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13/10/2009

n° 47 - OTAN - Analyse - Géopolitique et stratégie - Réflexion - 10-10 – (Fin) - : La « responsabilité de protéger » : une façade légale pour légitimer l´ingérence ?

n° 47 - OTAN -  Analyse -  Géopolitique et stratégie - Réflexion - 10-10 (Fin) -  : La « responsabilité de protéger » : une façade légale pour légitimer l´ingérence ?




Guerres de l'Otan.

n° 47- 15-04

C.De Broeder & M.Lemaire


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

2  Annexe

2-1 Silvia Cattori : Le combat de Miguel d´Escoto Brockmann à l´ONU
La « responsabilité de protéger » : une façade légale pour légitimer l´ingérence ?

2-2 ABM: un système universel de défense échelonnée au lieu d'un bouclier.

2-3 ABM en Tchéquie: Washington renonce vu la faible efficacité du projet.

2-4 De l'arme nucléaire en Belgique comme gage de paix et de sécurité. (…)

 


2  Annexe

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

2-1 Silvia Cattori : Le combat de Miguel d´Escoto Brockmann à l´ONU
La « responsabilité de protéger » : une façade légale pour légitimer l´ingérence ?

La « communauté internationale » - c´est-à-dire, en pratique, les États occidentaux - ne se sont jamais montrés capables de protéger les populations menacées par des carnages de masse.

Avant la fin de son mandat, le président de l´Assemblée générale des Nations Unies, M. Miguel d´Escoto Brockmann, très préoccupé par la nouvelle doctrine appelée « responsabilité de protéger » -et présentée par les grandes puissances comme un moyen d´éviter que des crimes de masse ne se reproduisent- a invité à en débattre à l´ONU des intellectuels de renoms comme Jean Bricmont et Noam Chomnsky.

En effet, au lieu de protéger les peuples, cette doctrine acceptée avec « enthousiasme » par les pays occidentaux en 2005, risque de contribuer à les exposer à de nouveaux massacres.

Car les idéologues qui l´ont préconisée semblent vouloir s´en servir pour légitimer des interventions militaires.

En clair : faire inscrire le « droit d´ingérence humanitaire » dans le droit international. M. Bricmont a eu la gentillesse de répondre à nos questions sur les implications de ce concept, et de nous rappeler pourquoi il est important que cette « responsabilité de protéger » continue de faire débat.

 

Silvia Cattori : Au travers de votre intervention à l’ONU [1], on prend conscience des dangers que le concept de « responsabilité de protéger » -désigné par l’abréviation R2P (responsibility to protect) –comporte pour les pays faibles. On aimerait mieux comprendre qui est à l’origine de cette doctrine qui suscite votre appréhension ? Qui en sont les véritables inspirateurs ?

Jean Bricmont  [2] : Après la guerre du Kosovo, en 1999, la question de la justification de « l’intervention humanitaire » fut posée. Une commission a été mise sur pied et un groupe d’experts, sous la co-direction de Gareth Evans [3] et de Mohamed Sahnoun [4], a produit un rapport qui mettait en avant le concept de la « responsabilité de protéger ».

Ce concept a été adopté par les chefs d’État au Sommet mondial de l’ONU en 2005 [5]. L’idée de protéger est séduisante. Mais peut-on intervenir n’importe où et n’importe quand ? Et comment cette responsabilité va-t-elle être mise en pratique ?

La déclaration de 2005 commence par affirmer que la responsabilité de protéger les populations du génocide, des crimes de guerre, du nettoyage ethnique et des crimes contre l’humanité incombe avant tout aux États sur le territoire desquels ces crimes se produisent. Et que, là où les États échouent, la communauté internationale doit les aider mais pas nécessairement militairement. Le problème est que, si cette aide non militaire échoue également, alors l’intervention militaire devient justifiée.

De la part des États, on note, en gros, trois positions au sujet de cette proposition.

Il y a la position des États Unis et de l’Union européenne qui sont totalement acquis à ce concept de la responsabilité de protéger, y compris en mettant l’accent sur l’intervention militaire.
Il y a la position du mouvement des non alignés et de la plupart des États du Tiers Monde qui sont favorables en paroles mais qui disent que tout cela doit se faire dans le respect de
la Charte de l’Onuet de la souveraineté nationale. Ils sont très critiques quant au fonctionnement du Conseil de sécurité, et très inquiets quant à cette possibilité d’intervention ; comme la Chine, ils insistent sur la nécessité de protéger la souveraineté et sur le fait qu’il ne faut en aucun cas que cela soit utilisé pour remettre en question la souveraineté nationale.
Il y a la position d’États comme l’Équateur,
la Bolivie, le Venezuela, le Nicaragua, qui sont très critiques quant à cette déclaration, et s’interrogent sur la signification d’une doctrine qui met en avant cette responsabilité de protéger mais qui par ailleurs, met de côté d’autres questions importantes pour la protection des peuples, les problèmes économiques par exemple.

