Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

17/11/2009

n°496 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 14-11 - : Suite : - Israël, les Etats-Unis et le droit international.

n°496 - Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine - 14-11 - : Suite : - Israël, les Etats-Unis et le droit international.


L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



   Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine 

        n°496 du 14-11                                             C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire

1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion. (Suite)

1-5 « Le déséquilibre des forces retarde le règlement du conflit palestino-israélien ».

1-6 Les États-Unis et Israël font obstruction  au Rapport Goldstone.

1-7 Jean Shaoul : Israël, les Etats-Unis et le droit international.

1-8 G.Houbballah : Israël exploite l’affaire Francub pour détourner l’attention du rapport Goldston.

 



1-5 « Le déséquilibre des forces retarde le règlement du conflit palestino-israélien ».
Ancien secrétaire général adjoint des Nations-Unies et ex-ministre algérien des Affaires étrangères, Lakhdar Brahimi a été l’envoyé spécial de cette organisation internationale dans plusieurs zones de conflit. Il livre son expérience dans la résolution des conflits, notamment celui entre Palestiniens et Israéliens.
Al-ahram hebdo : Vous étiez l’envoyé spécial des Nations-Unies dans plusieurs conflits du monde, dont ceux de l’Iraq (janvier-juin 2004) et de l’Afghanistan (juillet 1997-octobre 1999).

Quelles leçons tirez-vous de cette vaste expérience dans la résolution de conflits, tel celui entre Palestiniens et Israéliens ?
Lakhdar Brahimi : La première leçon que l’on apprend lorsque nous avons affaire à des conflits c’est qu’il n’y a pas deux situations que l’on peut comparer ou résoudre de la même manière.

