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15/11/2009

N°494 - Dossier de Palestine - 14-11 -: Fin - : Hillary Clinton : l’avocate du diable.


 N°494 - Dossier de Palestine - 14-11 -: Fin   - : Hillary Clinton : l’avocate du diable.

 



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Dossier de Palestine

N°494                                                    14-11

C.De Broeder & M.Lemaire   

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

3 Dossier

3-1 Jerusalem Post : Il est temps d’admettre qui sont les véritables victimes.

3-2 Israël et le refus pathologique de la paix.

3-3 Paul Craig Roberts : Les criminels de guerre deviennent les arbitres de la loi.

3-4 Les Palestiniens accusent les États-Unis de jouer les briseurs de paix.

3-5 Sylvain Mouillard : Obama, «la lune de miel est terminée».

3-6 Hassan Moali : Rejet du rapport Goldstone et silence sur le gel des colonies.

3-7 Abir Taleb : Tel-Aviv a réussi à rallier Washington à sa cause pour que l’Autorité reprenne les négociations sans l’arrêt de la colonisation.

3-8 Hassan Moali : Le gel des colonies n’est plus une priorité pour l’Égypte.

3-9 Bari Al Atwan : Hillary Clinton : l’avocate du diable.

3-10 Hassan Moali : Les larmes de crocodile des dirigeants occidentaux.



7 Dossier

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Jerusalem Post : Il est temps d’admettre qui sont les véritables victimes.

Le rapport en nombre de morts est de 1 à 100, en notre faveur. S’agissant des destructions, c’est beaucoup, beaucoup plus. A ce jour, des milliers de Gazaouis vivent dans des tentes parce que nous ne leur permettons pas de faire venir le ciment pour reconstruire les maisons que nous avons démolies. Nous avons fait de la bande de Gaza une zone sinistrée, une question humanitaire, et nous la maintenons en l’état avec notre blocus.

Pendant ce temps, ici, du côté israélien de la frontière, nous n’arrivons pas à nous rappeler quand la vie a été aussi tranquille et sécurisée.

Alors décidons : qui ont été les victimes de l’opération Plomb durci, eux ou nous ?

La question ne se pose pas, c’est nous. Nous, les Israéliens, nous avons été les victimes et nous le sommes toujours. En réalité, notre état de victime ne fait qu’empirer de jour en jour. Le rapport Goldstone est le véritable crime de guerre. Le rapport Goldstone, les débats aux Nations unies, Amnesty International, Human Rights Watch, la Croix-Rouge, B’Tselem, les soldats traîtres de Briser le Silence et l’Académie des Rabins – tous sont les vrais crimes contre l’humanité. C’est cela qu’on entend par « la guerre est un enfer ».

C’est nous qui avons traversé l’enfer de la guerre à Gaza. C’est nous qui avons souffert.

Les Gazaouis ? Ils souffrent ? Mais de quoi parlez-vous tous ?

Nous leur permettons de manger, non ?

Ce monologue imaginaire montre en réalité comment nous nous voyons aujourd’hui. Nous avons lancé la guerre à Gaza, nous avons déclenché l’une des campagnes militaires les plus inégales qu’on puisse connaître, mais nous sommes les victimes.

Nous nous battons contre le monde avec l’Holocauste ; à preuve les propos du Premier ministre Binyamin Netanyahu à l’ONU sur Auschwitz. Et son protégé, le ministre des Finances, Yuval Steinitz, qui promet : « Nous n’irons pas à l’abattoir comme des agneaux une fois encore, » lors d’une discussion au cabinet à propos du rapport Goldstone.

Auschwitz, les agneaux allant à l’abattoir, l’opération Plomb durci. Pour les Israéliens aujourd’hui, tout cela forme un tout, une seule histoire, l’héritage ininterrompu d’une vertueuse position de victime.

La vérité c’est que l’Etat d’Israël n’a jamais été une victime, et le fait que nous nous assimilions aux six millions a été gênant dès le début – mais maintenant ? Après ce que nous avons fait à Gaza ? Avec la mainmise que nous avons sur cette société, alors que nous vivons ici libres et tranquilles ?

Des victimes ? Des agneaux à l’abattoir ? Nous ?

Non, et c’est devenu bien plus que gênant, c’est absolument honteux.

Et malgré nos excuses, il n’est pas vrai que nous soyons « traumatisés » par le passé dans la conviction que nous sommes toujours des juifs faibles, apeurés, impuissants, sur le point d’être conduits aux chambres à gaz. Beaucoup de survivants de l’Holocauste gardent cette conviction, et dans une proportion très limitée, ce vestige de peur occupe encore l’esprit israélien.

Mais maintenant, 64 ans après l’Holocauste, 42 ans après avoir vu avec la guerre des Six Jours à quel point nous étions devenus forts, nous savons, que nous nous l’avouions ou pas, que nous ne sommes plus les victimes. Nous savons que nous ne sommes pas la continuité des six millions mais au contraire qu’on s’en éloigne délibérément, purement et simplement.

LA RAISON pour laquelle nous nous disons et que nous disons au monde que nous sommes les victimes, c’est parce que nous savons, que nous en convenions ou pas, que l’état de victime représente un pouvoir. L’état de victime c’est la liberté. On ne peut pas demander à une victime de se contenir. Une victime qui se bat pour sa survie ne peut être accusée d’abuser de son pouvoir puisque après tout, elle a le dos au mur, elle est désespérée.

Au vu des faits, il est très difficile de nous convaincre nous-mêmes, et à fortiori de convaincre les autres, que Gaza et ses Qassams avaient mis la forteresse Israël le dos au mur, que nous étions désespérés, que nous combattions pour survivre. Aussi, pour se convaincre et pour convaincre le monde qu’il en était vraiment ainsi, nous faisons deux choses.

Un, nous refusons de reconnaître le moindre fait qui contredise cette image qui nous montre comme des victimes et, au contraire, nous ressassons encore et encore tout ce qui est conforme à cette image.

Nous parlons uniquement des milliers de Qassams qui furent lancées sur Sderot ; nous ne mentionnons jamais les milliers de Gazaouis que nous avons assassinés dans le même temps.

Nous parlons uniquement de Gilad Shalit ; nous ne mentionnons jamais les 8 000 Palestiniens que nous retenons prisonniers.

Nous ne parlons jamais de notre blocus que nous maintenons sur Gaza, ni des ravages qu’il provoque dans sa population.

