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27/10/2009

n° 33 - dossiers de PAKISTAN - 25-10 - : Fin - : Commandant Ilyas Kashmiri: Lire les pensées de l’ennemi et agir en conséquence »

n° 33 - dossiers de PAKISTAN - 25-10 - : Fin  - : Commandant Ilyas Kashmiri: Lire les pensées de l’ennemi et agir en conséquence »



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de PAKISTAN.  

                                                                               n° 33- 25-10

                                     C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier de Pakistan" est  visible  sur mes blogs : 

http://www.blogs.dhnet.be/categories/International.html

http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

Et sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Roland Marounek : Après Bush, la paix ?

3-2 Jean-Michel Vernochet : La situation au Pakistan.

3-3 Le Pakistan aux prises avec son pire scénario.

4 Annexe

4-1 New York Times : L'effarant bréviaire de torture de la CIA.

4-2 Biographie d'Alfred Nobel


Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

3-1 Roland Marounek : Après Bush, la paix ?

Extrait

Un indicateur autrement plus parlant que les belles phrases, est le budget de la "défense". Obama a demandé au Congrès de débloquer 83,4 milliards de dollars supplémentaires pour financer les opérations militaires en Irak et en Afghanistan, soit plus que ce que n’avait demandé le va-t-en guerre G.W. Bush.

Les Etats-Unis ont accru leur présence en Afghanistan à 56.000 hommes actuellement, et devraient arriver à près de 70.000 d'ici l'automne. Le modèle suivi pour "pacifier" l'Afghanistan est ouvertement celui du surge irakien, une "déferlante" de force censée briser toute résistance – et permettre un hypothétique retrait ultérieur. Obama a été manifestement impressionné par la politique de "surge" de son prédécesseur au point de le qualifier sur Fox News de succès "au delà des rêves les plus fous" ["beyond our wildest dreams"].

Ce rêve fou est en train de déborder sur le Pakistan, pris dans le bain de sang de la guerre au terrorisme. Les drones US bombardent désormais régulièrement les régions pachtounes, ciblant les "terroristes" désignés, massacrant en passant les civils tout autour : selon certaines sources, 6% de militants sur plus de 700 victimes1. Les taliban se montrent plus sélectifs. Ce sont de biens singulières entrées en matière pour une administration supposée œuvrer pour la paix.

Bref il est assez difficile de voir où se situe vraiment le changement dans lequel on est tenu de "croire", où est la différence concrète entre les politiques guerrières des deux administrations

Par contre et cela est beaucoup plus inquiétant, l'emballement médiatique pour Obama permet de faire beaucoup mieux passer, chez nous, l'engagement européen dans ces guerres, et dans celles qui s'annoncent. Le discours sur la nouvelle attitude de coopération des USA avec les Alliés est en fait un appel à une plus grande implication de l'OTAN dans les guerres impériales. Au moins l'arrogance de Bush et de sa bande de néo-cons nous épargnait cela.

Les effets sont tout à fait réels : Quelque 33.000 soldats supplémentaires sont déployés en Afghanistan venant de l'Otan ou des pays alliés. Les ministres des affaires extérieurs des pays de l'Otan ont avalisé sans broncher le fait que l'Isaf passe sous commandement unifié US, coordonnant la stratégie de l'Isaf et de l'opération "Enduring Freedom". L'illusion de la force de maintien de la paix de l'Otan bien distincte de l'opération de guerre US est bien révolue.

1. Eric Margolis, Winnipeg Sun
2. Boston Globe, traduit sur Planète non-violence
3. "Que faut-il faire avec l'Iran", www.slate.fr
4. cf. Le Mouvement de la Paix
5. cf. la déclaration finale du Sommet de Bucarest

 http://www.csotan.org/ao/article.php?ao_id=34&art_id=457&Mois=juillet&Year=2009 

http://www.michelcollon.info:80/index.php?option=com_content&view=article&id=2329:apres-bush-la-paix-&catid=6:articles&Itemid=11


3-2 Jean-Michel Vernochet : La situation au Pakistan.

3 Questions sur la situation au Pakistan posées à Jean-Michel Vernochet

Géopolintel - Le Pakistan subit actuellement une vague d’attentats d’une ampleur inouïe. Cette vague de violence peut-elle aboutir à une déstabilisation du pouvoir. 
 JMV : À première vue, le gouvernement pakistanais se trouve engagé dans une mauvaise passe. Cette vague d’attentats - sans précédent par son intensité  - précédait l’offensive lancée aujourd’hui samedi 17 octobre 2009 contre les positions des Taliban au Waziristân Sud.

