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30/10/2009

n°491 - Les dossiers de Palestine - 28-10 - : Début : - Silence, on assassine un peuple!

n°491 - Les dossiers de Palestine - 28-10 - : Début : - Silence, on assassine un peuple!



  L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Dossier de Palestine

 n°491                                                     28-10

          C.De Broeder & M.Lemaire   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



 

Sommaire

Tiré a part

Israël défie encore et encore le monde et la morale au vu et au su de tous : silence, on assassine un peuple!

1 Les brèves
1-1 Azam Tamimi: l'Égypte et Abbas voulait expulser le Hamas.

1-2 "Israël" chasse les militants étrangers de Cisjordanie.

1-3 Vous êtes un terroriste”, crie un Palestinien à Tony Blair.

1-4 Echauffourées entre policiers israéliens et manifestants palestiniens sur l’Esplanade des Mosquées à Jérusalem.

1-5 Plateforme-Palestine : « Incidents inter-religieux » à Jérusalem.

1-6 Zahri, frère du porte-parole du Hamas, décède à la suite de tortures.

2 Dossier

2-1 Michel Warschawski   : Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre Israël : réponse à Uri Avnery.

2-2 Israël maintient son refus du traité de non-prolifération nucléaire.

2-3 Thabet El Masri Gaza : Un camp de lente extermination ?

2-3 Silvia Cattori  - Gaza : Un camp de lente extermination ? Entretiens avec le Docteur Thabet El Masri.

Suite

2-4 Peter Eyre : Le rapt des réserves naturelles de Gaza par Israël.

2-5 Ashkenazi, accusé de crimes de guerre et crimes contre l’humanité & Boss de l’Armée Israélienne...

2-6 Dr. Ibrahim Hamami : Criez : cela leur est égal, tout à fait !

2-7 Chérif Boudelal  : Les criminels protégés et les victimes pénalisées !

2-8 Omar Barghouti : 8H contre Agrexco Montpellier.

Fin

2-9 Jerrold Kessel et Pierre Klochendler : Turquie : Premier Allié A Boycotter Israël...

2-10 Turquie- Israël ce n’est plus bizness comme d’habitude.

2-11 Ahmad Y. Al-Qarei : Tous les Etats et instances arabes et islamiques sont unanimes sur le danger qui pèse actuellement sur Jérusalem.

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Topaz Amoore et Yolande Knell : Balles dans le cerveau, shrapnel dans la colonne vertébrale : terribles blessures chez les enfants de Gaza.

3-2 Rapport : Les captives palestiniennes, souffrances inhumaines, en attendant une lueur de liberté.

3-3 Annick-Denise Hamouri : Mon fils Salah, franco palestinien, détenu depuis 2005, condamné à 7 ans de prison.

3-4 Sabri Mohammed Ghraïeb : Ils m'ont mis en prison dans ma maison. (Un Palestinien au milieu des colons.)

3-5 Des fermiers de Gaza aux prises avec des terres agricoles endommagées.



Tiré a part

Israël défie encore et encore le monde et la morale au vu et au su de tous : silence, on assassine un peuple!

Par la violence et l’arrogance, Israël veut obliger les institutions internationales de retirer définitivement de leur programme les travaux concernant le rapport Goldston !

Ceci montre la panique des dirigeants israéliens qui voient leur impunité remise en cause. Ils voient déjà leurs assassins traînés devant la justice internationale et condamnés pour les crimes de guerre et crimes contre l’humanité qu’ils ont commis.

Cela fait plusieurs jours que l’Esplanade des mosquées d’Al Aqsa, du Dôme du Rocher et leurs environnements sont assiégés en permanence par la police et l’armée israéliennes qui protègent les colons extrémistes. Ces derniers veulent en faire leurs lieux de prière et expulser tous les Palestinien de Jérusalem Est.

Cailloux, chaussures et chaises contre les grenades fumigènes et balles enrobées

Plusieurs jours d’affrontement déjà entre jeunes palestiniens d’un côté et policiers et soldats israéliens de l’autre ; plusieurs dizaines de blessés et d’arrestations ont été comptabilisés chez les Palestiniens, et le monde reste muet ! Dans quel monde nous vivons ? Nous vivons dans un monde muselé, dépourvu de toute humanité.

Que les femmes et les hommes encore libres dans ce monde réagissent sans tarder contre cette lâcheté pour exiger le retrait total de l’armé israélienne de ces lieux et de toute la Cisjordanie. Sans la présence des soldats israéliens en Cisjordanie, et sans les colons qui polluent la vie des Palestiniens, il n’y aurait pas de « violence » comme le disent les médias sionisants occidentaux.

Où sont les régimes arabes

Où sont les gouvernements des pays musulmans ?

Où sont les États occidentaux, donneurs de leçons des droits de l’Homme ?

Où est l’ONU qui est censé gérer la vile de Jérusalem ?

Où est Mahmoud  ABBAS ?

Même les morts ont bougé dans leurs tombes devant cette injustice.

