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28/10/2009

N°489 - 'Tiré à part' Palestine & rapport Goldstone. - 27-10 : Fin - Moyen-Orient : la stratégie américaine en proie au doute face à la perte de popularité d’Abbas.

N°489  - 'Tiré à part'  Palestine & rapport Goldstone. - 27-10 : Fin - Moyen-Orient : la stratégie américaine en proie au doute face à la perte de popularité d’Abbas.


       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



‘Tiré à part’   

Palestine & rapport Goldstone.

N°489                                                     27-10

                                                C.De Broeder & M.Lemaire   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

5 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

5-1 Le point de vue du Hamas sur l'ajournement du vote sur le rapport Goldstone.

5-2 Leila Mazboudi : Les sales dessous du report de l'examen du rapport Goldstone.

5-3 Pierre Stambul : "Ce qui vient de se passer est pire qu’une erreur d’analyse."

5-4 Helena Cobban Moyen-Orient : la stratégie américaine en proie au doute face à la perte de popularité d’Abbas.

6 Annexe : Israël

6-1 Rapport de Goldston adopté.

6-2 Israël met en garde contre l’examen du rapport Goldstone à l’Onu.

6-3 Israël demande à Ban Ki-moon de remiser le rapport Goldstone.

6-4 Benjamin Netanyahu promet de discréditer le rapport Goldstone.

6-5 Marius Schattner : Israël compte sur Washington pour torpiller le rapport Goldstone.

6-6 Leila Mazboudi : "Israël" veut changer les lois internationales.



5 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse ou point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information

5-1 Le point de vue du Hamas sur l'ajournement du vote sur le rapport Goldstone.

Communiqué de presse

Le comité des droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies a décidé de remettre au mois de mars de l’année prochaine 2010 le vote sur le rapport de Goldstone.

Un responsable du mouvement de la résistance islamique Hamas a commenté cette décision, dans les points suivants :

Premièrement : Le mouvement du Hamas condamne l’ajournement du vote sur le rapport Goldstone qui condamne l’Entité sioniste pour ses crimes de guerre et ses crimes contre l’humanité pratiqués durant la guerre agressive menée contre notre peuple palestinien de la bande de Gaza, à la fin de l’année 2008. Cet ajournement représente un réel scandale pour la communauté internationale dans le domaine des droits de l’homme, l’homme en général et l’homme palestinien en particulier.

Notre peuple sans arme est le sujet d’un terrorisme prémédité et systématique des plus affreux de la part de l’occupation israélienne. Les occupants israéliens vont loin dans leurs crimes, en comptant sur la communauté internationale qui n’assume pas ses devoirs. Tout cela met un grand point d’interrogation sur la crédibilité des Nations Unies.

Deuxièmement : Nous condamnons la position prise par Mr Mahmoud Abbas, dont le mandat avait pris fin, qui a appelé à l’ajournement du vote au profit de la décision, une décision pourtant saluée par la majorité des pays membres. Abbas s’est montré inquiet pour les efforts donnés au service de la paix !

Notre peuple se pose des questions sur l’utilité de l’opération dite de paix, l’opération ne faisant qu’altérer ses droits depuis deux décennies.

Nous considérons irresponsable la position d’Abbas. Cette position n’est qu’une couverture donnée à l’occupant pour qu’il puisse esquiver son jugement et celui de ses criminels devant le tribunal pénal international. Et cela ne fait que pousser l’occupant à commettre plus de crimes contre notre peuple.

Troisièmement : Nous condamnons et trouvons étonnante la position des Etats-Unis.

Ils mettent tout leur poids pour ajourner le vote sur le rapport Goldstone, au moment où le président Barak Obama parle de son soutien aux droits de l’homme.

En adoptant une telle position, l’administration américaine sera accusée d'appliquer une politique de deux poids deux mesures, dès qu’une affaire touche l’occupation sioniste. Ainsi, un grand doute enveloppera son rôle dans l’opération politique de paix, cette administration en étant le parrain.

Le bureau d’information (Hamas-Palestine)
Source : CPI

Le vendredi 13 chaoual 1430

Le 2 octobre 2009

http://www.palestine-solidarite.org:80/communique.Hamas.021009.htm


5-2 Leila Mazboudi : Les sales dessous du report de l'examen du rapport Goldstone. De scandale  en scandale, grâce entre autre aux mèches jetées sournoisement par les Israéliens, la responsabilité de l'Autorité palestinienne (AP) et de Mahmoud Abbas s'affirme de plus en plus dans le report de l'examen du rapport Goldstone sur les crimes israéliens contre la Bande de Gaza.  
Selon l'agence de presse palestinienne "Shéhab", citant des sources à Washington, puis relayé par le quotidien israélien Maariv, Abbas s'est plié aux sommations israéliennes de reporter l'examen de ce rapport par le Comité des droits de l'homme des Nations Unies lorsque les dirigeants israéliens l'ont menacé de révéler au grand jour, devant l'organisation onusienne et les médias internationaux son soutien à l'offensive israélienne contre
la Bande de Gaza "Plomb durci",  pour mettre fin au Hamas. Un colonel israélien, Élie Éfraham, rapporte l'agence, s'était présenté chez les dirigeants palestiniens, alors que les coulisses des Nations Unies se préparaient à l'examen du rapport. À partir de son ordinateur, il leur a montré deux enregistrements, l'un vidéo et l'autre vocal.
Le premier montrant Abbas en s'attelant à persuader Ehud Barak (qui était alors ministre de la sécurité intérieure) en présence de Tzipi Livni, la chef de la diplomatie, de poursuivre l'offensive.  
L'autre renvoyant la voix de Tayeb AbderRahim, le secrétaire général de la présidence palestinienne, lors d'un contact téléphonique avec le directeur du bureau du chef d'état major, Dov Weissglass, expliquant que les circonstances étaient propices pour que "l'armée israélienne investisse les deux camps de Jabalia et de Chati dans
la Bande, pour contraindre le Hamas à céder".
Les sources à Washington rapportent aussi des propos de Weissglass, selon lesquels il aurait dit qu'une telle mesure pourrait tuer beaucoup de civils"; et ceux d'AbderRahim qui aurait rétorqué:" Ils ont tous voté pour le Hamas, ce sont eux qui ont ainsi choisi leur sort et pas nous".
Le colonel Efraham aurait même demandé un engagement écrit pour n'accorder aucune autorisation aux pays arabes pour faire passer le rapport en question.   
Quoique cette version des faits n'exclut pas l'autre marchandage véhiculée par les médias israéliens, liant la suspension de l'examen à l'obtention d'un deuxième réseau de téléphonie mobile, mais son impact ne peu qu'être renforcé.
Elle permet d'abord d'impliquer les Palestiniens de l'Autorité palestinienne dans l'offensive " Plomb durci" et d'alléger en conséquence la responsabilité des militaires israéliens. Le chef de la diplomatie israélien Avigdor Lieberman  s'était d'ailleurs dernièrement offusqué contre la politique de l'AP de traduire devant
la Justice internationale des généraux et des responsables militaires israéliens, sous peine de crimes de guerre.
Leur divulgation devrait aussi creuser encore plus l'écart entre le Fatah et le Hamas qui se préparaient à un nouveau round de négociations qui s'annonçaient plus positives.
Mais, elle montre surtout que les Israéliens n'ont pas tenu parole, et ont violé l'engagement du marchandage, en divulguant par sources américaines interposées, le contenu des deux enregistrements.
Au mépris de dénuder Abbas encore plus devant les siens.

