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10/11/2009

n°298- dossiers de l'Afghanistan - 09-11 -Début - : L'Otan unie derrière la stratégie des USA en Afghanistan…

n°298- dossiers de l'Afghanistan - 09-11 -Début - : L'Otan unie derrière la stratégie des USA en Afghanistan…



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°298 du 09-11

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

Tiré à part :

Le Plan du commandement unifié des États-Unis.

L'Otan unie derrière la stratégie des USA en Afghanistan…

1 Dossiers

1-1 Antonio Artuso : Le spectre du Viêt-Nam hante les dirigeants états-uniens.

1-2 James Cogan : Le moral des troupes américaines et britanniques en Afghanistan s’effrite.

1-3 Bill Van Auken : Dans quel but meurent les soldats américains en Afghanistan ?

Suite –

1-4 Gareth Porter : Les forces de l’Otan s'en remettent aux chefs de guerre pour assurer leur protection et …maintenir l’occupation.

1-5 Tariq Ali : Farce à Kaboul, tragédie au Pakistan.

1-6 Dave Lindorff : Uranium appauvri : les bébés morts en Iraq et en Afghanistan ne sont pas une blague.

1-7 François Rouleau : L’impérialisme britannique cache une armée dans ses prisons.

1-8 Murray Brewster : Des personnes sont emprisonnées à cause d'erreurs d'interprètes.

1-9 Guantanamo : Les dossiers 

1 New York Times : L'effarant bréviaire de torture de la CIA.

2 Les instructions de la CIA pour casser la volonté d’un détenu.

3 Thierry Meyssan : Les USA, Empire de la barbarie - Le secret de Guantánamo.

Fin –

4 Les évêques US proposent des règles d’intervention.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Commandant Ilyas Kashmiri: Lire les pensées de l’ennemi et agir en conséquence »



Tiré à part :

Le Plan du commandement unifié des États-Unis.

Les derniers événements entourant le déroulement des guerres d’invasion en Asie centrale nous permettent de saisir quelques-uns des éléments de la stratégie des États-Unis et les différentes manœuvres diplomatiques et médiatiques visant à faire basculer l’opinion des Étatsuniens en faveur d’une poursuite de leurs opérations guerrières dans cette région.

La "réintronisation" de Hamid Karzaï à la tête du gouvernement fantoche de Kaboul a été orchestrée pour que le climat politique qui a prévalu depuis 2001 se maintienne avec la présence d’un allié acquis aux intérêts des conquérants. Les mots sont difficiles à trouver pour qualifier le caractère légitime de la « victoire » de H. Karzaï.

On s’évertue à essayer de rendre maintenant son élection valide alors que la plupart des intervenants, depuis le 20 août dernier, ont discrédité le processus électoral et mis en doute ses résultats.

En même temps, l’administration Obama et les stratèges du Pentagone ont fait semblant de tergiverser concernant l’envoi ou non de renforts alors que cette manœuvre avait vraisemblablement un double objectif.

Le premier celui de jauger le potentiel de troupes additionnelles pouvant être offert par les membres de la coalition et le second, celui de disposer du temps nécessaire pour mesurer le degré de résistance des insurgés et des Talibans au Pakistan.

Ainsi, elle a ordonné à l’armée nationale pakistanaise de livrer une guerre sans merci contre les Talibans et les insurgés dans le territoire du Sud-Waziristan.

Ce faisant, les États-Unis pourraient peu à peu faire valoir que les efforts de guerre du Pakistan devraient être confortés par des forces militaires additionnelles en Afghanistan afin de faire face à la résistance pouvant éventuellement trouver refuge dans ce territoire.

L’administration Obama serait ainsi en mesure de justifier les renforts qu’elle se propose de déployer.

Il est primordial pour cette administration qu’elle donne suite aux pressions exercées par la droite américaine qui réclame une intensification de l’effort de guerre en Afghanistan tout en emmenant l’opinion publique à accepter la décision d’ajouter un contingent important de soldats (on a mentionné des chiffres allant de 40 000 à 60 000).

Peu à peu les guerres de l’Afghanistan et du Pakistan pourraient se fondre en un seul et même conflit et il serait alors plus facile de démontrer qu’il est crucial d’augmenter globalement les forces militaires dans cet ensemble, étant donné les menaces grandissantes posées par la résistance tant en Afghanistan qu’au Pakistan. Les États-Unis feront valoir qu’après huit années de guerre un « petit » effort supplémentaire serait nécessaire afin de ne pas revivre un autre Viêtnam.

Obama, une diplomatie de ralliement pour la conquête du monde par la guerre ?

Depuis leur arrivée à la Maison-Blanche le président Obama et sa secrétaire d’État, Hillary Clinton, ont parcouru le monde pour faire entendre le message renouvelé de l’Empire américain.

