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19/10/2009

n°.292. - journal de l'Afghanistan - 29-09 au 18-10 - : Début : - Les résistants disent qu'ils continueront à combattre les Américains et leurs alliés dans le pays.

n°.292. - journal de l'Afghanistan - 29-09  au 18-10 - : Début  : - Les résistants disent qu'ils continueront à combattre les Américains et leurs alliés dans le pays.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan n° 292 - du 29-09 au 18-10

   C.De Broeder & M.Lemaire                                       



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part :

Li Qinggong : Comment mettre fin au conflit afghan.

M.K Bhadrakumar : Feuille de Route Chinoise pour mettre Fin A la Guerre en Afghanistan.

Vers un deuxième tour de scrutin en Afghanistan ?

Paroles & action du président...

La décision sur l'Afghanistan ne fera pas l'unanimité, dit Obama.

Entre 40 000 et 60 000 hommes supplémentaires.

1 Analyse & déclaration

a) Résistance  

Ayman al-Zawahri attaque ...

Les résistants disent qu'ils continueront à combattre les Américains et leurs alliés dans le pays.

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans

Fin

2) occupants 



Tiré à part :

Li Qinggong : Comment mettre fin au conflit afghan.

Comment sortir du piège Afghan ?

Si peu à peu tout le monde s’accorde à considérer qu’il n’y aura pas de solution militaire, rares sont ceux qui acceptent d’en tirer la conséquence : la nécessité d’entamer un dialogue de réconciliation nationale avec les talibans et tous les chefs de guerre dont les querelles anciennes sont pour partie responsables des violences qui ensanglantent le pays.

Li Qinggong, déroule la feuille de route proposée par la Chine.

Loin d’aider à la résolution du conflit, juge-t-il, l’engagement militaire américain ne fait qu’aggraver la situation.

Mais selon lui, l’opposition montante à la guerre pourrait permettre à Obama de sortir de la logique militaire qui prévaut au Pentagone et d’organiser sous l’égide de l’ONU une conférence de paix internationale.

La discorde politique et sociale en Afghanistan a été aggravée par les divers objectifs poursuivis par les nations qui participent aux forces de la coalition.

À court terme, le fragile gouvernement afghan éprouve des difficultés à maîtriser une situation intérieure troublée. Il existe pourtant une voie qui pourrait contribuer à sortir le pays de sa situation, si les acteurs majeurs adoptaient une approche pacifique de réconciliation dans leurs efforts pour mettre fin à la guerre.

Les États-Unis devraient d’abord mettre un terme à la guerre. La guerre contre le terrorisme que George W. Bush a lancé en 2001 s’est avérée être la cause des problèmes et de la violence incessante durant ces dernières années.

Pour promouvoir la réconciliation si nécessaire entre les parties concernées, les Etats-Unis doivent mettre fin à leur action militaire. La guerre n’a pas apporté la paix et la sécurité à la nation islamique comme l’administration Bush l’avait promis à l’origine, pas plus qu’elle n’a conféré d’avantages tangibles pour les États-Unis eux-mêmes. Au contraire, la légitimité de l’action militaire américaine fait l’objet d’un doute croissant.

L’opinion des américains sur la guerre a beaucoup changé.

Selon un récent sondage, le soutien à la guerre a diminué, passant de 53 pour cent en avril à 39 pour cent, tandis que les opposants à la guerre sont passés de 46 pour cent à 58 pour cent.

Le Congrès américain a également émis des doutes sur la stratégie en Afghanistan de l’administration Obama. L’opposition à la guerre de 74 pour cent des démocrates et de 70 pour cent des indépendants pourrait constituer un frein important contre une escalade militaire de l’administration, d’autant plus que le nouveau président ne peut se permettre de jouer son destin politique sur une guerre impopulaire.

Depuis sa prise de fonctions en tant que président, Obama a subi la pression du Pentagone pour l’envoi de renforts militaires en Afghanistan.

