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24/11/2009

n°462 - Dossier d'Irak - 22/11/09 : Suite : Les États-Unis : la «puissance intelligente » au service de la guerre.


n°462 - Dossier d'Irak  - 22/11/09 : Suite  : Les États-Unis : la «puissance intelligente » au service de la guerre.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

N° 462                                                           22/11/09

C.De Broeder & M.Lemaire



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

2  Les brèves

2-1 Quinze fois plus de malformations de naissance à Falloujah.

2-2 Un centre d'équitation en Lituanie transformé en prison par la CIA.

2-3 Un Irakien frappé avant sa mort, selon un soldat britannique.

2-4 Blair sera interrogé dans le cadre d'une enquête sur l'Irak.

2-5 rtlinfo.La fusillade aux USA, un nouveau coup au moral d'une armée stressée.

2-6 almanar : Blackwater a cherché à corrompre les autorités irakiennes.

2-7 Un différend sur la loi électorale menace le scrutin.

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Les 'Special Ops' proposent un programme d'assassinat des 'ennemis d'Etat'

3-2 Vincent Hugeux : Bons baisers de Bagdad.

3-3 Mahmoud Raouf : Chroniques irakiennes.



2  Les brèves

Ndlr : la publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyses ou le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

2-1 Quinze fois plus de malformations de naissance à Falloujah.

Selon des médecins, le nombre de malformations de naissance et de cancers a été multiplié par quinze chez les bébés dans l'enclave ravagée par la guerre de Falloujah, le site de deux grandes batailles après l'invasion de l'Irak.

Le Dr Ayman Qais a déclaré qu'avant le début de la guerre, en 2003, on comptait un nombre sporadique de malformations chez les bébés, mais maintenant leur fréquence « augmente considérablement. »

« Nous voyons une poussée très importante des anomalies du système nerveux central, » a ajouté le Dr Qais.

Les médecins du système de santé débordé de Falloujah disent être perplexes quant à ce qui est derrière la flambée des malformations de naissance, mais suggèrent que cela puisse être en rapport avec des matériaux toxiques restés des combats.

La ville fut le théâtre de quelques-uns des pires combats de la guerre, notamment la bataille en 2004, dans laquelle les États-Unis admirent avoir utilisé du phosphore blanc.

Il y a eu aussi des rapports non confirmés, selon lesquels les troupiers étasuniens se sont servis de munitions à l'uranium appauvri à Falloujah.

Interviewés par le quotidien britannique The Guardian, des neurologues et des obstétriciens de la ville disent que la hausse des malformations de naissance, qui comprennent un bébé né avec deux têtes, des bébés présentant des tumeurs multiples, et d'autres problèmes du système nerveux, est sans précédent, et à présent inexplicable.  

Des responsables irakiens et britanniques et des médecins ont demandé aux Nations Unies de créer une commission internationale pour enquêter sur la forte augmentation des malformations de naissance et éliminer les substances toxiques à Falloujah.  

À Bassora et Najaf ont aussi été constatés des associations de malformations congénitales, qui se sont déclarées en 2003, après l’invasion.

Les médecins disent que les dossiers cliniques détaillés de tous les nouveau-nés sont en cours de compilation.

16 novembre

www.presstv.com/detail.aspx?id=111297&sectionid=35102...
Traduction : Pétrus Lombard

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid...


2-2 Un centre d'équitation en Lituanie transformé en prison par la CIA.