Une rhétorique nouvelle faisant la promotion du modèle bien connu de domination et d’intervention sur tous les continents, modèle basé sur le plan du commandement unifié des États-Unis (pour voir la carte, cliquez sur le lien : Le Plan du commandement unifié des États-Unis). Ce plan de commandement « a été mis à jour par le Département de la Défense et s’avère un document stratégique clé qui définit les missions, les responsabilités et les aires géographiques de responsabilité pour les commandants en charge des commandements de combattants » étatsuniens et alliés à travers le monde. La totalité de la surface terrestre est encore, dans les faits, le champ de bataille des Étatsuniens et, sous la nouvelle administration, aucune modification substantielle n’a été apportée à ce plan en vue d’en réduire la portée sur l’ensemble des pays du monde.

Les itinéraires suivis par les responsables de la diplomatie étatsusienne leur ont permis de vérifier sur le terrain le taux de solidité de leurs alliances et le degré de fidélité de leurs partenaires et alliés traditionnels et aussi d’identifier et circonscrire les éléments discordants et hostiles. Ainsi, il leur est permis ensuite d’ajuster les orientations de même que l’intensité des opérations qui s’imposent.

La secrétaire d’État s’est même permis de se faire la protectrice des droits humains lors de son séjour à Moscou : « Toutes ces questions - emprisonnements, détentions, coups, meurtres - sont douloureuses à regarder de l’extérieur", a déclaré Mme Clinton, au deuxième jour de sa visite en Russie, sur la radio Echo de Moscou ».

Il est difficile de croire que de tels propos puissent être tenus par la responsable de la diplomatie américaine quand on se rappelle les menaces d’oblitération totale qu’elle a proférées contre l’Iran au cours de la campagne présidentielle . Il importe aussi de rappeler que son pays détenait en 2005 la population carcérale la plus élevée au monde avec 2 186 230 prisonniers (25% du total mondial) et que le taux de détention par 100 000 habitants était également le plus élevé avec 737.6 résidents. De plus, « la Peine de mort aux États-Unis est appliquée au niveau fédéral et dans trente-cinq États fédérés sur cinquante que comptent les États-Unis.

Aujourd’hui les États-Unis font partie du cercle restreint des démocraties libérales qui appliquent la peine de mort » (Wikipedia). Il est à espérer que la secrétaire d’État trouve aussi douloureuse cette situation qui prévaut dans son pays.

Enfin, il convient d’ajouter que les guerres de l’Asie centrale se poursuivent dans la plus grande impunité et que la torture continue d’être pratiquée dans les prisons « secrètes ». S’il s’agit là des manifestations des nouveaux concepts proposés en janvier dernier de la « puissance intelligente » et de la « responsabilité » il y a lieu de s’interroger, car il nous semble plutôt que les propos de la diplomatie étatusienne viennent tout simplement voiler le visage de l’impérialisme.

Mes intentions profondes sont les mêmes

Je suis un acteur qui pense maintenant autrement, mais mes intentions profondes sont les mêmes. En réalité, le concept de la « guerre permanente » reste le guide suprême de mon approche diplomatique qui se veut à géométrie variable en fonction des intérêts qu’il me faut sauvegarder. (Les deux pilliers de la nouvelle diplomatie américaine).

Conclusion

Pour la diplomatie étatsunienne il importe de conserver l’appui des plus puissants malgré certains irritants majeurs, car elle pourrait avoir besoin d’eux quand se produira l’effondrement annoncé de l’économie et l’implosion sociale qui en sera la résultante inéluctable. Faire la guerre pourrait devenir trop lourd pour la société et des mandataires capables de le faire seront alors invités à « donner » davantage pour permettre à l’Empire de survivre encore un certain temps. Cette consigne est sans doute celle qui a été transmise aux pays alliés. Ceux-ci, cependant, bien malgré eux, pourraient être entraînés éventuellement avec lui dans sa chute.

Jules Dufour

Références

AFP. 2009. Hillary Clinton avocate des droits de l’Homme à Moscou. RTBF Info. Le 14 octobre 2009. En ligne : http://www.rtbf.be/info/economie/hillary-clinton-avocate-des-droits-de-lhomme-a-moscou-150876

AFP. 2009. L’OTAN adopte une nouvelle stratégie en Afghanistan. Cyberpresse. Le 23 octobre 2009. En ligne : http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/200910/23/01-914285-lotan-adopte-une-nouvelle-strategie-en-afghanistan.php

BEAUCHEMIN, Malorie. 2009. Obama lance un ultimatum à l’Iran. La Presse. Le 25 septembre 2009. En ligne : http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/200909/25/01-905686-obama-lance-un-ultimatum-a-liran.php

COURMONT, Barthélémy et contre-feux.com. 2009. Les deux piliers de la nouvelle diplomatie américaine. ilovepolitics. Le 19 mars 2009. En ligne : http://www.ilovepolitics.info/Les-deux-piliers-de-la-nouvelle-diplomatie-americaine_a1371.html