Donc, il n’y a pas de formule qu’on ait pu utiliser quelque part et qu’on pourra répéter ailleurs. Chaque nouvelle situation demande que l’on s’y adapte. Il y a parfois des éléments de ressemblance, mais la question fondamentale est que les situations sont toujours différentes les unes des autres, et donc, on ne peut pas les comparer. Dans le cas spécifique du conflit israélo-palestinien, la question la plus difficile c’est que les rapports de force ne changent jamais. En Afghanistan, par exemple, on voit par moments que les talibans deviennent de plus en plus forts, même face aux forces américaines et celles de l’Otan. Mais dans le cas des Palestiniens, cela ne se passe pas de cette manière. La situation de conflit dans ce cas ne coûte pas beaucoup aux Israéliens, et cela fait qu’ils ne se sentent pas pressés de le résoudre.
— Y a-t-il un moyen de changer cet équilibre de forces ?
Lakhdar Brahimi Il est vrai que la majorité des Israéliens se sentent très à l’aise dans cette situation. Mais il y a quand même une minorité d’Israéliens très inquiète et qui pense que la paix est dans leur propre intérêt, surtout à long terme. Mais en même temps, il faut renforcer le côté palestinien, et pour cela, il faut qu’il y ait de l’unité dans les rangs palestiniens. De plus, je dis toujours que les Arabes semblent, depuis longtemps, avoir abandonné les Palestiniens. Il est temps qu’ils raffermissent leur attitude vis-à-vis d’Israël.
— Vous étiez aussi l’émissaire du secrétaire général de l’Onu en Afrique du Sud à la veille de la fin du régime de ségrégation raciale et l’accession de la majorité noire au pouvoir en 1994. Quelles sont les différences entre le cas sud-africain et celui des Palestiniens dans les territoires occupés ?
Lakhdar Brahimi En Afrique du Sud, il y avait une résistance armée, mais il y avait aussi un soutien international très important que l’on ne voit pas tellement dans le cas de la Palestine. Le support que les pays africains apportaient alors à l’ANC (Congrès national africain) était beaucoup plus fort et important que celui que les pays arabes accordent aux Palestiniens. L’ANC était à 100 % soutenu par la totalité des pays de l’Afrique. Aussi dans le cas de l’Afrique du Sud, il n’y avait pas de luttes internes comme on le voit aujourd’hui chez les Palestiniens.
— L’une des raisons qui fait que l’Etat hébreu refuse toute solution à son conflit avec les Palestiniens est qu’il se sent invincible, étant donné sa détention de l’arme nucléaire. Une situation qui crée des émules puisque l’Iran semble, lui aussi, chercher la possession de l’arme atomique. Que pensez-vous de l’effet de cette course à l’armement nucléaire dans la région ?
Lakhdar Brahimi Je pense que cette région doit être dépourvue de l’arme nucléaire. Il faudrait peut-être organiser une conférence internationale où Israël et l’Iran participeraient et accepteraient de dénucléariser la région. Si cela ne se passe pas, l’Iran va essayer d’avoir l’arme nucléaire et tout autre Etat arabe essayera de faire la même chose. Mais de toute manière, s’agissant de la question du nucléaire, il y a actuellement un mouvement qui est en faveur du désarmement nucléaire. Il devra y avoir une conférence sur cette question à la fin de cette année ou au début de l’année prochaine. Il y a un très grand intérêt autour de cette question et une pression palpable aux Etats-Unis pour le désarmement nucléaire.
— Et comment ce courant en faveur d’une dénucléarisation va-t-il se répercuter sur les pays qui ont déjà l’arme nucléaire, comme Israël, l’Inde ou le Pakistan ?
Lakhdar Brahimi Il ne s’agit pas de faire une révolution, mais c’est quand même significatif que, pour la première fois, il y a eu une résolution internationale de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) qui demande à Israël, par exemple, de se soumettre au contrôle de l’AIEA.
— Pensez-vous que l’Iran cherche à se doter de l’arme nucléaire et que son programme civil cache d’autres intentions plus belliqueuses ?
Lakhdar Brahimi Les Iraniens disent qu’ils ne sont pas intéressés à la bombe. Ce qu’ils font est certainement légal, tout à fait autorisé par l’AIEA.
S’ils cachent quelque chose ou s’ils ont des intentions pour plus tard, on n’en sait rien. Mais pour le moment, ce qu’ils font est légal.
— Où en est-on de la réforme tant attendue des Nations-Unies ?
Lakhdar Brahimi Le mouvement de réforme des Nations-Unies, c’est comme un cheval de mer. Quelque chose dont on parle tout le temps. Cela a commencé avec l’ancien secrétaire général Boutros Boutros-Ghali, continué avec Kofi Annan et se poursuit maintenant avec Ban ki-Moon. Dans cette question, il y a deux choses. D’abord, il y a l’aspect facile qui intéresse même les grandes puissances : la réforme administrative. Il s’agit par exemple de la diminution du personnel et des dépenses. On nous disait à un moment qu’il ne fallait pas, par exemple, imprimer sur le papier. Si on souhaitait le faire, il fallait sortit à l’extérieur. C’est ce que j’appelle les réformes pour amuser la galerie.
Mais il y a les réformes fondamentales, qui concernent notamment le Conseil de sécurité. Tout le monde est maintenant d’accord que celui-ci a été dépassé par les événements. Il a été constitué en 1945, après la deuxième guerre mondiale. Le monde a changé depuis, pas le Conseil de sécurité. Jusqu’à présent, les efforts pour élargir le Conseil de sécurité ont été un échec. Il est vrai qu’ils continuent encore, mais je n’ai pas l’impression qu’on soit proche d’une solution ou d’un changement. Le Conseil de sécurité ne reflète plus du tout la réalité du monde d’aujourd’hui qui possède de nouvelles dimensions, avec l’émergence de nouveaux pôles régionaux.
Etant donné cette incapacité à réformer le Conseil de sécurité, l’on parle de plus en plus aujourd’hui de créer de nouveaux organismes, comme celui du G20 dans le domaine économique. Mais cela ne va pas remplacer le manque existant au Conseil de sécurité, car les questions de paix et de sécurité ne peuvent pas être données au G20.
— Pourquoi ?
Lakhdar Brahimi Parce que la charte des Nations-Unies dit que c’est au Conseil de sécurité de traiter ces questions. Pour charger le G20 des questions de la paix et de sécurité, il faut changer la charte. Et les cinq pays permanents, qui ont une position clef, et en particulier le droit de veto, ne vont pas accepter la réforme de la charte. Ce qu’on est en train d’essayer de faire c’est changer la charte pour que la composition du Conseil de sécurité soit modifiée, mais on n’arrive pas à se mettre d’accord sur cela. Et il sera encore plus difficile de se mettre d’accord sur la création d’un organisme qui dépossédera le Conseil de sécurité actuel de ses prérogatives. Là, il y a deux problèmes. Le premier c’est le P5, les cinq pays permanents qui sont très contents et très heureux de cette situation et ne veulent pas qu’elle change. Mais il y a malheureusement aussi le désaccord entre les pays du Sud. Les pays de l’Amérique latine ne sont pas d’accord pour que le Brésil les représente, les pays africains ne sont pas d’accord pour que l’Afrique du Sud ou le Nigeria les représente. Pour les pays asiatiques, il y a des pays qui s’opposent à la candidature de l’Inde. Même en Europe, il y a des divergences terribles. L’Italie a combattu ouvertement pour que l’Allemagne ne devienne pas membre permanent du Conseil de sécurité. Il y a aussi des gens qui disent que l’Union européenne a déjà deux pays membres du Conseil de sécurité et qu’il ne faut pas en rajouter un troisième, etc.
— Le monde arabe devrait-il avoir un siège permanent au Conseil de sécurité de l’Onu ?
Lakhdar Brahimi Je pense que le monde arabe est trop affaibli pour pouvoir prétendre à un siège permanent au Conseil de sécurité de l’Onu. La coopération entre les pays arabes est tellement faible que l’on parle beaucoup plus aujourd’hui d’une représentation islamique, pas d’une représentation arabe. Alors, nous avons l’Iran qui a annoncé publiquement qu’il voulait un siège au Conseil de sécurité. Et il y a aussi l’Indonésie, ils n’ont rien dit, mais il y a des gens qui disent que l’Indonésie est le pays musulman le plus peuplé du monde. On parle donc d’une représentation de
ce pays. Je regrette de dire que, pour le moment, on ne parle pas beaucoup d’une représentation arabe.
Propos recueillis par Randa Achmawi
10/11
http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2009/11/4/invi0.htm