Un centre d'équitation lituanien a servi de prison à la CIA qui y interrogeait en secret sur le sol européen des suspects d'Al-Qaïda, a rapporté ABC News, citant des responsables du gouvernement de Vilnius et un ex-responsable du renseignement américain. 
 Jusqu'à huit personnes suspectées d'appartenir à Al-Qaïda ont été interrogées en même temps dans ce centre équestre situé près de la capitale Vilnius, a indiqué cette chaine de télévision américaine qui n'identifie pas ces responsables.
 La CIA avait à cet effet fait aménager le bâtiment après l'avoir racheté en sous main, selon cette même source.
 Début novembre, le parlement lituanien avait annoncé l'ouverture d'une enquête sur l'existence présumée d'une prison secrète de la CIA en Lituanie où auraient été incarcérées des personnes soupçonnées de terrorisme.
 La commission d'enquête, qui doit notamment vérifier si cela s'est fait avec la complicité des autorités lituaniennes, doit rendre ses conclusions avant la fin de l'année.
En octobre, la présidente lituanienne Dalia Grybauskaite avait déclaré avoir des "soupçons indirects" sur la présence à une période récente d'une prison secrète de la CIA en Lituanie. 
Elle s'était notamment engagée à enquêter sur des allégations surgies en août, suite à des informations de cette même chaîne de télévision  ABC News selon lesquelles la Lituanie avait permis aux Etats-Unis de détenir sur son territoire, dans une prison secrète de la CIA, des personnes suspectées d'appartenir à Al-Qaïda. Cette prison, selon ABC News, a fonctionné jusqu'en2005.

19/11/2009   

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=11... 


2-3 Un Irakien frappé avant sa mort, selon un soldat britannique.

Dans le cadre d'une enquête sur des abus présumés commis par l'armée britannique en Irak, un ancien soldat a déclaré lundi avoir vu deux de ses collègues donner des coups de pied à un Irakien menotté peu avant qu'il meure. Baha Moussa, employé d'hôtel âgé de 26 ans, était décédé environ 24 heures après avoir été arrêté avec six autres personnes par l'armée britannique en 2003, au cours d'une rafle visant à saisir des armes dans des établissements de Bassorah, dans le Sud irakien.

En 2007, le caporal britannique Donald Payne avait été exclu des rangs de l'armée et emprisonné un an par une cour martiale après avoir plaidé coupable de traitement inhumain sur Moussa et d'autres détenus irakiens. Son avocat avait fait valoir qu'il exécutait des ordres.

Une enquête publique a été ouverte cette année à Londres afin d'établir les circonstances exactes de la mort de Moussa et d'examiner les méthodes employées par l'armée britannique pour faire craquer des prisonniers lors d'interrogatoires.

Dans une déclaration aux enquêteurs, l'ancien soldat Garry Reader a annoncé pour la première fois qu'il avait vu Payne et un autre militaire frapper Moussa et lui donner des coups de pied en tentant de l'entraîner de force vers une cellule.

"Je ne pense pas qu'il représentait une menace. Je crois simplement qu'il avait été blessé et voulait recevoir de l'aide", a dit Reader, ajoutant que Payne et l'autre soldat s'étaient tous deux montrés "très agressifs".

"Ils ont fait tout ce qu'ils pouvaient pour le ramener dans la pièce. En partant, j'ai entendu des cris qui en provenaient. Baha Moussa n'avait aucune chance de s'échapper, il était dans un complexe rempli de soldats, il avait l'air un peu ahuri et ne serait arrivé nulle part."

Reader a dit être ensuite retourné au lieu de détention et avoir découvert Moussa affaissé et sans réaction. Il a déclaré avoir vainement tenté de le ranimer.

L'ancien militaire a ajouté qu'il n'avait pas ouvertement parlé de l'incident jusqu'ici parce qu'il était en service et ne voulait "pas de répercussions". Il a ajouté: "Six ans après, je me sens en mesure de dire la vérité et de livrer mon souvenir le plus sûr de ce qui s'est passé. Je crois que le caporal Payne et le soldat Cooper ont provoqué la mort de Baha Moussa."

L'an dernier, le ministère britannique de la Defense a accepté de verser près de trois millions de livres (cinq millions de dollars) d'indemnités à la famille de Moussa et à d'autres Irakiens frappés par des soldats en 2003.

9 novembre

http://fr.news.yahoo.com/4/20091109/twl-gb-irak-enquete-3...


2-4 Blair sera interrogé dans le cadre d'une enquête sur l'Irak.

L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair sera interrogé publiquement l'an prochain sur la guerre en Irak dans le cadre d'une enquête attendue de longue date, annonce le président de la commission chargée de mener les investigations.John Chilcot a précisé dans un communiqué que les cinq membres de la commission d'enquête entameraient les audiences publiques le 24 novembre avant d'interroger à partir de janvier plusieurs dirigeants britanniques.