DUFOUR, Jules. 2007. Le réseau mondial des bases militaires américaines. Les fondements de la terreur des peuples ou les maillons d’un filet qui emprisonne l’humanité. Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 10 avril 2007. En ligne : http://www.mondialisation.ca/index.php ?context=viewArticle&code=DUF20070409&articleId=5314

DUFOUR, Jules. 2009. Le grand réarmement planétaire. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 5 mai 2009. En ligne : http://www.mondialisation.ca/index.php ?context=va&aid=13162

DUFOUR, Jules. 2009. Pakistan : un territoire stratégique pour les guerres de l’Occident en Asie Centrale. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 10 août 2009. En ligne : http://www.mondialisation.ca/index.php ?context=va&aid=14719

DUFOUR, Jules. 2009. Afghanistan : des élections pour l’imposition de la « démocratie » ? Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 21 août 2009. En ligne : http://www.mondialisation.ca/index.php ?context=va&aid=14871

KAY, Joe. 2008. Hillary Clinton menace d’ ‘effacer’ l’Iran de la carte ! Alter Info. Le 24 avril 2008. En ligne : http://www.alterinfo.net/Hillary-Clinton-menace-d-effacer-l-Iran-de-la-carte !_a19103.html

Nombre de prisonniers dans le monde, par pays. PopulationData.net : http://www.populationdata.net/chiffres/monde-prisonniers-2006.php

Peine de mort aux États-Unis : http://fr.wikipedia.org/wiki/Peine_de_mort_aux_%C3%89tats-Unis

Jules Dufour, Ph.D., est président de l’Association canadienne pour les Nations Unies (ACNU) /Section Saguenay-Lac-Saint-Jean, professeur émérite à l’Université du Québec à Chicoutimi, membre du cercle universel des Ambassadeurs de la Paix, membre chevalier de l’Ordre national du Québec.

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?article410


L'Otan unie derrière la stratégie des USA en Afghanistan…

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage ce point de vue, mais doit être vu comme information.

Les membres de l'Otan ont unanimement endossé la nouvelle stratégie américaine en Afghanistan et ont dit vouloir accroître leurs efforts dans le pays pour apporter plus de sécurité et de stabilité aux Afghans.

Réunis à Bratislava, les ministres de la Défense de l'Alliance atlantique ont cependant scrupuleusement évité de se prononcer sur l'étendue des engagements humains et financiers qu'ils étaient prêts à prendre pour mener à bien cette mission.

"La stratégie d'abord, les troupes ensuite", a résumé le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, à l'issue de la réunion, faisant état de "vues largement partagées" des alliés sur l'approche élargie aux aspects civils prônée par le général américain Stanley McChrystal.

Cet accord, a précisé Rasmussen, repose sur trois points : la lutte contre le terrorisme international ne peut être séparée du combat contre les taliban ; les efforts pour former les forces de sécurité doivent être accrus pour accélérer la transition des pouvoirs vers l'armée afghane ; le gouvernement afghan doit se réformer et renforcer sa crédibilité.

"Il y a un accord pour dire que rechercher et tuer des terroristes(…)  n'est pas suffisant (...) Ce dont nous avons besoin c'est d'une stratégie plus large qui stabilise la société afghane", a-t-il dit.

Il a ajouté que cela passait par une interaction renforcée entre les efforts militaires et civils et entre l'Otan et les autres acteurs internationaux présents en Afghanistan, comme l'Onu et l'Union européenne.

Comme il l'avait fait jeudi, Rasmussen a de nouveau lancé un appel aux alliés à mettre à disposition d'avantage d'argent et de moyens humains, même s'il a pris soin de préciser que cette question n'avait pas été traitée à Bratislava.

"Il coûte 50 fois plus de supporter un soldat de l'Otan en Afghanistan qu'il n'en coûte de supporter un soldat afghan", a-t-il fait remarquer tout en disant s'attendre à ce que cet effort soit finalement réalisé.

VERS UNE AUGMENTATION DES CONTRIBUTIONS

La tâche consistant à placer les Afghans aux commandes de leur sécurité et de leur destin est au coeur de cette nouvelle stratégie mais elle pourrait prendre du temps.

"La seule manière de s'assurer que l'Afghanistan ne devienne pas un refuge pour les 'terroristes' est de vaincre les taliban. Cela signifie qu'il faut investir pour permettre aux Afghans de mener leur propre combat", a dit Rasmussen.

"Mais soyons clairs, nous ne sommes pas encore d'accord pour commencer cette transition. Les forces afghanes ne sont pas encore suffisamment fortes", a encore indiqué l'ancien Premier ministre danois, précisant que cette transition n'impliquerait pas un retrait automatique d'Afghanistan.