Les défenseurs du concept de la responsabilité de protéger disent aussi qu’il faut éviter qu’un membre permanent puisse poser un veto quand il ne s’agit pas de questions « vitales pour lui ». Il est évident que la Russie aurait mis son veto dans le cas du Kosovo et que les États Unis auraient fait de même dans le cas de l’intervention russe en Ossétie du Sud. Les défenseurs de la responsabilité de protéger voudraient empêcher, au moins moralement, de tels vetos (en tout cas ceux pouvant provenir de la Russie ou de la Chine)

Il y a une grande hypocrisie de la part des partisans de la responsabilité de protéger quand ils affirment qu’ils veulent renforcer la souveraineté nationale en forçant les États à respecter et à protéger leurs populations.

Est-ce qu’Abraham Lincoln protégeait la population du Sud des États-Unis pendant la guerre de sécession ? Non. Quand il y a une guerre civile, un conflit ethnique, un gouvernement ne peut plus protéger la population. Le gouvernement afghan ne protège pas les Afghans qui vivent dans les zones sous contrôle des talibans. Dans ces cas, l’intervention extérieure peut être légitimée par cette notion de responsabilité de protéger (évidemment, en Afghanistan, l’intervention existe déjà et ne protège personne).

Silvia Cattori : Dans son discours d’adieu à l’Assemblée générale [6] M. Miguel d’Escoto Brockmann fait l’éloge du panel qui a contribué à éclairer les implications du concept de « responsabilité de protéger ». En vous invitant, ainsi que Noam Chomsky, à vous exprimer sur ce concept à New York, cherchait-il à rendre les États membres mieux conscients de ses possibles dérives ?

Jean Bricmont : En organisant cette table ronde, M. Miguel d’Escoto Brockmann souhaitait élargir le débat et mettre en exergue les risques inhérents à la responsabilité de protéger. Pour un certain nombre de délégations, entendre des interventions critiques qui vont dans le sens de leurs doutes, cela peut renforcer leurs positions.

Le but de mon intervention a été de dire qu’il est très difficile de promouvoir cette responsabilité de protéger dans un climat international où il n’y a pas d’égalité entre les pays occidentaux et le reste du monde. En effet, à cause de cela, il n’y a pas de relation de confiance entre les pays du nord et du sud et, par conséquent, la responsabilité de protéger ne peut pas être appliquée, car les États visés utiliseront la souveraineté nationale comme bouclier contre l’ingérence, dont ils se méfient à juste titre. Seul un climat de confiance, qui présuppose une égalité entre États, dont nous sommes très éloignés, pourrait rendre cette responsabilité de protéger réellement applicable.

Comme on a pu le voir dans le cas du Soudan, les pays africains s’opposent à des poursuites, comme celles initiées par la Cour Pénale Internationale contre le président Al Bashir, dès lors qu’elles paraissent s’inscrire dans la logique du « deux poids, deux mesures ».
Cette responsabilité de protéger risque fort d’augmenter les tensions idéologiques. Nous avons vu ce qui s’est passé quand
la Russie, en intervenant en Géorgie, a invoqué la responsabilité de protéger les ressortissants russes vivant en Ossétie du Sud. Cette intervention des Russes dans un pays que l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) tente d’inclure dans sa sphère d’influence a été fortement critiquée par les médias en Occident. Par conséquent, la responsabilité de protéger est interprétée très différemment dans différentes parties du monde, ce qui crée évidemment des tensions.

Silvia Cattori : Qu’est-ce qui différencie la « responsabilité de protéger » du « droit d’ingérence humanitaire » ?

Jean Bricmont : C’est un peu une nouvelle version de l’ingérence humanitaire, mais formulée de façon à la rendre compatible avec la charte de l’ONU, c’est-à-dire en laissant en fin de compte le Conseil de Sécurité décider ou non de l’intervention. Des juristes, comme Barbara Delcourt, ont fait des analyses détaillées montrant qu’il n’y a pas de grande différence sur le plan purement légal par rapport à la situation antérieure [7]. Le droit d’ingérence humanitaire est un concept idéologique, introduit par l’Occident, sans aucune base légale. Ce concept a été rejeté par tous les pays du sud. La responsabilité de protéger est formulée de façon à respecter les principes de l’ONU, c’est-à-dire la nécessité d’une autorisation préalable du Conseil de Sécurité avant toute intervention militaire. Mais, formulé ainsi, ce n’est pas réellement neuf, parce qu’avant l’introduction de la responsabilité de protéger, le Conseil de sécurité pouvait déjà autoriser une intervention en cas de génocide, par exemple.

