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24/10/2009

n°16 - Dossier d'Iran - 23-10 - : -Fin -: « Il y a tout une gamme de sanctions… à l'étude, » a déclaré Rice.

n°16 - Dossier d'Iran - 23-10 - : -Fin  -: « Il y a tout une gamme de sanctions… à l'étude, » a déclaré Rice.


Dossier d'Iran   n°16 du 23-10

                                C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 « Les événements du monde n’arrivent pas toujours avec l’emballage que nous préférons ».

3-2 Les USA mendient des sanctions contre l'Iran auprès de la Chine et de la Russie.

3-3 Lettre d'un historien Italien à son Président : Israël  invite l‘Occident à détruire l’Iran.

3-4 Le PRCF appelle à ne pas se laisser manipuler par la campagne anti-iranienne lancée par les médias français.

 



3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 « Les événements du monde n’arrivent pas toujours avec l’emballage que nous préférons ».

INTERVIEW : GREGOIRE LALIEU ET MICHEL COLLON

La semaine dernière, en situant les événements d’Iran dans leur contexte historique et en mettant en lumière les intérêts cachés par nos grands médias, Mohamed Hassan vous a apporté ici-même les clés pour mieux comprendre l’enjeu fondamental : la souveraineté nationale de ce pays face à l’impérialisme occidental (1). Beaucoup de commentaires positifs après cette interview, largement répercutée dans le monde.

Cependant, la république islamique et son président restent des objets de controverse et quelques lecteurs ont interrogé Mohamed Hassan: « « Critiquer Ahmadinejad signifie-t-il se ranger du côté de l’impérialisme ? » ; « Pour moi, la seule position valable est soutenir dans leur lutte les mouvements progressistes» ;

« Justifiez-vous l’oppression ? » ;

« Vous citez Chomsky, mais il a lui-même soutenu le mouvement d’opposition après les élections ».

 Nous remercions nos lecteurs pour leur contribution à une information de qualité. Voici les réponses de Mohamed Hassan dans cette interview « postface ».

Critiquer Ahmadinejad signifie-t-il se ranger du côté de l’impérialisme ?
C’est une interprétation de ce que j’ai dit. Les critiques sont bien évidemment autorisées. Là où il n’y a pas de contradictions, il n’y  pas de vie. Mais il faut distinguer d’un côté les contradictions au sein d’une famille qui doivent être résolues de manière démocratique et de l’autre côté, les contradictions antagoniques qui appellent une révolution. En tant qu’anti-impérialiste, je soutiens la défense de la souveraineté nationale iranienne vis à vis de l’impérialisme. Bien sûr, l’Iran est un Etat bourgeois revêtu d’une robe islamique ou théocratique. Mais ce n’est pas mon devoir de résoudre les problèmes des Iraniens avec le régime actuel. Cela revient au peuple iranien.
En tant que marxiste, pourquoi n’avez-vous pas soutenu le mouvement de protestation après les élections ?
Je soutiendrai toujours le segment le plus progressiste de la société iranienne qui défendra la souveraineté et l’indépendance du peuple iranien face à l’impérialisme. Le fait est que le mouvement mené par Moussavi ne s’inscrit pas dans cette tendance. Les soi-disant réformistes ont longtemps entretenu de bonnes relations avec les impérialistes. Après le 11 septembre, par exemple, c’est l’Iran, à l’époque dirigé par Khatami, qui a mobilisé toutes ses forces diplomatiques pour rassembler les plus importants groupes en Afghanistan dans l’objectif de former un gouvernement. Alors que les Etats-Unis rencontraient de grosses difficultés pour y parvenir, l’Iran de Khatami leur a donné un coup de main en formant le gouvernement de Karzaï. Mais cela a ouvert un débat important en Iran sur le fait que le pays se faisait encercler par l’impérialisme américain. Cela constitue une partie du contexte dans lequel l’Iran est passé des « réformistes » à Ahmadinejad. Et c’est pourquoi, contre ce dernier, les Etats-Unis ont soutenu Moussavi aux dernières élections. Leur but était de rétablir des relations « pragmatiques » avec l’Iran.
Quelles auraient été les conséquences si le mouvement d’opposition avait abouti ?
Tout d’abord, un Etat comprador (c’est-à-dire soumis à l’étranger) aurait été réinstallé en Iran et les richesses du pays auraient été pillées, comme c’était le cas sous le Chah.

