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24/10/2009

n°16 - Dossier d'Iran - 23-10 - : -Début -: « Il y a tout une gamme de sanctions… à l'étude, » a déclaré Rice.

n°16 - Dossier d'Iran - 23-10 - : -Début -: « Il y a tout une gamme de sanctions… à l'étude, » a déclaré Rice.


Dossier d'Iran   n°16 du 23-10

                                C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à Part

Francis Boyle : La dissuasion nucléaire est contraire au droit international.

Au jour le jour

Nucléaire iranien : Moscou accepte la proposition de l'AIEA.

1 Les brèves

1-1 L'Iran va continuer à enrichir de l'uranium.

1-2 Israël attaquerait l'Iran après Décembre.

1-3 Admettons que l’holocauste soit un fait réel, mais ce sont les Européens qui l’avaient commis. Pourquoi alors ce sont les Palestiniens qui en payent le prix ?

1-4 Farid Ameri '’ un embargo sur l'essence est 'impossible'.

1-5 Le terrorisme frappe de plein fouet les Pasdarans.

2 Dossier & Point de vue

2-1 « Il y a tout une gamme de sanctions… à l'étude, » a déclaré Rice.

2-2 Graham Usher : Remanier l’Iraq et recommencer en Iran ?

Suite

2-3 Sara Flounders : Iran et G-20 : Créer une crise pour masquer des divisions.

2-4 Ali Larijani: «Nous ne faisons rien d’illégal. C’est de l’iranophobie!».

2-5 Washington frappe le régime iranien via le Jundallah.

2-6 Israël continue ses activités subversives d’encerclement de l’Iran en Asie Centrale.  

2-6 Ilia Kramnik : Missiles iraniens : s'agit-il d'une menace potentielle ou réelle?

2-7 Alain Gresh : La France et l'Iran.

Fin

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 « Les événements du monde n’arrivent pas toujours avec l’emballage que nous préférons ».

3-2 Les USA mendient des sanctions contre l'Iran auprès de la Chine et de la Russie.

3-3 Lettre d'un historien Italien à son Président : Israël  invite l‘Occident à détruire l’Iran.

3-4 Le PRCF appelle à ne pas se laisser manipuler par la campagne anti-iranienne lancée par les médias français.

 



Tiré à Part

Francis Boyle : La dissuasion nucléaire est contraire au droit international.

Si l’usage d’armes de destruction massive est contraire au droit international, la menace d’y recourir l’est aussi, rappelle le professeur Francis Boyle. Ce qui implique que la doctrine de la dissuasion nucléaire est illicite ainsi que l’a formellement établit la Cour internationale de Justice de La Haye, en 1996.

Comme la preuve de l’illicéité de la dissuasion nucléaire a une importance capitale, je reproduis ici le texte complet du paragraphe 47 de l’avis consultatif de la Cour internationale de justice [1] :

« En vue de diminuer ou d’éliminer les risques d’agression illicite, les États font parfois savoir qu’ils détiennent certaines armes destinées à être employées en légitime défense contre tout État qui violerait leur intégrité territoriale ou leur indépendance politique. La question de savoir si une intention affichée de recourir à la force, dans le cas où certains événements se produiraient, constitue ou non une « menace » au sens de l’article 2, paragraphe 4, de la [Charte [des Nations Unies]->article9287.html] est tributaire de divers facteurs. Si l’emploi de la force envisagé est lui-même illicite, se déclarer prêt à y recourir constitue une menace interdite en vertu de l’article 2, paragraphe 4. Aussi serait-il illicite pour un État de menacer un autre État de recourir à la force pour obtenir de lui un territoire ou pour l’obliger à suivre ou à ne pas suivre certaines orientations politiques ou économiques. Les notions de ‹menace› et d’‹emploi› de la force au sens de l’article 2, paragraphe 4, de la Charte vont de pair en ce sens que si, dans un cas donné, l’emploi même de la force est illicite – pour quelque raison que ce soit – la menace d’y recourir le sera également. En bref, un État ne peut, de manière licite, se déclarer prêt à employer la force que si cet emploi est conforme aux dispositions de la Charte. Du reste, aucun État – qu’il ait défendu ou non la politique de dissuasion – n’a soutenu devant la Cour qu’il serait licite de menacer d’employer la force au cas où l’emploi de la force envisagé serait illicite. »

Il s’agit là d’un des passages les plus importants de l’avis. Il remet en cause toute la base de la licéité de la « dissuasion nucléaire ». En bref : comme toute destruction massive est contraire au droit et criminelle, toute menace de destruction massive est par là même également contraire au droit et criminelle. Donc la dissuasion nucléaire est de toute évidence illicite et criminelle.

