-En-Guerre-Israel-Et-US-Et-Non-Pas-Contre-l-Iran_a2001.html



2-3 L'incongruité détruit l'esprit.

Voyez Obama, avec ses troupes engagés dans des guerres en Irak, en Afghanistan, et au Pakistan, exigeant qu'une nation pacifique produisent les preuves de « ses intentions paisibles ou être jugé selon les normes et le droit international. »  
 C'est le gouvernement Américain et ses états marionnettes de l'OTAN, et les bellicistes Israéliens, qui doivent être normalement  jugé selon le droit international.

Au regard du droit international,  les Etats-Unis, ses marionnettes de l'OTAN, et Israël sont les gouvernements responsables de crimes de guerre. Il n'y a aucun doute à ce sujet. Tout est dit. Les Etats-Unis, Israël, et les Etats marionnettes de l'OTAN ont commis des agressions militaires à l’image du Troisième Reich Allemand, et ils ont assassiné un grand nombre de civils.

D’après le livre du Führer, « les grandes républiques démocratiques » ont justifié ces actes de non droit avec le mensonge et la duperie. Rudolph Giuliani, ancien Procureur des Etats-Unis, qui a pris en charges des victimes « de haute valeur » afin d’obtenir de la reconnaissance pour se carrière politique, en organisant un rassemblement contre l'Iran à New York le 25 septembre. Selon Richard Silverstein de AlterNet, le rassemblement a été commandité par un groupe de lobbies Israélien et une organisation ayant des liens avec une organisation terroriste Iranienne (financée probablement par le gouvernement Américain) qui appelle au renversement violent du gouvernement Iranien.  
 
http://vdare.com/roberts/070510_giuliani.htm  
 Les efforts pour augmenter la pression pour des actes de guerre contre l'Iran continuent en dépit des déclarations répétées de l'AIEA sur le fait qu'il n'y a aucun signe laissant entrevoir un programme d'armement nucléaire Iranien, et en dépit des confirmations des services secrets Américains que l'Iran a abandonné depuis des années son programme d'armement nucléaires.  
 Pendant ce temps, les gouvernements Israélien et Américain, qui sont si soucieux du droit international et de juger les pays qui le violent, ont tout fait pour empêcher que le rapport du juge Richard Goldstone arrive au Conseil de Sécurité de l'ONU.  
 http://www.forward.com/articles/114867/

Pourquoi?  
Le rapport du juge Goldstone a conclu qu’Israël était coupable de crimes de guerre lors de son assaut militaire massif contre les civils et les infrastructures civiles à Gaza.  
 Les efforts continus des 2 Etats bellicistes agresseurs, les Etats-Unis et Israël, pour diaboliser l'Iran ont été soulignés lors du discours d’Ahmadinejad à l'Assemblée Générale de l'ONU (23 septembre).
Ahmadinejad a parlé des attaques contre la dignité humaine et les valeurs spirituelles, par les intérêts matérialistes et égoïstes des Etats-Unis et de ses marionnettes. Recherchant l'hégémonie  « sous couvert d’œuvrer pour la liberté, » les Etats-Unis et ses marionnettes utilisent « les méthodes les plus abjectes d'intimidation et de tromperie » pour cacher qu'ils sont « les premier à violer » les principes fondamentaux qu'ils embrassent et qu’ils appliquent aux autres.  
http://www6.lexisnexis.com/publisher/EndUser?Action=UserDisplayFullDocument&orgId=574&topicId=100007193&docId=l:1044941407&isRss=true
Pourquoi, demande Ahmadinejad à l'Assemblée générale de l'ONU, les pays du monde ne font rien alors qu’Israël assassine et spolie le peuple Palestinien?  
 Pourquoi, demande Ahmadinejad, les pays du monde ne font rien alors que les Etats-Unis envoient, à des milliers de kilomètres, des troupes au Moyen-Orient, « répandant dans toute la région, la guerre, les carnages, les agressions, la terreur et l'intimidation, » tout en blâmant les pays qui souffrent des agressions de l'Occident ?  
Ahmadinejad a dit à l'Assemblée Générale ce que la plupart des représentants de l'ONU savent déjà, que « l’égoïsme et l'avarice insatiable ont remplacé les concepts humanitaires comme l'amour, le sacrifice, la dignité, et la justice. … les mensonges ont remplacé l'honnêteté ; l'hypocrisie a remplacé l'intégrité, et l'égoïsme a remplacé le sacrifice. La tromperie dans les affaires étrangères s'appelle la prévoyance et le sens politique, piller la richesse d'autres nations s'appelle faire des efforts de développement ; l’occupation est présenté comme un cadeau qui favorise la liberté et la démocratie ; et les nations sans défense sont soumises à la répression au nom de la défense des droits de l'homme. »  
Cela ne peut pas être dit plus clairement. Cependant, si le discours d'Ahmadinejad est rapporté par les journaux Américains et les médias télévisés, ses phrases seront prises hors de leur contexte et utilisées pour exaspérer les conservateurs et les Sionistes Chrétiens afin de les unifier derrière le plan d’assaut  d’Obama/ Israël sur l'Iran.  
 A l’image de Rome, l'Amérique ne sera pas rassasiée avant qu’elle ait plus d'ennemis et plus de guerres qu'elle ne peut en supporter pour sa survie.
Traduction Alter Info
 
