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06/10/2009

n° 31- Journal de PAKISTAN - 04-09 au 05-10 - : Fin - : Les USA envahissent et occupent le Pakistan.

n° 31-  Journal de PAKISTAN - 04-09 au 05-10 - : Fin - : Les USA envahissent et occupent le Pakistan.



Journal de PAKISTAN.  

                                                     n° 31- 04-09 au 05-10

     C.De Broeder & M.Lemaire                                                                         

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos  

5-1 La fabrication du consentement (vidéoS vostfr)

5-2 Video / Le Pakistan : vers un nouvel Afghanistan ?

6-1 Au-delà des clichés : Le Pakistan sans cliché de Massimo Berruti.

6-2 La police et l'armée sont les principales cibles des kamikazes.

6-3 Un responsable pakistanais accuse Blackwater de l’assassinat de Buto et Hariri.

7  Dossiers

7-1 Serge Lefort : Guerre sans fin  au Pakistan.

7-2 Nouvelle strategie des Talibans.

7-3 Islamabad a-t-il vraiment brisé les résistants talibans ?

7-4 Blackwater mis en cause dans les assassinats de Bhutto et de Hariri.


 


Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 La fabrication du consentement (vidéoS vostfr)

Dans ce documentaire, Noam Chomsky et ses assistants présentent leur « modèle de propagande », véritable outil d’analyse et de compréhension de la manière dont fonctionnent les médias dominants.

Ils font la lumière sur la tendance lourde à ne travailler que dans le cadre de limites définies et à relayer, pour l’essentiel, les informations fournies par les élites économiques et politiques, les amenant ainsi à participer plus ou moins consciemment à la mise en place d’une propagande idéologique destinée à servir les intérêts des mêmes élites.

En disséquant les traitements médiatiques réservés à divers évènements ou phénomènes historiques et politiques (communisme et anticommunisme, conflits et revolutions en Amérique Latine, guerres du Vietnam et du Cambodge, entre autres, ils mettent à jour des facteurs structurels qu’ils considèrent comme seuls susceptibles de rendre compte des comportements systématiques des principaux médias et des modes de traitement qu’ils réservent a l’information.

Mecanopolis

http://www.mecanopolis.org/?p=9001

VIDEO 1

http://www.dailymotion.com/video/x9yuxl_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 2

http://www.dailymotion.com/video/x9yxpi_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 3

http://www.dailymotion.com/video/x9z1c2_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 4

http://www.dailymotion.com/video/x9z1qf_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO5

http://www.dailymotion.com/video/x9z2z3_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 6

http://www.dailymotion.com/video/x9z4m0_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

VIDEO 7

http://www.dailymotion.com/video/x9yymd_la-fabrication-du-consentement-de-n_news

 

Article rédigé le 26 juil 2009, par Mecanopolis


5-2 Video / Le Pakistan : vers un nouvel Afghanistan ?

Comme en Afghanistan, les Taliban gagnent du terrain.

Geopolitis décrypte la situation conflictuelle au Pakistan.

 

Video / http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=327200&sid=11180285



6 Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

6-1 Au-delà des clichés : Le Pakistan sans cliché de Massimo Berruti.

Massimo Berruti tente de capturer une société en pleine mutation.

Dans le chaos de la rue, il montre une population qui refuse de céder à la peur sans pour autant parvenir à se défaire de l’emprise talibane. (…)

Il se défend pour autant de tomber dans la diabolisation des milices talibanes.

S’il admet que la menace est réelle, les opérations militaires menées, depuis 2004, contre les Taliban par l’armée pakistanaise, et soutenues par la communauté internationale, n’engendrent selon lui qu’une aggravation du conflit.
"Il est difficile de comprendre ce qui sous-tend cette menace. Elle existe, mais la façon de la combattre ne fait qu’empirer les choses. Les Pachtounes ne peuvent pas supporter qu’on les tue sans raison. Il y a eu toute une technologie mobilisée pour combattre les Taliban, mais au final, les drones tuent au hasard", continue Berruti.

http://www.france24.com/fr/


6-2 La police et l'armée sont les principales cibles des kamikazes.

Sous la pression intense de Washington, l'armée pakistanaise a lancé depuis le printemps une série d'offensives et d'opérations militaires contre les combattants islamistes dans le nord-ouest et plusieurs districts tribaux.