Selon un porte-parole de l'Alliance, l'Otan dispose à l'heure actuelle de 68 équipes de 30 personnes chacune pour former l'armée afghane mais 103 d'entre elles devraient être à l'oeuvre pour porter le nombre de soldats afghans à 134.000 l'année prochaine et plusieurs dizaines d'autres seront nécessaires si la proposition de Stanley McChrystal de former un corps de 400.000 hommes est finalement acceptée.

Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, s'est voulu vendredi optimiste sur la capacité des alliés à seconder les Etats-Unis dans cette mission qui, a-t-il dit, est "critique pour la sécurité nationale et les intérêts vitaux américains".

"Même si la question des troupes ne se posait pas, plusieurs alliés ont laissé entendre qu'ils évoluaient vers une augmentation de leur contribution dans le pays", a-t-il dit.

Le président américain Barack Obama devrait annoncer bientôt, sans doute avant le second tour de la présidentielle afghane, le 7 novembre, sa décision d'envoyer ou non de nouvelles troupes dans le pays.

La plupart des pays européens de l'Alliance sont réticents à dépêcher des soldats supplémentaires car ils doivent composer avec une opinion publique hostile à ces opérations. En France, Nicolas Sarkozy a ainsi annoncé le 15 octobre qu'aucun nouveau militaire français ne serait envoyé.

Quelque 65.000 soldats américains sont actuellement déployés en Afghanistan auxquels s'ajoutent les effectifs des pays alliés, composés d'environ 39.000 hommes.

23/10

http://fr.news.yahoo.com/4/20091023/twl-otan-defense-bd5ae06_1.html



Dossiers

1-1 Antonio Artuso : Le spectre du Viêt-Nam hante les dirigeants états-uniens.

L’article «Afghanistan haunted by ghost of Vietnam» d’Ed Hornick (CNN), dont le titre signifie que les dirigeants et les stratèges militaires de l’impérialisme états-unien sont hantés par le souvenir cauchemardesque de leur défaite au Viêt-Nam, en 1975, après une terrible guerre d’invasion et d’occupation. 

Cet article essaie de comparer les deux guerres d’invasion et d’occupation.  L’auteur explique :

-          Que bientôt la guerre d’Afghanistan deviendra la plus longue guerre des États-Unis;

-          Que le conseil de guerre d’Obama se réunit depuis quelque temps pour élaborer un nouveau plan stratégique militaire;

-          Que Dick Cheney a dit qu’Obama est en train d’hésiter au sujet de la stratégie militaire;

-          Que les experts essaient d’analyser les différences entre les guerres d’Afghanistan et du Viêt-Nam.

-          La guerre contre l’Afghanistan, est une autre guerre impérialiste, injustifiée, immorale et qui ne pourra briser la résistance du peuple afghan.

C’est une guerre impérialiste déclenchée par les bourgeoisies (classe des capitalistes) pour le contrôle hégémonique du monde, qui peut conduire à une troisième guerre mondiale.

La première guerre mondiale, impérialiste, a coûté plus de 17 millions de vies, et la seconde plus de 57 millions de vies.

Il faut ajouter à cela les traumatisme, les conditions misérables des population, la destruction totale des conditions de vies de tous les pays où elles se sont déroulées.

C’est pour cela que nous devons mobiliser des millions de personnes contre le fascisme et la guerre, contre la militarisation du Canada, contre la course aux armements mondiale.

L’arrivée du fascisme dans un pays, comme les États-Unis, le Canada ou les pays d’Europe c’est l’arrivée au pouvoir des secteurs les plus réactionnaires de la bourgeoisie de chaque pays.

Aux États-Unis, le secteur le plus réactionnaire de la bourgeoisie est au pouvoir.  Si Obama adoptait des politiques plus humaines, il se ferait assassiner comme Kennedy.

Lénine disait que la révolution socialiste conjurerait la guerre ou que la guerre entrainerait la révolution socialiste.

Et en 1917, la Révolution d’Octobre a été le premier grand pas vers la fin de la guerre par les puissances impérialistes menacés par une révolution mondiale contre le capitalisme.

Le but des guerres impérialistes, locales ou mondiales, est de répondre aux intérêts des grands capitalistes, des grands monopoles financiers (banques, pétrole, mine, industries, commerce, armements, construction et reconstruction d’infrastructures de pays détruits, etc.) pour le profit d’une poignée de rapaces, les capitalistes.

Les peuples ne veulent pas être dominés par des intérêts étrangers, ne veulent la dictature d’une poignée de capitalistes, ne veulent pas la guerre et le fascisme.

Le but des guerres impérialistes est :

- d’enrichir les capitalistes par l’exploitation de la main-d’œuvre (plus-value extorquée aux travailleurs), par les différentes formes d’oppression (politique, nationale, raciale, etc.), par le pillage des ressources naturelles des pays, par le néo-colonialisme, le fascisme et la guerre.