Mais tout ce mode reste immobile devant cette infamie et cette barbarie de l’armée « la plus morale du monde » selon ses dirigeants, lesquels sont soutenus par les dirigeants des pays occidentaux et par certains régimes arabes ! Est-ce ceci signifie que ce monde est encore plus moral que l’armée israélienne ?
Contre la répression et l’occupation israéliennes à Jérusalem-Est. AFPS, CCIPPP, Génération Palestine, UJFP...
Chérif BOUDELAL – 27 octobre 2009



1 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
1-1 Azam Tamimi: l'Égypte et Abbas voulait expulser le Hamas.

"L'Égypte et le président sortant Mahmoud Abbas, ont tenté d'expulser totalement le Hamas de la scène politique, via un enjeu semblant légitime, mais ne sont pas tombés accord  sur les dispositifs et mesures à pratiquer", a dévoilé le directeur de 'l'institut de l'esprit politique et islamique", à Londres, Azam Tamimi.

Tamimi a affirmé lors de ses déclarations sur la chaîne télévisée "Al Qods", le mercredi 21/10, que le projet israélo-américain a tenté d'escroquer le Hamas, via des élections falsifiées, pour propager au monde entier que le Hamas a raté réellement les résultats électoraux.

"Ce projet sioniste vise d'expulser le Hamas de la scène politique, via une méthode d'apparence aussi légitime et démocratique", a ajouté l'analyste (Tamimi).

Tamimi a appelé le Hamas de s'attacher fortement à sa stratégie légale, en confirmant qu'il va certainement remporter les résultats prévus.

"L'occident veut que le Hamas tira sur soi la balle de grâce", a –t-il ajouté.
En attaquant le président sortant, Mahmoud Abbas, avec un ton plus ferme, Tamimi a contesté en affirmant:" Les déclarations d'Abbas sont hostiles, racistes, il ne veut plus une telle  réconciliation, ni un consensus palestinien".

Tamimi a protesté contre Abbas en insistant:"Si Abbas a voulu mettre fin aux désaccords, il avait  vraiment libéré  les captifs politiques en Cisjordanie, il avait contribué avec le Hamas pour briser l'embargo sioniste sur Gaza, il avait œuvré avec les parties concernées pour l'ouverture du passage de Rafah".

"Abbas ne tient qu'à exécuter le projet israélo-américain  destinant à renverser le Hamas de la scène politique, à travers une campagne électorale falsilfiée", a finalement apprécié Tamimi.

CPI Azam Tamimi
22/10

http://www.palestine-info.cc/fr/


1-2 "Israël" chasse les militants étrangers de Cisjordanie.

Les autorités de l'occupation israélienne ont durci les restrictions qu'elles exercent sur les Palestiniens de la Cisjordanie occupée qui luttent pour préserver leurs terres.
Selon la chaîne satellitaire qatarie AlJazira, elles ont  expulsé dernièrement des dizaines de militants étrangers venus assister les Palestiniens dans le village de Bourine, au sud de Naplouse, dans la cueillette des olives dans les terres situées à proximité des colonies sionistes. Elles les ont également menacés de les expulser hors de la Palestine et d'imposer une contravention aux Palestiniens qui leur demandent assistance.20/10/2009 Les autorités de l'occupation israélienne ont durci les restrictions qu'elles exercent sur les Palestiniens de la Cisjordanie occupée qui luttent pour préserver leurs terres.
Selon la chaîne satellitaire qatarie AlJazira, elles ont  expulsé dernièrement des dizaines de militants étrangers venus assister les Palestiniens dans le village de Bourine, au sud de Naplouse, dans la cueillette des olives dans les terres situées à proximité des colonies sionistes. Elles les ont également menacés de les expulser hors de la Palestine et d'imposer une contravention aux Palestiniens qui leur demandent assistance.

Selon un des habitants du village en question, le Palestinien Bilal Eid (42 ans), après avoir perquisitionné leurs terres, les soldats de l'occupation leur ont demandé de ne plus demander assistance auprès des militants étrangers, sous peine de payer une amende de 2.000$ et plus.
Eid a assuré avoir obtenu confirmation de cette décision auprès du bureau de liaison palestinien auquel toutes les décisions israéliennes sont transmises.
"La gravité (de cette décision) réside dans le fait que les citoyens palestiniens ne pourront plus empêcher la confiscation de leurs terres, ni transmettre leur endurances au monde à travers ces militants.  De plus, leur absence va faciliter la tâche aux colons pour réprimer encore plus les Palestiniens et prendre d'assaut leurs terres sans aucune surveillance"  s'est plaint Eid.
Lequel a souligné l'importance que jouent ces militants diffusés un peu partout dans les villages de
la Cisjordanie et qui "dévoilent à leurs états et aux organisations humaines la réalité des exactions et des crimes commis par l'occupation israélienne et réfute ses mensonges à travers lesquels elle fait croire le monde entier que les Palestiniens sont des criminels et les agresseurs des colons".
Pour leur part, les militants étrangers ont refusé de quitter les territoires palestiniens. Par la voix de leur porte-parole, le britannique Peter Leder, ils assuré q'ils feront tout pour revenir au cas où les israéliens en viennent à les expulser. " Nous ne laisserons jamais les Palestiniens lutter seuls contre les Israéliens" a-t-il affirmé.

