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30/10/2009

n°491 - Les dossiers de Palestine - 28-10 - : Fin : - Silence, on assassine un peuple!

n°491 - Les dossiers de Palestine - 28-10 - : Fin : - Silence, on assassine un peuple!



  L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Dossier de Palestine

 n°491                                                     28-10

          C.De Broeder & M.Lemaire   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

2 Dossier -  Fin

2-9 Jerrold Kessel et Pierre Klochendler : Turquie : Premier Allié A Boycotter Israël...

2-10 Turquie- Israël ce n’est plus bizness comme d’habitude.

2-11 Ahmad Y. Al-Qarei : Tous les Etats et instances arabes et islamiques sont unanimes sur le danger qui pèse actuellement sur Jérusalem.

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Topaz Amoore et Yolande Knell : Balles dans le cerveau, shrapnel dans la colonne vertébrale : terribles blessures chez les enfants de Gaza.

3-2 Rapport : Les captives palestiniennes, souffrances inhumaines, en attendant une lueur de liberté.

3-3 Annick-Denise Hamouri : Mon fils Salah, franco palestinien, détenu depuis 2005, condamné à 7 ans de prison.

3-4 Sabri Mohammed Ghraïeb : Ils m'ont mis en prison dans ma maison. (Un Palestinien au milieu des colons.)

3-5 Des fermiers de Gaza aux prises avec des terres agricoles endommagées.



2-9 Jerrold Kessel et Pierre Klochendler : Turquie : Premier Allié A Boycotter Israël...

Une Bonne Nouvelle Pour les Palestiniens ?

La Turquie est-elle entrain d’effectuer un virage en U dans la conduite de sa politique régionale, au détriment du régime sioniste ?

La Turquie ne joue pas avec Israël

C’est depuis longtemps la relation stratégique la plus durable au Moyen Orient – peut être parce que c’était la plus improbable.
Pendant des décennies, les deux superpuissances régionales,
la Turquie et Israël, se sont tenus épaule contre épaule face à des défis stratégiques.
Ces 20 dernières années, la mystérieuse coopération entre l’Israël Juive et
la Turquie Musulmane a de plus en plus fait surface, faisant fi des demandes du Monde Arabe et des faucons en Turquie – à la fois Musulmans et de Gauche – que la Turquie prenne ses distances avec Israël dans ses liens militaires élaborés et les services secrets.
Actuellement, tout est entrain de changer. Ou bien est-ce juste un contretemps ?
Dimanche, Israël a fait savoir que des manœuvres aériennes militaires conjointes de l’OTAN, nom de code, « Anatolie Eagle », avaient été repoussées car
la Turquie avait exclu l’armée de l’air israélienne. Les exercices devaient inclure les Etats Unis et l’Italie. Les deux pays ont annulé leur participation après l’exclusion d’Israël par la Turquie.
Les
exercices de guerre auraient du avoir lieu dans la ville centrale d’Anatolie, Konya, et auraient du inclure des entraînements aux bombardements dans l’espace aérien turc le long des frontières iraniennes, syriennes et irakiennes.
Le ministère turc des affaires étrangères a fait une déclaration insipide disant que «ce n’est pas la peine de donner un sens politique au fait que la partie internationale de l’exercice ait été repoussée».
Mais, parlant dimanche soir sur CNN, le ministre turc des affaires étrangères, Ahmet Davutogmu, a fait allusion au fait que l’exclusion d’Israël était liée à la colère persistante de
la Turquie à l’égard d’Israël à cause de sa guerre effrénée contre le Hamas à Gaza au début de l’année.
Davutoglu a dit : « Nous espérons que la situation à Gaza s’améliorera, qu’il y aura un retour à la voie diplomatique, et que cela créera également une nouvelle atmosphère dans les relations turco israéliennes. »
« Mais » a-t-il ajouté, « dans la situation existant présentement, bien sûr, nous critiquons Israël. »
La colère de
la Turquie a été ravivée suite à la publication du rapport Goldstone pour les Nations Unies, qui accuse Israël d’avoir commis des crimes de guerre. Le Premier Ministre Recip Tayyip Erdogan est monté au front pour critiquer la mise au placard du rapport au Conseil des Droits de L’Homme des Nations Unies.
Cette exclusion n’est pas la première action menée par
la Turquie pour montrer publiquement son mécontentement contre Israël à cause de l’attaque contre Gaza.
En Janvier, au Forum Economique Mondial de Davos en Suisse, Erdogan a quitté précipitamment la conférence après avoir reproché au président israélien Shimon Peres l’importance du nombre de victimes à Gaza lui disant : « Vous savez très bien comment tuer des gens ».
Et, le mois dernier, Davutoglu a annulé une visite en Israël car les autorités israéliennes avaient fait savoir qu’il ne serait pas le bienvenu s’il rendait visite à Gaza en même temps.
Ces incidents ont accru les tensions existantes dans les liens politiques entre les deux pays depuis l’arrivée au pouvoir du Parti islamiste Justice et Développement en 2002.