Deuxièmement, il ne faut pas perdre de vue que les pays voisins, l’Irak et l’Afghanistan, sont en guerre. Si les forces contre-révolutionnaires prennent le pouvoir en Iran, les Etats-Unis auront un avantage considérable pour contrôler l’Asie, en dominant et l’Irak et l’Afghanistan. Ils seront aussi en mesure d’affaiblir leurs opposants stratégiques - Russie, Inde et Chine - en contrôlant les importantes ressources de la région. Ensuite, la résistance palestinienne sera isolée et le gouvernement sera probablement renversé en Syrie.
Ahmadinejad n’est pas toujours vu comme un progressiste. N’est-il pas surprenant que vous le souteniez ?
Je ne soutiens par Ahmadinejad dans tout ce qu’il fait.

Bien sûr, nous préférerions que l’indépendance iranienne soit soutenue par le mouvement le plus progressiste possible. Mais les événements qui se produisent dans le monde ne nous parviennent pas toujours dans l’emballage que nous souhaitons. Il est donc important de regarder, derrière la couleur de l’emballage, quelles sont les véritables contradictions et quels sont les différents aspects du problème. D’un côté, Ahmadinejad défend l’Iran contre l’impérialisme : c’est ce qui m’intéresse et c’est pourquoi je le soutiens. D’un autre côté, Ahmadinejad est un nationaliste à la tête de son pays, mais je n’ai pas la prétention de résoudre les problèmes au sein de la société iranienne : il revient au peuple iranien de faire cela.

(1) Mohamed Hassan, Que doit faire Ahmadinejad pour recevoir le prix Nobel

Quelques lectures recommandées par Mohamed Hassan:

-  Simpson, Christopher, The Splendid Blond Beast: Money, Law, and Genocide in the Twentieth Century. New York, Grove Press, 1993. 399 pages. Reprinted in 1996 by Common Courage Press

- Kenneth M. Pollack, A path out of the Desert, A Grand Strategy for America in the Middle East, Random House, 2008

- Mahmood Madmani, Good Muslim, Bad Muslim, Three Leaves, 2005

- Gilad Atzmon, Qui est juif? (article en ligne)

http://www.michelcollon.info:80/index.php?option=com_content&view=article&id=2316:ahmadinejad-mohamed-hassan-repond-aux-questions-des-lecteurs&catid=1:articles&Itemid=2


3-2 Les USA mendient des sanctions contre l'Iran auprès de la Chine et de la Russie.

Les USA continuent leurs tractation en coulisse pour mettre en place des sanctions paralysantes contre l'Iran, alors même que l'Iran semble coopérer avec le P5 +1 et l'AIEA et semble satisfaire aux préoccupations internationales.

Malgré cela, Les USA semblent avoir déjà en tête que les négociations avec l'Iran échoueront et s'empressent déjà à escalader le dossier.

