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28/10/2009

N°489 - 'Tiré à part' Palestine & rapport Goldstone. - 27-10 : Début - Moyen-Orient : la stratégie américaine en proie au doute face à la perte de popularité d’Abbas.

N°489  - 'Tiré à part'  Palestine & rapport Goldstone. - 27-10 : Début - Moyen-Orient : la stratégie américaine en proie au doute face à la perte de popularité d’Abbas.


       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



‘Tiré à part’   

Palestine & rapport Goldstone.

N°489                                                     27-10

                                                C.De Broeder & M.Lemaire   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré a part

Le Conseil des droits de l'homme approuve le rapport Goldstone.

Goldstone: La guerre sioniste était une punition collective contre les habitants de Gaza.

Philipe Bolopion et Laurent Zecchini : Les Palestiniens veulent porter le rapport Goldstone devant les Nations unies.

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU approuve le rapport sur Gaza.

Abbas : Au jour le jour

Rapport Goldstone : L'Autorité palestinienne revient sur sa décision de revenir sur sa décision….

Le rapport Goldstone embarrasse Abbas.

Au jour le jour  

Manifestation à Ramallah : Fureur contre l’Autorité Palestinienne sur la décision Goldstone.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Vidéo : Lancer de chaussures sur les posters du traître à Gaza.

1-2 Vidéo : La stratégie Us en proie au doute.

2 Les brèves

2-1 40 organisations expriment leur étonnement de la position d'Abbas envers le rapport de Goldston

2-2 Dweïk demande la démission immédiate d'Abbas.  

2-3 L'assemblé générale de l'Onu : le rapport de Goldstone va être bientôt examiné

2-4 Goldstone au Conseil de sécurité ?

2-5 Rapport Goldstone : un véto au Conseil de Sécurité ?

Suite

3 Dossier

3-1 Le Conseil des droits de l'homme de l'Onu condamne Israël.

3-2 Paul Craig Roberts : Israël et le rapport Goldstone.

3-3 Amira Hass : La soumission chronique de Mahmoud Abbas.  

3-4 IRIB : Abbas, le bras exécuteur des plans d’Israël.

3-5 Hassan Moali : Rapport Goldstone : La ligue arabe et le Qatar dénoncent la manœuvre en faveur d’Israël.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

4-1 Le Hamas : «Nous sommes l’autorité légale».

4-2 Gaza et Israël : Navi Pillay appelle à mettre fin à l'impunité.

Fin

5 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

5-1 Le point de vue du Hamas sur l'ajournement du vote sur le rapport Goldstone.

5-2 Leila Mazboudi : Les sales dessous du report de l'examen du rapport Goldstone.

5-3 Pierre Stambul : "Ce qui vient de se passer est pire qu’une erreur d’analyse."

5-4 Helena Cobban Moyen-Orient : la stratégie américaine en proie au doute face à la perte de popularité d’Abbas.

6 Annexe : Israël

6-1 Rapport de Goldston adopté.

6-2 Israël met en garde contre l’examen du rapport Goldstone à l’Onu.

6 Annexe : Israël

6-1 Rapport de Goldston adopté.

6-2 Israël met en garde contre l’examen du rapport Goldstone à l’Onu.

6-3 Israël demande à Ban Ki-moon de remiser le rapport Goldstone.

6-4 Benjamin Netanyahu promet de discréditer le rapport Goldstone.

6-5 Marius Schattner : Israël compte sur Washington pour torpiller le rapport Goldstone.

6-6 Leila Mazboudi : "Israël" veut changer les lois internationales.



Tiré a part

Le Conseil des droits de l'homme approuve le rapport Goldstone.

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a adopté vendredi une résolution initiée par les Palestiniens et qui approuve le rapport Goldstone dénonçant des crimes de guerre commis lors du conflit à Gaza l'hiver dernier.

Le vote a été approuvé par 25 voix pour, 6 contre et 11 abstentions, «en conséquence il est adopté», a indiqué le président du Conseil des droits de l'homme.

Cinq des 47 États membres du Conseil, dont la France et le Royaume-Uni ont refusé de participer au vote qui renvoie concrètement le dossier aux instances onusiennes de New York, l'Assemblée générale de l'ONU et le Conseil de sécurité.