http://www.infowars.com/more-lies-more-deception/

http://www.alterinfo.net/Plus-de-mensonges-et-de-tromperie_a37334.html


2-4 Mohamad Al-Saïd Idris : Le Moyen-Orient et le spectre d'une guerre nucléaire.

Ndlr : la publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

Il semble que l’histoire du conflit au Moyen-Orient continue à tourner autour des armes nucléaires et des craintes naissant de l’éventualité du déclenchement d’une guerre où seraient utilisées ces armes.

Elle continue à tourner autour de la concurrence pour la possession des armes nucléaires dans le cadre de la guerre sur le pouvoir et la domination de la région.

C’est une vérité que certains tentent de dépasser, convaincus que l’ouverture de ce dossier ouvrira les portes de l’enfer dont les feux peuvent anéantir toute éventuelle chance de réaliser la paix. Une paix qui pourrait mettre un terme à la course à l’armement nucléaire.

Les Arabes ne songent pas sérieusement à la gestion du conflit à ce niveau.

Par contre, les Israéliens se sont lancés dans ce conflit en accordant une importance à tous les détails. Ce sont eux qui ont géré le conflit avec les Arabes selon une conviction de la vitalité et de l’importance de la possession des armes nucléaires qu’ils doivent exclusivement posséder. Ils ont ainsi œuvré à anéantir toute tentative des pays de la région à posséder des armes nucléaires. Et ce, pour trois raisons vitales.

Premièrement, le fait qu’Israël est le seul pays à posséder des armes nucléaires est la seule garantie de la survie de cet Etat. En effet, Israël est conscient qu’il représente un Etat exceptionnel dans l’histoire humaine. Ceci l’oblige à posséder ces armes.

En effet, Israël s’est fondé sur les décombres d’un autre peuple que les Israéliens ont chassé de ses terres et maisons. Grâce à ce statut exceptionnel, ils ont tenu à s’approprier des armes exceptionnelles capables de transformer tout ce qui est exceptionnel en une réalité acceptable et inchangeable.

Quant à la seconde raison qui a poussé Israël à posséder les armes nucléaires, c’est sa conscience de la nécessité d’acquérir une position régionale et internationale nécessaire à l’imposition de son existence exceptionnelle et à la garantie de sa survie lorsqu’il a réalisé l’importance de ces armes en témoignant de l’expérience des Etats-Unis.

La troisième raison est, peut-être, la moins importante. La possession des armes nucléaires a empêché Israël d’entrer dans la course de l’armement mondial et régional, de construire d’énormes armées et de posséder un arsenal militaire aux coûts énormes. Un arsenal qui peut lui coûter des sommes beaucoup plus grandes que celui de la possession d’une bombe atomique, car les armes traditionnelles doivent être modernisées en permanence.

