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19/10/2009

n°.292. - journal de l'Afghanistan - 29-09 au 18-10 - : Suite : - Les résistants disent qu'ils continueront à combattre les Américains et leurs alliés dans le pays.

n°.292. - journal de l'Afghanistan - 29-09  au 18-10 - : Suite : - Les résistants disent qu'ils continueront à combattre les Américains et leurs alliés dans le pays.



journal de l'Afghanistan n° 100 - du 29-09 au 18-10

   C.De Broeder & M.Lemaire                                       



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

1 Analyse & déclaration

a) Résistance  

Ayman al-Zawahri attaque ...

Les résistants disent qu'ils continueront à combattre les Américains et leurs alliés dans le pays.

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans



1 Analyse & déclaration

a) Résistance  

L'intensité des combats a régulièrement augmenté depuis fin 2001, les résistants étant en mesure peu à peu de relancer leurs attaques contre les forces occidentales.

AFP

09-08

Ayman al-Zawahri attaque ...

Al-Zawahri attaque  personnellement la chancelière Angela Merkel, l'accusant d'avoir menti lorsqu'elle a déclaré devant le Parlement que la présence des forces allemandes en Afghanistan avait pour but d'œuvrer en faveur de la paix et la sécurité internationales. "La paix et la sécurité internationales" ne prévaudront pas tant que vous n'aurez pas quitté "les terres de musulmans" et que vous n'aurez pas cessé de "vous ingérer dans leurs affaires", souligne le numéro deux d'Al-Qaïda, s'adressant apparemment à l'ensemble des pays membres de l'OTAN.

Il critique aussi la Turquie, chargée d'assumer le commandement tournant de l'opération de l'OTAN à Kaboul le mois prochain, accusant ce pays de contribuer à "verser du sang musulman".

28/9

http://fr.news.yahoo.com/3/20090928/twl-terrorisme-al-qaida-1be00ca_2.html 

 

Les résistants disent qu'ils continueront à combattre les Américains et leurs alliés dans le pays .

Les résistants taliban en Afghanistan ont célébré les huit ans de l'invasion américaine en déclarant qu'ils continueront à combattre les Américains et leurs alliés dans le pays

Dans un communiqué sur Internet 'obtenu' par SITE, un groupe américain spécialisé dans l'analyse des messages les talibans déclarent que leur objectif était "l'indépendance et la mise en place d'un régime islamiste".

"Néanmoins, si vous voulez transformer le pays des pieux et fiers Afghans en colonie, sachez que nous avons une détermination inébranlable et sommes prêts à une guerre longue" poursuit le communiqué.

AP

9/10

 

Des milliers de combattants étrangers entre en Afghanistan et rejoignent la résistance.

Des milliers de combattants étrangers ont infiltré l'Afghanistan pour soutenir la résistance, a expliqué samedi le ministre afghan de la Défense, le général Abdul Rahim Wardak, qui exhorte la communauté internationale à envoyer plus de troupes dans le pays.Ces déclarations interviennent, alors que les Etats-Unis sont en plein débat concernant leur stratégie sur place: renforcer leurs contingents ou se concentrer sur les fiefs d'Al-Qaïda, la plupart se trouvant à la frontière pakistanaise.

Les militaires américains ont dit ne pas pouvoir commenter ces allégations pour l'instant.

Le gouvernement afghan attend avec inquiétude la décision américaine, alors que le pays connaît ces derniers mois une recrudescence d'attaques.

Samedi, trois soldats étrangers, un Américain et deux Polonais, ont été tués et quatre autres blessés, dans l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule dans l'est du pays.

"L'ennemi a changé. Leur nombre augmente, a dit Abdul Rahim Wardak dans le discours qu'il a tenu devant les parlementaires, ajoutant que 4.000 combattants, la plupart originaires de Tchétchénie, d'Afrique du Nord et du Pakistan avaient "rejoint les talibans et se battaient en Afghanistan".