Les responsables français et britannique ont tenté juste avant sa tenue de négocier avec Israël sur «la mise en œuvre des recommandations faites aux parties notamment concernant les enquêtes» nationales, a expliqué à l'AFP l'ambassadeur de France Jean-Baptiste Mattéi.

Mais les membres du Conseil ont refusé de donner du temps à ces négociations de dernières minutes destinées à aboutir à «des décisions concrètes», a-t-il regretté, justifiant ainsi la décision de Paris et Londres de ne pas participer au vote.

Le Conseil des droits de l'homme était réuni depuis jeudi pour une session extraordinaire sur la demande de l'Autorité palestinienne avec le soutien du groupe arabe, l'Organisation de la conférence islamique (OCI), les non-alignés et les pays africains majoritaires au sein du Conseil.

Moins de deux semaines après la décision du Conseil de reporter de six mois l'examen du rapport ultra-sensible, les Palestiniens ont opéré une volte-face en début de semaine pour obtenir dans les plus brefs délais l'adoption d'une résolution en trois parties sur «la situation des droits de l'homme dans le territoire palestinien occupé, y compris Jerusalem-est».

La principale soutient les recommandations du rapport du juge sud-africain Richard Goldstone qui accuse l'armée israélienne, mais aussi les militants palestiniens, d'avoir commis «des crimes de guerre» et «de possibles crimes contre l'humanité» durant l'offensive israélienne à Gaza de décembre-janvier.

Le texte approuve ainsi la demande d'enquêtes nationales indépendantes des deux parties pour punir les responsables de crimes et le fait que le Conseil de sécurité puisse saisir le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) en cas d'échec de ces enquêtes.

Ce point constitue la principale pierre d'achoppement pour nombre de pays et en premier lieu les États-Unis qui ont voté contre la résolution palestinienne, sans laisser de doute sur le veto à attendre de leur part au Conseil de sécurité.

Agence France-Presse
Publié le 16 octobre

http://www.cyberpresse.ca/international/200910/16/01-911874-le-conseil-des-droits-de-lhomme-approuve-le-rapport-goldstone.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention

 

Goldstone: La guerre sioniste était une punition collective contre les habitants de Gaza.

Le président du comité international des droits de l'homme à l'ONU, Richard Goldstone, a refusé les accusations et les critiques de l'entité sioniste à son rapport autour des crimes de guerre perpétrés par les forces occupantes lors de la guerre contre la bande de Gaza au début de l'année 2009.

Il a critiqué les prétentions des leaders de l'occupation que ce rapport va paralyser les processus de paix au Proche-Orient.

En commentaire aux déclaration du ministre sioniste des affaires étrangères, Avigdor Libermann, que ne peut pas réaliser la paix dans la région durant cette étape, Goldstone a dit, le mardi soir 20/10, qu'il n'y pas des processus de paix et que Libermann ne veut jamais la paix.

"Où les processus prétendus de paix?" a-t-il ajouté Goldstone.

Enfin il a dit qu"'Israël" voulait punir les habitants de la bande de Gaza collectivement à travers son offensive militaire.

Le rapporte de Goldstone adopté par le conseil des droits de l'homme de l'ONU accuse l'occupation de perpétrer des crimes de guerre et contre l'humanité durant ses dernières agressions contre la bande de Gaza au début de l'année 2009.

http://www.alterinfo.net/Goldstone-la-guerre-sioniste-etait-une-punition-collective-contre-les-habitants-de-Gaza_a38238.html

 

Philipe Bolopion et Laurent Zecchini : Les Palestiniens veulent porter le rapport Goldstone devant les Nations unies.

L'Autorité palestinienne entend placer l'ONU face à ses responsabilités.

Elle est déjà parvenue à convaincre le Conseil des droits de l'homme d'adopter, vendredi 16 octobre à Genève, une résolution soutenant les conclusions du rapport du juge Richard Goldstone, qui accuse Israël et le Hamas d'avoir commis des "crimes de guerre" lors du conflit de Gaza (décembre 2008-janvier 2009).