Je ne suis évidemment pas opposé à l’idée de prévenir des catastrophes humanitaires par des efforts diplomatiques. Mais ce qui me parait problématique ce sont les effets idéologiques : on va renforcer encore l’idée du droit d’ingérence, même si, légalement, ce n’est pas ce que dit la responsabilité de protéger. Et d’autre part, comme le font remarquer la Bolivie et le Venezuela, rien n’est dit sur la situation intolérable dans laquelle on a laissé la population de Gaza. C’est d’ailleurs assez extraordinaire de constater que ce sont des pays « chrétiens », éloignés de la région, qui évoquent la situation catastrophique dans laquelle Gaza est laissée ; alors que des pays « frères » comme l’Égypte ne disent presque rien.

Silvia Cattori : Puisque l’ONU était déjà dotée d’outils institutionnels pour protéger les peuples, ne s’agissait-il pas là, tout simplement, d’inscrire le « droit d’ingérence humanitaire », dans le droit international, c’est-à-dire de légitimer le droit de faire la guerre ?

Jean Bricmont : Oui et non. Non, si l’on prend le texte à la lettre ; oui si l’on pense aux effets idéologiques. Par ailleurs, il est significatif que, dans la version en langue anglaise du rapport Evans-Sahnoun, on lit que des organisations régionales peuvent intervenir dans « le cadre de leur compétence », en obtenant l’aval du Conseil de sécurité a posteriori (subsequent en anglais-voir point 3-E-2 du synopsis). Alors que, dans la version française, il est dit qu’il faut l’accord préalable du Conseil de sécurité. La question est de savoir si l’intervention doit obtenir l’aval du Conseil de sécurité a priori ou a posteriori. Il y a là une grande différence.

Silvia Cattori : Aussi longtemps que les membres permanents du Conseil de sécurité ne sont pas capables d’exercer leurs responsabilités en matière de respect du droit international, comme on l’a vu en Palestine occupée où les résolutions de l’ONU ont été impunément violées depuis 61 ans par Israël, on ne voit pas pourquoi les pays faibles devraient leur confier une nouvelle responsabilité ?

Jean Bricmont : C’est précisément ce que j’ai essayé de rappeler dans mon intervention [8]. L’ONU, avant de se charger d’une nouvelle mission, ferait bien de remplir sa mission première qui est le maintien de la paix et le respect du droit international. Il était d’ailleurs assez surréaliste d’écouter les discours sur la responsabilité de protéger de la part des délégués européens ; ils répétaient tous la même chose.

Pourquoi ne s’occupent-ils pas d’abord de réaliser ce qu’ils sont supposés faire depuis 60 ans (c’est-à-dire, faire respecter le droit international par les États puissants), plutôt que de promettre d’accomplir de nouvelles tâches ?

Silvia Cattori : Il y a donc, selon M. d’Escoto Brockmann, un besoin urgent d’informer correctement les gens ; de mobiliser l’opinion mondiale sur le peu de confiance qu’on peut accorder à cette soi-disant « protection » ?

Jean Bricmont : Ce n’est que le début, le débat va continuer. C’était bien l’intention de M. d’Escoto Brockmann : relancer le débat sur cette question problématique de la protection et surtout ne pas laisser croire que c’était une affaire entendue. Le problème, comme je l’ai déjà mentionné, est celui des médias. Ils appuient toujours sans réserve la position des Occidentaux et interprètent la responsabilité de protéger comme étant une légitimation de l’ingérence humanitaire.

Cela dit, je ne pense pas que, dans l’immédiat, il y ait de grands dangers liés à la responsabilité de protéger, hormis l’aspect idéologique. L’ère Bush a été un tel désastre que le Pentagone n’est pas pressé d’ouvrir de nouveaux conflits et de se lancer dans de nouvelles aventures.

Silvia Cattori : Cette collusion entre le Conseil de sécurité, chargé de la paix, avec une instance militaire qui, pour les peuples palestinien, irakien, afghan, incarne la cruauté de l’occupant, ne peut qu’inspirer une large méfiance. Le ministre des Affaires étrangères russe, Serguei Lavrov, n’a-t-il pas eu raison de dénoncer [9] des négociations secrètes entre les secrétaires généraux de l’ONU et de l’OTAN, Ban Ki-Moon et de Jaap de Hoop Scheffer ; ainsi que la signature d’une Déclaration de collaboration, le 23 septembre 2008, sans consulter les États membres de l’ONU ?

Jean Bricmont : Il y a eu, en effet, un accord très discutable entre le Secrétaire général de l’ONU et le secrétaire général de l’OTAN. Il y a cette déclaration de Ban Ki-Moon qui affirme que l’ONU et l’OTAN poursuivent les mêmes objectifs de maintien de la paix. Cela est inadmissible mais ce n’est pas lié directement, je crois, à la responsabilité de protéger. Cela démontre néanmoins la vassalisation de l’ONU par les États-Unis.

Silvia Cattori : N’est-ce pas un facteur supplémentaire qui aggrave les risques de dérive ?

