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11/10/2009

n° 488- Analyse - Géopolitique et stratégie - Réflexion. de Palestine - 07-10 - : Suite - : Le Projet de George Mitchell : « Un plan de paix » ou bien la préparation de guerres arabes ?

n° 488- Analyse - Géopolitique et stratégie - Réflexion. de Palestine - 07-10 - : Suite - : Le Projet de George Mitchell  : « Un plan de paix » ou bien la préparation de guerres arabes ?



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



   Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine 

488 du 07-10                                         C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire

1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.(suite)

1-4 Aliaa Al-Korachi : Le processus de paix palestino-israélien a été le parent pauvre de la session de l’Assemblée générale de l’Onu.

1-5 Gilad Atzmon : Le discours du Premier ministre Netanyahu à l’Onu ou La pathologie du mal.


1-4 Aliaa Al-Korachi : Le processus de paix palestino-israélien a été le parent pauvre de la session de l’Assemblée générale de l’Onu.

ONU :  Israël persiste à dresser les obstacles face à une administration américaine peu énergique.

Déception palestinienne à l’Onu

C’était, dit-on, l’occasion de la dernière chance. Il s’agit de cette réunion de l’Assemblée générale de l’Onu, où tout le monde aspirait d’entendre la nouvelle d’une relance du processus de paix au Proche-Orient. Mais c’est une occasion ratée comme bien d’autres qui l’ont précédée.

Et selon les termes même de Mahmoud Abbass : « La voie est à présent bloquée ».

Resté lettre morte depuis le 29 décembre 2008, date de l’agression israélienne contre la bande de Gaza, que subsiste-t-il du processus de paix ? Il devient, en fait, un terme qui perd avec le temps de l’éclat voire de son sens même.

L’Autorité palestinienne, qui envisageait de saisir le Conseil de sécurité de l’Onu et l’Assemblée générale pour faire arrêter la colonisation israélienne, est rentrée les mains vides. C’est la poursuite de la colonisation juive en Cisjordanie et à Jérusalem-Est qui se dresse aujourd’hui comme la principale pierre d’achoppement empêchant la reprise des négociations de paix.

Le discours d’Obama à l’Onu, selon ses termes, paraît ambitieux. Le président américain déclare que « l’Amérique n’accepte pas la légitimité de la poursuite de la colonisation israélienne » et qu’« il est temps de relancer, sans conditions préalables, les négociations portant sur les questions du statut final : la sécurité pour les Israéliens et les Palestiniens, les frontières, les réfugiés et Jérusalem », a-t-il ajouté. « L’objectif est clair : deux Etats vivant côte à côte en paix et en sécurité. Un Etat juif d’Israël, offrant une réelle sécurité à tous les Israéliens, et un Etat palestinien viable, indépendant et disposant d’un territoire contigu mettant fin à l’occupation israélienne qui a commencé en 1967 ». Et ensuite ? Le processus de paix d’Obama, comme toujours, ne semble mener nulle part.

L’administration Obama a épuisé ses huit premiers mois à négocier avec Israël sur un gel des colonies, mais toujours sans résultat. Le sommet tripartite à New York, regroupant Obama avec le premier ministre, Benyamin Netanyahu, et le président palestinien, Mahmoud Abbass, en marge de l’Assemblée générale de l’Onu, n’était qu’un événement médiatique. Il n’a accouché de rien de plus que d’une poignée de main devant les caméras. On dit même que ce show était l’objectif même de ce sommet. Puisque les deux parties se sont réunies sans préparation et sans compromis précis à prévoir. En fait, cet échec de ce sommet a été précédé par un autre, une semaine avant la séance de l’Onu. La tournée de quatre jours de l’envoyé spécial américain au Proche-Orient, Georges Mitchell, faisant la navette entre les Palestiniens et les Israéliens a confirmé bien ce blocage et Mitchell a quitté la région sans aucun espoir d’une relance des négociations.