1-6 Les États-Unis et Israël font obstruction  au Rapport Goldstone.
Les délibérations de l'Assemblée générale de l'ONU sur le Rapport Goldstone auront lieu en dépit de nombreuses tentatives d'obstruction de la part des États-Unis et d'Israël. C'est l'indignation des peuples du monde qui a fait que ce rapport se retrouve aujourd'hui à l'Assemblée générale.
Les États-Unis se sont opposés au Rapport Goldstone dès le début et ils ont tout fait depuis pour qu'il ne soit pas mis à l'ordre du jour du Conseil de sécurité de l'ONU. C'est le Conseil de sécurité qui a l'autorité nécessaire pour donner suite aux constatations du rapport. C'est également lui qui doit transmettre ces constatations à la Cour pénale internationale (CPI) au nom de l'ONU.
Les preuves de crimes de guerre amassées par une mission de l'ONU sont si flagrantes qu'un simple débat au Conseil de sécurité porterait un coup solide à l'impunité des États-Unis et d'Israël envers les Palestiniens.
Les États-Unis ont cherché à bloquer toute discussion et ils ont même empêché le Conseil des droits de l'Homme, qui n'a pas l'autorité de faire appliquer les recommandations du rapport, de voter sur le rapport. Après un succès initial, ces efforts ont eu l'effet inverse, surtout pour le président Barack Obama qui s'est engagé à respecter les conclusions de la CPI. Son administration a fait campagne ouvertement pour empêcher que la CPI puisse même entendre la cause. Les États-Unis ne veulent pas que leur soutien à Israël, financier et autres, soit jugé devant le monde.
(Carlos Latuff)
Le rapport Goldstone a été rendu public le 15 septembre. Le 17 septembre, l'ambassadrice des États-Unis à l'ONU Susan Rice a dit que le mandat donné au CDH par le rapport « manque d'équilibre », qu'il est « à sens unique et essentiellement inacceptable ». Elle a dit : « Nous avons de sérieuses réserves sur plusieurs recommandations de ce rapport. Nous croyons que l'instance appropriée pour étudier ce rapport est le Conseil des droits de l'Homme. » « Chose plus importante encore, nous sommes d'avis que nous devons nous concentrer sur l'avenir », a dit Rice, ajoutant que « le temps est venu de travailler à cimenter le progrès menant à la reprise des négociations » entre Israël et les Palestiniens.
Selon les États-Unis, l'histoire doit être effacée quand elle ne sert pas leurs visées. Les Palestiniens doivent donc « laisser au passé ce qui appartient au passé » parce que l'insistance à vouloir tenir Israël responsable de crimes de guerre « n'a pas sa place dans un processus de paix ».
Le chantage israélo-américain
Le 22 septembre, le président Obama a rencontré le président de l'Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas et le premier ministre israélien Netanyahu. Sous la pression des États-Unis, Abbas a abandonné la demande des Palestiniens qu'Israël cesse l'expansion de ses colonies de peuplement — une violation d'ententes précédentes et une chose que les États-Unis prétendent aussi vouloir — avant que les négociations ne reprennent. Les colonies de peuplement continuent et pourtant les négociations ont repris le 22 septembre.
Le CDH devait ensuite se réunir le 2 octobre et voter sur les recommandations du Rapport Goldstone et sur une résolution à l'effet de les référer au Conseil de sécurité. L'administration américaine a dit que la poursuite du rapport allait « entraver le processus de paix ». Abbas, encore une fois sous la pression américaine, a retiré l'appui de l'Autorité palestinienne à la résolution.
En forçant ce retrait, les États-Unis espéraient retarder le vote jusqu'à sa prochaine réunion en mars 2010.
Les Palestiniens à travers le monde ont immédiatement exprimé leur indignation envers le retrait d'Abbas et ont exigé que le monde se penche sur l'impunité américano-israélienne. Le Rapport Goldstone est une avenue à poursuivre dans ce sens.
La Libye a proposé que le Conseil de sécurité tienne une session spéciale le 7 octobre pour discuter du Rapport Goldstone. La requête fut rejetée mais on a plutôt devancé au 14 octobre la réunion régulière sur le Moyen-Orient prévue pour le 20 octobre. Cette réunion a un peu discuté du rapport ainsi que de la récente violence de l'État d'Israël contre les Palestiniens à Jérusalem Est. Les États-Unis se sont assurés qu'aucune résolution sur le rapport ne soit adoptée.
Pour tenter de sauver la situation, Abbas a appuyé la requête libyenne et soumis une nouvelle résolution au Conseil des droits de l'Homme condamnant les violations israéliennes à Gaza, à Jérusalem Est et dans le reste de la Cisjordanie. La dénonciation de la perfidie d'Abbas était telle que le 11 octobre il a dû se rétracter publiquement.
Le Wall Street Journal cite Abbas : « J'ai ordonné à notre ambassadeur [aux Nations unies à Genève] de convoquer une rencontre extraordinaire du Conseil des droits de l'Homme pour qu'il y ait un vote sur le rapport, pour que soient punis tous ceux qui ont commis ces crimes monstrueux contre les femmes et les enfants à Gaza. »
Les rapports dans la presse arabe relatent que le président Obama et la secrétaire d'État Hillary Clinton ont tous deux téléphoné Abbas pour lui dire que l'Autorité palestinienne ne doit pas « joindre les rangs des terroristes et de ceux qui incitent au terrorisme » en choisissant d'appuyer une possible résolution du Conseil des droits de l'Homme de référer les conclusions du Rapport Goldstone au Conseil de Sécurité et à la Cour pénale internationale. La presse fait état de menaces des États-Unis qui ont fait savoir que si l'Autorité palestinienne n'abandonnait pas le rapport cela aurait pour conséquence de « sérieusement affecter l'Autorité palestinienne et l'aide financière qu'elle reçoit actuellement des États-Unis ».