Jean Bricmont : Depuis des décennies, le droit international classique, celui issu de la Deuxième Guerre mondiale et de la décolonisation, est constamment attaqué au nom de la « défense des droits de l’homme », parce que ce droit est fondé sur le principe de non ingérence et du respect de la souveraineté nationale. C’est ce respect qui était l’aspiration fondamentale des pays victimes des invasions dues aux régimes fascistes, ainsi que des pays nouvellement décolonisés.

Depuis les années 80, les tragédies humaines bien réelles qui se sont produites dans les pays ayant obtenu récemment leur indépendance sont utilisées par les pays puissants (et, peut-être plus encore, par nos intellectuels médiatiques) pour plaider en faveur d’un droit d’ingérence, c’est-à-dire d’une destruction des principes même du droit international classique. La « responsabilité de protéger » est une sorte d’astuce juridique qui tente d’insérer ce droit d’ingérence dans le droit international, alors que les principes de ce droit rejettent fermement l’ingérence. On se trouve dans une situation ambigüe, avec deux lectures (au moins) de cette responsabilité, l’une au Nord, qui y voit une sorte de légitimation du droit d’ingérence, l’autre au Sud, qui exige que l’application de cette responsabilité respecte la charte de l’ONU.

Le problème est que tout cela creuse un peu plus le fossé idéologique qui sépare le Nord et le Sud, renforce encore, si c’est possible, la bonne conscience occidentale et crée une image d’Épinal, où la complexité des problèmes du monde est réduite l’action de quelques dirigeants (Mugabe, Ahmadinejad, Al Bashir, Chavez, Castro etc.) qui n’auraient d’autre désir que de se « maintenir au pouvoir », de « violer les droits de l’homme » ou de « commettre un génocide ». Le monde a avant tout besoin de paix, de désarmement et de détente. Et, pour cela, il faut commencer par se débarrasser des simplismes de la pensée occidentale.

Silvia Cattori : Nous vous remercions.


[1] Jean Bricmont fut invité, par le Président de l’Assemblée générale de l’ONU, M. Miguel d’Escoto Brockmann, à s’exprimer au « dialogue interactif informel » organisé à New York le 23 juillet 2009.
 Voir : « 
Un monde plus juste et la ”responsabilité de protéger », par Jean Bricmont, legrandsoir.info, 30 juillet 2009.
 Voir aussi, pour une critique rigoureuse de certaines interprétations occidentales de la responsabilité de protéger ainsi que de
la Cour pénale internationale : « The Responsibility to Protect, the International Criminal Court, and Foreign Policy in Focus : Subverting the UN Charter in the Name of Human Rights », par Edward S. Herman and David Peterson, Monthly Review, 24 août 2009.

[2] Jean Bricmont est professeur de physique théorique à l’Université de Louvain (Belgique). Auteur de Impérialisme humanitaire. Droits de l’homme, droit d’ingérence, droit du plus fort ? (Éditions Aden, 2005 ; nouvelle édition, 2009)

[3] Gareth Evans, ministre des Affaires étrangères d’Australie de 1988 à 1996, était le vice-président de la Commission internationale indépendante sur l’intervention et la souveraineté des États (créée par le gouvernement canadien) qui a rédigé le rapport intitulé La responsabilité de protéger en décembre 2001. Il a été, depuis janvier 2000 jusqu’à récemment, le président de l’International Crisis Group (ICG), un think tank créé par George Soros.

[4] Mohamed Sahnoun est un diplomate algérien qui fut envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour la région africaine des Grands lacs.

[5] Le Document final du Sommet stipule que « lorsqu’un État n’assure manifestement pas la protection de sa population contre les crimes retenus, la communauté internationale est prête à mener, en temps voulu, une action collective résolue par l’entremise du Conseil de sécurité, conformément à la Charte de l’ONU ».

[6] « Statement To the Final Session of the 63rd Session of the General Assembly », by Miguel d’Escoto Brockmann, Voltaire Network, 14 septembre, 2009.

[7] Barbara Delcourt, « La responsabilité de protéger et l’interdiction du recours à la force : Entre normativité et opportunité », in Actes du Colloque de la société française pour le droit international, (juin 2007-Paris X Nanterre), Paris, Pedone, 2008, pp.305-312.

[8] Voir note 1.

[9] Voir : « Ban Ki-Moon : Trouble compromission avec l’Otan », par Roland Marounek, Comité de surveillance OTAN, décembre 2008.]
Voir également : « 
L’accord secret entre l’ONU et l’OTAN ne répond pas aux objectifs de la communauté internationale », par Karl Müller, Réseau Voltaire, 1er décembre 2008.

 

Miguel d’Escoto Brockmann

Prêtre catholique et théologien de la libération. Membre du Front sandiniste de libération nationale, il fut ministre des Affaires étrangères du Nicaragua (1977-90) et président de la 63e session de l’Assemblée générale de l’ONU (2008-09).