C’est pour ces trois raisons que les Israéliens ont décidé de posséder assez tôt la bombe atomique avant 1956. A cette époque, il n’a pas été facile pour David ben Gourion et Shimon Pérès de construire le réacteur de Dimona à cause des fortes oppositions autour des priorités des dépenses dans un Etat pauvre qui aspire à assurer à ses citoyens un verre de lait et un œuf par jour.

C’est ainsi que la possession de la bombe atomique a été dans un premier temps un objectif vital. Après le succès de sa construction, l’objectif est devenu : comment la protéger d’une éventuelle destruction.

Deux réponses s’imposaient : premièrement, rester les seuls à la posséder et deuxièmement, accréditer une stratégie de guerre préventive pour anéantir toutes éventuelles menaces.

Au début de 1966, le président Nasser avait ouvertement déclaré que si Israël parvenait à fabriquer des armes nucléaires, il incomberait aux pays arabes de lancer une guerre préventive pour anéantir immédiatement tout ce qui permet à Israël de fabriquer une bombe atomique.

Une large polémique s’est déclenchée entre les historiens israéliens autour du rôle joué par le réacteur de Dimona dans la crise qui a précédé la guerre de juin 1967. Bien que Nasser n’ait pas réussi à exécuter ses menaces de détruire le réacteur, la réaction craintive d’Israël a hâté la décision de guerre contre l’Egypte.

C’est ainsi que la protection du programme nucléaire israélien s’est imposée comme étant l’un des motifs de l’agression de juin 1967, qui a été considérée comme une guerre d’autodéfense. Dans cette même perspective, elle a été considérée comme une guerre préventive qui a évolué au temps de l’ex-premier ministre israélien Begin, pour devenir une théorie militaire connue plus tard par le nom de son initiateur même, à savoir la théorie de Begin.

Cette théorie confirme : « Nous ne permettrons pas à nos ennemis de développer contre nous une arme de destruction massive ». C’est d’ailleurs la théorie qui a été utilisée pour justifier l’agression israélienne contre l’Iraq en 1981 qui a ciblé les installations nucléaires iraqiennes. C’est la même théorie qui a obligé Ehud Olmert, ex-premier ministre israélien, en 2007, à donner des instructions à l’armée de l’air pour détruire une installation dans le nord de la Syrie, suspectée d’être un réacteur pour la production du plutonium avec l’assistance de la Corée du Nord.

Avant d’accomplir cette mission, Israël a pris la permission des Etats-Unis, après les avoir convaincus que le projet syrien clandestin menaçait son existence et qu’il fallait à tout prix l’anéantir.

Si Olmert a utilisé la théorie de Begin pour la deuxième fois, Netanyahu se trouve, lui, obligé pour la 4e fois de relever le défi face au programme nucléaire iranien. Un défi qui sera imposé à n’importe quel premier ministre au cas où cette problématique émerge dans n’importe quel pays voisin ou force régionale concurrente.

Netanyahu pourra-t-il agir de même avec l’Iran ?

La réponse déterminera les caractéristiques du conflit régional au Moyen-Orient pour les années à venir.

Surtout à la lumière de la difficulté du défi que représente l’Iran depuis qu’il s’est déterminé à posséder un projet nucléaire qu’il a décidé de défendre par tous les moyens pour ne pas répéter la tragédie du programme nucléaire irakien.

Surtout à l’ombre d’un refus américain d’opter pour le choix militaire contre l’Iran pour des raisons militaires, économiques et probablement aussi politiques et à l’ombre d’une incapacité d’Israël d’accomplir à lui seul la mission.
Publié avec l'aimable autorisation de AL-AHRAM Hebdo

23 septembre

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Al-Ahram.230909.htm


2-5 Karl Müller : Maintenant il s’agit de négocier avec l’Iran – honnêtement et sur la base du droit!