20/10/2009  

http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=107789&language=fr


1-3 Vous êtes un terroriste”, crie un Palestinien à Tony Blair.

Article repris de Sky News Online, Blair Called 'Terrorist' On West Bank Visit, par Steve Davies.
L’envoyé au Moyen Orient visitait une mosquée ancienne dans la ville d’Hébron quand l’incident est survenu.
Le jeune palestinien a été poussé dans un coin par le personnel de la sécurité palestinienne, pour tenter de le faire taire.
Il a alors crié : « Vous n’êtes pas le bienvenu sur la terre de Palestine, » et « Vous êtes un terroriste, » pendant que T. Blair visitait la mosquée.
L’ancien premier ministre s’est tourné vers l’homme en souriant et lui a fait un geste de la main tandis qu’on l’expulsait.
Blair a dit aux journalistes que les sentiments de cet homme n’étaient pas le juste reflet de l’attitude locale envers lui.
Il a dit : « Vous savez, il a protesté, et c’est parfait. Je pense qu’il est important pour vous aussi, les gars, de ne pas toujours prendre une protestation pour la position générale de la population toute entière. »
M. Blair a ajouté que les Israéliens et les Palestiniens voulaient une résolution pacifique du conflit.
« Il ne sera résolu que lorsque nous aurons trouvé le moyen de créer deux Etats… côte à côte, en paix. Franchement, ce n’est pas avec des protestations qu’on y arrivera, mais avec des négociations patientes. »
Le correspondant de Sky au Moyen-Orient ajoute : « M. Blair a été pris à partie deux fois, une par le Palestinien, puis par une touriste britannique. »
Elle lui a demandé : « Que pensez-vous avoir fait pour cette région pendant que vous étiez premier ministre ? »
Blair a répondu : « L’une des raisons pour lesquelles je voulais revenir et me concentrer sur cette région est précisément parce que j’ai ressenti ici qu’il y avait beaucoup de choses que je n’avais pu faire, ce que je vais essayer de faire maintenant. »
Waghorn ajoute : « Pour quelqu’un qui fait toujours extrêmement attention à ce qu’il dit, c’était une déclaration inhabituellement franche. »
M. Blair est très controversé au Moyen-Orient, principalement parce qu’il a pris part à l’invasion de l’Irak en 2003.

Source : Palestinian Mothers

Traduction : MR pour ISM

21/10

http://www.alterinfo.net/Vous-etes-un-terroriste-,-crie-u...



1-4 Echauffourées entre policiers israéliens et manifestants palestiniens sur l’Esplanade des Mosquées à Jérusalem.
La police israélienne a utilisé dimanche des grenades assourdissantes pour disperser des centaines de manifestants palestiniens qui lui jetaient des pierres sur l’Esplanade des Mosquées, dans la vieille ville de Jérusalem.
Au cours de ces incidents, trois policiers israéliens ont été légèrement blessés et 15 manifestants ont été arrêtés, dont Hatem Abdelkader, le conseiller du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour les questions de Jérusalem. D’après Micky Rosenfeld, porte-parole de la police israélienne, le responsable politique palestinien est soupçonné d’incitation aux troubles à l’ordre public.
Des chefs musulmans avaient appelé les fidèles à se rassembler dimanche matin sur l’Esplanade des Mosquées pour protester contre ce qu’ils considèrent être une tentative de "conquête juive". Ce site, qui abrite à la fois la mosquée Al-Aqsa et le dôme du Rocher, est le troisième lieu saint de l’islam, après
La Mecque et Médine.
Les juifs appellent cet endroit Mont du Temple. Autrefois s’y élevaient les temples de Salomon et d’Hérode, détruits depuis. Ce lieu est le plus saint du judaïsme car c’est là que se trouvait le Saint des Saints qui abritait l’Arche d’Alliance. L’Esplanade des Mosquées, ou Mont du Temple, est accessible plusieurs heures par jours aux visiteurs et touristes non musulmans, y compris juifs. La police israélienne y patrouille régulièrement.
D’après Micky Rosenfeld, elle est intervenue dimanche après avoir essuyé des jets de pierres. Les manifestants auraient lancé un cocktail Molotov et déversé de l’huile sur le sol pour faire glisser les forces de l’ordre. Les policiers ont tiré des grenades assourdissantes. Des témoins ont vu au moins deux manifestants blessés, dont un homme âgé qui avait été touché à la jambe par une balle en caoutchouc.
Des centaines de protestataires se sont réfugiés dans la mosquée Al-Aqsa, où la police israélienne n’est pas entrée. A la mi-journée, des petits groupes de jeunes continuaient à lancer des pierres et des bouteilles sur les forces de l’ordre, qui répliquaient à coups de grenades assourdissantes.
25/10
http://www.aloufok.net/spip.php?article998


1-5 Plateforme-Palestine : « Incidents inter-religieux » à Jérusalem.
Réponse à la presse française

Selon la dépêche de l’AFP du 27 septembre « des fidèles juifs venus prié ce matin sur l’Esplanade des Mosquées de Jérusalem ont été attaqués par des musulmans et les forces de l’ordre ont ramené le calme » citant le porte parole de la police israélienne.