Pour les Palestiniens, les négociations ne reprendront pas tant que la colonisation n’est pas arrêtée. Quant à Netanyahu, son gouvernement n’envisage pas le « gel » de la colonisation, mais seulement un « ralentissement » de la construction limité à plusieurs mois.

L’origine de tous les maux

En fait, la création d’un Etat palestinien est minée par la colonisation. Ce rythme actuel accéléré de la colonisation, du gouvernement de droite de Netanyahu en Cisjordanie occupée, risque d’anéantir les chances de création d’un Etat palestinien. Des travaux sont en cours pour la construction d’une soixantaine de logements juifs dans le quartier de Arab Al-Sawahra d’Al-Qods. Ils visent à compléter la ceinture des quartiers juifs qui entourent la partie orientale arabe d’Al-Qods.

3 000 logements dans des implantations de la Cisjordanie occupée sont en cours.

Selon Abdel-Qader Yassine, écrivain palestinien qui vit en Egypte, il n’existe pas aujourd’hui ce qu’on appelle un processus de paix. « Le différend qui paraît sur la surface entre l’administration Obama et Israël n’est qu’illusoire. Obama veut seulement prouver au monde qu’il déploie des efforts pour la paix. Mais au fond, il soutient cette intransigeance d’Israël. S’il est vraiment sérieux, pourquoi ne parle-t-il pas du même ton que celui qu’il utilise quand il s’agit du nucléaire iranien ? », s’interroge-t-il. Il ajoute que c’est seulement des manœuvres pour tenter d’obtenir des Etats arabes qu’ils normalisent leurs liens avec Israël. « Sous prétexte d’infléchir les positions israéliennes, le président américain incite les pays arabes vers une normalisation des relations diplomatiques avec l’Etat hébreu ».

Mais en fait, les divisions interpalestiniennes assument aussi une part de la responsabilité.

Selon Mohamad Abdel-Salam, politologue au Centre d’études politiques et stratégiques d’Al-Ahram, la position du Hamas paraît comme s’il veut que le processus face marche arrière. Ismaïl Haniyeh, chef du gouvernement à Gaza, a déclaré que « personne n’avait de mandat pour négocier les droits du peuple palestinien ».

Autrement dit, Mahmoud Abbass n’a pas la légitimité pour aller à New York. Le Hamas doit répondre cette semaine à la proposition du Caire pour la réconciliation avec Fatah. « Des entraves dans la réconciliation interpalestinienne veulent dire des entraves dans la relance du processus du paix, ce qui verse dans le camp d’Israël qui profite bien de ce différend et parle d’un manque d’interlocuteur » conclut Abdel-Salam.

Le processus de paix au Proche-Orient, tel que conçu par l’Accord d’Oslo en 1993, est-il encore en mesure de servir de base à la recherche d’un règlement global de la question de Palestine ? Les faiblesses de la session de l’Onu sont représentatives de toutes les difficultés présentes.

Aliaa Al-Korachi

http://hebdo.ahram.org.eg:80/arab/ahram/2009/9/30/leve2.htm


1-5 Gilad Atzmon : Le discours du Premier ministre Netanyahu à l’Onu ou La pathologie du mal.

Le discours du Premier ministre israélien Netanyahu à l’Onu nous donne un aperçu magistral de la mentalité, de la psyché et de la logique israélienne.

Dans son discours, Netanyahu, qui est un orateur prolixe et charismatique, donne libre cours à ses inclinations génocidaires. Il met en lumière le suprématisme israélien, mais il nous permet aussi de détecter certains points faibles, certaines vulnérabilités au cœur du récit national juif. La lecture de ce discours fait apparaître très clairement que tant la shoah sioniste que les narrations autour de la « terre promise » sont sur le point de s’effondrer. On dirait que le président iranien soi-disant « discrédité » Ahmadinejad l’a emporté, en fin de compte.

Laissez la shoah tranquille !