Le quotidien turc le plus lu, Hurriyet, suggère que le « nouveau ton glacial » dans les relations ne va pas changer de si tôt. Les exercices de guerre « ont été repoussé indéfiniment », selon le quotidien, citant un responsable turc bien placé.
La décision concernant les exercices de guerre ont été un choc majeur pour les planificateurs stratégiques d’Israël.
« C’est un développement sérieusement inquiétant » a dit l’ancien chef d’état major de l’armée de l’air, Eytan Ben –Eliyahou, à
la TV publique israélienne. « La Turquie est vitale pour l’entraînement de nos forces armées aériennes sur de vastes espaces, étant donné surtout la localisation stratégique de la Turquie proche à la fois de l’Iran et de la Syrie. »
Il y a deux ans, des bombardiers israéliens auraient emprunté l’espace aérien turc lors de leur attaque d’un site syrien en construction soit disant nucléaire.
Les deux états ont entretenu des liens étroits sur le plan militaire. Ils ont régulièrement mené des exercices conjoints de leurs flottes, le partage des renseignements est devenu une routine, et le commerce des armes s’est consolidé suite à un accord de coopération militaire signé en 1996.
Israël a fourni pour des centaines de millions de dollars d’équipement militaire à
la Turquie pendant des années, et a modernisé les tanks et avions turcs.
Mais depuis un an,
la Turquie a régulièrement commencé à diminuer sa coopération militaire tout en augmentant parallèlement de tels liens avec la Syrie.
Des
responsables israéliens ont fait savoir que même avant l’annulation de l’exercice aérien, il y avait déjà des inquiétudes concernant le futur d’accords d’armement et d’efforts conjoints pour développer des systèmes d’armement spécialisés.
Non officiellement, les industries militaires israéliennes sous contrôle gouvernemental ont reconnu que le potentiel d’exportation vars
la Turquie a diminué de mois en mois, les US et les Européens, spécialement les Italiens, les fabricants d’armes italiens remplaçant les industriels de l’armement israéliens.
Suite aux commentaires israéliens initiaux durs mais emprunts de panique sur l’annulation des exercices de guerre, une déclaration du bureau des affaires étrangères turc a dit : « nous appelons les responsables israéliens à agir avec bon sens dans leurs déclarations et leurs attitudes. »
Le directeur du centre stratégique de recherche à l’Université Bahcesehir d’ Istanbul, Ercan Citioglu, a dit à
la TV Al Jazeera basée au Qatar : « La Turquie est le seul pays ami d’Israël dans la région. Elle a de très bonnes relations avec la Syrie et l’Iran. C’est pourquoi Israël recherche le soutien de la Turquie pour la politique qu’il mène dans la région ce qui est vital pour lui. »
En privé, certains responsables israéliens disent qu’Israël ne devrait pas considérer « le changement abrasif d’Ankara » à la lègère.
Le Ministre de
la Défense Ehud Barak a conseillé de garder la tête froide. Après une discussion à huit clos de haut niveau dans son QG de Tel Aviv, Barak a dit : « malgré les hauts et les bas, la Turquie continue d’être un élément central dans notre région. Il n’est pas question de se laisser entraîner à des déclarations acerbes contre eux. »
Mais l’un des hauts responsables israéliens a dit franchement à inter Press Service, » il se pourrait que la réalité ait déjà changé, et que les liens stratégiques que nous pensions continuer avec
la Turquie sont simplement terminés ».
Lors de la réunion du cabinet hebdomadaire Dimanche, un ancien ministre de la défense, le Ministre de l’Industrie, Benyamin Ben-Eliezer, a dit qu’Israël ne pouvait pas se permettre d’adopter une ligne dure : « Nous avons des intérêts communs stratégiques importants avec
la Turquie. Nous devons agir avec la plus grande sensibilité de sorte que les prévisions sombres ne se matérialisent pas. »
Influer sur l’attitude de
la Turquie semble peu probable sans un changement significatif de la politique israélienne vis-à-vis des Palestiniens.
L’annulation d’ »Anatolian Eagle » laisse un certain nombre de questions stratégiques sans réponse, à la fois sur le plan bilatéral et international, et aussi en interne en Turquie et en Israël :
•Quels sont les implications d’un différent Turquie Israël sur les efforts internationaux pour stopper le nucléaire iranien ?
•Cela signale t-il un changement dramatique dans les relations entre l’armée turque et l’Administration islamique modérée du parti au pouvoir l’AK ? Jusqu’à cette dramatique décision l’armée turque a toujours prudemment couvert ses liens étroits avec Israël face à la colère croissante du gouvernement et du public sur cette relation stratégique étroite.
•Cette exclusion d’Israël sera-t-elle la preuve d’un premier boycott tangible par un pays allié d’Israël ?
•Et, quel effet cela aura-t-il sur la politique obstinée d’Israël pour relâcher sa pression constante sur les Palestiniens ?
Jerrold Kessel et Pierre Klochendler –