Ces rapports font aussi référence aux menaces israéliennes à l'effet que, devant l'éventualité d'un appui à une résolution condamnant les crimes commis à Gaza, l'Autorité palestinienne et la Cisjordanie seraient soumis à des pressions financières et économiques. Cela comprend par exemple la menace de ne pas accorder une plus grande plage de fréquences qui aurait permis d'élargir le service de téléphonie cellulaire en Cisjordanie. Le chantage américano-israélien a réussi à forcer Abbas à se soumettre.
Le retrait de l'appui de l'Autorité palestinienne a été vigoureusement dénoncé par les Palestiniens et les peuples du monde. Cela n'a fait que semer le doute sur la légitimité de l'AP et d'Abbas.
Condamnation de la perfidie d'Abbas
L'agence de nouvelles Shahab, citant ce qu'elle appelle une source de bonne foi, rapporte que lors d'une rencontre à Washington les représentants de l'AP avaient initialement rejeté la demande d'Israël de ne pas endosser le rapport, et étaient résolus de s'en tenir à cette position. Mais, comme l'ajoute l'agence de nouvelles, le brigadier Eli Avraham a montré un enregistrement vidéo montrant une rencontre entre le président palestinien, Mahmoud Abbas, et le ministre de la défense israélienne, Ehud Barak. Tzipi Livni, la ministre israélienne des Affaires étrangères, était aussi présente.
Le vidéo montre Abbas en train de convaincre Barak de continuer la guerre à Gaza alors que Barak semble hésitant et que Livni semble appuyer le plan, a dit la source citée par Shahab.
Le rapport de Shahab est sorti le 7 octobre, le jour même où la Libye a demandé une réunion d'urgence du Conseil de Sécurité pour prendre en considération le contenu du rapport Goldstone.
Palestine TV, la chaîne de télévision officielle de l'Autorité palestinienne, a rapporté qu'Abbas enverrait le Dr. Ryadh Al-Malki, le ministre palestinien des Affaires étrangères, à New-York pour soutenir la requête libyenne.
Shahab rapporte aussi qu'Avraham a fait jouer un enregistrement d'une conversation téléphonique entre le directeur du bureau du commandement en chef israélien, Dov Weissglas, et le secrétaire général de la présidence palestinienne, al-Tayyib Abdul Rahim.
Durant la conversation, Abdul Rahim dit que les circonstances justifient l'entrée de l'armée israélienne dans les camps de réfugiés de Jabalya et al-Shatea et ajoute que la chute de ces deux camps mettrait fin au règne du Hamas dans la bande de Gaza, déclare Shahab.
Weissglas a ensuite dit à Abdul Rahim que cette opération va entraîner la mort de milliers de civils mais, selon Shahab, Abdul Rahim aurait répondu : « Ils ont élu Hamas alors ce sont eux qui ont choisi leur destin, pas nous. »
Shahab dit que la délégation israélienne a menacé les représentants de l'AP en disant qu'elle présenterait ces enregistrements à l'ONU et aux médias, forçant la délégation à accepter la requête d'Israël de reporter le vote sur le rapport.
Un haut-placé du Hamas, Mahmoud al-Zahar, a exigé qu'Abbas démissionne pour avoir appuyé le report du vote. Abbas est coupable « d'un très grave crime contre le peuple palestinien » par l'appui de l'AP au report du vote sanctionnant le rapport, a-t-il déclaré à Al Jazeera.
« Il encourage les dirigeants militaires israéliens à attaquer Gaza, à tuer le Hamas et à tuer les gens parce qu'ils ont voté pour le Hamas, à retarder un très important rapport concernant les crimes israéliens commis contre des êtres humains », a dit al-Zahar.
« Il devrait démissionner et comparaître devant une cour de justice. Il ne représente aucunement le peuple palestinien. »
Des centaines de gens de la ville de Ramallah, en Cisjordanie, ont protesté contre cette décision, disant que le délai « est une insulte au sang des martyrs et blesse profondément notre peuple ».
Des protestations ont aussi eu lieu à Jérusalem où des activistes ont exigé des excuses d'Abbas.
« Si le gouvernement a quelque chose à voir avec la décision, nous voulons qu'il démissionne », a dit Muhammad Jadallah, le dirigeant de la Coalition pour Jérusalem.
Trente-deux groupes palestiniens en Europe ont aussi demandé qu'Abbas démissionne immédiatement.
Dans une déclaration, les groupes ont dit que « la manoeuvre pour retarder la sanction est non moins grave que les atrocités commises sous l'occupation de Gaza par Israël ».
« Confronté à une condamnation sans précédent et à des accusations de trahison par les autres factions palestiniennes et par son propre parti, Abbas a dit qu'il a ordonné la mise sur pied d'une commission d'enquête pour découvrir qui sont les responsables du report de la résolution de l'ONU contre Israël », a rapporté Press TV.
Selon le Jérusalem Post, un ministre non identifié de l'AP a auparavant ridiculisé la décision d'Abbas d'établir une commission d'enquête : « Qu'est-ce que le président [Abbas] est-il en train de nous dire ? Qu'il n'a pas pris la décision de faire avorter la résolution qui aurait vu l'ONU sanctionner les conclusions de la commission d'enquête sur la guerre de Gaza ? », a demandé le ministre.
(Al Jazeera et les services de nouvelles)