Le soutien des opposants à la guerre, s’ajoutant à ses partisans, donnera au jeune président des États-Unis la meilleure chance de se dégager des pressions du Pentagone.

Si Obama décide résolument d’arrêter la guerre, cela permettrait non seulement de répondre aux attentes de l’opinion publique américaine et de sauver plus de vies américaines, mais l’aiderait aussi à restaurer l’image pacifique des Etats-Unis et améliorerait les perspectives politiques du président.

Une autre façon d’aider l’Afghanistan à sortir de l’impasse actuelle consisterait à promouvoir la réconciliation entre le gouvernement afghan, les talibans et les principaux chefs de guerre, qui sont tous des acteurs clés pouvant jouer un rôle influent pour déterminer l’avenir du pays.

En dehors du facteur américain, le chaos régnant en Afghanistan est aussi étroitement lié aux luttes de longue date entre les factions nationales. L’Afghanistan a connu durant son histoire de nombreuses guerres et conflits, y compris l’Union soviétique dans les années 1980 et la guerre américaine.

Cette nation asiatique ravagée par la guerre est engagée dans une bataille chaotique qui implique les forces de la coalition dirigée par les USA, les troupes gouvernementales, les seigneurs de la guerre, les talibans et les forces d’Al-Qaïda. Ces affrontements multiples ne sont profitables à quiconque, et n’ont fait que de provoquer des souffrances indicibles pour le peuple afghan.

Le désordre politique qui règne en Afghanistan est également une cause première du chaos régnant dans le pays. L’élection présidentielle qui s’est tenue le 20 août a jusqu’à présent échoué à délivrer un résultat final.

Le recomptage des votes dans plus de 600 bureaux de vote dans lesquels se seraient déroulées des fraudes devrait durer encore deux ou trois mois, ce qui permettra au chaos de s’accroitre. Les États-Unis ont exhorté le président afghan Hamid Karzai à organiser un second tour de scrutin. Karzaï semble être persuadé que les Etats-Unis ne sont pas un partenaire fiable qui pourrait aider à mettre fin aux difficultés actuelles de l’Afghanistan. Le dialogue, estime-t-il, est la seule issue.

Le président afghan pourrait sans doute ouvrir un processus de pourparlers de paix tripartites avec les Taliban et les principaux chefs de guerre à condition que les États-Unis mettent fin à leur intervention militaire.

Le soutien de la communauté internationale est nécessaire pour aider l’Afghanistan à se diriger réellement vers la paix. La communauté internationale peut profiter de l’opposition croissante à la guerre aux Etats-Unis pour demander à l’administration Obama d’y mettre fin et de retirer les troupes américaines.

L’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne ont prévu de tenir une conférence internationale cette année pour discuter du retrait progressif des militaires déployés en Afghanistan. Des pressions internationales pourraient fournir à Obama une autre excuse pour retirer les troupes américaines. Le Conseil de Sécurité devrait prendre le relais des trois nations européennes, convoquer une conférence sur la question de l’Afghanistan, tenter de parvenir à un consensus entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et rédiger une feuille de route et un calendrier pour la résolution de cet épineux problème. Durant ce processus, les questions délicates seront de savoir si les parties concernées peuvent accepter les talibans en tant qu’acteur clé en Afghanistan et comment régler le cas des miliciens d’Al-Qaïda, une question qui revêt une influence clé sur l’issue de la conférence internationale sur la question de l’Afghanistan.

Assurément, une mission de maintien de la paix internationale serait nécessaire en l’absence des troupes américaines. Avec l’aide internationale de soldats de la paix, le gouvernement afghan et ses forces de sécurité peuvent espérer maîtriser les troubles intérieurs et maintenir la paix et la sécurité.

