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31/10/2009

n°492 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 27-10 -:Suite - : L'inéluctable affaiblissement d’Israël.

n°492 - Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine  - 27-10 -:Suite - : L'inéluctable affaiblissement d’Israël.



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine

n°492 - 27-10

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire

3 Annexe (suite)

3-4 Jean Bricmont : Antifascistes, encore un effort... si vous voulez l'être vraiment !

3-5 Chems Eddine Chitour : Le partage du Moyen-Orient.

3-6 Francis Boyle : La dissuasion nucléaire est contraire au droit international.

3-7 Israël plante ses Equipements Militaires High Tech Invasifs en Azerbaïdjan.

3-8 Un Ex du Mossad comme Ambassadeur au Turkmenistan.

 



3-4 Jean Bricmont : Antifascistes, encore un effort... si vous voulez l'être vraiment !

Pour guérir radicalement la censure, il faudrait la supprimer car l'institution est mauvaise et les institutions sont plus puissantes que les hommes."
Karl Marx (1)

Divers amis se sont inquiétés du fait que mon nom soit cité dans un article (non signé) de « REFLEXes », intitulé « Procès Dieudonné - Faurisson :
la Cour des Miracles négationnistes » et relayé par l'AFPS (http://www.france-palestine.org/article12838.html) et Bellaciao (http://bellaciao.org/fr/spip.php?article91875).

J'ai donc lu l'article avec attention; il s'attaque à un certain nombre de gens qui ont assisté au procès de Dieudonné et Faurisson suite au spectacle du Zénith (2) et particulièrement à Paul-Eric Blanrue, auteur du livre Sarkozy, Israël et les juifs (voir http://sarkozyisraeletlesjuifs.blogspot.com/), dont j'ai recommandé la lecture. Cet article est intéressant parce qu'il illustre tous les défauts d'une certaine « gauche antifasciste ».
Le fond de l'affaire tourne autour de la liberté d'expression.