Leila Mazboudi

Mercredi 7 Octobre 2009

 http://www.almanar.com.lb
http://www.alterinfo.net/Les-sales-dessous-du-report-de-l-examen-du-rapport-Goldstone_a37668.html


5-3 Pierre Stambul : "Ce qui vient de se passer est pire qu’une erreur d’analyse."

Entretien accordé par Pierre Stambul, de l’Union juive française pour la paix, au "Le jour d’Algérie"
Vous avez été parmi les nombreuses personnes, dont des Juifs, ayant condamné cette guerre et soutenu la population de Gaza. Quel est votre sentiment par rapport à la réalisation de ce rapport ?
Une des principales causes de cette guerre qui dure depuis des décennies, c’est l’impunité des dirigeants israéliens. C’est le fait qu’à diverses périodes de l’histoire, ils ont pu violer frontalement le droit international, tuer sans procès, « nettoyer ethniquement » des territoires, interdire aux Palestiniens le retour dans leur pays, raser le Sud-Liban ou commettre des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité à Gaza. Il n’y a jamais eu de sanctions alors que partout dans le monde, des dirigeants ou des Etats ont été sanctionnés pour moins que cela. Pour l’establishment israélien, l’absence de sanctions équivaut à un permis de tuer, au permis « d’achever la guerre de 48 » comme ils le disent si bien en « transférant » les Palestiniens au-delà du Jourdain. Faute de sanctions, les dirigeants israéliens peuvent continuer face à leur opinion publique à se considérer comme des victimes.
À propos du rapport Goldstone, il faut savoir que son auteur est un Juif sud-africain réputé favorable au sionisme. Mais à la suite du travail tenace et très précis qu’il avait fait contre les criminels de guerre en ex-Yougoslavie ou au Rwanda, Richard Goldstone a fait un travail extrêmement sérieux.
Pour les Palestiniens, il y a une répétition de vexations qu’ils ont déjà subies : après la catastrophe (Naqba) de 1948, ils avaient été nombreux à témoigner, à expliquer leur souffrance ou le fait que leur expulsion avait été délibérée et organisée. Il aura fallu attendre l’ouverture des archives israéliennes et la confirmation de cette expulsion par les historiens israéliens pour qu’ils soient enfin crus. À propos des crimes commis à Gaza, tous les témoignages palestiniens ont montré que les Israéliens avaient délibérément frappé des zones civiles, massacré des réfugiés, utilisé des armes interdites, tiré contre les hôpitaux. « Propagande », répondaient les dirigeants israéliens. L’importance du rapport Goldstone, c’est qu’il confirme toutes les accusations. Et il donne une matière juridique pour inculper les dirigeants israéliens civils (Livni, Barak, Olmert …) ou militaires (Ashkénazi, Yaalon …).
Quel est votre sentiment par rapport au report de son étude par l’assemblée générale de l’ONU ?
Je partage totalement l’étonnement et la colère de toutes les ONG palestiniennes. Il y avait avec le rapport Goldstone une occasion unique de démontrer aux yeux de tous qu’Israël a un comportement d’Etat voyou. Il y avait une occasion unique de traîner en justice les responsables du massacre de Gaza. Il faut savoir que les Israéliens voyagent beaucoup et que 15% d’entre eux vivent à l’étranger. Ils sont politiquement, économiquement ou moralement extrêmement sensibles à ce qui se dit d’eux. La prise en compte du rapport Goldstone aurait pu (et aurait dû) être un tournant majeur annonçant l’isolement de ce pays et l’inculpation de ses dirigeants. On pouvait espérer que, comme Pinochet arrêté en Angleterre pour ses crimes commis au Chili, des dirigeants israéliens seraient enfin appelés à répondre de leurs crimes. On vient d’assister à un terrible gâchis, aux conséquences graves, qui nous ramène en arrière et qui offre une victoire facile à Nétanyahou.
Certains ont accusé la direction politique palestinienne de "trahison" après ce report ?