Le Monde en date du 27 septembre indique que ces « heurts ont été provoqués par la tenue vestimentaire, à leurs yeux indécente, de certains touristes étrangers sur le lieu saint ».

Le Palestinian Centre for Human Rights dont la fiabilité est internationalement reconnue, apporte une autre version des faits : « le dimanche 27 septembre, un groupe de 40 colons israéliens, escorté par la police et la police des frontières israélienne, a tenté de pénétrer dans l’enceinte de la Mosquée Al Aqsa par la porte d’Al Maghariba ».

La police israélienne n’a pas donc fait que répliquer à des « attaques », elle est à l’origine de ces incidents. La venue des colons israéliens a été planifiée en avance et correspond à une décision délibérée du gouvernement israélien. La vieille ville ainsi que l’accès à Jérusalem-Est avaient été bloqués le jour même pour les Palestiniens de moins de 50 ans en prévision de la venue des colons israéliens.  

Il faut rappeler que le site de l’Esplanade des Mosquées est sous la gestion unique du Waqf jordanien (autorité religieuse), dans l’attente d’un règlement futur sur le statut de Jérusalem.

Le rapport des chefs de mission de l’Union européenne sur Jérusalem-Est publié en 2008 avait constaté que « pendant la haute saison des fêtes juives, les colons ont fréquemment défilé sur l’esplanade d’Haram Al Sharif, parfois avec la protection des forces de sécurité israéliennes, dans ce qui semblait être une démonstration de force, ce qui conduit parfois à des affrontements avec les Palestiniens ». Des « incidents » similaires ont eu lieu 9 ans auparavant, lorsque la venue d’Ariel Sharon sur l’Esplanade des Mosquées avait été le déclencheur de la seconde Intifada. 

 



Pour la presse française, ne citer que le porte parole de la police israélienne comme unique source d’information revient à donner la parole à une puissance occupante sur une ville qu’elle occupe, avec les risques de désinformation que cela engendre.

La Plateforme des ONG françaises pour la Palestine rappelle que Jérusalem-Est constitue un territoire sur lequel le peuple palestinien est habilité à exercer son droit à l’autodétermination et sur lequel Israël ne saurait dès lors revendiquer aucune souveraineté, comme cela a été réaffirmé par le Conseil de sécurité des Nations unies en 1980.

Plateforme-Palestine   

05 Octobre 2009

Source: Plateforme des ONG françaises pour la Palestine

http://www.michelcollon.info:80/index.php?option=com_content&view=article&id=2299:l-incidents-inter-religieux-r-a-jerusalem-reponse-a-la-presse-francaise&catid=7:attention-medias-&Itemid=12


1-6 Zahri, frère du porte-parole du Hamas, décède à la suite de tortures.

Youssef Hamdan Abu Zahri, frère du porte-parole du Hamas Sami Abu Zahri, est décédé mardi 13 octobre 2009 à la prison de Bordj al-Arab suite à de graves blessures causées par des actes de torture qui lui ont été infligées par les services de renseignement de la sûreté de l'Etat au siège de leur quartier général à Alexandrie.

Youssef Zahri, ressortissant palestinien accusé d'être entré illégalement en Egypte à travers un passage souterrain, avait été arrêté en avril 2008 à Al-Arish près de la frontière entre l'Egypte et Gaza. Ses codétenus affirment que depuis son arrestation il n'avait pas cessé d'être torturé à Bordj al-Arab et au siège des services de renseignement de la sûreté de l'Etat à Nasr City au Caire. Le décès de M. Youssef Zahri est clairement le résultat des actes de tortures dont il a été victime tout au long de sa détention.

Événements qui ont conduit à sa mort

Youssef Zahri a d'abord été arrêté le 28 avril 2008. Il ne fait aucun doute que son arrestation était liée aux activités de son frère en tant que figure éminente du Hamas.

Des contacts locaux ont informé Alkarama que le prisonnier palestinien avait été transféré il y a près de deux semaines de la prison de Bordj al-Arab au Siège de la Sûreté de l'Etat à Alexandrie. Youssef Zahri a été détenu par ce service durant quatre jours consécutifs au cours desquels il a subi de graves tortures qui ont notamment occasionné des hématomes crâniens et des hémorragies. A la suite de la dégradation de son état général, les services de renseignement l'ont de nouveau ramené à la prison de Bordj al-Arab.

Devant la gravité de son état, l'administration pénitentiaire l'a évacué en urgence à l'hôpital universitaire d'Alexandrie où le personnel médical, pour des raisons encore indéterminées, a refusé de le prendre en charge au service des urgences. Ramené en détention, il est mort dans sa cellule le 13 octobre 2009.