Le ministre afghan de l'Intérieur, Hanif Atmar, qui a également pris la parole, est allé dans le sens de la stratégie mise en place par le commandant des forces alliées en Afghanistan, le général Stanley McChrystal, protéger les civils et plus seulement combattre les insurgés.

"Si l'objectif de la lutte, c'est seulement de tuer les talibans, nous ne gagnerons pas cette guerre. S'il s'agit de sauver la population afghane, alors nous pourrons" y arriver, a analysé Hanif Atmar.

11/10

http://fr.news.yahoo.com/3/20091011/twl-afghanistan-viole...



b) Troupes d'occupation : Analyse & déclaration

USA & Coalition

Le général McChrystal avertit que les résistants gagnent du terrain.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point d vue de l'auteur mais doit être vu comme information

L'insurrection progresse et le succès de la campagne militaire alliée n'est pas garanti, a déclaré à Londres le général américain Stanley McChrystal, chef des forces occidentales en Afghanistan.

"Ni un succès, ni un échec ne peuvent être considérés comme certains", a-t-il déclaré, jugeant la situation "grave".

"Il s'agit d'un théâtre complexe, difficile, aussi bien pour la situation sur le terrain que pour les rapports avec les populations", a poursuivi le général, qui a jugé récemment une défaite envisageable faute de renforts. Plus de 100.000 hommes, dont 60.000 Américains, sont actuellement sous ses ordres en Afghanistan.

"Je m'élève immédiatement contre ceux qui simplifieraient le problème ou proposeraient une solution toute faite (...) parce qu’ils n’ont absolument pas idée de la complexité à laquelle nous avons affaire.

"En Afghanistan, les choses sont rarement comme on le croit et les initiatives que nous prenons, quoique bien intentionnées, sont souvent différentes de ce que nous en attendons", a poursuivi Stanley McChrystal.

1 octobre, 14h17

Reuters

04-10

McChrystal, qui est à la tête de plus de 100.000 hommes, aux deux-tiers américains, réclame un renforcement de plusieurs dizaines de milliers de militaires supplémentaires, faute de quoi il estime que la guerre n'est pas gagnable.

Version française Marc Delteil

http://fr.news.yahoo.com/4/20091004/twl-afghanistan-usa-41953f5_2.html

 

Une défaite serait «un énorme risque»

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point d vue de l'auteur mais doit être vu comme information

Le nouveau commandant en chef de l'armée britannique, le général David Richards, a alerté dimanche contre la «terrifiante perspective» d'une défaite des forces internationales en Afghanistan et appuyé les appels à l'envoi de troupes supplémentaires.(…)

Dans un entretien publié dimanche par le quotidien Sunday Telegraph, le général Richards a indiqué que si l'Otan ne réussit pas à stabiliser ce pays, le risque pour l'Occident serait «énorme».

«Si Al-Qaïda et les talibans croient qu'ils nous ont vaincu, qu'arrivera-t-il après? Est-ce qu'ils s'arrêteront en Afghanistan?», demande-t-il.
«Le Pakistan est clairement une cible ne serait-ce que parce qu'il s'agit d'un pays possédant l'arme nucléaire,(…)  et c'est une perspective terrifiante. Même si seule une petite quantité de ces armes tombe entre leurs mains, croyez-moi, ils les utiliseront», a-t-il affirmé.
Le général Richards a estimé que l'envoi de renforts en Afghanistan permettrait à l'Otan de commencer à gagner «la bataille psychologique» tout en réduisant le nombre de victimes.

Le commandant de la coalition Stanley McChrystal, a demandé l'envoi de 40.000 hommes supplémentaires.
Richards a indiqué craindre que ni l'opinion publique britannique ni le gouvernement ne soient conscients des «énormes risques» d'une défaite.
«Un échec aurait un effet de catalyseur sur les militants islamistes dans le monde et dans la région parce que le message serait qu'Al-Qaïda et les talibans ont vaincu les Etats-Unis, les Britanniques et l'Otan, la plus puissante coalition du monde», a-t-il affirmé.
«Les implications géostratégiques seraient immenses», a-t-il insisté.