La seconde chose que nous faisons pour nous convaincre et pour convaincre le monde que nous sommes toujours les victimes, c’est de ne jamais, au grand jamais, sortir de l’Holocauste – parce que c’est là que nous avons vraiment été des victimes. Des victimes comme personne n’en a jamais eues, des victimes un million de fois pire que les Gazaouis.

Auschwitz, les agneaux allant à l’abattoir. Vous vous rappelez de nous, le peuple de l’Holocauste ? Ce n’est pas la superpuissance du Moyen-Orient que vous avez vu combattre à Gaza.

C’était les six millions.

Alors, vous ne pouvez pas nous blâmer. Nous sommes immunisés contre vos critiques. Nous sommes les plus grandes victimes que le monde ait jamais connues. Nous sommes désespérés, alors ne nous parlez pas de ratios sur le nombre de tués, ni d’usage disproportionné de la force, ni de punition collective. Nous combattons pour notre survie.

C’est ce que nous nous disons à nous-mêmes et que nous disons au monde, et, vu ce que nous avons fait et que nous faisons toujours à Gaza, c’est devenu intolérable. Non, nous ne sommes pas les 6 millions. Les 6 millions était des juifs impuissants, il y a de cela trois générations ; nous ne pouvons pas enrober nos abus de pouvoir de leur tragédie.

Au lieu de cela, jetons un regard, un vrai regard critique sur ce que nous avons fait et faisons toujours à Gaza. Jetons un vrai regard critique dans la glace. Et avouons alors qui est la véritable victime, ici et maintenant.

Et plus important encore, qui ne l’est pas.

Jerusalem Post  

1er novembre

traduction : JPP

4 novembre

http://www.paltelegraph.com/opinions/editorials/2770-time-to-admit-who-the-real-victims-are


3-2 Israël et le refus pathologique de la paix.

Les Israéliens ne s’opposent pas aux efforts de paix du président d’Obama parce qu’ils ne l’aiment pas, ils ne l’aiment pas à cause de ses efforts de paix. Il ne pourrait regagner leur affection qu’en abandonnant ces efforts.
Henry Siegman -

Les sondages indiquent que le président Obama bénéficie du soutien de seulement 6 à 10% de la population israélienne - sans doute son niveau de popularité le plus bas au monde.

Les médias rapportent que les conseillers du président cherchent à assurer l’opinion publique israélienne de l’amitié du président Obama et de son engagement sans réserve en faveur de la sécurité d’Israël.

Cette amitié et cet engagement sont réels, en dépit des résultats des sondages de popularité d’Obama en Israël. La Secrétaire d’État Hillary Clinton a tenté de renforcer ce message lors de sa visite en Israël. On aurait dit-on demandé à l’envoyé spécial du président George Mitchell de faire des efforts similaires au cours de ses visites désormais beaucoup plus fréquentes à Jérusalem.

La Maison-Blanche est sur le point d’établir un nouveau record du nombre de messages rassurants et de salutations vidéos envoyées par un président américain en Israël et aux organisations juives aux États-Unis. Un projet de visite présidentielle à Jérusalem est en discussion.

Les conseillers du président craignent que l’hostilité des Israéliens envers Obama puisse être préjudiciable à ses efforts de paix. C’est sans doute vrai.

Mais une campagne de la Maison-Blanche visant au retour en grâce du président dans l’opinion publique israélienne pourrait avoir des effets bien plus préoccupants, car la raison de cette hostilité israélienne sans précédent contre un président américain tient à la crainte qu’il soit sérieux lorsqu’il dit vouloir mettre fin à l’occupation israélienne de la Cisjordanie et de Gaza.

Les Israéliens ne s’opposent pas aux efforts de paix du président d’Obama parce qu’ils ne l’aiment pas, ils ne l’aiment pas à cause de ses efforts de paix. Il ne pourrait regagner leur affection qu’en abandonnant ces efforts.

C’est ainsi que le gouvernement et le peuple d’Israël répondent à toute pression extérieure pour un accord de paix impliquant qu’Israël se mette en conformité avec les exigences du droit international et des résolutions de l’ONU qui appellent à un retour aux frontières d’avant le conflit de 1967, rejetant les modifications unilatérales de celles-ci.

Tout comme le gouvernement d’Israël, l’opinion publique israélienne manifeste sans relâche son aspiration à la paix et son soutien à une solution à deux États dans les sondages. Mais ce que les sondages ne se montrent pas, c’est que ce soutien dépend du fait qu’Israël définisse les termes de cette paix, ses dimensions territoriales, et les contraintes imposées à la souveraineté d’un Etat palestinien.

Un président américain qui s’adresse au monde arabe et promet une approche équitable et impartiale dans la recherche de la paix est immédiatement perçu par les Israéliens comme anti-israélien. Le dirigeant de l’une des principales organisations juives d’Amérique s’est opposé à la nomination du sénateur Mitchell au poste de négociateur pour la paix du président d’Obama, car, dit-il, son objectivité et son impartialité le disqualifiaient pour ce poste.

La réaction d’Israël aux efforts de paix n’est rien moins que pathologique. Elle est la conséquence d’une incapacité à s’adapter au retour dans l’histoire du peuple juif, doté d’un Etat qui lui soit propre, après 2 000 ans d’impuissance et de victimisation.

L’ancien Premier ministre Yitzhak Rabin, dont l’assassinat par un juif extrémiste de droite sera commémoré cette semaine en Israël, avait déclaré à ses concitoyens lors de son investiture en 1992 que leur pays était militairement puissant, ne manquait pas d’amis, ne courait pas de risque, et qu’ils devaient donc cesser de penser et d’agir comme des victimes.

Le message du Premier ministre Benjamin Netanyahu, affirmant que le monde entier est contre Israël et que les Israéliens risquent un nouvel Holocauste - une crainte invoquée à plusieurs reprises durant son discours en septembre lors de l’Assemblée générale des Nations-Unies afin de discréditer le rapport d’enquête sur Gaza du juge Richard Goldstone - est malheureusement un message jugé plus rassurant par bien trop d’Israéliens.

Cette pathologie a été aidée et encouragée par des organisations juives américaines dont les programmes sont conformes aux opinions politiques et idéologiques de la droite israélienne. Ces organisations ne reflètent pas les vues de la plupart des Juifs américains qui ont voté massivement, à près de 80%, pour M. Obama lors de l’élection présidentielle.

