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02/11/2009

n°117 - Dossier du Liban - 31-10 : Suite : - Une attaque israélienne reste envisageable, mais pas de sitôt(…)

n°117  - Dossier du Liban -  31-10 : Suite : - Une attaque israélienne reste envisageable, mais pas de sitôt(…)



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du liban n°117 du 31-10

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

2 Dossier (Suite)

2-3 Les États-Unis tentent de pénétrer l'armée libanaise afin de l'enrôler  contre la résistance libanaise.  

2-4 Ban Ki-moon et l'application de la résolution 1559…

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 Général Aoun : « Pourquoi je dialogue avec le Hezbollah et la Syrie »

3-2 A Beyrouth, le quartier de Dahiyah est en pleine renaissance.

3-3 Nous écraserons l'armée israélienne en cas de guerre.

 

 

 

 

 



2-3 Les États-Unis tentent de pénétrer l'armée libanaise afin de l'enrôler  contre la résistance libanaise.  

L'armée libanaise dans le collimateur US.

Les États-Unis tentent de pénétrer l'armée libanaise afin de l'enrôler  contre la résistance libanaise, sous prétexte de la " possession exclusive des armes par l'État" et la dissuader de son dogme basé sur l'animosité à l'encontre de l'entité sioniste.

C'est l'avis d'un haut officier libanais qui a requis l'anonymat, rapporté par la chaîne qatarie AlJazira.
"Profitant du fait qu'ils sont chargés des sessions de formation au sein  de l'armée libanaise, les Américains œuvrent pour recruter quelques officiers, et ce grâce aux facilités que leur procurent des milieux politiques influents chez ces officiers" a-t-il déclaré.
Selon lui, certains officiers haut gradés entretiennent d'excellentes relations avec les Américains, et qui vont au-delà des limites de la coordination militaire conventionnelle : " L'un d'entre eux est un général proche du ministre de la Défense Elias Murr, deux autres sont les partisans du Premier ministre en charge de la formation du gouvernement, Saad Hariri,  et un troisième a des affinités avec le Président.
Le responsable militaire libanais qui est toujours en fonction a estimé que l'arrestation de deux officiers - cette année - chacun portant le grade de colonel pour espionnage pour la solde d'Israël illustre ce que les Américains peuvent faire, sachant que les deux inculpés ont reconnu avoir été recrutés en suivant des cours de  formation en Occident.  
Il s'est arrêté sur les soins particuliers que l'ambassadrice américaine au Liban Michèle Sisson accorde à l'armée libanaise, par sa participation continue aux cérémonies de graduation des officiers, estimant que ceci a blessé les sentiments nationaux au sein de l'armée.
«L'État qui a fourni à Israël des missiles, des bombes intelligentes pour tuer les femmes et les enfants sans merci pendant la guerre de Juillet 2006 ne peut pas avoir de bons sentiments pour le Liban », a-t-il conclu.
L'intérêt américain est également porté sur les Forces de Sécurité Intérieure ( FSI) commandées par le Général Ashraf Rifi lequel est considéré comme étant un proche du chef du courant du Futur Saad Hariri.
Selon AlJazira, les États-Unis ont dépêché des équipes d'entrainements au Liban où elles ont formé quelques 500 militaires de l'armée. Sachant que celle-ci compte 71.000 membres dotés d'armements légers. 

http://www.almanar.com.lb

 17/10/2009

http://www.almanar.com.lb
http://www.alterinfo.net/notes/

http://www.alterinfo.net/notes/L-armee-libanaise-dans-le-collimateur-americain_b1648152.html 


2-4 Ban Ki-moon et l'application de la résolution 1559…

nb : Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

Malgré d'« importants progrès » enregistrés au cours des six derniers mois, « la résolution 1559 n'est toujours pas pleinement appliquée », note le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon,(le partial) dans son nouveau rapport semestriel sur l'application de la résolution 1559 (2004).
Préparé par le représentant spécial pour la mise en œuvre de cette résolution, Terjé Roed-Larsen, ce dixième rapport fait le point de l'application de cette résolution depuis le dernier rapport, en date du 24 avril 2009. Il décrit les difficultés qui restent à résoudre pour renforcer la souveraineté, l'intégrité territoriale, l'unité et l'indépendance politique du Liban, sous l'autorité exclusive du gouvernement libanais, s'exerçant sur l'ensemble du territoire libanais, conformément à l'accord de Taëf de 1989.
Le document a été remis hier au président du Conseil de sécurité, Le Luong Minh, représentant du Vietnam, dont le pays assure la présidence pour le mois d'octobre. Il fera l'objet de discussions lors de consultations au Conseil de sécurité, prévues le 27 octobre, en présence de Terjé Roed-Larsen.
Dissolution et désarmement
« (...) Les violations de la souveraineté libanaise et des résolutions du Conseil de sécurité, les menaces contre la stabilité, l'intégrité territoriale et l'indépendance politique du Liban persistent », précise le rapport.
Sur le plan interne, le rapport souligne, sous la tête de chapitre « Dissolution et désarmement des milices libanaises et non libanaises », que « l'existence et les activités des milices libanaises et non libanaises - en contravention avec les exigences de la résolution 1559 (2004) - continuent de menacer la stabilité du pays et de compromettre le monopole de l'emploi de la force sur l'ensemble du territoire national par le gouvernement libanais et l'armée libanaise ».
Et de souligner : « La présence continue d'armes en dehors du contrôle du gouvernement et les activités des milices constituent un défi à l'autorité du Liban. »
« Le Hezbollah, précise le rapport, continue de maintenir une capacité et une infrastructure paramilitaires substantielles séparément de l'État, en violation de la résolution 1559. Ce dispositif constitue un défi direct à la souveraineté libanaise. »Ban Ki-moon lance donc un appel « aux dirigeants du Hezbollah, afin qu'ils achèvent la transformation du groupe en un parti politique exclusivement libanais, conformément aux exigences de l'accord de Taëf ».
Par ailleurs, le rapport ajoute qu'un autre groupe aussi « menace la stabilité et la souveraineté du Liban, celui des groupes armés non libanais ».
« Au cours des six mois écoulés, explique le texte, il n'y a eu aucun progrès enregistré dans le désarmement des milices palestiniennes dans le cadre du dialogue national lancé en 2006. »
Et le rapport d'avertir que si la situation dans la plupart des douze camps de réfugiés palestiniens demeure « relativement stable », « la menace d'une violence interne pourra déborder sur les régions avoisinantes ».