Les Israéliens aiment leur Shoah, car la Shoah est, à n’en pas douter, leur meilleur produit de Hasbara, de propagande.

Elle leur permet, en quelque sorte, de massacrer en masse et de le faire de manière indiscriminée, tout en affirmant que ce sont eux qui sont les victimes.
« Je me suis rendu dans une villa, dans une banlieue de Berlin appelée Wannsee », a ainsi dit Netanyahu. « Là-bas, le 20 janvier 1942, après un festin jovial, les plus hauts responsables nazis se sont réunis et ils ont décidé de quelle manière ils allaient exterminer le peuple juif ».
Monsieur le Premier ministre Netanyahu, si vous êtes sincèrement intéressé par les « projets d’extermination », vous n’avez pas besoin d’aller jusqu’à Wannsee, dans la banlieue de Berlin ! Il vous suffira d’aller visiter le QG de vos « Forces Israéliennes de Defense », à Tel Aviv. Vos commandants-en-chef vous guideront à travers leurs « solutions » à la mode Tsahal pour les Palestiniens. En fin de compte, c’est votre armée, qui entoure les Palestiniens de fil de fer barbelé ; c’est vous qui maintenez la population civile en état de siège, sans vivres et sans médicaments. Et c’est votre armée, qui a déversé des armes de destruction massive sur les régions les plus densément peuplées de notre planète, non ? Alors que la signification exacte de la « solution finale nazie » (Die Enlösun) fait encore l’objet de controverses entre historiens incapables de se mettre d’accord entre eux sur ce que cela peut bien signifier au juste, nous avons tous vu la réalité vraie de la solution meurtrière israélienne.
Il est toutefois presque amusant de voir le Premier ministre Netanyahu courir défendre la narration de l’holocauste.

Le fait de regarder Netanyahu en train de présenter le protocole de la conférence de Wannsee à l’assemblée générale de l’Onu donne l’impression manifeste que le Premier ministre israélien est persuadé du fait que la Shoah a urgemment besoin d’une transfusion de crédibilité.

Pour la toute première fois, la Shoah se retrouve en position de defense.
« Voici une copie des plans d’Auschwitz-Birkenau, où un million de juifs ont été assassinés. Alors ; c’est aussi un mensonge, cela ? », demande le Premier ministre israélien.
Monsieur le Premier ministre Netanyahu, puis-je vous suggérer qu’aucun humaniste ne se préoccupe des chiffres exacts de victimes : que cela ait été un ou quatre millions de juifs qui sont morts à Auschwitz, nul ne doute que les camps de concentrations étaient horrifiants. Pourtant, il faut apporter une réponse à deux questions, une bonne fois pour toutes : comment se fait-il que les juifs, qui ont tellement souffert durant cette guerre, se sont arrangés pour être embringués dans un colossal crime raciste à l’encontre des Palestiniens,
la Nakba de 1948, trois ans, tout juste, après la libération du camp d’Auschwitz ?

Comment se fait-il que les dirigeants israéliens, qui semblent être si sensibles à la souffrance juive, réussissent le tour de force d’ignorer totalement la souffrance qu’ils infligent à des millions de Palestiniens ?

La suprématie et au-delà
En tant que mouvement nationaliste, le sionisme ne respecte pas d’autres mouvements nationalistes et populaires.

