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03/11/2009

n°48 - Journal des Guerres de l'Otan - 10-10 au 02-11 :-Début - L'attaque géorgienne a déclenché la guerre de 2008 dit l'UE.

n°48 - Journal des Guerres de l'Otan - 10-10 au 02-11 :-Début - L'attaque géorgienne a déclenché la guerre de 2008 dit l'UE.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



  Journal des Guerres de l'Otan.  n° 48 - 10-10 au 02-11

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

Timothy Heritage : L'attaque géorgienne a déclenché la guerre de 2008 dit l'UE.

1 Au jour le jour

2 Positions

a) Ossétie 

b) des voisins.

3 Politique 

a) Russe

Suite

b) L'Otan & alliés

4 Institutions internationales

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

5-1 Daniele Ganser : Les armées secrètes de l’OTAN

6 Brèves

6-1 L'ombre persistante du bouclier anti-missile...

6-2 France/OTAN : la jeune recrue - France - déjà cocufiée !

Fin

7  Dossiers

7-1 Tbilissi coupable de la guerre de 2008 mais pas trop

7-2 Rick Rozoff : L’Iran fait face à la menace grandissante des États-Unis et de l’OTAN.

7-3 Gareth Porter : Les forces de l’Otan s'en remettent aux chefs de guerre pour assurer leur protection et …maintenir l’occupation.

7-4 Désarmement: l'appel de Juppé et Rocard à Sarkozy.



Tiré à part :

Timothy Heritage : L'attaque georgienne a déclenché la guerre de 2008 dit l'UE.

La Russie et la Georgie portent chacune leur part de responsabilité dans le bref conflit de l'été 2008 mais les hostilités ont été déclenchées par l'attaque injustifiée des forces de Tbilissi contre l'Ossétie du Sud, dit un rapport rédigé sous l'égide de l'Union européenne. Ce rapport, rendu public mercredi après dix mois d'enquête, rappelle cependant que le conflit faisait suite à une longue période de provocations et de tensions entre les deux pays.

Il estime aussi que si la riposte russe à l'attaque georgienne avait dans un premier temps été légale, elle a ensuite "dépassé les limites du raisonnable en terme d'autodéfense".

Le ministère russe des Affaires étrangères a rejeté cette accusation, affirmant que la Russie n'avait nullement recouru de façon disproportionnée à la force. Et il est clair, a-t-il dit, que Tbilissi est reconnu "coupable de l'agression qui a tout déclenché".

Le document est particulièrement critique pour le président georgien Mikheïl Saakachvili, désireux d'adhérer à l'Otan et qui doit faire face dans son pays à une opposition croissante depuis l'issue désastreuse du conflit.

"Aux yeux de la mission, c'est la Georgie qui a déclenché la guerre en attaquant Tskhinvali (chef-lieu de l'Ossétie du Sud) avec de l'artillerie lourde dans la nuit du 8 au 9 août 2008", a dit la diplomate suisse Heidi Tagliavini, qui dirigeait la mission d'enquête.

"Aucune des explications fournies par les autorités georgiennes pour tenter de justifier l'attaque n'a semblé recevable", a-t-elle ajouté.

Cette vision des choses est partagée par la plupart des capitales occidentales. Tbilissi voulait alors reprendre le contrôle de sa région sécessionniste mais son attaque avait provoqué une très vive réaction des forces russes qui avaient ensuite pénétré en Georgie.

Le rapport souligne que les armées russe, georgienne et sud-ossète ont toutes violé le droit humanitaire international lors des cinq jours de combats et estime que les risques d'une nouvelle confrontation restent sérieux dans la région.

"Ce n'est pas un rapport pro-russe", a déclaré Vladimir Tchijov, ambassadeur de Russie auprès de l'UE. "Il confirme ce que nous avons toujours su à propos de ceux qui ont déclenché la guerre et en portent la responsabilité."

"J'espère que les pays et les dirigeants qui ont clamé leur soutien à M. Saakachvili y regarderont maintenant à deux fois", a-t-il ajouté, faisant apparemment allusion aux Etats-Unis.

La Georgie a pour sa part rejeté cette interprétation, notant que le rapport démontrait que Moscou préparait de longue date ce conflit.