Un porte-parole de Blair, présenté comme un candidat possible au poste de président de l'Union européenne créé par le traité de Lisbonne, a déclaré que l'ancien Premier ministre coopérerait pleinement à l'enquête.

Les raisons de l'entrée en guerre de la Grande-Bretagne aux côtés des Etats-Unis en 2003 figureront au coeur des travaux de la commission.

Lors de réunions préparatoires avec la commission, des familles de militaires britanniques tués en Irak ont accusé Tony Blair, alors Premier ministre, d'avoir embarqué la Grande-Bretagne dans une guerre illégale et d'avoir trompé l'opinion publique sur les raisons de cet engagement.

Le gouvernement britannique avait justifié l'entrée en guerre en déclarant que Saddam Hussein était en possession d'un arsenal d'armes de destruction massive, dont aucune trace n'a jamais été retrouvée.

AUCUN CARACTÈRE LÉGAL

Les parents des militaires tués ont fait savoir qu'ils voulaient que les enquêteurs se concentrent sur trois points: la légalité de la guerre d'Irak, les failles en matière d'équipements et de matériels dont les militaires britanniques étaient dotés, et la réalité des informations émanant des services de renseignement britanniques pour justifier la participation de Londres au conflit.

La commission d'enquête a été créée par le successeur de Tony Blair, Gordon Brown, qui a longtemps résisté à cette idée tant que la vaste majorité des troupes britanniques n'auraient pas quitté l'ancienne Mésopotamie, ce qui est le cas aujourd'hui.

Brown s'est aussi rallié à l'idée d'organiser des audiences publiques alors qu'il était favorable au début à ce qu'elles restent privées.

"Nous allons utiliser les cinq premières semaines d'audiences pour établir un compte rendu fiable des caractéristiques principales de l'engagement britannique en Irak", a déclaré John Chilcot.

La commission entendra ensuite dans un premier temps des responsables militaires ayant conseillé le gouvernement sur la marche à suivre en Irak.

"Cela nous apportera une compréhension claire de la manière dont les politiques ont été conçues et mises en oeuvre", a déclaré Chilcot.

Puis, au début de l'année 2010, "nous entamerons le recueil des témoignages des ministres (dont le Premier ministre) sur leur rôle et leurs décisions", a-t-il ajouté sans préciser si l'actuel chef du gouvernement serait appelé à témoigner.

Chilcot, qui espère remettre son rapport définitif d'ici la fin 2010, a fait savoir que son enquête n'avait aucun caractère légal et n'avait pas valeur de procès.

"J'ai toutefois clairement indiqué que nous n'éviterons pas dans notre rapport de faire des critiques - contre des individus ou des systèmes - si cela est justifié", a-t-il dit.

13 novembre

http://fr.news.yahoo.com/4/20091113/twl-gb-irak-enquete-3...

 

Blair pris à partie !
"je ne vous serre pas la main, vous avez du sang dessus"
Un service religieux organisé vendredi a été suivi d'un incident entre le père d'un soldat tué et l'ex-Premier ministre Blair.
M. Blair, qui avait engagé la Grande-Bretagne dans la guerre, en Irak, s'est joint au président irakien Jalal Talabani et à la reine Elizabeth II pour cette cérémonie en hommage aux quelque 100 000 militaires et civils britanniques qui ont occupés l’Irak depuis 2003.

Au cours de la réception le père Peter Brierley d'un soldat mort en Irak a refusé de serrer la main de Tony Blair.
Peter Brierley, qui a perdu son fils Shaun Brierley âgé de 28 ans, a dit à l'ex-Premier ministre : "je ne vous serre pas la main, vous avez du sang dessus".
"Je crois que Tony Blair est un criminel de guerre,. Je ne peux pas supporter d'être dans la même pièce que lui. Je ne peux pas croire qu'il ait été invité à cette réception", a déclaré M. Brierley peu après.
2/11
http://guerre,enirak.canalblog.com/


2-5 rtlinfo.La fusillade aux USA, un nouveau coup au moral d'une armée stressée.