En dépit des espoirs Américain, la Russie refuse d'entendre parler de sanctions

L’espoir que la Russie se montrera plus accommodante,  suite au retrait de l’administration Obama du système de défense anti-missile, semble être prématurée ce Mardi, alors que la Secrétaire d'Etat, Hillary Clinton,  n'a trouvé aucun appui auprès du Kremlin pour intensifier les sanctions contre l'Iran.  
 Un haut fonctionnaire senior US voyageant avec Clinton, lui avait dit avant les réunions qu'elle devrait presser les leaders russes pour savoir sur « quelles formes spécifiques de pression la Russie serait prête à se joindre avec nous et nos autres alliés si l'Iran ne tenait pas ses engagements » sur le dossier nucléaire.    
 Mais Clinton a dit aux médias après ses entretiens avec le Ministre des Affaires Etrangères, Sergei Lavrov, qu'aucune demande n'avait été faite.  
 « Nous n'avons soumis aucune requête aujourd'hui, » a-t-elle dit. « Nous avons passé en revue la situation et la où on en est, ce que je pense est le timing appropriée que nécessite ce processus. »  
 Bien que Clinton ait dit que la Russie avait été « extrêmement coopérative dans le travail que nous avons effectué ensemble » sur la question de l'Iran, les médias russes ont insisté sur l'absence d'un accord sur des sanctions.    « Clinton a échoué à faire avancer le dossier US sur l'Iran, » a déclaré le Moscow Times alors l'agence de presse RIA Novosti a rapportée, « Clinton, Lavrov acceptent de retarder les sanctions contre l'Iran. »  
 Définissant la position de son gouvernement, Lavrov a déclaré qu'il y a des fois où les sanctions deviennent inévitables - quand les autres étapes politiques et diplomatiques ont été essayées et épuisées - mais « ce n'est évidemment pas le cas avec l'Iran. » Les sanctions « produisent rarement des résultats, » a-t-il dit.  
 Suggérant une distinction entre les deux positions, Clinton a déclaré que les États-Unis ne pensent pas que les sanctions devraient être durcies maintenant.    
 « Nous ne sommes pas encore arrivés à ce point, » a-t-elle dit. « Ce n'est pas une conclusion que nous avons atteint, et nous voulons être très clairs que notre préférence est que l'Iran travaille avec la communauté internationale » et mette en place des mesures de confiance, y compris en ouvrant l’ensemble de son programme nucléaire à l'inspection.  
   Au cours des quatre dernières années, la communauté internationale a offert à l'Iran trois propositions incitatives en échange de sa coopération sur la question nucléaire. En dépit des trois sets de sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU, l’Iran a rejeté les deux premières propositions, en 2005 et en 2008.  
 Une troisième offre a été présentée par les membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU + l'Allemagne (P5+1) en Avril passé, et Clinton a averti plus tôt cette année que s’il n’y a pas de réponse avant fin Septembre, cela pourrait mener « à des sanctions paralysantes. »  
 Le 9 Septembre, l'Iran a présenté sa réponse sous la forme d’un document traitant de sujets s'étendant du terrorisme et à la piraterie à l'environnement, mais restant silencieux sur la question du nucléaire.    
 Les entretiens du 1er Octobre entre l'Iran et les représentants du P5+1 à Genève ont apporté un sursis. Clinton a rapporté que l'Iran a donné son accord de principe pour acheminer l’enrichissement de l'uranium à l'étranger, pour permettre les inspections des sites nucléaires – y compris le site précédemment secret de Qom - et pour se réunir une nouvelle fois dans le courant du mois.
 Interrogé Dimanche lors d’une interview avec une radio Britannique sur l’étape qui conduirait les États-Unis à brandir la menace « de sanctions paralysantes, » Clinton a répondu que les grandes puissances pourraient bifurquer de la voie diplomatique vers la voie des sanctions « si nous arrivons à la conclusion à n’importe quel moment dans les prochaines semaines que les choses ne se passent pas comme nous pensons qu’elles devraient. »    
 « Le Président a déclaré que nous voulons voir une action de la part de l'Iran d’ici à la fin de cette année, et je pense que c’est un assez bon test, » a-t-elle ajouté.   
 Après une longue revue, l'administration a annoncé le mois dernier qu'elle laissait tomber le plan des États-Unis pour déployer les composants d'un bouclier de défense de missiles balistiques en Pologne et en République Tchèque pour se protéger contre les missiles à longue portée Iraniens, et examinerait à la place une alternative se focalisant sur une menace de missile à courte et moyenne portée.  
 Bien que le Président Obama et Clinton aient insisté sur le fait que la décision ne « concernait pas la Russie » - qui s'était énergiquement opposée au plan original - cela a été largement interprété dans la région comme une concession envers Moscou en conformité avec l'engagement d'Obama d’appuyer sur le bouton "RESET"  de leurs relations bilatérales tendues.  
 Mardi, dans la Chambre des Représentants, les législateurs ont discuté d’une loi visant à faciliter le désinvestissement des entreprises impliquées dans le secteur de l'énergie Iranien.    
 L’Iran Sanctions Enabling Act, qui jouit du soutien des 2 partis, rendrait facile aux Etats, aux gouvernements locaux et aux fonds de pension de se désengager des compagnies investissant $20 millions ou de plus dans l'énergie Iranienne, et assure une protection contre tout procès qui pourrait subvenir en raison du désinvestissement.   
 La loi a été introduite par le Républicain Barney Frank (Massachussets.), Président du comité de services financiers, et bénéficie du soutien de plus de 250 coparrains. La loi est passée au Sénat, représenté  par le Sénateur Sam Brownback et dispose pour le moment de 34 coparrains.  
 Une loi semblable est passée à la Chambre en 2007, mais n’a pas passé le cap du Sénat.   
 D'autres lois visant à augmenter les pressions financières sur Téhéran et en attente d’approbation au Congrès, permettent de sanctionner les entreprises étrangères qui vendent de l'essence à l'Iran, qui importe environ 40% de ses besoins domestiques. Le comité d'opérations bancaires du Sénat envisage aussi de combiner diverses mesures en une loi complète de sanctions.