Climat d'impunité en Egypte

Au vu de cette affaire et des nombreux autres cas de torture recensés depuis plusieurs années en Egypte, il est manifeste que les forces de sécurité égyptiennes ont recours à la torture de manière systématique. En dépit du fait que l'Etat égyptien est régulièrement condamné par les ONG des droits de l'homme et la communauté internationale pour les violations commises sur son territoire, les forces de sécurité égyptiennes continuent à utiliser la torture en toute impunité à grande échelle.

Alkarama va porter le cas de Youssef Zahri à l'attention des procédures spéciales des Nations unies. En particulier, notre organisation a l'intention de soumettre son cas au Rapporteur spécial sur la torture et au Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires.

Alkarama for Human Rights

Mercredi 14 octobre 2009

Source : Alkarama
http://fr.alkarama.org/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/communique.Alkarama.141009.htm



2 Dossier

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

2-1 Michel Warschawski   : Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre Israël : réponse à Uri Avnery.

L'appel pour le « BDS » - Boycott, Désinvestissement, Sanctions – a finalement atteint l'opinion publique israélienne. La décision de la Norvège de retirer ses fonds  des sociétés israéliennes impliquées dans la construction des colonies a fait la différence, et a représenté le premier grand succès de cette campagne importante.

Après avoir ignoré la campagne pour le BDS pendant plusieurs années, Uri Avnery s'est finalement senti obligé de réagir, à deux reprises, dans son blog. Comme Uri, je réagis rarement aux opinions des autres dans mon propreblog, comme il le dit avec délicatesse : « je ne veux pas imposer mes vues, je veux juste apporter des éléments pour la réflexion, et je laisse le lecteur se former sa propre opinion ». Certains arguments mis en avant par Avnery, cependant, requièrent une réponse, car ils peuvent égarer ses lecteurs.
 En dépit du fait que j'ai parfois des désaccords avec Avnery – quoique beaucoup moins que dans le passé -  j'ai un grand respect pour l'homme, pour le journaliste, pour le militant, pour le commentateur politique, et depuis la banqueroute de « 
la Paix Maintenant » au cours du «processus d'Oslo, nous avons souvent milité ensemble côte à côte, et j'oserais dire que nous sommes devenus amis. C'est pourquoi je me sens obligé de réagir à sa critique de la campagne BDS.
Laissez moi commencer par une évidence, que je considère comme étant un faux débat.  « La haine est mauvaise conseillère », écrit Uri, et je serai le dernier à le contredire Je sais d’ailleurs aussi  qu'il sera d'accord avec moi si j'ajoute que dans notre contexte politique la haine est cependant compréhensible.
« Israël n'est pas l'Afrique du Sud », dit Uri. Bien sûr qu'elle ne l'est pas, et chaque réalité concrète a ses specifites. Néanmoins, ces deux pays ont quelques similitudes : les deux sont des Etats racistes avec des (espèces différentes de) systèmes d'apartheid (au sens littéral, le sens d'apartheid   est « séparation structurelle »). Les deux pays sont établis comme des « Etats européens » dans un environnement national/ethnique composé de non-Européens, qui sont, à juste titre, considérés comme un environnement hostile. Nous devons également admettre – et c'est déjà un point plus important – que dans l'objectif d'obtenir des résultats substantiels dans notre combat, nous avons besoin de construire  une dynamique unitaire incluant la résistance nationale palestinienne, les forces israéliennes hostiles à l'occupation, et lemouvement de solidarité internationale. Il y a dix ans, j'avais appelé cela « le triangle gagnant ».
Nous avons en effet beaucoup de choses en commun avec Uri, jusqu'à ce qu'intervienne la question  de sa mauvaise appréciation de ses opposants politiques. Dans son article discutant l'article de Neve Gordon dans 
LA Times,  écrit : « Neve Gordon et ses partenaires dans le BDS ont perdu espoir dans les Israéliens ». Si c'était vrai, pourquoi Neve, moi-même et beaucoup d'autres Israéliens militants du BDS consacrent-ils autant de temps à construire, avec Uri Avnery, un mouvement israélien contre la guerre, l'occupation et la colonisation ? La vraie question n'est pas « faut-il changer la société israélienne », mais comment et pourquoi.
L'objectif politique de Uri Avnery, dit-il, est « une paix entre Israéliens et Palestiniens », c'est -à-dire un compromis qui puisse satisfaire la majorité des deux communautés, sur une base symétrique (dans un autre article important, il l'a appelé « Vérité contre Vérité »). Une telle symétrie est le résultat d'une autre pré-supposé d'Avnery : le conflit en Palestine est un conflit entre deux mouvements nationaux d'égale légitimité.
Neve et beaucoup de ceux qui soutiennent la campagne BDS sont en désaccord avec ces deux points de vue : notre objectif n'est pas la paix pour la paix, parce que la paix en elle-même ne signifie  rien (pratiquement chaque guerre dans l'histoire moderne a été déclenchée sous le prétexte de réaliser la paix). La paix est toujours le résultat d'un rapport de forces dans lequel un camp ne peut imposer à l'autre tout ce qu'il considère comme ses droits légitimes.
 Contrairement à Uri, notre but est l'épanouissement de certaines valeurs, comme les droits fondamentaux individuels et collectifs, la fin de la domination et de l'oppression, la décolonisation, l'égalité, et le plus de justice possible. Dans un tel cadre , nous pouvons manifestement soutenir des « initiatives de paix » qui peuvent réduire le niveau de violence et/ou obtenir un certain niveau de droits. Dans notre stratégie,cependant , ce soutien à des initiatives de paix n'est pas le but en soi, mais seulement le moyen de progresser vers la réalisation des valeurs et des droits mentionnés plus haut.