15/10/09

Inter Press Service repris par www.atimes.com

18/10
http://www.planetenonviolence.org/Tensions-Turquie-Israel-Premier-Allie-A-Boycotter-Israel,-Une-Bonne-Nouvelle-Pour-Les-Palestiniens_a2035.html


2-10 Turquie- Israël ce n’est plus bizness comme d’habitude.

Des nouveaux contrats pour des centaines de millions de $ de fourniture en équipement fabriqués par les industries militaires israéliennes pour l’armée turque de même que la coopération entre militaires turcs st israéliens sont actuellement suspendus. Récemment, des responsables turcs ont préféré acheter un satellite espion à l’Italie alors même qu’il est plus cher que celui pouvant être fourni par les Israéliens et de moins bonne qualité.
La Turquie a menacé Israël de lui imposer pour des millions de $ d’amende à cause du retard dans la livraison à l’armée turque de 10 drones fabriqués par les Industries Aérospaciales Israéliennes(IAI). La Turquie a prévenu Israël que si les appareils ne sont pas livrés avant la fin de l’année l’affaire sera portée devant la Cour Internationale d’Arbitrage Commercial.
Ces drones ont été commandés il y a quatre ans pour un montant de 180 millions de $ selon le quotidien turc, Zaman, auprès d’Elbit Systems et des Industries Aérospaciales d’Israël, et
la Turquie menace de demander 3 à 4 millions d’amende pour ce retard dans la livraison.
D’autre part, les exportations d’Israël vers
la Turquie ont chuté de 40% les 9 premiers mois de cette année, et les entreprises turques ont des dettes et cela a un impact sur le secteur assurances en Israël. Les banques turques qui par le passé coopéraient volontiers avec les Israéliens en fournissant des informations sur la situation comptable des entreprises turques - surtout celles ayant des problèmes de trésorerie – se refusent désormais à le faire ce qui complique la tâche des exportateurs israéliens pour gérer les crédits accordés et fait porter le fardeau sur la principale compagnie d’assurance israélienne ICIC. « Ces derniers mois nous avons vu une augmentation exceptionnelle des retards de paiement des sociétés turques auprès des exportateurs israéliens » (paiement à 30 jours) a dit David Milgrom, CEO d’ICIC.
Les 9 premiers mois de l’année Israël a exporté pour 800 millions de $ de produits en Turquie, soit une baisse de 40% pour la même période en 2008. La baisse des exportations vers
la Turquie est le double de la baisse générale des exportations israéliennes qui est de 20%. Les dettes des entreprises turques auprès des exportateurs israéliens a augmenté de 90% pour cette même période 2009, et actuellement se monte à 40 millions de $.
Des responsables israéliens prônent l’adoption d’un profil bas en espérant un retour à la «normale» d’ici peu. Mais certains en Israël analysent ce changement de position de
la Turquie comme un « fait accompli » et reconnaissent que la Turquie n’est plus un partenaire stratégique et sécuritaire partageant une relation de dépendance vis-à-vis d’Israël, ce qui est un coup considérable pour Tel Aviv. Cela sape le pouvoir de dissuasion d’Israël vis-à-vis de la Syrie et de l’Iran.
Quiconque regarde la carte régionale peut le comprendre facilement et en saisir les implications géopolitiques et stratégiques surtout pour Israël. Israël a commencé à chercher des relations de substitutions avec des pays comme l’Azerbaïdjan, le Turkmenistan, mais le processus est complexe, il est surveillé de près par
la Russie, l’Iran, la Chine, reste instable, à court terme, et ne pourra en aucun cas remplacer des décennies de coopération étroite Turquie Israël.

Changement politique majeur de la Turquie dans la région, un point positif pour les Palestiniens

La Turquie semble mettre en place un changement politique majeur dans la région, se tournant vers l’Est comme alternative positive à ses relations frustrantes avec l’Ouest, surtout à cause de ses difficultés à obtenir gain de cause en ce qui concerne son adhésion à l’UE (La dernière visite turque à Paris s’est terminée par un fin de non recevoir de Sarkozy).
Selon les déclarations faites à IPS par le Dr Samir Awad de l’Université Birzeit près de Ramallah, Cisjordanie/Palestine occupée :
« Les relations de plus en plus tendues entre
la Turquie et Israël et sa sympathie croissante pour la cause palestinienne pourraient avoir une influence importante sur les Européens, les Américains, et les Pays Arabes ».
«
La Turquie, un pays musulman séculier à des liens forts avec le monde Musulman et Arabe. En même temps, elle a des relations fortes avec les Etats Unis qui la considèrent comme un allié régional et stratégique. Elle est aussi d’une certaine façon respectée par l’Occident pour être séculière et démocratique mais avec quelques dérives ».

La Syrie a annoncé mardi qu’elle allait participer à d’importantes manœuvres militaires conjointes avec la Turquie, au grand dam des Israéliens. Déjà en début d’année un exercice militaire conjoint avait été organisé.
Selon Anat Lapidot-Firilla, de l’Université de Jérusalem, qui s’est exprimée dans un article dans le quotidien israélien Haaretz,
la Turquie se voit comme possible dirigeant du monde sunnite musulman.
La Turquie pourrait faire pression sur certains pays arabes pour qu’ils s’engagent plus pour aider les Palestiniens, notamment l’Arabie Saoudite, qui jusqu’à présent a joué un double jeu dans la région selon ses intérêts et ceux de son allié et protecteur américain. Hors tout récemment la Syrie et l’Arabie Saoudite ont renoué des liens tendus depuis des années à cause du Liban, sur lequel ils se sont mis d’accord pour favoriser la formation rapide d’un gouvernement d’Union Nationale incluant notamment les Shi’ites du Hezbollah et les Sunnites d’Hariri.
La Turquie pourrait jouer un rôle majeur pour consolider les liens Shi’ites Sunnites, notamment ceux entre l’Arabie Saoudite et l’Iran portant ainsi un coup fatal au projet américanosioniste de semer la discorde et provoquer un violent conflit régional entre Shi’ites et Sunnites. La Turquie pourrait donc œuvrer à cette réunification du monde musulman dans la région, ce que l’Iran et le Hezbollah réclament depuis un certain temps et retrouver ainsi son rôle d’antan.
Héritage de l’Empire Ottoman,
La Turquie considère en effet comme faisant partie de sa mission d’assurer la paix et la stabilité de même que la prospérité économique dans la région, selon Lapidot.
« Les Turcs ont donné un exemple moral en menant des actions diplomatiques contre Israël, plus que ce que n’ont pu faire l’Egypte et
la Jordanie, toutes deux ayant signé des traités de paix avec Israël » a affirmé le Dr Awad.
La Turquie - actuellement membre non permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU- a prévu de soutenir un certain nombre de résolutions pro palestiniennes à la fois dans des forums régionaux et internationaux au Conseil de Sécurité, à l’Assemblée Générale des Nations Unies, et au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU à Genève. La Turquie a aussi récemment participé à une rencontre de l’Organisation des Pays Islamiques et à une cession de la Ligue Arabe, et le « cas Israël » était partout sur l’Agenda.
« Même si auparavant
la Turquie a toujours soutenu les résolutions pro palestiniennes dans ces réunions, je pense qu’elle se fera encore plus entendre dans le futur et fera plus de lobbying » a dit le Dr Awad.

Jerrold Kessel et Pierre Klochendler –

15/10/09

Inter Press Service repris par www.atimes.com

18/10
http://www.planetenonviolence.org/Tensions-Turquie-Israel-Premier-Allie-A-Boycotter-Israel,-Une-Bonne-Nouvelle-Pour-Les-Palestiniens_a2035.html



2-11 Ahmad Y. Al-Qarei : Tous les Etats et instances arabes et islamiques sont unanimes sur le danger qui pèse actuellement sur Jérusalem.