Le rapport constate avec satisfaction, sur ce plan, que « le président du Liban et le gouvernement actuel ont réaffirmé l'objectif fondamental consistant à rétablir l'autorité de l'État libanais sur l'ensemble du territoire national de manière à exercer le monopole de la force armée, exception faite des forces de maintien de la paix des Nations unies ».
Il souligne que « les autorités libanaises ont réaffirmé leur engagement pour améliorer la surveillance des frontières terrestres afin d'empêcher la circulation non autorisée d'armes, de munitions et de personnels dans le pays ».
Souveraineté et intégrité territoriale
Au sujet de l'évolution de la situation politique au Liban au cours des six derniers mois, Ban Ki-moon met en exergue le rapprochement entre la Syrie et l'Arabie saoudite marqué par la visite du président Bachar el-Assad à Djeddah, le 23 septembre, puis par la visite officielle du roi Abdallah ben Abdel Aziz, le 7 octobre, à Damas.
Le secrétaire général s'est déclaré « heureux » de constater que le Liban et la Syrie ont établi des relations diplomatiques « complètes » et qu'« un petit progrès tangible ait été enregistré » à ce niveau.
Mais il n'a pas manqué d'encourager la Syrie et le Liban à « parachever la délimitation de leur frontière commune, comme le stipule la résolution 1680 du Conseil de sécurité de l'ONU » (2006). « Je note que la commission syro-libanaise chargée de délimiter leur frontière commune a été réactivée, dit-il dans son rapport, tout en relevant qu'à ce stade, seul le Liban a désigné les membres de la délégation à la commission commune.
Violations israéliennesSur un autre plan, Ban Ki-moon fait état dans son rapport de la poursuite de l'occupation par Israël de la partie nord de Ghajar, en violation de la souveraineté et des résolutions du Conseil de sécurité.
En ce qui concerne les fermes de Chebaa, « les efforts diplomatiques qui sont en cours n'ont pas produit encore des résultats effectifs », constate-t-il.
Au sujet des nombreuses violations israéliennes de l'espace aérien libanais effectuées par des avions et des drones israéliens, le rapport précise que « les intrusions se sont poursuivies en grand nombre, en violation de la souveraineté libanaise et des résolutions du Conseil de sécurité ».
« Le gouvernement libanais a continué de protester contre ces survols qui, selon le gouvernement israélien, sont effectués pour des raisons de sécurité. Mes représentants et moi-même avons déploré à plusieurs reprises ces violations et avons demandé à Israël d'y mettre fin », a dit le secrétaire général.
La question de l'espionnage israélien au Liban, considéré par ce dernier comme une violation flagrante de la résolution 1701, a également été soulevée dans ce rapport.
Observations générales
Dans ses observations générales, le secrétaire général note qu'il est « heureux de constater que les dirigeants libanais ont répondu à ses appels et saisi l'occasion des élections législatives en juin 2009 pour montrer leur attachement à la démocratie, la souveraineté et l'indépendance politique de leur pays ». Il s'est également déclaré « heureux » de voir que « des progrès continuent d'être réalisés dans l'application de la résolution 1559 (2004), dont les dispositions reflètent les aspirations du peuple libanais et son attachement à l'accord de Taëf ».
En résumé, « la situation politique et sécuritaire au Liban a été généralement calme et stable au cours de la période considérée, constate le rapport.

Toutefois, la situation reste fragile. Il est donc impératif que le Liban préserve son cadre politique global de coexistence - tel qu'il a été défini par l'accord de Taëf - dans un climat exempt de violence et d'intimidation. La présence d'armes dans le pays en dehors du contrôle du gouvernement et l'existence continue de milices contribuent aux tensions et à l'insécurité au Liban et au-delà, et pourraient éventuellement conduire à la reprise des hostilités, si elles ne sont pas immédiatement prises en compte ».
Après avoir « félicité » le Premier ministre sortant Fouad Siniora pour tous ses efforts et sa détermination à faire progresser l'application de toutes les autres résolutions pertinentes du Conseil de sécurité du Liban, Ban Ki-moon a conclu en invitant « toutes les parties et tous les acteurs à se conformer aux résolutions 1559 (2004), 1680 (2006) et 1701 (2006).
« Je poursuivrai quant à moi mes efforts au service de la pleine application de ces résolutions du Conseil de sécurité et de toutes les autres pertinentes du Conseil visant à rétablir l'intégrité territoriale, la pleine souveraineté et l'indépendance politique du Liban », conclut Ban Ki-moon.