Cette différence entre « paix » et « justice » est à mettre en relation avec la divergence concernant la deuxième hypothèse d'Uri Avnery : la symétrie entre deux mouvements nationaux et deux aspirations également légitimes.
Pour nous, le Sionisme n'est pas un mouvement de libération nationale, mais un mouvement colonialiste, et l'Etat d'Israël est et a toujours été un Etat colonial. La paix, ou, mieux, la justice, ne peuvent être réalisées sans une totale décolonisation (on peut dire dé-sionisation) de l'Etat d'Israël : c'est une précondition pour la réalisation des droits légitimes des Palestiniens – qu'il s'agisse des réfugiés, des residents de Cisjordanie et de Gaza vivant sous occupation militaire ou des citoyens palestiniens de seconde classe en Israël. Que le résultat final de cette décolonisation soit une solution « à un Etat », la constitution de deux Etats démocratiques (c'est-à-dire pas un « Etat juif »), une fédération,  ou tout autre système institutionnel, est secondaire, et devra en définitive être décidé, le cas échéant, dans le combat lui-même et en fonction du niveau de participation des Israéliens.
En ce sens, Uri Avnery a tort quand il établit que nos divergences portent sur « un Etat » ou « deux Etats ». Comme je l'ai expliqué, la divergence est sur les droits, sur la décolonisation, et le principe d'égalité complète. La forme que cela prendra, à mon avis, n'est pas la question, pour autant  que nous parlions bien d'une solution dans laquelle les deux peuples vivent en liberté (c'est-à-dire sans relations de type colonial) et dans l'égalité.
 Une autre divergence importante avec Uri Avnery concerne  la dialectique entre le calendrier du mouvement de libération nationale palestinien et le rôle du soi-disant camp de la paix israélien.  S'il est évident que le mouvement national palestinien a besoin du plus grand nombre possible d'alliés Israéliens pour obtenir sa libération aussi vite que possible avec le moins de souffrances possible, on ne peut pas espérer du mouvement palestinien qu'il attende que Uri, Neve et les autres anticolonialistes israéliens aient convaincu la majorité de l'opinion israélienne. Pour deux raisons : premièrement parce que les mouvements populaires nationaux n'attendent pas pour combattre l'oppression et le colonialisme; et deuxièmement parce que l'Histoire nous a appris que les changements à l'intérieur d'une société coloniale ont toujours été le résultat du combat pour la libération, et non l'inverse: quand le prix de l'occupation devient trop élevé, de plus en plus de gens comprennent que ça ne vaut pas le coup de continuer.
Oui, il y a besoin d'une main tendue pour la coexistence, mais ensemble avec une main  de fer pour se battre pour les droits et la liberté. La faillite du processus d'Oslo confirme une vieille leçon de l'Histoire : toute tentative de réconciliation avant la réalisation des droits renforce le maintien de la relation de domination coloniale. Sans un prix à payer, pourquoi les Israéliens voudraient-ils mettre fin à la colonisation, pourquoi risqueraient-ils une crise intérieure profonde ?
 C'est pourquoi la campagne BDS est si  pertinente : elle offre un cadre international pour agir dans le but d'aider le peuple palestinien à obtenir ses droits légitimes, à la fois au niveau institutionnel (les Etats et les institutions internationales) et au niveau de la société civile. D'un côté elle s'adresse à la communauté internationale, lui demandant de sanctionner un Etat qui viole systématiquement la loi internationale, les conventions de Genève, et les differents accords signés; de l'autre elle appelle la société civile à l'échelle mondiale à agir, aussi bien comme individus que comme mouvements sociaux (syndicats, partis, conseils municipaux, associations, etc) pour  boycotter les biens, les personnalités officielles, les institutions, etc. qui représentent l'Etat colonial israélien.
 Les deux tâches (boycott et sanctions) seront finalement une pression sur le peuple israélien, les poussant à comprendre que l'occupation et la colonisation ont un prix, que la violation des règles du droit international fera tôt ou tard de l'Etat d'Israël un pays infréquentable, non admis dans la communauté des nations civilisées. Exactement comme l'Afrique du Sud dans les dernières décennies de l'apartheid. En ce sens, et contrairement à ce que dit Uri, le BDS s'adresse au public israélien, et, dès maintenant, est la seule façon de provoquer un changement dans l'attitude des Israéliens vis-à-vis de l'occupaion/colonisation. Si on compare cette campagne BDS à la campagne de boycott anti-apartheid qui a pris 20 ans pour commencer à porter ses fruits, on ne peut qu'être surpris de l'efficacité déjà acquise par la campagne BDS contre Israël, et dont en Israël même nous sommes témoins des premiers effets.  
La campagne BDS a été lancée par une large coalition de mouvement politiques et sociaux palestiniens. Aucun Israélien qui affirme soutenir les droits du peuple palestinien ne peut décemment  tourner le dos à cette campagne : après avoir affirmé pendant des années que « la lutte armée n'est pas le bon choix », ce serait un comble que les mêmes militants israéliens veuillent disqualifier cette stratégie du BDS. Au contraire, nous devons tous ensemble rejoindre la  campagne « Boycott de l’interieur » (« Boycott from Within ») dans le but d'apporter un soutien israélien à cette initiative palestinienne. C'est le minimum que nous pouvons faire, et c'est le minimum que nous devons faire.