La Chine salue la coopération rapprochée avec l'Iran

Le Premier Ministre Chinois, Wen Jiabao, a indiqué que son pays maintiendra sa coopération avec l'Iran et stimulera « une coordination plus rapprochée dans les affaires internationales ».  
 La Chine est disposée « à maintenir un niveau de contact élevé avec l'Iran, encourager la compréhension mutuelle et la confiance, encourager une coopération pratique entre les deux côtés et une coordination étroite dans les affaires internationales, » a déclaré Wen lors d'une réunion avec son hôte, le Premier Vice-Président Iranien, Mohammad Reza Rahimi, à Pékin Jeudi.  
 Il a déclaré que Pékin « était prêt à continuer de jouer un rôle constructif en favorisant une résolution pacifique du dossier nucléaire Iranien ».  
  « Les rapports Sino-Iraniens ont connu un développement rapide… et la coopération dans le commerce et l'énergie s'est élargie et approfondie, » a affirmé Wen.    
 Les commentaires du haut fonctionnaire Chinois viennent après que la Secrétaire d'Etat US, Hillary Clinton, a dit plus tôt à Moscou que l'Iran pourrait faire face à de nouvelles sanctions si la diplomatie ne persuade pas Téhéran d’arrêter son programme d'enrichissement d'uranium.    
 En dépit des négociations diplomatiques en cours de l'Iran avec l'Ouest, Washington cherche une assurance auprès des membres du Conseil de Sécurité de l’ONU détenant le droit de veto - tels que la Russie et la Chine – au cas où les négociations échouent, des sanctions fraîches attendront l'Iran.   
 Pékin et Moscou ont cependant tout deux insisté que la communauté internationale doit d’abord épuiser la voie diplomatie avant de considérer toutes autres options.    
 La Iran a à plusieurs reprises rejeté les allégations Occidentales comme quoi elle aurait un programme d'armement nucléaire secret. 
 L'Iran, dont le programme nucléaire est sous l'inspection minutieuse de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (IAEA), a appelé au retrait de toutes les armes de destructions massives à travers le globe.

15/10
Traduction
Alter Info
 
http://www.presstv.ir/detail.aspx?id=108735&sectionid=351020104

http://www.alterinfo.net/Les-USA-mendient-des-sanctions-contre-l-Iran-aupres-de-la-Chine-et-de-la-Russie_a38024.html


3-3 Lettre d'un historien Italien à son Président : Israël  invite l‘Occident à détruire l’Iran.

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.. 

Il se trouve que je suis chercheur en histoire du sionisme.

C’est donc sur la base de mes études sur cette idéologie politique que je vous écris. Je vous rappelle quelques faits : le premier de tous est la collaboration des sionistes (de droite et de gauche) avec les antisémites, avec le fascisme et le nazisme. Il s’est agi d’une collaboration longue et extrêmement dommageable pour les Juifs non sionistes (qui étaient alors la très grande majorité).

Pour incroyable que cela paraisse, la collaboration des sionistes avec les fascistes, les nazis et les antisémites, historiquement documentée, se fondait sur une logique d’échange criminelle aux dépens des Juifs. Les sionistes ont appuyé les régimes fascistes et antisémites avant et pendant la seconde guerre mondiale, demandant en échange de leur permettre d’amener les Juifs en Palestine pour réaliser leur projet colonial. Les juifs qui n’acceptaient pas d’émigrer en Palestine ont été abandonnés à leur destin. Les antisémites étaient bien contents de se libérer des Juifs de cette manière. Il n’est pas vrai que les antisémites sont des antisionistes comme vous le soutenez mais c’est le contraire, exactement. Vous ne mettrez pas en doute, j’espère, les mots de l’écrivain israélien Yehoshua qui a déclaré il y a quelques années :
«
Les gentils ont toujours encouragé le sionisme, en espérant qu’il aurait aidé à se libérer des Juifs qui vivaient parmi eux. Aujourd’hui aussi, de façon perverse, un véritable antisémite doit être un sioniste ».
L’écrivain israélien oublie cependant de dire que même les sionistes, de façon perverse, ont encouragé les antisémites afin qu’ils éloignent les Juifs de leurs pays et les remettent aux activistes sionistes prêts à les emmener dans les colonies en Palestine. Un véritable sioniste est un ami des antisémites.
Cet aspect honteux de l’histoire du sionisme débute avec son fondateur même, Theodor Herzl.