22/10

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/635374/Ban_Ki-moon+%3A_%3C%3C+Le_dispositif_du_Hezbollah_constitue_un_defi_direct_a_la_souverainete_libanaise+%3E%3E_.html



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Général Aoun : « Pourquoi je dialogue avec le Hezbollah et la Syrie »

Extrait

L. B. : Beaucoup de Français, chrétiens ou non, ne comprennent toujours pas votre rapprochement avec le Hezbollah libanais, parti religieux chiite pro-iranien, qu’ils considèrent comme dangereux, voire terroriste. Pourquoi ce dialogue qui en a étonné plus d’un ?

Général Aoun : On ne peut pas éternellement vivre dans le rejet et le refus. La guerre est finie. Et le Liban est à construire avec les Libanais, tous les Libanais. La communauté chiite représente 1/3 de la population libanaise. Peut-on bâtir une nation en se passant de plus de 30% de ses citoyens ?

Si tous les chiites ne militent pas au Hezbollah, et s’il existe diverses sensibilités en leur sein (laïcs, progressistes, pro syriens du mouvement Amal etc) tous reconnaissent le courage de ce parti qui a lutté pour libérer le pays.

Le Hezbollah fait peur en France, en Europe et d’une manière générale à une grande majorité d’Occidentaux ….
La France, l’Europe, les Etats-Unis sont loin du Liban. Nous, chrétiens libanais vivons avec les chiites, sympathisants ou non du Hezbollah, depuis toujours. Nous avons des racines, une nationalité et des traditions en commun. Nous devons travailler ensemble. Je suis laïc et chrétien, je ne partage donc pas toutes les convictions du Hezbollah, mais la démocratie consiste à reconnaître nos différences, et à nous accepter pour fonder ensemble une communauté. De toutes les façons, ceux qui ont essayé de combattre le Hezbollah par les armes ne sont jamais parvenus à l’éradiquer, le dialogue est l’arme la plus efficace. J’ai combattu le Hezbollah. Aujourd’hui j’ai tourné la page. Nous avons besoin d’un climat de confiance pour construire la paix. Nous avons trop versé de sang au Liban. Toute guerre doit finir un jour. Contrairement à ce que croient généralement les Occidentaux, les militants ou les sympathisants du Hezbollah sont des citoyens libanais, qui n’ont rien à voir avec Al Qaïda.
Leurs combattants ne sont-ils pas en train d’édifier un état dans l’Etat comme beaucoup le pensent au Liban ou ailleurs ?
Je ne suis pas naïf et les dirigeants du Hezbollah ne sont pas des irresponsables. Comme tous les hommes de ce pays, ils veulent travailler en paix, s’occuper de leur famille, avoir un avenir pour leurs enfants. M. Nasrallah, leur chef, est un homme honnête, pragmatique et réfléchi. Il sait qu’il n’y aura jamais d’Etat musulman au Liban. Notre pays est religieusement multiple et nos traditions sont faites de tolérance et d’ouverture. La réconciliation est la seule voie possible pour la coexistence.
Vous vous êtes réconcilié avec le Hezbollah, pourquoi n’y arrivez-vous pas avec M. Hariri ou M. Geagea ?
Avec M. Hariri, on discute et on progresse. Il sort de chez moi, vous l’avez sans doute croisé. Avec les Forces libanaises chrétiennes de M. Geagea, c’est plus difficile. Une partie de leurs sympathisants souhaite la partition du Liban, alors que nous au CPL (le Courant patriotique Libre, le parti Aouniste), nous travaillons à l’unité du pays. Nous voulons vivre ensemble, chrétiens et musulmans, dans un même Liban.
Et pourquoi ce rapprochement avec la Syrie que vous avez longtemps combattu, et qui a tant porté préjudice à votre pays, l’occupant durant 29 ans. Un grand nombre de vos amis et compagnons d’armes ont été victimes de l’armée syrienne.
Les Syriens sont aujourd’hui chez eux, il faut faire la paix. Ils n’occupent plus le pays. Ils sont nos voisins et nous avons besoin les uns des autres. Nos économies sont liées. Ce n’est pas avec l’Amérique ou la France mais avec les pays les plus proches, que nous construirons d’abord le Liban. Pour prospérer, notre pays a besoin de sécurité, d’une situation régionale apaisée, et de relations de confiance avec les pays frontaliers.

C’est le pardon chrétien qui vous fait agir ainsi ?
Je suis chrétien, croyant. Le pardon est une démarche intérieure, intime. Mais dans ma décision de me réconcilier avec mes anciens adversaires, c’est la raison qui l’a emporté, une vision pragmatique de la situation. C’est d’abord avec les proches que la paix se construit.
La religion est omniprésente dans ce pays où cohabitent des confessions multiples. Croyez vous qu’un Liban rongé par le confessionnalisme est gouvernable ?
Je ne suis pas pour un système confessionnaliste, mais il faut cesser de rendre responsable les confessions. Si le Liban a des difficultés, c’est d’abord à cause de l’injustice sociale et de la corruption qui y règnent. Le confessionnalisme et la religion ne doivent pas toujours porter la responsabilité de nos maux L’incurie, l’incompétence et la malhonnêteté des dirigeants sont les vraies causes du mal libanais.
Pour vous les religions ne sont pas un obstacle irrémédiable à l’unité et à la citoyenneté du Liban ?
Reportez vous à ce document exceptionnel que nous avait laissé Jean-Paul II, lors de son voyage au Liban en mai 1997. Cette exhortation apostolique où le pape rappelait qu’au Liban, chrétiens et musulmans devaient partage le pouvoir, que le Liban devait être souverain face aux puissance étrangères et que les chrétiens libanais devaient participer activement à la vie politique et sociale du pays en étant fiers d’être chrétiens et arabes. Ce texte constitue encore aujourd’hui l’exemple que nous devons suivre ; celui d’une vision spirituelle qui peut s’appliquer à la vie politique du pays.