Que s’est-il réellement passé selon vous pour que ce rapport ne soit pas discuté en cette date à l’assemblée générale de l’ONU ?
Il n’est pas facile pour une association juive française de dire qui sont les bons ou les mauvais Palestiniens. Mais la décision politique de l’Autorité Palestinienne de contribuer à enterrer le rapport Goldstone est à la fois une catastrophe et une faute politique majeure. Notre sentiment est partagé par toutes les ONG palestiniennes, par les milliers de manifestants qui ont essayé de défiler à Ramallah, et bien sûr par les survivants de Gaza pour qui ce report est une insulte.
En privé, j’ai pu à plusieurs reprises discuter avec des dirigeants palestiniens liés à l’Autorité Palestinienne. Ils sont les premiers à dire que les concessions à sens unique, les pseudo négociations où l’on ne discute que de la sécurité de l’occupant et les négociations parrainées par les Etats-Unis, ne mènent nulle part et tournent le dos à une paix juste. En public, la seule voix qu’on entend du côté de l’Autorité Palestinienne, c’est celle d’une bourgeoisie proaméricaine qui se fait aujourd’hui traiter de « collabo » par de nombreux Palestiniens.
Déjà le congrès du Fatah à Bethléem avait donné l’image assez triste de délégués, arrivant en voiture de luxe, coupés de leur peuple, insensibles à la colère montant y compris de la base de leur parti et réaffirmant une stratégie de soumission à l’Amérique.
Qu’est-ce qui a dû se passer ? Les Israéliens ont dû dire que si l’Autorité appuyait le rapport Goldstone, ce serait la fin du « processus de paix ». Comme si ce processus existait. Nétanyahou a fait sa campagne électorale sur une agression « préventive » contre l’Iran en passant sous silence toute évocation de négociations. En bon héritier de Jabotinski qui fut il y a 80 ans l’idéologue de la conquête sioniste, il est pour le « transfert », c’est-à-dire l’expulsion des 5 millions de Palestiniens qui vivent en Palestine au-delà du Jourdain. Il veut tout garder : Jérusalem, les colonies, la vallée du Jourdain.
Comment l’Autorité Palestinienne peut-elle faire croire à un quelconque processus de paix ? Il y a là, pour le moins, une méconnaissance complète du sionisme et de sa stratégie. On peut imaginer que l’Autorité Palestinienne joue la carte Obama en espérant qu’après le discours du Caire, celui-ci finira par faire pression sur les dirigeants israéliens. C’est l’inverse qui se passe et ce sont les Etats-Unis qui font pression sur l’Autorité Palestinienne pour qu’elle renonce sans avoir rien obtenu en échange à ce que
la Justice internationale fasse appliquer le droit.
Ce qui vient de se passer est pire qu’une erreur d’analyse. Seuls le boycott, le désinvestissement, les sanctions, les poursuites juridiques contre les dirigeants, l’isolement politique, moral et économique d’Israël peuvent débloquer la situation et obliger la société israélienne à changer de cap. Avec le rapport Goldstone, cet objectif était facilité.
Je ne parle pas des centaines de milliers de victimes de Gaza pour qui ce report est une horreur et une forme de négationnisme de ce qu’ils ont subi.
L’étude de ce rapport par l’assemblée générale de l’ONU aurait-elle, d’après vous, pu arriver à une condamnation de cette guerre par l’opinion publique internationale et l’institution onusienne ?
Oui, bien sûr. Depuis la guerre du Liban et encore plus depuis le massacre de gaza, les opinions publiques évoluent. On voit des associations de la société civile, des syndicats se rallier à l’idée du boycott d’Israël. Plus personne ne peut ignorer l’occupation et le maintien contre la Palestine d’une domination de forme coloniale. Plus personne ne peut ignorer que les dirigeants israéliens ont choisi la fuite en avant, l’annexion et l’occupation sans fin. Les opinions publiques ont fortement évolué alors que les gouvernements, surtout en Europe, ont fait la démarche inverse. Une condamnation juridique internationale des crimes de guerre israéliens serait le moyen d’obliger ces gouvernements à cesser ce soutien indigne, au colonialisme et à la destruction de la Palestine.
Sur
l’institution onusienne, je suis personnellement critique. C’est par un vote de l’ONU que l’Etat d’Israël a été créé, mais l’ONU n’a jamais été capable d’imposer le droit au retour des Palestiniens ou l’évacuation des territoires occupés. Cette impuissance interroge.
L’étude de ce rapport aurait-il pu, comme le disent certains responsables israéliens, porter préjudice à la relance des négociations de paix ?
J’ai envie de dire, c’est quoi la paix ? Quand les dirigeants israéliens parlent de paix, ça veut dire souvent « foutez-nous la paix ». Il y a 60 ans, la grande majorité des Palestiniens a été expulsée de son pays. Négocier la paix, c’est reconnaître ce « crime fondateur » et examiner par la négociation les moyens de « réparer ». Cela ne peut se faire que sur la base du droit international et d’une totale égalité des droits dans la région. Jamais, les négociations n’ont été faites sur cette base et c’est la raison de l’échec total du processus d’Oslo. Négocier en parlant de la sécurité de l’occupant et en n’attaquant pas frontalement les questions de l’occupation, des colonies, des prisonniers ou des crimes commis ne mène nulle part. Tous les gouvernements israéliens veulent imposer comme préalable le fait accompli. Sur cette base-là, une fois de plus on exigera une capitulation des Palestiniens et s’ils refusent (comme Arafat à Taba et Camp David), on les condamnera à mort et on cherchera des dirigeants plus dociles. Ce n’est pas une « relance des négociations de paix » qu’il faut viser. C’est l’application du droit international qui fixera les bases de la négociation.
En ce qui concerne le gouvernement actuel en Israël, il est clair qu’il ne voudra jamais d’une paix qui soit autre chose qu’une capitulation. Il saura courber la tête s’il se fâche avec Obama en consolidant le fait accompli et en attendant des jours meilleurs. Négocier avec lui sans rapport de force est une illusion dangereuse.
Quelle est la position de l’Union Juive Française pour la Paix, dont vous êtes membre, par rapport à ce rapport de l’ONU ?
L’Ujfp a salué l’honnêteté et la rigueur de ce rapport. Une analyse de ce rapport figure sur notre site ujfp.org. La militante qui a écrit cette analyse avait fait partie d’une mission à Gaza juste après le massacre. Le contenu du rapport confirme complètement tout ce qu’elle-même avait pu observer et tous les témoignages reçus. L’Ujfp s’est toujours battue pour que les criminels soient jugés. Nous soutenons à la fois les initiatives symboliques comme le tribunal Russell et les recours auprès de la Cour Pénale Internationale, que ce soit à propos de la guerre du Liban ou du massacre de Gaza.
Comment qualifiez-vous les événements et les affrontements qui se déroulent, actuellement, autour de la mosquée Al Aqsa en Palestine ?
Cela fait partie de la fuite en avant des dirigeants israéliens. Ce qui se passe rappelle la provocation d’Ariel Sharon sur l’esplanade des mosquées qui avait déclenché ce qu’on appelle la deuxième Intifada.
La guerre du Proche-Orient n’est pas une guerre religieuse et les fondateurs du sionisme n’étaient pas croyants pour la plupart. Mais, surtout depuis 1967, il existe en Israël un courant « national religieux », hégémonique chez les colons et représentant près d’un quart de la société israélienne. Ces intégristes font une lecture littérale de « 
la Bible ». Pour eux, Dieu a donné cette terre aux Juifs et les Palestiniens sont des Amalécites, ce qui signifie qu’on peut « les tuer, ainsi que leurs femmes, leurs enfants, leurs troupeaux ». Les plus extrémistes voudraient faire sauter les mosquées pour reconstruire le temple. En fait, pour un Juif religieux, prier sur l’esplanade du temple n’a strictement aucun sens. Il s’agit, une fois de plus, de l’exploitation de la religion à des fins politiques et coloniales. Il s’agit surtout, par la provocation contre tous les Musulmans, de repousser durablement toute issue politique.
Quelles seraient les visées des autorités israéliennes quant aux travaux menés autour de ce lieu sacré ?