En août 1903, Herzl se rendit en Russie tsariste pour une série de rencontres avec le Conte Von Plehve, ministre antisémite du tsar Nicolas II, et Witte, ministre des Finances. Les rencontres eurent lieu moins de 4 mois après l’horrible pogrom de Kichinev, dont était directement responsable Von Plehve. Herzl propose une alliance, fondée sur le désir commun de faire sortir la plus grande partie des Juifs russes de Russie et, à plus brève échéance, d’éloigner les juifs russes du mouvement socialiste et communiste.

Au début de la première rencontre (le 8 août), Von Plehve déclara qu’il se considérait comme « un ardent soutien du sionisme ». Quand Herzl commença à décrire l’objectif du sionisme, le Conte l’interrompit en affirmant : « Vous parlez à un converti ».

Dans une rencontre ultérieure avec Witte, le fondateur du sionisme s’entendit déclarer ouvertement par celui-ci : « J’avais l’habitude de dire au pauvre empereur Alexandre III : « s’il était possible de noyer dans la Mer Noire six ou sept millions de juifs, j’en serais parfaitement satisfait ; mais ce n’est pas possible : alors nous devons les laisser vivre ». Et quand Herzl dit espérer quelque encouragement du gouvernement russe, Witte répondit : « Mais, nous, nous donnons aux Juifs les encouragements à partir, par exemple des coups de pieds au derrière ».
Le résultat des rencontres fut la promesse de Von Plehve et du gouvernement russe d’«un appui moral et matériel au sionisme le jour où certaines de ses actions pratiques serviraient à réduire la population juive en Russie ». « Si nous (sionistes) - disait Jacob Klatzkin - n’admettons pas que les autres aient le droit d’être antisémites, alors nous nous refusons à nous-même le droit d’être nationalistes. Si notre peuple mérite et désire vivre sa propre vie nationale, il est naturel qu’il se sente un corps étranger obligé de vivre dans les nations parmi lesquelles il vit, un corps étranger qui insiste pour avoir son identité propre et distincte, et que, pour cela, il est contraint de réduire la sphère de sa propre existence. Il est juste, donc, qu’eux (les antisémites) luttent contre nous pour leur propre intégrité nationale. Au lieu de construire des organisations pour défendre les Juifs des antisémites qui veulent limiter nos droits, nous devons, nous, construire des organisations pour défendre les Juifs de nos amis qui désirent défendre nos droits ».
Ces mots, et l’attitude en conséquence des sionistes, ont à coup sûr donné de précieux arguments aux Nazis qui soutenaient justement que les Juifs étaient une nation étrangère à l’intérieur de leur nation.
« Pour les sionistes - affirmait sans vergogne Harry Sacher, un sioniste anglais - l’ennemi est le libéralisme ; celui ci est l’ennemi pour le nazisme ; donc, le sionisme devrait avoir beaucoup de sympathie et de compréhension pour le nazisme, dont l’antisémitisme devrait probablement être un aspect passager ».
Ce n’est pas seulement de l’aveuglement politique, c’est de la collaboration criminelle avec l’ennemi des Juifs. Et vous, Président, vous voulez fermer les yeux sur cet aspect de l’histoire du sionisme ?