N’inversons pas la relation de causalité : cette opération n’est pas une « réponse » aux attentats, c’en est l’exact contraire.
 La plus marquante de ces actions est intervenue le 10 octobre à Rawalpindi, au cœur de la capitale historique du Pakistan où la dissidence islamiste a frappé un symbole fort : un bâtiment situé dans la proximité immédiate du Quartier général des forces armées pakistanaises. Quant au dernier épisode, hier, il a fait treize morts à Peshawar…

Cela, soit dit en passant, après une semaine particulièrement sanglante : jeudi une série d’attaques à Lahore visait la police et avait causé quelque 39 morts et 11 autres dans un attentat-suicide dans le nord-ouest.

Ces attentats constituaient évidemment de sortes d’actions de rétorsion par anticipation selon l’intéressante formule inventée par l’état-major américain au Vietnam à l’occasion de ses frappes préventives sur le Nord. 
 
Alors que dire de la situation actuelle ?

 Visiblement l’offensive pakistanaise de l’été dernier dans la Vallée de Swat, à 160 Km d’Islamabad, n’a pas porté ses fruits. Nous assistons donc à une ultime tentative avant la pause hivernale, en vue de réduire les capacités des Taliban et soulager la pression croissante qui s’exerce maintenant un peu partout en Afghanistan sur forces de la coalition… Autant dire que le gouvernement légal pakistanais est à présent pris entre le marteau américain et l’enclume Taleb. Cela ne rend pas particulièrement optimiste pour l’avenir d’un pays où la population – forte de 165 millions d’âmes sur un espace géographique représentant environ une fois et demie la France - et l’armée sont de plus en plus remontées contre la soumission du pouvoir politique aux oukases de Washington. Cela entre autres en raison d’une aide votée par le Congrès américain de 7,5 milliards de $ sur cinq ans qui impose en contrepartie de la part du Pakistan un complet alignement sur les desiderata de Washington…
 N’oublions pas que l’armée pakistanaise - de surcroît titulaire de l’arme nucléaire et des vecteurs ad hoc - est travaillée en profondeur par un national-islamisme qui pourrait bien, un jour pas très lointain, opérer le cas échéant un nouveau coup d’État militaire à Islamabad. Une possibilité que nul ne peut exclure.
 Géopolintel - Le Pakistan est connu pour avoir, par le truchement de l’ISI, aidé et financé Al Qaïda pendant la guerre djihadiste russo-afghane. Qui se cache derrière ces derniers attentats ou qui en sont les bénéficiaires directs ou indirects ? 
JMV :
Une partie de l’armée pakistanaise reste effectivement fort proche, non pas d’une Al Qaïda en partie mythique – ce que disent mezzo voce la plupart des spécialistes – mais des Taliban eux-mêmes qui ne sont en vérité, à l’origine, qu’une extension de l’armée pakistanaise.

Car avant le 11 septembre 2001, Islamabad tenait l’Afghanistan plus ou moins sous sa coupe par le truchement du régime Taleb au pouvoir à Kaboul.

Sur place c’était un secret de polichinelle, vu d’ici, bien sûr, à travers le prisme déformant du strabisme divergent de nos chers « spécialistes » de la pensée unique, la version des faits était toute autre. Partant de cela, on peut émettre l’hypothèse qu’en partie des services pakistanais ou même certaines factions au sein de l’armée pakistanaise instrumentent ou apportent un soutien logistique – des renseignements par exemple – suivant divers degré de « complicité » avec les groupes d’activistes et de kamikazes.
Pour le reste, accordons-nous la licence d’un peu de politique-fiction…

Cette montée de la violence contre le gouvernement d’Ali Zardari est indirectement dirigée contre les intérêts américains au Pakistan. Sans dire que la déstabilisation du régime qui s’amorce indéniablement dans un contexte de surtension politico-militaire pourrait avoir reçu le feu vert de Pékin allié de longue date du Pakistan contre sa rivale indienne soutenue elle, tout aussi traditionnellement par Moscou, serait peut-être un peu hâtif.
Il faudrait alors considérer ce « signal » envoyé à l’Amérique dont les ingérences au Xinjiang par exemple (par le truchement des services turcs ?), au Tibet ou en Birmanie sont un poil à gratter de plus en plus irritant pour le Politburo pékinois. Une réponse du berger à la bergère en quelque sorte.
Mais nous sommes ici, bien sûr, dans le domaine de la pure spéculation !
 Géopolintel - Obama ont eu l’occasion de désigner le Pakistan comme un État voyou, “ a rogue state”, il était allé jusqu’à le menacer en 2008 de bombardement. À votre avis, c’était une menace gratuite ou pourrait-elle s’actualiser un jour prochain ?
 JMV – L’objectif du Président Obama est fixé depuis belle lurette.

Le 15 juillet 2008, dans un discours tenu à Washington, un discours relatif à la guerre et au terrorisme, juste avant un voyage d’intronisation finale à Tel-Aviv, le candidat à la présidence des É-U et futur prix Nobel de la paix 2009, Barak Obama affirmait en effet haut et fort que l’urgence se situait sur le front afghano-pakistanais… dénigrant au passage la politique de l’équipe encore aux mannettes : « Comme le président Bush et le sénateur John McCain auraient dû s’en rendre compte, le front central de la guerre contre le terrorisme n’est pas en Irak, et ne l’a jamais été… la base d’Al Qaïda est en train de s’étendre au Pakistan », tout en ajoutant pour mieux jouer électoralement sur la peur : »s’il y un nouvel attentat contre notre patrie, cela viendra probablement de la même région d’où le 11-Septembre avait été préparé ».