Ayant expliqué ailleurs mon point de vue à ce propos (http://www.legrandsoir.info/La-liberte-d-expression-quels-principes.html), je ne vais pas y revenir en détail. Et, avant de continuer, je voudrais souligner (même si cela devrait être inutile) que défendre la liberté d'expression de X ne signifie nullement approuver les idées de X. Cette défense découle seulement d'une réflexion sur les principes de droit sur lesquels repose une société démocratique. Et, dans une société réellement démocratique, il y aura nécessairement une telle multiplicité d'opinions qu'il est impossible de les approuver toutes - mais on peut néanmoins considérer que l'expression de toutes ces idées, aussi folles et mutuellement contradictoires qu'elles soient, doit être légale. La liberté d'expression est un principe fondamental de la démocratie, et pas, comme on le dit trop souvent, un « prétexte » pour « soutenir » X ou Y. Il est pour le moins étrange que des « antifascistes » approuvent le fait que l'on rende, comme l'a dit Chomsky à propos de l'affaire Faurisson, un triste hommage aux victimes de l'holocauste en adoptant la doctrine centrale de leurs bourreaux, à savoir qu'il appartient à l'État de déterminer la vérité historique et de condamner ceux qui ne s'y conforment pas.
Mais, même si l'on ne partage pas ce point de vue, la question de la pente glissante se pose: jusqu'où ira-t-on dans la répression des opinions « scandaleuses »? On requiert un an de prison (avec sursis) contre Dieudonné pour un sketch. On est évidemment libre d'estimer ce sketch de très mauvais goût, insultant, et le condamner moralement (3). Mais un an de prison (même avec sursis)? Que répondra-t-on aux Noirs et aux musulmans qui pourraient se sentir insultés par d'autres sketches (y compris certains sketches de Dieudonné)? Comment éviter que les musulmans, qui se considèrent insultés par les caricatures du Prophète, et l'impunité dont elles jouissent (heureusement), n'y voient une nouvelle preuve du « deux poids, deux mesures » à leur égard (4) ? Aujourd'hui, divers courants au sein de l'Union européenne veulent sacraliser la mémoire des « victimes du communisme ». Où s'arrêtera-t-on? Une partie de la gauche s'inquiète de cette dernière sacralisation-mais peut-être aurait-elle été mieux avisée de ne pas entrer, justement à propos des victimes du fascisme, dans le jeu de la sacralisation.
A mon humble avis, c'est cette constante restriction de la liberté d'expression qui devrait donner « froid dans le dos » aux antifascistes véritables.
Par une pure coïncidence, cette affaire Dieudonné se produit en même temps que la levée de boucliers du monde intellectuel et artistique en faveur de Polanski. Alors que, dans cette dernière affaire, le « talent artistique » semble tout permettre, même des miracles, comme le fait de commettre une erreur de jeunesse (dixit BHL) à 43 ans, ou d'avoir des rapports sexuels avec une mineure non consentante sans commettre de viol (dixit Costa-Gavras), pas un mot n'est prononcé par ce même monde intellectuel et artistique en faveur de Dieudonné qui, au cours de toute sa carrière, n'a jamais été « coupable » que de délit d'opinion. Dans le cas de Polanski, le fait qu'une fille pose nue (Finkielkraut) ou paraisse plus âgée qu'elle n'est (Costa-Gavras), ou que le violeur soit une victime (du nazisme et du communisme - Finkielkraut et BHL) sert de circonstance atténuante. Finkielkraut vit dans « l'épouvante ». Lelouch compare la police suisse à
la Gestapo. BHL en appelle à l'esprit de tolérance suisse, mentionnant Voltaire, comme si c'était Polanski et non Dieudonné qui était poursuivi pour délit d'opinion. Etrange époque où la lutte contre « l'ordre moral» et contre le « fascisme », ou encore le « il est interdit d'interdire », mènent simultanément à la complaisance à l'égard du viol et au rejet de la simple liberté d'expression.
L'article de REFLEXes soulève aussi le problème du « guilt by association », de la culpabilité par association, fortement dénoncée aux Etats-Unis, surtout dans la gauche, parce que c'était une des armes favorites du McCarthysme. Que viennent faire dans cet article Michel Collon, la librairie Résistances et moi-même? Michel Collon rien, à part le fait que j'en suis « proche ». Mais pourquoi le citer lui et pas Noam Chomsky, Alan Sokal, Régis Debray, Anne Morelli, ou quantité d'autres, dont je suis tout aussi « proche »?
La librairie Résistances, elle, a été attaquée par des nervis sionistes et a tenu un meeting en plein air suite à cette agression, au cours duquel Me Bastardi Daumont, avocat de Blanrue et de Faurisson, a pris la parole. Où est le crime? Que reproche-t-on à Me Bastardi Daumont? Suggère-t-on que Faurisson ne doit pas avoir d'avocat, contrairement aux pires assassins? S'il doit bien en avoir un, est-ce un crime d'être celui-là? Pense-t-on qu'un avocat partage nécessairement les vues de son client? Pourquoi cette coïncidence (être à la fois l'avocat de Blanrue, de Faurisson et participer au meeting de soutien à la librairie) ? Sans doute parce que, précisément à cause du climat de terreur intellectuelle « antifasciste » qui règne en France, les avocats prêts à défendre le principe de la liberté d'expression ne se bousculent pas au portillon.
Et moi-même? J'ai lu le livre de Blanrue et je l'ai trouvé salutaire. Bien que moins complet, il est un peu le « Mearsheimer et Walt » français, en ce sens qu'il met, pour la première fois, le doigt sur un problème fondamental de nos sociétés, à savoir l'extraordinaire influence sur notre vie politique des réseaux pro-israéliens (ou du lobby pro-israélien comme disent Mearsheimer et Walt). Je le lui ai dit et je l'ai autorisé à me citer sur son site. Je ne lui ai pas trouvé d'éditeur, contrairement à ce qu'affirment nos spécialistes de l'antifascisme (et du renseignement), même si j'aurais été heureux de pouvoir le faire. Comme le dit Alain Gresh, le livre de Blanrue « mérite débat »; mais le livre a été de facto censuré en France, vu que le diffuseur français de son éditeur belge a refusé de le distribuer (initiative extraordinaire de la part d'un diffuseur, si on y réfléchit: qu'est-il advenu du bon vieux capitalisme et de la « soif de profit »?). De plus, bien que Blanrue soit un auteur relativement connu, aucun grand média ne parle de son livre. La puissance des réseaux sionistes est accrue par le tabou qui empêche de parler d'eux. Le terrorisme intellectuel « antifasciste » ne fait que renforcer ce tabou. Le grand mérite de Blanrue est de tenter de sortir de ce cercle vicieux qui, comme il le souligne d'ailleurs , n'est pas, à terme, « bon pour les juifs ».
Bref, j'apprécie le livre de Blanrue et je le dis. Quelle relation entre cela et le fait qu'il assiste au procès Dieudonné-Faurisson (ce qui, vu les enjeux juridiques de cette affaire, est tout à fait compréhensible) ou qu'il ait eu dans sa jeunesse des activités « suspectes » (aux yeux de la police de la pensée) en Moselle? Il a été chrétien? Je vais l'avouer: moi aussi (ainsi, il existe encore des chrétiens en France et en Belgique; quelle horreur! Que fait la police?). Il a été royaliste? Moi pas, mais en tant que Belge, j'en ai rencontré beaucoup et je n'ai pas remarqué qu'ils mangeaient des enfants au petit déjeuner. Et j'ai connu assez de gens qui ont, dans leur jeunesse, fait une apologie sans nuance de Staline, de Mao, ou de toute forme de violence, pourvu qu'elle soit « révolutionnaire » (et dont certains se sont recyclés dans l'antifascisme), pour que le genre d'accusations portées contre Blanrue me laisse froid (est-il vraiment si fréquent de trouver des gens en France dont le parcours est, comme dit REFLEXes, « politiquement limpide et irréprochable »?).