Les responsables palestiniens œuvrent désormais pour que le dossier soit examiné par l'Assemblée générale des Nations unies, voire transmis au Conseil de sécurité. Le document de Genève a été approuvé par 25 voix sur 47. Six pays ont voté contre (notamment les Etats-Unis, l'Italie et les Pays-Bas), onze se sont abstenus et cinq n'ont pas participé au vote, dont le Royaume-Uni et la France. Dans un communiqué du Quai d'Orsay, vendredi, Paris avait estimé "la mise aux voix de ce projet prématurée" et que le texte "mêlait de manière inopportune le rapport de la mission d'établissement des faits et des questions sans lien direct avec le mandat du Conseil des droits de l'homme", détournant ainsi l'action du Conseil "de l'objectif qu'il s'était initialement assigné".

Outre les conclusions du juge Goldstone, ce texte dénonce des violations des droits de l'homme à Jérusalem-Est et accuse Israël d'entraver l'accès des musulmans à la mosquée Al-Aqsa.

Très critique pour l'Etat juif, cette résolution, initiée par les Palestiniens, a été soutenue par les pays arabes, africains et non alignés. "Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, doit faire ce qui est attendu de lui et transmettre le dossier au Conseil de sécurité", a expliqué au Monde le représentant de l'Autorité palestinienne à l'ONU, Riyad Mansour.

Il est probable que les Etats-Unis, qui jugent le rapport Goldstone "déséquilibré" au détriment d'Israël, utiliseront leur droit de veto pour bloquer son examen par le Conseil de sécurité.

Le représentant palestinien travaille avec les pays arabes et non alignés à l'organisation d'un débat au sein de l'Assemblée générale de l'ONU "avant le mois de décembre". Une majorité des 192 pays de l'assemblée est acquise à la cause palestinienne et, en l'absence de droit de veto au sein de cette institution, le passage d'une résolution condamnant Israël ne devrait guère poser problème. Le gouvernement de Benyamin Nétanyahou s'est livré à un intense lobbying, avec le soutien de Washington, pour éviter que les pays européens approuvent la résolution, pour en diminuer la portée devant l'Assemblée générale de l'ONU.

Rivalité interpalestinienne

De ce point de vue, les Israéliens s'estiment satisfaits, même s'ils dénoncent une résolution "injuste", qui "ignore les attaques meurtrières perpétrées par le Hamas et d'autres organisations terroristes contre des civils israéliens ". Les Palestiniens se sont en revanche réjouis du vote du Conseil. Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, a exprimé l'espoir que cette décision "devienne un levier pour protéger les Palestiniens contre Israël" et le Hamas s'est félicité de cette "victoire".

Cette réaction, apparemment identique, des organisations palestiniennes cache une rivalité qui n'a cessé de croître. Début octobre, soucieux de ne pas s'aliéner le soutien des Américains, le Fatah, qui contrôle l'Autorité palestinienne, avait renoncé à soutenir la résolution devant le Conseil des droits de l'homme. Immédiatement qualifié de "traître" par le Hamas, Mahmoud Abbas, dont la décision avait été contestée au sein même du Fatah, avait fait machine arrière et demandé une nouvelle réunion du Conseil de Genève.

Le vote de vendredi permet au chef de l'Autorité palestinienne de retrouver un peu de crédit, même s'il est peu probable qu'il suffise à restaurer l'unité palestinienne.

Prenant acte des "répercussions de la dispute" entre les deux organisations à propos du rapport Goldstone, l'Egypte, qui mène depuis plusieurs mois une médiation, a annoncé le report sine die de la signature de l'accord de réconciliation interpalestinien, prévue le 26 octobre.

Philipe Bolopion et Laurent Zecchini

17.10.
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/10/17/le...

 

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU approuve le rapport sur Gaza.

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a adopté vendredi une résolution qui approuve un rapport dénonçant des crimes de guerre lors du conflit à Gaza l'hiver dernier et renvoie de facto le dossier au Conseil de sécurité à New York.

L'adoption, votée à une faible majorité des 47 pays membres du Conseil, a provoqué un tollé du côté d'Israël tandis que l'Autorité palestinienne et le Hamas ne cachaient pas leur satisfaction.