4/10

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/28116287

 

McCain demande à Obama d'augmenter drastiquement les troupes en Afghanistan.

Le sénateur républicain John McCain, ‘adversaire’ malheureux de Barack Obama lors de la dernière présidentielle, a estimé dimanche que le chef de la Maison Blanche commettrait une "erreur d'une ampleur historique" s'il ne décide pas un renforcement substantiel des troupes américaines en Afghanistan.

Lors d'un entretien diffusé dimanche sur CNN, le sénateur de l'Arizona, a jugé qu'il fallait envoyer au moins 40.000 soldats supplémentaires pour renforcer les 68.000 hommes actuellement sur le terrain. Rejeter l'avis de ceux qui pensent qu'une présence américaine beaucoup plus importante est nécessaire "serait une erreur d'une ampleur historique", a-t-il dit.

11/10

http://fr.news.yahoo.com/3/20091011/twl-usa-afghanistan-obama-troupes-mccain-224d7fb_2.html



2 Les forces en présence

Troupes d'occupation

09-10

Plus de 100.000 soldats étrangers, dont deux tiers d'Américains, sont actuellement stationnés en Afghanistan. Le commandant en chef de ces forces, le général McChrystal, a recommandé l'envoi de 40.000 hommes supplémentaires, minimum requis selon lui pour remporter la guerre, ont indiqué deux sources proches du dossier.

09-10

http://www.lexpress.fr/actualites/2/l-afghanistan-appuie-les-recommandations-du-general-mcchrystal_793315.html


USA

09-10

Il y a actuellement 34 000 Américains sous commandement de leur pays en Afghanistan, et 31 000 sous le drapeau de l'OTAN.

http://www2.canoe.com/infos/international/archives/2009/10/20091008-194624.html 


Otan-Isaf

09-10

Environ 67.700 soldats étrangers, dont près de 32.000 Américains, sont actuellement déployés en Afghanistan dans le cadre de l'Isaf, sous commandement de l'Otan.

A cela s'ajoutent les soldats américains de l'Opération "Liberté immuable", sous commandement de l'armée américaine, dont le nombre doit atteindre 36.000 à la fin de l'année.

http://www.ledauphine.com/


Allemagne

Berlin contre le retrait…

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point d vue de l'auteur mais doit être vu comme information

Le chef du parti libéral FDP, considéré comme le prochain chef de la diplomatie allemande, s'oppose à un retrait précipité des forces internationales d'Afghanistan, dans une interview ce matin. Guido Westerwelle a évité, après les élections législatives que son parti a remporté dimanche aux côtés de conservateurs de la chancelière Angela Merkel, de revendiquer publiquement le portefeuille des Affaires étrangères.
Mais il n'a jamais fait mystère de sa volonté d'occuper ce poste prestigieux comme ses prédécesseurs libéraux.

Il a semblé confirmer cette ambition en répondant aux questions de la revue Internationale Politik parue cette semaine. "Notre engagement en Afghanistan n'est pas de l'altruisme. Nous sommes là pour protéger notre propre sécurité", déclare M. Westerwelle. "Nous retirer d'Afghanistan maintenant signifierait abandonner de nouveau le pays à des islamistes radicaux qui terrorisent leur propre peuple avant d'étendre leur terrorisme au monde entier". Berlin contre un retrait

29/9

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/09/29/01011-20090929FILWWW00448-afghanistan-berlin-contre-un-retrait.php

 

La présence allemande en Afghanistan.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point d vue de l'auteur mais doit être vu comme information

Actuellement, les soldats allemands en Afghanistan sont plus de 4200 dans le cadre de l'ISAF, la Force Internationale d'Assistance à la sécurité, dirigée par l'OTAN. Il ne fait aucun doute que le futur gouvernement des conservateurs et des libéraux prolongera leur mandat d'un an.

