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03/11/2009

n°48 - Journal des Guerres de l'Otan - 10-10 au 02-11 :-Suite - L'attaque géorgienne a déclenché la guerre de 2008 dit l'UE.

n°48 - Journal des Guerres de l'Otan - 10-10 au 02-11 :-Suite - L'attaque géorgienne a déclenché la guerre de 2008 dit l'UE.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



  Journal des Guerres de l'Otan.  n° 48 - 10-10 au 02-11

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

3 Politique 

b) L'Otan & alliés

4 Institutions internationales

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

5-1 Daniele Ganser : Les armées secrètes de l’OTAN

6 Brèves

6-1 L'ombre persistante du bouclier anti-missile...

6-2 France/OTAN : la jeune recrue - France - déjà cocufiée !



3 Politique (suite)

c) OTAN & alliés

USA

Sur le terrain Georgie: aide militaire US mais pas de bouclier antimissile.

Les Etats-Unis contribueront au réarmement de la Georgie mais n'ont pas l'intention de déployer des éléments de leur bouclier antimissile dans cette ex-république soviétique, a déclaré mercredi la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton.

"Nous aiderons le peuple georgien pour qu'il puisse se défendre", a dit Mme Clinton, interrogée sur le réarmement georgien, dans une interview à la radio Echo de Moscou.

Mme Clinton, arrivée lundi soir à Moscou, a précisé avoir discuté de la situation autour de la Georgie lors d'un entretien mardi avec le président russe Dmitri Medvedev.

"Nous avons des divergences là-dessus", a-t-elle dit. "Bien que nous travaillions à une relance de nos relations, nous ne sommes pas d'accord sur la Georgie", a lancé la secrétaire d'Etat américaine.

Les Etats-Unis, alliés de Tbilissi, contestent la reconnaissance de deux régions séparatistes de Georgie, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, par Moscou à l'issue d'une courte guerre russo-georgienne en août 2008.

En revanche, "je ne vois pas de raisons de penser" que des éléments du bouclier antimissile américain seront déployés sur le territoire georgien, a ajouté la responsable américaine.

"Je sais que cette (perspective) inquiète la Russie et nous voulons lever cette inquiétude", a-t-elle souligné.

Mme Clinton a refusé de préciser les délais dans lesquels les nouveaux contours du bouclier américain en Europe seraient définis, après l'abandon en septembre de sa version initiale.

"C'est une question pour des experts techniques", a-t-elle dit.

Les Etats-Unis ont annoncé le 17 septembre qu'ils renonçaient à un projet de bouclier antimissile en Europe de l'Est élaboré à l'époque du président américain George W. Bush et que Moscou voyait comme une menace pour sa sécurité, bien que Washington eut assuré qu'il était dirigé contre l'Iran.

La Maison Blanche a décidé de troquer ce projet, qui était centré sur une menace de tirs de missiles iraniens de longue portée, contre un système protégeant plutôt contre des tirs balistiques de courte et moyenne portée.

AFP 

14 octobre 2009 09h34)

http://www.romandie.com/ats/news/091014073440.n87glmqo.asp



d) Les Pro-Otan dans le monde

Irak

Otan – Irak

La  NATO Training Mission-Iraq (NTM-I), qui forme l’armée et la police du régime depuis 2004, n’est pas concernée par le retrait des troupes d’occupation.

Un accord à long terme a été récemment ratifié à la demande du gouvernement d’al-Maliki. La mission serait actuellement composée de 270 militaires originaires de 13 pays membres de l’OTAN.

http://www.sundayszaman.com/sunday/detaylar.do?load=detay&link=187612&bolum=109


Israël

Israël va participer à des manœuvres de l'OTAN en Méditerranée.

La marine israélienne va participer à des manœuvres navales de l'OTAN en Méditerranée, a annoncé mardi un porte-parole militaire. Il s'agira de sa première participation à ces manœuvres, dont la date n'a pas été précisée, organisées dans le cadre d'une "guerre globale contre le terrorisme", selon le quotidien Maariv.

Le quartier général de l'OTAN a approuvé la semaine dernière l'intégration de la marine israélienne au sein de la force, qui patrouille en Méditerranée dans le cadre de l'opération "Active Endeavour" de prévention du terrorisme, a ajouté le journal. Cette force, qui opère depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, comprend une dizaine de vaisseaux soutenus par des sous-marins et des avions.