De plus, quand il s'agit d'auteurs comme Heidegger, Céline ou Foucault (oui, oui, même Foucault), il est permis de citer, d'étudier, d'admirer une partie de leur oeuvre sans se soucier de ce qu'ils ont dit ou fait par ailleurs, et qui est souvent plus étrange que ce que l'on reproche à Blanrue. Pourquoi ne pourrait-on pas avoir la même attitude par rapport au citoyen Blanrue? Existe-t-il un principe de Polanski généralisé qui veut que pour des gens suffisamment célèbres (Heidegger et co), on puisse parler de leur oeuvre ou d'une partie de celle-ci sans parler de la personne ou de l'ensemble de l'oeuvre, mais pour les moins célèbres, non?
J'avoue également avoir un petit problème avec la notion d'extrême droite en France. Pour les « antifascistes », l'extrême droite, ce sont exclusivement les gens qui sont supposés être nostalgiques de Vichy, de la monarchie, de l'Algérie française, qui sont trop souverainistes à leur goût, ou encore, pour certains, les « islamo-fascistes ».
Mais pourquoi la censure n'est-elle pas d'extrême droite? Pourquoi l'apologie de la guerre (et la négation de crimes de guerre) à Gaza, au Liban, en Afghanistan et en Irak ne l'est-elle pas? Pourquoi le fait de considérer qu'un peuple a le droit de s'installer sur la terre d'un autre et de l'en chasser à jamais (c'est-à-dire en lui refusant tout droit au retour) n'est-il pas d'extrême droite? Pourquoi n'est-il pas d'extrême droite de célébrer comme démocratique (avilissant ainsi ce concept) un État défini explicitement sur une base ethnique (5) ? Pourquoi la notion de culpabilité collective (appliquée au peuple allemand, français etc.) n'est-elle pas de « l'essentialisme raciste » et donc d'extrême droite? N'est-ce pas encore plus le cas quand cette culpabilité devient transmissible aux descendants?
Si l'on veut bien élargir ainsi la notion d'extrême droite (ce qui me semble justifié d'un point de vue conceptuel et historique), on se rend compte que le gouvernement français, la plupart des médias et des intellectuels, et bien sûr, une bonne partie de la « gauche antifasciste » sont d'extrême droite, ce qui complique considérablement la nécessaire « lutte contre l'extrême droite ». Il ne suffit pas de ne pas « ouvrir son antenne » à Soral ou à de Benoist, mais il faudrait la refuser à pratiquement tout le monde. De plus, l'extrême droite la plus dangereuse est-elle celle de la « nostalgie », ou celle qui influence la politique et la pensée occidentale actuelles?
Finalement, il est regrettable de voir que des articles comme celui de REFLEXes sont repris par des associations pro-palestiniennes comme l'AFPS (ou Bellaciao). Bien sûr, ils ont le droit de le faire, là n'est pas la question. Mais le fait de diffuser certains articles plutôt que d'autres est un choix politique, et ce choix peut être discuté. Or ce choix signifie que la priorité, pour ces organisations, n'est pas de défendre la liberté d'expression mais bien de hurler avec les loups dans la dénonciation des « méchants » (Dieudonné, Blanrue etc.).
Comment ne pas voir que le discours sur l'holocauste est instrumentalisé pour soutenir Israël et pour faire taire les critiques (la question n'étant pas de « mettre en cause » l'holocauste, mais de se demander pourquoi cet événement doit déterminer notre politique étrangère)? Le temps où une majorité de gens aimaient réellement Israël, « la seule démocratie au Moyen-Orient », « la villa au milieu de la jungle » etc. est passé. Mais l'étape qui reste à franchir, pour qu'une autre politique envers le Moyen-Orient soit possible, est de libérer la parole et de faire cesser l'intimidation et la culpabilisation à propos de tout ce qui concerne Israël et le sionisme.
La « solidarité avec
la Palestine » commence ici, principalement dans la lutte contre les réseaux pro-israéliens. Diffuser et faire connaître le livre de Blanrue, ou celui de Mearsheimer et Walt, défendre la liberté d'expression, aider à libérer le discours et à ouvrir le débat, c'est réellement « aider la lutte des Palestiniens », et c'est l'aider de façon essentielle.
Nous ne devons pas montrer aux sionistes que nous sommes « gentils », en nous « démarquant » sans arrêt de X ou de Y qui a eu une parole trop dure ou trop franche, mais montrer que nous sommes libres et que le temps de l'intimidation est passé. Heureusement, de même que les Palestiniens résistent, il existe encore des gens en France qui défendent les principes les plus élémentaires de
la République et de la laïcité. Il ne reste plus qu'à souhaiter que les « antifascistes » se joignent à eux.
__________________
1
- Remarque sur la récente réglementation de la censure prussienne, 1842, Textes philosophiques, 1842-1847, Cahier Spartacus, n° 33, 1970.
2- Au cours duquel (en décembre 2008) Dieudonné fit remettre un « prix de l'infréquentabilité et de l'insolence» à Robert Faurisson, par son assistant déguisé en costume de déporté. Suite à cela, Dieudonné est poursuivi, entre autres, pour insultes à caractère raciste.
3- Il faut néanmoins rappeler que si la liberté d'expression était respectée en France, il n'y aurait jamais eu d'affaire Faurisson, ce dernier serait probablement inconnu et il n'y aurait probablement pas eu le show du Zénith. La censure incite toujours à la transgression et il n'y a aucune raison de penser que l'affaire du Zénith soit la dernière du genre, quelles que soient les peines qui seront prononcées.
4- Voir la vidéo
http://www.youtube.com/watch?v=KvNPhiT0b0I pour une illustration de ce sentiment d'injustice.
5- Par exemple, où faut-il situer sur le spectre politique la citation suivante: « Si l’on regarde une carte du monde, en allant vers l’est : au-delà des frontières de l’Europe, c’est-à-dire de
la Grèce, le monde démocratique s’arrête. On en trouve juste un petit confetti avancé au Moyen-Orient : c’est l’État d’Israël. Après, plus rien, jusqu’au Japon. [...] Entre Tel-Aviv et Tokyo règnent des pouvoirs arbitraires dont la seule manière de se maintenir est d’entretenir, chez des populations illettrées à 80%, une haine farouche de l’Occident, en tant qu’il est constitué de démocraties. » Elle est de Philippe Val (dans Charlie-Hebdo, 26 juillet 2006), ancien directeur de Charlie-Hebdo et actuel directeur de France Inter. Voir Le plan B, Frappes médiatiques sur le Liban, 5 janvier 2009 (http://www.leplanb.org/spip.php?page=article&id_article=102); ce journal précise: « selon le Rapport des Nations unies sur le développement humain de 2003, seuls trois pays au monde avaient alors un taux d’illettrisme supérieur à 80%. Et aucun d’entre eux n’était situé entre Tel-Aviv et Tokyo, puisqu’il s’agissait du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Ailleurs, entre Tel-Aviv et Tokyo, le taux d’illettrisme était de 23% en Iran, de 9% en Chine, de 7% aux Philippines. Et... de 13% au Liban. »
__________________
*http://sarkozyisraeletlesjuifs.blogspot.com/2009/10/jean-bricmont-repond-aux-calmonies-du.html