Examinons la phrase-clé suivante : « Si l’emploi de la force envisagé est lui-même illicite, se déclarer prêt à y recourir constitue une menace interdite en vertu de l’article 2, paragraphe 4. » Comme l’anéantissement de villes et l’annihilation de millions d’humains est de toute évidence contraire au droit, il s’ensuit que si un État menace de le faire, il viole le droit. C’est précisément ce que font actuellement les États possédant l’arme nucléaire avec la dissuasion nucléaire, autrement dit l’équilibre de la terreur [Mutual Assured Destruction (MAD), destruction mutuelle assurée].

Le paragraphe 47 poursuit ainsi : « Les notions de ‹menace› et d’‹emploi› de la force au sens de l’article 2, paragraphe 4, de la Charte vont de pair en ce sens que si, dans un cas donné, l’emploi même de la force est illicite – pour quelque raison que ce soit – la menace d’y recourir le sera également. » Encore une fois : comme l’annihilation massive de millions d’humains est de toute évidence contraire au droit, la menace de le faire l’est également. Ici, la Cour condamne à nouveau implicitement la dissuasion nucléaire.

Ensuite, on peut lire : « En bref, un État ne peut, de manière licite, se déclarer prêt à employer la force que si cet emploi est conforme aux dispositions de la Charte. » Or, à nouveau, la menace de destruction massive qui est au centre de la dissuasion nucléaire, apparaît comme incompatible avec la Charte. La Cour conclut avec la remarque : « Du reste, aucun État – qu’il ait défendu ou non la politique de dissuasion – n’a soutenu devant la Cour qu’il serait licite de menacer d’employer la force au cas où l’emploi de la force envisagé serait illicite. » Encore une fois : un État n’a pas le droit de menacer d’employer la force si son emploi est contraire au droit et aucun des États n’a soutenu devant la Cour un point de vue opposé bien que l’occasion s’en soit présentée. La Cour a stipulé que les États possédant l’arme nucléaire, en fonction de leur propre argumentation, ne pourront pas à l’avenir contester légalement l’idée que la dissuasion nucléaire est contraire au droit. La dissuasion nucléaire est illicite et criminelle car elle repose sur la menace crédible de faire une chose – l’annihilation massive de civils – qui est considérée, au moins depuis la Charte de Nuremberg de 1945, comme contraire au droit et criminelle.

Francis Boyle

Professeur de droit international. Il rédigea aux États-Unis la loi anti-terrorisme de 1989 sur les armes biochimiques, transcrivant en droit national la Convention sur les armes biologiques de 1972. Titulaire de deux doctorats de l’université de Harvard, un de Droit (Magna cum laude) et un en Sciences politiques, il enseigne à l’université de l’Illinois, à Champaigne. Dernier ouvrage publié en français : Guerre biologique et terrorisme.


Source Horizons et débats

http://www.voltairenet.org:80/article162598.html



Au jour le jour

Nucléaire iranien : Moscou accepte la proposition de l'AIEA.

La Russie accepte le "projet d'accord" de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) visant à faire enrichir sur son territoire une grande partie de l'uranium iranien à usage civil, a annoncé vendredi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

"Les experts russes ont participé à la rencontre lors de laquelle des propositions ont été formulées au nom de l'AIEA. Nous sommes d'accord avec ces propositions", a déclaré M. Lavrov à l'issue d'un entretien avec son homologue ukrainien Petro Porochenko.

"Nous espérons que non seulement l'Iran mais toutes les parties, les pays dont dépend la mise en oeuvre de ce schéma, confirmeront leur accord", a-t-il ajouté.

"Ce n'est pas un accord, ce sont des propositions formulées par le directeur général de l'AIEA", a noté le chef de la diplomatie russe.

A Vienne, un diplomate a annoncé à l'AFP que les Etats-Unis et la France étaient d'accord avec le projet de l'AIEA.