Li Qinggong,

Li Qinggong : Secrétaire général adjoint du Conseil National de Sécurité chinois,

China Daily, 28 septembre

2 octobre 2009

http://contreinfo.info:80/article.php3?id_article=2823

 

M.K Bhadrakumar : Feuille de Route Chinoise pour mettre Fin A la Guerre en Afghanistan.

La Chine propose une feuille de route pour mettre fin à la guerre afghane

"L’article « Afghan peace needs a map » (1) paru dans la version anglaise du quotidien chinois Chinese Daily lundi devrait être étudié avec attention.

Le Chinese Daily est un journal appartenant au gouvernement chinois et l’article offre une opinion synthétique très rare proposant des avancées concrètes pour sortir de l’impasse afghane...."
L’auteur de cet article est l’un des hauts responsables du China Council for National Security Policy Studies, La Qinggoing.

On a pu noter ces derniers temps une augmentation conséquente de reportages chinois sur l’Afghanistan.

Depuis l’apparition de l’agitation dans la province du Xinjiang, il y a à l’évidence une inquiétude qui s’amplifie de la part de la Chine concernant l’approfondissement de la crise en Afghanistan qui a un impact sur la sécurité nationale de la Chine.
Le moment choisi pour publier cet article est également important. Un élément crucial a émergé lors de ces huit ans de guerre afghane, la communauté internationale discutant passionnément les pour et les contre de scénarios alternatifs pour l’Afghanistan. Cette guerre se trouve à un croisement, avec les Talibans qui combattent l’imposant déploiement des forces de l’OTAN conduites par les US menant à une impasse.

L’OTAN a elle –même reconnu que la « victoire » sur les Talibans dans cette guerre pourrait ne plus être possible et que ce qui reste dans le domaine des possibilités, c’est d’échapper à la défaite et de remporter « un succès » par «l’afghanisation » de la guerre.
De même, le moment de parution de l’article est significatif alors que l’Administration Obama est entrain de revoir sa stratégie de ces derniers 7 mois sur la guerre afghane définie en Mars. En gros, le pendule du débat américain oscille entre accroitre l’effort de guerre via un augmentation des troupes en Afghanistan ou diminuer les efforts de guerre et la ramener à un statut d’opération de contre insurrection.
La situation est pour le moins piquante car le débat se déroule avec en arrière plan une opinion publique américaine qui s’oppose de plus en plus à l’implication militaire des US en Afghanistan.