Menacer d’une guerre et avoir recours aux services secrets, c’est du terrorisme, et c’est insupportable

Le 1er octobre commencent des négociations entre les cinq puissances nucléaires siégeant au Conseil de sécurité, l’Allemagne et l’Iran. Le monde attend que ces négociations soient menées sur la base des traités internationaux et avec la volonté résolue de parvenir à une solution pacifique.

En politique, la morale consiste en premier lieu à respecter le droit et à l’appliquer; à créer et garantir des conditions conformes au droit. Parmi les nations surarmées deux Etats, les USA et Israël, et leurs gouvernements, ainsi que leurs alliés, se sont distingués au cours des dernières années et décennies par leur non-respect du droit international, faisant ainsi preuve d’une totale imprévisibilité et plongeant le monde dans un état permanent de tension et de choc.
Ils ont contrevenu consciemment et de manière éclatante à la Charte des Nations Unies dont l’article 2, paragraphe 4, énonce que «les membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout Etat, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies.»
Les violations graves et répétées du droit imputables au gouvernement israélien ont été attestées plusieurs fois par des commissions d’enquêtes et institutions internationales, en dernier lieu par la Commission d’enquête du Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur les actes commis par l’armée israélienne dans la bande de Gaza fin 2008/début 2009.
La menace d’utiliser la force contre l’Iran, en violation du droit international, et les actions illégales et violentes des services secrets en cours sur le territoire iranien durent depuis des années déjà et depuis des années des indices et témoignages à prendre très au sérieux font état de préparatifs de guerre de la part des gouvernements israélien et US.
C’est pourquoi il est plus que justifié que de nouveaux indices d’un danger de guerre imminent, par exemple ceux que nous citons dans l’appel ci-après, pris parmi d’autres uniquement à titre d’exemple, aient poussé des personnalités pacifistes à élever leur voix pour une mise en garde.
Personne de l’extérieur ne sait avec certitude ce qui est en projet ou déjà décidé dans les officines de Washington et Tel Aviv. Mais l’éternel retour de possibles scénarios de guerre devient déjà en soi insupportable, dès lors qu’il ne sont pas assortis de contre-projets et de modalités de règlement pacifique. Les «discussions» se déroulent alors par-delà le droit et l’aspect humain, et de pareils «projets», même s’ils ne sont encore que des idées, terrorisent les peuples du monde.
Et ceci d’autant plus qu’on menace ouvertement d’une guerre atomique. Dès mars 2006 Stephen M. Osborn qui, dans les années 50 du siècle dernier, était présent lors de la mise à feu de bombes atomiques dans le Pacifique, faisant des populations autochtones de simples cobayes, avait exposé dans ces pages ce que signifie pour l’humanité l’emploi de «bunker busters» (bombes anti-bunkers à charge pénétrante) atomiques ­contre des installations nucléaires iraniennes. Il écrivait, il y a trois ans et demi: «Si l’on tire des ‹bunker busters› en Iran, des centaines de milliers de tonnes de terre, d’eau et de rochers seront vaporisés, et cette ‹soupe radioactive›, dispersée par les vents, tuera ou rendra malades des peuples entiers [...] Les cas de cancers et maladies diverses augmenteront de façon prononcée dans le monde entier.»
Tout ceci et bien d’autres choses encore doivent mettre tous les gouvernements dans l’obligation de déclarer haut et fort que l’option guerrière est définitivement exclue et d’exiger le retour sur le terrain du droit.