Pélerin
Question de Luc Balbont

Jeudi 15 octobre 2009
Source : RPL France

http://www.rplfrance.org/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/dossier.Liban.rpl_france.151009.htm 


3-2 A Beyrouth, le quartier de Dahiyah est en pleine renaissance.

Extrait

Trois ans après avoir essuyé les bombes israéliennes, le quartier de Dahiyah, dans la banlieue sud de Beyrouth, est en plein boom immobilier. Durant la guerre qui a opposé à l'été 2006 l'armée israélienne au Hezbollah, Tsahal a lourdement bombardé Dahiyah, nom qui signifie banlieue en arabe.

L'aviation avait rasé, non seulement, le quartier général du Hezbollah mais aussi des pâtés de maisons entiers.

A présent, des dizaines d'immeubles neufs ou rénovés s'élèvent dans cette banlieue sud de Beyrouth, grâce à un programme de reconstruction géré par le Hezbollah.

A Dahiyah, les restaurants sont bondés, les commerces prospèrent, les rues sont embouteillées et les prix de l'immobilier s'envolent. "Dahiyah sera plus belle qu'avant", promettent les panneaux sur les chantiers qui restent.

Autrefois, cette zone au sud de la capitale était un ensemble de petits villages où résidaient chrétiens et chiites des classes moyennes.

Durant la guerre civile libanaise (1975-90), des centaines de milliers de chiites ont fui les combats et la pauvreté du sud et de l'est du pays pour se réfugier à Beyrouth-Sud. La plupart des chrétiens sont alors partis s'installer dans d'autres quartiers. En 30 ans, avec la construction de tours, Dahiyah est devenue une banlieue densément peuplée: 700.000 personnes y vivent.

Le pays du Cèdre compte quatre millions d'habitants dont un tiers de chiites, une communauté qui s'estime victime de discriminations.

Le Hezbollah  gère en outre un large réseau d'aide sociale qui lui assure un grand soutien populaire au sein de cette minorité qui s'estime délaissée par les services de l'Etat.

La renaissance de Dahiyah intervient alors que le Hezbollah négocie depuis des mois sa place au sein d'un gouvernement d'union nationale.

Les discussions sont dans l'impasse, faute d'accord sur la distribution des portefeuilles ministériels. Sunnites et chrétiens craignent que le Hezbollah tenterais d'imposer au Liban des décisions prises à Damas ou à Téhéran.(…)

Cependant, Dahiyah ne porte aucun signe de l'"iranisation" que redoutent tant les adversaires du Hezbollah. Des femmes en jean moulant font du shopping dans des boutiques qui exposent en vitrine bikinis et minijupes. "Ici à Dahiyah, nous avons réussi à avoir la résistance, la liberté et la mode au même endroit", se félicite Hussein al-Zein, 40 ans, qui tient une boutique de vêtements féminins.

Cependant, on est loin des quartiers du centre de Beyrouth où l'on peut voir des jeunes femmes très maquillées se promener de bar en bar en robe ultracourte au décolleté plongeant. A Dahiyah, il n'y a ni bar, ni magasin vendant de l'alcool et encore moins de boîtes de nuit. Les tenues féminines sont sobres et le voile est de rigueur, même s'il n'est pas imposé. "Je ne me couvrirai (les cheveux) qu'après mon mariage", confie une étudiante de 18 ans qui travaille en jean et T-shirt moulant à Dahiyah, où elle est née.

Le sens d'appartenance à ce quartier est renforcé par une certaine désillusion vis-à-vis du gouvernement central.

A Dahiyah, il n'y a que 12 heures d'électricité par jour, alors que les autres quartiers de Beyrouth sont alimentés 19 heures sur 24. Les autorités blâment la demande, trop grande, mais les habitants y voient de la discrimination.

C'est le Hezbollah qui assure la sécurité à Dahiyah. Ses hommes en uniforme font la circulation mais s'occupent aussi d'affaires de police comme de trafics de drogue. Le Hezbollah explique qu'elle y est contrainte, à cause de l'inaction des autorités centrales. "Nous n'essayons pas de remplacer l'Etat mais nous essayons de trouver des solutions", explique Ghassan Darwish, un responsable du Hezbollah. "Nous ne pourrions pas remplacer le gouvernement, même si nous essayions".

28/10

http://fr.news.yahoo.com/


3-3 Nous écraserons l'armée israélienne en cas de guerre.

Le secrétaire général du Hezbollah a mis en garde l'entité sioniste contre le déclenchement d'une guerre assurant que ses unités seront écrasées si celle celles-ci s'aventurent au Liban.