21/10/09

Jean Bricmont 

http://www.toutsaufsarkozy.com:80/cc/article04/EkVyEFVukVmJiTavUO.shtml



3-5 Chems Eddine Chitour : Le partage du Moyen-Orient.

NB : Ndlr :La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

«Souvenez-vous que les Iraniens sont toujours à cinq ou sept années de la bombe. Le temps passe, mais ils restent toujours à cinq ou sept années de la bombe.»

Shlomo Brom. Ancien officier des services de renseignements israéliens.

S’il est un feuilleton à multiples épisodes tout aussi présentés comme devant mener à l’apocalypse, c’est bien le problème posé par l’entêtement de l’Iran à maîtriser l’atome.

De quoi s’agit -il en fait?

La consommation de l’énergie électrique en Iran est actuellement de l’ordre de 33.000 mégawatts par an. 75% de cette énergie est produite par le gaz, 18% par le pétrole et 7% par l’énergie hydroélectrique.

Les projections sur les deux décennies à venir montrent que ce pays connaîtra le même taux de progression.

La consommation dans les vingt prochaines années devrait doubler et se situer entre 70 à 80.000 mégawatts. Les réserves iraniennes sont de 133 milliards de barils. La production est de 4 millions de barils par jour dont 2,6 à 2,9 millions sont exportés.

La demande de consommation de pétrole est en progression rapide: 6% par an. L’exportation du pétrole constitue 80% des recettes en devises. Il s’avère donc nécessaire pour l’Iran de réduire d’ici vingt ans la part du pétrole dans la production de l’énergie électrique. En ce qui concerne l’énergie hydroélectrique, les projets en cours visent à doubler l’exploitation de ces ressources dans la production d’électricité. Mais, avec des investissements, l’Iran pourrait augmenter sa production encore plus, jusqu’à 20.000 mégawatts par an.

L’Iran dispose de 26 376 milliards de mètres cubes de réserves de gaz [ deuxième rang mondial après la Russie, Ndlr]. La production actuelle est de 84 milliards de m3 [6 environ fois les réserves de l’Algérie pour une production équivalente!! Ndlr] dont 53% pour la production d’électricité. En conséquence, cette réserve peut contribuer à augmenter sa part dans la production de l’électricité en Iran. Pour cela, il faut investir dans l’industrie gazière. En ce qui concerne l’énergie nucléaire, l’Iran possède les plus grandes mines d’uranium au Proche- Orient à proximité de Yazd et de Bandar Abbas. Elles représentent l’équivalent de 43 milliards de barils de pétrole. L’objectif des autorités iraniennes est de réduire d’ici 2021 la part du gaz dans la production de l’énergie électrique de 75% actuellement à 65%, et celle du pétrole de 18 à 5%, et d’augmenter celle de l’hydroélectrique jusqu’à 20% et de produire les 10% restants par l’énergie nucléaire[ soit 7000 MW l’équivalent de 7 centrales de type Bouchair].Pour cela, il lui faut de l’uranium enrichi. (1)
La prétention légitime à diversifier ses sources d’énergie en mettant en place un «bouquet énergétique» comme l’a fait
la France avec les «Grenelle», se heurte depuis plus de dix ans à la suspicion partiale des pays occidentaux qui font dans la surenchère accusant l’Iran d’avoir la prétention de vouloir fabriquer la bombe.

Le feuilleton a connu un épisode inattendu. Début septembre, le président Ahmadinejad accepte le principe d’enrichir l’uranium iranien à l’étranger. L’Iran a entamé le 19 septembre à Vienne, sous l’égide de l’Aiea, la négociation d’un accord avec les Etats-Unis, la Russie et la France sur l’enrichissement à l’étranger d’uranium à usage civil, souhaitant apaiser les tensions autour de son programme nucléaire controversé.

Téhéran avait averti: «La République islamique d’Iran continuera son enrichissement d’uranium jusqu’à 5%, mais si les négociations ne donnent pas de résultats adéquats, nous commencerons à produire de l’uranium enrichi à 20% et ne renoncerons jamais à notre droit», a déclaré Ali Shirzadian le représentant iranien, Le 1er octobre à Genève, l’Iran et les pays du groupe des Six étaient parvenus à un accord de principe: Téhéran livrerait une partie de son uranium enrichi à moins de 5% à un pays tiers pour obtenir en contrepartie de l’uranium enrichi à 19,75% pour son réacteur de recherche à Téhéran, totalement sous contrôle de l’AIEA, et cela à des fins médicales. Il s’agit, d’ici la fin 2009, «d’environ 1200» des 1.500 kg jusque-là faiblement enrichis par l’Iran Il s’agit de déterminer «les modalités et le moyen d’assurer que l’Iran aura le combustible requis pour son réacteur de recherche», selon M. El Baradei.