Quelles seraient les visées de ces mêmes autorités quant à l’interdiction faite à des Palestiniens d’y accomplir leurs prières ?
Jérusalem est depuis des siècles une ville où vivent des Musulmans, des Juifs, des Chrétiens et qui abrite les lieux saints de ces trois religions. Depuis 1967, le vote par la Knesset (la Parlement israélien) de l’annexion de Jérusalem Est et l’extension de la ville qui s’étend désormais sur 4% de la Cisjordanie depuis Ramallah jusqu’à Bethléem, l’obsession des dirigeants israéliens est de « judaïser » la ville. Les destructions de maisons et l’extension des colonies intégrées dans Jérusalem sont permanentes. Les provocations sur l’esplanade des mosquées prolongent ce processus. Le même processus a déjà été à l’œuvre à Hébron où plusieurs centaines de colons extrémistes sont installés depuis de nombreuses années (sous protection permanente de l’armée israélienne) en plein cœur de la ville. On se souvient du massacre commis dans le Caveau des Patriarches et de la popularité de l’assassin parmi les colons.
Les autorités israéliennes proclament partout que Jérusalem est leur capitale (alors que la plupart des ambassades sont à Tel-Aviv) et font de Jérusalem la base arrière de l’annexion de
la Cisjordanie. Pour eux, l’afflux de pèlerins musulmans est un problème et tout est fait pour limiter ou interdire leur présence.
Quant aux fouilles menées en permanence sous l’esplanade du Temple, avec le danger de graves dommages sur les Lieux Saints, elles ont aussi une cause beaucoup moins connue. Les sionistes et l’histoire officielle enseignée en Israël affirment que ce pays reconstitue l’ancien royaume unifié de David et Salomon. Or tous les archéologues (y compris les plus grands archéologues israéliens qui l’ont écrit dans le livre « 
La Bible Dévoilée ») ont montré qu’à l’époque de Salomon, Jérusalem n’était qu’un village et donc que cette histoire est un mythe. Il y a un enjeu idéologique pour le gouvernement israélien à prouver le contraire. D’où la multiplication des fouilles. Hélas pour eux, la réalité est têtue et ils n’ont rien trouvé.
Le président de l’Autorité Palestinienne a déclaré que les pays arabes étaient informés et consentants quant au retrait de ce rapport de l’assemblée générale de l’ONU. L’Egypte l’a contredit en annonçant que ce pays n’était pas informé. Qu’en est-il exactement, selon vous ?
Tout le monde se renvoie la balle et c’est assez consternant. Les pays arabes et en particulier l’Egypte ont eu dans la dernière période un comportement de complices de l’occupant. Il n’y aurait pas de blocus de Gaza si l’Egypte qui contrôle le passage de Rafah n’y participait pas. Les pays arabes (je parle des gouvernements, pas des peuples) pourraient faire 100 fois plus, politiquement et économiquement, s’ils étaient réellement solidaires de la Palestine. Cette duplicité est hélas ancienne et quand on examine le rôle des armées arabes pendant la guerre de 1948, on constate qu’elles se battaient pour leurs propres intérêts mais pas pour défendre la Palestine.
Dans
cette affaire du rapport Goldstone, la responsabilité de l’Autorité Palestinienne ne fait pas de doute et encore une fois, c’est pire qu’une erreur. Cela tourne le dos à la nécessité absolue de la période : isoler et sanctionner l’occupant.
Pierre Stambul
(
Membre du Bureau National de l’Union Juive Française pour la Paix)

Vendredi 9 Octobre 2009

 http://www.aloufok.net/spip.php?article946
http://www.alterinfo.net/Pierre-Stambul-Ce-qui-vient-de-se-passer-est-pire-qu-une-erreur-d-analyse_a37758.html


5-4 Helena Cobban Moyen-Orient : la stratégie américaine en proie au doute face à la perte de popularité d’Abbas.

Voici tout juste deux mois, beaucoup de commentateurs occidentaux jubilaient de voir Mahmoud Abbas, chef à la fois de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) et de l’Autorité Palestinienne (AP) intérimaire, basée à Ramallah, faire son comeback et réduire l’influence du Hamas au sein de la société palestinienne.