La signature d’un accord de paix israélo-palestinienne a échappé à toutes les précédentes administrations américaines non pas parce qu’elles étaient incapables de trouver une formule adéquate pour y parvenir : tout le monde sait depuis quelque temps déjà quelles en sont les caractéristiques essentielles, proposées par le Président Clinton au début de l’année 2000.

Au contraire, le conflit se poursuit car les présidents américains - et plus encore les membres du Congrès américain, qui dépendent tous les deux ans des contributions financières à leurs campagnes électorales - ont accepté cette pathologie qui ne pourrait être guérie qu’en la défiant.

Seul un président américain faisant preuve de courage politique pourrait guérir cette pathologie, au risque de déplaire aux israéliens et de s’exposer aux critiques de la partie du lobby pro-israélien américain qui défend par réflexe les politiques du jour du gouvernement israélien - peu importe à quel point elles puissent offenser la raison ou la morale.

Si le président Obama veut sérieusement tenir sa promesse de mettre fin définitivement aux 40 ans d’occupation israélienne, obtenir une solution à deux Etats, assurer la survie d’Israël à long terme en tant qu’État juif et démocratique, et protéger les intérêts nationaux vitaux des États-Unis dans la région, il devra prendre le risque de mécontenter. S’il parvient à tenir sa promesse, il obtiendra une reconnaissance éternelle des Israéliens.
Henry Siegman

Henri Siegman dirige le US Middle East Project, sis à New York. Il est professeur associé à la School of Oriental and African Studies de l’université de Londres. Par le passé, il a occupé le poste de directeur de l’American Jewish Congress et du Synagogue Council of America.

The New York Times

Vendredi 6 Novembre
http://www.soueich.info

http://www.alterinfo.net/Israel-et-le-refus-pathologique-de-la-paix_a38917.html


3-3 Paul Craig Roberts : Les criminels de guerre deviennent les arbitres de la loi.

Le deux poids deux mesures en vertu duquel le gouvernement israélien fonctionne est trop pour tout le monde, à part pour les Américains, auxquels on a lavé le cerveau.

Même le très israélien Jerusalem Post peut discerner ce deux poids deux mesures qui est étalé par « l’ensemble d’Israël qui élève la voix comme un seul homme contre le rapport Goldstone » : « Voici la notion israélienne d’un marché honnête : Bon dieu ! Nous sommes en droit de faire tout ce que nous voulons aux Palestiniens parce que, par définition, tout ce que nous leur faisons subir est de la légitime défense. Eux, cependant, n’ont pas le droit de lever le petit doigt contre nous parce que, par définition, tout ce qu’ils font est du terrorisme.
« Cela a toujours été ainsi, à l’instar de l’Opération Plomb Fondu.
« Et il n’y a aucune limite à notre droit à la légitime défense. Il n’y a rien de tel que ‘disproportionné’.
« Nous pouvons délibérément détruire des milliers de maisons palestiniennes, le parlement de Gaza, le Ministère de la Justice, le Ministère de l’Intérieur, les tribunaux, l’unique minoterie gazaouie, la principale ferme d’élevage de volailles, une installation de traitement des eaux usées, des puits et dieu sait quoi d’autre.
« Délibérément.
« Pourquoi ? Parce que nous sommes meilleurs qu’eux. Parce que nous sommes une démocratie et qu’ils ne sont qu’une bande de fascistes islamiques. Parce que notre culture est une culture de la vie et que la leur est une culture de la mort. Parce qu’ils sont là pour nous détruire et que nous disons qu’il faut donner une chance à la paix.
« Les Goldstone dans le monde entier appellent cela de l’hypocrisie, deux poids deux mesures. Comment osent-ils ! Par ici, nous appelons cela de la clarté morale. » Personne ne pourrait lire cela dans le New York Times ou le Washington Post ou l’entendre à partir de quelque source d’information étasunienne que ce soit. Contrairement aux journaux israéliens, les médias étasuniens sont les porte-voix du Lobby d’Israël. On n’entend jamais la moindre critique.

Ce sera encore plus le cas, à présent que le Lobby d’Israël, après des années d’effort, a réussi à abroger le Premier Amendement en obtenant que la Loi sur l’Incitation à la Haine [Hate Crime Bill] soit attachée à la loi sur les affectations militaires récemment votée. Voici comment fonctionne ce syllogisme : Il est antisémite de critiquer Israël. L’antisémitisme est un crime d’incitation à la haine. Par conséquent, critiquer Israël est un crime d’incitation à la haine. Ainsi que le Jerusalem Post le fait remarquer, ce syllogisme a une « clarté morale ».
L’ambassadeur britannique auprès des Nations-Unies, John Sawers, a franchi le seuil de l’incitation à la haine lorsqu’il a dit à la radio de l’armée israélienne que le rapport Goldstone sur l’attaque militaire d’Israël contre Gaza contient « des détails très graves qui nécessitent une investigation ».
Dans un an, lorsque l’Anti-Defamation League [l’organisation américaine de lutte contre l’antisémitisme] aura sa phalange de procureurs en place au Département US de la Justice, Sawers serait arrêté et poursuivi en justice. L’immunité diplomatique ne signifie rien aux Etats-Unis, lesquels envahissent de façon routinière d’autres pays, font exécuter leurs dirigeants ou les envoient à La Haye pour être jugés en tant que criminels de guerre.
En attendant, le gouvernement israélien a toutefois prévenu Sawers et le gouvernement britannique que leur soutien du Rapport Goldstone aurait pour conséquence de détruire le deux poids deux mesures qui protège l’Occident et Israël et créerait un précédent qui placerait les Britanniques sur le banc des accusés pour crimes de guerre en Irak et en Afghanistan.
« Londres », a déclaré le gouvernement israélien, « pourrait se retrouver sur le banc des prévenus si [le gouvernement britannique] soutient ce document [le rapport Goldstone]. »
Une fois que la section criminelle du Ministère US de la Justice en charge des crimes d’incitation à la haine sera montée et fonctionnera, les « Juifs qui ont la haine d’eux-mêmes » [self-hating Jews], comme les dirigeants du mouvement israélien pour la paix et les journalistes de Haaretz et du Jerusalem Post, peuvent s’attendre à être inculpés de crimes antisémites dans les tribunaux américains.