Déclaration de Goldstone sur la Mission d'établissement des faits de l'ONU
- 29 septembre 2009 (extraits) -
Mes collègues et moi sommes ici aujourd'hui afin de présenter au Conseil le rapport final de la Mission d'établissement des faits sur le conflit à Gaza. Depuis la publication de la version préliminaire du rapport il y a deux semaines, nous avons été témoins de plusieurs déclarations d'appui mais aussi d'un barrage de critiques envers nos conclusions ainsi que d'attaques publiques contre les membres de la Mission. Nous ne répondrons pas à ces attaques car nous pensons que les réponses à ceux qui nous ont critiqués sont dans les conclusions du rapport. Cependant, je dois rejeter une accusation portée contre la Mission, celle à l'effet que nos efforts ont une motivation politique.
Laissez-moi répéter devant ce Conseil ce que j'ai déjà déclaré à plusieurs occasions :
Nous avons accepté cette Mission parce que nous croyons profondément dans la primauté du droit, le droit humanitaire, les droits humains et le principe que dans un conflit armé les civils devraient le plus possible être protégés.
Nous avons accepté avec conviction que la poursuite de la justice est essentielle et qu'aucun État ou groupe armé ne doit être au-dessus de la loi. À défaut de poursuivre la justice pour des violations sérieuses lors de tout conflit, la justice internationale sera gravement minée.
Nous avons accepté sur la base d'une grande préoccupation pour les centaines de civils tués inutilement et pour ceux qui ont été blessés et estropiés à vie.
Nous avons accepté parce que nous croyons que les auteurs de graves violations doivent être tenus responsables.
Nous ne prétendons pas être à l'abri de l'erreur. Suite à la publication du rapport, nous avons reçu plusieurs commentaires de gens qui sont sincèrement intéressés à la vérité. Nous les avons considérés et avons redressé les inexactitudes dans la version finale du rapport qui vous est présentée aujourd'hui.
Nous regrettons que la réponse du gouvernement d'Israël évite jusqu'à ce jour de traiter de l'essence du rapport.
M. le président,
Comme vous le savez tous, la Mission a été établie en avril de cette année avec le mandat d'enquêter « sur toutes les violations des droits humains et du droit international humanitaire qui auraient pu être commises dans le contexte des opérations militaires à Gaza au cours de la période allant du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, que ce soit avant, durant ou après ».
L'ambassadeur [nigérien] Uhomoibhi et moi avons annoncé la mise sur pied de l'équipe lors d'une conférence de presse en avril et il a présenté le mandat de la Mission devant ce Conseil en Juin. Le mandat de la Mission était d'examiner toutes les parties : Israël ; l'Autorité palestinienne ; le Hamas qui gouverne la bande de Gaza et les groupes armés palestiniens.
Peu après son établissement, la Mission a fait face à un de ses plus grands défis : la décision du gouvernement d'Israël de ne pas coopérer avec elle et son refus implicite de nous donner accès à la bande de Gaza, à la Cisjordanie et au Sud-Liban. Nous avons décidé de ne pas laisser ce manque de coopération empêcher la Mission d'accomplir son mandat. [...]
La première visite de la Mission a eu lieu dans la bande de Gaza du 1er au 5 juin 2009, durant laquelle nous avons eu des réunions et des entrevues avec des victimes et des témoins et visité les sites d'incidents.
Les membres de la Mission étaient de nouveau dans la bande de Gaza du 26 juin au 1er juillet. [...]
La Mission a tenu une deuxième ronde d'audiences publiques, ce qui fait partie de son processus d'enquête.
Durant les deux parties des audiences publiques, 38 témoins, victimes et experts se sont exprimés. Le but de tenir des audiences publiques était de donner une voix à ceux ayant eu une expérience directe et ayant une expertise liée au mandat de la Mission.
La Mission a examiné des rapports produits par diverses organisations et institutions ainsi que des soumissions sur des faits et la loi pertinents à son enquête.
La Mission a consulté une grande variété d'interlocuteurs. Cela incluait des victimes et des témoins, des Palestiniens, des Israéliens, des ONG internationales, des organisations internationales et de l'ONU, des organisations communautaires, des défenseurs des droits humains, des experts juridiques, militaires, médicaux et autres professionnels, les autorités et autres sources d'information de bonne foi pertinents au mandat de la Mission. Ces interlocuteurs étaient à la fois à l'intérieur et à l'extérieur d'Israël et des Territoires occupés. [...]
La Mission a enquêté en détail les conséquences des attaques à la roquette au mortier aériens des groupes armés palestiniens à Gaza pour la population civile dans le sud d'Israël. Nous avons examiné en détail les souffrances des victimes et l'effet très préjudiciable de ces actes pour les villes et villages situés dans la zone de tir.
La Mission a décidé que pour comprendre l'effet des opérations militaires d'Israël sur l'infrastructure et l'économie de Gaza, et surtout sur l'approvisionnement alimentaire, il était nécessaire d'examiner les effets du blocus qu'Israël impose à la bande de Gaza depuis maintenant plusieurs années, blocus qui a été resserré depuis que le Hamas est devenu l'autorité à Gaza.
La Mission a conclu que l'attaque contre la seule meunerie qui reste, la destruction d'une grande partie de la production d'oeufs à Gaza, la destruction par bulldozers de grandes superficies de terres agricoles et le bombardement de quelque 200 installations industrielles ne seraient en aucune façon être justifiées par des motifs militaires. Ces attaques n'avaient absolument rien à voir avec le lancement de roquettes contre Israël.
La Mission a examiné de près et rapporté certaines déclarations faites par des représentants politiques et militaires d'Israël qui affirment vouloir frapper « l'infrastructure du Hamas ».
Accepter cette définition du mot « infrastructure », en tant que cible militaire justifiable, serait remettre en question tout le droit humanitaire international des plus de cent dernières années. Cela voudrait dire que les civils et les immeubles civils peuvent être des cibles. Ces attaques constituent en fait des mesures de représailles et de châtiment et sont des crimes de guerre.
Le gouvernement israélien avait le devoir de protéger ses citoyens. Cela ne justifie d'aucune façon le châtiment collectif d'une population qui est à toute fin pratique sous occupation, la destruction de ses moyens de vivre dans la dignité et le traumatisme causé par cette intervention militaire que le gouvernement d'Israël a appelée « plomb durci ». [...]
L'impunité pour crimes de guerre et possiblement pour crimes contre l'humanité a maintenant créé une situation de crise ; l'absence de justice sape tout espoir de réussite du processus de paix et crée un climat qui encourage la violence. L'expérience a maintes fois montré que le fait de fermer les yeux devant l'injustice ne mène qu'à l'intensification du conflit et de la violence.
En conclusion, je dirai que la Mission espère que le fond de ce rapport serve à renforcer les initiatives pour la paix dans la région. La Mission est convaincue que la communauté internationale doit répondre aux réalités présentées dans ce rapport et ce faisant établir une base solide pour la poursuite de la paix et de la sécurité pour tous les habitants de la région. [...]
 Numéro 193 - 4 novembre 2009
L'Assemblée générale de l'ONU discute  du Rapport Goldstone sur les crimes de guerre à Gaza
Non à l'impunité anglo-américaine et sioniste!
Les crimes contre l'humanité doivent être punis!