Tous les Etats et instances arabes et islamiques sont unanimes sur le danger qui pèse actuellement sur Jérusalem.

Et par conséquent, sur la nécessité d’entreprendre une action rapide au niveau des instances internationales et régionales, tout en se concentrant sur les cercles qui ont la possibilité de faire pression sur Israël.

Cet Etat voyou ne possède pas de Constitution intérieure et commet des violations dangereuses contre la légitimité internationale.

Il est évident que ces violations dernièrement commises par les extrémistes israéliens contre la mosquée d’Al-Aqsa ne sont qu’un prolongement de celles nombreuses commises depuis l’occupation de Jérusalem le 7 juin 1967.

Elles ont doublé depuis la promulgation de la décision de la Haute cour israélienne le 23 septembre 1993. Selon cette décision, la mosquée d’Al-Aqsa serait soumise à la souveraineté israélienne. Une décision qui transgresse les principes du droit international et du 4e accord de Genève en 1949.

En parallèle à cette décision concernant la judaïsation de l’Esplanade des mosquées, de nombreux plans sont en cours, et les Israéliens n’ont aucune honte à les dévoiler et à les publier. Parmi ces plans, il y a la construction de 10 colonnes (au nombre des 10 commandements) sur l’esplanade qui se trouve face à la muraille ouest de l’extérieur, jusqu’à parvenir au niveau de l’esplanade actuelle de la mosquée d’Al-Aqsa. Ensuite, ils prévoient la construction du 3e Temple pour le relier à une colonne qu’ils prétendent exister dans le Dôme du rocher. C’est ainsi que les plans israéliens visent à effacer l’identité de Jérusalem, à violer ses lieux saints, à s’accaparer ses territoires et à démanteler sa constitution démographique et architecturale. Bref, l’Etat hébreu vise à effacer toute trace de l’histoire arabo-islamique de la ville.

La Conférence arabo-islamique, tenue à Jérusalem en 1931, était parmi les premières conférences à mettre en garde contre les violations de l’Esplanade des mosquées. Elle avait été tenue près de la mosquée d’Al-Aqsa avec la présence d’un grand nombre de leaders arabes et de musulmans orientaux et occidentaux. La décision la plus importante prise par cette conférence était de créer une société pour sauver les terres des Palestiniens à Jérusalem. Et ce, dans l’objectif de serrer l’étau autour des tentatives de l’Etat hébreu d’acheter le maximum de terres proposées par la tutelle britannique ou celles que les propriétaires arabes se sont retrouvés obligés de vendre sous la répression des lois britanniques.

En application des décisions de ladite conférence, une délégation palestinienne a effectué une tournée qui a duré 7 mois pendant laquelle elle a visité un grand nombre d’Etats qui ont souscrit de grandes sommes au profit de la société pour sauver des territoires palestiniens ainsi que d’autres projets lancés par la conférence. Si de pareils efforts palestiniens, arabes et islamiques ont été faits au début du siècle dernier sous domination coloniale complète imposée aux mondes arabe et islamique, il aurait fallu profiter de cet exemple pour faire face aux plans israéliens visant à s’accaparer les terres palestiniennes depuis le jour de la création d’Israël.

Ce que nos ancêtres ont fait depuis près d’un siècle nous interpelle, en tant que nation unie, à déployer le maximum d’efforts à tous les niveaux. Il est clair que les efforts doivent être concentrés avant tout en direction de l’UE, à cause de son poids politique et du nombre de ses membres (environ 30 Etats). De plus que les positions européennes sont encourageantes depuis la déclaration de Venise le 13 juin 1980 et sa recommandation des droits légitimes du peuple palestinien.

C’est ainsi que les positions européennes au cours des dernières années doivent nous pousser à activer l’entente avec l’UE dans cette phase cruciale du conflit arabo-israélien. Effectivement, en juillet 2008, l’UE a critiqué les activités coloniales après l’approbation préliminaire de la part du gouvernement israélien de construire des logements sur le mont d’Abou-Ghoneim au sud et au nord de Jérusalem. Et ce, dans un communiqué adressé par la présidence française à l’UE, et selon lequel les procédures israéliennes pourraient porter atteinte à la crédibilité du processus politique en cours entre Israël et les Palestiniens.

Puisque Javier Solana, chef de la diplomatie et de la politique étrangère et sécuritaire auprès de l’UE, effectue continuellement des visites navettes au Proche-Orient, il faut qu’un chef de la diplomatie arabe en fasse de même. Ce qui se passe à Jérusalem doit être soumis à l’Unesco qui, depuis les années 1990 du siècle passé, accorde un intérêt particulier à la cause de cette ville [1]. Un important rapport est élaboré à la fin de l’année 1999 dans lequel il a signalé les violations israéliennes commises contre l’histoire et le patrimoine arabes de la ville. Il a mentionné un nombre de vérités reflétant le plan de judaïsation de la ville. Selon ce rapport, l’ancienne Jérusalem est devenue prisonnière et encerclée par une autre ville en expansion continue au profit des nouveaux colons juifs.

L’action arabo-islamique peut commencer par l’enregistrement de toutes les violations israéliennes commises durant la dernière décennie dans un livre noir qui peut être publié en plusieurs langues pour que l’opinion publique internationale soit au courant de ce qui se passe sur les territoires arabes occupés et dans la ville sainte.

[1] voir sur PNN

Ahmad Y. Al-Qarei

jeudi 15 octobre 2009



3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Topaz Amoore et Yolande Knell : Balles dans le cerveau, shrapnel dans la colonne vertébrale : terribles blessures chez les enfants de Gaza.