Paul Craig Roberts

Paul Craig Roberts est l’auteur de la loi Kemp-Roth. Il fut sous-secrétaire au Trésor de l’administration Reagan. Il fut rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal et rédacteur à la National Review

Article original : "War Criminals Are Becoming Arbiters of the Law"

Traduction : [JFG-QuestionsCritiques]

CounterPunch

Samedi 17 octobre 2009

Source : Questions Critiques
http://questionscritiques.free.fr/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Paul_Craig-Roberts.171009.htm


3-4 Les Palestiniens accusent les États-Unis de jouer les briseurs de paix.
Proche-Orient Netanyahu triomphe après avoir gagné le soutien des États-Unis sur la colonisation.
L'Autorité palestinienne a opposé hier une fin de non-recevoir aux pressions américaines et israéliennes en faveur d'une reprise des négociations, exprimant ses inquiétudes sur l'avenir du processus de paix au Proche-Orient. Selon le négociateur palestinien Saëb Erakat, le processus de paix est « à un tournant critique » en raison du refus d'Israël de « répondre à ses obligations » de gel total de la colonisation en Cisjordanie occupée. « Faire pression sur les Palestiniens pour qu'ils fassent davantage de concessions afind'accommoder l'intransigeance d'Israël n'est pas la réponse », a souligné M. Erakat dans un communiqué au ton tranchant. « Les Palestiniens ne peuvent accepter la poursuite de la construction des colonies ou la colonisation de la terre palestinienne en violation des lois internationales », a ajouté M. Erakat, en affirmant que depuis 2003, le nombre des colons israéliens en Cisjordanie a augmenté de 17 %.
Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a rejeté samedi une demande de la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, de reprendre les négociations avec Israël sans attendre un arrêt de la colonisation israélienne en Cisjordanie. Lors d'une visite à Jérusalem, Mme Clinton a plaidé en faveur d'une relance des négociations « dès que possible » et sans condition préalable et s'est rangée sans ambiguïté du côté du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, en saluant ses propositions « sans précédent » sur une limitation de la colonisation.
Jusqu'à récemment, l'administration Obama - comme la majeure partie de la communauté internationale - avait demandé à Israël de geler totalement la colonisation avant un redémarrage des pourparlers de paix.
La colonisation, qu'Israël refuse de stopper complètement, constitue la principale pierre d'achoppement à la reprise des discussions de paix. « Israël ne devrait pas se voir offrir la moindre excuse pour poursuivre la construction d'implantations », a rétorqué hier Nabil Abou Roudeina, le porte-parole du président Abbas. « Nous considérons que toutes les activités de colonisation sont illégales », a-t-il ajouté, en les qualifiant de « principal obstacle sur le chemin de la paix ». Il a répété que les Palestiniens ne retourneraient à la table des négociations qu'en échange d'un arrêt de la colonisation en Cisjordanie. Même son de cloche du côté de la Ligue arabe, dont le secrétaire général, Amr Moussa, a écarté hier toute reprise des négociations de paix tant qu'il n'y aurait pas de gel de la colonisation israélienne. «
S'il n'y a pas de gel des colonisations (...), quel est le but de (nouvelles) négociations ? Ce n'est pas sérieux », a-t-il affirmé en marge d'une conférence sur la gouvernance mondiale organisée à Marrakech (Maroc) par l'Institut français des relations internationales.
Du côté des dirigeants israéliens, le ton était hier à la satisfaction, sinon à la jubilation. « J'espère beaucoup que les Palestiniens vont comprendre qu'ils doivent s'engager dans le processus de paix, car c'est dans leur intérêt comme dans le nôtre », a plaidé M. Netanyahu au début du conseil des ministres hebdomadaire. Pour le Premier ministre de droite, qui bénéficie d'un soutien populaire sur cette question, la revendication des Palestiniens d'un gel total des colonies représente un « prétexte et un obstacle » au retour à la table des négociations.
Enfin, poursuivant sa tournée diplomatique, Mme Clinton s'est rendue hier à Marrakech, où elle doit poursuivre ses efforts en vue de relancer le processus de paix entre Israël et les Palestiniens. La chef de la diplomatie américaine rencontrera ses homologues arabes aujourd'hui et demain à la 6e édition du Forum pour l'avenir, une manifestation organisée conjointement par le Maroc et l'Italie. La situation au Proche-Orient et le dialogue Occident-Islam seront les deux principaux thèmes abordés lors d'un dîner-débat ce soir au Forum pour l'avenir. Le Forum pour l'avenir est une initiative commune des États membres du G8 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni et Russie) et d'une vingtaine de pays de la région du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, ainsi que de la Commission européenne et de la Ligue arabe.

6 Novembre 2009

http://www.lorientlejour.com/category/International/article/636496/Les_Palestiniens_accusent_les_Etats-Unis_de_jouer__les_briseurs_de_paix.html



3-5 Sylvain Mouillard : Obama, «la lune de miel est terminée».

Sentiment de trahison, encouragement, inquiétude...

Comment les éditorialistes américains évaluent-ils la première année de Barack Obama au pouvoir?

Le peut-il toujours ?

Le 4 novembre 2008, Barack Obama devenait le premier afro-américain à accéder à la présidence des Etats-Unis. De son élection, de son charisme, naissaient des espoirs parfois démesurés. Un an plus tard, le pays tente toujours de sortir de la crise économique, le Congrès s'échine sur la réforme du système de santé, et les dossiers diplomatiques sensibles (Iran, Afghanistan, Proche-Orient) s'entassent sur le bureau de la Maison Blanche.

Comment la presse américaine évalue-t-elle la première année d'Obama au pouvoir ?

Libération.fr a rassemblé plusieurs points de vue sur ce sujet.

Sélection.

Washington Post, Eugene Robinson

«Cela fait un an qu'une majorité d'électeurs américains ont élu Barack Obama pour changer le monde. C'est précisément ce qu'il a fait. Beaucoup souhaitent que le pays prenne une orientation plus progressiste. Comme eux, je chipote et me plains souvent de certaines décisions du président Obama.

J'aurais aimé qu'il soit plus dur avec Wall Street, plus rapide à fermer Guantanamo, plus enclin à enquêter sur les excès de l'ère Bush, plus audacieux pour obtenir un système de santé authentiquement universel (...). Mais il est président, pas un superhéros hollywoodien.