Le TTP  (Tehrik-e-Taliban Pakistan, TTP). est une fédération de groupes iarmés répartis dans les zones tribales et une partie du nord-ouest, imputé de la très grande majorité des attaques depuis deux ans.

Son fondateur, Baïtullah Mehsud, a été tué le 5 août par le tir ciblé d'un missile américain dans son fief du Waziristan du Sud. Hakimullah Mehsud a été désigné début septembre comme son successeur par le TTP.

"Nous étions restés silencieux et le gouvernement a pris ce silence pour un signe de faiblesse depuis le martyre de Baïtullah", a expliqué à l'AFP Qari Hussain. "Nous ne sommes pas affaiblis et, à l'avenir, nous allons frapper les installations du gouvernement ainsi que des hauts responsables avec la plus grande sévérité", a promis le porte-parole.

Afp


6-3 Un responsable pakistanais accuse Blackwater de l’assassinat de Buto et Hariri.

Selon le quotidien saoudien ‘'Alwatan'', l'ancien chef de l'état-major de l'armée pakistanaise, le général Mirza Aslam Beik, a accusé la société de sécurité privée américaine  de l’assassinat de Buto et Hariri de sur les ondes de la Chaîne pakistanaise "Wakt".
Selon le général Aslam Beik, le gouvernement pakistanais avait permis à Blackwater utilisée par la CIA pour exécuter divers attentats, de s'installer dans les villes principales comme Islamabad, Rawalpindi, Peshawar et Quetta.

L'ancien chef d'état- major explique que les Américains prétendent que l'ambassade et les consulats américains au Pakistan sont menacés par des opérations suicides afin de justifier la présence de cette société.
Aslam Beik ajoute que la présence de Blackwater au Pakistan est une violation des règles diplomatiques et des lois internationales, comme il accuse la société américaine de l'assassinat de l'ancienne Premier ministre Benazir Buto, à Rawalpindi et de l'ancien premier ministre Rafic Hariri à Beyrouth via des attentats-suicides.
‘'Alwatan'' mentionne que l'ancien ministre de l'intérieur, le général Hamid Nawaz, avait déclaré que la societé ‘'Blackwater'' assume la sécurité de l'ambassade américaine au Pakistan et elle compte acheter un hôtel à Peshawar.
L'ambassadeur américain a refusé de commenter ces informations.

13/09/2009  

http://www.mecanopolis.org/?p=9584&type=1



7  Dossiers

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

7-1 Serge Lefort  : Guerre sans fin  au Pakistan.

La stratégie de Barack Obama d’intensifier la guerre en Afghanistan et de l’étendre au Pakistan est loin d’être assurée face au scepticisme croissant des démocrates à propos de cette guerre, à la fois ruineuse et incertaine. D’où les contradictions entre ses déclarations et celles du commandant des forces américaines en Afghanistan alors que les cadavres des civils afghans s’accumulent :

La Maison Blanche a déclaré lundi que la stratégie de Barack Obama en Afghanistan était “gagnante”.
“La stratégie du président n’a pas encore été totalement mise en oeuvre. Mais nous croyons réellement qu’avec notre statégie, avec les moyens que nous déployons sur le terrain, nous allons être capables d’atteindre les objectifs que nous essayons d’atteindre”.
Cette déclaration contraste avec les propos du général Stanley McChrystal, commandant des forces américaines et de l’OTAN en Afghanistan.
Ce dernier, qui doit présenter prochainement un rapport d’évaluation sur le conflit, a déclaré dans un entretien au site internet du Wall Street Journal que la résurgence de la guérilla islamiste imposait un changement de tactique aux forces étrangères.

Romandie News

Dans une interview au Wall Street Journal, le général Stanley McChrystal, commandant des forces américaines en Afghanistan, estime que les talibans ont pris le dessus sur les troupes de la coalition. Selon lui, cela devrait forcer les États-Unis à modifier leur stratégie sur le terrain, en déployant notamment plus de troupes à Kandahar.
Courrier international

La manchette du Wall Street Journal, lundi 10 août, ne laissait pas place au doute : “Les Talibans sont en train de gagner.” Elle résumait fidèlement les propos que le général Stanley McChrystal, commandant en chef des forces de l’OTAN en Afghanistan, avait tenus dans son quartier général-bunker de Kaboul aux journalistes du quotidien américain.
Le Monde

La stratégie de Barack Obama d’intensifier la guerre en Afghanistan est très proche de celle de l’armée française en Algérie :