Seulement voilà : ces dernières semaines, des événements en série ont fait littéralement plonger le niveau du soutien populaire à Abbas. Le plus graves de tous fut la réaction, chez les Palestiniens, à une décision d’ajournement prise par Abbas concernant le rapport Goldstone sur les atrocités commises durant la guerre Israël-Gaza (sic) durant l’hiver dernier.
Richard Goldstone, un juriste sud-africain éminent, et procureur en matière de crimes de guerre, a présenté ledit rapport devant le Conseil des Droits de l’Homme de l’Onu, à Genève, le 29 septembre ; il contenait la recommandation, adressée à ce Conseil, de transmettre les conclusions détaillées et surabondantes concernant les exactions des deux parties (sic) au Conseil de sécurité, en vue d’éventuelles suites à y donner.
Mais alors que le Conseil des DH examinait le rapport, le 1er octobre, le représentant de l’OLP exigea qu’il ajourne sa décision jusqu’au mois de mars, avant toute démarche supplémentaire.
La plupart des Palestiniens, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de leur patrie historique, furent ulcérés.

Ils ont exigé de savoir qui avait pris une telle décision, et pour quelle raison. Les soupçons se portèrent très vite sur Abbas soi-même – et ils ne furent en rien allégés par sa déclaration hâtive selon laquelle le mouvement Fatah, qu’il dirige, mettrait sur pied sa propre commission d’enquête interne afin de découvrir de quelle manière cette décision a été prise.
Les médias palestiniens ont fourni deux explications – sans doute se recoupant en partie – sur ce qui aurait persuadé Abbas – ou quelqu’un d’extrêmement proche de celui-ci – de bloquer toute action rapide au sujet du rapport Goldstone.
Une de ces explications tournait autour d’appâts financiers qu’Israël a fait miroiter à une entreprise palestinienne ayant ses entrées à Ramallah, désireuse d’acquérir les faisceaux hertzliens (oups : hertziens !, ndt) lui permettant de mettre sur pied un nouveau réseau de téléphonie cellulaire.
Une autre explication, émanant de l’agence d’information Shahab, avait trait à des formes différentes, sans doute encore plus insidieuses, de chantage israélien.
L’Agence Shahab a en effet fait savoir que des représentants de l’AP/OLP, ici, à Washington, furent convaincus de la nécessité de laisser tomber toute action précipitée sur le rapport Goldstone après qu’on leur eut montré et fait entendre une vidéo et un document audio, qui auraient été enregistrés durant la guerre de l’hiver dernier, dans lesquels Abbas et un de ses conseillers clés en matière de sécurité, Tayyib Abdul-Rahim, suppliaient l’un comme l’autre les dirigeants sionistes de poursuivre, et même d’intensifier leur agression contre Gaza.
Ces allégations ont fait tilt chez de très nombreux Palestiniens qui, durant la guerre, avaient remarqué le refus de la plupart des membres du corps diplomatique pléthorique de l’OLP de dire ou de faire quoi que ce soit qui eût été de nature à contrarier le pilonnage interminable et particulièrement meurtrier de la population de Gaza, composée d’une écrasante majorité de civils, par la soldatesque israélienne.
En Cisjordanie, sur ces entrefaites, les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne (sic)(commandée en partie par l’Abdul-Rahim en question) réprimaient la plupart des manifestations qui avaient spontanément surgi contre la guerre, et elles arrêtaient des centaines de militants de la solidarité avec Gaza.
Difficile de dire si le gouvernement israélien voit dans la mise au pilori politique d’Abbas, à la suite de sa décision sur le rapport Goldstone, quelque chose de « bon pour les sionistes », en ceci qu’elle réduit la capacité d’Abbas de négocier au nom de l’ensemble du peuple palestinienne, ou bien quelque chose de regrettable, étant donné l’extrémisme de l’opposition d’Abbas au Hamas ; mais cette mise au pilori, aux yeux d’Israël, était de toutes les manières nécessaire, car c’était un des moyens dont il disposait pour s’assurer du blocage du processus que le rapport Goldstone n’allait pas manquer d’enclencher.
Une chose est claire, en revanche : le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pensait très sérieusement à bloquer toute prise en considération du rapport Goldstone par le Conseil de sécurité.
Les porte-parole du gouvernement israélien ont lâché des torrents de boue contre Goldstone, qui est juif et que sa fille présente pourtant comme un sioniste invétéré.
L’ambassadeur de Netanyahu à Washington, Michael Oren, a déclaré jeudi dernier que le rapport Goldstone était plus insidieux que le négationnisme de l’Holocauste par le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Si les recommandations de Goldstone devaient être retenues par la communauté internationale, a ainsi déclaré Oren, cela paralyserait les démocraties occidentales, qui ne seraient plus en mesure de ses défendre contre le terrorisme.
Il a aussi relevé l’ « intense coopération » dont a bénéficié son gouvernement de la part de l’administration de Barack Obama dans le déminage du « danger » que représentait, à ses yeux, le rapport Goldstone tant pour Israël que pour [le reste de] l’Occident.
Oren et Netanyahu sont sans doute satisfaits d’avoir pu repousser ce « danger ». Mais la manière cavalière dont ils – et apparemment, avec eux, certains responsables américains – ont traité Abbas dans cette affaire a considérablement compliqué le projet de jeu diplomatique que l’administration Obama semblait suivre jusque-là, qui reposait dans une très large mesure sur le renforcement du poids politique d’Abbas et du Fatah par rapport à (et au détriment de) celui du Hamas.
C’est donc l’équilibre politique qui a vient d’être bouleversé – sans doute de manière décisive.
C’est un grand changement par rapport au début du mois d’août, où Abbas avait été applaudi par les dirigeants occidentaux pour avoir organisé avec succès une « conférence générale » du Fatah – la première réunion de cette importance de ce mouvement depuis vingt ans.
La combinaison entre la conférence du Fatah couronnée de succès et les perfusions de finances occidentales dans les veines de l’Autorité palestinienne, où ce fric est contrôlé à la fois par Abbas et son technocrate de Premier ministre pro-occidental Salam Fayyad, ont amené certains gouvernements occidentaux à s’illusionner quant au fait que ces deux hommes auraient été désormais à même de marginaliser le Hamas et de lui faire perdre tout impact réel sur les négociations de paix.
Désormais, ce plan semble bien moins réalisable. La position d’Abbas été fragilisée non pas seulement par les décisions qu’il a prises tout récemment en ce qui concerne le rapport Goldstone, mais aussi par la stagnation totale de la diplomatie de paix de Washington, par l’échec de Washington à obtenir un gel de la colonisation de la part de Netanyahu, comme il avait promis de le faire et, enfin, par la manière humiliante dont Abbas fut contraint à s’engager dans une réunion « à trois voies » avec Netanyahu et Obama, à l’Assemblée générale de l’Onu, à la fin du mois de septembre.
L’envoyé spécial d’Obama George Michell rentrera vendredi de Jérusalem, à la fin de sa septième ou huitième tournée de navette rapide dans l’ensemble de la région israélo-arabe. Samedi, il sera à Ramallah. Sherine Tadros, une journaliste de la chaîne satellitaire Al-Jazeera, a rapporté depuis Jérusalem Est que les Palestiniens de cette ville « sont très inquiets, en colère, et ils sont de plus en plus déçus par l’approche américaine, qui n’apporte strictement rien de nouveau sur la table [des négociations] ».
En même temps, l’on évoque avec de plus en plus d’insistance, tant chez les Palestiniens que chez nombre d’Israéliens, la possibilité d’une nouvelle intifada. Si cela arrive, l’étincelle sera fort vraisemblablement la vague massive de colonisation et d’activités connexes qu’ont entreprises les autorités israéliennes à Jérusalem Est.
De hauts diplomates de pays arabes voisins ont averti qu’étant donné la signification insigne de Jérusalem pour les Arabes et pour les musulmans du monde entier, les effets d’une nouvelle intifada centrée sur la question de Jérusalem risqueraient de se faire ressentir bien au-delà de
la Palestine.