L’Iran a demandé jusqu’à la semaine prochaine pour donner sa réponse définitive «Nous sommes les maîtres de la technologie de l’enrichissement», a encore affirmé M.Soltanieh, ajoutant que les Iraniens «pourraient produire eux-mêmes le combustible pour ce réacteur nucléaire». «Mais, a-t-il relevé, nous avons décidé que nous recevrons le combustible de producteurs potentiels prêts à le fabriquer et sous les auspices de l’AIEA». La Russie serait responsable pour l’enrichissement de l’uranium à 19,75%, tel que le demande l’Iran, et qu’elle sous-traiterait ensuite à la France la mise au point des coeurs nucléaires pour le réacteur de recherche. Tout n’est pas aussi simple! Les Occidentaux croyaient avoir mis définitivement à genoux l’Iran dont ils ignorent tout de la civilisation. Leurs positions scandaleusement alignés sur Israël à qui on permet 200 bombes,des sous-marins gratuits, le mépris de l’Aiea non autorisé à visiter Dimona[Souvenons nous de l’humiliation du DG de l’Aiea en Israël], font que l’Iran se bat pour exister dans le nouveau partage du monde.

Pour le journal Le Monde, L’Iran ne semble guère disposé à évacuer vers l’étranger, avant la fin de l’année, la majeure partie de son stock d’uranium enrichi. (...) L’évacuation de l’uranium priverait l’Iran de la capacité de détourner son stock pour fabriquer la matière fissile utilisable dans la fabrication d’une bombe nucléaire. Téhéran refuse de livrer les 1 200 kg en bloc, et veut obtenir que le processus soit étalé dans le temps. C’est un détail crucial: en effet si la livraison a lieu par petits lots, l’Iran pourrait reconstituer son stock au fil des mois, car il n’a pas l’intention d’interrompre les activités d’enrichissement d’uranium menées dans l’usine de Natanz, au sud de Téhéran. Du point de vue occidental, si l’uranium devait sortir d’Iran par petites parcelles, les gains de l’opération seraient annulés, puisque les capacités nucléaires iraniennes ne diminueraient en rien. L’Iran produit environ 80 kg d’uranium faiblement enrichi par mois. (...) En visite à Beyrouth vendredi, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a commenté: «Je ne peux pas dire que la situation concernant l’Iran soit très positive.»(2)
Dans cette atmosphère pour le moins ambivalente, on apprend que Meirav Zafary-Odiz, directrice du suivi pour le contrôle des armements nucléaires de
la Commission pour l’énergie atomique d’Israël a rencontré à plusieurs reprises Ali Ashgar Soltanieh, représentant iranien à l’Aiea. pour discuter du nucléaire au Proche-Orient, a indiqué jeudi 24 à l’AFP la porte-parole de cette commission. a affirmé à l’AFP Yaël Doron. Ces rencontres se sont déroulées à huis clos et leur tenue n’aurait pas dû être révélée. Ces discussions entre officiels israélien et iranien sont sans précédent depuis la révolution islamique d’Iran en 1979. Selon le quotidien israélien Haaretz, les discussions entre les deux parties ont porté sur trois articulations essentielles: - déclarer le Moyen-Orient zone dénucléarisée; - éviter la prolifération nucléaire dans la région; - développer l’énergie nucléaire à des fins pacifiques. Les discussions se sont déroulées du 29 au 30 septembre en présence notamment de représentants d’autres pays membres de l’Aiea dans un grand hôtel du Caire sous les auspices de la Commission internationale pour la non-prolifération des armes nucléaires...

Toujours selon Haaretz, des délégués de Jordanie, d’Egypte, de Tunisie, du Maroc, d’Arabie Saoudite, ainsi que des Etats-Unis et de l’Union européenne ont assisté aux discussions. Haaretz cite un témoin des discussions selon lequel M.Soltanieh a, notamment demandé directement à Mme Zafary-Odiz si son pays disposait de l’arme nucléaire, et celle-ci a souri sans répondre à la question. Cette dernière a souligné qu’il fallait renforcer la sécurité régionale et conclure des arrangements de paix avant qu’Israël puisse se sentir libre d’engager de telles discussions.