- de briser la liberté des peuples de décider en fonction de leurs propres intérêts, les intérêts de la classe ouvrière et des peuples et des nations, de briser la souveraineté territoriale, l’autodétermination des peuples, des nations, des gouvernements.

- d’établir d’étendre l’hégémonie (domination économique, politique, militaire, idéologique) des grandes puissances capitalistes sur d’autres régions.

Le but de l’impérialisme est le contrôle hégémonique du monde, par la guerre, le fascisme, les coups d’États, les dictatures capitalistes.

Les gouvernements, les politiciens, les médias, les intellectuels et les journalistes à la solde des capitalistes ont préparé l’invasion et l’occupation de l’Afghanistan.

Ils ont organisé une gigantesque opération mondiale de mensonges, de désinformation, d’intoxication médiatique.

Ils ont tout utilisé : Ossama Ben Laden, Al-Qaïda, le mensonge des armes de destruction massives, les mensonges sur la démocratie, les fausses raisons humanitaires (impérialisme «humanitaire»).

Le gouvernement du Canada, alors qu’il démocratise le Canada en sabotant, afin de les privatiser, nos systèmes de santé, d’éducation, nos services sociaux, a décidé de dépenser 22 milliards de dollars (22 000 000 000 $) pour renforcer la puissance militaire des impérialismes états-unien, canadien, européen.

Plus qu’aucun pays auparavant, les États-Unis sont endettés, ont une balance de paiement déficitaire, alors qu’ils continuent à accroitre et à perfectionner leur armement (nouveaux types d’explosifs, nouvelles armes telles que les drones, c’est-à-dire les avions sans pilote télécommandés à partir de centres de contrôle, multiplication de bases militaires en Amérique latine, en Asie, en Afrique, en Europe).  La course aux armements s’intensifie, et les pays menacés par les États-Unis tels que la Russie, la Chine.  Les contradictions inter-impérialistes peuvent nous mener à une troisième guerre mondiale.

Antonio Artuso

Front uni contre le fascisme et la guerre

Montréal, le 28  octobre 2008 –


1-2 James Cogan : Le moral des troupes américaines et britanniques en Afghanistan s’effrite.

Ce mois-ci a vu plusieurs reportages traitant du front afghan qui laissaient entrevoir combien la démoralisation gagnait les troupes américaines et britanniques là-bas pour tuer et se faire tuer au service d’une occupation néo-coloniale. Ces articles indiquent que de nombreux soldats pensent que cette guerre n’est pas justifiée et ne mérite pas de mourir pour elle.

Le 8 octobre, le Times de Londres a publié les commentaires d’aumôniers aux armées et de personnels militaires de deux bataillons de la 10e division de montagne qui sont dans le dernier trimestre d’un déploiement d’un an dans la province de Wardak, au sud de Kaboul. Sur 1500 hommes, 19 sont morts au combat, un s’est suicidé et au moins 100 ont subi des blessures graves. Les patrouilles ont sauté au moins 180 fois sur des engins explosifs improvisés [IED - improvised explosive devices] ou des mines. Plus de 100 autres dispositifs explosifs ont été détectés avant qu’ils explosent. Les troupes sont rarement aux prises directement avec la guérilla talibane, elles opèrent parmi une population civile qu’elles soupçonnent fortement de soutenir les insurgés contre l’occupation.

Le capitaine Sam Rico, aumônier dans un bataillon d’artillerie, a déclaré, « Tous ceux avec qui on parle sont découragés. Ils sentent qu’ils risquent leurs vies pour des gains qui sont difficiles à voir. Ils sont fatigués, épuisés, ils doutent et ils veulent juste s’en sortir. »

Pour le sergent Erika Cheney, spécialiste en santé mentale, « Ils sont fatigués, frustrés, traumatisés. Un grand nombre d’entre eux ont peur de partir [en patrouille], mais le font quand même. »

Un soldat de 20 ans, le spécialiste Raquime Mercer, commente, « Nous sommes perdus. C’est comme ça que je le sens. Je ne sais pas vraiment pourquoi on est là. J’ai besoin d’un objectif bien défini si je suis censé risquer d’être blessé ou de mourir ici. La principale question des soldats est : qu’est-ce qu’on peut faire pour arrêter cette guerre ? Qui faudrait-il capturer ? Quel objectif faut-il prendre ? Les soldats veulent des réponses précises, autre chose qu’arrêter les talibans, parce que ça semble quasi-impossible. C’est difficile d’attraper quelqu’un qu’on ne voit pas. »

La frustration, la peur et les pertes parmi les troupes d’occupation peuvent entraîner une haine et un désir de vengeance contre le peuple occupé. C’est ce qui a entraîné d’innombrables atrocités au cours des guerres coloniales.