Une décision que le  Bundestag, la chambre basse du Parlement, validera sans problème : les Unions et le FDP ont en effet la majorité des sièges.

Pour la chancelière Angela Merkel, cette présence allemande en Afghanistan est indispensable :

« La mission permet de protéger la sécurité internationale, la paix dans le monde entier et plus particulièrement les gens ici en Allemagne des méfaits du terrorisme mondial. C'était l'objectif de cette mission au départ et ça vaut encore aujourd'hui. »

Un avis que partagent les libéraux  qui ont toujours soutenu cette mission quand ils étaient dans l'opposition. Guido Westerwelle, le chef du parti, est pressenti pour devenir le futur ministre des Affaires étrangères :

« Aucun hôpital n'aurait été construit en Afghanistan, il n'y aurait pas de puits, pas de docteur qui vaccinerait les enfants, pas d'institutrice si les femmes et les hommes de la Bundeswehr ne s'étaient pas engagés corps et âme pour que de telles réalisations puissent avoir lieu. »

Mais selon les Libéraux, la formation des policiers afghans prend trop de temps, entre autres à cause du nombre insuffisant de formateurs. Un thème qui sera abordé lors de la conférence internationale sur l'Afghanistan qui devrait se tenir avant la fin de l'année à l'initiative de l'Allemagne, la France et la Grande-bretagne. Angela Merkel :

« La conférence doit avant tout fixer des objectifs en ce qui concerne le nombre de forces de sécurité afghanes à former et la manière de le faire, y compris le laps de temps dans lequel ces formations doivent avoir lieu. »

L'opposition, elle, risque d'être beaucoup plus dure sur le sujet que jusqu'à présent : le parti de Gauche die Linke appelle à un retrait des troupes, les Verts demandent plus d'argent pour la reconstruction civile. Quant aux sociaux-démocrates, ils pourraient bien être les premiers à critiquer cette mission, qu'ils ont soutenue en tant que membres de la grande coalition. 

6/10

http://www.dw-world.de/dw/article/0,,4758731,00.html?maca...


Canada

Des soldats canadiens en place après 2011?

Le Canada considère la possibilité de maintenir des soldats en Afghanistan au-delà de 2011, même si le gouvernement affirme que les opérations «de combat» cesseront à compter de cette date.

Le ministre de la Défense, Peter MacKay, a fait savoir que le gouvernement envisageait plusieurs options pour continuer à aider la population afghane après le retrait officiel des troupes canadiennes en 2011, notamment en matière de sécurité, ce qui impliquerait probablement la présence d'un certain nombre de soldats.

Une autre option serait de poursuivre les activités de développement, d'assistance médicale et de reconstruction actuellement réalisées par l'équipe provinciale de reconstruction (EPR) du Canada.

Interrogé mardi à savoir si l'EPR canadienne resterait à Kandahar, M. MacKay n'a pas voulu se prononcer.

Même si le quartier général de l'EPR est complètement séparé des unités de combat, il nécessite la présence de 150 membres du personnel militaire, qui sont souvent aussi exposés aux dangers que leurs confrères chargés de combattre.

La Presse Canadienne 
29/09/2009

http://www2.canoe.com/infos/international/archives/2009/0...


Danemark

16-10

Plus de 700 militaires danois de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan sont actuellement présents en Afghanistan, la plupart dans la province du Helmand, sous commandement britannique.

http://www.lefigaro.fr/flash


France

09-10

3.700 militaires français sont engagés dans la guerre d’occupation, dont 3.000 en Afghanistan même.

D'ici au 1er novembre, le dispositif militaire français dans le pays, qui comptait une forte implantation à Kaboul, sera redéployé à l'est de la capitale, sur les bases et les postes de combat de Kapisa et du district de Surobi.