La fusillade qui a fait 12 morts sur une base militaire américaine risque de porter un sévère coup au moral d'une armée épuisée par des déploiements à répétition depuis des années en Irak et en Afghanistan, et confrontée à un taux record de suicides et de dépressions.

La fusillade qui a fait 12 morts sur une base militaire américaine risque de porter un sévère coup au moral d'une armée épuisée par des déploiements à répétition depuis des années en Irak et en Afghanistan, et confrontée à un taux record de suicides et de dépressions.

Sombre ironie du sort: le tireur, qui a tué au moins 12 personnes et en a blessé 31 autres à Fort Hood (Texas), est un psychiatre militaire, le commandant Nidal Malik Hasan. Il était sur le point d'être envoyé en Irak et a survécu après avoir été touché par balles lors de la fusillade.

Ce massacre, au cours duquel plus de soldats américains ont péri qu'en Irak au mois d'octobre, ne va pas manquer de déprimer un peu plus des forces armées stressées par la violence des combats, la fréquence et la longueur des missions en Irak et en Afghanistan -- douze mois de suite, entrecoupés d'une seule permission de 15 jours.

Ces missions à répétition sont considérées comme étant à l'origine d'une forte progression du nombre de suicides dans l'armée américaine. L'an passé, 128 soldats ont mis fin à leurs jours contre 115 en 2007, et le nombre de suicides cette année est en voie de dépasser ce funeste record.

Face à ces statistiques alarmantes, le Pentagone a lancé des programmes de prévention et accentué les efforts de dépistage des problèmes psychologiques, comme le syndrome post-traumatique, et des traumatismes cérébraux provoqués par les explosions ou les chocs violents.

"Je veux briser le tabou autour de ces blessures. Elles sont aussi réelles qu'une jambe cassée ou un bras arraché. Ce ne sont pas des faux problèmes inventés par des soldats faibles", déclarait courant octobre le numéro deux de l'armée de terre américaine, le général Peter Chiarelli.

Parmi les soldats impliqués dans des incidents en Irak ou en Afghanistan, la proportion d'hommes souffrant de syndrome post-traumatique ou de traumatisme cérébral est passée de 38% à 52% depuis août 2008.

Et selon le général Chiarelli, environ un tiers des soldats envoyés au front souffriront d'une forme ou d'une autre de syndrome post-traumatique.

Le problème commence à être pris sérieusement en compte. A l'hôpital militaire Walter Reed, à Washington, l'aide psychologique fait désormais partie intégrante des soins prodigués aux blessés revenant des zones de combat. Le personnel médical offre aussi un soutien aux familles d'anciens combattants, fragilisées par les longues absences des militaires et les traumatismes qu'ils rapportent.

"Il est clair que plus vous traitez ces blessures rapidement, plus vous avez des chances de succès. Il y a véritablement urgence" à s'attaquer au problème, a commenté mercredi le chef d'état-major américain, Michael Mullen, lors d'une conférence à Washington. Le plus haut gradé américain reconnaît toutefois que les soldats, baignés dans une culture valorisant les "durs à cuire", sont réticents à demander un soutien.

"Nous devons continuer à briser ce tabou. Parce que c'est difficile d'appeler à l'aide. Et cela se retourne trop souvent contre vous", a fait valoir l'amiral Mullen.

6/11

http://www.rtlinfo.be/info/monde/international/284280/la-...


2-6 almanar : Blackwater a cherché à corrompre les autorités irakiennes.

Des cadres de la société de sécurité Blackwater ont autorisé le versement d'un million de dollars à des responsables irakiens pour qu'ils "taisent leurs critiques" après une fusillade meurtrière à Bagdad en 2007 impliquant ses agents, révèle mardi le New York Times.
Citant des entretiens avec quatre anciens cadres de la société américaine Blackwater non identifiés, le quotidien américain indique que le président de la société de sécurité privée à l'époque, Gary Jackson, avait autorisé le pot-de-vin.
L'argent a été envoyé de Jordanie au responsable de l'entreprise américaine à Bagdad, mais les cadres cités par le journal précisent qu'ils ne savent pas s'il a été finalement versé aux Irakiens. 
Selon une des sources citées, les pots-de-vin devaient être versés à des responsables du ministère de l'Intérieur irakien, où les entreprises de sécurité sous-traitantes sont choisies, afin de mettre fin aux critiques et de bénéficier de leur soutien.
Le département d'Etat américain a(urait) rompu ses liens avec la société de sécurité controversée suite à la fusillade impliquant plusieurs de ses agents, qui avait fait 17 morts le 16 septembre 2007 à Bagdad.
 Le groupe, basé en Caroline du Nord (sud-est) a changé de nom et s'est rebaptisé Xe, après avoir été interdit en janvier 2009 par le gouvernement irakien suite à cette fusillade.
 