L’objectif consiste à se concentrer d’abord sur la population afghane et ses besoins, et ensuite seulement à chasser les talibans.
« On tente de séparer les talibans de la population ordinaire, et ça provoque des combats avec les insurgés. On veut les repousser dans des zones moins peuplées, ce qui permettra ensuite de lancer des projets de développement et de reconstruction dans les villages. »
Maintenant, lors d’une opération militaire, les soldats restent sur place après les combats et la déroute des talibans. L’armée tente alors de créer une bulle de protection autour du village pour que les projets de développement et de reconstruction voient le jour. Auparavant, les forces se retiraient après l’opération militaire, faute de soldats en nombre suffisant pour rester sur place. Les militaires devaient aller chasser les insurgés dans un autre village.

Armees

La stratégie de Barack Obama d’étendre la guerre au Pakistan n’est pas avouée publiquement, mais se déroule implacablement sur le terrain :

Une nouvelle attaque de drone américain sur les zones tribales du nord-ouest du Pakistan a tué mardi au moins 10 rebelles, selon des responsables locaux [...] Le drone a tiré plusieurs missiles sur un camp d’entraînement rebelle présumé dans le village montagneux et reculé de Kanniguram, selon plusieurs responsables pakistanais de sécurité.
AFP-Google

Les États-Unis multiplient les frappes sur le Pakistan. Plusieurs missiles tirés à partir d’un drone auraient fait ainsi dix nouvelles victimes hier, présentées comme des combattants talibans pakistanais. Une allégation bien difficile à confirmer alors que plusieurs autres attaques du même type se sont soldées par la mort de civils.
l’Humanité

La stratégie de Barack Obama d’intensifier la guerre en Afghanistan et de l’étendre au Pakistan est présentée par les médias dominants comme légitime puisqu’elle viserait à chasser les Talibans (des terroristes islamistes), à reconstruire le pays (détruit par qui ?) et à imposer par les armes un “gouvernement démocratique” (comme dans les colonies africaines).

Le lecture religieuse des conflits en Afghanistan, pratiquée en Occident, est d’autant plus absurde que la population est à 99% musulmane – sunnites (81%) et chiites (19% les Hazaras). On a diabolisé les Talibans pour justifier la guerre, en omettant de dire que tous les combattants afghans contre l’occupation russe étaient des moudjahidines – des combattants du jihâd – et que les Talibans ont pris le pouvoir en 1996 grâce aux divisions entre les principaux “chefs islamistes” : Gulbuddin Hekmatyar (Pachtoune), Ahmad Shah Massoud (Tadjik) et Rachid Dostum (Ouzbek).

Depuis 2001, l’Empire américain ne parvient pas à atteindre les objectifs publiquement affichés. L’occupation militaire et les bombardements de la population civile ont détruit l’économie du pays et ont imposé un gouvernement corrompu par le trafic de la drogue (le frère du président Karzai et le frère du commandant Massoud sont largement impliqués) et ne contrôlant que la capitale.

On oublie que l’Afghanistan a été au cœur d’un échiquier géostratégique entre la sphère d’influence britannique (l’Empire des Indes) et la sphère d’influence russe (l’Iran). C’est pour avoir cherché à assurer son indépendance, à l’origine par les jeux diplomatiques, que le pays s’est ainsi retrouvé à trois reprises en guerre contre le Royaume-Uni (1839-1842, 1878-1880 et 1919). En 1893, l’Empire britannique a fixé autoritairement la frontière (la ligne Durand) entre son Empire des Indes et l’Afghanistan, séparant ainsi l’ethnie pachtoune en deux.