Leur mission est d'empêcher des attaques contre des bateaux et la contrebande d'armes. Cette force contrôle les navires suspects et accompagnent les bâtiments de l'OTAN susceptibles d'être attaqués jusqu'à leur passage du détroit de Gibraltar. Israël avait demandé d'intégrer cette force il y a deux ans. Mais la décision avait été reportée à plusieurs reprises. Le feu vert à la participation israélienne a été donné au chef de la marine, l'amiral Eliezer Marom, lors d'une récente visite aux Etats-Unis, a ajouté le quotidien israélien. L'OTAN et Israël ont conclu en décembre dernier un accord renforçant leur coopération militaire et dans la lutte contre le terrorisme.

LEMONDE.FR avec AFP |

13.10.09


Pologne

ABM: la Pologne prête à participer à la nouvelle version du bouclier La Pologne est prête à participer à la nouvelle version du bouclier anti-missile américain (ABM), a déclaré mercredi le premier ministre polonais Donald Tusk lors d'un point de presse au terme de ses négociations avec le vice-président américain Joseph Biden.

"Le projet SM-3, c'est-à-dire le projet de nouvelle configuration du bouclier anti-missile est très intéressant et nous voulons y participer. Nous sommes prêts à assumer une responsabilité commune", a indiqué le premier ministre polonais.

M.Tusk a souligné que les peuples polonais et américain partageaient les mêmes valeurs et qu'ils étaient persuadés que leur mission était "d'assurer la sécurité de l'Europe et du monde entier"…

RIA Novosti.

21 octobre -


Slovaquie

La Slovaquie n’autorisera pas la construction d‘un bouclier antimissiles sur son territoire

Hier, lors de sa rencontre avec le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, le premier ministre slovaque, Robert Fico, s’est déclaré opposé à tout projet d’installation en Slovaquie d‘un bouclier antimissiles. Le premier ministre slovaque et le secrétaire général de l’OTAN ont pris acte de la décision de l’administration américaine de ne pas poursuivre les travaux préparatoires à l’installation d’un bouclier antimissiles prévu en Europe centrale implanté sur le territoire de la République tchèque pour ce qui était les radars de détection et de la Pologne pour ce qui serait les armes de destruction des missiles. Dans ce cadre là, Robert Fico a déclaré que temps qu‘il occuperait les responsabilités de premier ministre en Slovaquie, il ne donnerait jamais son à la mise en place de moyens de défense  antimissiles sur le territoire de la République slovaque.

RSI
http://www.rozhlas.sk/inetportal/rsi/core.php?page=showSprava&id=22099&lang=4


Tchéquie

Les Tchèques veulent participer au nouveau projet de bouclier antimissile américain

NB "Les Tchèques", c'est qui? On sait que la majorité de la population était profondément opposée au dit "Bouclier" anti-missiles - RM

 Le vice-président américain Joe Biden a achevé sa tournée en Europe centrale par une visite en République tchèque, vendredi. Une visite dont le temps fort a été la rencontre avec le Premier ministre Jan Fischer. A la sortie de leur tête-à-tête, ce dernier a en effet confirmé que la République tchèque souhaitait être partie prenante dans la réalisation du nouveau système de défense antimissile américain en Europe.

Après l’accord de la Pologne et de la Roumanie, les deux premières étapes de sa tournée, Joe Biden a donc également obtenu, comme cela était attendu, le soutien de la République tchèque. Avec Jan Fischer, le vice-président américain a discuté du rôle que la République tchèque pourrait jouer dans le nouveau système de défense envisagé par les Etats-Unis. Ce projet, présenté en septembre, doit remplacer le précédent bouclier antimissile imaginé par l’administration de George Bush qui reposait sur l’installation d’un radar en République tchèque et d’intercepteurs de missiles en Pologne voisine.

De son côté, Jan Fischer a indiqué que la République tchèque souhaitait s’engager sans pour autant être encore en mesure de préciser dans quelle mesure et dans quel domaine concret :

« La République tchèque est prête, en tant que membre de l’Alliance nord-atlantique, parce qu’il s’agit avant tout d’un projet qui s’inscrit dans le cadre de l’OTAN, mais aussi en tant que pays conscient de ses engagements et de l’importance de la continuité de sa politique étrangère dans ce domaine, à chercher sa place dans ce nouveau projet de défense. La nature de cette place dépendra des prochaines informations que nous recevrons, que ce soit au niveau technique, matériel ou du temps. Ce sera alors à nous de trouver notre place dans l’architecture de ce projet et cette place, nous la chercherons seuls. »

Plus d’informations, le gouvernement tchèque devrait en obtenir très rapidement, comme l’a confirmé Joe Biden : « Un groupe d’experts viendra à Prague début novembre pour discuter plus en détail de ce dossier mais aussi des autres questions relatives à une collaboration dans le domaine de la défense. Le nouveau programme de défense antimissile devrait protéger l’Europe des menaces existantes, et précisément avec la technologie éprouvée il devrait couvrir de façon plus efficace une plus grande partie du territoire de l’Europe, y compris la République tchèque, que le précédent système envisagé. » 

A la différence du projet initial, qui aurait dû permettre de faire face et de réagir à une éventuelle attaque de missiles longue portée, ce nouveau système de défense devrait servir, lui, à contrer les missiles de courte et moyenne portée.