Le spécialiste Éric Petty a déclaré au Times, « Les soldats sont en colère parce que des collègues perdent leur vie en essayant d’aider une population qui ne les aidera pas. Vous leur donnez toute l’aide humanitaire qu’ils veulent et ils vont quand même vous mentir. Ils vous diront qu’il n’y a pas de talibans dans la région et dès que vous vous mettez en route, à 3 mètres de leur maison, vous vous faites tirer dessus à nouveau. »

Les mêmes sentiments transparaissent dans un reportage du Times du 3 octobre sur les troupes britanniques qui opéraient autour de Sangin dans la province d’Helmand au cours des élections présidentielles en août. L’unité, le 2e bataillon d’infanterie, avait perdu 100 combattants, morts ou gravement blessés, sur 500 depuis le mois d’avril. Les auteurs notent que le taux de pertes est comparable à celui des intenses combats livrés en Europe au cours des dernières années de la Seconde Guerre mondiale.

Les patrouilles se font attaquer à seulement 500 mètres des murs de la base britannique, mais, comme dans la province de Wardak, les troupes d’Helmand sont rarement en contact visuel avec les insurgés talibans qui ont décimé leurs rangs avec des IED, des mines et des tirs embusqués.

Un caporal commente, « Quand on est venu ici la première fois, on se plaignait de ne pas avoir assez d’action. Comme on regrette ces mots maintenant - énormément. » Un autre jeune soldat déclare, « Je n’imagine pas terminer cette affectation sans me faire toucher par un tir. »Le correspondant du Times notait que « personne ne s’est jamais porté volontaire pour une patrouille qu’il n’avait pas à faire et je n’ai rencontré aucun soldat ici qui parle de "gagner" ».

Huit ans après le 11-Septembre, la propagande sur la « guerre contre le terrorisme » s’est évaporée. Les soldats sont au front d’une opération anti-insurrectionnnelle sanglante qui n’a qu’un objectif - soutenir le régime fantoche des États-Unis. La majeure partie des soldats est constituée de conscrits économiques. Dans un contexte où on ne trouve que des emplois offrant des salaires de misère et où le chômage augmente sans cesse, s’engager dans l’armée est une des rares solutions permettant à beaucoup de jeunes d’obtenir un emploi stable et un revenu décent.

Le caractère illégitime de ces guerres est incontestablement un facteur qui influe sur le grand nombre de vétérans d’Afghanistan et d’Irak qui reviennent de mission avec des troubles psychologiques. Les études révèlent qu’entre 20 et 30 pour cent de tous ceux qui ont servi dans ces conflits souffrent de PTSD [Post-Traumatic Stress Disorder - troubles de stress post-traumatiques] à un degré ou un autre. Ces troubles peuvent pousser des vétérans au suicide, les affecter jusqu’à les contraindre à vivre dans la rue, à prendre des drogues, et à commettre des crimes pour lesquels ils se retrouvent en prison.

Il y a actuellement 20.000 ex-soldats britanniques en prison ou en liberté conditionnelle, un nombre ahurissant, et la proportion de vétérans a augmenté de 30 pour cent au cours des cinq dernières années. Un représentant du syndicat des conseillers de probation britannique, Harry Fletcher, a déclaré au Guardian le mois dernier, « Il y a des preuves flagrantes que les soldats n’ont pas un soutien psychologique suffisant lorsqu’ils quittent le service. La prépondérance des troubles de stress post-traumatiques et des dépressions est alarmante. »

Selon des statistiques citées par le journal britannique Mirror, 67 ex-soldats britanniques se sont suicidés depuis 2001 après leur retour d’Afghanistan ou d’Irak et on croit que 31 autres décès pourraient aussi être des suicides.

Au début du mois, Dylan Kemp, 28 ans, commando de marine de l’armée de Sa Majesté, s’est pendu peu après son retour d’un déploiement de 7 mois de combats intenses en Afghanistan. Il avait été arrêté pour conduite automobile agressive et aurait frappé sa compagne. Celle-ci a déclaré au Mirror, « L’Afghanistan l’a poussé trop loin. Il disait dans sa lettre qu’il était sûr que beaucoup d’autres troufions finiraient aussi mal que lui. Il était tellement plein de rage. Ses blessures mentales ne pouvaient pas être soignées. »

Le taux de suicide parmi les militaires américains en service continue également à augmenter. À la fin du mois de septembre, il y a eu 117 suicides dans l’armée et 38 chez les Marines, et 35 autres décès sont encore en cours d’investigation. Les suicides parmi les Marines, qui constituent l’essentiel des 17.000 soldats supplémentaires envoyés en urgence par le gouvernement Obama en Afghanistan cette année, ont augmenté de 20 pour cent cette année. La majorité des Marines et des soldats qui ont mis fin à leur vie ont été déployés dans l’une de ces deux zones de guerre.