La plupart de ma frustration est due au processus nécessaire pour obtenir une réforme à Washington, quelque chose qu'Obama ne peut pas changer unilatéralement (...). La nouvelle administration n'a pas anticipé le fait que les républicains au Congrès feraient de l'obstruction de manière consistante et unanime. Elle n'a pas prévu non plus qu'il faudrait enseigner aux démocrates le concept de la discipline de parti.»

Huffington Post, Ariana Huffington

«Le livre de Plouffe (un des proches conseillers d'Obama qui vient de sortir "L'audace de gagner", un livre sur les coulisses de la campagne de 2008, ndlr) arrive à un moment clé pour l'administration - exactement un an après l'élection, et un an avant les élections de mi-mandat en 2010. Beaucoup de choses se sont passées durant cette année, l'audace de la campagne a laissé la place à un gouvernement timide (...).

En lisant le livre, je me suis souvent demandée ce que le candidat Obama penserait du Président. S'il regardait les actions de la Maison Blanche, dirait-il: «Est-ce pour cela que mes supporters et moi-même avons travaillé si dur?»

Comment un président dont le mot d'ordre de candidat était qu'il «n'oublierait pas la classe ouvrière» a-t-il pu choisir comme conseiller économique en chef un homme qui s'est récemment prononcé contre une hausse des assurances chômage au milieu de la pire crise économique depuis la Grande Dépression. (...)

Si le Président veut être sûr de ne pas laisser en route les millions de personnes qui ont cru qu'il changerait réellement le système pourri, il devrait lire "L'audace de gagner" du début à la fin, et redécouvrir un tas de choses qu'il sait, mais qu'il semble avoir oubliées.»

Fox News, Juan Williams

«La plus grande réussite d'Obama après un an et d'avoir délogé Bush et les républicains de la Maison Blanche. Et pour beaucoup d'électeurs, c'est la raison pour laquelle ils le soutiennent toujours. (...) L'administration Bush est toujours un bouc-émissaire pratique pour Obama et ses conseillers (...). Pour citer la déclaration du comité Nobel, Obama a été honoré d'un prix pour ses «extraordinaires efforts» en vue de promouvoir la coopération entre les peuples. Sont donc mentionnés des «efforts», pas des «réalisations».»

OpenLeft, site d'information progressiste, Mike Lux

«D'un côté, il y a tant de choses qui me réjouissent. C'est si magnifique de se sentir fier de la façon dont le Président nous représente à l'étranger. Bien que je ne sois pas d'accord avec lui sur un certain nombre de questions internationales, comme la situation en Afghanistan, je respecte profondément la prévenance et la minutie avec lesquelles il s'engage dans des processus de prise de décision complexes. Je suis très impressionné par la façon dont il s'engage dans de difficiles combats comme la réforme du système de santé, le changement climatique, la réforme des lois sur l'immigration, la législation sur les banques, tout en portant attention à notre économie, incroyablement abîmée.

Le problème, c'est que j'ai l'impression que le changement ne vient pas assez vite (...). Quand je vois Tim Geithner a l'air de trouver parfaitement normal la taille, le pouvoir et le comportement à risque des grandes banques, mon sang commence à bouillir. Quand je vois toutes ces personnes nommées dans l'administration, et qui travaillaient avant chez Goldman Sachs, ça me rend nerveux.»

Daily Beast, site d'information progressiste, Rick Perlstein

«L'Histoire nous apprend qu'il ne faut pas prendre les premières années d'un mandat présidentiel trop au sérieux. Personne ne prévoyait que le Vietnam allait causer la perte de Johnson ou que le scandale du Watergate allait faire dérailler Nixon. La première année d'Obama s'est raisonnablement bien passée et a suivi la trame historique habituelle. La lune de miel est terminée, mais le président a gardé le soutien de ceux qui ont voté pour lui, avec un taux d'adhésion guère éloigné des 53% de votes qu'il avait réunis.

Il commence à prendre la mesure de tous les problèmes dont il a hérité: une économie à terre, une guerre controversée en Afghanistan...

Les critiques de la droite et de la gauche se sont intensifiées lorsque le vrai Obama - à la rhétorique enflammée, mais à l'idéologie de centre-gauche prudente et méthodique - a émergé. Certains signes incitent à l'optimisme. La relance verte de l'économie s'étend, et la réforme du système de santé progresse. D'autres indicateurs sont plus inquiétants: l'engagement profond des Etats-Unis en Afghanistan et une dette nationale galopante qui sera très difficilement maîtrisée.»

04/11/2009

http://www.liberation.fr/monde/0101601194-obama-un-an-apres?xtor=EPR-450206


3-6 Hassan Moali : Rejet du rapport Goldstone et silence sur le gel des colonies.
Pendant que la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, tente de faire avaler une « paix des braves », hier, Mahmoud Abbas, en reprenant les négociations sans conditions, la Chambre des représentants américaine s’apprête à dresser, ce mardi, un barrage contre une éventuelle condamnation d’Israël pour ses crimes à Ghaza.

En effet, les premières « fuites » ne laissent guère de doute sur la position des députés américains sur le rapport de la commission de l’ONU sur des « crimes de guerre » et de « possibles crimes contre l’humanité » contenus dans le rapport Goldstone. La résolution que la Chambre des représentants devrait adopter sans surprise appelle « le président (Barack Obama) et la secrétaire d’Etat (Hillary Clinton) à rejeter sans équivoque tout soutien ou tout examen futur » du rapport rédigé par la commission Goldstone. Les auteurs de la résolution, qui vont compter pour la circonstance d’une « union sacrée » entre démocrates, considèrent le rapport Goldstone « irrémédiablement partial ». Comprendre en faveur de la Palestine !

Ce document qui traduit fidèlement la « religion » des Etats-Unis vis-à-vis d’Israël dictée par le puissant lobby l’AIPAC, souligne « le soutien américain à Israël. Le timing est bien étudié : ce « soutien » intervient à la à la veille de l’examen du rapport par l’Assemblée générale de l’ONU ! Une manière de « court-circuiter » une hypothétique résolution contraignante à Israël. Tel-Aviv peut donc compter sur son amitié éternelle avec les Etats-Unis pour couvrir, « légalement ! », le droit » à l’agression et à commettre des crimes de guerre sans coup férir… Il faut rappeler que le document de l’ONU, rejeté par Israël et les Etats-Unis, accuse l’armée israélienne « d’actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être, dans certaines circonstances, à des crimes contre l’humanité » dans l’offensive contre Ghaza du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009. Israël a déjà essuyé une sévère défaite diplomatique lorsque le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a adopté, mi-octobre à Genève, à une large majorité le rapport Goldstone. Mais le vote de la Chambre des représentants mardi prochain donne un avant-goût du sort qui pourrait être réservé à ce texte. A moins que l’Assemblée générale ne décide pour une fois de fausser compagnie au couple USA-Israël.