Cette résolution "entrave les efforts pour promouvoir la paix au Proche-Orient", a averti le ministère israélien des Affaires étrangères, dénonçant "un encouragement pour les organisations terroristes dans le monde entier".

De son côté, l'Autorité palestinienne, à l'origine de la résolution, s'est félicitée du vote obtenu grâce au soutien des pays musulmans, non-alignés et africains, majoritaires au Conseil.

"Nous espérons maintenant que le rapport sera porté devant le Conseil de sécurité" de l'ONU, a déclaré à l'AFP le négociateur palestinien Saëb Erakat.

Quant au mouvement islamiste Hamas, rival de l'Autorité palestinienne et qui contrôle la bande de Gaza, il a espéré "que ce vote conduira à un procès des chefs de l'occupation (israélienne)".

Le satisfecit des Palestiniens est d'autant plus marqué qu'il y a deux semaines, le Conseil des droits de l'homme avait décidé de reporter de six mois l'examen du rapport produit par le juge sud-africain Richard Goldstone et qui accuse l'armée israélienne ainsi que les militants palestiniens d'avoir commis "des crimes de guerre" et "de possibles crimes contre l'humanité" durant l'offensive israélienne à Gaza de décembre-janvier.

La décision avait été soutenue alors par l'Autorité palestinienne. Mais elle s'est avérée politiquement catastrophique pour le président palestinien Mahmoud Abbas qui a finalement opéré un revirement et réclamé une session au plus vite auprès de l'organe genevois.

A l'issue de deux jours mouvementés, la résolution palestinienne a été adoptée par 25 voix contre six (dont les Etats-Unis) et onze abstentions. La France et le Royaume-Uni ont refusé de participer.

La résolution "apporte son soutien aux recommandations" du rapport Goldstone, approuvant la demande d'enquêtes indépendantes des deux protagonistes pour punir les responsables d'exactions. Elle appelle également "toutes les parties concernées, dont les organes de l'ONU, à assurer" son application "en accord avec leurs mandats respectifs".

Ce qui signifie que la résolution renvoie le rapport Goldstone aux instances onusiennes, Assemblée générale et surtout Conseil de sécurité, censé, selon les recommandations, saisir le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) en cas d'échec des enquêtes.

De nombreux pays, dont l'Union européenne et les Etats-Unis, sont montés au créneau pour empêcher une telle éventualité, craignant qu'elle ne complique les fragiles tentatives de paix entre Israéliens et Palestiniens.

A Washington, le porte-parole du département d'Etat, Ian Kelly, a estimé que la résolution ne signifiait pas que le rapport serait automatiquement transmis au Conseil de sécurité. "Les membres du Conseil peuvent décider de l'ordre du jour", a-t-il déclaré.

Dans un courrier signé par le président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique Gordon Brown, Paris et Londres ont demandé à Israël d'ouvrir une enquête "transparente et indépendante" sur les événements de Gaza et d'en partager les résultats avec eux.

L'offensive israélienne contre la bande de Gaza a fait plus de 1.400 morts palestiniens, en majorité des civils, selon des sources médicales palestiniennes.

Côté israélien, dix militaires et trois civils ont été tués, selon les chiffres officiels.

17/10

http://www.lematin.ch:80/flash-info/monde/conseil-droits-homme-onu-approuve-rapport-gaza



Abbas : Au jour le jour

Rapport Goldstone : L'Autorité palestinienne revient sur sa décision de revenir sur sa décision….

L'Autorité palestinienne avait demandé au Conseil de sécurité d'examiner les accusations portées contre Israël, avant de revenir sur sa décision suite à d'intenses pressions de Washington.

L'enquête menée par l'ancien juge sud-africain Richard Goldstone a établi que l'Etat hébreu "avait commis des actions qui équivalaient à des crimes de guerre, peut-être des crimes contre de l'humanité" au cours des opérations militaires conduites du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009 dans la Bande de Gaza.

La semaine dernière, l'Autorité palestinienne a finalement retiré son aval au rapport de l'ONU sous la pression des Américains, mais cette décision a suscité la colère des Palestiniens.