Le 1er octobre, toutes les puissances nucléaires, l’Allemagne et l’Iran engageront des négociations directes au Conseil de sécurité. Ces derniers jours se sont fait entendre dans les médias des signaux qui pourraient servir de point de départ à un règlement pacifique du conflit au Proche-Orient.
•    Le 16 septembre, le magazine US Newsweek («Intelligence Agencies Say No New Nukes in Iran») écrivait que les services secrets du Président des USA avaient confirmé en novembre 2007 que l’Iran avait abandonné son programme nucléaire militaire depuis 2003.
•    Le 17 septembre, plusieurs agences de presse occidentales (Reuters, AFP) annonçaient que le ministre de la Défense israélien, Ehoud Barak, avait «changé de langage relativement à l’Iran» dans une interview accordée au quotidien «Yediot Aharonot». Selon Barak, l’Iran ne représenterait pas une menace sérieuse pour l’Etat juif: «Israël est fort, je ne vois personne qui puisse être une menace pour son existence.»
•    Le même jour, la chaîne allemande Phoenix publiait un communiqué de presse où elle attirait l’attention sur une interview (retransmise le 20 septembre) du Président du Service fédéral de renseignement (BND), Ernst Uhrlau. Dans cette interview, le chef des services secrets allemands démentait une annonce, faite précédemment, selon laquelle ses services auraient prétendu que l’Iran était sur le point de fabriquer une bombe à uranium: «Cette citation ne correspond pas aux déclarations du BND, car l’Iran n’est pas en mesure de se nucléariser dans les six mois qui viennent.»
•    Le Président des USA a fondé son renoncement au stationnement de systèmes antimissile en Pologne et Tchéquie entre autres sur le fait que l’Iran rencontrait plus de difficultés que prévu à mettre au point des lance-missiles à longue portée.
•    Last but not least: L’Iran lui-même a déclaré par la voix de son ambassadeur en Autriche, dans une interview accordée à la «Wiener Zeitung» du 18 septembre, qu’il ne menaçait pas Israël et ne représentait pas un danger pour ce pays: «L’Iran n’a jamais dit qu’il attaquerait militairement Israël. Quand des représentants de mon pays ont dit qu’Israël ne devait pas exister sous cette forme, ils entendaient par là qu’ils rejetaient le système sioniste et la tyrannie, non qu’ils désiraient éradiquer Israël au moyen d’une attaque militaire.»
On est encore loin de déposer les armes, mais ce sont là des signaux indiquant qu’il existe une autre voie que celle de l’escalade. Et cette autre voie, il faut l’emprunter. Au sein des think tanks qui ont de l’influence sur les gouvernements US et israéliens il doit bien y avoir assez de matière grise pour mesurer les effets catastrophiques d’une nouvelle guerre, vraisemblablement nucléaire de surcroît, et pour rechercher une voie diplomatique et la trouver.
Et assez, aussi, de jugeote pour rejeter des voix comme celle de l’atlantiste allemand Josef Joffe. Il avait, dans la livraison de septembre/octobre 2009 de la revue allemande Internationale Politik et dans la revue US Foreign Affairs qui paraît en parallèle, déliré au sujet des USA, puissance hégémonique mondiale, et de leur «culture de guerre». Il faut aussi rejeter clairement des points de vue tels que celui, paru dans le journal londonien «Times» le 18 septembre, selon lequel les «intentions agressives» de l’Iran seraient une «menace pour l’Occident». De telles affirmations constituent une perversion de la réalité.
«War is obsolete» [la guerre est caduque], déclarait il y a deux ans dans ces colonnes Doug Rokke, vétéran US de la guerre du Golfe et expert en armes à l’uranium. Et de fait, c’est un droit fondamental pour le genre humain que d’avoir des gouvernements qui respectent le droit, renoncent à la violence et résolvent les conflits par le biais de négocia­tions pacifiques. C’est la seule voie acceptable dans un monde civilisé.  