Apparemment, Netanyahu ne respecte ni le peuple iranien, ni le régime qu’il s’est donné. « Partout où ils le peuvent, ils imposent une société rétrograde et enrégimentée dans laquelle les femmes, les minorités, les gays ou quiconque n’est pas considéré comme un authentique croyant est brutalement contraint à se soumettre. » Netanyahu doit savoir que la loi judaïque ne diffère pas réellement de l’Islam, dans ces domaines. Il doit aussi se souvenir que c’est dans son pays que des gays se sont fait assassiner dans la rue, il n’y a pas encore un mois. Il est presque amusant de voir Netanyahu décider de mettre le signe d’égalité entre l’Iran, la barbarie et le Moyen Age en raison de la manière dont il traite ses minorités. En matière de minorités, l’Etat juif est en réalité le pire endroit sur notre planète. Dans la terre promise de Netanyahu, la moitié des habitants sont exclus du jeu démocratique pour la simple raison qu’ils n’ont pas l’heur d’être juifs.
A écouter Netanyahu, Israël serait l’incarnation de la modernité occidentale.
« Nous (nous, les Occidentaux), nous allons décoder le génome. Nous allons soigner les malades incurables. Nous allons prolonger nos vies. Nous trouverons une alternative bon marché aux énergies fossiles et nous nettoierons la planète. Je suis fier que mon pays, Israël, se trouve à l’avant-garde de ces avancées technologiques ». Je dois avouer que je ne suis absolument pas bouleversifié par les réalisations scientifiques ou technologiques israéliennes. Je n’ai pas vu non plus la moindre preuve de tentatives déployées par Israël pour sauver l’humanité, ni même la planète. De fait, ce que je vois, c’est carrément le contraire. Toutefois, si Netanyahu salue le progrès scientifique, il devrait alors être le premier à participer à une manifestation en soutien au projet nucléaire iranien ! Mais, nous ne le savons que trop bien, tel ne semble pas être le cas. Pour une raison que j’ignore, il pense qu’au minimum régionalement, l’énergie et les armes nucléaires doivent rester des exclusivités juives.
Netanyahu argue du fait que « si le fanatisme le plus primitif peut acquérir les armes les plus létales, la marche de l’histoire pourrait être renversée, ne serait-ce que pour un temps. » Netanyahu a peut-être raison, mais il faut lui faire remarquer que cela vaut pour Israël plus que pour tout autre pays, que pour tout autre Etat ou que pour toute autre société. Pour l’instant, c’est l’Etat juif qui a été pris sur le fait en train de déverser des armes de destruction massive sur une population civile qu’il maintient prisonnière. C’est l’Etat juif qui nous entraîne, tous autant que nous soyons, dans un fanatisme biblique primitif à base d’ « œil pour œil, dent pour dent ». Et comme si cela ne suffisait pas, c’est aussi l’Amérique et
la Grande-Bretagne qui ont lancé des guerres illégales orchestrées par les néoconservateurs et les collecteurs de dons sionistes. Cette guerre a causé, jusqu’ici, la disparition de plus d’un million de vies humaines.
Reste qu’une fois n’est pas coutume, je suis d’accord avec Netanyahu, lorsqu’il dit :
« La plus importante menace à laquelle le monde soit confronté aujourd’hui, c’est le mariage entre le fanatisme religieux et les armes de destruction massive ».
De fait, nul ne saurait décrire mieux le danger que représentent l’Etat juif et le sionisme. Israël est bien, en effet, un mariage mortel entre la barbarie génocidaire de masse de l’Ancien Testament, le fanatisme sioniste et un énorme arsenal d’armes de destruction massive chimiques, biologiques et nucléaires, dont certaines ont d’ores et déjà été utilisées.