La plus grande entreprise privée de sécurité utilisée par les Etats-Unis en Irak était devenue le symbole de l'entrée des sociétés privées dans les guerre,s au XXIe siècle. Ces agents étaient honnis des Irakiens qui leur reprochaient d'agir en toute impunité.

11/11/2009

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=11...


2-7 Un différend sur la loi électorale menace le scrutin.

Les élections législatives irakiennes, prévues en janvier, pourraient être compromises après la menace du Conseil présidentiel irakien de ne pas ratifier la loi électorale sans une meilleure représentation des minorités et des Irakiens de l'étranger.

«Nous demandons de relever le taux de 5 à 15% de sièges» attribués aux minorités et aux Irakiens vivant à l'étranger, a affirmé lundi à l'AFP le chef de l'État kurde, Jalal Talabani, avant de partir pour Paris.

Cette prise de position est intervenue au lendemain de la demande du Parlement kurde à M. Talabani de ne pas ratifier la loi.

«Nous lui avons demandé dans une lettre de ne pas ratifier la loi car le taux de sièges (aux minorités et aux Irakiens de l'étranger) n'est pas correct et nous demandons au Parlement irakien de réviser la loi «, avait déclaré dimanche soir aux députés le président du Parlement kurde Kamal Kirkouki.

Le vice-président sunnite Tarek al-Hachemi a prévenu qu'il opposerait son «veto» à la loi si les députés ne modifiaient pas ce taux.

Une des responsables de la Commission électorale, Hamdiya al-Husseini, a indiqué à l'AFP que si les discussions sur la loi devaient se prolonger, la date des élections, prévues pour fin janvier, serait repoussée. «Si la loi est modifiée, cela affectera la date du scrutin», a-t-elle dit.

Le 8 novembre, les députés avaient accordé seulement 5%, soit 16 sièges, aux minorités, aux Irakiens de l'étranger et aux partis n'ayant pas réussi à obtenir suffisamment de votes au niveau régional mais dont le nombre cumulé de voix à l'échelle nationale est assez important pour qu'ils soient représentés.

Le Conseil présidentiel, composé du chef de l'État -kurde- et de ses deux vice-présidents -sunnite et chiite-, demande de revenir à un taux de 15% accordé lors des premières élections législatives de décembre 2005.

Le nombre de sièges qui était de 275 a été porté à 323 dans le nouveau Parlement pour tenir compte de la poussée démographique.

«Si nous voulons une véritable réconciliation nationale, il faut accorder une vraie représentation aux Irakiens qui vivent en exil. Beaucoup ont quitté le pays après 2003 et les conflits confessionnels», a affirmé à l'AFP le conseiller de M. Hachémi, Saifaldin Abdul Rahman.

Lors du vote, il y a près de deux semaines, le député sunnite Saleh Moutlaq avait qualifié de «scandaleuse» la décision de réduire le nombre de sièges compensatoires.

Les listes sunnites ainsi que le Mouvement national irakien conduit par deux anciens baassistes, l'ex-premier ministre Iyad Allaoui et Saleh Moutlaq, considèrent que la majorité des exilés ont fui le pays après la prise de pouvoir par les chiites et le bannissement des anciens partisans de Saddam Hussein, dans la foulée de l'invasion conduite par les États-Unis.

Avec un million et demi de votes de l'étranger, ils comptent sur ce réservoir de voix pour améliorer leur représentation.

Quant aux Kurdes, ils misent sur les minorités religieuses et ethniques, dont une grande partie réside sur leur territoire dans le nord du pays, pour également accroître leur influence au Parlement.