9/10

http://www.rtlinfo.be/info/monde/

 


Pays-Bas

6 octobre,

Les Pays-Bas se sont ajoutés à la liste des pays qui entendent retirer leurs troupes : le parti chrétien-démocrate du premier ministre Jan Peter Balkenende a été battu à la Chambre des députés, où une majorité alternative a voté une motion exigeant que la mission des 1 800 soldats néerlandais dans le Sud afghan ne soit pas prolongée au-delà du 1er décembre 2010. Les Pays-Bas resteront toutefois "associés au destin de l'Afghanistan", a promis M. Balkenende.

Jean-Pierre Stroobants

LE MONDE

06-10


Grande Bretagne

02-10

Environ 9.000 soldats britanniques sont présents en Afghanistan, un engagement qui est de plus en plus impopulaire au Royaume-Uni.

http://www.lefigaro.fr/

 

Gordon Brown doit annoncer l'envoi de cinq cents soldats en Afghanistan

Selon le Wall Street Journal de mardi, le premier ministre britannique va annoncer l'envoi de cinq cents soldats supplémentaires en Afghanistan, répondant ainsi aux efforts de Washington pour obtenir des renforts de ses alliés européens. M. Brown devrait annoncer, mercredi 14 octobre, cette décision, tout en la soumettant à un certain nombre de conditions.

Il devrait notamment réclamer "une stratégie de l'OTAN pour l'entraînement du personnel civil et militaire afghan, un équipement adéquat et l'installation effective d'un nouveau gouvernement afghan", après les élections générales d'août, marquées par des accusations de fraude, affirme le WSJ, citant une source proche du dossier.

Alors que la violence augmente en même temps que baisse le soutien des opinions à cette guerre débutée en 2001 dans la foulée des attentats du 11 septembre, le président Barack Obama peine à convaincre jusqu'aux plus proches alliés de Washington de déployer des troupes supplémentaires en Afghanistan. Le contingent britannique en Afghanistan est le deuxième en nombre, derrière celui des Etats-Unis, et ces renforts prévus devraient porter ses effectifs à environ 9 500 hommes, le niveau le plus important depuis le début de la guerre.

L'opposition des Britanniques à la présence de leurs troupes sur le sol afghan a fortement progressé après les lourdes pertes humaines enregistrées depuis le mois de juillet, selon un sondage publié mercredi dans The Times. Plus d'un tiers des Britanniques interrogés (36 %) par l'institut de sondage Populus entre les 9 et 11 octobre considèrent désormais que leurs soldats devraient quitter l'Afghanistan. Mi-septembre, ils étaient 29 %.

La décision du gouvernement britannique intervient alors que Barack Obama procède à un profond réexamen de la stratégie américaine en Afghanistan, à l'issue duquel il décidera s'il envoie ou non les plusieurs dizaines de milliers de soldats supplémentaires que lui réclament ses généraux.

14/10

http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/10/14/gordon-brown-doit-annoncer-l-envoi-de-500-soldats-en-afghanistan_1253626_3214.html



3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Karzai

Karzai savoure déjà sa victoire

Avant même le verdict de la Commission des plaintes électorales, les Occidentaux ont reconnu la réélection du président sortant. Celui-ci sort renforcé alors qu’il est de plus en plus impopulaire dans son pays.

En reconnaissant officiellement la réélection du président Karzai en Afghanistan, les Etats-Unis et les pays de l’OTAN ont suscité des inquiétudes chez de nombreux Afghans qui doutent de la légitimité de cette victoire. Annoncée à Washington et à Bruxelles le 29 septembre, cette approbation des résultats a été formulée plus d’une semaine avant la publication du verdict final de la Commission des plaintes électorales (ECC) qui doit se prononcer sur plusieurs milliers de votes potentiellement frauduleux. A l’issue de cet examen, la commission devrait soit confirmer la victoire au premier tour de Hamid Karzai, soit (si le président sortant réunit moins de 50 % des voix) réclamer la tenue d’un second tour entre Karzai et son principal rival, Abdullah Abdullah. Si les puissances occidentales ont quelque peu brûlé les étapes, il n’en reste pas moins que la victoire du président sortant semble inéluctable, même après un second tour.