Topaz Amoore au Caire et Yolande Knell à El-Arish

Janvier 2009 –

Les médecins d’un hôpital près de Gaza sont pratiquement débordés par le nombre d’enfants palestiniens qu’ils doivent traiter pour des blessures par balles à la tête.

Publié le 17 janvier 2009, au plus fort de l’attaque israélienne sur la bande de Gaza

La semaine dernière, le personnel de l’hôpital d’EL-Arish dans le Sinaï a dû faire, en un jour, des cat scans sophistiqués du cerveau sur un enfant de neuf ans, deux de 10 ans et un de 14 ans - chacun avait une balle logée dans le cerveau, après avoir été atteint par des coups de feu pendant l’assaut israélien terrestre contre Gaza.

Le dr Ahmed Yahia, chef de l’équipe de traumatologie, a appris à la grand-mère de Anas, âgée de neuf ans, que la petite fille n’allait sans doute pas survivre. « Anas est arrivée dans un coma profond et est toujours dans le même état, » a dit le dr Yahia. « La balle a endommagé une grande partie de son cerveau. Elle est entrée, a touché la paroi du crâne et puis a dévié vers le bas. J’ai vu beaucoup de blessures par balles et les dégâts ici sont si étendus qu’ils sont probablement mortels".

Le dr Yahia, professeur de neurochirurgie, qui a travaillé aux USA et en Grande-Bretagne, croit que la balle a été tirée à bout portant. « Si elle change de direction à l’intérieur du cerveau c’est qu’elle se déplace à grande vitesse et sa force de pénétration est également élevée, » dit-il.

« Je ne peux pas conclure précisément que ces enfants sont pris pour cible, mais dans certains cas, comme la balle entre par l’avant de la tête et la transperce jusqu’à l’arrière, je pense que l’arme a été braquée sur l’enfant. »

Alors qu’Israël se préparait à un éventuel cessez-le-feu hier, ses officiels continuaient à nier que ses soldats eussent délibérément visé des civils, accusant les combattants du Hamas d’avoir pris refuge dans les maisons de Gazaouis ordinaires et d’utiliser ceux-ci comme boucliers humains.

Mais personne ne conteste l’intensité des souffrances de Gaza, ni leurs graves effets sur les jeunes. Les Nations unies ont compté 346 enfants palestiniens tués depuis le début de l’assaut israélien, alors que le Hamas, mouvement islamique radical qu’Israël a essayé de déloger, indique qu’il y a 410 enfants parmi les 1.201 morts palestiniens.

Un nombre encore plus élevé d’enfants ont été blessés - 1.630, selon le Hamas - et un nombre inquiétant d’entre eux ont subi de graves blessures à la tête.

Des centaines de victimes de la campagne de trois semaines menée par Israël à Gaza ont été transportées au-delà de la frontière égyptienne à Rafah pour recevoir des soins d’urgence. Elles sont d’abord examinées à EL-Arish, à environ 60 kilomètres de la frontière. Pour les patients qui sont souvent branchés sur des respirateurs, c’est un voyage dangereux à travers une zone en guerre.

Un des chefs d’une équipe médicale à l’hôpital, le dr Ayman Abd Al-Hadi, a indiqué que c’était le pire conflit qu’il avait connu. « Nous avons eu un enfant avec deux balles dans la tête et nulle part ailleurs, » dit-il. « Nous pensons que cela prouve quelque chose. »

Il a félicité les équipes médicales de Gaza d’être arrivées à sauver tant de de vies en dépit de la pénurie de personnel, de fournitures et de matériel. « Seul un petit pourcentage des enfants peuvent survivre à des blessures par balle à la tête » dit-il. « Pour trois enfants survivants que nous voyons ici avec des blessures par balle à la tête, il y en a probablement 97 à Gaza qui sont décédés. »

Les médecins de l’hôpital, petit et pourtant bien équipé, n’essayent pas d’extraire les balles, mais effectuent une évaluation complète et essayent de stabiliser leurs patients - dont la plupart ont perdu connaissance - avant de les envoyer aux hôpitaux du Caire, et dans certains cas à l’étranger, pour recevoir un traitement plus poussé.

Parmi ceux qui survivent, peu sont susceptibles de récupérer entièrement. La plupart des enfants ayant subi de telles blessures resteront probablement paralysés à vie.

D’autres enfants ont des blessures différentes, mais horribles - comme Samer, moins de trois ans, en train de jouer avec le gant gonflé d’un chirurgien ; son médecin égyptien essaie de la distraire de la douleur qu’il va lui infliger en lui insérant un cathéter d’analgésique dans la main.

Après qu’elle eut reçu une balle dans le dos devant sa maison à Gaza, cette petite fille absolument ravissante n’a été secourue par l’équipe médicale que trois heures plus tard vu le temps qu’il a fallu à celle-ci pour la rejoindre .

Son oncle, Hassan Abedrabo, a dit que Samer avait été touchée par une balle israélienne qui a endommagé sa moelle épinière et l’a laissée paralysée. En même temps, ses deux soeurs, âgées de deux et de six ans, ont été tuées par balles tirées à bout portant alors qu’elles essayaient de s’échapper pendant le bombardement de leur maison à Jabaliya, au nord de ville de Gaza.

La mère des petites filles a été touchée deux fois, mais elle a survécu ; M. Abedrabo a dit que leur grand-mère, agitant un drapeau blanc à l’avant du cortège de la famille terrifiée, a perdu un bras touché par une autre balle.

Samer a été maintenant transférée dans un hôpital belge, mais les médecins égyptiens qui l’ont soignée à EL-Arish croient qu’elle ne marchera plus jamais. Elle est peut-être trop jeune pour comprendre ce que son avenir lui réserve mais, Samer pense savoir ce qui lui est arrivé. « Les juifs ont tiré sur moi, » dit-elle en arabe. « Et ils ont tué ma petite soeur. »

L’oncle de Samer, M. Abedrabo, a juré qu’il n’y avait aucun combattant du Hamas dans la maison pendant les tirs des chars israéliens la semaine dernière. Il est partisan du Fatah, rival politique acharné du Hamas, dirigé par le Président palestinien Mahmoud Abbas. « Les chars ont ouvert le feu sur le quatrième étage, » a dit M. Abedrabo, alors qu’il veillait sa nièce à l’hôpital. "Environ 30 personnes s’abritaient au rez-de-chaussée pendant que les chars commençaient à tirer sur le troisième étage, puis le deuxième ; puis le rez-de-chaussée".