Source: Alternative Information Center
Traduction: Serge Evou


2-2 Israël maintient son refus du traité de non-prolifération nucléaire.
Israël a rejeté mercredi l'appel lancé par une responsable américaine à adhérer au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), jugeant cet accord "inefficace".
"Ce traité a prouvé son inefficacité, il n'a pas empêché des pays comme l'Inde, le Pakistan et
la Corée du nord de se doter de l'arme nucléaire; quant à à l'Iran on peut voir quel est son impact", a affirmé à l'AFP un haut responsable des Affaires étrangères qui a requis l'anonymat.
"Il est inconcevable dans ces conditions que l'on puisse considérer ce traité comme un atout susceptible de modifier quoi que se soit dans la donne nucléaire internationale", a-t-il ajouté.
Rose Gottemoeller, qui représente les Etats-Unis à une session préparatoire d'une conférence mondiale sur le TNP prévue en mai 2010 à New York, a affirmé mardi qu'une "adhésion universelle au TNP - y compris par l'Inde, Israël, le Pakistan et
la Corée du Nord - demeure un objectif fondamental des Etats-Unis".
Le TNP compte 189 pays signataires. Israël, qui est considéré comme une puissance atomique, n'en fait pas partie. L'Inde et le Pakistan, qui sont dotés de l'arme atomique, ne l'ont pas signé non plus. Quant à
la Corée du Nord, elle a quitté le traité en 2003.
Selon le responsable israélien, les déclarations de Mme Gottemoeller américaine "ne constituent pas pour le moment de changement de la politique de Washington".
L'ex-chef de cabinet de l'ancien Premier ministre israélien Ariel Sharon, Dov Weisglass, a cependant exprimé son inquiétude.
"Si ces propos reflètent un début de changement de la politique américaine sur ce dossier, cela constitue peut-être le développement le plus inquiétant que l'on puisse imaginer pour Israël depuis des années", a-t-il affirmé à la radio militaire.
Pour le quotidien israélien, Yédiot Aharonot, les Etats-Unis "ont largué une bombe. Pour la première fois, un responsable officiel américain a fait explicitement référence à la capacité nucléaire d'Israël".
Le groupe britannique d'informations spécialisées Jane's estime "entre 200 et 300" le nombre de têtes nucléaires détenues par l'Etat hébreu. Suivant une doctrine dite de l'ambiguïté délibérée, Israël n'a jamais confirmé ni démenti cette capacité.
Cette politique de l'ambiguïté remonte aux début des années 1960. Elle est attribuée à celui qui était alors vice-ministre
la Défense , Shimon Peres, en accord avec les Etats-Unis et la France.
L
e 11 décembre 2006, l 'ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert avait commis un lapsus en incluant pour la première fois Israël dans une liste de pays disposant de l'arme nucléaire, avant d'y apporter un démenti.

6 mai 2009

(AFP)


2-3 Silvia Cattori  - Gaza : Un camp de lente extermination ?

Entretiens avec le Docteur Thabet El Masri.

Silvia Cattori : Entretiens avec le Docteur Thabet El Masri

Thabet El Masri, Directeur de l’Unité de soins intensifs de l’Hôpital Shifa, un hôpital public de la bande de Gaza, répond ici aux questions de Silvia Cattori concernant la récente augmentation du nombre de bébés, nés avec des malformations.

Silvia Cattori : En juin, vous avez commencé à être préoccupé par une augmentation du nombre de bébés nés avec des malformations. Nous serions très intéressés d’avoir votre évaluation médicale et de connaître le résultat de l’étude que vous avez menée au sujet de ce phénomène inquiétant. Pouvez-vous nous dire quel est le rapport des anomalies congénitales prénatales et postnatales constatées dix mois après les attaques sur Gaza, par comparaison avec la même période en 2008, en termes de nombre de cas concernés ?