L’imbrication des deux pays [Afghanistan et Pakistan] est donc évidente. Elle l’est encore plus si on prend en compte un élément largement oublié et occulté par le côté islamiste du mouvement taliban : son unité ethnique. Les Talibans sont des Pachtounes et leur objectif n’est peut-être pas de prendre le pouvoir à Islamabad, mais de réunir dans un État taliban les Pachtouns des deux pays séparés par la colonisation britannique. Car dans des frontières artificielles, une fois de plus, se trouve l’origine d’un mouvement qui n’est pas, loin s’en faut, que religieux.
[...]
Le conflit d’aujourd’hui est donc en fait un conflit frontalier issu de la colonisation puis de la décolonisation et transformé par le contexte actuel de l’islamisme taliban.
C’est la ligne Durand qui coupe les territoires pachtounes entre l’Afghanistan et le Pakistan depuis 1893 qui est à la base d’un conflit majeur entre les deux pays. En effet, les territoires pachtounes sont divisés alors par un officier britannique en 1893 pour 100 ans entre l’Afghanistan et le Pakistan qui était une colonie de sa très gracieuse majesté britannique, impératrice des Indes. Mais le Pakistan indépendant n’a jamais accepté le retour de « ses » Pachtounes à l’Afghanistan même pas à la date technique de rétrocession, soit 1993. Ces Pachtouns pakistanais peuplent des zones où depuis toujours l’État pakistanais n’exerce qu’un contrôle distant, laissant aux autorités coutumières un grand pouvoir. C’est dans ces territoires que se sont naturellement consolidés à partir de 2003 divers groupes talibans pakistanais dont l’emprise s’étend donc aujourd’hui à la Province de la Frontière du Nord-Ouest (NWFP) voisine, où se trouvent Swat et Buner. C’est dans ces mêmes zones tribales qu’auparavant, à l’automne 2001, s’étaient réfugiés les Talibans afghans chassés du pouvoir par l’offensive américaine postérieure aux attentats du 11 septembre.

Le Reporter

Alors que le commandement américain s’enlise en Afghanistan, les tentatives de dialogue avec certains Talibans, qualifiés de “modérés” (qui sont-ils ?), s’avèrent une propagande illusoire :

Karzai ne semble pas être l’homme des négociations si on rappelle que, pour sa réélection, le président afghan a choisi comme potentiels vice-présidents, deux anciens chefs de guerre ayant combattu les talibans dans les années 1990, Mohammad Qasim Fahim et Karim Khalili. Il est également allié au chef de guerre ouzbek Abdul Rashid Dostom, accusé d’avoir tué des milliers de combattants talibans, y compris en massacrant ceux qui s’étaient rendus après l’invasion américaine de la fin de 2001. De plus, qu’est-ce qui pousserait aujourd’hui les talibans à négocier ? Sont-ils en position de faiblesse ? C’est loin d’être le cas puisque ces derniers continuent à opérer normalement depuis le Pakistan. Ils s’en tiendront donc à leur première requête, défendue depuis 2001 : pas de négociation sans départ préalable des quelque 100 000 soldats étrangers déployés dans le pays pour soutenir le gouvernement. «Nous ne parlerons jamais au gouvernement de marionnettes de Karzai», a déclaré l’un des porte-parole des talibans, Yousuf Ahmadi, cité par l’AFP.
La Tribune Online

Quand Le Monde dit «Les forces étrangères mènent depuis plusieurs mois de nombreuses opérations dans la province afin de chasser les talibans de leurs bastions et de permettre aux habitants de voter.», cela revient justifier la guerre contre les Pachtounes des deux côtés de la frontière tracée par l’Empire britannique… en 1893.

Serge LEFORT
13/08/2009


7-2 Nouvelle strategie des Talibans.

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Au Pakistan, les attaques de missiles par le drone « Predator » des Etats-Unis ont provoqué des dégâts à la structure de commandement du réseau Talibans/Al-Qaïda pakistanais.

Un dirigeant clé des Taliban pakistanais (du Tehrik-i-Taliban Pakistan), Baitullah Mehsud, a été tué en août, tandis que le discret Ilyas Kashmiri, un commandant chevronné cachemiri qui a rejoint al-Qaïda et a changé la dynamique du théâtre de guerre régional, a été tué tout récemment.

De plus, les opérations militaires en cours dans les zones tribales du Pakistan, à la frontière afghane, ont fait beaucoup pour briser le réseau de partisans qui a été construit depuis 2002 et qui s’est introduit dans l’insurrection afghane.

Les décideurs politiques à Washington et à Londres ont adopté une double approche en vertu de laquelle, d’une main, ils accroîtraient les opérations militaires contre les Talibans, et de l’autre, ils proposeraient des accords politiques aux commandants Taliban qu’ils pensent pouvoir isoler des éléments extrémistes.

De cette façon, un gouvernement de consensus élargi, qui inclurait les Talibans, serait installé à Kaboul et les forces occidentales pourraient enfin quitter le pays qu’elles ont envahi en 2001 pour renverser le régime Taliban.