James Cogan –

WSWS

25 octobre 2009

Du même auteur :

  Afghanistan : élections à la pointe du fusil - 23 août 2009
  La crise électorale iranienne se poursuit alors que les Etats-unis intensifient leurs menaces - 14 août 2009
  Le bilan des victimes civiles s’alourdit considérablement en Afghanistan - 9 août 2009
  Une guerre de conquête coloniale en Afghanistan - 22 juillet 2009
  Obama envoie des marines supprimer la population de l’Afghanistan du Sud - 18 juillet 2009
  Washington en conflit avec le président afghan au sujet des élections anticipées - 13 mars 2009

World Socialiste Web Site - Vous pouvez consulter cet article à : http://www.wsws.org/francais/News/2...

 http://www.wsws.org/articles/2009/oct2009/mili-o17.shtml

http://www.alterinfo.net/Les-soldats-US-et-UK-en-Afghanis...

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7521

Ps - Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.


1-3 Bill Van Auken : Dans quel but meurent les soldats américains en Afghanistan ?

Au moins 21 soldats et Marines ont été tués en Afghanistan depuis le week-end dernier, faisant d’octobre le mois le plus meurtrier pour les forces américaines depuis l’invasion du pays huit ans plus tôt.

Davantage ont été blessés par des bombes artisanales, des grenades offensives et des tirs de pistolets.

Parmi les victimes des derniers jours se trouvait une femme de la Californie, âgée de 24 ans et mère de deux jeunes filles, le sergent Eduviges Wolf. Elle a succombé à ses blessures subies lorsque son véhicule a été attaqué par un tir de grenade dans la province de Kunar.

Devin Michel, un simple soldat de 19 ans qui avait complété le lycée depuis à peine plus d’un an à Stockton en Illinois, a été tué par une bombe artisanale dans la province de Zhari.

Gregory Fleury, brigadier des Marines âgé de 23 ans, a perdu la vie dans l’un des trois écrasements d’hélicoptères survenus dimanche.

Le quotidien Anchorage Daily News a rapporté les paroles de son grand-père qui a affirmé que, après avoir servi lors de deux affectations en Irak, Fleury était prêt à mettre fin à son service actif mais « le gouvernement a prolongé son service » pour un déploiement en Afghanistan. Il devait revenir chez lui début novembre.

L’escalade de la guerre, qui devrait être annoncée bientôt par le président Barack Obama, ne fera qu’augmenter le nombre de victimes, alors que seront envoyés des dizaines de milliers de soldats et de Marines additionnels en Afghanistan afin de réprimer la résistance populaire à l’occupation étrangère.

A quoi servent ces sacrifices ? Pourquoi de jeunes Américains sont-ils envoyés à 12.000 kilomètres des Etats-Unis pour connaître une mort horrible et réprimer violemment une population qui ne veut pas d’eux ?

Ces questions deviennent encore plus importantes alors que l’on apprend que la Central Intelligence Agency (CIA) américaine maintient à sa solde, et ce durant les huit dernières années, le frère du président Hamid Karzaï, un réputé pilier du narcotrafic afghan.

Les liens de la CIA avec Ahmed Wali Karzaï soulèvent « d’importantes questions quant à la stratégie de guerre des Etats-Unis, qui est présentement sous étude à la Maison-Blanche », a affirmé mercredi le New York Times en rapportant ces liens.

C’est décrire la chose d’une manière plutôt gentille. Les liens entre les frères Karzaï et la CIA sont une autre preuve que « la stratégie de guerre des Etats-Unis » est une entreprise criminelle menée à l’aide de méthodes criminelles.

Le journal a décrit une relation très étroite entre la CIA et Ahmed Wali Karzaï, qui a aidé à constituer une bande de paramilitaires connue sous le nom de Kandahar Strike Force qui « opère sous la direction de la CIA » en assassinant les « insurgés » suspects.

En même temps, les agents pour les opérations spéciales de la CIA utilisent des installations fournies par Karzaï comme bases pour leurs propres opérations dans le sud du pays.

Selon le Times, des responsables militaires et d’autres officiels américains ont dit que « le rôle suspect de M. Karzaï dans le trafic de drogue ainsi que ce qu’ils décrivent comme la façon mafieuse par laquelle il règne sur le sud de l’Afghanistan, font de lui une force malveillante ». Néanmoins, il demeure un des atouts principaux de Washington dans le pays.

L’Afghanistan fournit actuellement 90 pour cent de l’héroïne mondiale. Depuis l’invasion américaine du pays, la production d’opium a augmenté de plus de 300 pour cent.

Les liens de la CIA avec le trafic de drogue remontent à longtemps. Avant 1979, il n’y avait pas de culture d’opium à grande échelle ou de toute autre production d’héroïne en Afghanistan et au Pakistan. Ces pays sont devenus le centre de la production mondiale d’héroïne comme un sous-produit de la guerre, fomentée par la CIA, des moudjahidines islamistes contre le gouvernement appuyé par les soviétiques à Kaboul. Alors que les Etats-Unis versaient des milliards de dollars en argent et en armes pour alimenter cette guerre, la drogue fournissait une source majeure de financement supplémentaire pour les guérillas appuyées par la CIA.