Thabet El Masri : Oui, j’ai suivi le phénomène continu de bébés nés avec une malformation congénitale. J’ai calculé le nombre de bébés nés avec des malformations congénitales en juillet, août et septembre 2009. J’ai comparé ces trois mois avec les mêmes mois en 2008.

Voici les chiffres : En juillet 2009, il y a eu à l’Hôpital Shifa 15 cas de ce genre, contre 10 en 2008 ; en août 2009, il y a eu 20 cas, contre 10 en 2008 ; et en septembre 2009, 15 bébés sont nés malformés, contre 11 en 2008. Le nombre moyen de naissances à l’Hôpital Shifa est d’environ 1’100 par mois.

Silvia Cattori : Lorsque ce rapport est sorti, il a causé beaucoup d’émotion et d’inquiétude. Beaucoup de gens ont immédiatement attribué l’augmentation des malformations congénitales chez les fœtus avortés et nouveau-nés, à l’utilisation par l’armée israélienne d’obus au phosphore blanc. Est-ce justifié ?

Thabet El Masri : Nous pouvons soupçonner, mais nous ne pouvons pas confirmer, que c’est l’utilisation d’armes chimiques par Israël qui a causé cette augmentation des malformations congénitales.

Silvia Cattori : Les bébés atteints de malformations congénitales viennent-ils tous des populations habitants dans les camps de réfugiés particulièrement soumises aux bombardements israéliens ? De quelles zones viennent les mères ?

Thabet El Masri : Les bébés souffrant de malformations congénitales viennent de partout dans la bande de Gaza. Mais la moitié des femmes qui ont donné naissance à des bébés frappés de malformations proviennent du camp de réfugiés de Jabaliya.

Silvia Cattori : Que pouvez-vous faire dans la présente situation à Gaza pour rassurer les femmes enceintes qui sont maintenant très inquiètes ?

Thabet El Masri : En fait, rien. Il n’y a rien que nous puissions faire pour garantir que leurs bébés seront normaux. Comment pourrions-nous empêcher la présence de produits chimiques qui peuvent causer des défauts de naissance ?

Silvia Cattori : Y a-t-il des embryologistes à Gaza qui sont capables de faire des tests génétiques ?

Thabet El Masri : Nous ne sommes malheureusement pas équipés pour effectuer des tests génétiques pour voir si les anomalies congénitales sont dues seulement à des facteurs génétiques et non pas aux produits chimiques. Au bout du compte, c’est un problème de génétique, mais les produits chimiques pourraient bien être responsables de ces mutations.

Silvia Cattori : Qu’en est-il des chercheurs internationaux qui ont pris des échantillons en 2006 pour être testés dans des laboratoires européens ? Y a-t-il déjà eu des résultats ?

Thabet El Masri : Comment pouvons-nous résoudre ce problème ? Si les facteurs chimiques sont responsables, cela est très difficile à prouver. Comment pouvez-vous prouver que les produits chimiques sont à l’origine de ces mutations ? Comment pouvons-nous être sûrs que les Israéliens ont utilisé des substances interdites ?

Silvia Cattori : Nous comprenons que, en tant que médecin, vous êtes profondément inquiet et que, dans la situation désespérée actuelle, vous avez besoin d’urgence d’une aide internationale ?

Thabet El Masri : Oui. Je voudrais suggérer quelque chose qui pourrait nous aider, sans épuiser nos ressources financières limitées dans le domaine de la recherche génétique, laquelle nécessite une énorme quantité d’argent. Pour le dire simplement : il serait extrêmement utile de convaincre les Israéliens de ne pas répéter à nouveau la guerre chimique de l’hiver dernier.

Silvia Cattori : Quels types de pathologies observez-vous chez les nouveau-nés de cet été ? Pouvez-vous nous donner quelques exemples des défauts de naissance constatés ?

Thabet El Masri : Vous trouvez des problèmes du système nerveux central, hydrocéphalie, anencéphalie et d’autres malformations comme les cardiopathies congénitales et les obstructions du tube digestif. Les problèmes rénaux sont très fréquents. Les malformations visibles sont rares : les problèmes sont généralement internes.

Maintenant, vous voyez quels sont les problèmes auxquels nous devons faire face. Les mères sont sans défense, nous n’avons pas de réponses pour elles. Elles savent que nous sommes tous seuls dans cette situation. Elles ne peuvent que prier. C’est la seule chose qu’il leur reste.

Silvia Cattori : Vous n’avez pas de contacts à l’extérieur ?

Thabet El Masri : Nous n’avons absolument aucun contact à l’extérieur. Je vous ai donné un aperçu du problème principal. Comme je l’ai dit, il y a une probabilité que les produits chimiques pourraient être une des causes de la tendance à la hausse des défauts de naissance, parce que ceux-ci ont augmenté depuis l’assaut de décembre et janvier. Toutefois, cette conclusion est impossible à prouver.

Silvia Cattori : Nous vous remercions.

Silvia Cattori 
Cet entretien a eu lieu le 12 octobre 2009.
Texte original en anglais : http://www.silviacattori.net/article987.html

Traduit de l’anglais par JPH

URL de cet article: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=15697

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