Je vous rappelle ensuite que les nazis répondaient très positivement aux offres des sionistes comme le montre ce passage d’une de leurs circulaires :
« Les membres des organisations sionistes, étant donné leurs activités dirigées vers l’émigration en Palestine, ne doivent pas être traités avec la même vigueur qui est par contre nécessaire envers des membres des organisations juives allemandes (c’est-à-dire les assimilationnistes) ».
Et Reinhardt Heyndrich, chef des Services Secrets de la SS déclarait :
« Le moment ne peut plus être loin, désormais, où la Palestine sera de nouveau en mesure d’accueillir ses fils qu’elle avait perdus depuis plus de mille ans. Que nos bons vœux et notre bienveillance officielle les accompagnent ».
La colonisation de la Palestine était bien vue par les Nazis. Entre colonialistes, on s’entend. Ceci pour vous rappeler que les Nazis, avec l’aide consciente des sionistes, n’ont touché que les Juifs qui entendaient vivre dans les pays dans lesquels ils étaient nés et ne voulaient pas se rendre responsables de l’occupation de la Palestine et de l’inévitable chasse aux Palestiniens qui s’ensuivrait. Ces victimes juives n’étaient pas sionistes, tout au plus étaient-elles assimilationnistes ou antisionistes. Après l’Holocauste, l’Occident n’a rien fait d’autre que récompenser les sionistes en leur remettant la terre des Palestiniens, et en faisant payer à qui n’avait commis aucune faute, le prix élevé de l’extermination des Juifs qui était advenue par la responsabilité directe de certains pays européens et par la veulerie de certains autres, ainsi que par la folie du plan sioniste. La collaboration entre sionistes et Nazis a été possible aussi, au-delà de l’aspect pratique de la volonté commune d’amener les Juifs en Palestine, parce que l’idéologie sioniste et celle nazie avaient un point en commun, comme le reconnaît le sioniste juif Prinz : « Un état construit sur le principe de la pureté de la nation et de la race (c’est-à-dire l’Allemagne nazie) ne peut qu’avoir du respect pour ces Juifs qui se voient eux même de la même manière ».
Ce même personnage se rendait compte de la situation paradoxale qui survenait, et admettait :
« Pour les sionistes c’était très malaisé d’opérer. C’était moralement embarrassant d’avoir l’air d’être considérés comme les fils préférés du gouvernement nazi, en particulier justement au moment où il liquidait les groupes de jeunesse (juifs) antisionistes, et semblait favoriser par d’autres voies les sionistes. Les Nazis demandaient « un comportement sioniste de façon plus cohérente ».
Et cependant la collaboration continua. Ce fut une collaboration multiforme que je reconstruis dans mon essai « La natura del sionismo ».
Je veux vous rappeler, pour terminer, l’invitation de Dav Joseph, chef de district de l’Agence Juive, qui, à la fin de l’année 1944, quand les Juifs mouraient par centaines de milliers dans les camps, parlant aux journalistes sionistes en Palestine qui étaient préoccupés par les nouvelles des massacres, les mit en garde contre :
« la publication de données qui exagèrent le nombre des victimes juives, parce que si nous annonçons que des millions de Juifs on été massacrés par les Nazis, ils nous demanderont ensuite, avec raison, où sont les millions de Juifs pour lesquels nous revendiquons une patrie quand la guerre sera finie ».
Ceci peut suffire, mais j’ai la hardiesse, Monsieur le Président, de vous conseiller d’approfondir l’argument.
L’histoire du sionisme est une histoire criminelle, il n’est donc pas surprenant que les sionistes et l’Etat sioniste continuent à traiter les Palestiniens de façon si barbare. Mais ma préoccupation va au-delà de la très triste situation du peuple palestinien que tout le monde semble oublier.
Sincèrement, Monsieur le Président, voulons-nous finir comme les Etats-Unis en Irak ? Aujourd’hui, des personnages importants aux Usa comme l’ex président Jimmy Carter, ou les chercheurs universitaires Mersheimer et Walt, s’efforcent d’ouvrir les yeux à leurs compatriotes sur les conséquences de cette politique extérieure aveugle, élaborée à Tel-Aviv et dans les cercles des néo- conservateurs sionistes de Washington, que les Etats-Unis conduisent au Moyen-Orient.

Croyez-vous que la guerre en Irak ait été faite en raison des armes de destruction de masse de Saddam Hussein ?

Pour la menace que l’Irak représentait pour l’Occident ?
Pour l’exportation de la démocratie ?

Pour les intérêts pétroliers étasuniens ?

Beaucoup de gens soutiennent cette dernière hypothèse (les autres se sont misérablement écroulées). Mais le pétrole ne s’achète-t-il pas sur le marché ?