Les Etats-Unis, l’OTAN et les Nations unies – dont le plus haut représentant en Afghanistan, le Norvégien Kai Eide, a été accusé de partialité en faveur de Karzai par son ancien adjoint américain, Peter Galbraith (voir article ci-contre) – vont désormais devoir travailler avec un président afghan qui n’a pas seulement pris ses distances avec la tutelle occidentale, mais manque également de légitimité aux yeux de son peuple. Au lieu d’inciter Karzai à réparer ses erreurs passées, les critiques de Washington lui ont permis de se poser en chef rebelle face à la puissance américaine, ce qui lui a fait gagner de nouveaux partisans dans certaines catégories de la population. Le chef d’Etat a également tenté de renforcer sa position en s’alliant avec des chefs locaux, aux premiers rangs desquels plusieurs trafiquants de drogue ainsi que certains seigneurs de la guerre accusés de graves violations des droits de l’homme. Aujourd’hui, le président Karzai leur est redevable. “Autrefois, les seigneurs de la guerre détruisaient le pays par les armes. Aujourd’hui, ils peuvent le détruire avec le pouvoir de la démocratie”, explique Sanjar Sohail, rédacteur au journal Good Morning Afghanistan. Karzai pensait que Washington voulait se débarrasser de lui avant les élections et considère sa réélection comme une victoire sur ceux qui, dans les capitales occidentales, ont voulu l’évincer. Alors que l’Occident tente désespérément de sauver sa mission en Afghanistan, le président afghan a désormais la voie libre. Il n’en sera que plus difficile de le convaincre de combattre la corruption et de respecter les règles de bonne gouvernance, élément pourtant essentiel dans la lutte contre les talibans. Le porte-parole de la présidence, Humayun Hamidzada, reconnaît l’existence de tensions entre Karzai et la communauté internationale, mais il affirme que le plus dur est passé maintenant que Hamid Karzai jouit d’un mandat “fort et renouvelé”.

5/10

http://www.courrierinternational.com/article/2009/10/05/karzai-savoure-deja-sa-victoire

 

Le problème de la corruption du gouvernement de Karzaï

Plaidant la cause de son gouvernement, Jaouad appelle l'administration Obama à avoir confiance dans le pouvoir politique afghan et à ne plus "saper" l'autorité du président Hamid Karzaï.

Le chef de l'Etat devrait remporter le scrutin organisé au mois d'août et qui a été entaché par de nombreuses fraudes.

"L'élection n'a pas été parfaite", a reconnu Jaouad. "Il est possible qu'il y ait eu des fraudes, mais il est mieux d'avoir un chef qui est élu par la plupart des Afghans qu'un chef dont la nomination et la révocation sont décidées dans une capitale étrangère."

Des parlementaires américains qui ont rencontré Obama cette semaine sur cette question ont mis en avant le problème de la corruption du gouvernement de Karzaï et ont émis des doutes sur la confiance que Washington devait lui accorder.

Pour Jaouad, ressasser ces accusations de corruption ne fait que saper le pouvoir du président en place.

09-10

http://www.lexpress.fr/actualites/2/l-afghanistan-appuie-les-recommandations-du-general-mcchrystal_793315.html 


Confection d'un président fantoche

Renaud Girard : Le recomptage des votes est ordonné en Afghanistan.

La commission électorale des plaintes, indépendante, dénonce des «fraudes massives» en faveur du président sortant Hamid Karzaï, donné vainqueur par les résultats partiels.

C'est au début de la matinée qu'arrivent la plupart des vols en provenance de Dubaï, l'aéroport international le mieux connecté à l'Afghanistan.