Selon des experts étrangers, l’Etat hébreu compterait jusqu’à 200 ogives nucléaires conçues notamment grâce au réacteur de Dimona. http://fonzibrain.wordpress.com/ Dans cette partie de poker planétaire complexe, rien n’est blanc ou noir. Il nous faut remonter dans le temps pour nous apercevoir que dans les temps modernes, l’Iran était toujours dans le camp occidental. Ecoutons Alastair Crooke qui fait un développement historique de ces relations: «L’Iran fut, entre 1950 et 1979, un allié important des Etats-Unis et d’ Israël, alliance qui, curieusement, a perduré quelques années après la révolution islamique. "Nos relations avec l’Iran étaient très étroites et bien ancrées dans le tissu social des deux peuples",notait un haut responsable des affaires étrangères israélien au lendemain du retour de l’ayatollah Khomeiny dans son pays en 1979. A l’époque, Téhéran apparaissait comme un interlocuteur naturel, aussi bien à Tel-Aviv qu’à Washington. Trente ans plus tard, les décideurs politiques occidentaux, Israéliens en tête, considèrent l’’Iran comme une menace. Et si leur revirement reposait sur une mauvaise lecture de la révolution islamique? (...) Ben Gourion voulait convaincre Washington que son pays représentait un atout stratégique au Proche-Orient.»(3)
«Le numéro un israélien élabora le concept d’"alliances périphériques". Celles-ci visaient à contrebalancer le poids des Etats arabes en se rapprochant de l’’Iran, de
la Turquie et de l’Ethiopie. Il entendait ainsi renforcer la capacité dissuasive de son pays, réduire son isolement et inciter la diplomatie américaine à le percevoir comme un "atout". Parallèlement à cette doctrine, Ben Gourion développa une autre idée: celle de l’"alliance des minorités". Pensant non seulement aux Turcs et aux Perses, mais aussi aux Juifs, aux Kurdes, aux Druzes, aux chrétiens maronites du Liban, etc., il prétendait que la majorité de la population proche-orientale n’était pas arabe. Il fallait donc encourager le désir d’autonomie nationale et créer des îlots d’alliés dans un océan de nationalisme arabe. Aussi surprenant que cela puisse paraître, ces affinités perdurèrent après la révolution iranienne, incitant même des responsables israéliens de droite(...) On pensait que le fondement idéologique de la révolution islamique était "creux" et que les "pragmatiques" la remettraient bientôt sur le droit chemin du progrès matériel - seule option envisageable pour les Occidentaux.

Tel-Aviv et Washington cherchaient donc fébrilement des "modérés" et des signes de pragmatisme à Téhéran...Ceux qu’envoyaient les dirigeants iraniens en matière de politique étrangère ne faisaient que renforcer l’idée selon laquelle ce "pragmatisme" se traduirait à terme par une alliance avec Israël.»(3)
En réalité, l’exigence d’une «modernité» matérialiste à l’occidentale était ce que refusaient le plus les dirigeants iraniens, soucieux de voir triompher une autre conception de la modernité par laquelle les musulmans définiraient leur avenir politique et social. (...) Dans les années 1990-1992, deux événements eurent un retentissement sur toute la région: l’effondrement de l’Union soviétique et la défaite de Saddam Hussein pendant la première guerre du Golfe (1990-1991).

Ainsi disparurent en même temps la menace russe sur l’’Iran et la menace irakienne sur Israël. Téhéran et Tel-Aviv étaient désormais rivaux dans la région, à l’heure où les Etats-Unis s’affirmaient comme une superpuissance unique et incontestable. (...)

La perspective d’une hégémonie régionale iranienne ne pouvait constituer qu’une menace pour la suprématie militaire israélienne; elle ouvrait en outre la possibilité d’un rapprochement dangereux entre Téhéran et Washington. (...) Dès lors, Israël et ses alliés en Amérique ne cessèrent d’accuser Téhéran de chercher à développer l’arme nucléaire.(3)
«M.Shimon Pérès avertit la "communauté internationale" que l’’Iran posséderait la bombe atomique en 1999. En 2009, les Iraniens sont encore, selon les services de renseignements américains, "à cinq ou sept années de la bombe"...(...) Les Etats-Unis développèrent une stratégie parallèle: susciter le réalignement pro-occidental de certains Etats arabes mobilisés contre les ennemis situés à la "périphérie" - des barbares s’attaquant aux valeurs, aux institutions et aux libertés de la civilisation occidentale, en premier lieu l’Iran. Cette stratégie connut une accélération avec la victoire de M.George W.Bush en novembre 2000. (...) La défaite iranienne permettrait de faire d’une pierre deux coups: elle affaiblirait le moral des Arabes et des musulmans en même temps que les forces de la résistance islamiste. Les Arabes deviendraient dociles, et tout le Proche-Orient basculerait, comme autant de dominos. (...)Ce schéma entraîna la polarisation en deux blocs.

En tentant de briser la résistance du monde musulman à leur vision libérale de l’avenir, les Etats-Unis et leurs alliés européens ont suscité des mobilisations de masse contre leurs projets. Ils ont aussi radicalisé l’hostilité envers l’Occident. Les antipathies imaginaires pourraient devenir bien réelles.»(3)
Il y a donc une grande partie d’échecs qui se joue et une recomposition du monde dans lequel l’Iran veut avoir sa place. Il ne faut pas oublier que la revendication de l’Iran de maitriser la technologie nucléaire est une aspiration quel que soit le régime en place. Le Shah, qui a investi en France (il a encore 10% dans Eurodif) et en Allemagne, voulait installer plusieurs centrales. L’Occident a fermé brutalement les portes quand Khomeiny est venu au pouvoir.

Que dire de la situation actuelle? Il est fort possible que finalement l’Occident s’accommode d’un nucléaire iranien s’il ne porte pas préjudice à Israël. De ce fait, la rencontre Israël-Iran du Caire sous les regards des spectateurs arabes n’augure rien de bon.

Les deux puissances réelles du Moyen-Orient se partageront le Moyen-Orient avec la bénédiction des Américains. Nul doute que derrière tout ce tintamarre, la question de l’énergie est présente. Le nucléaire iranien à usage électrique ne couvrira qu’un faible pourcentage de la demande énergétique iranienne. Il est fort possible que l’Iran ait des velléités d’avoir la bombe. La rencontre du Caire entre les Israéliens est autrement plus importante que la mascarade de Vienne. Souvenons -nous, pour la première fois, le 25 septembre 2009 le Conseil s’est réuni et n’a même pas parlé de l’Iran, il a en revanche adopté une résolution qui n’arrange pas les affaires de Téhéran: «L’instauration d’un monde dénucléarisé», y compris Israël. Nul doute qu’une fois de plus les potentats arabes seront les spectateurs de leurs destins. Juste retour des choses, c’est l’empereur Cyrus II, le Grand Roi des Perses, qui conquiert la Babylonie en 539, laissant la diaspora retourner en Judée tout en demeurant sous la tutelle des Perses. Il permit la reconstruction du Temple dès 516 avant J-C.