« La maison s’est mise à trembler et nous étions terrifiés, » dit-il. « Les femmes et les enfants hurlaient car ils pensaient que la maison allait s’effondrer. « Je parle hébreu et j’ai crié vers les Israéliens. L’officier a dit, « sortez » et les femmes sont donc sorties les premières, en agitant un drapeau blanc. Ils ont ouvert le feu à 15 mètres à peine. Comment ne pouvaient-ils pas savoir qu’il y avait des enfants ? Ils pouvaient les distinguer ».

Trois heures plus tard, quand un cousin est arrivé avec des médecins palestiniens, huit personnes restaient dans la maison. À ce moment-là, dit M. Abedrabo, les missiles tirés par les F-16 israéliens ont détruit ce qui restait du bâtiment, tuant ceux qui étaient restés à l’intérieur.

Les psychiatres de l’hôpital, qui voient chaque patient, s’inquiètent spécialement d’un garçon de 13 ans qui est resté bloqué, terriblement atteint par du shrapnel, pendant trois jours sous les décombres de sa maison. Les corps d’autres membres de la famille jonchaient le sol autour de lui, et il a vu des chiens commencer à dévorer leurs cadavres.

Alors que la pression internationale s’accentuait sur les deux parties pour qu’elles arrivent à un cessez-le-feu la semaine dernière, l’opinion publique israélienne ne manifestait guère d’opposition à la campagne.

L’association israélienne de défense des droits civiques a pris une initiative controversée en publiant sur une page entière du quotidien Haaretz, dans la rubrique nécrologique, une protestation sur le sort des enfants palestiniens. Elle déplorait les décès des enfants de tous les âges et avait écrit « Stop » en lettres rouges.

« Le public n’est guère enclin à s’intéresser au prix payé par la population civile à Gaza, » dit Nirit Moskovitz, porte-parole du groupe. « Il faut rappeler à la société israélienne qu’il y a de vraies personnes et des enfants innocents qui sont atteints. Tout le monde a un faible pour les enfants et c’est pourquoi nous nous sommes concentrés sur eux".

Les médecins d’EL-Arish ne peuvent pas vérifier indépendamment les récits faits par les victimes gazaouies. Mais rien de ce qu’ils ont vu ne contredit les récits des civils qui disent avoir été délibérément ciblés.

Topaz Amoore au Caire et Yolande Knell

17 janvier 2009 - The Telegraph –

Cet article peut être consulté ici : lundi 26 octobre 2009

http://www.telegraph.co.uk/news/wor...
Traduction : Anne-Marie Goossens

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7523


3-2 Rapport : Les captives palestiniennes, souffrances inhumaines, en attendant une lueur de liberté.

Jour après jour, les souffrances du peuple palestinien ne cessent d’augmenter. Elles ne sont pas peu nombreuses les familles dont un ou plusieurs membres se trouvent derrière les barreaux de l’occupation israélienne.

Aujourd’hui, une petite lueur d’espoir de retrouver l’air de la liberté se voit à l’horizon, avec la transaction d’échange de prisonniers avec les occupants israéliens. Mais en attendant ce moment, le nombre de captifs palestiniens dans les prisons israéliennes ne cesse d’augmenter. Ces captifs ne sont pas seulement du genre masculin. Plusieurs femmes palestiniennes souffrent également de l’oppression sioniste. Elles n’ont le droit à aucun respect. Leur dignité est largement bafouée par les bourreaux israéliens.

Encore 33 captives

Au début d’octobre 2009, les factions ont pu libérer une vingtaine de captives palestiniennes. Il en reste encore 33 autres, dit le ministre des captifs et des libérés, dans la bande de Gaza. 25 d’entre elles sont originaires de la Cisjordanie. 4 de la ville d'Al-Quds. 3 des territoires occupés en 1948. Et une de la bande de Gaza : Wafa Alice.

21 de ces captives se voient enfermées dans la prison Al-Charoun, 11 à Al-Damoun. Wafa se trouve, elle, dans la prison Al-Ramla. Riyad Al-Achqar, directeur du bureau d’informations du ministère, dit dans un rapport dont notre Centre Palestinien d’Information (CPI) a reçu une copie, que le nombre de captives n’est jamais stable. Ces occupants en arrêtent une pour la garder ou pour la relâcher le lendemain, ou encore pour la détenir pour longtemps en attendant son jugement.

Les conditions de détention

Il est tout d’abord à savoir que certaines captives se voient enfermées accompagnées de certains de leurs parents. Trois de leurs maris. Deux de leurs frères !

Puis il est primordial de savoir que les captives se retrouvent dans des conditions très difficiles. Et à cause de ces conditions inhumaines, elles souffrent de différentes maladies parfois très graves. A titre d’exemple, Fayza Jomaa souffre du cancer du col de l’utérus, sans voir venir les soins nécessaires. Pareil pour Wafa Samir qui souffre de graves brûlures.

On devine facilement que les occupants israéliens font tout pour faire souffrir les captives palestiniennes. Les cellules sont mal aérées. L’humidité, les rats et les insectes ne veulent les quitter.

Elles souffrent énormément de cette négligence médicale, du manque de consultations, d’analyse, de radio, de spécialistes, surtout les gynécologues. Les infections de toutes sortes, souvent d’origine inconnue, rongent les captives et les exposent à divers dangers.