Or, même si à cette occasion le candidat Obama s’est dit vouloir « sécuriser les armes et matériaux nucléaires des terroristes et des Etats voyous », il n’a pas alors désigné explicitement le Pakistan comme tel. Ç’eut été d’ailleurs passablement maladroit. Il est cependant tout à fait exact que quelques mois plus tôt, en févier 2008, en plein cœur de la bataille des primaires démocrates, la postulante à l’investiture Hillary Clinton accusait encore son chalengeur d’avoir au cours de l’été précédent « menacé de bombarder le Pakistan », ce à quoi celui-ci rétorqua qu’il entendait « le cas échéant bombarder des cibles d’Al Qaïda au Pakistan, cela même sans l’accord préalable d’Islamabad ».

Ce qui, au fond, est du pareil au même. Et c’est exactement ce qui se passe depuis plusieurs mois, les forces américaines envoient leurs drones tueurs - les Predators et les Reapers guidés depuis des bases du Nevada à vingt mille kilomètres des zones tribales du Pakistan - frapper à qui mieux mieux combattants et civils confondus. De facto la guerre s’est étendue à bas-bruit au Pakistan. Le Président Obama n’a d’ailleurs fait qu’emboîter le pas à George Walker Bush (qui lui, le pauvre, n’a pas été nobélisé), qui avait autorisé dès juillet 2008 des opérations terrestres et aériennes à l’intérieur des frontières du Pakistan et sans accord préalable d’Islamabad pourtant allié des États-Unis. Aujourd’hui l’armée américaine intervient au Waziristân et demain où ? Au Penjab où des signes d’embrasement général se manifestent de plus en plus ?

À bien y regarder, la situation à l’ouest du Pakistan commence à ressembler furieusement à d la guerre du Vietnam et à son extension périphérique au Laos et surtout au Cambodge à partir de 1969…

Enlisé, l’état-major américain est convaincu que les bases arrières dont les insurgés disposent au Cambodge sont coupables de l’échec américain. Le président Lyndon Jonhson ordonne alors des campagnes de frappes aériennes sur le Cambodge. Une extension de la guerre à un pays où le conflit s’est finalement prolongé pendant les dix-sept ans qui ont suivi la débâcle américaine au Vietnam. Une guerre qui a en fin de compte cessé faute de combattants avec le retrait des troupes vietnamiennes du Cambodge, un retrait qui démarre seulement le 30 juin 1988, précédant de quelques mois l’effondrement total de l’Empire soviétique…

Christopher Hitchens, Américain et intellectuel de gauche passé avec armes et bagages en 2003 dans le camp de George W. Bush à l’occasion de la guerre d’Irak, expliquait encore il y a peu que « le Pakistan est Le Problème », jugeant dans la foulée que Barak Obama est l’homme idoine pour conduire « la Bonne Guerre », une guerre totale, « une guerre plus âpre et plus prolongée », celle qu’il appelle, avec beaucoup de ses semblables, de tous ses vœux. C’est au fond également la position du plan Kerry-Lugar - John Kerry candidat démocrate malheureux à la présidence en 2004 – qui vise en quelque sorte sous couvert d’aide, à mettre le Pakistan sous tutelle étatsuninenne. Ann Patterson, représentante américaine au Pakistan, n’affirmait-elle pas récemment que si Mollah Omar a réellement trouvé refuge à Quetta, ville du Baloutchistan pakistanais, il ne fallait pas exclure de bombarder la ville afin de l’en déloger… !
 Jean Michel Vernochet pour Geopolintel.

Jean-Michel Vernochet, écrivain, journaliste et politologue, auteur d’“EUROPE, CHRONIQUE D’UNE MORT ANNONCÉE” - mai 2009 aux éditions de l’Infini
http://www.editions-infini.fr/

geopolintel@gmail.com

Samedi 17 Octobre 2009

http://www.alterinfo.net/La-situation-au-Pakistan-par-Jean-Michel-Vernochet_a38069.html



3-3 Le Pakistan aux prises avec son pire scénario..
nb - Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Extrait de l’Analyse :
Aux yeux des investisseurs et décideurs occidentaux, le Pakistan est aux prises avec le pire scénario qu'ils redoutaient : une insécurité chronique et des attaques contre les symboles mêmes de l'État.

Depuis une semaine, plus d'une centaine de personnes ont été tuées dans une série de coups de main audacieux, dont un contre le QG de l'armée, qui ont prouvé que les résistants pakistanais sont loin d'être matés, souligne l'analyste Bruce Riedel de l'institut Brookings.