Sur le front politique, un simple communiqué, rendu public en milieu de journée, a fait l'effet d'un coup de tonnerre dans un ciel serein.

La Commission électorale des plaintes, l'ECC (Electoral Complaints Commission), organisme totalement indépendant présidé par le Canadien Grant Kippen, a déclaré que le scrutin présidentiel du 20 août dernier était entaché par «des preuves claires et convaincantes de fraude massive».

Elle a stigmatisé l'existence de nombreuses urnes, «beaucoup trop remplies par rapport à la participation constatée». Ses soupçons portent aussi sur quantité d'urnes présentant une écrasante majorité de bulletins cochés sur le même nom.

Tête-à-tête houleux

Dotée par la loi afghane de pouvoirs juridictionnels quasi illimités, l'ECC a pris sa première décision souveraine : elle a ordonné le recomptage de tous les votes dans les urnes remplies de plus de 600 bulletins, et la vérification de toutes les urnes donnant plus de 95 % des voix à un seul candidat. Par ailleurs, ses juristes et ses enquêteurs, présents dans les 34 provinces du pays, poursuivent l'instruction des 500 plaintes «sérieuses» qui ont déjà été jugées recevables.

L'ampleur des fraudes commises par les partisans du président Karzaï notamment dans les zones pachtounes du Sud avait été dénoncée, dès le 21 août, par son principal challenger, le Tadjik Abdullah Abdullah. Ces accusations de fraude étaient corroborées en privé par la plupart des observateurs internationaux. Lors d'un tête-à-tête houleux, le 23 août, dans le bureau présidentiel du palais royal de Kaboul, Richard Holbrooke, l'envoyé spécial de la Maison-Blanche pour l'Afghanistan et le Pakistan, avait tenté de persuader Hamid Karzaï d'accepter sans rechigner un second tour.

Score de 54 % pour Karzaï

Le président afghan, à qui son entourage avait prédit une victoire haut la main, est alors entré dans une colère noire, voyant là une conspiration anglo-saxonne, destinée à le forcer à accepter la création d'un poste de «chief executive officer» de l'administration afghane, une sorte de grand vizir imposée par la Communauté internationale au calife Karzaï…

Si l'ECC a ainsi pris ses responsabilités, c'est que la Commission électorale afghane (IEC), présidée par le juriste Azizullah Ludin (nommé à ce poste par Karzaï), n'avait pas osé prendre les siennes. Dimanche soir, l'IEC confiait à l'ONU qu'elle allait annuler 400 000 bulletins suspects. Le lendemain à midi elle change soudain d'avis, pour proclamer l'après-midi des résultats partiels où Karzaï accroît encore son avance. Mardi, tel un bulldozer, l'IEC a encore avancé, donnant un score de 54 % à Karzaï, contre 28 % à Abdullah, sur un échantillon de 91 % de bulletins «dépouillés». Mais elle n'a pas pu faire autrement que reconnaître la validité de l'ordre de recomptage reçu de la Commission Kippen.

Que se passera-t-il à l'issue de ce recomptage ?

Dans le milieu des internationaux à Kaboul, plus personne n'exclut la possibilité d'un second tour.

Et tout le monde de se plaindre que la démocratie, dans ce pays en guerre, représente une gageure quasi  inhumaine…

Renaud Girard,

LE FIGARO

 08/09/2009  

http://www.afghana.org/1015/index.php?option=com_content&task=view&id=455&Itemid=1

 

Début du recompte des bulletins suspects de la présidentielle.

La commission des plaintes électorales, distincte de la commission afghane et soutenue par les Nations unies, a ordonné le recompte des bulletins de 274 des 3.498 bureaux de vote du pays. L'opération a débuté lundi matin, et les bulletins de 84 autres bureaux étaient attendus très prochainement pour être eux aussi recomptés.