Le dernier ouvrage de l’analyste politique Helena Cobban est The Israeli-Syrian Peace Talks: 1991-96 and Beyond (U.S. Institute of Peace, 2000.).

Son site ouèbe personnel est à l’adresse ci-après : http://helenacobban.org/home.html

Helena Cobban

Lundi 12 Octobre 2009

Source : Australia.to

Traduction : Marcel Charbonnier

http://ism-france.org/



6 Annexe : Israël

6-1 Rapport de Goldston adopté.

"Le gouvernement de l'occupation israélienne a été heurté par une coriace défaite diplomatique, suite de l'adoption,  à une large majorité, vendredi à Genève, le rapport du haut Juge juif Richard Goldstone sur les crimes israéliens, au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU", ont rapporté des médias.
Des sources proches à
la Knesset ont souligné que le Premier ministre de l'occupation israélienne, Benjamin Netanyahu a demandé, hier, le mardi 20/10, à son gouvernement d'accéder à des idées biens appréciées  pour amender les lois internationales de la guerre, en contestation à l'adoption  du rapport Goldstone qui condamne  les forces armées sionistes d'avoir commis, l'hiver dernier, d'horribles crimes de guerre, contre la population civile de Gaza.
"Aucune discussion n'a été tenue pour la création éventuelle d'une commission d'enquête sur la campagne de l'armée israélienne, dans la bande de Gaza, mais le cabinet de sécurité israélien s'est réuni pour débattre des conséquences du rapport Goldstone", ont affirmé les sources officielles sioniste, en niant la propagande des médias à propos de la création d'une commission d'enquête sioniste.
En outre, les médias ont propagé, selon le communiqué du cabinet sécuritaire que le Premier ministre a exigé aux organes gouvernementaux compétents d'évaluer une initiative pour amender la législation internationale sur la guerre.
"Netanyahu a pris considération d'attribuer à cette initiative, pour  l'adaptation  à l'expansion du terrorisme mondial", ont rapporté les sources, en faisant allusion aux ennuis réels des dirigeants sionistes face aux recommandations du rapport de Goldstone, affirmant qu'il tente par tous les moyens de le paralyser, afin qu'il ne soit pas approuvé encore au Conseil de sécurité de l'ONU,  ni  transmis à
la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, pour poursuivre les criminels dirigeants israéliens.

L'Autorité Palestinian

21/10/2009

http://www.moi.gov.ps/Fr/?page=633167343250594025&Nid=12334

http://www.alterinfo.net/Goldstone-la-guerre-sioniste-etait-une-punition-collective-contre-les-habitants-de-Gaza_a38238.html


6-2 Israël met en garde contre l’examen du rapport Goldstone à l’Onu.

Israël a mis en garde vendredi contre l’examen par le Conseil de sécurité des Nations unies du rapport de l’Onu l’accusant de crimes de guerre dans la bande de Gaza.
Le rapport Goldstone accuse à la fois Israël et l’organisation intégriste palestinienne du Hamas de crimes de guerre durant les combats dans la bande de Gaza, mais c’est l’Etat juif qui est le plus durement critiqué. Pendant cette guerre, qui a commencé fin décembre dernier et a duré trois semaines, 1.387 Palestiniens et 13 Israéliens ont été tués.
"Si le rapport Goldstone aboutit devant le Conseil de sécurité, cela nuira à la possibilité d’avancer dans le processus politique (de paix) avec les Palestiniens", a déclaré à la presse le vice-Premier ministre israélien Silvan Shalom, après avoir rencontré le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, à New York.
Silvan Shalom a jugé le rapport Goldstone "inacceptable, partial".
Dans son rapport, Goldstone recommande au Conseil de sécurité des Nations unies de saisir
la Cour pénale internationale de La Haye (CPI), pour les questions de crimes de guerre, au cas où les deux parties, Israël et Hamas, ne mèneraient pas elles-mêmes, dans un délai de six mois, des enquêtes jugées crédibles.
Silvan Shalom a fait valoir qu’Israël avait déjà enquêté sur les accusations visant son offensive et n’avait pas de conseils à recevoir pour ce qui est la manière de conduire ses affaires intérieures.
Selon certains diplomates occidentaux,
la Russie et la Chine, critiquées par le passé pour la situation des droits de l’homme chez elles, souhaitent éviter qu’en examinant un tel rapport, le Conseil de sécurité ne crée un précédent.
Quant aux Américains, selon ces mêmes diplomates, ils s’opposent à ce que l’on donne aux détracteurs d’Israël une nouvelle occasion de critiquer l’Etat juif à la tribune des Nations unies.
Ban Ki-moon, qui s’est rendu dans la bande de Gaza en janvier, s’est également entretenu ces dernières heures avec le chef de la diplomatie israélienne, l’ultranationaliste Avigdor Lieberman, et a souligné le besoin de justice et de rendre des comptes.
Ibrahim Dabbachi, numéro deux de la représentation libyenne à l’Onu, a déclaré à Reuters que le rapport Goldstone serait vraisemblablement examiné par l’assemblée générale des Nations unies, qui rassemble 192 pays, et au sein de laquelle Américains, Russes et Chinois n’ont pas le droit de veto dont ils disposent au Conseil de sécurité.