Cela ne veut pas dire pour autant qu'ils soient en mesure de remporter une victoire militaire décisive. Mais le Pakistan est aujourd'hui confronté à la perspective de mois, voire d'années, de lutte anti-insurrectionnelle contre des activistes qui, sans pouvoir prendre le pouvoir, ont la capacité d'entretenir une insécurité chronique.

Quelques milliers de combattants tribaux et d'activistes ne sauraient en effet défaire la sixième armée du monde, mais leur guérilla est extrêmement déstabilisatrice pour un pays dont l'Occident aimerait faire un allié solide contre le terrorisme international.

Il existe un risque croissant que les groupes activistes du Pendjab fassent cause commune avec les talibans pour harceler l'État pakistanais, mais une telle collusion ne serait pas de nature à modifier l'arithmétique militaire.

En dehors de leur fief des zones tribales frontalières de l'Afghanistan, les talibans ne peuvent pas espérer se gagner un soutien populaire. « La population n'est pas massivement radicalisée. La plupart des Pakistanais sont modérés », note Claudine

Fry. « C'est pourquoi nous ne prévoyons pas d'effondrement ou d'implosion de l'État », ajoute cette analyste au cabinet Control Risks.
Aux yeux des marchés, cela signifie que le risque d'une nouvelle dégradation est minime, mais que celui d'une persistance de la situation actuelle est grand. Dès lors, les autorités pourraient être amenées à délaisser durablement leurs tâches de gouvernance pour faire face à cette insurrection persistante, décourageant du même coup la plupart des investisseurs, sauf ceux qui sont friands de risques. Le chaos qui a régné en Irak en 2003, offre un élément de comparaison instructif : les résistants y ont durablement rendu le pays ingouvernable. Néanmoins, ils n'ont jamais été près de créer les conditions d'une prise de pouvoir.

Les coûts à long terme de l'instabilité au Pakistan seront élevés, mais les dégâts essentiels sont déjà faits. Les risques principaux se sont déjà concrétisés et les marchés s'adaptent. Il faudrait un changement spectaculaire de la situation pour qu'ils réagissent désormais avec vivacité.
Sur le plan militaire, l'attaque embarrassante du QG de l'armée à Rawalpindi a secoué l'état-major, qui pourrait désormais sortir de ses ambiguïtés et réagir avec plus de détermination contre les talibans, estime Maria Kuusisto, analyste à l'Eurasia Group. Déjà cet été, l'armée a chassé les talibans de la vallée de Swat. Un missile américain a fauché leur chef Baïtullah Mehsud. (ndlr – Faux il vit toujours) Et l'offensive préparée par l'armée contre leur bastion du Sud-Waziristan ne fait plus aucun doute.

Les analystes ne pensent toutefois pas qu'elle sera décisive et n'excluent pas qu'elle ne fasse que déplacer les foyers de la rébellion, y compris peut-être au Pendjab.

La souplesse et la mobilité des résistants restent un de leurs principaux atouts face à une armée conventionnelle.

C'est pourquoi la fin de l'instabilité au Pakistan n'est pas pour demain.

15/10

http://www.lorientlejour.com/category/International/article/634579/Le_Pakistan_aux_prises_avec_son_pire_scenario.html 



4 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 New York Times : L'effarant bréviaire de torture de la CIA.

Les promesses de ‘transparence’ de Barack Obama permettent de révéler peu à peu une partie des sombres dessous du règne de George W. Bush, notamment ceux relatifs au fonctionnement de la CIA.

Fin juillet, le gouvernement US a “déclassifié” un certain nombre de documents concernant les abus dans les prisons secrètes de l’agence à l’étranger, et le procureur général des Etats-Unis, Eric H. Holder Jr, a chargé un procureur fédéral d’une enquête sur un rapport de 2004 de l’inspecteur général de la CIA qui mentionnait des mauvais traitements et plusieurs morts de détenus.

Ces mesures ont déclenché la fureur des Républicains, emmenés par l’ancienne éminence grise de Bush, Dick Cheney, qui a déclaré qu’elles mettaient en péril la sécurité de la nation. Leur emboîtant le pas, la CIA a refusé de rendre publiques des centaines de pages d’enregistrements intérieurs d’interrogatoires et de conditions d’existence des prisonniers.

Dans sa déclaration de 32 pages au tribunal fédéral de New York, l’agence écrit : “Rendre publiques les procédures d’interrogatoire risque d’amoindrir la capacité du gouvernement US de questionner efficacement les prisonniers terroristes et d’en obtenir l’information nécessaire à la protection du peuple américain. Ces méthodes font partie intégrante du programme d’interrogation du gouvernement et sont donc considérées comme top-secrètes.”

Le mode d'emploi de la technique, comme dans un manuel de bricolage: le sujet est attaché. On lui applique sur le visage un tissu imbibé d'eau. La respiration devient difficile, le sujet est asphyxié, il a l'impression de se noyer.