"Le rapport prouve que la Russie préparait de longue date cette guerre, qui a culminé les 7 et 8 août", a déclaré à Tbilissi le ministre de la Réintégration, Temour Iakobachvili, faisant référence aux dates du déclenchement des combats.

"Il ne porte pas sur le fait de savoir qui a ouvert les hostilités, la guerre n'a pas commencé le 7 ou le 8 août, mais bien avant", a-t-il ajouté.

L'enquête internationale a été menée depuis le début de l'année par une mission spéciale conduite par Heidi Tagliavini.

Selon Tbilissi, le conflit a fait 228 morts dans la population civile georgienne et 184 soldats georgiens ont été tués ou sont portés disparus.

La Russie a fait état de 64 morts dans les rangs de ses forces armées et d'au moins 162 morts dans la population civile sud-ossète.

Les combats avaient contraint plus de 100.000 personnes à quitter leurs foyers.

La mission n'a pas découvert d'éléments à l'appui des accusations russes selon lesquelles la Georgie avait mené un génocide envers la population sud-ossète.

Elle évoque en revanche des opérations de "nettoyage ethnique" visant les Georgiens de souche installés en Ossétie du Sud tout en reconnaissant que les Russes n'avaient pas empêché, ou n'avaient pas été en mesure d'empêcher les atrocités commises par des groupes armés sud-ossètes.

Mercredi 30 septembre, 18h33

Timothy Heritage

Avec Michael Stott et Matt Robinson à Moscou, Pete Harrison et Margarita Antidze à Tbilissi, version française Guy Kerivel

http://fr.news.yahoo.com/4/20090930/twl-georgie-russie-rapport-bd5ae06_3.html


2 Positions

Géorgie

 

Sur le terrain

Géorgie: aide militaire américaine mais pas de bouclier antimissile.

Les Etats-Unis contribueront au réarmement de la Géorgie mais n'ont pas l'intention de déployer des éléments de leur bouclier antimissile dans cette ex-république soviétique, à couteaux tirés avec Moscou, a déclaré mercredi la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton.

"Nous aiderons le peuple géorgien pour qu'il puisse se défendre", a dit Mme Clinton, interrogée sur le réarmement géorgien, dans une interview à la radio Echo de Moscou.

Mme Clinton, arrivée lundi soir à Moscou, a précisé avoir discuté de la situation autour de la Géorgie lors d'un entretien mardi avec le président russe Dmitri Medvedev.

"Nous avons des divergences là-dessus", a-t-elle dit. "Bien que nous travaillions à une relance de nos relations, nous ne sommes pas d'accord sur la Géorgie", a lancé la secrétaire d'Etat américaine.

Les Etats-Unis, alliés de Tbilissi, contestent la reconnaissance de deux régions séparatistes de Géorgie, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, par Moscou à l'issue d'une courte guerre russo-géorgienne en août 2008.

En revanche, "je ne vois pas de raisons de penser" que des éléments du bouclier antimissile américain seront déployés sur le territoire géorgien, a ajouté la responsable américaine.

"Je sais que cette (perspective) inquiète la Russie et nous voulons lever cette inquiétude", a-t-elle souligné.

Mme Clinton a refusé de préciser les délais dans lesquels les nouveaux contours du bouclier américain en Europe seraient définis, après l'abandon en septembre de sa version initiale.

"C'est une question pour des experts techniques", a-t-elle dit.

Les Etats-Unis ont annoncé le 17 septembre qu'ils renonçaient à un projet de bouclier antimissile en Europe de l'Est élaboré à l'époque du président américain George W. Bush et que Moscou voyait comme une menace pour sa sécurité, bien que Washington eut assuré qu'il était dirigé contre l'Iran.

La Maison Blanche a décidé de troquer ce projet, qui était centré sur une menace de tirs de missiles iraniens de longue portée, contre un système protégeant plutôt contre des tirs balistiques de courte et moyenne portée.

AFP /

14 octobre

http://www.romandie.com/ats/news/091014073440.n87glmqo.asp



3 Politique

Géorgie

La Georgie reçoit "des signaux" de Moscou sur sa disposition à relancer le dialogue.

La Georgie reçoit "des signaux" de Moscou sur sa disposition à relancer le dialogue, mais juge les négociations impossibles, a déclaré vendredi le ministre georgien des Affaires étrangères Grigol Vachadze à la chaîne nationale Roustavi-2.