 

Silvia Cattori

Journaliste suisse indépendante, de langue maternelle italienne. Les années qu’elle a passées outre-mer, notamment en Asie du Sud-Est et dans l’Océan indien, en contact étroit avec le milieu de la diplomatie et des agences des Nations Unies, lui ont donné une certaine compréhension du monde, de ses mécanismes de pouvoir et de ses injustices. En 2002, elle fut témoin de l’opération « Bouclier de protection », conduite par Tsahal en Cisjordanie. Elle se consacre depuis à attirer l’attention du monde sur le sort subi par le peuple palestinien sous occupation israélienne.
Auteur de Asie du Sud-Est, l’enjeu thaïlandais (éd L’Harmattan, 1979).

http://www.voltairenet.org/article162243.html



2-2 ABM: un système universel de défense échelonnée au lieu d'un bouclier.

Il me semble nécessaire de mettre en évidence que ni les Etats-Unis ni l'Otan ne "renoncent" à cette "défense" anti-missiles".
Comme ils vont d'échec en échec, en particulier le fait de ne pas avoir réussi à renverser le gouvernement iranien, + les essais ratés du bouclier + les coûts exorbitants au moment de la crise financière et économique etc.. 

Les Etats-Unis veulent redistribuer le "fardeau" avec les pays de l'Otan. Il faut souligner aussi les mobilisations de la population en Tchéquie et en Pologne qui sont pour quelque chose dans ce "renoncement".

Au lieu d'un bouclier antimissile (ABM) en Europe, les Etats-Unis entendent désormais se concentrer sur la mise en place d'un "système de défense échelonnée", rapportent jeudi les médias internationaux, se référant à Geoff Morrell, porte-parole du Pentagone.

"Cela signifie l'abandon du concept de gros radar, de gros bouclier antimissile en faveur d'un système universel échelonné et adaptable", a indiqué M.Morrell, cité par la presse.

La précédente administration américaine, celle de George W. Bush, envisageait de déployer en Europe des éléments du bouclier antimissile US pour parer à d'éventuelles attaques venant d'Iran ou de Corée du Nord. Il comptait notamment installer un radar en République tchèque et dix missiles intercepteurs en Pologne. Moscou, se sentant menacé, a exprimé à plusieurs reprises son hostilité envers ce projet ABM: un système universel de défense échelonnée au lieu d'un bouclier malgré les tentatives américaines visant à rassurer la Russie.

Le problème de l'ABM demeurait la seule divergence sérieuse entre Moscou et Washington après l'élection de Barack Obama au poste de président des Etats-Unis.

Au cours de la campagne électorale, M.Obama avait évoqué son intention de réviser les projets de déploiement d'éléments du bouclier antimissile américain en Europe. Le nouveau président américain Barack Obama avait indiqué qu'il soutiendrait le projet développé par l'administration de son prédécesseur s'il s'avérait "technologiquement adapté" et "financièrement supportable".

Le projet précédent reposait sur l'estimation selon laquelle l'Iran était déterminé à développer un programme de missiles à longue portée (ICBM), mais d'après les derniers renseignements, Téhéran est beaucoup plus concentré sur le développement de capacités de courte et moyenne portée.

Dans sa déclaration, M.Morrell a confirmé l'information publiée dans le Wall Street Journal, selon laquelle Washington estime désormais que les alliés de Washington en Europe, notamment les pays de l'OTAN, sont davantage menacés par des missiles de courte et moyenne portée. Aussi les USA se proposent-ils de revoir leurs projets de "bouclier antimissile", qui, une fois rénovés, susciteront moins de préoccupations de la part de la Russie.

17 septembre –

 RIA Novosti.


2-3 ABM en Tchéquie: Washington renonce vu la faible efficacité du projet.

 La décision des Etats-Unis de renoncer au déploiement de leur radar près de Prague est liée à la faible efficacité des missiles intercepteurs, au coût énorme du système ABM et à la position des autorités tchèques, estime le directeur de l'Institut de l'évaluation et de l'analyse stratégiques Alexandre Konovalov.

"Je me garderais de considérer cette décision comme la victoire de qui que ce soit. Il s'agit d'une manifestation de bon sens. Les démocrates américains n'ont jamais exalté le bouclier antimissile en Europe. Il était évident que, une fois au pouvoir, ils réviseraient la position des Etats-Unis envers ce système très onéreux", a-t-il affirmé, ajoutant que l'intention de l'administration Bush d'implanter des bases ABM en Pologne et en République tchèque était dépourvue de sens, car les missiles iraniens ne pouvaient pas atteindre l'Europe.

L'expert a rappelé que le radar en République tchèque et les missiles intercepteurs en Pologne devaient faire partie d'un bouclier américain mondial appelé à intercepter les ogives adverses à toutes les étapes de leur vol: au moment du lancement, lors de l'évolution dans l'espace extra-atmosphérique et au moment de l'approche de la cible.

"Les éléments de l'ABM, que Washington projetait de déployer en Europe de l'Est, devaient assurer la destruction des missiles dans l'espace extra-atmosphérique. Or, frapper l'ogive avec un missile intercepteur est une tâche techniquement très difficile. Les expériences que l'on a fait subir aux missiles intercepteurs n'ont jusqu'à présent pas montré leur efficacité", a souligné M.Konovalov.