Les Sabbath Goyim
Comme pour d’autres opérations sionistes de par le vaste monde, Netanyahu est persuadé que les goyim doivent mener les guerres juives. « Par-dessus tout, la communauté internationale va-t-elle empêcher le régime terroriste de l’Iran de mettre au point des armes atomiques, mettant ainsi en danger la paix mondiale ? » De fait, permettez-moi de souligner que le Premier ministre Netanyahu a tout faux, en l’occurrence. Si l’Onu est intéressée à apporter la paix à cette région et au monde entier, elle doit, par essence, aider l’Iran à développer son projet nucléaire et même sa capacité nucléaire militaire. Cela semble en effet la seule chose qui soit en mesure de doucher l’enthousiasme expansionnisme létal de l’Empire anglophone, tel qu’il s’est manifesté récemment en Irak, au Pakistan et en Afghanistan. Cela ne fera, assurément, qu’empêcher les sionistes de célébrer leurs symptômes aux dépens de leurs voisins.
A la suite de la transformation réussie des armées américaine et britannique en force supplétive israélienne chargée des missions spéciales, Netanyahu semble s’attendre à ce que l’Onu suive leur exemple et joue un rôle similaire. « Le Hamas », dit-il, « a tiré depuis Gaza des milliers de missiles, d’obus de mortiers et de roquettes sur les villes israéliennes voisines. Année après année, tandis que ces missiles visaient délibérément nos civils, aucune résolution de l’Onu n’a été adoptée, qui condamnât ces attaques criminelles ». Je pense qu’il faudrait que quelqu’un rappelle au Premier ministre israélien que le conflit entre le Hamas et Israël n’est pas exactement ce qu’on peut appeler une querelle internationale,
la Palestine n’étant pas un Etat souverain et Gaza n’étant rien de moins qu’un camp de concentration dont les Israéliens sont les gardiens. Autrement dit, dans la pratique, le problème est très simple : l’Onu devrait s’occuper exclusivement des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité perpétrés par Israël, ses dirigeants et son armée. Il n’appartient pas à l’Onu de formuler un jugement quel qu’il soit à l’encontre de la partie opprimée.

Rêves de massacres de masse
Il ne faut pas longtemps à Netanyahu pour qu’il nous liste ses mentors idéologiques et ce qui constitue le noyau dur de son inspiration mortelle.

« Quand les nazis lançaient leurs missiles sur les villes britanniques durant la seconde guerre mondiale… ». En réalité, ce sont les alliés qui ont rasé au sol des villes allemandes, en faisant des centaines de milliers de victimes… A cette aune biaisée, le Conseil des Droits de l’Homme de l’Onu aurait dû traîner Roosevelt et Churchill dans le box des accusés, en tant que criminels de guerre. Quelle perversion de la vérité ! Quelle perversion de la justice ! Délégués des Nations Unies, allez-vous admettre cette farce ?
Netanyahu a presque raison. Dans son récit de
la Deuxième guerre mondiale, il admet certainement qu’Israël imite les tactiques meurtrières en masse de Roosevelt et de Churchill. Mais il est certain qu’il n’a pas conscience que s’il s’était effectivement agi de morale et de Justice (et non de la sale politique habituelle), Roosevelt et Churchill auraient été accusés de crimes de guerre à une échelle encore bien plus grave. De manière ont ne peut plus choquante, Netanyahu tombe dans le piège juridique le plus évident qui soit en assimilant l’action d’Israël à des actes de bombardement en tapis à grande échelle. Pour ceux qui ne le voient pas, c’est là un danger qui fait clignoter les voyants rouges. Dans la perception qu’a de la réalité, Netanyahu, le fait de vitrifier des pays entiers à la bombe nucléaire et d’écrabouiller des villes entières est un acte justifié. Roosevelt et Churchill semblent lui servir de caution morale. De fait, ces déclarations suffisent à rendre clair, pour tout être humain, qu’Israël est une entité génocidaire qui est capable d’amener notre civilisation à une fin dévastatrice.
C’est là un appel à nous réveiller : il ne s’agit pas seulement des Palestiniens ou des Iraniens. De fait, c’est nous tous qui sommes concernés.