Guillaume Narguet + Radio Prague

23-10-2009 |


Ukraine

Conflit osséto-georgien: L'Ukraine nie avoir livré des armes à la Georgie

L'Ukraine n'a pas participé au conflit d'août 2008 dans le Caucase du sud, n'a pas livré d'armes à la Georgie et ne le fait pas aujourd'hui non plus, a déclaré vendredi sur la radio Echo de Moscou le ministre ukrainien des Affaires étrangères Petr Porochenko.

"Nous avons procédé à une enquête minutieuse, dont les résultats ont été communiqués à la partie russe. Qu'est-ce que l'enquête à montré? Aucun Ukrainien n'a participé au conflit du côté de la Georgie", a-t-il affirmé.

Selon M.Porochenko, l'enquête a été menée publiquement et ouvertement et "n'a confirmé aucune des charges retenues contre l'Ukraine".

"Nous souhaiterions ne pas poursuivre cette discussion, cette page étant tournée une fois pour toutes", a-t-il ajouté.

Evoquant les livraisons d'armes ukrainiennes à la Georgie, le chef de la diplomatie ukrainienne a souligné que "Kiev avait agi en stricte conformité avec les dispositions du droit international".

"Aujourd'hui, comme il y a un an, l'Ukraine ne livre pas d'armes à la Georgie, bien que ces livraisons ne fassent pas l'objet d'interdictions internationales", a-t-il conclu.

RIA Novosti.

23 octobre

http://fr.rian.ru/world/20091023/123652221.html



4 Institutions internationales.

L'Union Européenne

L'attaque georgienne a déclenché la guerre de 2008, selon l'UE

L'attaque injustifiée des forces georgiennes contre la région sécessionniste d'Ossétie du Sud a déclenché la guerre de cinq jours qui a opposé Russes et Georgiens en août 2008, selon un rapport commandé par l'Union européenne et rendu public mercredi.

Il ajoute que les armées russes, georgiennes et sud-ossète ont toutes violé le droit humanitaire international lors de cette guerre et estime que les risques d'une nouvelle confrontation restent sérieux dans la région.

Le document souligne aussi que les deux régions georgiennes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie n'avaient pas le droit de faire sécession et que la reconnaissance de leur indépendance par Moscou est illégale.

Il signale enfin que si la riposte russe avait dans un premier temps été légale, elle avait ensuite "dépassé les limites du raisonnable".

Mercredi 30 septembre, 15h14 

Bureau de Moscou, version française Guy Kerivel

http://fr.news.yahoo.com/4/20090930/twl-georgie-russie-rapport-bd5ae06_1.html



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

5-1 Daniele Ganser : Les armées secrètes de l’OTAN

Publiée dans DN&SC d'avril 2008

Au moment d’ouvrir « Les armées secrètes de l’OTAN », le lecteur est plein de circonspection : encore un de ces ouvrages adeptes de la théorie du complot qui va nous expliquer à coup d’interprétations tirées par les cheveux les noirs desseins de manipulateurs patentés. Or, l’ouvrage est plus sérieux qu’il n’y paraît. Il conte, au terme d’une enquête minutieuse et convaincante, la façon dont l’Ouest organisa entre 1945 et 1990 des réseaux secrets destinés à lutter contre les Soviétiques si ceux si envahissaient l’Europe.

L’Ouest, car l’animation de ces réseaux vient de plusieurs sources : s’il y a eu une coordination de haut niveau effectuée auprès du SHAPE otanien, il semble bien que la véritable direction réside en Angleterre (MI6) et aux Etats-Unis (CIA). L’Ouest, car si tous les pays de l’OTAN (et quelques pays neutres) ont mis en place de telles structures « Stay Behind », elles demeuraient conçues sur un mode national.

Les dates ne sont pas innocentes : si la doctrine Truman date de 1947, il semble bien que dans certains cas les prémices ont été mis en place dès la fin de la guerre. 1990 est la date où l’Italie révèle l’existence de l’opération Gladio, ce qui provoque un scandale international et la mise à jour de structures similaires dans les autres pays européens. Bien sûr, ces révélations interviennent au moment où l’URSS s’effondre et où ces réseaux n’ont plus de raison d’être, et les gouvernements décident donc tous de les fermer officiellement.