Lisez Le Marxiste-Léniniste
Site web:  www.pccml.ca  

http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2009/Q39193.htm#1

1-7 Jean Shaoul : Israël, les Etats-Unis et le droit international.

En réaction à la sanction par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies du rapport Goldstone qui accuse Israël d’avoir commis des crimes de guerre durant son assaut sur Gaza en 2008-09, ce dernier a dénoncé l’ONU et tente de renverser le droit international en vigueur.

L’objectif explicite de Tel-Aviv est de fournir carte blanche aux Forces de défense israéliennes (IDF) pour qu’elles puissent faire ce que bon leur semble au nom de la « lutte contre le terrorisme ».

Le rapport du juge sud-africain Richard Goldstone dit que la guerre contre Gaza était « une attaque délibérément disproportionnée conçue pour punir, humilier et terroriser une population civile, pour réduire dramatiquement son pouvoir économique régional pour travailler et subvenir à ses besoins, ainsi que pour lui imposer un sentiment sans cesse croissant de dépendance et de vulnérabilité ».

Goldstone a affirmé que le Conseil de sécurité de l’ONU devrait transmettre l’affaire à la Cour pénale internationale si Israël ne procédait pas à une enquête indépendante sur la conduite de l’armée. Les pays signataires des Conventions de Genève de 1949 avaient le devoir d’user de leurs pouvoirs de « compétence universelle » afin de chercher et de poursuivre les responsables de crimes de guerre, a-t-il ajouté.

Le président Shimon Pérès et le premier ministre Benyamin Netanyahou se sont immédiatement opposés au vote du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, ont qualifié le rapport de biaisé et ont refusé de se conformer à ses recommandations. Ehoud Barak, ministre de la Défense et architecte de l’attaque sur Gaza, a refusé même de permettre une discussion au sein du cabinet sur la tenue d’une enquête. Le gouvernement voulait donner à l’armée israélienne « un plein appui pour permettre toute liberté d’action », a-t-il dit.