Les élections afghanes contestées ont fait dérailler cette idée. Un second tour de scrutin aura lieu si le score de Karzaï – qui se situe actuellement à 54% – descend en dessous des 50%. Avec 10 % des voix qui font l’objet d’enquêtes vigoureuses à la suite des plaintes déposées par son principal rival, Abdullah Abdullah, un second tour est possible et cela pourrait prendre des mois.

Tandis que la discorde et la désunion règnent en Afghanistan, dans un développement inattendu, un quatuor bizarre issu des groupes armées de la région s’est réuni, il y a environ 10 jours, dans la province afghane de Khost, pour engager des discussions prolongées sur la situation de la résistance régionale contre l’OTAN et les forces de sécurité pakistanaises.

Les quatre dirigeants étaient : Sirajuddin Haqqani, qui commande le plus grand groupe armé Taliban ; Hakimullah Mehsud, le chef nouvellement nommé du Tehrik-i-Taliban Pakistan ; le Mollah Nazir, son rival, un commandant Taliban de la région tribale pakistanaise du Waziristân méridional et qui commande le plus gros réseau de combattants Taliban dans la province afghane voisine de Paktia ; et, Gul Bahadur, un commandant Taliban du Waziristân septentrional.

Des sources bien au courant de cette réunion ont dit à l’Asia Times Online qu’elle avait été organisée à l’initiative personnelle de Sirajuddin Haqqani, qui a surtout insisté sur la réconciliation immédiate entre les factions Taliban – les Taliban sont divisés dans les zones tribales pakistanaises, le long des lignées tribales.

Bien qu’ils aient tous fait acte d’allégeance au dirigeant Taliban le Mollah Omar et à sa résistance contre les forces étrangères en Afghanistan, dans leurs propres zones d’influence, ils restent divisés. Par exemple, le Mollah Nazir et Gul Bahadur sont de la tribu Wazir et ils ont toujours été en conflit avec les hommes de la tribu Mehsud. Par moment, ils ont soutenu les opérations militaires du gouvernement les uns contre les autres.

L’une des principales questions qui a été abordée lors de cette réunion concernait les opérations militaires au Pakistan, alors qu’elles ont dévasté les lignes d’approvisionnement Taliban qui pénètrent en Afghanistan. Dans les années passées, les Taliban ont lancé tous les ans des milliers d’hommes de l’autre côté de la frontière, mais, à présent, ce nombre a été sévèrement réduit.

Ces dirigeants se sont mis d’accord pour que tous les groupes, qu’ils soient rivaux ou non, maintiennent une coordination étroite et mettent également au point des opérations conjointes lorsqu’elles sont nécessaires. Une telle coordination entre des groupes armés assortis a déjà fonctionné en Afghanistan, mais c’est la première fois que cela se produit au niveau régional.

La coopération entre les divers groupes anti-coalition, en particulier au Nord de l’Afghanistan, a produit des succès inattendus. L’attaque contre des paras italiens dans un convoi de l’Otan à Kaboul jeudi dernier en est la preuve.

Cette attaque suicide, qui a causé la mort de six soldats et de dix civils, selon les rapports officiels, est le résultat d’une coordination entre un grand nombre de groupes anti-coalition, incluant même l’administration locale.

Un commandant de haut-rang qui n’est pas autorisé par les Taliban à faire des déclarations a cependant parlé à l’Asia Times Online. Il dit faire partie du Djihad et s’appeler Abou Abdullah.

« L’opération [de Kaboul] a été planifiée par Sirajuddin Haqqani et environ deux douzaines de personnes ont été envoyées de Khost à Kaboul, en plusieurs fois. Elles ont séjourné dans les maisons sûres des Taliban, situées à divers endroits. Ensuite, une personne a été désignée pour la mission suicide. Les autres attendent en vue d’autres opérations dans les jours à venir », a dit Abou Abdullah.

Selon lui, l’opération [contre les paras italiens] a été coordonnée avec des habitants de Kaboul pro-Taliban, qui sont très bien introduits dans l’administration locale et qui suivent les mouvements des convois de l’Otan. Un poste d’observation a été installé dans l’administration avec l’aide de sympathisants locaux. C’est de ce poste que les attaquants des trois véhicules, qui approchaient par une artère principale, ont été alertés. La voiture du kamikaze a ensuite percuté l’un des véhicules.

Abou Abdullah a affirmé que les trois véhicules ont été détruits et que 25 soldats de l’Otan y ont trouvé la mort.