L’inconvénient des activités secrètes, c’est justement qu’elles sont secrètes. Les sources sont donc extrêmement difficiles à obtenir. Daniele Ganser, l’auteur suisse, y parvient toutefois au terme d’un travail de recherche très complet et impressionnant dans tous les pays de l’alliance qui ont été concernés : de Gladio à ROC,  d’Absalon à Red Quantum, du 11ème choc au SAC, les réseaux de quatorze pays de l’Occident sont décrits avec précision.

L’auteur dépeint aussi la dualité de ces organisations. Conçues au départ pour éviter l’improvisation qui avait prévalu lors de la guerre contre les Allemands, elles devaient harceler l’occupant, exfiltrer les pilotes abattus, collecter des renseignements, exalter l’esprit de résistance, toutes choses fort légitimes. Les agents devaient être recrutés notamment selon le critère de leur anti-communisme. Or, certains de ces réseaux furent utilisés aussi pour influencer dès le temps de paix la vie politique des pays concernés, en empêchant notamment l’arrivée au pouvoir des partis de gauche, communistes voire socialistes. Cette action, directement animée  par la CIA, alla jusqu’à des attentats officiellement attribués aux extrémistes de gauche, afin de répandre un sentiment de terreur. La description de ces activités en Italie est particulièrement stupéfiante, même si des faits similaires eurent lieu en Belgique ou, bien sûr, en Grèce ou en Turquie qui connurent des putschs.

Cela pose plusieurs questions que l’auteur évoque dans sa conclusion :

Ces réseaux stay-behind sont-ils légitimes ? cela ne fait pas de doute car le rôle des stratèges est justement de préparer la guerre, et le fait qu’il n’y ait pas eu d’invasion soviétique ne remet pas en cause la justesse de la mesure de précaution. Furent-ils des sources de terreur ? il faut bien le constater, ce fut souvent le cas, avec des variations selon les pays, l’Europe du nord paraissant moins touchée (mais elle était moins soumise à l’influence de forces de gauche puissantes).

Il s’ensuit deux problèmes qui restent ouverts : le premier concerne le contrôle démocratique de tels réseaux. S’il paraît théoriquement nécessaire (les réseaux doivent préserver le sentiment démocratique après l’invasion), on s’aperçoit dans les faits qu’il est extrêmement délicat : il faut en effet garder secret un instrument public afin d’en assurer l’efficacité, or ce secret s’accommode très mal de la transparence qui accompagne la démocratie.

Le système Gladio pose ensuite la question de la souveraineté des Etats : dans la plupart des cas, ces réseaux semblent avoir obéi directement à la CIA et oublié leur subordination nationale. Certains Etats ont réagi (France, Norvège) mais la plupart ont laissé faire. Faisant allusion à la doctrine soviétique de la souveraineté limitée, l’auteur remarque que « dans chaque cas où le réseau stay-behind servit à lier les mains des démocraties d’Europe occidentale, l’opération Gladio peut être considérée comme la ‘doctrine Brejnev’ de Washington ».  C’est au fond toute la question de « l’action occidentale » qui est là soulevée.

Sur ce vaste débat s’achève un livre plaisant et documenté, qui informe le public amateur d’histoire contemporaine, de services secrets, d’OTAN, de lutte anti-communiste ou, de façon plus contemporaine, de terrorisme et de guerre subversive. En ces temps d’asymétrie et de ‘guerre contre la terreur’, réfléchir à de tels précédents n’est pas inutile.

Publiée dans DN&SC d'avril 2008

  http://egea.over-blog.com/pages/Daniele_Ganser_Les_armees_secretes_de_lOTAN-478668.html 



6 Brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

6-1 L'ombre persistante du bouclier anti-missile...

A Moscou, doutes et hésitations persistent toujours. La Maison Blanche a beau proposé un nouveau système antimissile, un système alternatif de défense proposé pour remplacer le bouclier antimissile tel que l'administration Bush l'avait conçu, elle a beau envoyé le vice-président Biden en tournée en Europe de l'Est, mais tout cela ne semble pas convaincre le Kremlin.

Son envoyé auprès de l'Otan, Dmitri Rogozin en parle, dans un entretien avec le journal allemand Die Welt.

 A l'entendre, Moscou voit d'un œil sceptique la stratégie de l'administration Obama. Il rappelle que les Américains ne toléreront jamais que d'autres mains que les leurs contrôlent le nouveau système antimissile.