On comprend les réticences de la CIA, quand on prend connaissance des quelques documents déjà rendus publics. Ils ont de quoi provoquer un choc.
Sans doute est-il d’usage, dans l’univers carcéral, de réglementer le traitement des détenus, et aucun gouvernement ne néglige la torture comme moyen d’information.

Mais les documents de la CIA sont effarants par la minutie avec laquelle est détaillée l’exercice de la cruauté. Les fonctionnaires américains de la douleur avaient méticuleusement élaboré un manuel de son application qui évoque la tatillonne bureaucratie de Kafka. Tout y était prévu, à la virgule, à la seconde près. Le degré de souffrance à infliger, ce qu’un être humain peur endurer, les limites à ne pas franchir, les contrôles à effectuer.
A partir de sa capture, un suspect de terrorisme important, appelé “détenu de haute va-leur”, était intégré à un programme précis. Amené en couches de bébé au “site noir”, il se voyait raser la tête et le visage et mis à nu pour être photographié. Puis commençait un régime de suppression de sommeil et d’alimentation limitée.

Sa cellule devait être éclairée par deux ampoules fluorescentes de 17 watts, pas une de plus, pas une de moins. Un bruitage musical était constant, mais ne devait jamais excéder 79 décibels. Le prisonnier pouvait être douché par de l’eau à 5 degrés, mais seulement pendant 20 minutes par séance. Sa nourriture était fixée à 1.500 calories par jour. On pouvait l’enfermer nu dans une boîte pendant huit heures si la boîte était grande, deux heures si la boîte était petite. Le temps écoulé, il avait le droit de se rhabiller. Rapidement.

L’interrogatoire (baptisé “technique d’interrogation perfectionnée”) allait de “la gifle pour capter l’attention” jusqu’aux procédés brutaux du wall-slamming (fracasser contre le mur) ou du waterboarding. Pour ce dernier (voir le dessin en p. 2), la CIA exigeait des rapports circonstanciés. “De manière à fonder correctement les futures recommandations et prescriptions médicales, il est important que chaque application du waterboard soit minutieusement documentée” figurait dans le bréviaire de l’interrogateur. Il fallait enregistrer la durée exacte de l’application, combien d’eau avait été utilisée (en tenant compte des éclaboussures) et comment elle avait été ingurgitée, si la victime avait été correctement baillonnée et si ses conduits naso-pharyngiens avaient été bouchés, la quantité et la nature de l’eau ou de la matière rejetée (vomie), la durée des intervalles entre chaque séance, et l’aspect du détenu durant ces intervalles. Selon une directive de 2004, le waterboarding ne devait pas dépasser deux sessions de deux heures chacune par jour, en présence d’un médecin et d’un psychologue. La torture était scientifiquement prescrite avec la précision d’un laboratoire.

Il semble que ces procédés aient été désormais interdits par Obama. Pas tellement par humanité, plutôt parce que de nombreux spécialistes ont démontré qu’ils ne servaient à rien. Les informations extorquées par la violence sont souvent fausses, parce qu’arrachées à des sujets à bout de forces qui disent n’importe quoi. Il n’en reste pas moins qu’ils ont existé et passablement terni l’image des USA.

De plus, les prisons secrètes n’ont pas disparu, même si Guantanamo a du plomb dans l’aile, et il y fort à parier que les durs de l’inquisition anti-terroriste n’abandonneront pas de sitôt le principe des “interrogations perfectionnées”.
D’après le New York Times des 27 juillet et du 3 août 2009.

Source: B. I. n° 147,

14 Octobre 2009 2009.http://www.michelcollon.info:80/index.php?option=com_content&view=article&id=2328:leffarant-breviaire-de-torture-de-la-cia&catid=6:articles&Itemid=11


4-2 Biographie d'Alfred Nobel.

Alfred Nobel a bâti un véritable empire - en 1895 il sera à la tête de 80 usines dispersées sur tous les continents - et amassé une énorme fortune (ces usines seraient en 1990 estimées en valeur à environ 100 millions de couronnes suédoises).

La vie errante et vagabonde qu'il mena à travers l'Europe ne l'empêcha pas d'être un entrepreneur remarquable. Il y a, entre les principaux traits connus de sa personnalité, des oppositions qui vont presque jusqu'à la contradiction : son penchant pour la mélancolie s'alliait à un humour froid et à un sens de l'ironie dont il sut aussi faire usage envers lui-même. Et ses tendances misanthropiques ne l'empêchaient pas d'être sensible aux malheurs du monde : témoin ce beau geste de générosité que fut le don de sa fortune pour encourager par des prix les défenseurs de la paix, les écrivains et les artisans du progrès scientifique.

C'est la maîtrise de la nitroglycérine qui a fait, comme on le sait, la richesse d'Alfred Nobel.