Mercredi, les dirigeants palestiniens ont une nouvelle fois fait marche arrière, en soutenant fortement la décision de la Libye d'organiser un débat sur cette question le 14 octobre.

Ndlr : Avec l’AP

09-10

http://fr.news.yahoo.com/3/20091009/twl-onu-israel-palestiniens-gaza-951b410_2.html

 

Le rapport Goldstone embarrasse Abbas.

Le rapport Goldstone a fait une première victime : l'Autorité palestinienne.

Ce rapport, rédigé à la demande des Nations unies sous la direction d'un juge sud-africain, n'en finit pas de faire des vagues depuis sa publication mi-septembre.

Il dresse un bilan sans concession des crimes de guerre voire des crimes contre l'humanité commis tant par l'armée israélienne que par les miliciens du Hamas lors de la guerre de Gaza, en janvier. Mais étonnamment, c'est Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, qui a le plus souffert de ce texte et de ses retombées diplomatiques. L'Autorité n'avait pas participé à la guerre de Gaza, mais c'est à elle qu'il incombait de donner des suites diplomatiques au rapport, puisqu'elle est le seul représentant internationalement reconnu du peuple palestinien.

Or, à la surprise générale, au lieu de profiter de la présentation du rapport au Conseil des droits de l'homme, basé à Genève, pour proposer une résolution demandant l'examen du texte par le Conseil de sécurité des Nations unies, l'instance suprême de l'ONU, l'Autorité palestinienne a annoncé début octobre qu'elle proposait un report de la discussion du texte à mars 2010.

Autant dire, son enterrement.

Chaussures. Cette décision a provoqué un tollé immédiat dans les Territoires palestiniens. A commencer par la bande de Gaza, où la population, déjà tiraillée entre le Hamas qui règne de facto et l’Autorité qui paye les salaires des fonctionnaires restés loyaux, s’est sentie une fois de plus abandonnée. Mais aussi en Cisjordanie, où d’importantes manifestations ont dénoncé la «lâcheté» et la «traîtrise» de la direction palestinienne. On a ainsi vu des manifestants jeter leurs chaussures sur l’effigie du président palestinien. Des voix à l’intérieur du Fatah ont même dénoncé cette «honte» et appelé à la démission de Mahmoud Abbas, président du parti.

Comment expliquer un tel faux pas ? Bassem Khoury, ministre de l’Economie du gouvernement palestinien, explique que Mahmoud Abbas a «cédé à une intense pression israélienne et des Occidentaux». Interviewé par Libération à l’occasion de son passage par Paris, vendredi, le responsable palestinien ne justifie pas pour autant la décision de l’Autorité palestinienne : il a d’ailleurs démissionné du gouvernement la semaine dernière en signe de protestation.

Volte-face.Israël, en effet, a rejeté en bloc le rapport Goldstone et, selon plusieurs sources diplomatiques, aurait menacé de ne pas reprendre le processus de paix si jamais les Palestiniens persistaient dans leur intention de demander une saisine du Conseil de sécurité. En effet, seule cette instance est habilitée à saisir la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye pour faire juger les crimes de guerre d’Israël et du Hamas en cas de refus de des deux parties d’enquêter et de sanctionner leurs propres combattants. Israël n’est pas le seul pays hostile à cette très hypothétique éventualité : c’est le cas des Etats-Unis et de la France qui estiment que la menace de la justice internationale pourrait gêner un retour à la table des négociations.

«L’administration Obama dit vouloir la paix, en fait, elle accède à toutes les demandes d’Israël», fustige Bassem Khoury. Plus discrètement, la Russie et la Chine, également membres permanents du Conseil de sécurité, ne sont pas très chaudes pour un tel précédent. Face à l’ampleur des critiques, Abbas a opéré une volte-face en fin de semaine : l’Autorité palestinienne s’est jointe à une demande libyenne d’examen du rapport Goldstone au Conseil de sécurité. Etant donné le veto américain, il y a peu de chances que cela débouche sur grand-chose. Le Conseil des droits de l’homme devrait discuter le texte dans la foulée. Mais pour le président palestinien, le mal est déjà fait auprès de son peuple.

http://www.liberation.fr/monde/0101596462-le-rapport-goldstone-embarrasse-abbas

13 octobre. 

http://fr.news.yahoo.com/76/20091013/twl-le-rapport-goldstone-embarrasse-abba-1a8f422_1.html


Au jour le jour

Manifestation à Ramallah : Fureur contre l’Autorité Palestinienne sur la décision Goldstone.