1.RFI - Iran - Nucléaire http: //www.rfi.fr/actufr/articles/074/article_41864.asp
2.Natalie Nougayrède. L’Iran cherche à modifier les termes de l’offre. Le Monde 24.10.09
3.Alstair Crooke. Quand Israël et l’Iran s’alliaient discrètement. Le Monde Diplomatique 02 2009

Pr Chems Eddine Chitour, Ecole nationale polytechnique, Ecole d´ingénieurs Toulouse

Pr Chems Eddine Chitour :

Lundi 26 octobre 2009

Source : L'Expression
http://www.lexpressiondz.com/...

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Chems-Eddine_Chitour.261009.htm


3-6 Francis Boyle : La dissuasion nucléaire est contraire au droit international.

Si l’usage d’armes de destruction massive est contraire au droit international, la menace d’y recourir l’est aussi, rappelle le professeur Francis Boyle. Ce qui implique que la doctrine de la dissuasion nucléaire est illicite ainsi que l’a formellement établit la Cour internationale de Justice de La Haye, en 1996.

Comme la preuve de l’illicéité de la dissuasion nucléaire a une importance capitale, je reproduis ici le texte complet du paragraphe 47 de l’avis consultatif de la Cour internationale de justice [1] :

« En vue de diminuer ou d’éliminer les risques d’agression illicite, les États font parfois savoir qu’ils détiennent certaines armes destinées à être employées en légitime défense contre tout État qui violerait leur intégrité territoriale ou leur indépendance politique. La question de savoir si une intention affichée de recourir à la force, dans le cas où certains événements se produiraient, constitue ou non une « menace » au sens de l’article 2, paragraphe 4, de la [Charte [des Nations Unies]->article9287.html] est tributaire de divers facteurs. Si l’emploi de la force envisagé est lui-même illicite, se déclarer prêt à y recourir constitue une menace interdite en vertu de l’article 2, paragraphe 4. Aussi serait-il illicite pour un État de menacer un autre État de recourir à la force pour obtenir de lui un territoire ou pour l’obliger à suivre ou à ne pas suivre certaines orientations politiques ou économiques. Les notions de ‹menace› et d’‹emploi› de la force au sens de l’article 2, paragraphe 4, de la Charte vont de pair en ce sens que si, dans un cas donné, l’emploi même de la force est illicite – pour quelque raison que ce soit – la menace d’y recourir le sera également. En bref, un État ne peut, de manière licite, se déclarer prêt à employer la force que si cet emploi est conforme aux dispositions de la Charte. Du reste, aucun État – qu’il ait défendu ou non la politique de dissuasion – n’a soutenu devant la Cour qu’il serait licite de menacer d’employer la force au cas où l’emploi de la force envisagé serait illicite. »

Il s’agit là d’un des passages les plus importants de l’avis. Il remet en cause toute la base de la licéité de la « dissuasion nucléaire ». En bref : comme toute destruction massive est contraire au droit et criminelle, toute menace de destruction massive est par là même également contraire au droit et criminelle. Donc la dissuasion nucléaire est de toute évidence illicite et criminelle.

Examinons la phrase-clé suivante : « Si l’emploi de la force envisagé est lui-même illicite, se déclarer prêt à y recourir constitue une menace interdite en vertu de l’article 2, paragraphe 4. » Comme l’anéantissement de villes et l’annihilation de millions d’humains est de toute évidence contraire au droit, il s’ensuit que si un État menace de le faire, il viole le droit. C’est précisément ce que font actuellement les États possédant l’arme nucléaire avec la dissuasion nucléaire, autrement dit l’équilibre de la terreur [Mutual Assured Destruction (MAD), destruction mutuelle assurée].

Le paragraphe 47 poursuit ainsi : « Les notions de ‹menace› et d’‹emploi› de la force au sens de l’article 2, paragraphe 4, de la Charte vont de pair en ce sens que si, dans un cas donné, l’emploi même de la force est illicite – pour quelque raison que ce soit – la menace d’y recourir le sera également. » Encore une fois : comme l’annihilation massive de millions d’humains est de toute évidence contraire au droit, la menace de le faire l’est également. Ici, la Cour condamne à nouveau implicitement la dissuasion nucléaire.

Ensuite, on peut lire : « En bref, un État ne peut, de manière licite, se déclarer prêt à employer la force que si cet emploi est conforme aux dispositions de la Charte. » Or, à nouveau, la menace de destruction massive qui est au centre de la dissuasion nucléaire, apparaît comme incompatible avec la Charte. La Cour conclut avec la remarque : « Du reste, aucun État – qu’il ait défendu ou non la politique de dissuasion – n’a soutenu devant la Cour qu’il serait licite de menacer d’employer la force au cas où l’emploi de la force envisagé serait illicite. » Encore une fois : un État n’a pas le droit de menacer d’employer la force si son emploi est contraire au droit et aucun des États n’a soutenu devant la Cour un point de vue opposé bien que l’occasion s’en soit présentée. La Cour a stipulé que les États possédant l’arme nucléaire, en fonction de leur propre argumentation, ne pourront pas à l’avenir contester légalement l’idée que la dissuasion nucléaire est contraire au droit. La dissuasion nucléaire est illicite et criminelle car elle repose sur la menace crédible de faire une chose – l’annihilation massive de civils – qui est considérée, au moins depuis la Charte de Nuremberg de 1945, comme contraire au droit et criminelle.