Le rapport souligne enfin que les captives sont aussi l’objet de toutes sortes d’inspection humiliantes dont la visite surprise nocturne et l’inspection corporelle à nu.

25/10/2009

http://www.palestine-info.cc:80/Fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7Gho9HxBbw3%2bcQniFLxX90cexV0d2zdHHgv22nWwPOnlffAxj8x2Vh%2bRsFVf0%2bx%2bGH5UHOcSmbpLCbCVlRJS5EjD88NgUUIspoKbgLPpPXK0%3d


3-3 Annick-Denise Hamouri : Mon fils Salah, franco palestinien, détenu depuis 2005, condamné à 7 ans de prison.
Monsieur le Président de la République,
Je me permets de vous écrire cette lettre suite à votre rencontre il y a 2 jours avec le père du soldat Gilad Shalit.
Je comprends tout a fait, Monsieur le Président, l’émotion et la ténacité avec lesquelles vous défendez la cause de Gilad Shalit, franco-israélien, comme vous l’avez fait déjà et continuez à le faire concernant la situation d’autres Français détenus à l’étranger en intervenant le plus souvent efficacement ou en recevant personnellement leurs familles.
Devant cette situation, je ne peux que vous rappeler le cas de mon fils Salah, franco palestinien, détenu depuis 2005, condamné à 7 ans de prison. Je vous remercie d’être intervenu auprès du premier ministre israélien en demandant une mesure de clémence (cependant que vous n’avez jamais demandé la libération de mon fils). Celle-ci a été refusée de façon cinglante, et depuis : plus rien.
Je suis une mère et tout comme les parents du caporal Shalit je resterai mobilisée avec de nombreuses personnalités et notre Comite de soutien jusqu’à la libération de mon fils dont le seul « crime » est de résister pacifiquement a une occupation que vous avez-vous-même évoquée en parlant de la création nécessaire d’un Etat Palestinien.
Son second « crime » serait de ne pas regretter. On se demande bien d’ailleurs ce qu’il aurait à regretter à part d’avoir passé les meilleures années de sa vie en prisonMonsieur le Président,
La devise de la république – liberté, égalité, fraternité – doit s’appliquer à tous les Français.
Je souhaiterais donc vous rencontrer personnellement tout comme Monsieur Shalit a été reçu par vous de même que les autres familles à qui vous avez pu procurer espoir et réconfort quand leurs proches étaient en difficulté à l’étranger.
Dans l’attente de votre réponse que je n’imagine pas autrement que positive, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments les meilleurs.
Madame A-Denise Hamouri
Jérusalem, 09 octobre 2009

14/10

http://www.aloufok.net/spip.php?article962


3-4 Sabri Mohammed Ghraïeb : Ils m'ont mis en prison dans ma maison. (un Palestinien au milieu des colons.)

Sabri Mohammed Ghraïeb est un irréductible Palestinien: depuis 25 ans, il résiste dans sa maison encerclée par une colonie israélienne en Cisjordanie occupée.
"Mon histoire, c'est celle des Mille et une nuits. Elle est sans fin, mais en plus triste", raconte ce Palestinien de 73 ans.
"Cela fait 25 ans que ça dure, que l'on souffre de cette occupation, que l'on se bat contre elle. Mais ils n'ont pas réussi à me faire partir, ma famille et moi", dit-il.
C'est avec amertume qu'Abou Samir (son surnom) observe, de son porche, le résultat de son entêtement: sa maison, autrefois à l'écart du village palestinien de Beit Ijza, est devenue une minuscule enclave au milieu de la colonie de Givon Hahadasha.
Encerclée d'un mur de béton et d'un grillage doté de capteurs électriques, la maison est reliée à Beit Ijza par un mini-corridor. Elle est surveillée par des caméras. Une lourde barrière électrique, que l'armée israélienne peut activer à distance, en contrôle l'accès.   
De l'autre côté, se déploie Givon Hahadasha, qui fait partie de la "banlieue" juive de Jérusalem, dont le but, selon les Palestiniens, est de rendre irréversible l'annexion de la partie orientale de
la Ville sainte, occupée par Israël en juin 1967. La communauté internationale réclame l'arrêt de la colonisation, qu'elle juge illégale.
Etablie à partir de 1981, Givon Hahadasha offre un accès rapide à Jérusalem, un coût de la vie moindre et des loyers abordables.
Ici, vivent quelque 300 familles israéliennes dans des maisons blanches aux tuiles rouges, bien ordonnées, séparées des zones sous contrôle palestinien par une barrière de sécurité, "clôture antiterroriste" pour les Israéliens, "mur de l'apartheid" pour les Palestiniens.
Abou Samir affirme que la colonie a été implantée sur ses terres et que sa ferme, avec ses dix hectares, était l'une des plus belles du village. Il cultivait vigne, blé et oliviers. "Les juifs avaient des terres plus loin, mais ils ont grappillé la mienne petit à petit", peste-t-il.
 "Nous sommes dans notre droit à 100%", rétorque Schmulik Lederer, le responsable de Givon Hahadasha. Le conseil régional de Binyamin, qui gère les colonies de la région, explique qu'une association juive a acheté des terres dans le coin dès 1887.   
"De nombreuses colonies ont été installées sur des terres privées", souvent grâce à une loi datant de l'Empire ottoman selon laquelle un lopin non exploité peut être réquisitionné par l'Etat, souligne Hagit Ofran, de l'association israélienne anti-colonisation
La Paix Maintenant.
 "Ils ont tout fait pour que je quitte ma maison", raconte Abou Samir. "Ils m'ont menacé, battu, emprisonné, et même offert de la racheter. J'ai refusé. Alors ils ont fini par me mettre en prison dans ma propre maison, au beau milieu de leur satanée colonie".
 "Mais je ne veux pas la quitter", ajoute-t-il. "Si je partais, je mourrai immédiatement. Je serai comme le poisson hors de l'eau".
Venu lui rendre récemment visite, le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a estimé que son histoire "résume le combat de notre peuple, sa détermination à rester sur sa terre et vivre dans la dignité".
 