 

Un millier de personnes sont descendues dans la rue de Ramallah hier 5 octobre pour protester contre la position de l’Autorité Nationale Palestinienne sur le rapport Goldstone. Brandissant drapeaux et pancartes, bloquant la circulation, les gens ont marché et exprimé leur rage contre l’AP pour ne pas avoir saisi l’opportunité de traîner les criminels de guerre israéliens devant les tribunaux internationaux.

Les protestataires, portant des drapeaux palestiniens et des partis, sont partis du Club Orthodoxe, situé en dehors du centre-ville de Ramallah, et sont passés par les deux principales places de la ville. Surveillés par la police, des centaines de personnes ont rejoint chacun des différents contingents pour protester contre ce qui est largement considéré comme une insulte à la population de Gaza et une trahison de la lutte globale du peuple palestinien.
La colère contre l’ANP fut la caractéristique de la manifestation, et les protestataires ont scandé des slogans condamnant Salam Fayyad et Abu Mazen, qualifiant l’abandon du rapport Goldstone d’opportunité manquée et demandant leur démission.

Les manifestants ont également dénoncé le rôle de l’administration US dans la décision de l’AP et le simulacre d’enquête que l’AP a l’intention de lancer.
Le rapport Goldstone a statué que les Israéliens étaient responsables de violations graves des Conventions de Genève, de crimes de guerre et de violations graves des droits internationaux de l’homme et du droit humanitaire.
De plus, la rapport a trouvé des preuves suffisantes qui indiquent que des crimes contre l’humanité ont été perpétrés pendant l’attaque de
la Bande de Gaza, qui devraient être présentés devant la Cour Internationale de Justice.

 7 Octobre

Source : Stop The Wall

Traduction : MR pourISM

http://www.alterinfo.net/Manifestation-a-Ramallah-Fureur-contre-l-Autorite-Palestinienne-sur-la-decision-Goldstone_a37677.html?com#com_999835



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

1-1 Vidéo : Lancer de chaussures sur les posters du traître à Gaza.

http://www.youtube.com/watch?v=GnFUy9SR5Ms&feature=player_embedded

 

1-2 Vidéo : La stratégie Us en proie au doute. 

http://www.alterinfo.net/Moyen-Orient-la-strategie-americaine-en-proie-au-doute-face-a-la-perte-de-popularite-d-Abbas-video-Gaza_a37865.html



2 Les brèves

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse ou point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information

2-1 40 organisations expriment leur étonnement de la position d'Abbas envers le rapport de Goldston

40 organisations européennes ont exprimé leur étonnement de la position de l'autorité de Ramallah dirigée par le président sortant, Mahmoud Abbas, envers le rapport du comité de l'ONU pour l'enquête sur les crimes de guerre perpétrés par les forces occupantes dans la Bande de Gaza, après qu'elle a demandé de reporter la discussion du rapport au conseil international des droits de l'homme, malgré la garantie des voix soutenant le rapport.

Dans un communiqué commun signé par 40 organisations européennes dont le centre Palestinien d'information a reçu une copie, ces organisations ont vu que le report de la discussion de ce rapport représente un pas très dangereux et une négligence aux sangs de plus de 1400 victimes dans la Bande de Gaza ainsi qu'une forte gifle aux efforts prodigués par le comité international et tous les aux organisations des droits de l'homme pour démasquer les crimes de l'occupation contre l'humanité.

Elles ont porté l'autorité palestinienne la responsabilité générale de la paralysie du rapport de Goldston qui condamne l'occupation israélienne d'avoir perpétré des crimes de guerre contre les Palestiniens dans la bande de Gaza, tout en avertissant que cette position va causer l'escalade des agressions sionistes contre le peuple palestinien.