L'Agence attend vendredi avant minuit la réponse officielle de l'Iran à son projet d'accord.

La Russie est appelée à jouer un rôle-clé dans la mise en oeuvre du projet : l'AIEA prévoit que l'Iran lui transfère d'ici la fin de l'année 1.200 des 1.500 kg que Téhéran a faiblement enrichi à moins de 5% -- malgré l'opposition du Conseil de sécurité de l'ONU -- afin de les enrichir à 19,75%.

Cet uranium enrichi doit ensuite approvisionner le réacteur de recherche iranien, sous contrôle de l'AIEA, et produire des isotopes nécessaires à la mise au point du traitement de certains cancers.

Un tel accord est considéré comme crucial pour tenter d'apaiser les tensions sur le programme nucléaire iranien, dont Téhéran affirme qu'il est purement civil alors que les pays occidentaux suspectent l'Iran de viser la fabrication d'une bombe atomique.

AFP

23 octobre 2009

http://www.romandie.com/ats/news/091023102813.j1knbyei.asp



1 Les brèves

1-1 L'Iran va continuer à enrichir de l'uranium.

Les discussions sur le programme nucléaire iranien reprennent ce lundi à Vienne entre des représentants de Téhéran, des Etats-Unis, de la Russie et de la France.

L'affrontement diplomatique sur le dossier du nucléaire iranien continue. Il y a deux semaines, les occidentaux saluaient la «petite ouverture» de Téhéran, qui avait accepté à Genève de livrer 80% de son uranium enrichi à moins de 5% à des pays tiers - sans doute la Russie et la France - pour obtenir en contrepartie de l'uranium enrichi à 19,75%.

Le porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Ali Shirzadian, a campé ce lundi sur une ligne plus dure.

Selon l'agence Irna, il a «catégoriquement démenti» le fait que l’Iran pourrait accepter de renoncer à ses activités d'enrichissement en vue d'obtenir de l'uranium enrichi à 20%.

Il a indiqué que le président Ahmadinejad était à l'origine de la proposition de Genève. «Avec cette proposition, l'Iran veut seulement faire baisser les coûts et démontrer sa volonté de s'entendre avec les autres pays. Cela ne signifie en aucun cas l'arrêt de l'enrichissement en Iran ou le transfert des activités d'enrichissement en dehors du pays», a-t-il ajouté.

«La République d'Iran continuera l'enrichissement de l'uranium jusqu'à 5%, mais si les négociations ne donnent pas de résultats adéquats, nous commencerons à produire de l'uranium enrichi à 20% et ne renoncerons jamais à notre droit».

 (Source AFP)

http://www.liberation.fr/monde/0101597958-l-iran-veut-continuer-a-enrichir-de-l-uranium?xtor=EPR-450206


1-2 Israël attaquerait l'Iran après Décembre.

Un magazine Français (ndlr. Canard Enchainé).  a rapporté Mercredi qu’Israël effectue des préparations pour mener une attaque militaire contre l’Iran après Décembre.
Selon l’article du Canard Enchainé cité par la Radio Israël, Jérusalem a déjà commandé des rations de combat de haute qualité auprès d’un fabricant alimentaire Français pour les soldats servant dans des unités d'élite et a également demandé aux réservistes de ces unités qui habitent à l’étranger de retourner en Israël.    
Le magazine rapporte plus loin que lors d’une récente visite en France, le Général en chef de l’Israel Defense Forces, Gabi Ashkenazi, a dit à son homologue français, Jean-Louis Georgelin, qu'Israël ne prévoyait pas de bombarder l'Iran, mais pourrait envoyer des troupes d'élite pour mener des activités sur le sol Iranien.  
 Selon le magazine, ceci pourrait signifier le sabotage des installations nucléaires, mais aussi les assassinats des hauts scientifiques du nucléaire Iranien.
 Israël a récemment atténué sa rhétorique contre l'Iran pour ne pas gêner les efforts diplomatiques Américains pour la transparence de l’Iran concernant son programme nucléaire, mais ni Jérusalem ni Washington n'ont jusqu'ici fait de déclaration claire sur le fait que l'option militaire contre l'Iran est écarté.  
 Israël maintient qu'il a la capacité militaire d'attaquer seul l'Iran si les sanctions contre la Iran se révèlent inefficaces.   
 Israël accuse l'Iran de chercher à acquérir l’arme nucléaire.