Les recherches des chimistes concernant les substances explosives n'avaient guère avancé depuis le XIVe siècle, au début duquel fut introduite en Europe la fameuse poudre noire. Ce n'est qu'en 1845 que SchOnbein découvrit le fulmicoton, et en 1847 Sobrero la nitroglycérine (appelée encore huile explosive). Ces deux composés organiques nitrés sont obtenus de la même façon, en faisant réagir l'acide nitrique sur le coton dans le premier cas, sur la glycérine dans le second. Mais leur utilisation provoqua, et devait provoquer longtemps encore, de graves accidents, dont les journaux de l'époque ne manquèrent pas de relater quelques uns des plus spectaculaires : en avril 1866, la destruction du navire anglais l'European par une violente explosion pendant le déchargement de soixante-dix caisses de "glonoïn oil", sur les quais du port américain d'Aspinwall ; en 1875, celle du navire la Moselle, au moment où il quittait le port de Bremerhafen; au cours du mois de janvier 1877, la terrible explosion qui ébranlait les murailles du fort de Joux alors que l'on transbordait des tonneaux contenant de la mataziette (nitroglycérine retenue par de la craie) saisie en contrebande, faisant plus d'une dizaine de victimes et causant des dégâts matériels très importants. Malgré les dangers courus à la manipuler, l'usage de la nitroglycérine s'était néanmoins peu à peu répandu après la découverte de Sobrero, surtout dans les travaux d'art : exploitation des mines, "sautage" des rochers, creusement de tunnels, etc.

Alfred Nobel se lance dans la fabrication de cet explosif dès 1863 en créant son premier atelier. Mais il n'échappe pas, lui non plus, au sort commun : en 1864, son frère Emile trouve la mort lors d'une violente explosion qui détruit l'usine. Nobel décide alors de chercher à maîtriser la force de l'explosif (1), afin de pouvoir l'emmagasiner sans danger et d'en libérer la puissance au moment voulu. Pour stabiliser la nitroglycérine, il songe d'abord à utiliser la propriété qu'elle a de se dissoudre dans l'alcool méthylique à 56°, opération qui la rend inoffensive. Mais il devient dans ces conditions difficile de la recristalliser en totalité; en outre le méthanol, tks volatil, risque à la longue de libérer ce soluté si dangereux. Après de longs et patients essais, Nobel parvient à transformer l'explosif en une pâte, la dynamite, qu'on peut alors emballer dans des caisses, transporter sans risque de fuite, heurter sans qu'il y ait explosion. Il a testé au préalable l'absorption de la nitroglycérine par du charbon réduit en poudre, de la craie, de la silice, et diverses autres matières pulvérulentes capables d'en retenir une forte proportion, et il choisit enfin une terre siliceuse constituée par l'enveloppe fossile d'une variété d'algues, les diatomées, que l'on exploitait à Oberlohe (Hanovre) sous le nom de Kieselguhr (2).

Ayant dompté la puissance de la nitroglycérine, Nobel procède dès 1864 à de nombreuses démonstrations publiques, qui cherchent à vaincre la méfiance attachée à l'emploi de cet explosif en mettant en valeur les progrès qu'il a obtenus dans le sens d'une plus grande sécurité. Elles vont de la simple inflammation d'une cartouche jusqu'à l'explosion sous-marine d'une torpille. Certaines sont restées célèbres, dont la presse du temps a fait état : l'une devant le corps des officiers du canton de Genève, non loin de l'usine Nobel installée à Isleten, sur les bords du lac des Quatre-Cantons; une autre devant les officiers du premier régiment de bersaglieri à Avigliana, dans la province de Turin, où une nouvelle usine Nobel est construite en 1872-1873. Il fait par exemple lancer d'un rocher d'une trentaine de mètres de haut une caisse de 25 kilogrammes de dynamite qui atterrit sans exploser; posée à terre et enflammée par une capsule au fulminate de mercure (détonateur breveté conçu par Nobel), une caisse semblable creuse un trou conique d'environ 3 mètres de diamètre et un mètre de profondeur. Trente grammes de dynamite suffisent pour briser en mille morceaux une plaque de fer de 6 millimètres d'épaisseur. Un paquet de 8 kilogrammes de dynamite placé dans l'eau soulève par explosion une énorme gerbe liquide à plus de cent mètres.

La dynamite, présentée sous tube de carton, puis encore améliorée par Nobel sous le nom de "plastic" (ou dynamite extra Nobel, brevet de 1875), remplace alors la nitroglycérine dans les travaux d'art. On l'utilise pour la percée du tunnel du Mont Saint-Gothard, dans les Alpes; la destruction des rochers de Hergate qui obstruaient l'entrée du port de New York; le creusement du port de Newcastle; le "sautage" des glaces sur la Neva à Saint-Petersbourg, et au cours de l'expédition arctique du Capitaine Nares (3). Nobel vient donc d'ouvrir l'ère de l'application des explosifs dans l'industrie. Mais il n'arrête pas là ses recherches, et il crée d'autres laboratoires (dont en France en 1881 celui de Sevran, dans l'actuelle Seine-Saint-Denis) afin de mettre au point de nouveaux explosifs.