Et puis, à combien reviendrait- il si nous devions faire une guerre à chaque pays producteur ?
Monsieur le Président,
la guerre a été faite pour éliminer un rival possible d’Israël, et pour consolider la domination sioniste au Moyen-Orient.

Maintenant Tel-Aviv invite l‘Occident à détruire l’Iran, et achète tout le monde en faisant comprendre que si nous ne le faisons pas, nous, ce sera justement Israël qui le fera.

Comment ?

En envahissant l’Iran ?

Non, Président, nous savons tous qu’Israël aurait recours aux armes nucléaires.
Les étasuniens sont en train de réaliser, à leurs dépens, ce que veut dire s’être laissé embourber dans une guerre absurde en Irak pour les intérêts d’Israël. Voulons-nous vraiment nous laisser entraîner dans la guerre nucléaire contre l’Iran ? Prenez exemple sur l’ex président Carter et dénoncez l’Apartheid d’Israël. Si vous ne voulez pas le faire vous-même, laissez quelqu’un d’autre, pour le bien de l’humanité, des Juifs et des Palestiniens, continuer à dénoncer le sionisme et se batte pour un Etat unique, démocratique, pacifique en Palestine, pour tous ses habitants, en n’excluant personne.
Monsieur le Président,
Vous ne vous souviendrez pas de moi, et pourtant nous nous sommes rencontrés et nous nous sommes parlé. Ce fut en de tristes circonstances. Il y a quelques années, à l’aéroport de Fiumicino. Vous, représentant votre parti, vous veniez apporter votre solidarité à ma sœur Marisa qui, près avoir participé à une manifestation pacifiste à Jérusalem, uniquement parce qu’elle regardait, de derrière la vitre de son hôtel, les policiers israéliens qui massacraient un enfant Palestinien dans la rue, perdit un œil quand, d’un canon à eau portant l’étoile de David, on tira un jet si violent qu’il brisa la vitre et lui envoya un éclat de verre dans l’œil. Vous veniez alors apporter vos salutations à ma sœur qui avait payé pour défendre les droits et la dignité des Palestiniens. Aujourd’hui avec votre déclaration inacceptable, vous accusez les antisionistes dont nombre d’entre eux sont Juifs, qui se battent pour un Etat démocratique en Palestine, en les mettant dans le même cloaque que les antisémites.
Je crois, Monsieur le Président, que les sionistes sont arrivés à vous faire pire encore que ce qu’ils ont fait à ma sœur. Chez vous, ils sont arrivés à aveugler non pas un mais les deux yeux !
Salutations distinguées.

01 septembre 2009

http://nasr-moqawama.blogspot.com/


3-4 Le PRCF appelle à ne pas se laisser manipuler par la campagne anti-iranienne lancée par les médias français.

Les militants du PRCF sont des laïques fervents, des partisans convaincus de l'égalité entre les deux sexes, des soutiens déterminés des communistes et de la gauche iranienne qui a été si durement persécutée, d’abord par le régime du Shah, soutenu par tous les pays occidentaux, puis par le régime de la République islamique.

Pour autant le PRCF appelle les progressistes, les féministes, les démocrates à ne pas se laisser manipuler par la campagne anti-iranienne lancée par les médias français et par Kouchner. D'abord parce que la sincérité des protestations du Quai d'Orsay contre la répression qui frappe les manifestants iraniens qui contestent l'élection d'Ahmadinedjad, est plus que suspecte.

Que l'on sache, les jeunes manifestants FRANCAIS qui ont manifesté contre l'élection du fort peu laïque et très modérément républicain candidat de l’UMP le 6 mai 2007, ont été durement réprimés, et pour beaucoup durement condamnés. Balayez devant votre porte Monsieur Kouchner, vous cautionnez un gouvernement qui l'an dernier, a couvert 570 000 gardes à vue, souvent avec menotage dans le dos et fouille au corps, qui quadrille les médias, qui bafoue la séparation des pouvoirs avec un chef d'Etat qui dirige la gouvernement et la majorité parlementaire, qui expulse 27 000 immigrés par mois et qui a bafoué le Non souverain de son propre peuple à la constitution européenne en adoptant par la voie parlementaire le traité de Lisbonne, copie conforme de la constitution supranationale.
Ensuite parce que le gouvernement français, tournant le dos au gaullisme, aligne ostensiblement la France sur les Etats-Unis. Un gouvernement qui congédie les régiments français traditionnellement chargés de surveiller les frontières nationales, mais qui ouvre des bases à Abou-Dabi pour être en première ligne en cas d'attaque américaine contre l'Iran.