Al-Oufok avec les agences de presse)

24 octobre 2009,

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article992


6-3 Israël demande à Ban Ki-moon de remiser le rapport Goldstone.
Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a demandé au chef de l'ONU Ban Ki-

moon de ne pas transmettre le rapport Goldstone à l'Assemblée générale des Nations unies ou au Conseil de sécurité, selon un communiqué de ses services publié hier.

Mandaté par l'ONU, le juge sud-africain Richard Goldstone a rédigé un rapport très critique sur l'offensive israélienne dans la bande de Gaza l'hiver
dernier qui a été récemment approuvé par le Conseil des droits de l'homme à Genève. Le rapport Goldstone accuse notamment Israël et les groupes armés palestiniens de « crimes de guerre » durant les combats qui ont tué 1 400 Palestiniens et 13 Israéliens.

Ce document controversé, qualifié d'« inique, saugrenu et unilatéral » par les Israéliens, doit être examiné par l'Assemblée générale de l'ONU d'ici à la fin décembre. Israël, qui a lancé une campagne diplomatique tous azimuts contre le rapport Goldstone, craint par-dessus tout qu'il finisse devant le Conseil de sécurité de l'ONU puis la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, qui pourrait alors engager des poursuites contre ses hauts responsables militaires ou politiques. Le juge Goldstone a recommandé que son rapport soit transmis à la CPI si Israël et le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza,
ne procèdent pas dans les six mois à une « enquête crédible » sur leurs agissements durant l'offensive.

24/10

http://www.lorientlejour.com/category/International/article/635610/Israel_demande_a_Ban_Ki-moon_de_remiser__le_rapport_Goldstone.html


6-4 Benjamin Netanyahu promet de discréditer le rapport Goldstone.
Benjamin Netanyahu a promis de mener une longue bataille diplomatique pour discréditer le rapport Goldstone sur "Plomb durci", l’hiver dernier, apprend-on samedi de source officielle.

Le Conseil des droits de l’homme (CDH) de l’Onu a repris vendredi à son compte le rapport de la commission d’enquête indépendante conduite par le juriste sud-africain Richard Goldstone, qui fait état de crimes de guerre commis par Israël et le Hamas.
"Israël doit discréditer le discrédit", a lancé le chef du gouvernement, selon un membre de son équipe. Cette campagne, a ajouté Benjamin Netanyahu, "ne prendra pas seulement quelques semaines, mais peut-être des années".
Au terme d’une session extraordinaire de deux jours, 25 des 47 Etats membres de l’instance onusienne basée à Genève ont voté pour une résolution endossant le document et condamnant le seul Etat juif pour son refus de collaborer à l’enquête, ainsi que pour la poursuite de son occupation et le blocus de Gaza.
Le rapport Goldstone invite le Conseil de sécurité des Nations unies à saisir
la Cour pénale internationale de La Haye (CPI) si Israël et le Hamas ne mènent pas dans les six mois des investigations crédibles.
La résolution adoptée par le CDH, contre l’avis des Etats-Unis et de cinq autres pays, se borne toutefois à soumettre le rapport à l’Assemblée générale et à requérir du secrétaire général de l’Onu un compte rendu sur la mise en oeuvre de ses recommandations.
Le gouvernement israélien, qui rejette en bloc le rapport Goldstone, jugé absurde il y a quelques jours par Benjamin Netanyahu, a réagi en estimant que "cette résolution encourage les organisations terroristes à travers le monde" et sape les efforts de paix.
Pour Nabil Aboud Rdaïnah, collaborateur du président palestinien Mahmoud Abbas, la communauté internationale a le devoir de faire en sorte que le vote intervenu à Genève établisse "un précédent qui assurera la protection du peuple palestinien contre toute agression".
 17 octobre
http://www.aloufok.net/spip.php?article971


6-5 Marius Schattner : Israël compte sur Washington pour torpiller le rapport Goldstone.

Israël compte sur les Etats-Unis pour torpiller toute résolution sur le rapport Goldstone qui accuse l’armée israélienne de crimes de guerre durant son offensive à Gaza.