Selon la Constitution, une loi pour entrer en vigueur doit être ratifiée par le Conseil Présidentiel, qui prend ses décisions par consensus. Il a le droit d'opposer deux refus. La troisième fois, le Parlement peut passer outre si la loi est approuvée par trois cinquièmes des députés.

Le président du Parlement sunnite Iyad al-Samaraï a informé les 70 députés présents lundi de la requête de M. Hachémi mais aucune décision n'a été prise et la question n'a pas été pour le moment inscrite à l'ordre du jour, a affirmé une source parlementaire.

16/11

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/200911/16/01-922056-irak-un-differend-sur-la-loi-electorale-menace-le-scrutin.php



3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 Les 'Special Ops' proposent un programme d'assassinat des 'ennemis d'Etat'

nb : Ndlr : la publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partagele point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

Dans un article posté sur le site Web Wired.com, Noé Shachtman a mentionné un plan de la CIA pour traquer et tuer les « jihadistes, les trafiquants de drogue, les pirates et les autres ennemis de l'Etat. » cite Shachtman d’un rapport produit par le Joint Special Operations University de l’armée US, suggérant la mise en place d’une équipe globale d'assassinat.

« L’auteur d’articles et le vétéran Lieutenant –Colonel, George Crawford, voudraient voir, au lieu de cela, un groupe permanent avec une autorité, un entrainement, une doctrine claires et la technologie pour aller à la poursuite de ces dangereux individus, » a écrit Shachtman.  
http://www.wired.com/dangerroom/2009/11/us-needs-hit-squa...
 Au delà de l'illégalité évidente d'un tel programme, cela reviendrait à exécuter des terroristes et des trafiquants de drogue présumés, sans jugement préalable,  le programme d’assassinat proposé va au-delà d’un autre grand problème. Il permettrait au gouvernement de définir ce qu’est un ennemi de l'Etat.  
 Le dernier rapport infâme du DHS sur le terrorisme domestique, définit les milices, les vétérans de retour de mission, et les activistes du second amendement (pour le port d’arme), comme des extrémistes dangereux qui constituent une menace pour la sécurité nationale du pays. Pendant plusieurs mois, les médias corporatifs de malheur se sont engagés dans une campagne concertée pour dépeindre les activistes « de droite » comme étant une menace. Les activistes portant une arme mise en évidence, protestant lors des meetings d’Obama ont été caractérisés comme une menace pour le président. 
 En Juillet, la Garde Nationale du Missouri s’est entrainée à engager le combat contre les milices.

La 205ième compagnie de support médical du Kensas et la 206ième compagnie à Springfield se sont exercés pour se défendre contre les attaques tout en remplissant leurs fonctions médicales, » a rapporté le 30 Juin une source du Pentagone.      
 En Avril, la Garde Nationale du Maryland a été mise en alerte en prévision des manifestations du « Tea Party », indiquant que le gouvernement considère les activistes constitutionnels comme étant des « insurgés » et des « militants, » rapporte Infowars.    
http://www.infowars.com/missouri-national-guard-train-to-...
En Mars, le Commandement de l’Armée de Réserve des Etats-Unis a publié un bulletin de renseignements de protection, recommandant « une prise de conscience sur la situation » et la « réduction des mesures » en réponse aux manifestations contre la Fed.
 Le 22 Novembre 2008, Alex Jones a mené un rassemblement devant la Réserve Fédérale à Dallas au Texas. La manifestation de Dallas a été spécifiquement mentionnée dans le document officiel de l'armée. Le frère de Ron Paul était également dans l’audience. L'événement a été surveillé par le Pentagone.  
 Le 15 Juin, Infowars a publié un article sur un questionnaire à choix multiple du Département de la Defense qui définit constitutionnellement les protestations protégées comme du « terrorisme de bas niveau. »  
http://www.infowars.com/pentagon-multiple-choice-dissenti...  
 Rex 84, Operation Chaos, COINTELPRO, Garden Plot, Rose Bush, Punch Block, Steep Hill, Lantern Spike, Quiet Town, Gram Metric, Cable Splicer, et de nombreux autres programmes militaires et opérations des services secrets, ont uniformément caractérisé des Américains respectueux de la loi comme terroristes et « ennemis de l’Etat. »  
 La CIA pourrait tuer quelques pigeons dans « la guerre, globale contre la terreur » afin de créer l'impression d'une menace au sein de la patrie.