Netanyahou a insisté qu’aucun officiel israélien n’allait être jugé pour crimes de guerre et a promis qu’un veto (c’est-à-dire celui de Washington) allait rejeter la résolution au Conseil de sécurité. Il a donné l’ordre à son gouvernement de préparer une « campagne mondiale » de lobbying pour modifier les lois internationales de guerre « dans l’intérêt de quiconque luttant contre le terrorisme » et dans le but de s’assurer que les pays abandonnent ou modèrent leurs lois de compétence universelle.

Israël bénéficie du soutien inconditionnel de l’administration Obama, qui a qualifié le rapport Goldstone d’inégal tout en faisant du lobbying pour s’assurer qu’il soit rejeté. Depuis que le rapport a été sanctionné, Washington a réitéré à maintes reprises son appui à Israël et a publiquement critiqué l’ONU.

Cela a atteint un point culminant la semaine dernière, lorsque le président Barack Obama a envoyé à Pérès une vidéo de salutation flatteuse pour la conférence présidentielle de 2009 à Jérusalem, à laquelle avait assisté en son nom Susan Rice, l’ambassadrice américaine aux Nations unies.

Prenant la parole lors d’une conférence, Rice a montré clairement l’attitude de Washington vis-à-vis l’ONU, une institution qu’elle a décrite comme étant « manifestement imparfaite ». Elle a rendu clair que l’autorité de l’ONU doit être invoquée seulement lorsqu’elle s’accorde avec les intérêts américains et qu’elle doit être écartée lorsqu’elle ne correspond pas à ces mêmes intérêts.

« Rien ne peut remplacer la légitimité que l’ONU peut transmettre ou la tribune qu’elle peut offrir pour mobiliser les coalitions les plus larges possibles pour s’attaquer aux défis mondiaux, de la non prolifération nucléaire à la santé mondiale », a-t-elle dit.

« Mais les Nations unies sont une institution composée de nations », a-t-elle poursuivi. « Elle s’élève ou s’écroule selon la volonté de ses membres. Et les Nations unies doivent faire plus, beaucoup plus, pour vivre à la hauteur des braves idéaux de sa fondation - et ses états membres doivent, une fois pour toutes, remplacer le venin anti-Israël par une reconnaissance de la légitimité d’Israël et de son droit d’exister en paix et en sécurité. »

Pour Obama, comme pour le président Bush avant lui, les Nations unies sont un outil utile lorsqu’elles soutiennent et légitiment les intérêts géopolitiques de Washington. Elles le sont également lorsque les résolutions onusiennes fournissent un prétexte pour le lancement d’une guerre illégale d’agression contre l’Irak.

Cependant, lorsqu’une instance de l’ONU tente de rappeler Israël à l’ordre, son action est dénoncée par Rice comme étant « fondamentalement inacceptable ». Cela contraste profondément avec l’attitude de Washington envers l’Iran.

À l’instant même, les Etats-Unis tentent d’invoquer l’autorité des Nations unies, à travers l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et du Conseil de sécurité, pour menacer l’Iran et aller de l’avant avec ses projets pour la domination stratégique des régions riches en énergie du Moyen-Orient et de l’Asie centrale.

Lorsqu’il est question de Téhéran, qui n’est pas accusé de crimes de guerre, mais tente de développer un programme nucléaire comme le permet le Traité de non-prolifération nucléaire (un programme pour lequel, selon l’AIEA, on n’a pas de preuve nette qu’il vise à acquérir l’arme nucléaire), Obama a affirmé sans équivoque « Le gouvernement iranien doit maintenant faire la preuve par ses agissements qu’il a des intentions pacifiques ou alors il devra se soumettre aux normes internationales et à la loi internationale. »

La politique de Washington, comme celle de Londres, de Berlin ou de Paris, est entièrement déterminée par ses ambitions impérialistes de contrôler les ressources et les marchés mondiaux. L’ONU n’étant en réalité rien d’autre qu’une couverture pratique ou un endroit où marchander pour la satisfaction de ces ambitions. Le régime actuel en Iran est vu comme un obstacle à ces visées.

Israël a longtemps été le gardien des intérêts des Etats-Unis dans la région et, aujourd’hui, il offre une voie probable d’attaque militaire sur Téhéran et ces installations nucléaires, si Washington en décidait ainsi.

Tout en cherchant à défendre un allié stratégique, les Etats-Unis et l’Europe sont déterminés à éviter la création d’un précédent dangereux pour eux qui pourraient mener à des poursuites pour leurs propres crimes de guerre en Irak, en Afghanistan et au Pakistan.

Netanyahou sait tout cela. Il a averti les grandes puissances dans sa réponse au rapport Goldstone : « Il ne s’agit pas d’un problème seulement pour nous. S’ils accusent des officiers de l’IDF, des commandants de l’IDF, des soldats de l’IDF, des pilotes de l’IDF et même des dirigeants, ils vont vous accuser vous aussi. Quoi, l’OTAN ne combat-il pas en plusieurs endroits ? Quoi, la Russie ne combat-elle pas en plusieurs endroits ? »

Une telle connivence politique explique pourquoi les Etats-Unis laisse Israël défier aussi ouvertement l’ONU, alors que l’Iran est proclamé l’ennemi du monde. C’est ce qui explique qu’Obama déclare que les Etats-Unis et Israël sont des « démocraties » qui « peuvent modeler leurs propres destinées », alors même que Netanyahou cherche à légitimer des crimes de guerre et qu’au contraire l’Iran est l’objet de sanctions et de menaces.