"En outre, en l'absence de menace, il ne serait pas raisonnable de dépenser des milliards de dollars au plus fort de la crise économique. Parer à une menace éventuelle, ce n'est pas ce dont les Etats-Unis ont actuellement besoin. Bref, implanter ce système n'est pas la démarche la plus judicieuse", a-t-il poursuivi.

Selon l'expert, l'arrivée des sociaux-démocrates, hostiles au déploiement de l'ABM, au pouvoir en République tchèque constitue la principale raison ayant amené Washington à renoncer à la mise en place de son radar dans ce pays.

"Le radar en République tchèque est inséparable des antimissiles en Pologne. Cela signifie que si les Etats-Unis renoncent à déployer le radar, ils renonceront également à implanter les missiles intercepteurs", a conclu le directeur de l'Institut russe de l'évaluation et de l'analyse stratégiques.

17 septembre

RIA Novosti.


ABM: Obama recherche un dialogue constructif avec Moscou.

La décision de Washington de ne pas déployer de radar de l'ABM en République tchèque témoigne de l'attitude sérieuse de l'administration américaine envers le dialogue stratégique avec Moscou, estime le président de la commission des Affaires internationales de la Douma Konstantin Kossatchev.

Il s'agit d'une décision depuis longtemps attendue, a-t-il affirmé lors d'un entretien avec des journalistes. "Nous n'avons jamais douté de la justesse de la position russe. La décision américaine a résulté d'une part d'une évaluation plus objective de la situation en Iran et d'autre part d'une attitude plus sérieuse envers le dialogue stratégique entre la Russie et les Etats-Unis, qui constitue un facteur primordial de stabilité dans le monde", a précisé le parlementaire.

"Certes, il serait prématuré de parler de la fin des divergences. Ce n'est pas encore l'harmonie ni l'entente, mais c'est sûrement une ébauche de dialogue et le désir de Washington d'attacher aux arguments de Moscou la même valeur qu'à ses propres considérations de sécurité nationale", a souligné M.Kossatchev.

Selon lui, la période la plus dure dans les relations russo-américaines est révolue. "Il n'est pas exclu qu'une discussion constructive et normale de ces questions se déroule à l'avenir", a fait remarquer le président de la commission parlementaire.

"Les relations russo-américaines ne sont pas un simple sac dans lequel on prend une proposition pour l'échanger contre une autre. Chaque situation est très sérieuse et nécessite une approche individuelle, mais nous sommes persuadés que la partie américaine dispose d'une réserve considérable pour réaliser également des progrès sur d'autres problèmes de nos relations bilatérales", a déclaré M.Kossatchev.

D'après lui, la Russie ne manque pas non plus de réserve dans ce domaine. "Nous ne devons pas seulement analyser la situation qui s'est créée après la décision des Etats-Unis de renoncer au déploiement de leur radar en République tchèque. Nous devons également réfléchir pour savoir où nous pourrions faire des concessions afin d'aller de l'avant", a conclu le président de la commission des Affaires étrangères de la Douma.

17 septembre

RIA Novosti.


2-4 De l'arme nucléaire en Belgique comme gage de paix et de sécurité. (…)
Le MR opposé à la proposition Mahoux.

Il y un peu moins de quinze jours, alors que nos deux Chambres respectives avaient déjà fermé leurs volets sur un été politique raccourci par les élections régionales et la formation des gouvernements fédérés.., Philippe Mahoux, sénateur socialiste et instigateur respectable des lois portant sur les sous-munitions et autres mines anti-personnelles, sembla en mal de devoirs de vacances.

C’est ainsi que tous lieux de débat parlementaire pourtant clos et leurs membres ayant fuit la chaleur moite de la capitale, le Sénateur entama une croisade anti-nucléaire. Drôle de tempo pour entamer un tel débat…, quoiqu’il en soit, en charge de la Vice-présidence de la commission de la défense de la Chambre, il me fallu reprendre un peu le collier et remiser un peu la crème solaire pour analyser un par un les arguments de monsieur Mahoux et saisir un peu mieux la substance du comportement estival de mon collègue socialiste pour rejoindre en final un débat proposé par la Rtbf pour l’émission matin première.

Il est utile avant toute chose de situer le monde militaire nucléaire tel qu’il est. Il y aujourd’hui environ 12 000 armes nucléaires sur la planète. Héritage principalement de la guerre froide, Russie et Etats-Unis se partagent plus de 90 % d’entre elles à proportion égale de part et d’autres. A côté de cela il faut présenter des puissances nucléaires disposant de plusieurs centaines de têtes que sont la Chine, la Grande-Bretagne et la France pour terminer par évoquer les puissances dont l’arsenal nucléaire se compterait en dizaines de têtes à savoir Israël, l’Inde le Pakistan. Sachons aussi que si l’Allemagne et l’Angleterre ont récemment réduit le nombre de têtes nucléaires US sur leur territoire, cette réduction ne semble pas être allée au-delà de 15% de la proportion globale des armes en présence sur ces territoires.