Rogozine doute aussi de la politique que la Maison Blanche a annoncée en fanfare, appelant à la contribution de l'Otan et de la Russie à son nouveau projet de système antimissile. Lorsqu'en septembre,

Barack Obama a annulé le projet du déploiement des éléments du bouclier antimissile en Pologne et en République tchèque, un projet qui a fait grincé les dents au Kremlin, d'aucuns ont évalué cette décision, un geste dans le sens du rapprochement Moscou-Washington. Pourtant, le projet alternatif n'a pas su convaincre les Russes qui se sont réservés le droit d'en faire une évaluation rapide mais sérieuse. Alors que Joe Biden, lors de sa tournée de quatre jours Europe de l'Est, annonce la présence de Varsovie au sein de ce nouveau système, qui selon les Américains, est conçu, contrairement à son prédécesseur, pour confronter les missiles à courte et moyenne portée.

En Roumanie aussi, Joe Biden a plaidé pour la cause du nouveau système, expliquant au président Traian Basescu les vertus de ce projet.

Et en République tchèque il doit convaincre le très eurosceptique Vaclav Klaus de la justesse de la décision d'Obama d'annuler le déploiement des installations radars du bouclier antimissile sur le territoire tchèque. Quel sort attendra ce nouveau système antimissile, c'est le temps qui le dira.

IRIB-

24 Octobre 2009

http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=26591


6-2 France/OTAN : la jeune recrue - France - déjà cocufiée !
Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

Le Canard Enchaîné (13/05) révèle qu’Anglais et Américains ont entrepris toute une série de réunions secrètes pour évaluer les « enseignements à tirer de la guerre d’Afghanistan », à laquelle Paris n’a pas été convié malgré ses 2800 soldats engagés dans la région.

Or, au moment où la France décidait de revenir dans le commandement intégré de l’OTAN, côté américain on laissait entendre que la place de la France au sein de cette organisation serait aussi importante que celle de l’Angleterre.

Et cette propagande avait été fortement relayée par le gouvernement à Paris pour convaincre les réticents. Que nenni !

Pire encore, ces réunions devraient déterminer quelles seront les forces et les équipements à mettre en œuvre dans ce conflit « dans les dix années qui viennent (formule d’un interlocuteur britannique de l’état major français) ». Or, on nous avait présenté cet engagement comme devant être de durée relativement courte, juste le temps d’apprendre aux Afghans à gérer leurs propres affaires !

Ces réunions ont lieu alors que la présidence Obama opère un changement profond dans la stratégie de l’OTAN dans cette région. A la guerre conventionnelle menée jusqu’ici, qui mobilise soldats et armes lourdes, les conseillers militaires d’Obama préfèrent une guerre sale, secrète, menée par des troupes d’élites, beaucoup plus « mobiles » et capables d’être « projetées » rapidement dans les zones dominées par la guérilla. C’est la raison pour laquelle le Général américain McKierman qui dirigeait les forces en Afghanistan a été limogé récemment et remplacé par le Général Stanley McChrystal, ancien chef des « forces spéciales » américaines.

Même manque de collaboration avec le tout jeune membre du commandement intégré de l’OTAN, au Pakistan, où selon Le Canard, les Américains jouent en solo. Dennis Blair, le patron de tous les services de renseignement américains aurait décidé « de renforcer l’action des barbouzes US sur l’ensemble de cet immense pays. Et le Général David Petraeus, responsable des opérations au Proche Orient et en Asie centrale, a demandé aux états majors de l’Otan d’aider le Pakistan à livrer (…) une guerre de ‘contre-insurrection efficace’ ». Anglais et Américains auraient déjà formé 150 pakistanais pour agir dans la plus grande discrétion dans ce pays.

Et des renforts devraient arriver des Etats-Unis pour contribuer à la formation des 60.000 troupes qui protègent les 2500 kms des frontières de l’Afghanistan. »

Vieille leçon de l’histoire, toujours vraie : il n’est jamais bon de ramper devant les plus forts.

On l’a vu en juin 1940, mais on a pu aussi le constater lors de la première guerre du Golfe où les dividendes ont échappé à la France malgré sa participation honteuse à ce conflit.

Ps

Selon l’article d’Isabelle Lasserre dans Le Figaro (02/05), la France se serait vue proposer :

  1. le commandement stratégique ACT de Norfolk, en Virginie, chargé de la transformation des forces de l’OTAN,
  2. le commandement de Lisbonne qui abrite la Force de réaction rapide, et enfin
  3. une extension des responsabilités opérationnelles au sein de la structure de commandement, peut-être même au SHAPE, serait aussi à l’étude.

(http://www.solidariteetprogres.org/article5118.html)

http://www.solidariteetprogres.org/article5439.html?var_recherche=otan


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