Téhéran maintient que son programme nucléaire est à des fins pacifiques.  
ndlr : Le ‘Jerusalem Post’ n'a pas pu confirmer l’article du ‘Canard Enchainé’.

15/10
Traduction Alter Info
http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1255547721120&pagename=JPost/JPArticle/ShowFull

http://www.alterinfo.net/Israel-attaquerait-l-Iran-apres-Decembre_a38027.html


1-3 Admettons que l’holocauste soit un fait réel, mais ce sont les Européens qui l’avaient commis. Pourquoi alors ce sont les Palestiniens qui en payent le prix ?

Au cours du jour mondial de la ville d'Al-Quds, vendredi 18 septembre 2009, les Iraniens sont sortis par millions, à Téhéran comme dans toutes les autres villes iraniennes. Ils sont sortis célébrer ce jour mis en place par le défunt Khomeiny.

Les masses condamnaient les agressions sionistes pratiquées contre la sainte ville d’Al-Quds et contre le peuple palestinien tout entier.

L’envoyé de notre Centre Palestinien d’Information (CPI) dans la capitale iranienne Téhéran rapporte que les manifestants répétaient les slogans « A bas les Etats-Unis », « A bas "Israël" ». Ils déclaraient leur volonté d’aller en Palestine pour la défendre et défendre la sainte mosquée d’Al-Aqsa.

Ils appelaient les gouvernements arabes et islamiques et la communauté internationale à réagir pour stopper les mesures prises par les occupants israéliens dans la ville d'Al-Quds.

Le président Mahmoud Ahmadinejad a donné un discours aux manifestants. Il a confirmé que toutes les mesures et tous les crimes commis par les occupants israéliens sont des crimes contre l’humanité. Il a réaffirmé encore une fois le soutien du peuple iranien et de son gouvernement au peuple palestinien et à sa résistance.

Le devoir de la nation musulmane est de faire barrage à l’Entité sioniste qui met tous les peuples de la région en danger, a-t-il dit.

Les Juifs continuent à mettre en avant l’injustice qu’ils avaient subie.

Ils ne veulent que justifier leur occupation des territoires palestiniens.

Admettons, dit le président iranien, que l’holocauste soit un fait réel, mais ce sont les Européens qui l’avaient commis. Pourquoi alors ce sont les Palestiniens qui en payent le prix ?

21/09/2009

CPI


1-4 Farid Ameri '’ un embargo sur l'essence est 'impossible'. 

Le directeur général de la National Iranian Oil Products Distribution Company (NIOPDC), a déclaré qu'il est impossible de couper les approvisionnements d'essence à l’Iran, malgré tous les efforts des USA.    
 
« Etant donné les 7% de croissance négative des pays développés et la probable insolvabilité de beaucoup de compagnies de raffinage, toute discussion pour imposer un embargo sur l'approvisionnement en essence vers l'Iran sur les marchés globaux est futile, » a dit Farid Ameri Lundi, rapporté par l’agence de presse de l'énergie de l'Iran, SHANA.   
 « Il y a actuellement un grand excédent de la capacité de raffinement, et, pour éviter l'insolvabilité, les compagnies de raffinage doivent produire et vendre les produits de raffinerie, » il a ajouté.  
 Tandis que
: « Nous ne sommes pas préoccupés sur la sécurité des besoins en essence du pays, et très bientôt nous pourrons produire notre propre essence, avec une haute qualité, en utilisant le potentiel de nos industries pétrochimiques, » a dit Ameri.  
 Selon le chef de la NIOPDC, la consommation quotidienne moyenne en essence au cours des 6 premiers mois de l'année en cours iranienne (commençant le 21 mars) s'est rétractée de 2 millions de litres (528.344 gallons US) pour chuter à 66,5 millions de litres (17,6 millions de gallons US).   
 Il a prédit, qu’étant donné que les nouvelles stations d'approvisionnement du CNG viennent d’entrer en fonctionnement, plus d'automobilistes utiliseront un carburant meilleur marché et plus propre, au lieu de l'essence.  
 Quant aux rapports des médias sur un accord conclu pour importer l'essence du Venezuela, Ameri a dit qu'aucun contrat réel n'avait encore été signé.  
 « Ce qui a été signé avec le Venezuela concernant les importations d'essence, est un protocole d'accord (MOU). »  