"Ils (les Russes) disent qu'ils ne discuteront pas avec le gouvernement georgien, mais avec le peuple du pays. Toutefois, nous recevons des signaux sur leur disposition à discuter avec nous". Mais "aucun gouvernement georgien ne lancera le dialogue avec la Russie avant le retour sécuritaire des personnes déplacées et des réfugiés dans leurs foyers (en Abkhazie et en Ossétie du Sud), avant le début de la réhabilitation économique, de l'opération de paix d'envergure et des négociations directes sur l'autonomie (abkhaze et sud-ossète) au sein de la Georgie", a indiqué le ministre.

La Russie a besoin du dialogue avec la Georgie uniquement pour pouvoir "annoncer immédiatement à Bruxelles, à Washington et à Londres qu'elle mène des négociations directes avec les Georgiens et que ce problème est réglé", a estimé M.Vachadze.

"Ceux qui ont décidé de trahir leur Patrie peuvent entamer le dialogue direct, je démissionnerai sur le coup... Je ne permettrai pas de le faire, c'est ce qu'on attend de nous - confirmer le statut octroyé par la Russie à ces territoires occupés", a ajouté le diplomate.

La Russie a reconnu l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud par rapport à la Georgie après une offensive de Tbilissi en août 2008 contre l'Ossétie du Sud. L'armée georgienne a détruit Tskhinvali, la capitale, et tué des centaines de civils et des soldats de la paix russes déployés dans cette république autoproclamée.

La Russie a opposé une riposte militaire de grande envergure destinée à contraindre la Georgie à la paix avant de reconnaître le 26 août l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie. Son exemple a par la suite été suivi par le Nicaragua et le Venezuela. Affirmant avoir été "victime d'une provocation russe", la Georgie a rompu les relations diplomatiques avec Moscou et proclamé les républiques "territoires occupés".

RIA Novosti.

17 octobre –

http://fr.rian.ru/world/20091017/123555996.html 



Les voisins et parties prenantes

a) Russie 

Extension des guerres ?

ABM: l'ombre de la Pologne flotte sur le projet, Moscou veut des consultations

La Russie souhaite entamer avec Washington une évaluation minutieuse du nouveau bouclier antimissile américain (ABM) en Europe, et ne considère pas comme une fatalité le déploiement d'éléments de ce dernier en Pologne, a déclaré jeudi le porte-parole de la diplomatie russe, Andreï Nesterenko.

Cette déclaration intervient après que le premier ministre polonais Donald Tusk a déclaré que Varsovie était prêt à participer au bouclier antimissile global promu par les Etats-Unis, en hébergeant sur le territoire polonais des missiles américains SM-3 d'ici 2011.

"Les Etats-Unis projettent d'aborder le déploiement graduel en Europe d'éléments d'un système antimissile qui sera adapté aux menaces balistiques réelles. Le déploiement de navires équipés d'intercepteurs SM-3 en Méditerranée d'ici 2011 pour protéger le sud de l'Europe contre les missiles à portée moyenne et de moindre portée pourrait constituer la première étape (de leurs projets)", a-t-il indiqué. 

"Ce n'est à la deuxième étape, en 2015, qu'il est prévu de déployer des SM-3 basés au sol. Avant 2020, les Américains chercheront à rendre leurs missiles capables d'intercepter des missiles stratégiques. Nous n'estimons pas que le passage d'une étape à l'autre soit prédéterminé", a poursuivi le diplomate lors d'un point de presse à Moscou. 

Moscou a toujours fait savoir son opposition à la présence d'éléments du projet précédent d'ABM en Europe orientale (Pologne et République tchèque), projet auquel le président Obama a récemment renoncé au profit d'une version modernisée du bouclier.

RIA Novosti.