S'exprimant à l'occasion de la journée de la journée d'Al-Quds lors d'un festival organisé dans la Banlieue-sud, Sayed Nasrallah s'est engagé à changer la donne dans la région, voire à transformer la guerre en une occasion pour éradiquer Israël et arriver à bord de bus dans la ville sainte d'al-Quds.
Les idées principales de son discours
La journée d'al-Quds prévue le dernier vendredi du mois de Ramadan avait été proclamée par l'Imam Khomeiny, après la victoire de la révolution islamique en Iran, l'instauration de la république islamique et la chute du régime pahlavis pro américain et pro israélien, et la transformation de l'ambassade d'Israël en la première ambassade de la Palestine dans le monde.  Ses buts sont clairs rappeler à la nation ses responsabilités historiques à l'égard de la Palestine. Même avec le départ de l'imam Khomeiny, la question d'Al-Quds  demeure de nos jours le lègue politique le plus important auquel s'attache son successeur le guide suprême Sayed Ali Khamenei.  
La journée d'al-Quds est la journée de la ville sainte, de ses lieux saints, pour les Musulmans et les Chrétiens, des lieux qui sont menacés d'effondrement  
C'est le jour des habitants de cette ville, Musulmans et Chrétiens et qui sont à leur tour menacés d'être extradés de leur terre,
C'est la journée de la Palestine, de la mer jusqu'au fleuve;
C'est le jour des détenus palestiniens et arabes dans les geôles israéliennes
C'est le jour des réfugiés palestiniens, de l'intérieur et de l'extérieur;
C'est le jour de Gaza la patiente, l'enfermée;
C'est le jour de la résistance palestinienne dans toutes ses factions et celui de la résistance libanaise islamique et de tous ceux qui rejettent le projet sioniste
C'est le jour de la Oumma ( nation)  et de ses responsabilités historiques