« C’est l’une des diverses attaques couronnées de succès contre les troupes de l’OTAN qui a été activement soutenue par les masses, tout comme elles soutenaient la résistance contre les Soviétiques [dans les années 80]. Si Dieu le veut, nous entreprendrons des opérations similaires dans le futur », a dit Abuu Abdullah.

En plus de telles attaques, on s’attend à ce que les Taliban se concentrent sur les lignes d’approvisionnement perturbées de l’Otan qui traversent le Pakistan, ainsi que sur celles des pays d’Asie Centrale qui entrent dans le Nord de l’Afghanistan. D’autres affrontements avec les forces de sécurité pakistanaises sont également inévitables.

Syed Saleem Shahzad

Syed Saleem Shahzad est le chef du bureau au Pakistan de l’Asia Times Online.

Copyright 2009 Asia Times Online Ltd/Traduction : Questionscritiques

http://www.mecanopolis.org/?tag=tehrik-i-taliban-pakistan


7-3 Islamabad a-t-il vraiment brisé les résistants talibans ?

Près de cinq mois après le lancement d'une vaste offensive contre les taliban dans la vallée de Swat, le gouvernement pakistanais affirme avoir "brisé le dos" des combattants islamistes. Lire la suite l'article

Le ministre de l'Intérieur Rehman Malik a déclaré dimanche que le chef des taliban locaux était encerclé et serait rapidement capturé.

Les militaires se montrent plus prudents, soulignant que leurs efforts se poursuivent pour trouver Fazlullah, mais que les rumeurs d'une capture imminente colportées par les médias sont exagérées.

POURQUOI LE GOUVERNEMENT CLAME-T-IL VICTOIRE ?

Depuis son opération lancée fin avril, l'armée a en grande partie repris le contrôle de la vallée de Swat, une ancienne région touristique située à 120 km au nord-ouest d'Islamabad dont les taliban ont fait leur bastion au cours des dernières années.

Une autre enclave des islamistes, la zone tribale pachtoune de Bajaur, à la frontière afghane, a également été reprise en main par les militaires, même si des affrontements sporadiques et des attentats à la bombe continuent d'être signalés dans les deux régions.

Le plus grand coup porté aux taliban pakistanais a été la mort de leur chef Baitullah Mehsud lors d'un raid mené par des drones américains au Sud-Waziristan le 5 août dernier. Plusieurs hauts commandants du mouvement, des conseillers de Mehsud, le porte-parole des taliban de Swat, ont été capturés.

LE MOUVEMENT A-T-IL ÉTÉ VRAIMENT BRISÉ ?

Bien que chassés des régions de Swat et Bajaur, bien qu'apparemment désemparés par la mort de Mehsud, les taliban comptent toujours plusieurs milliers de combattants bien armés dans le Sud-Waziristan et plusieurs autres régions.

Leur nouveau chef, Hakimullah Mehsud, est réputé encore plus agressif que Baitullah. Avec ses hommes, il représente toujours une menace pour les autorités, comme l'a illustré un attentat suicide qui a tué 22 gardes-frontières dans la région de Khyber le 27 août.

QUELLE EST LA PROCHAINE ÉTAPE POUR ISLAMABAD ?

L'attitude du gouvernement pakistanais dépendra fortement de celle des taliban. Si les islamistes cessent leurs attaques contre des cibles gouvernementales et militaires dans le Nord-Ouest et leurs attentats suicides dans les villes, les deux camps pourraient figer leurs positions.

L'armée pourrait se contenter de contenir les taliban au Sud-Waziristan, tout en s'efforçant de jouer la division entre factions.

Si les attaques des taliban se poursuivent, à l'instigation par exemple de leurs alliés d'Al Qaïda, la pression sera forte sur l'armée pour lancer contre le Sud-Waziristan une offensive potentiellement très coûteuse en hommes et en argent.

QUELLES IMPLICATIONS POUR L'AFGHANISTAN ?

Les talibans pakistanais pourraient se concentrer davantage sur le soutien à leurs homologues afghans en portant des attaques en territoire afghan.

Si le dos des taliban pakistanais a réellement été "brisé", les Etats-Unis demanderont certainement à Islamabad de focaliser son attention sur les taliban afghans qui opèrent à partir des enclaves frontalières du Nord-Ouest pakistanais.

Mais pour plusieurs experts, certains responsables pakistanais considèrent ces groupes armés comme un outil utile pour contenir l'influence du vieil ennemi indien en Afghanistan.