Et c’est pourquoi le premier ministre britannique Gordon Brown et le président français Nicolas Sarkozy ont écrit à Netanyahou pour déclarer qu’ils reconnaissaient à Israël « le droit à l’auto-défense » après l’adoption du rapport Goldstone alors que Brown demande que l’on trace « les limites à ne pas dépasser » sur la question des « violations des engagements internationaux » de l’Iran.

Jean Shaoul

 samedi 31 octobre 2009

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7553


1-8 G.Houbballah : Israël exploite l’affaire Francub pour détourner l’attention du rapport Goldston.

L'entité sioniste a lancé une campagne médiatique et diplomatique à travers l’affaire du navire qu’il a intercepté, dans le but de détourner l'attention du rapport de Goldstone qui sera discuté à l'Organisation des Nations Unies.  
Se vantant d’avoir réussi un coup de filet sans précédent, « Israël » tente de convaincre l’opinion publique internationale qu’il a confisqué un cargo transportant des armes venant d'Iran et destiné au Hezbollah.
ET donc le Premier ministre Benjamin Netanyahu compte tenir une conférence de presse depuis le port d'Ashdod, où les armes ont été confisqués par la marine israélienne, histoire de faire un scoop!
Bref, une fuite en avant vouée à l'échec!!
Pis encore, la marine israélienne semble décidée à  mettre la main sur tout ce qui représente une menace pour la "sécurité d'Israël", même si elle était dans les profondeurs de la mer.
Ainsi, le commandant de la marine israélienne,  Yedidya Yaari, a annoncé que l'unité spéciale de commandos de la marine israélienne, qui a effectué un contrôle sur le navire "Francub" est capable de contrôler tout navire partout dans le monde.
Mais encore, le Premier ministre Benjamin Netanyahou, semble déterminer à exploiter à fond cette affaire  dans le but de détourner l’attention du rapport de Goldstone qui sera discuté aux Nations Unies.
Ainsi, sans le moindre scrupule Netanyahou affirme haut et fort que l’affaire du navire "dévoile l’ironie de la situation, d’un côté l'Iran envoie des armes aux organisations terroristes pour tuer des civils israéliens et de l’autre le rapport de Goldstone point un doigt accusateur contre Israël "!
Dans ce contexte, le vice-ministre de
la Guerre , Matan Vilnai a déclaré: «Il y a à bord du navire des missiles de cent vingt mm, alors tout ceux qui parlent du rapport de Goldstone et de la protection des civils doivent savoir que tout ce qui se trouve sur le navire est conçu pour frapper les civils."
Un spécialiste israélien des affaires politiques, Audi Siegl, a déclaré sur la chaîne de télévision israélienne: «Il y a une concordance dans les intérêts israéliens entre l’affaire du navire et celui de dire au monde que vous ne serez pas en mesure de nous dissuader par le rapport de Goldstone à nous défendre comme nous l'entendons, vous ne nous pourrez pas nous lier les mains à travers des poursuites judiciaires contre nos militaires."
Or, malgré la reconnaissance de la presse israélienne que le droit international ne permet pas à « Israël » d’intercepter le navire Francub et de le forcer à arraisonner au port d'Ashdod, l’entité sioniste a lancé une vaste campagne diplomatique à travers ses bureaux de représentation à l'étranger.
En effet, les diplomates israéliens insistent sur le fait que  l'Iran a violé les résolutions du Conseil de sécurité en fournissant au Hezbollah des armes.
Danny Ayalon, adjoint du ministre des Affaires étrangères israélien, a souligné: «Arrêtez ce navire  prouve une fois de plus que l'Iran continue d'armer et de soutenir des organisations terroristes au Moyen-Orient, le Hezbollah, le Hamas et le Jihad islamique, et si le monde souhaite enregistrer des progrès vers la paix et la sécurité dans la région alors il devra empêcher l'Iran de soutenir des organisations terroristes ".
Par ailleurs, le journal Haaretz a noté qu' « Israël » compte exploiter cette affaire pour attirer l’attention vers l'Iran, sachant que l'une des directives du ministère des Affaires étrangères consiste à représenter  l'Iran comme un pays qui  défie le Conseil de sécurité et donc il est une menace stratégique pour la paix et la stabilité internationale.
Que  Netanyahou tienne une conférence de presse au port d'Ashdod là  où les armes ont été confisquées en vue de justifier les crimes de guerre commis pa l’entité sioniste, n’est point étonnant, puisqu’il ne fait qu’imiter son prédécesseur Ariel Sharon, qui en l’an
2002, a tenté d’exploiter l’affaire du «navire Karin A», qui transportait des armes aux Palestiniens pour se défendre.

G.Houbballah

6 Novembre 2009

 http://www.almanar.com.lb

http://www.alterinfo.net/Israel-exploite-l-affaire-Francu...


Les commentaires sont fermés.