La notion de dissuasion nucléaire.

Le premier écueil de la proposition socialiste visant à retirer toutes les armes nucléaires du territoire belge réside dans l’assimilation de l’arme nucléaire faite par le Sénateur avec d’autres armements plus conventionnels tels que les mines anti-personnelles et autres bombes à sous-munitions. Appréhender l’arme atomique autrement que ce qu’elle est, à savoir une arme dissuasive, stratégique, qui n’est pas destinée à être utilisée sur le théâtre des opérations est une erreur fondamentale. Son rôle est d’assurer la liberté, la sécurité et la souveraineté des pays membres de l’OTAN. Présenter l’arme nucléaire comme un élément essentiellement et strictement négatif tient de la chasse aux symboles, et dans ce sens à une approche subjective et non conforme aux réalités. L’arme nucléaire au même titre que la diplomatie est partie de notre arsenal politique et est également aujourd’hui encore un gage de paix et de sécurité.

La notion de dissuasion nucléaire est à nouveau développée dans le concept stratégique de l’Alliance publié en 1999, elle s’appuie naturellement sur des valeurs défensives, les différentes doctrines occidentales sont assez semblables en la matière.

Ce qui me surprendra peut-être le plus durant ce débat sur la RTBF avec le Sénateur Mahoux résidera dans sa remise en question totale de la notion de dissuasion nucléaire, lequel caricatura aux passages les positions du MR dans ce dossier de « pro-nucléaire » et donc de "droite".., il me fallu préciser que la gauche européenne depuis les années 80 et pour la France lors de l’élection de François Mitterrand à l’Elysée était pourtant largement revenue sur ses programmes électoraux des années 70 pour adopter la doctrine de la dissuasion comme un choix réaliste lié à la guerre froide mais qui prévaudra également dans l’ensemble des doctrines crédibles après 1992. Le sénateur Mahoux n’hésitera pourtant pas à déclarer durant cette émission que si des « fous continuent à s’armer sur le plan nucléaire », il nous faudrait pour notre part apprendre à nous défendre autrement. C’est là où le PS me semble déconnecter complètement de la réalité pour surfer sur les symboles et les simplismes.

Présenter en outre un désarmement nucléaire en Belgique, tel que visé par le Sénateur Mahoux afin de remettre aussi les doctrines de dissuasion nucléaire en question, comme un exemple que nous donnerions au monde lequel se déciderait alors subitement à ne pas s’équiper est évidemment un leurre, le désarment nucléaire progressif est un fait depuis les années 80, cela dans le chef des deux blocs, tout d’abord OTAN et Pacte de Varsovie, aujourd’hui la Russie, mais ce désarment post guerre-froide, dans le sens duquel il faut naturellement continuer à s’engager, n’a naturellement pas empêché la Corée du Nord, l’Inde, le Pakistan ou encore l’Iran de devenir complètement ou progressivement des puissances nucléaires… Cette thèse française, portée également par le spécialiste belge des questions de défense, Joseph Henrotin, dont j’invite à lire le Blog à ce propos, prend tout son sens et a naturellement le mérite du constat scientifique et du réalisme comme c’est le cas pour l’article publié dans l’Echo par André Dumoulin il y a un peu plus d’une semaine.

La Belgique, membre de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et de l’Union européenne

Quand un pays est membre d’une institution internationale, toute décision impliquant une remise en question des engagements de ce pays avec cette institution implique une concertation multilatérale plutôt qu’une décision unilatérale.

A fortiori si on parle de l’OTAN et de notre pays qui abrite le siège de cette organisation sur son territoire.

Nos obligations par rapport à l’OTAN sont bien réelles. Que nous parlions des accords publics ou secrets, nos obligations sont à qualifier de politiques d’une part, de morales d’autres parts, nous ne pouvons en effet pas toujours compter sur les autres nations pour assumer la responsabilité de notre propre sécurité.

Outre cette adhésion à l’OTAN, à ses politiques et à ses doctrines, la Belgique est également membre de l’Union européenne, tout changement de stratégie militaire sur le plan nucléaire implique également, à mon sens, une concertation avec les principales puissances nucléaires européennes. Il est utile d’évoquer ici l’idée de fédération européenne de dissuasion nucléaire européenne qui deviendra sans doute palpable d’ici 2030. Toutes décisions dans ce dossier snobant ou prenant nos principaux alliés européens de court dans ce dossier résident naturellement en une erreur à la fois politique et historique.