Ameri a également indiqué que les réserves du pays en essence se sont élevées de 50% depuis l'année dernière, ce qui est la plus forte augmentation depuis 15 ans.  
 Dans une bribe de législation extraterritoriale, la Chambre des Représentants des Etats-Unis, a approuvé une loi le 1er octobre, qui chercherait à punir les compagnies non Américaines fournissant de l'essence à l’Iran.  
 Depuis la révolution populaire de 1979 qui a déposé la monarchie absolue du pro-américain Mohammad Reza Pahlavi, les Etats-Unis ont multiplié les sanctions nationales et extraterritoriales contre l'Iran.
7/10
Traduction Alter Info
 
 
http://www.presstv.ir/detail.aspx?id=107907&sectionid=351020103

http://www.alterinfo.net/l-Iran-declare-qu-un-embargo-sur-l-essence-est-impossible_a37654.html 


1-5 Le terrorisme frappe de plein fouet les Pasdarans.
Trente et une personnes ont été tuées hier dans le sud-est de l'Iran, à a frontière avec le Pakistan, dans un attentat qui a décapité le commandement local des gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime.
Sept commandants des gardiens dont « le général Nour-Ali Shoushtari, adjoint du commandant de
l'armée de terre des gardiens de la révolution, et le général Rajab-Ali Mohammad-Zadeh, commandant pour le Sistan-Balouchistan (...) ont été tués » dans cet attentat-suicide sans précédent, a précisé l'agence FARS. L’agence Mehr, précisant que ce « chiffre peut encore augmenter ».
Téhéran a dénoncé un acte « terroriste » et accusé les États-Unis d'être impliqués dans cette attaque qui, selon un responsable du pouvoir judiciaire, a été revendiquée par le Joundallah.
Washington a condamné l'attentat, niant toute participation.
Le Pakistan a également été visé par les critiques de Téhéran. Le chargé d'affaires a été convoqué par le pouvoir iranien afin de protester contre l'utilisation du territoire pakistanais par les « terroristes »,
selon l'agence ISNA. « Nous avons appris que certains agents au Pakistan coopéraient avec les principaux responsables (de l'attentat) et nous considérons qu'il est de notre droit de réclamer ces criminels », a ajouté le président Mahmoud Ahmadinejad, appelant Islamabad à interpeller ces personnes sans délai. Il a en outre promis que « les criminels » recevraient « bientôt une réponse ».
L'attentat s'est produit tôt hier matin dans la ville de Pishin, alors que les commandants des gardiens de la révolution participaient à une réunion avec les chefs de tribus de la province destinée à renforcer « l'unité entre les chiites et les sunnites », selon FARS. Des chefs de tribu ont également péri, a précisé l'agence IRNA.

« Nous considérons que les derniers actes terroristes résultent de l'action des États-Unis et
montrent l'animosité américaine à l'égard de notre pays », a réagi le président du Parlement, Ali Larijani.

Le président américain Barack «Obama avait dit qu'il tendait la main à l'Iran, mais avec cette action
il s'est brûlé la main. Le peuple iranien a raison de ne pas croire auxchangements promis par le gouvernement américain, ce qui est contreleurs intérêts », a-t-il estimé.
Les gardiens de la révolution ont eux accusé « l'oppression mondiale (États-Unis et Grande-Bretagne) d'avoir utilisé les éléments à sa solde» pour commettre cet attentat.
La population iranienne, forte de 71 millions d'habitants, est composée à plus de 90 % de chiites, mais la province du Sistan-Balouchistan, située à la frontière avec le Pakistan et l'Afghanistan, abrite une
forte minorité sunnite.

L’Orient-Le Jour  -
19 octobre 2009
http://www.lorientlejour.com/category/International/article/634986/Le_terrorisme_frappe_de_plein_fouet_les_Pasdarans.html



2 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

2-1 « Il y a tout une gamme de sanctions… à l'étude, » a déclaré Rice.