En ce jour, je voudrais annoncer notre principe, notre position claire concernant l'occupation de la Palestine et des territoires arabes, que ce soient le plateau du Golan, les hameaux de Chébaa ou les hauteurs de Kfar Chouba;  et notre position à l'égard de cette entité fondée sur l' occupation
Nous avons un principe clair, car le droit doit être déclaré haut et fort et le faux et doit être contré et réfuté haut et fort
Nous déclarons nettement et clairement que la Palestine, toute la Palestine, de la mer jusqu'au fleuve revient de droit à tous les Palestiniens, et revient de droit à toute la nation; le sionistes n'ont aucun droit dans cette terre.  Et nous sommes prêts à en discuter sur tous les plans, historique, religieux, juridique, même en nous référant à l'Ancien testament.  
À la lecture du coran, oui nous admettons que Dieu a promis à son prophète Ibrahim (s) de léguer à sa descendance la terre sainte.
Mais selon le coran, l'Ancien Testatment et les réalités historiques, les descendants d'Ibrahim (s) ne sont pas seulement les fils d'Israël; une grande partie des Arabes qui sont les fils d'Ismaïl sont aussi les descendants d'Ibrahim (s).
Dieu l'a promise aux bons descendants de ce prophète, aux croyants, aux pieux, à ceux qui suivent le chemin d'Ibrahim. Alors que les descendants d'Ibrahim (s) qui ont tué les prophètes et ont commis plus tard les massacres les plus horribles n'ont jamais été compris par cette promesse divine; depuis qu'ils ont traversé la mer, ont adoré le veau, ont nui au prophète Moussa, et ont été châtiés par leur égarement pendant quarante années, depuis, ils ne sont plus concernés par cette promesse  
Un seul principe existe dans les Livres saints: la terre est pour Dieu et Il  la lègue à qui Il veut de ses bons sujets pieux.
En cette journée d'Al-Quds, si vous voulez vraiment valider votre jeûne, et vos prières, si vous voulez éviter d'irriter Dieu, par la parole ou l'acte,  vous devez vos attacher au droit et au vrai, et réfuter le faux et l'injustice.  
En ce jour, à partir de cette succursale des martyrs, vous et moi qui avons répondu à l'appel de l'Imam Khomeiny déclarons notre attachement à nos principes qui sont:
1-la Palestine historique qui revient exclusivement au peuple palestinien et à toute la nation
2- personne n'a le droit dans ce monde, qu'il soit palestinien, arabe ou musulman, quelque soit la légitimité qu'il revendique, historique, révolutionnaire, populaire ou juridique, de renoncer à une seule graine de terre ou à une goutte d'eau de la Palestine
3- l'entité israélienne est un état usurpateur, envahisseur, illégal, et une tumeur cancérigène
4-personne n'a le droit de reconnaître cette entité, ni de lui concéder une certaine légitimité, ni d'admettre son existence.
5-toute relation et toute normalisation avec Israël est illicite. C'est une position consensuelle au sein des ulémas islamiques; si quelqu'un est d'un avis contraire, il se devrait de donner ses justificatifs religieux
6- ces constantes ne peuvent être modifiées ni par le temps, ni par les circonstances, ni en raison de l'impuissance ni en temps de force
Quand certains parlent d'impuissance de libérer la Palestine et de restituer la ville sainte,  ceci ne veut pas dire que nous sommes contraints de reconnaître cette entité, son occupation et son usurpation de nos terres et nos biens
Cela fait plus de 60 années que le monde entier fait pression sur nous pour reconnaître Israël, sans y parvenir. Même les états qui ont signé des accords de soi-disant paix avec l'entité sioniste n'ont pu imposer à leurs peuples la normalisation des relations
De plus nous ne sommes pas faibles pour renoncer
En ce jour du mois de Ramadan, je déclare que nous en tant que partie de cette oumma ne reconnaîtrons jamais Israël et ne normaliserons jamais nos relations avec lui, ni n'abdiquerons face à lui
Notre foi est sans faille: Israël est une entité illégale, une tumeur cancérigène qui doit être éradiquée
Nous ne sommes pas contraints à le reconnaître même dans les conditions les plus difficiles
Le Liban, malgré les difficultés qu'il a connues, les guerres, les crises,  n'a jamais abdiqué face à Israël, ne de part ses positions officielles ni populaires, il n'a renoncé à aucune graine de sable, à aucune goutte d'eau
Il 'y a eu qu'une seule et unique tentative en 1983
Il se peut que nous ne voulions pas provoquer une guerre régionale, pour restituer les hauteurs de Kfar Chouba et les hameaux de Chébaa, mais en aucun cas nous ne reconnaîtrons cette entité 
La Syrie aussi, pendant l'époque de Hafez al- Assad, puis celle de Bachar, malgré trente à quarante années de  guerres, de pressions, de sanctions internationales, de complots,  surtout ces dernières années, n'a pas renoncé à ses terres face à l'occupation israélienne
La Syrie est un régime; elle n'a pas combattu, certes, elle a fermé le front, oui c'est vrai, mais elle n'a pas renoncé à ses biens, pas même durant les dernières négociations qui ont été suspendues parce que le président syrien défunt avait refusé d'abandonner les eaux de la Tibériade.
Nous ne sommes pas face à deux choix seulement: celui de la guerre, ou celui de l'abdication
Il y en a un troisième , celui de refuser d'abdiquer, sans faire la guerre; celui de tenir bon, de patienter et d'agir pour s'acquérir les facteurs de force en attendant les changements nécessaires
En ce  jour d'al-Quds, en parlant des choix, on nous évoque celui des négociations. Pourtant ce parcours a été stérile, et n'a abouti qu'à des concessions et au renoncement des droits, parfois hélas gratuitement
Aujourd'hui, l'émissaire américain monsieur Mitchel a déclaré avoir échoué dans ses tentatives de convaincre Netanyahu de geler provisoirement les colonisations.
 Que veut dire ceci? Soit que l'administration US est incapable d'imposer à Netanyahu une quelconque position; ce qui insinue que l'administration américaine est faible, et qu'on ne peut donc pas compter sur elle.
Soit  ceci veut dire que cette administration joue un jeu hypocrite, (et c'est ma conviction), celui de faire croire aux Arabes de son incapacité à obtenir une concession israélienne et en exiger une de la part d'eux .
D'autres choix sont également évoqués, ceux qui ont été adoptés dans le passé, dont entre autre celui qu'ont connu nos pères, celui de déclencher une guerre globale, en ouvrant tous les fronts et en s'attaquant à la Palestine de tous les côtés. je ne dirai certes pas que ce choix est inefficace, non, mais il n'est certes pas disponible, si nous devons attendre que tous les états arabes veuillent se mettre d'accord pour combattre Israël, il faudrait peut-être attendre encore cent ans.