Francis Boyle

Professeur de droit international. Il rédigea aux États-Unis la loi anti-terrorisme de 1989 sur les armes biochimiques, transcrivant en droit national la Convention sur les armes biologiques de 1972. Titulaire de deux doctorats de l’université de Harvard, un de Droit (Magna cum laude) et un en Sciences politiques, il enseigne à l’université de l’Illinois, à Champaigne. Dernier ouvrage publié en français : Guerre biologique et terrorisme.
Source Horizons et débats

http://www.voltairenet.org:80/article162598.html


3-7 Israël plante ses Equipements Militaires High Tech Invasifs en Azerbaïdjan.

Israël continue ses activités subversives d’encerclement de l’Iran en Asie Centrale.

Israël continue son encerclement de l’Iran.

Après avoir développé avec le feu vert de Washington ses services paramilitaires et d’espionnage au Kurdistan irakien depuis la première Guerre du Golfe et les avoir renforcé depuis l’invasion en 2003 de l’Irak par l’armée US et leurs alliés, Israël cette fois en installe en Azerbaïdjan et au Turkmenistan suite à une tournée dans la région du ministre des affaires étrangères israélien, le fasciste Avigdor Lieberman.
En Azerbaïdjan, la plus importante entreprise électronique de défense israélienne, Elbit Systems, vient d’y ouvrir un bureau. Enregistrée sous le nom « Elbit System of Azerbadjian » Ltd, le 14 Septembre auprès du Ministère de l’Impôt d’Azerbaïdjan, elle est dirigée par Edward Majorovich Chernin.
Les activités d’Elbit Systems se concentrent principalement sur la conception, le développement la fabrication et l’intégration de systèmes centralisés de réseaux (C4ISR) de commande, contrôle, communication, informatique, espionnage, surveillance, et reconnaissance incluant entre autres des véhicules sans pilote pour des applications pour la défense et la sécurité du territoire.
Ces principales activités concernent des systèmes intégrés aux avions et hélicoptères, des systèmes montés sur des casques, des systèmes intégrés à l’aviation commerciale, aux véhicules terrestres, aux véhicules aériens sans pilote, des systèmes de commande, contrôle communication et espionnage ( C4I), des systèmes électro-optiques et de contre mesures, des systèmes intégrés à la sécurité du territoire, des systèmes de guerre électronique ( EW) et de signaux d’espionnage(SIGINT) ainsi que d’autres activités commerciales diverses.
Elbit Systems travaille sur des projets de véhicules aériens sans pilote avec le ministère de l’industrie de la défense d’Azerbaïdjan.
Source des informations : Rashad Suleymanov , Azeri Press Agency, Turkmenistan, reprises par www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=15544

Collaboration Azerbaïdjan régime sioniste

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=4638


3-8 Un Ex du Mossad comme Ambassadeur au Turkmenistan.
Au Turkmenistan, Lieberman vient de nommer comme ambassadeur un ex-espion du Mossad, Reuven Dinal. C’est le premier ambassadeur israélien posté dans ce pays d’Asie Centrale, qui partage avec l’Iran des centaines de km de frontières. L’ambassade d’Israël se trouve dans la capitale, Ashgabat, située à
30 km de la frontière iranienne.
Dinal a été le chef du bureau du Mossad à Moscou mais s’est fait expulsé accusé d’espionnage en 1996. Ses relations dans la région avec Moscou risquent donc d’être tendues car la présence dans les ambassades et autres représentations diplomatiques du régime sioniste d’ex du Mossad dans certains pays est mal vue. Ces ambassades et représentations diplomatiques sont accusées, souvent à juste titre, d’être des nids d’espions sionistes.
Dans le cas d’Ashgabat, à l’évidence les activités de l’ambassade et de l’ambassadeur israélien seront entièrement consacrées à l’espionnage de l’Iran, et à mettre sur pied des opérations d’agitation au sein de certaines minorités locales frontalières pour déstabiliser l’Iran voire de fournir un appui logistique et financier comme c'est déjà le cas, à l’organisation d’attentats sur le territoire iranien par des groupuscules terroristes comme le groupe Jundallah - également connu sous la dénomination de Mouvement des Peuples résistants d’Iran - PRMI - qui a revendiqué l'attentat deux semaines avant l' élection présidentielle iranienne (28 mai 2009) contre la mosquée chiite Ali Ibn Abitaleb de Zahedan (Iran) qui a fait 25 morts et une centaine de blessés graves.
Le Jundallah a signé un accord avec la secte des Moudjahidin du Peuple (Mujahedin-e Khalq) basée en France dirigée par les époux Radjavi et qui bénéficie de la protection de SarkoSioniste. Le MEK porté sur la liste noire des organisations terroristes aux US - mais utilisée par
la CIA selon ses besoins- a été retiré de la liste des organisations terroristes de l'UE grâce aux efforts intenses déployés par le sioniste occupant le Quai d'Orsay, Bernard Kouchner.
Collaboration Azerbaïdjan régime sioniste

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" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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