Placé sur la défensive à l’ONU par le rapport Goldstone, Israël compte sur les Etats-Unis pour torpiller toute résolution sur ce document qui accuse l’armée israélienne de crimes de guerre durant son offensive à Gaza. «La secrétaire d’Etat Hillary Clinton s’est engagée à ce que les Etats-Unis opposent leur veto en cas de décision du Conseil de sécurité» entérinant le rapport du juge sud-africain Richard Goldstone, a déclaré la représentante d’Israël à l ONU, Gabriela Shalev, à la radio israélienne. Elle a déploré que le rapport dénoncé par l’Etat hébreu fasse même l’objet d’un débat au Conseil de sécurité, soulignant qu’Israël n’était pas en mesure de s’y opposer. «Qu’un rapport aussi inique, saugrenu et unilatéral puisse être pris au sérieux par des pays démocratiques n’est en soi pas rassurant», a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Yigal Palmor. «Nous nous employons à faire comprendre qu’une validation du rapport aurait deux conséquences graves: d’une part elle mettrait en danger la relance des négociations avec les Palestiniens, d’autre part elle constituerait un précédent dangereux en empêchant tout pays résolu à se défendre contre le terrorisme», a-t-il ajouté. Le rapport stigmatisant principalement le comportement d’Israël doit être évoqué mercredi au Conseil de sécurité de l’ONU à New York dans le cadre d’un débat général sur la situation au Proche-Orient. Cette décision de compromis a été prise par un Conseil divisé, lors de consultations à huis clos consécutives à une demande de la Libye -soutenue par le groupe arabe et les non-alignés-, d’une réunion d’urgence pour discuter du rapport de la commission d’enquête dirigée par le juge Richard Goldstone. (...). Le Conseil doit débattre jeudi du rapport lors d’une session extraordinaire destinée à examiner «la situation des droits de l’Homme dans les territoires palestiniens occupés et à Jérusalem». Devant les réticences des pays occidentaux, les partisans d’une approbation du rapport avaient décidé le 2 octobre, à la fin de la dernière session ordinaire du Conseil des droits de l’Homme, «de donner plus de temps pour un examen fondé et complet du rapport de la mission d’enquête» Goldstone. Le président palestinien Mahmoud Abbas, qui dans un premier temps avait défendu le report de six mois de ce vote, a été contraint de faire volte face sous la pression de sa propre opinion publique et face aux dénonciations véhémentes du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est lui aussi déclaré favorable à ce que le Conseil des droits de l’Homme revienne sur sa décision de reporter l’examen du rapport à mars 2010. La présidence suédoise de l’UE a quant à elle estimé que le rapport était «digne de considération». Selon des diplomates à New York, les pays occidentaux ont toutefois refusé la tenue d’une réunion spécifique sur le rapport Goldstone, qu’ils considèrent comme «défectueux» et «déséquilibré». Le document met également en cause les groupes armés palestiniens tirant des roquettes sur des localités en Israël à partir de la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste Hamas, et recommande aux deux parties, israélienne et palestinienne, d’effectuer leurs propres enquêtes sur les événements de décembre 2008-janvier 2009.

L’offensive israélienne contre la bande de Gaza a fait plus de 1.400 morts palestiniens durant cette période, en majorité des civils, selon des sources médicales palestiniennes. Côté israélien, dix militaires et trois civils ont été tués, selon les chiffres officiels.
Marius Schattner

(AFP)

15/10

http://www.aujourdhui.ma:80/international-details71594.html


6-6 Leila Mazboudi : "Israël" veut changer les lois internationales.

Folie des grandeurs: Israël veut changer les lois pour se permettre l'interdit.
Partie en guerre contre le rapport Goldstone qui l'a accusé de crimes de guerre, voire de l'humanité lors de l'offensive Plomb durci, l'entité sioniste se prépare à "délégitimer" tout ce qui l'accuse. Selon le mot d'ordre lancé par le Premier ministre Benjamin Netanyahou.
Vient en tête de ses cibles le Droit international: l'amendement de ses lois de la guerre était au menu du Conseil ministériel restreint, plus haute instance exécutive politico-sécuritaire, réunie mardi.
"Le Premier ministre (Benjamin Netanyahou) a demandé aux organes gouvernementaux compétents d'étudier une initiative pour amender la législation internationale sur la guerre afin de l'adapter à l'expansion du terrorisme mondial", ont indiqué ses services dans un communiqué.
Selon le ministre de la guerre israélien Ehud Barak, il faut agir au plus vite en vue d'entreprendre ces amendements, assurant en avoir discuté avec les dirigeants des états qui participent à la guerre en Afghanistan, et qui lui auraient exprimé leur consentement.
Les détails de cet amendement convoité n'ont pas été précisés, mais " les lois de la guerre devraient répondre aux nécessités de la guerre contre le terrorisme et contre les terroristes qui se cachent parmi les civils", selon les explications de Barak.
Les lois en vigueur dans les états de l'Union Européenne constituent également une autre cible, et "devraient à leur tour être amendées", selon Tsipi Livni qui était chef de la diplomatie lors de l'offensive. Afin que les responsables israéliens, politiques ou militaires ne soient pas inquiétés d'être poursuivis en justice par leurs tribunaux, argue-t-elle, citant l'exemple de l'Espagne laquelle a amendé ses lois après la guerre de Gaza, pour entraver les actions judiciaires entamées auprès de ses tribunaux.
Un autre changement sera également exigé: l'élargissement de la liste des organisations terroristes, pour qu'elle comprenne une cinquantaine d'organisations: celles qui soutiennent la cause palestinienne, celles qui soutiennent l'Iran, en plus de grandes organisations islamiques. Bref, tous ceux qui critiquent Israël.
En échange, l'entité sioniste n'est prête à aucune concession. S'agissant du rapport en question, c'est le dénigrement total de toutes ses recommandations. "Le rapport est biaisé et mensonger. Il n'y a aucune raison d'appliquer une de ses recommandations, à savoir la création d'une commission d'enquête israélienne" a déclaré le vice-Premier ministre Sylvain Shalom. Mais c'est Barak qui a tranché le sujet, estimant que "la liberté d'action de l'armée israélienne ne doit nullement être entravée". Selon les médias israéliens, la création de cette commission n'était même pas à l'ordre du jour du Conseil ministériel restreint.
Fort du soutien occidental inconditionnel consacrant son impunité inébranlable, force est de constater que l'entité sioniste sombre de plus en plus dans un fanatisme exécrable. Fragilisant les solutions pacifiques en faveur des options militaires.

Leila Mazboudi
21/10
MANAR

http://nasr-moqawama.blogspot.com/



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" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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