22 octobre -

 

Dans les coulisses 

L'histoire infinie de la menace américaine contre la Russie

Le chef de ka diplomatie russe Sergueï Lavrov a qualifié de surprenantes et de menaçantes les déclarations du secrétaire adjoint à la Défense des Etats-Unis concernant l'installation éventuelle du système du radar en Ukraine. Le sous-secrétaire américain à la Défense Alexander Vershbow a déclaré jeudi que les Etats-Unis considéraient l'Ukraine comme un pays susceptible d'accueillir un radar faisant partie de la nouvelle architecture du bouclier antimissile américain en Europe, a annoncé l'hebdomadaire Defense News "M.Vershbow a rajouté l'Ukraine à la liste de pays sélectionnés pour déployer des radars de pré-alerte", affirme l'hebdomadaire. Selon le sous-secrétaire d'Etat, les officiels ukrainiens ont évoqué leur désir de s'associer au projet.
D'après l'émissaire américain, la décision de M.Obama de renoncer à la mise en place des missiles intercepteurs en Pologne et du radar en République tchèque a au départ plongé Moscou dans "l'euphorie". Mais les autorités russes ont très vite compris que la nouvelle architecture du bouclier prévoyait le déploiement d'un nombre encore plus grand de missiles et de navires équipés de systèmes antiaériens. Les Russes estiment que la récente décision d'Obama pour le déploiement du site du radar et des batteries de missiles dans les eaux de l'Europe de l'Ouest est destinée à trouver une alternative au bouclier antimissile en Europe de l'Est. Cependant, les déclarations de Vershbow prouvent que seul le lieu de l'installation de l'ancien projet du bouclier anti-missile a changé.
D'autre part les autorités ukrainiennes ne se sont pas encore déclarées disponibles pour ce plan américain. L'Ukraine ne s'est pas vue proposer d'accueillir sur son territoire des éléments du bouclier antimissile (ABM) américain, a déclaré vendredi à Chisinau le président Viktor Iouchtchenko. Le déploiement de l'ABM sur le territoire ukrainien serait à mon avis illégitime, voire anticonstitutionnel", a annoncé vendredi M.Porochenko en commentant la récente déclaration du sous-secrétaire américain à
la Défense Alexander Vershbow sur le déploiement éventuel d'éléments de l'ABM en Ukraine. L'Ukraine dispose de deux radars ABM, à Sébastopol (Crimée) et à Moukatchevo (Transcarpatie), exploités, avant le 12 février 2008, dans l'intérêt de la Russie. Après la création de radars sur le territoire russe, Moscou a cessé de louer ces installations à Kiev. A l'époque de Bush Washington a signé un accord avec la République Tchèque et la Pologne sur le déploiement d'un système du bouclier antimissile. L'un des objectifs des Etats-Unis était de menacer la Russie tous près de ses frontières ; menace levée selon les Russes avec le renoncement d'Obama à ce plan. L'autre raison était les inquiétudes de certains pays de l'Europe de l'Est comme la Pologne et la République Tchèque de la Russie qui existe toujours.
De ce fait, après le renoncement d'Obama au bouclier antimissile américain, les russes ont tenté d'obtenir la confiance des dits pays. Alors en réaction au nouveau plan du déploiement du bouclier antimissile américain en Ukraine, le chef de la diplomatie russe Lavrov a souligné que son pays cherche à donner des garanties sécuritaires totales aux pays comme l'Ukraine,
la Biélorussie et le Kazakhstan dans le cadre du nouveau traité de réduction des armes stratégiques offensives. De l'avis des observateurs politiques les déclarations de Lavrov sont une sorte de promesse aux autorités ukrainiennes pour les empêcher de d'associer au plan du bouclier antimissile américain

 http://french.irib.ir

12 Octobre 2009

http://www.alterinfo.net/L-histoire-infinie-de-la-menace-americaine-contre-la-Russie_a37848.html



b) L'Otan & alliés

Fogh Rasmussen

Rasmussen veut "faire davantage" en Afghanistan…

Anders Fogh Rasmussen, le secrétaire général de l'OTAN, multiplie les déclarations et les initiatives pour convaincre les membres de l'Alliance atlantique de "faire davantage" en Afghanistan.

Affirmant, mercredi 7 octobre, que l'OTAN restera dans le pays "aussi longtemps que nécessaire", mais qu'elle ne s'y trouve pas "pour l'éternité",

M. Rasmussen tente à la fois de préserver la cohérence de l'OTAN, de rassurer les Etats-Unis et de vaincre les réticences de plus en plus nettes des opinions européennes.