Ceux qui véhiculent ce choix ne veulent pas combattre. À l'instar de celui qui ne veut pas jeter de pierres alors il choisit la plus lourde.
Cette réflexion a fait perdre beaucoup à la résistance et aux courants qui optaient pour la confrontation et selon lesquels il fallait changer tous les régimes arabes avant de passer à l'acte.
Il faut mettre de coté ce choix, qui n'est pas à la portée de la main
Si le Liban devait attendre la stratégie arabe unifiée, les Israéliens seraient encore au Liban.
L'autre choix, celui  que nous proposons est celui du refus, de persistance et de la résistance populaire
Dans toute l'histoire de l'entité sioniste, les dix années les plus difficiles ont été cette dernière décennie
Justement, en raison de l'adoption de ce choix, de la part de pays arabes et de factions résistantes.
Le résultat: Israël est sorti du Liban après avoir subi une défaite stratégique en l'an 2000,  puis il y a eu l'intifada d'al-Aqsa qui a menacé l'existence d'Israël, puis il y eu le retrait de la bande de Gaza, et puis il y a eu la défaite honteuse lors de la guerre de juillet contre le Liban qui a ébranlé les fondements mêmes de cette entité.
Nous  pouvons restituer nos terres par la résistance parce ce que nous l'avons déjà fait
Nous pouvons vaincre cette entité parce que nous l'avons déjà fait en éliminant ses buts
Nous n'avons pas besoin d'attendre l'ouverture de tous les fronts
Pour une bonne stratégie, voilà ce qu'il faut:
1- préserver la résistance au Liban, et au cas où vous ne voulez pas la soutenir, laisser la tranquille au moins, c'est la bonne stratégie
Je ne m'adresse pas à certains Libanais, sachant que beaucoup d'entre eux soutiennent la résistance, mais je m'adresse aussi à certains états arabes
2- soutenir le peuple palestinien, pour qu'il reste dans sa terre; démantelez le blocus qui est imposé contre lui; ne lui donnez pas d'armes, mais laissez le en obtenir par ses propres moyens. L'Iran s'en chargera; il le fait au su du monde entier. Tentez d'unir les Palestiniens et ne les incitez pas les uns contre les autres; Hélas les armes de la zizanie passent en Palestine, alors que ceux de la résistance sont confisqués.
Soutenez le peuple palestinien sinon, laissez le tranquille
Comme je l'avais demandé durant la guerre de juillet; laissez la résistance tranquille
Ce peuple palestinien, s'il est assisté a le courage, la patience et l'esprit de lutte capable de lui permettre restituer la ville sainte au nom de toute la nation, sans avoir besoin ni des armées arabes, ni des fronts arabes, ni du nôtre non plus.
D'aucuns diront que la situation des Arabes ne cessent de s'empirer, ce qui est certes bien vrai
Mais sachez aussi que la situation d'Israël n'est pas meilleure; il se trouve dans la pire des situations depuis son implantation. Israël avant l'an 2000 n'est pas celui d'après l'an 2000; il en est de même avant et après la guerre de juillet et celle de Gaza. N'ayez crainte d'Israël. S'il se réarme et s'entraîne nuits et jours c'est parce qu'il a peur.
Ce que des Arabes et des Libanais croient être une volonté de guerre chez les Israéliens, nous allons le transformer en une occasion propice (selon les principes de l'administration). (…)
Nous ne voulons pas de guerre, mais si Israël s'attaque au Liban, nous allons transformer sa guerre en une occasion propice pour détruire et écraser la moitié de son armée au Liban.   
À quel avenir peut-il s'attendre dans cette région?
Quand je dis que la prochaine va changer la donne dans la région, certains se sont interrogés si j'avais en ma possession l'arme atomique. Nous n'avons pas d'armement nucléaire et ne pouvons se l'acquérir, car c'est un armement illicite, comme le prescrit Sayed Ali Khamenei en fonction de l'Islam.  Nos allons changer la donne parce Israël est un état fondé sur l'armée et  pour l'armée, si nous détruisons cette armée au Liban, c'est l'état en entier qui s'effondre.
Nous n'aurons dans ce cas qu'à aller à la ville sainte en bus!
Ces propos ne sont pas illusoires, ce sont des réalités logiques (…)
En ce jour d'al-Quds, j'en appelle aux états arabes et musulmans, en tant que gouvernements et peuples à faire le choix du refus, de la persistance et de la résistance
Nous sommes la meilleure nation sortie pour tous les mondes; non pas pour des rasions de supériorité raciale, mais de part notre action en faveur du Bien et pour empêcher le Mal.
En ce jour, nous devons évoquer la mosquée d'al-Aqsa qui fait l'objet d'un complot très dangereux, selon l'aveu de tous les organismes. Al-Aqsa a besoin d'un grand cri de secours et d'un appel à l'aide de la part de la nation
Des fouilles effectuées dans son souterrain le menacent d'effondrement d'un jour à l'autre. Il se peut que nous nous réveillions un matin à la nouvelle que  la mosquée d'Al-Aqsa s'est affaissée.
Quelle nation est donc celle qui s'endort alors que sa première qibla peut s'effondrer d'un jour à l'autre?
Ceci ne mérite donc pas une réunion des pays arabes pour dire aux sionistes que le fait de porter atteinte à ce lieu saint va provoquer des réactions inattendues hors de tous les calculs locaux ou régionaux. Ne faut-il pas lancer aux Sionistes des mises en garde sévères??
En ce jour, je voudrais m'adresser aux habitants d'al-Quds, aux familles expulsées de leurs maisons et jetées dans les rues où ils prennent leur repas d'Iftar (rupture du jeûne) alors que les familles des Musulmans de par le monde passent le mois de Ramadan dans leurs maisons. N'est-ce pas là une honte? N'est-ce pas là une violation de la recommandation du prophète de Dieu Mohammad (s), dont ont chante les vertus sur toutes les chaînes satellitaires arabes, et selon lequel " n'est pas Musulman celui qui se désintéresse des autres Musulmans".  
Il faut agir pour que ses familles restent à Jérusalem; c'est le minimum qu'il faut faire
La journée d'Al-Quds est celui des détenus palestiniens et arabes.
Parmi eux figure notre détenu libanais Yahia Skaff
S'agissant de ce dossier, je voudrais glisser quelques mots. Si nous sondons les arabes pour savoir s'ils savent qui sont Ron Arad, ou  Shalit, beaucoup sauront répondre