Le jour même ou le chef de l'AIEA a confirmé une nouvelle fois qu'il n’y a aucune preuve avérée  de présence d’armes nucléaires en Iran, l'ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU a averti « d'un éventail de sanctions » contre Téhéran.  
 Dans ce qui semble être un effort pour saper les accomplissements de l'Iran dans ses entretiens étendus avec le groupe P5+1, qui sont basés sur la série de proposition de l'Iran aux Etats Occidentaux, Susan Rice a déclaré que Washington et ses alliés, munis de leurs droits de veto, étudient déjà l’option de sanctions si l'Iran ne prouve pas la nature pacifique de son programme nucléaire.  
 La réunion de sept heures et demi, tenu à Genève a vu l'Iran présenter ses points de vues sur les questions globales et les soucis mutuels du pays avec les pays de l’Occident, l’arrêt des activités de l’Iran ne semble pas être à l’ordre du jour.  
 « Il y a tout une gamme de sanctions… à l'étude, » a déclaré Rice dans une interview Dimanche lors d’une conférence de presse avec NBC.  
 « Il y a celles que nous pourrions poursuivre multilatéralement, dans le cadre du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Il y en a d'autres que nous pourrions exercer en dehors du Conseil de Sécurité avec des partenaires en Europe et ailleurs. Et enfin il y a celles que nous pouvons prendre par nous-mêmes unilatéralement. Il existe tout un éventail, » a-t-elle ajouté.
 Rice a néanmoins affirmé que, pour le moment, Washington a décidé de laisser aux négociations directes une chance de régler la question nucléaire Iranienne.  
 « Nous sommes pour le moment infiniment dans une période d’intenses négociations, » a-t-elle dit, ajoutant que la réunion de l'Iran avec les puissances mondiales la semaine dernière « est un commencement constructif, mais seulement un début. »  
 Ceci alors que le chef de l’AIEA, Mohamed ElBaradei, qui a effectué un voyage à Téhéran sur invitation de l'Iran, a réitéré, dans une conférence de presse commune avec le chef de l'Agence de l’Energie Atomique Iranienne, Ali-Akbar Salehi, qu'il n'y a aucune preuve concrète qui puisse prouver que les activités nucléaires de l'Iran poursuivent des objectifs militaires.  
 Il a qualifié les déclarations occidentales sur le programme nucléaire Iranien d’« allégations ».  
 Félicitant la coopération de l'Iran avec l’Agence, le chef de l'AIEA a dit : « Nous sommes maintenant sur un chemin approprié. L'Agence, la communauté internationale et l'Iran ont commencé des entretiens constructifs ».  
 Pendant des mois, les hauts fonctionnaires Américains ont averti qu’ils allaient resserrer l’étau sur les principales industries Iraniennes et étouffer le secteur énergétique du pays.
 Plus tôt en Avril, un groupe de législateurs Américains a préconisé l'imposition de « sanctions fortes et contraignantes » contre les pays qui vendent du pétrole raffiné, y compris de l'essence, à l'Iran.  
 L'Iran est le quartième plus grand exportateur mondial de pétrole mais, selon les estimations des Etats-Unis, le pays importe 40% de ses besoins domestiques en essence.  
 L'idée de sanctions sur le gaz contre l'Iran a été ravivée après que le pays ait annoncé ses plans pour construire une deuxième usine d'enrichissement dans récente une lettre à l’AIEA.  
 Basé dans les périphéries du Sud de Téhéran, le site d'enrichissement de Fordu est censé produire de l'uranium enrichi jusqu'à 5 pour cent.  
 Le Congrès Américain est également pressé de présenter une série de résolutions soutenant des sanctions économique accrues contre l'Iran dans le cas où les entretiens échoueraient.  
 « Si nous voulons obtenir leur attention, nous devons faire quelque chose de concret : sanctionner les importations d'essence de l'Iran, » a dit le représentant Texan des Républicains, Fanez Poe, dans une déclaration ce Vendredi.  
 Les hauts fonctionnaires Iraniens ont largement réduit la menace de Washington pour des sanctions sur le gaz.  
 Ali Asghar Arshi, directeur exécutif pour les affaires internationales à la National Iranian Oil Co (NIOC), a récemment déclaré que le pays n'aurait aucune difficulté à trouver de nouveaux fournisseurs d'essence, même si Washington va dans ce sens et applique des sanctions à toutes les entreprises pétrolières qui traitent avec Téhéran.  
 « Nous pouvons gérer la situation… nous avons des solutions de rechange et nous pouvons faire quelque chose au sujet de la consommation et également de la production, » a indiqué Arshi.  
 Pour imposer une interdiction efficace aux importations d'essence de l'Iran, les Etats-Unis doivent auparavant obtenir l’aval du Conseil de Sécurité de l'ONU.  
 Avec la forte opposition de la Russie et de la Chine, deux membres détenteur du droit de veto au Conseil de Sécurité, l’embargo sur le gaz risque de devenir un processus long et coûteux pour Washington.