Rasmussen ne cache toutefois plus son inquiétude à propos des hésitations des Européens qui, dit-il, risquent de remettre en cause la "bonne santé" des relations transatlantiques et de confirmer les doutes de ceux qui, aux Etats-Unis, "s'interrogent sur l'Europe en tant que partenaire pour la sécurité".

Mission de formation

Au passage, il déplore que la mission européenne de formation de la police et de la justice afghanes, commencée en juin 2007 et appelée à se terminer en juin 2010 ne soit toujours pas entièrement déployée.

A cet égard, M. Rasmussen va accélérer la cadence des processus de formation des forces de sécurité nationale, dont il veut, par ailleurs, accroître les effectifs : d'ici à 2011, l'Afghanistan devrait, dit-il, compter 130 000 soldats et 84 500 policiers - ils sont respectivement 93 000 et 77 000 à l'heure actuelle.

Le secrétaire général a confié, mardi, au Herald Tribune que l'OTAN commencerait elle-même, dans quelques semaines, un programme de formation de la police et accroîtrait ses efforts pour former l'armée.

Confiée à un général américain à désigner, payée pour l'essentiel par les Etats-Unis, cette mission ne serait pas fusionnée avec celle conduite par l'Union européenne. Le coût de ce programme est estimé à 17 milliards de dollars pour 2010.

En mettant en avant depuis des semaines le rôle accru des Afghans en matière de sécurité, M. Rasmussen entend convaincre les opinions européennes que des progrès sont possibles et "montrer une lumière au bout du tunnel". Parallèlement, il insiste sur la question des ressources nécessaires à l'OTAN : "Il y a un fossé croissant entre les besoins et les moyens", déclare-t-il. Il exigera dès lors des ministres européens de la défense qu'ils engagent une discussion budgétaire les 22 et 23 octobre, lors d'une réunion en Slovaquie.

Jean-Pierre Stroobants

LE MONDE

06-10

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/10/08/le-secretaire-general-de-l-otan-veut-faire-davantage-en-afghanistan_1251101_3216.html 


Extension des guerres ?

L'OTAN favorable au projet américain de bouclier antimissile en Europe

secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen a déclaré vendredi que l'Alliance atlantique était favorable au projet du président Barack Obama de revoir son bouclier anti-missile en Europe, et espère l'intégrer complètement à l'OTAN.

Le nouveau bouclier prévoit de protéger l'Ouest contre des menaces futures de pays comme l'Iran et fournira aux Européens et aux Américains une protection contre une "vraie menace", a-t-il assuré, après la présentation par le secrétaire d'Etat américain de la Défense Robert Gates du nouveau plan de défense anti-missile élaboré par Barack Obama.

AP

24 octobre

 

Bon accueil de l'OTAN au nouveau projet antimissile US

Le nouveau projet de défense antimissile pour l'Europe proposé par les Etats-Unis a été bien accueilli par les alliés européens, a affirmé vendredi le secrétaire américain à la Défense Robert Gates.

"J'en ai retiré l'impression d'un assez large soutien des alliés à notre nouvelle approche", a déclaré M. Gates après avoir exposé les plans américains. La question sera débattue par les ministres des Affaires étrangères début décembre à Bruxelles, puis lors du prochain sommet de l'OTAN à Lisbonne. Le 17 septembre, les Etats-Unis ont renoncé à leur premier projet de bouclier antimissile, une dizaine de missiles intercepteurs basés en Pologne couplés à un radar en République tchèque. Washington a opté à la place pour un projet ciblant les engins à moyenne portée que des pays comme l'Iran détiennent et qui pourraient un jour menacer l'Europe.

(NLE - 23.10.2009)


Dans les coulisses 

Georgie : l'OTAN, c'est possible.

Le 22 octobre, le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, cité par le site d’information georgien Grouzia Online, a déclaré que la Georgie "pourrait entrer dans l’Alliance atlantique sans passer par [l’avant-dernière étape du processus d’adhésion] le Membership Action Plan (MAP)".

Le ministre de la Réintégration territoriale georgien, Temour Iakobachvili, est du même avis. "L'instrument que constitue la commission OTAN-Georgie est la copie conforme du mécanisme MAP. Dans le cadre de cette commission, la Georgie peut remplir toutes les obligations indispensables pour une adhésion à l’OTAN."