Karl Müller   •
30/9
Traduit par Michèle Mialane et révisé par Fausto
Giudice, www.tlaxcala.es

http://www.alterinfo.net/Maintenant-il-s-agit-de-negocier-avec-l-Iran-honnetement-et-sur-la-base-du-droit!_a37384.html


4-6 Karl Müller :  Les cinq cherchent-ils à provoquer une escalade vers la guerre ?

Zurich, le lundi 28 septembre 2009

Alors que les négociations P5 vont reprendre avec l’Iran à propos de son programme nucléaire, Kar Müller s’interroge sur les intentions des diplomates.

Les cinq cherchent-ils à obtenir des garanties que le programme nucléaire civil iranien ne masque pas un programme militaire ou cherchent-ils à provoquer une escalade vers la guerre ?

En politique, la morale consiste en premier lieu à respecter le droit et à l’appliquer ; à créer et garantir des conditions conformes au droit.

Parmi les nations surarmées deux États, les USA et Israël, et leurs gouvernements, ainsi que leurs alliés, se sont distingués au cours des dernières années et décennies par leur non-respect du droit international, faisant ainsi preuve d’une totale imprévisibilité et plongeant le monde dans un état permanent de tension et de choc. Ils ont contrevenu consciemment et de manière éclatante à la Charte des Nations Unies dont l’article 2, paragraphe 4, énonce que « les membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies. »

Les violations graves et répétées du droit imputables au gouvernement israélien ont été attestées plusieurs fois par des commissions d’enquêtes et institutions internationales, en dernier lieu par la Commission d’enquête du Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur les actes commis par l’armée israélienne dans la bande de Gaza fin 2008/ début 2009.

La menace d’utiliser la force contre l’Iran, en violation du droit international, et les actions illégales et violentes des services secrets en cours sur le territoire iranien durent depuis des années déjà et depuis des années des indices et témoignages à prendre très au sérieux font état de préparatifs de guerre de la part des gouvernements israélien et US. C’est pourquoi il est plus que justifié que de nouveaux indices d’un danger de guerre imminent, par exemple ceux que nous citons dans l’appel ci-après, pris parmi d’autres uniquement à titre d’exemple, aient poussé des personnalités pacifistes à élever leur voix pour une mise en garde.

Personne de l’extérieur ne sait avec certitude ce qui est en projet ou déjà décidé dans les officines de Washington et Tel-Aviv. Mais l’éternel retour de possibles scénarios de guerre devient déjà en soi insupportable, dès lors qu’il ne sont pas assortis de contreprojets et de modalités de règlement pacifique. Les « discussions » se déroulent alors par delà le droit et l’aspect humain, et de pareils « projets », même s’ils ne sont encore que des idées, terrorisent les peuples du monde.

Et ceci d’autant plus qu’on menace ouvertement d’une guerre atomique. Dès mars 2006, Stephen M. Osborn qui, dans les années 50 du siècle dernier, était présent lors de la mise à feu de bombes atomiques dans le Pacifique, faisant des populations autochtones de simples cobayes, avait exposé dans ces pages ce que signifie pour l’humanité l’emploi de « bunker busters » (bombes anti-bunkers à charge pénétrante) atomiques contre des installations nucléaires iraniennes. Il écrivait, il y a trois ans et demi : « Si l’on tire des ‹bunker busters› en Iran, des centaines de milliers de tonnes de terre, d’eau et de rochers seront vaporisés, et cette ‹soupe radioactive›, dispersée par les vents, tuera ou rendra malades des peuples entiers [...] Les cas de cancers et maladies diverses augmenteront de façon prononcée dans le monde entier. »

Tout ceci et bien d’autres choses encore doivent mettre tous les gouvernements dans l’obligation de déclarer haut et fort que l’option guerrière est définitivement exclue et d’exiger le retour sur le terrain du droit. Le 1er octobre, toutes les puissances nucléaires, l’Allemagne et l’Iran engageront des négociations directes au Conseil de sécurité. Ces derniers jours se sont fait entendre dans les médias des signaux qui pourraient servir de point de départ à un règlement pacifique du conflit au Proche-Orient [1]

• Le 16 septembre, le magazine US Newsweek (« Intelligence Agencies Say No New Nukes in Iran ») écrivait que les services secrets du Président des USA avaient confirmé en novembre 2007 que l’Iran avait abandonné son programme nucléaire militaire depuis 2003 [2]

• Le 17 septembre, plusieurs agences de presse occidentales (Reuters, AFP) annonçaient que le ministre de la Défense israélien, Ehoud Barak, avait « changé de langage relativement à l’Iran » dans une interview accordée au quotidien Yediot Aharonot. Selon Barak, l’Iran ne représenterait pas une menace sérieuse pour l’État juif : « Israël est fort, je ne vois personne qui puisse être une menace pour son existence ».