Lundi 05 Octobre 2009

Traduction Alter Info
 
http://www.presstv.ir/detail.aspx?id=107870&sectionid=351020104

http://www.alterinfo.net/Les-USA-tentent-de-saper-les-accomplissement-Iraniens-a-Geneve_a37582.html


2-2 Graham Usher : Remanier l’Iraq et recommencer en Iran ?

Nb : Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

Barack Obama recherche un Iran sans arme nucléaire dans un Moyen-Orient avec l’arme nucléaire, écrit Graham Usher, depuis New York.

  « Nous ne sommes pas intéressés pour discuter pour le plaisir de discuter, » déclarait Barack Obama le 1er octobre, après les premiers pourparlers directs en trente ans entre l’Iran et les Etats-Unis. « Si l’Iran ne prend pas des mesures dans un avenir proche pour répondre à ses obligations, alors les Etats-Unis ne continueront pas à négocier indéfiniment, et nous sommes prêts à accentuer les pressions. »

Les discussions qui se sont tenues à Genève entre l’Iran et ce qu’on appelle le P5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité : les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Russie et la Chine, plus l’Allemagne) sur le programme nucléaire de Téhéran ont été « constructives » dit Obama.

L’Iran a accepté d’ouvrir le « deuxième » site d’enrichissement d’uranium proche de Qom, récemment révélé, à l’inspection de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Et il est prêt à discuter d’une proposition selon laquelle il enverrait la plus grande partie de son uranium pauvrement enrichi en France et en Russie pour y être transformé en carburant pour réacteur.

Si cela se faisait, ce serait un changement significatif, dit Ray Takeyh, ancien conseiller sur l’Iran pour l’administration Obama. « Si vous arrivez à un arrangement où le carburant d’Iran est exporté à l’étranger, alors, cela soulagera de quelques degrés votre crainte de la prolifération. »

 

Ce serait aussi, semble-t-il, un bon coup pour la politique d’engagement d’Obama avec l’Iran. En une séance, il aurait obtenu plus de « concessions » de la part de l’Iran que l’administration Bush après des années d’ostracisme et de rodomontades.

Ce serait aussi, semble-t-il, un bon coup pour la politique d’engagement d’Obama avec l’Iran. En une séance, il aurait obtenu plus de « concessions » de la part de l’Iran que l’administration Bush après des années d’ostracisme et de rodomontades.

C’est du moins ce qu’il y paraît. Mais derrière les poignées de main - et des bavardages informels de 45 minutes entre l’Iran et les Etats-Unis à Genève - Obama y est allé de quelques entretiens personnels.

Genève a été précédée de la révélation par l’Iran du site de Qom, un aveu largement forcé par le fait que l’Iran savait que les Etats-Unis, soutenus par les Français, le Royaume-Uni et les services de renseignements israéliens, étaient sur le point de rendre l’information publique. Il y eut ensuite une « fuite » publiée par le New York Times le 4 octobre citant l’AEIA qui estimait que « l’Iran avait suffisamment de connaissances pour concevoir et produire un dispositif à implosion nucléaire exploitable » ou une ogive.

Cela semble confirmer les allégations britanniques, françaises et israéliennes que Téhéran serait engagé dans la fabrication d’une bombe nucléaire. Et cela coïnciderait avec les rapports selon lesquels les USA revoyaient leur estimation que l’Iran était encore à « des années » d’avoir une telle capacité.

Cela contredit l’opinion du directeur sortant de l’AIEA, Mohammed El-Baradei. Alors que l’Iran ne répondait pas aux questions sur une possible dimension militaire de son programme nucléaire, l’agence disait «  n’avoir aucune preuve concrète » qu’il recherchait l’arme nucléaire, et encore moins qu’il concevait une ogive nucléaire, déclarait-il en septembre.