L’AIPAC, l’arme fatale d’Israël

Le comble est que les Etats-Unis qui servent de parapluie diplomatique à Israël réclament à l’Autorité palestinienne de reprendre les négociations sans conditions. Hillary Clinton a ainsi été dépêchée au Proche-Orient pour réanimer un processus de paix sciemment bloqué par Israël. L’Administration Obama a fini par se dégonfler dans son exigence du gel total des colonies avant la reprise des pourparlers. Elle a préféré sauver son amitié avec Israël que d’aller au bout de sa fausse volonté d’imposer des concessions. Et c’est logiquement que le président palestinien Mahmoud Abbas a rejeté, hier, une offre américaine pour une reprise des négociations avec Israël sans un gel total de la colonisation israélienne. « Au nom de l’Administration américaine, Mme Clinton a demandé de reprendre les négociations entre les deux parties sur la base d’un accord auquel est parvenu (l’émissaire américain pour le Proche-Orient) George Mitchell avec Israël, un accord qui ne prévoit pas un arrêt total de la colonisation », a déclaré à le négociateur palestinien Saëb Erakat. Refus « absolu » de Mahmoud Abbas qui n’avait pas trop le choix alors que sa légitimité est fortement contestée par le Hamas. Le chef de l’Autorité palestinienne a également exhorté l’Administration américaine, en tant que médiateur, à « obliger Israël à respecter ses engagements, y compris à Jérusalem-Est dont l’annexion n’est pas reconnue par les Etats-Unis et la communauté internationale ». Or, le discours du Caire du président américain n’est à présent qu’une vague réminiscence. Barack Hussein Obama est en train, lentement mais sûrement, de « bushiser » son traitement du conflit israélo-palestinien. Et cela donne du grain à moudre au Hamas.

Hassan Moali

1/11

Source : El Watan
http://www.elwatan.com/...

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Hassan_Moali.011109.htm


3-7 Abir Taleb : Tel-Aviv a réussi à rallier Washington à sa cause pour que l’Autorité reprenne les négociations sans l’arrêt de la colonisation.
Une option irrecevable pour les Palestiniens.
Obama cède à la pression israélienne.

En se déclarant prêt à reprendre les pourparlers de paix « sans conditions », Israël n’a en fait entrepris qu’une machination aux objectifs bien vils : tenir la vedette en passant pour la partie qui appelle au retour à la table des négociations et mettre les Palestiniens sous le feu des critiques, puisque ce sont eux qui le refusent. Une tactique bien connue. En effet, les Israéliens feignent d’appeler à une reprise des négociations, en réalité, ils ne font que maintenir leur intransigeance sans céder d’un pouce. Or, ce qui est nouveau cette fois-ci, c’est que Tel-Aviv a rallié Washington à son point de vue. Une position nouvelle de la part de l’administration de Barack Obama, qui, depuis son arrivée au pouvoir en janvier dernier, s’était montré plus modéré que son prédécesseur et avait appelé, dans un premier temps, à l’arrêt des activités de colonisation. « Je veux voir les deux parties commencer les négociations dès que possible » et sans conditions, a dit la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, qui a effectué une visite en Israël en début de semaine et pour qui les propositions du premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, sur une « limitation » de la colonisation sont « sans précédent ». Elle faisait référence à la proposition israélienne de ne pas construire de nouvelles colonies en Cisjordanie.
Voilà donc un véritable retour en arrière puisque l’administration américaine exigeait jusqu’ici qu’Israël gèle totalement la colonisation avant le redémarrage des pourparlers de paix. Ce volte-face américain est évidemment un triomphe pour les Israéliens, triomphe que ces derniers n’ont pas manqué de savourer. « La preuve est faite que les Etats-Unis sont nos meilleurs amis et que l’attitude ferme d’Israël sur ses positions est payante », a déclaré dimanche le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Danny Ayalon, sur les ondes de la radio publique israélienne.
Le fossé s’élargit
Cependant, côté palestinien, la réponse est tout simplement « non ». «
Faire pression sur les Palestiniens pour qu’ils fassent davantage de concessions afin d’accommoder l’intransigeance d’Israël n’est pas la réponse », a souligné le négociateur en chef palestinien, Saëb Erakat, dans un communiqué au ton tranchant. Et de lancer : « Les Palestiniens ne peuvent accepter la poursuite de la construction des colonies ou la colonisation de la terre palestinienne en violation des lois internationales », précisant que depuis 2003 le nombre de colons israéliens en Cisjordanie a augmenté de 17 %. M. Erakat a également estimé que le processus de paix est « à un tournant critique » en raison du refus d’Israël de « répondre à ses obligations » de gel total de la colonisation en Cisjordanie occupée. La veille, le président palestinien, Mahmoud Abbass, avait déjà rejeté la demande de la secrétaire d’Etat américaine et son porte-parole, Nabil Abou-Roudeina, avait estimé que l’Autorité est prête « pour les négociations sur une base claire qui est l’arrêt total et complet de la colonisation ».
Les Palestiniens sont appuyés par les Arabes dans cette position. « S’il n’y a pas de gel des colonisations (...), quel est le but de (nouvelles) négociations ? Ce n’est pas sérieux », a affirmé le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, au cours d’une conférence de presse en marge d’une conférence sur la gouvernance mondiale organisée à Marrakech (Maroc) par l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI) et à laquelle assiste également Mme Clinton. « S’ils (les Israéliens) veulent continuer à agir de la sorte, en contradiction avec les lois internationales, alors il ne peut y avoir de normalisation » des relations entre Israël et les Palestiniens, a souligné Amr Moussa, qui s’est aussi demandé : « Pourquoi (les Israéliens) changent-ils la composition démographique, le caractère géographique (des territoires occupés), pourquoi expulsent-ils des gens de chez eux ? (...) Vous trouvez que ça constitue un prélude à la paix ou un environnement qui pourrait nous conduire à une paix juste ? ».
Avec ces nouveaux développements, on ne peut que constater que le fossé entre les deux parties s’élargit de plus en plus. Depuis l’arrêt des négociations israélo-palestiniennes en janvier dernier suite à l’offensive israélienne contre la bande de Gaza, la question de la colonisation constitue la principale pierre d’achoppement. Les Palestiniens avaient espéré dans un premier temps que les pressions américaines sur Israël permettraient un gel de la colonisation et un retour aux pourparlers. Or, la vérité s’est avérée tout autre : les pressions sont allées dans l’autre sens et c’est Washington qui a fini par céder. De quoi susciter la satisfaction, sinon la jubilation, des Israéliens et la désolation mêlée d’impuissance des Palestiniens.
4/10
Abir Taleb

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2009/11/4/marab2.htm


3-8 Hassan Moali : Le gel des colonies n’est plus une priorité pour l’Égypte.