Dans la guerre des années 1980 contre le Nicaragua, l’envoi de cocaïne aux Etats-Unis a fourni les ressources pour les contras, appuyés par la CIA, à un moment où le Congrès américain avait bloqué le financement. Au Viêtnam, la CIA s’était alliée à des seigneurs de guerre trafiquant l’héroïne au Laos qui exploitaient les troupes américaines comme marché.

Dans toutes ces guerres, l’intervention américaine a produit la mort, la destruction et la dégradation sociale, incluant la prolifération de la production et de la consommation de drogue.

Un sous-produit inévitable de la présente intervention en Afghanistan sera la hausse constante de la dépendance à l’héroïne aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde.

Est-ce que les troupes américaines meurent pour maintenir au pouvoir un gouvernement dominé par les seigneurs de guerre qui trafiquent l’héroïne ?

Est-ce que d’autres individus mourront dans les mois prochains pour protéger une autre élection frauduleuse destinée à donner une façade de légitimité à ce régime ?

C’est ce que l’on pourrait croire. Mais les Karzaï et les alliés seigneurs de guerre sont des jouets de la politique américaine, qu’utilise Washington pour arriver à ses fins.

Ces fins ne sont évidemment pas de faire avancer la « démocratie ». Et les 100.000 soldats des Etats-Unis et de l’OTAN en Afghanistan n’y combattent pas le terrorisme. Les hauts responsables de l’armée ont admis que l’on n’y trouvait pas plus de 100 membres d’al-Qaïda.

Les véritables buts de cette guerre ont été énoncés de façon plutôt candide dans un article publié l’an dernier dans une revue du Collège militaire de l’armée américaine.

L’auteur de l’article est Dr Stephen Blank, le professeur du collège sur la sécurité nationale.

Intitulé « L’importance stratégique de l’Asie centrale : un point de vue américain », l’article ne perd pas beaucoup de temps sur les prétextes de la guerre à al-Qaïda ou de la construction de la démocratie.

Blank explique que les Etats-Unis mettent en œuvre la politique de la « porte ouverte » en Asie centrale « pour les compagnies américaines oeuvrant dans le domaine de l’exploration, de la raffinerie et de la distribution des produits énergétiques ». La politique américaine, écrit-il, vise à « briser le monopole énergétique de la Russie » en Asie centrale ou empêcher que la Chine ne domine la région. Cette politique a aussi pour but d’isoler l’Iran, un autre rival potentiel dans la région.

« Il n’est pas surprenant, continue Blank, que le leitmotiv de la politique énergétique américaine soit de nourrir le développement de plusieurs pipelines et autres moyens de lier les consommateurs et les producteurs étrangers dans le domaine de l’énergie » qui ne seront pas soumis au contrôle de ces rivaux régionaux. Parmi les plus importants de ces projets, écrit-il, on trouve le pipeline du Turkmenistan-Afghanistan-Pakistan (TAP), qui pourrait transporter le pétrole et le gaz naturel hors de l’Asie centrale en passant sur le territoire aujourd’hui occupé par les troupes américaines.

A la lecture de cet article, il semble qu’alors que les soldats et les Marines se font dire qu’ils combattent et meurent pour la démocratie ou pour mettre un terme au terrorisme, les hauts officiers de l’armée américaine ont un objectif plus concret.

Le déploiement de l’armée américaine en Afghanistan fait partie de la version du 21e siècle du « Grand Jeu », dans lequel l’impérialisme américain cherche à dominer l’Asie centrale et ses ressources énergétiques aux dépens de ses rivaux stratégiques.

Il n’y a pas de doute que l’administration Obama continuera à chercher à réaliser ces objectifs au moyen d’une escalade de la guerre en Afghanistan.

Le coût de la guerre, actuellement de 3,6 milliards par mois, augmentera encore alors que d’autres soldats seront déployés en Afghanistan, et ce montant sera payé par les travailleurs américains par des attaques sur leur niveau de vie et leurs avantages sociaux de base. Le nombre des morts et des blessés augmentera au sein des soldats et des Marines, tout autant que l’ampleur du massacre des civils afghans et pakistanais.

Les intérêts de la classe ouvrière aux Etats-Unis et internationalement sont en complète opposition à ceux mis de l’avant au moyen des assassinats de masse de la guerre en Afghanistan et au Pakistan. Les travailleurs doivent exiger le retrait immédiat et inconditionnel de toutes les troupes américaines et étrangères de la région et la fin de la lutte pour la domination impérialiste de l’Asie centrale.

Bill Van Auken

Dimanche 1er novembre 2009

 WSWS

Du même auteur :

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30 octobre 2009 - World Socialist Web Site - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.wsws.org/francais/News/2...

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7560


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