• Le même jour, la chaîne allemande Phoenix publiait un communiqué de presse où elle attirait l’attention sur une interview (retransmise le 20 septembre) du Président du Service fédéral de renseignement (BND), Ernst Uhrlau. Dans cette interview, le chef des services secrets allemands démentait une annonce, faite précédemment, selon laquelle ses services auraient prétendu que l’Iran était sur le point de fabriquer une bombe à uranium : « Cette citation ne correspond pas aux déclarations du BND, car l’Iran n’est pas en mesure de se nucléariser dans les six mois qui viennent. »

• Le Président des USA a fondé son renoncement au stationnement de systèmes antimissile en Pologne et Tchéquie entre autres sur le fait que l’Iran rencontrait plus de difficultés que prévu à mettre au point des lance-missiles à longue portée.

Last but not least : L’Iran lui-même a déclaré par la voix de son ambassadeur en Autriche, dans une interview accordée au Wiener Zeitung du 18 septembre, qu’il ne menaçait pas Israël et ne représentait pas un danger pour ce pays : « L’Iran n’a jamais dit qu’il attaquerait militairement Israël. Quand des représentants de mon pays ont dit qu’Israël ne devait pas exister sous cette forme, ils entendaient par là qu’ils rejetaient le système sioniste et la tyrannie, non qu’ils désiraient éradiquer Israël au moyen d’une attaque militaire. » [3]

On est encore loin de déposer les armes, mais ce sont là des signaux indiquant qu’il existe une autre voie que celle de l’escalade. Et cette autre voie, il faut l’emprunter. Au sein des think tanks qui ont de l’influence sur les gouvernements US et israéliens il doit bien y avoir assez de matière grise pour mesurer les effets catastrophiques d’une nouvelle guerre, vraisemblablement nucléaire de surcroît, et pour rechercher une voie diplomatique et la trouver.

Et assez, aussi, de jugeote pour rejeter des voix comme celle de l’atlantiste allemand Josef Joffe. Il avait, dans la livraison de septembre/octobre 2009 de la revue allemande Internationale Politik et dans la revue US Foreign Affairs qui paraît en parallèle, déliré au sujet des USA, puissance hégémonique mondiale, et de leur « culture de guerre ». Il faut aussi rejeter clairement des points de vue tels que celui, paru dans le journal londonien Times le 18 septembre, selon lequel les « intentions agressives » de l’Iran seraient une « menace pour l’Occident ». De telles affirmations constituent une perversion de la réalité.

« War is obsolete » [la guerre est caduque], déclarait il y a deux ans dans ces colonnes Doug Rokke, vétéran US de la guerre du Golfe et expert en armes à l’uranium. Et de fait, c’est un droit fondamental pour le genre humain que d’avoir des gouvernements qui respectent le droit, renoncent à la violence et résolvent les conflits par le biais de négociations pacifiques. C’est la seule voie acceptable dans un monde civilisé.

Traduction Michèle Mialane

Source Horizons et débats

[1] Cet article a été rédigé juste avant la déclaration commune USA-UK-France à propos du nucléaire iranien. Laquelle constitue un énoncé préalable aux négociations du 1er octobre. Sa formulation n’est malheureusement pas de nature à rassurer.

[2] Télécharger le document originel : Iran : Nuclear Intentions and Capabilities - National Intelligence Estimate, par le Directeur national du Renseignement des États-Unis,

[3] Sur cette polémique, lire « Comment Reuters a participé à une campagne de propagande contre l’Iran », Réseau Voltaire, 14 novembre 2005.

Source : Réseau Voltaire
http://www.voltairenet.org/...


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