Les accusations sur des sites nucléaires secrets et les évaluations contestées de services de renseignements nous rappellent étrangement les positions US à l’égard de l’Iraq. Est-ce écrit selon le même scénario ?

Nicolas Burns était le chef de file des « négociateurs » avec l’Iran dans l’administration Bush. Il soutient « l’engagement » d’Obama mais pas parce qu’il croit qu’il obtiendra une coopération avec l’Iran.

« Il est probable que ces discussions (à Genève) n’aboutiront pas, » a-t-il dit au Middle East Progress, le 1er octobre. «  Et si elles n’aboutissent pas, les Etats-Unis et d’autres pays devront avoir une liste de sanctions à mettre en avant. Je pense que le Président Obama sera en position forte pour plaider en faveur de sanctions car il aura d’abord tenté la diplomatie. »

Si Burns n’est pas partisan d’une action militaire contre l’Iran, c’est seulement à cause des représailles probables qu’elle entraînerait. Il soutient, au lieu de cela, une politique visant à limiter l’expansion de l’Iran semblable à celle qui fut imposée à l’Iraq dans les années 90. Les Etats-Unis devraient « essayer d’isoler l’Iran : renforcer nos relations militaires avec les voisins de l’Iran, et aussi avec Israël, pour faire comprendre à l’Iran que nous allons limiter et contenir la puissance iranienne au Moyen-Orient. »

Cela correspond un peu à la politique de l’administration Obama pour l’Iran.

On y trouve la même conviction qu’une approche désordonnée des discussions, des inspections et des sanctions obligera l’Iran à plier ou l’affaiblira de façon irrémédiable. Il y a aussi la conviction qu’Israël et les Etats arabes « modérés » pourront d’une certaine manière se former en un bloc contre l’Iran.

Ni l’un ni l’autre ne sont probables.

La Russie et la Chine n’approuveront pas de sanctions qui nuiraient à leurs intérêts économiques, énergétiques et militaires extensifs en Iran. Et les dirigeants arabes ne convaincront pas leur population que la principale menace est l’Iran alors qu’Israël reste un Etat nucléaire armé jusqu’aux dents et que les Etats-Unis ont des bases militaires en Iraq, en Afghanistan et dans le Golfe.

Au lieu des pressions, Obama devrait tenter un véritable engagement. Pendant des années, les régimes iraniens - « réformiste » et « radicaux » - ont préconisé ce qui revient à « un grand marché » avec les USA : coopération stratégique sur les conflits régionaux tels que l’Iraq, l’Afghanistan et la Palestine, ainsi qu’un désarmement nucléaire dans toute la région, en échange de la garantie que les Etats-Unis cesseront leur politique officielle et officieuse pour un changement de régime en Iran.

C’était encore sur la table à Genève. «  Nous ne discuterons pas de nos droits » à l’énergie nucléaire civile, avait dit Said Jalili, chef négociateur iranien pour le nucléaire. «  Mais nous sommes prêts à parler du désarmement nucléaire et de la non-prolifération. »

Obama n’y est pas prêt.

Mais la raison la plus profonde est qu’un tel réalignement de la stratégie signifierait de s’en prendre non seulement aux Etats disposant de potentialité pour l’arme nucléaire comme l’Iran, mais aussi aux Etats dotés actuellement de l’arme nucléaire comme le Pakistan, l’Inde et, bien sûr, Israël.

Ce serait un éléphant dans la cuisine de la politique d’engagement d’Obama, dit Phyllis Bennis, analyste de l’Institut des études politiques.

« Tant que les USA voudront que seul, l’Iran soit un pays démuni de l’arme nucléaire au Moyen-Orient et n’admettront pas que tout le Moyen-Orient soit une zone sans arme nucléaire - y compris sans l’arsenal nucléaire d’Israël - cette partie des négociations est vouée à l’échec » dit-elle.
Du même auteur :

  Le Viet Nam d’Obama
  Les Etats-Unis étendent la guerre au Pakistan
  Un répit accordé à contrecoeur

Graham Usher

10 octobre 2009

Al-Ahram Weekly

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7439

 


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