En 1887 il fabrique ainsi la balistite, mélange à parties égales de trinitroglycérine et de dinitrocellulose. Ce produit mis au point, il est contacté par Sir Frederick Abel et le Professeur Dewar, chargés par le gouvernement britannique de mettre au point "la meilleure poudre sans fumée". Nobel leur foumit des renseignements confidentiels sur la préparation de la balistite, mais il a la mauvaise surprise, quelque temps après, de ddcouvrir que les deux Anglais ont déposé - sans lui en rien dire - un brevet de fabrication de la "cordite", qui n'est autre que sa propre poudre sans fumée passée à la filière(4) et présentée sous forme de corde. Indigné, il proteste et porte l'affaire auprès des tribunaux britanniques; mais il est débouté, et de surcroît condamné à payer une amende de 30 000 livres pour frais de litige. On comprend l'amertume de Nobel, qui sombre alors dans une période de mélancolie et de dépression. Il se vengera en écrivant une pièce de théâtre, Le Bacille du brevet, caricaturant de façon burlesque les tribunaux anglais.

Passé cet épisode désagréable, Nobel continue ses recherches jusqu'à sa mort, après avoir transféré son laboratoire de Sevran à San Remo, en 1890. C'est là qu'il meurt le 10 décembre 1896, dans les bras d'un domestique, sans la moindre présence familiale.

Toutes ses inventions à travers les laboratoires installés en Europe (à Hambourg, Paris, Ardeer, San Remo, Stockholm, Bofors) font d'Alfred Nobel le détenteur de 355 brevets, exploités dans les 80 usines créées dans une vingtaine de pays. De là provient l'immense fortune qu'il lègue, par testament, pour la création d'une Fondation Nobel, les revenus du capital étant destinés à être distribués sous forme de prix, afin de récompenser les hommes de bonne volonté oeuvrant pour faire progresser l'humanité.

Le testament d'Alfred Nobel

Voici la traduction française de son testament holographe, daté du 27 novembre 1895, rédigé en suédois dans sa résidence parisienne, et ouvert en janvier 1897 :

"Tout le reste de la fortune réalisable que je laisserai en mourant sera employé de la manière suivante : le capital placé en valeurs mobilières sûres par mes exécuteurs testamentaires constituera un fonds dont les revenus seront distribués chaque année à titre de récompense aux personnes qui, au cours de l'année écoulée, auront rendu à l'humanité les plus grands services. Ces revenus seront divisés en cinq parties égales. La première sera distribuée à l'auteur de la découverte ou de l'invention la plus importante dans le domaine de la physique; la seconde à l'auteur de la découverte ou de l'invention la plus importante en chimie; la troisième à l'auteur de la découverte la plus importante en physiologie ou en médecine; la quatrième à l'auteur de l'ouvrage littéraire le plus remarquable d'inspiration idéaliste; la cinquième à la personnalité qui aura le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion ou à la propagation des congrès pacifistes. Les prix seront décernés : pour la physique et la chimie par l'Académie suédoise des Sciences, pour la physiologie ou la médecine par l'Institut Carolin de Stockholm, pour la littérature par l'Académie de Stockholm, et pour la défense de la paix par une commision de cinq membres élus par la "Storting"(5) norvégienne. Je désire expressément que les prix soient décernés sans aucune considération de nationalité, de sorte qu'ils soient attribués aux plus dignes, scandinaves ou non."

Paris, le 27 novembre 1895

Alfred Bernhard Nobel.

La publication de ce testament, on peut s'en douter, n'alla pas sans remous : Nobel ne laissait aucun héritier direct. Il ne s'était jamais bien entendu avec ses frères, qu'il considérait comme aventuristes en matière d'investissements. En outre il était opposé à la transmission des fortunes par héritage : "Elles vont trop souvent d des incapables et n'apportent que des calamités par la tendance d l'oisiveté qu'elles engendrent chez l'héritier" (6). De plus, la forme juridique du testament laissait à désirer, car Nobel l'avait rédigé seul, sans recourir à un homme de loi. Il s'agissait enfin de savoir quelle était l'instance judiciaire compétente pour l'homologuer : Nobel ayant résidé indifféremment dans plusieurs pays (Suède, France, Italie), chacun d'entre eux se prétendit habilité à en juger. Il fallut donc de longues tractations avant que le litige ne fût réglé en faveur de la Suède, et le testament fut examiné pour homologation les 5 et 9 février 1897 par les tribunaux de Stockholm et de Karlskoga.

Cette affaire agita les milieux politiques et scientifiques suédois. Une polémique s'engagea dans la presse du pays. La bourgeoisie accusait Nobel, "l'antipatriote", d'être un pacifiste séparatiste. On dénonçait son choix de confier au Parlement norvégien la charge d'élire la commission du prix de la Paix comme une atteinte à la domination de la Suède sur la Norvège, à un moment où les relations entre les deux pays étaient particulièrement délicates (7). Il fallut tout le poids de l'intervention royale pour arriver à apaiser le scandale.