Le 19 octobre, en visite de travail à Tbilissi dans le cadre de la Charte de coopération stratégique américano-georgienne, signée en janvier 2009, le sous-secrétaire à la Défense américain chargé de la sécurité internationale, Alexander Vershbow, a affirmé que, pour l’entrée de la Georgie dans l’OTAN, les Etats-Unis créeraient "un plan spécial", sans toutefois préciser le contenu de ce plan, rapporte le journal en ligne russe Vzgliad. Tbilissi, dont la candidature a été pratiquement recalée lors du sommet de l’Alliance atlantique de Bucarest, en avril 2008, n’a donc pas perdu l’espoir d’adhérer à l’OTAN, qu'il considère comme le principal garant de la sécurité du pays, en particulier vis-à-vis de la Russie.

23.10.

http://www.courrierinternational.com/breve/2009/10/23/l-otan-c-est-possible


Sur le terrain

Sommet de l’Otan - Guerroyer mieux en dépensant moins.

La future stratégie en Afghanistan et la réforme de l’Alliance atlantique sont au menu de cruciales discussions jusqu’à ce soir.

Depuis jeudi soir, les avions de chasse Eurofighter et les hélicoptères de l’armée autrichienne quadrillent le ciel de Bratislava, anges gardiens du sommet des 28 ministres de la Défense de l’Otan qui se tient jusqu’à ce soir dans la capitale slovaque. Casaque bleu-blanc-rouge, Hervé Morin en sera l’une des vedettes.

Car le ministre français sera notamment flanqué du général Stéphane Abrial, qui vient de prendre la tête de l’un des deux commandements dits « stratégiques » de l’Alliance atlantique, celui dédié à la « transformation » de l’Otan et basé à Norfolk aux Etats-Unis.

La réforme de l’Alliance, y compris – voire surtout – budgétaire, sera précisément l’un des morceaux de choix au menu des discussions des ministres. L’objectif est bien de « réduire les coûts de fonctionnement » de l’Alliance, a précisé jeudi matin le porte-parole du ministère de la Défense devant la presse. Pas sûr, pour autant, que la France sorte vainqueur de cette bataille financière.

Paris est, pour l’heure, le cinquième contributeur de l’Otan, déboursant environ 140 millions d’euros annuels (sur un budget global de près de 1,9 milliard).

Or le retour de l’Hexagone au sein du commandement militaire intégré de l’Otan, couronné par la nomination du général Abrial (qui supervise les cogitations sur le « nouveau concept stratégique »), devrait coûter une petite centaine de millions supplémentaire à la France. Le prestige comme l’influence supposée ont un coût.

Stratégie de la peur

Après cet apéritif de boutiquiers, le plat de résistance des ministres sera, sans surprise, la guerre à la sauce afghane. Alors que l’Otan s’enlise dans un conflit sans fin, le chef des troupes américaines et de l’Otan dans le pays, le général Stanley McChrystal, réclame un substantiel renfort de troupes, estimé à 40.000 militaires américains.

Les Européens sont, bien sûr, priés de contribuer à l’effort. Hervé Morin, lui, rappellera la position récemment réitérée par Nicolas Sarkozy : « La France (NDLR : qui compte déjà 3.700 hommes sur le terrain) n’enverra pas un soldat de plus. »

 Pour convaincre d’autres membres de l’Alliance, le secrétaire général de l’Otan, le Danois Rasmussen, a sorti jeudi la grosse artillerie : quittez l’Afghanistan, et « le pays redeviendrait un terrain d’entraînement d’al-Qaida, la pression sur le Pakistan, qui détient l’arme nucléaire, serait énorme. L’instabilité se répandrait dans toute l’Asie centrale.

 Et il ne faudrait pas longtemps pour que l’Europe en éprouve les conséquences ». Pas très fin et sans doute pas plus efficace.

Au dessert, les ministres auront un avant-goût du second tour de l’élection présidentielle afghane, qui se tiendra le 7 novembre. Jeudi matin, l’amiral Christophe Prazuck, porte-parole de l’état-major, nous indiquait que les troupes françaises et leurs homologues constitueraient le « troisième rideau de sécurité » autour des opérations de vote, après la police et l’armée afghane. « Pour l’instant, nous ne rencontrons pas de difficultés majeures. » Optimiste avec ça.
Philippe Cohen-Grillet,

France-Soir

vendredi 23 octobre


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