En outre, l'opinion publique pakistanaise soutient majoritairement l'action des militaires contre les taliban locaux mais elle pourrait se retourner si des soldats ou des civils venaient à périr en affrontant les taliban afghans qui poursuivent un objectif considéré avec bienveillance par de nombreux Pakistanais: mettre fin à la présence de forces étrangères, en particulier américaines, sur le sol afghan.

14/9

http://fr.news.yahoo.com/4/20090914/twl-pakistan-taliban-41953f5_1.html


7-4 Blackwater mis en cause dans les assassinats de Bhutto et de Hariri.
L’ancien chef d’état-major de l’armée pakistanaise, le général Mirza Aslam Beg (cr), a accusé la société militaire privée Blackwater (récemment rebaptisé Xe) d’être impliquée dans les assassinats de l’ancien Premier ministre Benazir Bhutto et l’ancien Premier ministre Rafik Hariri.

Lors d’un entretien avec le quotidien saoudien Al Watan, le général Beg a révélé que le président pakistanais Pervez Musharraf avait autorisé la société de mercenaires Blackwater a effectuer des assassinats ciblés dans les villes d’Islamabad, Rawalpindi, Peshawar et Quetta.

Ce général, qui avait été à la tête de l’armée pakistanaise lors du premier gouvernement de Benazir Bhutto, affirme que la présence de Blackwater au Pakistan fut systématiquement occultée pour éviter toute attaque contre l’ambassade et les consulats américains dans le pays.

Lors d’un entretien avec une chaîne de télévision pakistanaise, Beg a directement accusé les Etats-Unis d’avoir assassiné Benazir Bhutto. Pour Beg, son assassinat est le fruit d’une conspiration internationale. Bhutto aurait rompu le pacte qu’elle avait accepté comme condition à son retour après neuf années d’exile.

Beg affirme également qu’il estime que bien que Madame Bhutto ne faisait aucune confiance à l’ancien chef des services secrets pakistanais, (l’Inter Services Intelligence - ISI), celui-ci ne serait pas impliqué dans l’affaire. Beg ajouta que Bhutto était une politicienne aguerrie mais dépourvue de la prudence de son père.

D’après le Tehran Times du 2 septembre, l’ambassadrice américaine à Islamabad, Anne W. Patterson, est intervenu auprès de News International, une des chaînes de journaux les plus importants du Pakistan, pour obliger le groupe à renoncer à la publication d’un article du Dr Shireen Mazari, l’ancien directrice de l’Institut des études stratégiques d’Islamabad, révélant la présence de Blackwater au Pakistan.

Sous la pression, le groupe s’est conformé à la demande américaine et Mme Mazari a fini par rejoindre le quotidien indépendant The Nation…

Dans sa première colonne, paru le 9 septembre dans ce quotidien, elle écrivait : "Même si nous faisons abstraction des achats énormes de terres arables au Pakistan par les Etats-Unis, la façon contestable avec laquelle l’Ambassade américaine et son partenaire du crime, Blackwater, étendent leurs activités, ainsi que les déplacements du personnel américain sur des vols non enregistrés, nous avons bien du mal a penser (…) qu’il s’agisse d’autre chose que d’une occupation graduelle américaine. Il ne faut donc pas s’étonner de l’existence du terme "Af-Pak" (désignant la vaste zone géographique comprenant l’Afghanistan et le Pakistan) : l’Afghanistan est sous une occupation directe justifiée par une résolution assez vague de l’ONU ; le Pakistan, ils l’occupent à la suite d’abandons de souveraineté par les gouvernements successifs". D’après Al-Watan, Washington utiliserait Blackwater pour protéger son consulat à Peshawar.

Rappelons ici que le journaliste d’investigation new-yorkais Seymour Hersh a accusé l’ancien vice-président Dick Cheney d’être implique dans l’assassinat d’Hariri. Il affirme notamment que Cheney avait mis sur pied une équipe secrète en charge d’assassiner des figures politiques de premier plan. Après l’assassinat de Rafik Hariri en 2005, les Etats-Unis et un certain nombre d’autres pays ont pointé du doigt la Syrie sans pour autant apporter les preuves d’un tel acte.

Article : derrière l’assassinat d’Hariri

Dossier : Mercenaires sans frontières, les chiens de guerre de la mondialisation financière

http://www.solidariteetprogres.org/article5813.html

15 septembre 2009



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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