Et puis il y a aussi le débat annuel au Conseil de Sécurité de l’ONU sur l’Afghanistan, qui a démarré à New York lundi. De même, l’ONU propose d’organiser une conférence internationale sur l’Afghanistan avant même la fin de l’année.
L’article du China Daily avance plusieurs points importants.
- Premièrement, il appelle sans détours Washington à programmer de mettre fin à ses opérations militaires en Afghanistan. Cette demande est faite sans mise en garde ni alibi. Dit simplement, la guerre n’a fait qu’aggraver le chaos politique et social en Afghanistan, créant d’importantes turbulences et violence et elle n’a apporté ni paix ni stabilité comme l’avait promis l’administration de Georges Bush, ni « bénéfices tangibles » aux US eux –mêmes. « A l’opposé, la légitimité de l’action militaire des US a été de plus en plus mise en doute ».
Par conséquent, il existe clairement une nécessité urgente de promouvoir la réconciliation parmi les groupes afghans en conflit et cet effort doit d’abord commencer par la fin des opérations militaires des US.
- Deuxièmement, le revirement massif de l’opinion publique US – Avec 58% d’Américains s’opposant à la guerre selon des sondages récents – et un scepticisme croissant sur la guerre à Capitol Hill – spécialement une vague d’hostilité au sein du Parti Démocratique – assombrit la trajectoire de la stratégie de l’Administration Obama en Afghanistan. Obama ne peut certainement pas se permettre de jouer sa carrière politique sur une guerre impopulaire.
Cependant, Obama peut exploiter l’état d’esprit du public et des politiques aux US pour sauver sa présidence de la guerre en Afghanistan. L’article fait remarquer que depuis qu’il a pris ses fonctions en Janvier, Obama a été sous pression du Pentagone pour accroître l’effort de guerre. C’est maintenant que « le jeune président des US à la meilleure chance de s’extirper des pressions du Pentagone » s’il choisit de s’appuyer sur les sentiments anti guerre qui montent rapidement dans le pays.
Obama devrait compter là-dessus, s’il décide de mettre fin à la guerre, « non seulement cela répondrait aux attentes du public US et sauverait plus de vies américaines, mais cela aiderait aussi les US à récupérer une image pacifique et améliorer les perspectives politiques personnelles du président. »
L’article s’abstient cependant d’établir une analogie avec la présidence de Lyndon Johnson et la guerre du Vietnam, mais la mise en garde est exprimée à haute voix, la guerre peut sérieusement endommager la carrière politique d’Obama et démolir ses aspirations à un deuxième mandat.
T- roisièmement, à quoi peut –on s’attendre si les US mettent fin à leur intervention militaire en Afghanistan ? La réponse c’est que cela ouvre la voie à un règlement politique. Et comment se peut-il qu’on puisse œuvrer à un règlement ? La réponse c’est qu’il n’y a pas d’alternative mais la seule issue c’est de rechercher un règlement politique via une réconciliation nationale. Tout processus de réconciliation doit impliquer « tous les acteurs clés » qui peuvent jouer un rôle influent concernant la décision sur « les perspectives du pays » spécialement le gouvernement afghan, les Talibans, et les forces qu’on appelle communément les « chefs de guerre ».
Une telle approche est basée sur la croyance que la guerre afghane est principalement un combat fratricide impliquant des factions afghanes, tout autant qu’il existe actuellement le « facteur » US. En fait, actuellement diverses forces concurrentes sont enfermées dans un « combat chaotique », qui implique les forces de la coalition dirigées par les US, « les troupes du gouvernement afghan et des chefs de guerre locaux », les Talibans et les forces d’al Qaeda. Cela signifie que les lignes de combat ont été gommées.
- Quatrièmement, la confusion émanant de la scène politique afghane ne fait que rajouter au « chaos domestique » déjà existant. L’élection présidentielle du 20 Août n’a pas réussi à produire de résultat final et l’incertitude qui plane et qui peut durer des mois sur le recomptage des votes ne fait qu’ajouter à la confusion, alors que les US pousse le président Hamid Karzai à un deuxième tour de scrutin. L’article s’abstient cependant d’accuser les US d’interférence dans les eaux politiques afghanes.
- Cinquièmement, reprenant le fil de ce qui est écrit ci-dessus, l’article dit « il semble que Karzai ait martelé sur la scène politique intérieure que les US n’étaient pas un partenaire fiable pouvant aider à résoudre l’actuelle situation en Afghanistan. Des discussions pense-t-il sont la seule façon de s’en sortir. Le président afghan va probablement démarrer le processus de discussions tripartites avec les Talibans et les principaux chefs de guerre, à condition que les US mettent fin à leurs opérations militaires. »
- Sixièmement, l’article s’oriente ensuite vers le rôle de la communauté internationale. D’un côté il appelle au soutien par celle-ci d’un processus de paix essentiellement intra afghan. De l’autre côté il suggère que la communauté internationale doit tirer avantage des sentiments anti guerre croissant aux US et « inciter » Obama à mettre fin à la guerre et retirer les troupes d’Afghanistan.
Obama pourrait trouver utile d’évoquer des « pressions internationales » comme une « autre excuse » pour retirer les troupes US d’Afghanistan. Les trois plus importantes puissances européennes – l’Allemagne, la France et la Grande Bretagne – ont cherché la tenue cette année d’une conférence internationale pour discuter la fin de l’occupation en Afghanistan.