Bibi*, l’homme de paix
Voici le Premier ministre israélien prêt à énoncer son mantra pacifiste judéo-centrique :
« Mesdames et Messieurs, tout Israël veut la paix ». Pourtant, les statistiques nous ont appris récemment que 94 % des Israéliens juifs ont approuvé, eux aussi, les bombardements en tapis de leurs voisins d’à-côté. Il est impossible de ne pas voir une contradiction flagrante entre le verbalisme « pacifiste » et la réalité criminelle.
« Nous exhortons les Palestiniens à faire, enfin, ce qu’ils ont toujours refusé de faire, depuis soixante-deux ans : Dites « oui » à un Etat juif ! » Là encore, je suis d’accord avec le Premier ministre Netanyahu. Un Palestinien peut tout aussi bien dire Oui à un Etat juif, mais pas en Palestine, pas au Moyen-Orient ! Si Obama, Brown, Merkel ou un quelconque autre dirigeant insistant toujours pour approuver la validité ou la nécessité d’un « foyer national juif » sur des bases racistes, il (elle) est plus que bienvenu(e) pour allouer des terres en vue d’un tel projet à l’intérieur de son propre territoire. Les Palestiniens doivent dire NON à un Etat juif en Terre sainte ou dans la région. Les Palestiniens ne doivent jamais admettre l’existence d’un Etat juif sur leurs terres. De fait, l’Onu doit respecter cette ligne et faire tout ce qui est en son pouvoir afin de démanteler ce régime maudit d’apartheid.
Khazarian United
Dans une certaine mesure, le discours de Netanyahu à l’Onu exprime certaines préoccupations profondes que les juifs ont généralement tendance à garder par-devers eux. A la fin du compte, les Israéliens, et les Israéliens ashkénazes, en particulier, savent parfaitement que
la Palestine n’est pas précisément la terre de leurs ancêtres.

Si les Israéliens juifs ashkénazes, dont Netanyahu, tiennent à retrouver leurs racines, c’est en pays khazar qu’ils doivent aller les chercher. Toutefois, Netanyahu tente de désamorcer ces faits historiques. « Les juifs ne sont pas des conquérants étrangers de la Terre d’Israël. C’est la terre de nos ancêtres… Nous ne sommes pas des étrangers, pour cette terre. C’est notre patrie », assène un Netanyahu plein de conviction.
Premier ministre Netanyahu, je vais être simple et clair. Non seulement vous êtes étranger à cette terre, mais vous êtes étranger à toute compréhension possible de la notion d’humanité. De fait, le Mur de Séparation, qui demeurera après la disparition inéluctable de votre « démocratie réservée aux seuls juifs » laissera aux générations futures un monument historique stupéfiant de l’identité nationale juive exempte de toute morale, de tout universalisme et de toute fraternité humaine. Le crime contre l’humanité perpétré par l’Etat juif au nom du peuple juif n’est pas quelque chose qu’il sera possible d’effacer des manuels d’histoire avant longtemps. Bien au contraire : ce mur restera, tel un nouveau chapitre mythologique de cette interminable saga de narcissisme compulsif suprématiste pathologique. 
 « Nous devons avoir la securité », dit le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en concluant son discours. Je suis ici pour le détromper : Israël ne connaîtra jamais la sécurité. Israël est né d’un péché, et son existence dépasse toute notion de morale ou d’existence humaine. L’Etat juif a outrepassé la « zone de non-retour ». Il est condamné à disparaître. Tout ce que nous pouvons espérer, c’est que lorsque cela se produira, le processus d’assimilation et d’intégration des juifs dans la commune humanité sera relancé. En fin de compte, le nationalisme juif, tant de gauche et de droite que du centre, n’a servi qu’à maintenir les juifs à l’écart de tous les autres.
L’histoire du vingtième siècle nous enseigne que cette tendance à s’auto-ségréguer est mauvaise pour l’humanité en général et qu’elle est tout aussi dévastatrice, pour les juifs.
[* Bibi est le sobriquet de Netanyahu].

Gilad Atzmon

29/9

Source : Gilad Atzmon website 

Traduction : Marcel Charbonnier

Gilad Atzmon est un auteur associé à Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source

 http://ism-france.org/news/article.php?id=12758&type=analyse&lesujet=Sionisme
http://www.alterinfo.net/Le-discours-du-Premier-ministre-israelien-Netanyahu-a-l-Onu-ou-La-pathologie-du-mal_a37371.html

http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8837&lg=fr

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