Enfin, grâce à l'opiniâtreté d'un de ses assistants, Ragnar Sohlman, et du conseiller juridique Carl Lindlagen, les dernières volontés de Nobel furent respectées et appliquées. Ils parvinrent en 1898 à un accord avec les héritiers, aidés par les efforts de conciliation d'Emmanuel Nobel, neveu d'Alfred et représentant du "rameau russe" de la famille (ses frères et son père, installés à Saint-Petersbourg).

http://membres.lycos.fr/xjarnot/Chimistes/Alfred_Nobel.html



Pakistan.

Généralités.

Nom officiel du pays : République islamique du Pakistan.

Création : fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l'Inde depuis sa création en raison, notamment, du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire.

Pays limitrophes : Chine, Inde, Iran, Afghanistan.

Superficie : 803 000 km2.

Nombre d'habitants : 163 902 000 (estimation pour 2007).

Démographie

Population (estimation INED, en millions)

157,9

 

Composition de la population (en %)

Pendjabis (50 %), Sindis (15 %), Pathans (Pachtounes, 15 %), Mohajirs (immigrés d''''Inde au moment de la partition et leurs descendants, 8 %), Baloutches (5 %), autres (7 %).

 

Population urbaine

34 %. Principales villes : Karachi (9,2 millions d''''habitants), Lahore (5 millions), Faisalabad (1,9 million), aggl. Islamabad-Rawalpindi (1,4 million).

 

Densité (hab./km²)

198,4

 

Espérance de vie (années)

62,9

 

Fécondité (nombre moyen d'enfants/femme)

4,27

 

Taux d'alphabétisation (%)

44

 

Croissance démographique annuelle (%)

2,0

Nom des habitants : Pakistanais.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Langues : ourdou et anglais.

Monnaie : roupie pakistanaise.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Arme de destruction massive : le Pakistan dispose de l'arme nucléaire, à l’instar de l’Inde (puissances nucléaires de fait [les cinq autres puissances nucléaires officielles étant la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie]). 

 

Nature de l'État : république à régime parlementaire.

Chef d’État : Asif Ali Zardari (né le 21 juillet 1956 à Nawabshah, Pakistan), élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Veuf de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto (1953-2007).

Chef du gouvernement : Yousaf Raza Gilani (né en 1952 à Karachi, Pakistan).

Constitution : adoptée en 1973. Révisée en avril 1997 et en décembre 2003. La Constitution, suspendue le 15 octobre 1999 suite au coup d''''Etat du général Pervez Musharraf, le 12 octobre 1999. Chef de l''''état-major, Musharraf s''''est proclamé chef de l''''exécutif. Il a créé un Conseil de sécurité nationale (8 personnes), organe exécutif suprême.

En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Parlement islamique (Assemblée nationale, 237 membres élus pour 5 ans au suffrage universel, 20 sièges réservés à des femmes et 10 à des non-musulmans ; et Sénat, 87 membres élus pour 6 ans par les assemblées provinciales) a été dissolu par Musharraf le 15 octobre 1999. Cependant, les partis politiques ont été maintenus

Partis au pouvoir : Ligue musulmane du Pakistan (Pakistan Muslim League, PML-Q), Parti du peuple pakistanais (PPP, social-démocrate).Autres partis : Jamaat-i-Islami (JI, Alliance démocratique islamique, fondamentaliste sunnite).
Muttahida Majlis-e-Amal (MMA, alliance de six partis religieux islamiques, dont le principal parti est le Jamaat-i-Islami).
Muttahida Qaumi Movement (MQM, ex-Mohajir Qaumi Movement, parti des musulmans venus d'Inde lors de la partition, en 1947 ; formation dirigée depuis Londres).

Adhésions supranationales : OMC (Organisation mondiale du commerce), OCI (Organistion de la conférence islamique), IDB (Banque interaméricaine de développement), ADB (Banque pour le développement de l’Asie). . Le pays est composé de 4 Provinces : Pendjab, Sind, Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest (NWFP) et Baloutchistan, chacune dotée d''''une Assemblée. Il existe également 2 Territoires : les Zones tribales (FATA, autonomes, situées dans la NWFP, mais en relation directe avec Islamabad) et le Territoire de la capitale. Le Pakistan administre également une partie du Cachemire, l''''Azad Kashmir, le "Cachemire libre", et les Territoires du Nord. Le Pakistan revendique la région du Cachemire de l''''Etat indien du Jammu-et-Cachemire. En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Pakistan a été réintégré dans le Commonwealth en mai 2004 après cinq ans d'exclusion..

http://www.courrierinternational.com/fiche-pays/pakistan

http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Le%20Pakistan%20:%20un%20pays%20en%20guerre%20et%20en%20faillite./11010250



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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