Hillary Clinton atteint Le Caire au cœur…

La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, n’a pas eu besoin de rhétorique et de gros efforts de persuasion pour faire revenir son allié égyptien à de meilleurs sentiments, dans la foulée de la polémique sur le gel des colonies. Il lui a suffi d’un tête-à-tête agrémenté de quelques phrases à très forte charge sentimentale pour que son homologue, Ahmed Abou El Gheït, charmé, tombe dans ses bras…Mme Clinton, qui maîtrise décidément à la perfection l’art de dire une chose et son contraire selon la tribune, n’a pas été jusqu’à faire un dessin pour faire tourner la tête à l’Egypte. « Les Etats-Unis n’ont pas changé leur position concernant leur refus des activités de colonisation. » « Je peux assurer que notre objectif est de parvenir à un véritable Etat (palestinien), avec une vraie souveraineté », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse avec son homologue égyptien Ahmed Abou El Gheït. Et pour mieux faire passer la pilule, la secrétaire d’Etat américaine est allée jusqu’à assurer qu’« il n’y a de doute dans l’esprit de personne que la voie vers un Etat palestinien (...) doit inclure toutes les questions (...) et cela comprend celle de Jérusalem ». A la bonne heure ! On aurait dit une autre personne qui parlait, l’autre jour, depuis Abou Dhabi… Mais ces propos lénifiants semblent avoir suffi pour titiller l’ego des officiels égyptiens, faussement ombrageux. Preuve en est que M. El Gheït a immédiatement saisi la perche tendue par Mme Clinton en avalant son discours sur la nécessité de reprendre les négociations de paix sans condition. C’est-à-dire sans le gel des colonies, comme le réclame Israël ! « Nous devons nous concentrer sur l’objectif final plutôt que perdre du temps à exiger telle ou telle chose », a-t-il déclaré. L’exigence du gel de colonies est donc une « perte de temps » selon Le Caire…

Meilleurs sentiments

La secrétaire d’Etat américaine a donc brillamment réussi son examen de passage au Caire, avec les compliments de MM. Moubarak et El Gheït. Pourtant, elle n’a pas vraiment cédé sur ses déclarations antérieures qui avaient mis en boule les responsables égyptiens. Loin s’en faut. « Ce que nous avons reçu des Israéliens est sans précédent et constitue un mouvement positif (…) ce n’est pas ce que nous préférons », a-t-elle réitéré hier. « C’est comme pour les progrès faits par les Palestiniens en matière de sécurité », a ajouté Mme Clinton. Et de préciser : « Ma conviction personnelle est que rien ne doit affecter notre engagement et notre détermination à aller de l’avant. Il y a certes des obstacles, mais nous ne pouvons pas laisser quoi que ce soit nous dissuader. » La patronne du département d’Etat a donc obtenu le sauf-conduit de l’Egypte pour la feuille de route d’Israël, au grand dam de l’autorité palestinienne. « Si (le Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu continue de construire 3000 logements, exclut Jérusalem et les bâtiments publics, la relance des négociations est mort-née », a affirmé hier le négociateur palestinien Saëb Erakat à Ramallah, en Cisjordanie. Mais la priorité de Mme Clinton est la reprise illico presto des discussions et exit l’encombrant sujet des colonies. « En fin de compte, les discussions sur les colonies avanceront quand on entrera dans la négociation sur les frontières », a-t-elle déclaré à des journalistes. Autrement dit, que les Israéliens continuent à construire des colonies où bon leur semble, après on reparlera ! 

Hassan Moali

5/11

http://www.elwatan.com/Hillary-Clinton-atteint-Le-Caire


3-9 Bari Al Atwan : Hillary Clinton : l’avocate du diable.

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton s’est faite hier « l’avocat du diable » lors de la réunion des ministres arabes des Affaires étrangères à Marrakech où elle a félicité le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou pour parait-il limiter les activités de colonisation.  

Clinton faisant sa poule sous les compliments du criminel de guerre multi-récidiviste Shimon Peres...

Un gel total des colonies avait déjà été fixé comme une condition préalable aux pourparlers de paix, mais Clinton a annoncé qu’à son avis, les prétendues « concessions » de Netanyahou étaient suffisantes pour que les Palestiniens reviennent à la table des négociations.

En public, les ministres arabes ont fait connaître leur déception avec le changement de ton des Etats-Unis qu’ils présentent comme une atteinte au processus de paix.

Mais nous ne savons pas ce qu’ils ont dit à Clinton en secret lors des réunions à huis clos, d’autant que la secrétaire d’Etat américaine a réitéré sa demande préalable, à savoir que les pays arabes dits modérés prennent des mesures allant dans le sens de la normalisation avec le gouvernement israélien actuel. Cela, dit-t-elle, afin d’encourager les Israéliens à faire avancer le processus de paix.

Nous craignons fort que les ministres arabes des affaires étrangères ne souscrivent à la nouvelle position américaine sur les colonies et ne fassent pression sur l’Autorité [nationale] palestinienne pour qu’elle renonce à vouloir imposer une gel total des activités de colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem comme préalable non-négociable à une reprise des pourparlers.

Plusieurs pays arabes ont déjà pris contact avec l’ex-président Abbas, lui demandant d’accepter l’invitation du président Barack Obama à une réunion tripartite avec Netanyahou, en marge de la session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. Le prince héritier de l’un des émirats du Golfe arabe a même dit au président palestinien de ne provoquer par ses hésitations la colère du président des Etats-Unis (qui lui semblait le mieux disposé de tous les dirigeants américains à l’égard de la cause arabe et le plus désireux de négocier un accord de paix...).