Ensuite parce qu'il revient au peuple iranien et à lui seul de choisir son régime et ses dirigeants et que le candidat sortant a été largement réélu (même s'il y a eu des irrégularités, les observateurs sérieux reconnaissent l'implantation de masse d'Ahmadinedjad dans les quartiers populaires et chez les paysans, personne ne nie la participation massive au scrutin, -à la différence de ce qui s’est passé pour les « élections » européennes- ; au contraire, le fer de lance de la campagne Moussavi est constitué par la jeunesse dorée des grandes villes et par la grande bourgeoisie anglo-américanisée).
En réalité ce qui dérange les bien-pensants qui parlent de "liberté" mais qui font entendre un seul son de cloche sur les médias (à quand un entretien avec l'ambassadeur iranien, cubain, nord-coréen, soudanais, vénézuélien... sur les médias pour que les auditeurs français, qui sont de grands garçons, puissent juger eux-mêmes sans se faire sermonner par les Bernard Guetta et Cie?) ce ne sont pas les atteintes aux libertés démocratiques et syndicales, qui sont hélas bien réelles en Iran: ces « défenseurs de la liberté » sont indifférents au sort des femmes dans les dictatures moyenâgeuses d'Arabie saoudite et des émirats qui sont des vassales dociles de Washington! Ces mêmes hypocrites ne sont pas choqués que le gouvernement fantoche de Karzaï ait rétabli la Charia comme source du « droit » dans le « libre » Afghanistan occupé par les troupes d’Obama et Sarkozy. Non, ce qui dérange ces bonnes âmes, c'est que l'Iran essaie de se développer par lui-même sans se soumettre au FMI et à l’OMC, c’est qu'il a nationalisé ses hydrocarbures, c’est qu'il ne marche pas à 100% dans la funeste "mondialisation libérale" qui vient de battre un terrible record du monde : celui du milliard et demi d’hommes sous-alimentés qui vivent ou survient sur terre !

Cela ne signifie nullement que le PRCF admire ou soutienne en quoi que ce soit le régime théocratique iranien (mais le régime états-unien n’a pas de leçons de laïcité à donner au monde et en France même Sarko fait tout ce qu’il peut pour liquider la loi de 1905 séparant l’Eglise de l’Etat). Face au régime clérical iranien, le PRCF soutient et soutiendra sans faiblir tous les communistes et progressistes d’Iran qui revendiqueront la laïcité, la mixité, la liberté de pensée et les libertés syndicales, à condition que ces revendications soient clairement associées à la condamnation des menées anti-iraniennes de Washington, à la défense du droit absolu pour l’Iran de développer son nucléaire civil, à sa constante opposition à la criminelle politique d’Israël, au refus catégorique de la masse du peuple iranien, et d’abord des pauvres, de laisser les manipulateurs d’opinion occidentaux dicter le choix des Iraniens pour remettre en tutelle ce pays, comme à l’époque où le Shah et sa police politique, la SAVAK, torturait des dizaines de milliers d’Iraniens sans que les USA, qui avaient installé ce régime en faisant assassiner le président Mossadegh, n’y trouvent rien à redire. Le PRCF ne peut en particulier s’associer à ceux des manifestants qui manifestent en anglais à Paris ou à Téhéran, montrant par là qu’ils cherchent plus le soutien de l’impérialisme US que celui de leur propre peuple.  

C'est pourquoi face aux bruits de botte et aux menaces militaires contre l'Iran, le PRCF appelle les progressistes, et aussi les vrais patriotes plus soucieux de l'intérêt national et de la paix mondiale que des profits de Total et Dassault, à rejeter la guerre idéologique impérialiste, dissimulée comme d'ordinaire derrière le verbiage démocratique et humanitaire. La solidarité internationale avec les forces démocratiques et anti-impérialistes d’Iran mérite mieux.

La démocratie aussi, et d'abord EN FRANCE!

21 juin 2009.

Communiqué du PRCF 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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