De son côté, l'Amnesty a appelé, le samedi 3/10, dans un communiqué, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon à transférer le rapport de Goldston au conseil de sécurité international.

L'Amnesty a condamné le conseil des droits de l'homme en l'accusant de l'échec.

CPI

3/10
http://www.palestine-info.cc/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/actualite.CPI.031009.htm


2-2 Dweïk demande la démission immédiate d'Abbas.  

Le chef du conseil législatif palestinien, Dr. Aziz Dweïk a demandé au présidant sortant, Mahmoud Abbas à présenter immédiatement sa démission, à cause de sa décision menant au report du rapport de Goldstone, sur les crimes horribles de l'occupation israélienne, commis à Gaza.
"J'exige la démission immédiate d'Abbas qu'avait ordonné son délégué à Genève, devant le conseil des droits de l'homme de reporter le rapport de Goldstone", a souligné Dweïk, le mardi 6/10, lors d'un entretien avec la chaîne d'Al Hiwar, tout en appelant à la création d'un comité nationale provisoire pour présider l’autorité, d'une manière démocratique.
En appellent le conseil de l'Onu chargé des droits de l'homme à la nécessité d'assumer ses responsabilité et de revenir sur le report du rapport de Goldstone, le chef du conseil législatif palestinien a confirmé qu'il va former un comité parlementaire pour enquêter sur les causes du report de ce rapport afin d'emmener les acteurs à la justice.

7/10

 http://www.palestine-info.cc
http://www.alterinfo.net/notes/Dweik-demande-la-demission-immediate-d-Abbas_b1628933.html


2-3 L'assemblé générale de l'Onu : le rapport de Goldstone va être bientôt examiné

"L'assemblée générale décide d'examiner, avant la fin de cette année, le rapport du Juge Richard Goldstone, sur les crimes de l'occupation israélienne qu'avait commis au sein de la population civile de Gaza", a révélé le porte parole de l'assemblé générale de l'Onu.

Le porte- parole Onusien"Jean Victor Knolo" a souligné le lundi 19/10 que le chef de l'assemblé général "Ali Al Triki" a reçu le rapport du conseil mondial des droits de l'homme, suite de l'approbation des  recommandations de ce rapport le vendredi passé, sur les crimes de guerre sionistes contre l'humanité.

"Triki va contacter les membres et côtés concernés pour une date fixe, afin d'examiner le rapport juridique sur les crimes des forces armées israéliennes perpétrés à Gaza", a dévoilé le porte- parole onusien.

http://www.palestine-info.cc


2-4 Goldstone au Conseil de sécurité ?
Moscou et Pékin ont laissé entendre qu’ils ne souhaitaient pas que le Conseil de sécurité examine le rapport Goldstone, du nom du juriste sud-africain qui a été chargé de le rédiger, car, selon eux, ce serait s’immiscer dans la souveraineté nationale de l’Etat juif, ont déclaré des diplomates occidentaux, sous le couvert de l’anonymat.

Al-Oufok avec les agences de presse)

24 octobre 2009,

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article992


2-5 Rapport Goldstone : un véto au Conseil de Sécurité ?

Personne n’en doute : le succès de l’adoption finale des recommandations du rapport Goldstone par la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU sera certainement suivi par un véto au Conseil de Sécurité, qu’il soit étasunien ou français. L’essentiel n’est pas là : depuis les massacres de Gaza, l’impunité n’est plus garantie à Israël, comme l’évoquent sur tous les tons les médias israéliens. Les Israéliens sionistes se consoleront peut-être en entendant Javier Solana dire le 21 octobre à Jérusalem : « Israël permettez-moi de le dire, est un membre de l'Union européenne sans être membre de ses institutions" (Israël) « est partie prenante à tous les programmes"…"Aucun pays hors du continent n'a le type de relations qu'Israël entretient avec l'Union européenne." Il n’est pas certain qu’ils se réjouissent longtemps : Un des objectifs de la campagne BDS (Boycott – Désinvestissements – Sanctions) est précisément de remettre en cause, un par un, tous ces programmes sans principe ni moralité.

Bulletin Palestine, 23 octobre 2009


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