L’ex-président palestinien devrait s’en tenir à sa position qui est de ne pas reprendre les négociations avec ce gouvernement israélien extrémiste qui a pour seul but d’annexer les terres palestiniennes, de judaïser Jérusalem occupée, de mettre en morceaux la mosquée Al-Aqsa et de construire une synagogue à sa place.

Il est hors de question de reprendre des négociations face à de telles provocations, sauf si l’objectif est de blanchir Netanyahu et son gouvernement et de mettre fin à l’isolement international qu’ils subissent, lui et son gouvernement, en raison de leurs attitudes extrémistes.

L’administration du président Obama a perdu sa crédibilité dans les mondes arabe et islamique, avec ses volte-face qui ternissent son ancienne opposition aux activités de colonisation. Cette administration semble maintenant peu différente de celle de George Bush, si elle n’est encore pire.

L’attitude pro-israélienne du président Obama, jointe à sa poursuite des guerres sanglantes en Irak et en Afghanistan, aura un impact négatif sur son image dans le monde islamique où il est de plus en plus perçu comme un homme faible et hésitant, cédant aux pressions du lobby israélien tout en espérant sauver une popularité qui s’effondre.

Bari Al Atwan

Jeudi 5 Novembre 2009
 Vous pouvez consulter cet article à : http://www.bariatwan.com/index.asp?...
Traduction : Info-Palestine.net

http://www.alterinfo.net/Hillary-Clinton-l-avocat-du-diable_a38867.html


3-10 Hassan Moali : Les larmes de crocodile des dirigeants occidentaux.
Après la décision de Mahmoud Abbas de ne pas se représenter…
Les larmes de crocodile des dirigeants occidentaux

Mahmoud Abbas n’est plus, vive Mahmoud Abbas !

C’est à peu près comme cela qu’on pourrait résumer le sentiment de certains dirigeants occidentaux qui versent des larmes de crocodile sur le retrait de la présidence de l’autorité palestinienne de Mahmoud Abbas.

De Washington à Paris, en passant par Berlin, Londres et Madrid, Européens et Américains découvrent sur le tard l’importance d’un personnage aussi charismatique que Mahmoud Abbas dans le traitement de la question palestinienne et partant la paix dans tout le Proche-Orient. Quelle soit tactique ou réfléchie, la décision d’Abou Mazen a eu ce mérite de mettre à nu la grande hypocrisie de responsables occidentaux. Mine de rien, ils se découvrent quasi orphelins d’un homme capable de faire entendre raison aux irréductibles du Hamas. Et dire qu’ils ont participé, bon gré, malgré, à son discrédit auprès de ces concitoyens par leur soutien à toute épreuve du va-t-en guerre d’Israël. Dernière humiliation en date, sa caution au report de l’examen du rapport Goldstone par le conseil des droits de l’homme de l’ONU sur pression de Washington notamment.

C’est donc un homme terriblement affecté d’être désigné comme « traître de la cause » par une partie de son peuple à force de compromission avec le couple américano-israélien, qui a décidé de jeter l’éponge. Une réaction de dépit d’un homme qui se sent trompé par ceux- là mêmes qui l’obligeait à montrer patte de blanche devant Tel-Aviv sans pour autant tirer bénéfice, ni pour lui ni pour son peuple. Ces réactions faussement indignées des puissants de ce monde, regrette-t-il, dénotent plutôt d’une crainte de ne pas trouver un homme aussi « lisse » que Mahmoud Abbas. Pis encore, ils redoutent l’élection démocratique d’un président d’obédience Hamas. C’est pourquoi le bureau de Mahmoud Abbas est inondé ces derniers jours de messages émanant de plusieurs pays lui manifestant leur soutien et l’invite à revenir sur sa décision. Et à tout seigneur tout honneur, c’est la Maison-Blanche qui a ouvert le bal des lamentations en saluant jeudi M. Abbas comme un « vrai partenaire » de Washington. La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, s’est contentée d’espérer travailler avec M. Abbas « quelles que soient ses fonctions ». Depuis Sarajevo, où il effectuait vendredi une visite officielle, le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, a affirmé que le président Abbas a joué un rôle « crucial » et aura à jouer « un rôle majeur » pour l’avenir du processus de paix au Proche-Orient.

Un doux leurre

Le président Abbas a joué un rôle absolument crucial, principal et consistant en soutenant un processus pacifique pour le peuple palestinien. Son homologue français, Bernard Kouchner, a abondé dans le même sens, en affirmant que M. Abbas doit « continuer sa démarche vers la paix ». « J’insisterai auprès de Mahmoud Abbas pour qu’il continue sa démarche vers la paix », a soutenu M. Kouchner. « C’est cette génération d’Abou Mazen (Mahmoud Abbas) qui peut faire la paix. » Le ministre des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, demande à Mahmoud Abbas de donner une chance à l’Europe pour « sauver » le processus de paix. « Vous êtes l’homme qui incarne l’espoir du peuple palestinien. Je vous demande d’accorder une chance à l’Europe pour sauver le processus de paix. » La chancelière allemande Angela Merkel est allé jusqu’à appeler le chef de l’Autorité palestinienne au téléphone le priant de « déposer sa candidature » pour la présidentielle de janvier 2010. Ironie du sort et de l’histoire, même l’ennemi juré de la paix au Proche- Orient pleure le retrait de Mahmoud Abbas.

En effet, le président israélien, Shimon Peres, qui a signé avec M. Abbas en 1993 les Accords d’Oslo en tant que chef de la diplomatie, a exprimé le souhait de voir le président palestinien se présenter au prochain scrutin présidentiel ! Un soutien encombrant de nature à donner du grain à moudre aux adversaires de Mahmoud Abbas. Mais à y voir de près, il est difficile d’imaginer le retour de ce dernier à de meilleurs sentiments compte tenu de la conclusion qu’il a lui-même tiré : « Nous nous sommes félicité et nous avons été optimistes lorsque le président Barack Obama a annoncé la nécessité d’un arrêt complet des colonies israéliennes. Mais nous avons été surpris par la suite par son soutien pour la position israélienne. » En clair, pensez que les Etats-Unis puissent altérer leur amitié presque légendaire avec Israël pour les beaux yeux de Abbas ne serait qu’un doux leurre. 

Hassan Moali

9 novembre 2009
http://www.elwatan.com/Les-larmes-de-crocodile-des



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