Par souci de détail et pour revenir au débat strictement national, il faut oser dire en outre que la présence supposée –dossier secret défense- de ces armes nucléaires « B61 » sur notre territoire, nous a également rendu d’autres formes de services dans le passé sur le plan strictement interne. Je pense que l’on peut se permettre aujourdh'ui de publiquement affirmer que si nous avons pu diminuer le budget défense en 1999 et donc notre implication OTAN par rapport à nos alliés, c’est aussi par ce que nous assumons cette responsabilité nucléaire sur notre territoire. Dans ce sens la présence de ces armes sur notre territoire nous a déjà rendu des services d’ordre financier, il n'est même pas utile d’évoquer ici le poids politique conféré à la Belgique dans ses échanges avec les alliés compte tenu de sa participation active dans ce domaine. 

Aussi présenter systématiquement la présence des ces armes nucléaires américaines sur notre territoire comme une forme de soumission aux Etats-Unis d’Amérique comme le font certains, au-delà de nier notre adhésion au pacte Atlantique Nord, est naturellement également une négation de ce qu’on appelle les accords double-clé qui organisent la gestion de ces armes nucléaires sur notre territoire. En effet si l’armée américaine garanti le maintien, la surveillance, la sécurisation de ces armes supposées présentes sur notre territoire, l’OTAN ne pourrait avoir recours à leur utilisation que moyennant l’accord du gouvernement belge. Etre membre de l’OTAN ne signifie nullement un recul de notre souveraineté en matière politique. 

De la menace persistante et du pacifisme socialiste…

Parler aujourd’hui ainsi du désarment et vouloir comme monsieur Mahoux peut le dire se débarrasser des armes « sales » telles qu’il les qualifie, présentant les armes nucléaires pour ainsi dire "inutiles".., c’est tout simplement nier le danger et la menace qui persiste aujourd’hui sur l’Europe.., si l’Europe continentale n’est pas aujourd’hui à portée des missiles iraniens, ce sera néanmoins bientôt le cas, c’est déjà le cas de la Grèce, Etat membre de l’UE. Aussi, quand monsieur Poutine informe il y a quelques mois, qu’étant donné que les USA ne renoncent pas à leur projet de bouclier anti-missile, la Russie se décide à recibler des villes européennes et donc naturellement Bruxelles et la Belgique…, des exemples qui sont autant de cas de figures qui nous appellent au réalisme, à une real politiek qui ne doit pas nous empêcher d’œuvrer au désarmement mais qui nous invitent tout de même à ne pas épouser une pose de beatnik pacifiste ou à remarcher sur les pas des manifestations anti-missiles des années 80 ou sur les barricades de 1968, postures chères, il semble, au socialisme francophone belge… 

Du sens du débat et de celui de la responsabilité

 Nous pensons que faire le point et débattre de la place du nucléaire sur le plan de notre sécurité est loin d’être inutile, différentes discussions doivent d’ailleurs s’ouvrir au sein de l’OTAN à ce propos en 2010, mais nous estimons que c’est à l’échelle de l’Alliance atlantique et de l’Europe qu’un tel débat peut-être mené…, une position belge, isolée du monde, de nos alliés de l’OTAN ou de nos partenaires européens n’a aucun sens dans ce dossier de sécurité globale, il est évident que compte tenu du sens de l’Etat et des responsabilités que le MR souhaite porter, monsieur Mahoux ne doit pas compter sur nous pour le soutenir dans sa chasse aux symboles…

Qui parlait de "renoncement solennel" au bouclier anti-missiles?! (CP)

17 septembre 2009 –

http://blog.denisducarme.net/index.php?2009/08/11/92-de-l-arme-nucleaire-en-belgique-comme-gages-de-paix-et-de-securite


2-5 Parution du livre de VREDE sur l'Otan.

Le CSO vous convie à lire le remarquable livre sur l’OTAN publié pour les 60 ans de VREDE. Bon anniversaire et encore beaucoup de travail ensemble.

Cette somme de connaissance sur l’OTAN est incontournable ; nous espérons qu’elle sera traduite pour profiter à tous les amoureux de la paix.

L’anticommunisme est le fil conducteur de la création de l’OTAN par les Etats-Unis ; il consolida la guerre froide prétexte à toutes les débauches de construction d’arsenaux militaires ; parmi ceux-ci la course aux armes nucléaires dont nous payons le tribut tellement lourd.

Le livre démontre tous les faux prétextes pour jouer le jeu du complexe militaro-industriel ; l’armement avait peu à voir avec la défense des territoires.

Depuis 20 ans, le démantèlement des pays de l’Est et le rattachement de certains à L’OTAN mène à modifier radicalement le rôle de l’OTAN : dans quel sens ? comment ? avec qui ? pourquoi, pour qui ?

Vous comprendrez pourquoi la Yougoslavie, l’Afghanistan ; pourquoi le masque de l’humanitaire, des droits de l’homme, de la défense des ressources ?

Et vous comprendrez enfin pourquoi De Crem envoie nos soldats et les F16 en Afghanistan ; les intérêts de la population étant la dernière préoccupation de nos va-t’en guerre.


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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