Par conséquent, le Conseil de Sécurité de l’ONU devrait jouer le rôle de leader pour organiser la conférence sur la base d’un consensus entre les cinq membres permanents portant sur une feuille de route et un agenda pour régler le problème afghan.
« Un problème chatouilleux » reste néanmoins, celui de savoir si les parties concernées peuvent accepter les Talibans comme acteurs clé et aussi « quoi faire » des forces d’al Qaeda et c’est un « élément clé » pour ce qui sortira de cette conférence internationale à venir.
- Finalement, l’article propose qu’une fois que les US auront retiré leurs troupes d’Afghanistan, une mission internationale de maintien de la paix sera nécessaire pour aider le gouvernement afghan et ses forces de sécurité à exercer un contrôle efficace dans le pays. Il ne précise pas la nature de la force internationale, qui, on peut le présumer, pourrait être placée sous autorité de l’ONU ou régional.
C’est la première fois qu’un article d’opinion chinois a appelé ouvertement au retrait immédiat des troupes US et de l’OTAN d’Afghanistan comme pré requis à la paix.

Ce que ne dit pas l’article devient également important. Premièrement il différencie le problème afghan de la prétendue approche « Af Pak ». L’article ne fait d’ailleurs aucune référence au Pakistan.
Cependant, on doit comprendre que la perspective chinoise n’est pas en faveur d’une présence militaire US dans la région dans son ensemble ce qui inclut l’Asie Centrale de même que le Pakistan. Deuxièmement, l’article met l’accent sur une recherche d’arrangement intra afghan avec implicitement les Talibans comme faction légitime. A aucun moment l’article suggère que les Talibans sont soutenus par le Pakistan.
- De même, l’article à aucun moment ne suggère que les « chefs de guerre » doivent être contournés sur l’échiquier politique. C’est une approbation de l’approche pragmatique de Karzai et un rejet de l’attitude opportuniste des US et de leurs partenaires occidentaux d’écarter les alliés de Karzai des structures du pouvoir.
- Troisièmement, l’article ne considère pas al Qaeda comme un élément important justifiant de continuer la guerre. Inutile de dire que l’article rejette l’affirmation de l’OTAN que la guerre afghane fait partie intégrante pour assurer la sécurité du monde occidental contre la menace posée par le terrorisme international. De même, il est indifférent au sort de l’opération de l’alliance présentée en fanfare partout comme une « opération hors zone «.
La géopolitique de la guerre est restée complètement en dehors de l’article. Cela va dans le sens du point de vue chinois selon lequel c’est le peuple afghan qui doit principalement être en charge de son destin. Ainsi donc, l’article met de côté la thèse controversée soutenue par certains experts portant sur une solution régionale à la guerre, avec les US entrant en « grandes négociations » avec les principales puissances régionales telles la Russie, la Chine, l’Iran, l’Inde et les états d’Asie Centrale.
Au contraire, l’accent est mis sur la responsabilité assumée par le Conseil de Sécurité de l’ONU pour guider et superviser le règlement en Afghanistan, et, à l’intérieur de ce cadre là, les cinq membres permanents seront les principaux arbitres.
M.K Bhadrakumar –

02/10/09 www.atimes.com
Note
1. L’article d’opinion "Afghan peace needs a map" a été publié le 28 Septembre dans The China Daily.
Article du China Daily
M K Bhadrakumar a été diplomate de carrière au ministère des affaires étrangères de l’Inde. Il a servi comme ambassadeur de l’Inde notamment en Union Soviétique, Corée du Sud, Sri Lanka, Allemagne, Afghanistan, Pakistan, Uzbekistan, Koweit et Turquie.

M.K Bhadrakumar

Jeudi 01 Octobre 2009

Mireille Delamarre traduction

http://www.planetenonviolence.org/Feuille-De-Route-Chinoi...


Vers un deuxième tour de scrutin en Afghanistan ?