La Cour suprême israélienne a finalement tranché en faveur d'Abou Samir, explique son avocat, Hassan Darwish, en constatant que sa maison était dûment enregistrée au cadastre israélien depuis 1979.
En revanche, la justice israélienne l'avait déjà dépossédé d'une partie de ses terres avant qu'il ne soit coupé du reste de son domaine par la barrière de sécurité construite à partir de 2004.
"Lorsque les Israéliens ont vu que j'avais gagné le droit de vivre chez moi, ils ont construit ce mur autour de ma maison", soupire-t-il. 

23/10 
Djallal MALTI
(AFP)

http://www.alterinfo.net/Un-Palestinien-au-milieu-des-colons-Ils-m-ont-mis-en-prison-dans-ma-maison_a38317.html 


3-5 Des fermiers de Gaza aux prises avec des terres agricoles endommagées.

Des milliers de fermiers de Gaza ne pourront peut-être pas planter les semences de leurs prochaines récoltes, lors de la principale saison des semailles dans la région en octobre, à cause des dommages causés aux terres agricoles par l’offensive israélienne en début d’année, et par manque de matériels agricoles comme des semences et des engrais, selon des responsables.
La moitié des quatre hectares de terres agricoles de Hatem Khubair, à Beit Lahiya, une ville située dans le nord de la bande de Gaza, a été détruite durant l’offensive israélienne en début d’année.
« Je n’ai pas les moyens de remettre ma terre en état. L’armée israélienne a rasé mes récoltes – oignons et carottes – et a stationné des chars dessus, détruisant le système d’irrigation », a dit Hatem.
« Je manque d’argent et de matériels », a dit Hatem, estimant les dommages à 27 000 dollars, ce qui n’inclut pas les pertes de production auxquelles lui et sa famille de huit personnes devront faire face cette année.
Les fermiers se battent pour remettre en état les
1 700 hectares de terres agricoles endommagés ou détruits durant l’offensive israélienne de 23 jours qui s’est achevée le 18 janvier 2009, selon un rapport du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) intitulé Estimation des dommages dans le secteur agricole de Gaza. Selon le rapport, les récoltes détruites comprennent 929 hectares de vergers et 500 hectares de légumes.
La destruction de la couverture végétale et le compactage du sol par des raids et des mouvements de chars ont dégradé la terre, la rendant difficile à replanter et susceptible ainsi de devenir un désert stérile. Selon le PNUD, à Gaza, 5 200 fermiers – sur environ 10 000 – ont été directement touchés par l’offensive.

Des moyens de subsistance en danger
L’entrée à Gaza, via les points de passages contrôlés par les Israéliens, de denrées essentielles, y compris du matériel agricole, reste soit restreinte à des quantités limitées, soit refusée ; et les fermiers de Gaza risquent de ne pouvoir replanter leurs récoltes cette saison en raison du manque de semences, d’engrais, de bâches en plastique et de filets pour les serres, selon le Bureau des Nations Unies pour
la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA).
Selon le rapport, les moyens de subsistance d’environ 10 000 familles de fermiers - soit 65 500 personnes – pourraient ainsi être affectés.
Environ deux-tiers de la population de Gaza (1,5 million de personnes) sont menacés d’insécurité alimentaire, alors que le chômage tourne autour de 40 pour cent, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
« 
La FAO et d’autres agences des Nations Unies fournissent aux fermiers des matériaux tels que de la nourriture pour les animaux et des unités de maraîchage pour la production de récoltes », a dit Erminio Sacco, le représentant de la FAO à Jérusalem. « La saison hivernale des récoltes est la plus importante pour la production agricole de Gaza ».
Selon Shlomo Dror, porte-parole du ministère israélien de
la Défense, il n’y a pas de pénurie de matériels agricoles à Gaza.
« Nous restreignons l’entrée de tous les matériaux qui peuvent être utilisés pour fabriquer des explosifs, ce qui n’inclut pas les semences et les engrais », a dit M. Dror. « Kerem Shalom [seul point de passage commercial de Gaza] peut seulement gérer 100 camions par jour, limitant la quantité de matériel qui peut entrer, et la première priorité est donnée aux denrées humanitaires ».

Rapport du PNUE
Le récent rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) sur les conditions environnementales à Gaza après l’offensive israélienne estime que 17 pour cent des terres cultivées, y compris des vergers et des serres, ont été endommagés ou détruits.
Le rapport estime les coûts – en terme de dommages causés aux moyens de subsistance des fermiers résultant des dommages et contamination des terres agricoles, en plus de la reconstruction, et incluant le fait de s’assurer que la terre est sécurisée pour le replantage – à environ 11 millions de dollars.

Sols fragiles
Les fermiers de Gaza sont face au défi de tenter de restaurer la production agricole perdue dans une région entourée de dunes de sable et sur des sols fragiles.
Avec le soutien du gouvernement des Pays-Bas, une organisation non-gouvernementale (ONG) locale, Agricultural Development Association (PARC-Gaza), a lancé en août plusieurs projets pour aider les fermiers touchés, a dit Thijs Debeij, second secrétaire au Bureau de représentation des Pays-Bas auprès de l’autorité palestinienne à Ramallah. « Seuls 25 pour cent des terres agricoles endommagées ou détruites pendant la guerre ont été réhabilités par des ONGs locales et des agences des Nations Unies », a dit Ahmed Sourani, responsable de PARC.
La FAO estime les pertes globales de la communauté agricole de Gaza, comme résultant de l’offensive, à 268 millions de dollars, incluant 180 millions de dollars en dommages directs et 86 millions de dollars en pertes projetées.

 La Rédaction

19 octobre 2009

(IRIN)

http://www.aloufok.net/spip.php?article977 



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" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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