En revanche si nous leur demandons de signaler trois noms parmi les détenus arabes dans les prisons israéliennes, ou ceux de trois femmes, de trois personnes âgées, ou de trois enfants, personne dans le monde arabe ne sauraient donner de réponse.
Savez-vous que les deux détenus que nous avions capturés avant la guerre de juillet, j'ai intentionnellement évité d'apprendre leurs noms, parce qu'il n'est pas admis que nos détenus soient des chiffres tandis que les leurs sont des noms. Alors que nous sommes la nation des un milliard et demi alors qu'ils ne sont que quelques morveux de par le monde.  
 N'est-ce pas une offense?
Pourquoi Samir Kinntar est-il connu de par le monde? (…) parce qu'Israël a déclenché une guerre parce que nous avons capturé des soldats pour le récupérer. Sachant qu'il est permis à Israël de mener les guerres qu'il veut; la communauté internationale le lui permet.
C'est pour cela que nous voulons toujours évoquer notre détenu Yahia Skaf, pour garder vivante son affaire. (…)
Je voudrais en cette occasion évoquer aussi l'affaire des réfugiés palestiniens au Liban, notre discours doit être celui de s'attacher au droit de retour, en premier lieu, tout en considérant que l'implantation des palestinien est un complot contre les palestiniens avant de l'être contre les Libanais, de crainte que le discours ne devienne confessionnel.
Concernant leurs droits civiques au Liban, qui leur font défaut, elles devraient faire partie des constantes de notre politique à leur égard et nous devons faire en sorte qu'ils les obtiennent. Il n'est pas admis, alors qu'ils sont nos invités au Liban d'admettre qu'ils vivent dans les conditions difficiles dans lesquelles ils vivent actuellement dans les camps.  Il faut mettre la politique et la religion de côté et agir pour améliorer leur situation.
Il est de notre responsabilité de nous entraider entre nous Libanais dans cette affaire.
En outre, sachez que dans ce parcours et notre lutte, ns ne sommes pas seuls
Nous avons l'Iran de notre côté. Depuis la révolution islamique, il a été combattu par des puissances internationales et régionales parce qu'il a pris à sa charge les causes principales de la nation, parce qu'il a rompu ses liens avec l'entité sioniste et s'est --- pour défendre la cause palestinienne et la résistance et contrer les projets sionistes. Il en a été ainsi depuis l'Imam Khomeiny et l'est encore de nos jours avec Ahmadinejad.
Lorsque l'Iran était sous le règne du Shah, la plupart des régimes arabes entretenaient de bonnes relations avec lui, alors que maintenant il est honni.
L'Iran est d'un grand soutien au peuple palestinien et à tous les peuples de la région. Raison pour laquelle elle paie les rais de cette politique et de ses principes.   
Il suffit que l'Iran  renonce à tout ceci pour recouvrer sa positions pour qu'il soit respecté au sein de la communauté internationale
Durant les derniers évènements, certains ont misé sur la chute du régime; mais ils ont échoué comme Israël a échoué durant la guerre de juillet et celle de Gaza.  
C'est cet axe là auquel nous appartenons, et il ne sera jamais vaincu Inchallah.
En ce jour d'al-Quds, l'Iran est sortie dans ses rues pour dire au monde entier qui s'attendait à le voir affaibli qu'il est avec la Palestine, avec le Liban et Gaza, et qu'il est avec le principe d'éradiquer Israël
Moi je connais très bien l'Iran, son guide courageux et sage et ses responsables.
Jamais ils ne renonceront aux peuples de la région, jamais ils n'abandonneront la résistance. C'est pour eux leur prière et leur jeûne, leur prière de la nuit et toute leur vie (…)
Ceux qui misent pour sortir l'Iran de cette scène seront déçus.
En ce jour, je voudrais remercier l'imam Khamenei et tous les frères en Iran  pour tout le soutien moral, politique, matériel et financier qu'ils nous procurent sur tous les plans
C'est une fierté dont l'Iran se vante devant le monde entier et même devant le Conseil de sécurité. Non nous ne sommes pas seuls. Et nous possédons beaucoup de facteurs de force
La phase la plus critique que nous avons traversée est celle de Bush.
Dernièrement, les États-Unis ont du renoncer au bouclier anti missile, ce qui constitue un signe de faiblesse de leur part, après avoir voulu contrer la menace des missiles à longue portée iraniens, ils disent maintenant qu'elles ne constituent plus une menace.
 Avant de vous quitter j'ai deux recommandations à faire. La première concerne Gaza qui est encore sous le blocus. Des milliards lui ont été promis à Sharm el-Sheikh sans jamais lui parvenir. C'est inadmissible qu'elle n'ait pas encore pu reconstruire les destructions provoquées par l'ennemi sioniste. Comment les Gazaouis vont-ils passer l'hiver prochain, dans des tentes ou des maisons en argile qui risquent de s'effondrer
Débloquez le blocus, aidez les à reconstruire leurs maisons!
Permettez-moi de dire que notre prophète Mohammad dont les chaînes satellitaires chantent les vertus à longueur de journée a recommandé un jour:" n'est pas Musulman celui qui se désintéresse des autres Musulmans"  
Quelle fête d'al-Fitr auront donc les familles de Gaza et celles des détenus?
De plus, ce qui se passe au Yémen est affligeant
Le jour où des évènements ont eu lieu à Beyrouth, en mai 2008, le président yéménite m'a contacté pour me demander d'épargner certains lieux.  Bien entendu, nous avons répondu à son appel, car il est de notre devoir de le faire.
Aujourd'hui, c'est moi qui m'adresse à lui pour le solliciter de prendre soin de son peuple, et de prendre l'initiative de mettre fin aux hostilités et à l'effusion du sang et pour entreprendre le dialogue. (..)  
S'agissant du sujet libanais interne, chacun d'entre nous a agi en fonction de la Constitution, aussi bien l'opposition que les forces loyalistes
L'opposition s'est abstenue de nommer un Premier ministre, quoiqu'elle ait pu bien le faire. Ce qui est signe d'une volonté de sa part  de parvenir à un compromis et de dialoguer et d'éviter toute perturbation de l'atmosphère politique.
C'est donc un point positif
Que personne ne prenne le pays vers des tensions politiques ou sécuritaires car tout le monde y serait perdant
Évitez le discours confessionnel
Le Premier ministre en charge pourrait reprendre ses consultations, une fois de retour du congé de la fête d'al-Fitr
Il vaut mieux arriver tard que de prendre le pays vers l'abîme.

Sayed Nasrallah

18/09/2009
Traduction: Leila Mazboudi

 http://almanar.com.lb

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=4628


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