Un second tour devrait être nécessaire en Afghanistan, où la révision des résultats du premier tour de la présidentielle a ramené à 47% le score du président sortant, Hamid Karzaï, selon le Washington Post. Citant des sources proches du processus, le journal précise que le décompte définitif réalisé par la Commission des plaintes électorales devrait être finalisé dans la journée de vendredi.

16/10

http://fr.news.yahoo.com/4/20091016/tts-afghanistan-elect... 



Paroles & action du président...

La décision sur l'Afghanistan ne fera pas l'unanimité, dit Obama.

Barack Obama a prévenu mardi des hauts responsables du Congrès que sa décision sur la révision de la stratégie en Afghanistan, où les républicains le pressent de suivre l'avis de l'état-major, ne contenterait pas tout le monde.

Le président américain a réuni les chefs de file démocrates et républicain à la Maison blanche pour discuter de cette décision, qu'il annoncera dans les prochaines semaines.

Il a affirmé qu'il arrêterait sa stratégie en fonction de ce qu'il estimerait être le meilleur moyen d'empêcher de futures attaques contre les Etats-Unis et leurs alliés, a rapporté un responsable américain.

"Il a aussi fait clairement savoir que sa décision ne contenterait pas tout le monde dans la pièce ou dans le pays, mais a souligné son engagement à travailler sur la base d'une collaboration", a-t-on ajouté de même source.

Le débat porte essentiellement sur deux perceptions opposées de la poursuite de cette guerre. L'état-major de l'armée américaine souhaite des renforts et des actions pour gagner la confiance des Afghans; d'autres défendent l'idée d'un déploiement resserré et d'une action concentrée sur des cibles islamistes précises.

Barack Obama réunit à nouveau mercredi ses conseillers sur la sécurité, mais l'entretien devrait surtout porter sur le Pakistan, dont le ministre des Affaires étrangères se trouvait mardi à Washington, a dit le porte-parole de la Maison blanche, Robert Gibbs.

Le sénateur républicain John McCain a mis Barack Obama en garde contre des "demi-mesures" et l'a exhorté à répondre aux demandes du chef des forces américaines et alliées sur place, le général Stanley McChrystal, qui réclame jusqu'à 40.000 hommes de plus.

"Je suis tout à fait convaincu que l'analyse du général McChrystal est non seulement correcte mais doit être mise en oeuvre aussi vite que possible", a dit John McCain à la presse après la réunion à la Maison blanche.

Les démocrates ont une nouvelle fois défendu Barack Obama, auquel les républicains reprochent de mettre trop de temps à prendre sa décision.

"Nous comprenons tous l'importance de la décision que doit prendre le président. Huit soldats ont été tués dimanche, l'un d'entre eux était de Reno, Nevada", a dit le chef de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, lui-même élu du Nevada.

07-10

Reuters

 

Entre 40 000 et 60 000 hommes supplémentaires.

M. Obama est appelé à se décider dans les prochaines semaines sur la nécessité de déployer ou pas les dizaines de milliers de soldats supplémentaires que lui demande son commandant sur le terrain, le général Stanley McChrystal. Le général réclamerait entre 40 000 et 60 000 hommes supplémentaires.

Par le passé, les déploiements de forces de soutien n'ont pas été annoncés par le Pentagone et la Maison Blanche. L'ancien président George W. Bush avait rendu public un envoi de 20 000 soldats de combat supplémentaires en Irak, sans faire mention des 8 000 en renfort appartenant à des troupes de soutien.

Selon un décompte établi par le journal début octobre, quelque 65 000 soldats américains se trouvent actuellement en Afghanistan et environ 124 000 en Irak, contre respectivement 26 000 et 160 000 au plus fort de l'insurrection irakienne, à la charnière des années 2007 et 2008.

13/10

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/10/13/obama-a-envoye-13-000-soldats-en-afghanistan-sans-l-Selon le Washington Post,


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