Les autorités électorales afghanes ont commencé lundi à recompter environ 10% des bulletins de vote suspects de la présidentielle du 20 août dernier, après les accusations de fraude qui ont émaillé le scrutin. L'opération devrait prendre deux à trois jours, et le résultat du vote devrait être annoncé "d'ici à la fin de la semaine prochaine", a déclaré Zekria Barakzai, directeur adjoint de la commission électorale afghane.

5 octobre

AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20091005/twl-afghanistan-elections-recompte-fcd69a8_2.html

 

Vers un deuxième tour de scrutin ?

Un second tour devrait être nécessaire en Afghanistan, où la révision des résultats du premier tour de la présidentielle a ramené à 47% le score du président sortant, Hamid Karzaï, selon le Washington Post. Citant des sources proches du processus, le journal précise que le décompte définitif réalisé par la Commission des plaintes électorales devrait être finalisé dans la journée de vendredi.

16/10

http://fr.news.yahoo.com/4/20091016/tts-afghanistan-election-ca02f96_1.html


Pays corrompu cherche …

Jaouad appelle Obama à avoir confiance dans le pouvoir politique afghan

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point d vue de l'auteur mais doit être vu comme information

L'ambassadeur Saïd Jaouad  fait remarquer qu'il existe un risque politique pour Obama en raison des doutes qui demeurent au sein du camp démocrate après huit années de guerre.

Ces divisions sont sensibles au sein de l'administration américaine mais également au Congrès tandis que l'opinion publique montre des signes de lassitude face à l'effort de guerre.

Pour Jaouad, l'option qui viserait à réduire le nombre de soldats présents en Afghanistan et à se concentrer sur la lutte contre le terrorisme au Pakistan se révélerait désastreuse.

"Nous essayons de montrer les dangers d'un retrait et comment il favoriserait le terrorisme en Afghanistan et dans la région", a indiqué Jaouad.

Dans ses recommandations, McChrystal envisage lui aussi l'option de cesser les envois de troupes et estime qu'elle est hautement risquée.

Plaidant la cause de son gouvernement, Jaouad appelle l'administration Obama à avoir confiance dans le pouvoir politique afghan et à ne plus "saper" l'autorité du président Hamid Karzaï.

"L'élection n'a pas été parfaite", a reconnu Jaouad. "Il est possible qu'il y ait eu des fraudes, mais il est mieux d'avoir un chef qui est élu par la plupart des Afghans qu'un chef dont la nomination et la révocation sont décidées dans une capitale étrangère."(…) .

Pour Jaouad, ressasser ces accusations de corruption ne fait que saper le pouvoir du président en place.

09-10

http://www.lexpress.fr/actualites/2/l-afghanistan-appuie-les-recommandations-du-general-mcchrystal_793315.html


Suite de la guerre contre "l’axe du mal"

09-10

L'ambassadeur Saïd Jaouad aux Etats-Unis appelle les Américains à soutenir la recommandation du général Stanley McChrystal visant à l'envoi d'au moins 40.000 soldats supplémentaires pour renforcer les troupes de l'Otan en Afghanistan.

Saïd Jaouad a précisé avoir rencontré plusieurs hauts responsables américains dont le secrétaire à la Défense Robert Gates et le général David Petraeus qui supervise les conflits en Irak et en Afghanistan.

Il leur a fait part des besoins du gouvernement afghan à un moment où le président Barack Obama réfléchit aux options stratégiques dans ce pays.

"Compte tenu des menaces actuelles sur la sécurité, je pense qu'il est raisonnable de dire que 40.000 soldats sont nécessaires. Ce serait le minimum requis", a dit Jaouad dans un entretien à Reuters.

L'ambassadeur estime que le nombre final de soldats nécessaires dépendra de la qualité du contingent proposé par les Etats-Unis, de la rapidité de l'Afghanistan à mettre sur pied ses propres forces de sécurité et du niveau de coopération du voisin pakistanais.

09-10

http://www.lexpress.fr/actualites/2/l-afghanistan-appuie-les-recommandations-du-general-mcchrystal_793315.html

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