La CIA n’a pas seulement créé, organisé, et financé Al-Qaeda, les Talibans, et d'autres organisations de « false flag », terrorismes, elle gère également le trafic de drogue des banquiers de Wall Street. Carlos Lehder, Pablo Escobar, Amado Fuentes, Matta Ballesteros et Hank Rohn, sont les employés offshores des banquiers, qui se font des milliards en blanchissant l'argent illégale de la drogue.

La CIA et les gouvernements « proxy » peuvent les assassiner pour améliorer leur image, mais ils n'arrêteront pas les affaires internationales lucratives des cartels de la drogue.  
 Les vrais « ennemis de l'Etat » sont les Américains, et non pas les pirates Africains et les trafiquants de drogue. Il reste à voir si le gouvernement assassinera les chefs du mouvement de patriotes aux Etats-Unis.  
 Nous sommes peut-être sur le chemin d’une future « false flag » attaque terroriste orchestrée de l’intérieur, particulièrement si un tel événement est attribué aux citoyens Américains. 
 6 Novembre
Traduction Alter Info
http://www.prisonplanet.com/special-ops-report-suggests-a...

http://www.alterinfo.net/Les-Special-Ops-proposent-un-pro...


3-2 Vincent Hugeux : Bons baisers de Bagdad.

Le contingent américain a quasiment disparu du paysage urbain à Bagdad. Les barrages sont désormais tenus par des soldats et des policiers irakiens.

En deux ans, la capitale irakienne n'a guère changé de profil.

Du moins à première vue... Suivez toute la semaine les chroniques de Vincent Hugeux.

L'escale d'Istanbul laissera des traces. Passe encore que le Boeing de la Turkish Airlines, peuplé pour l'essentiel de musulmans en route pour La Mecque, décolle de Roissy avec 90 minutes de retard.

Ce délai aura au moins le mérite d'abréger le transit nocturne: le vol pour Bagdad ne quitte les rives du Bosphore qu'à 3H30 du matin, pour atteindre à l'aube celles du Tigre.

Reste donc, pour tuer le temps, à contempler les cohortes de pèlerins en correspondance, venus d'Indonésie, du Kazakhstan ou d'ailleurs, et souvent affublés d'un masque supposé contenir les assauts de la grippe mondialisée.

A l'arrivée en terre irakienne, le comité d'accueil "fait le job". Deux anges gardiens à bord d'une voiture banalisée, flanquée dès la sortie de l'aéroport d'un puissant 4X4. Dès lors, le mini-convoi fonce vers le centre-ville à 150 à km/h. Bien sûr, ce tronçon de 18 km n'est plus la roulette russe qu'il fut. Naguère quotidiennes ou peu s'en faut, les embuscades et les mines téléguidées se font rarissimes.

Mais pourquoi diable le principe de précaution ne vaudrait-il que pour le virus H1N1?

En deux ans, Bagdad n'a guère changé de profil. Du moins à première vue. Toujours ce visage gris, sec, anguleux, minéral, à peine rafraîchi par les eaux indolentes du Tigre, nimbé de poussière dès que le vent se lève. Un faciès que balafrent plus que jamais de longues palissades de béton armé. Pour autant, divers indices attestent un début d'embellie. Le trafic plus dense, l'animation plus intense, les restaurants bondés à la nuit tombée.

Quant au contingent américain, il a quasiment disparu du paysage urbain.

Les barrages sont désormais tenus par des soldats et des policiers irakiens, souvent équipés de "sonars mobiles", dont l'usage obéit à un rituel immuable: le cerbère en treillis longe à pas lent le véhicule à l'arrêt, l'oeil rivé sur l'appareil doté d'une courte antenne, brandi telle une arme de poing et censé déceler pétoires de tous calibres ou explosifs.

Chroniques d'Irak (1/5)

Vincent Hugeux,

publié le 16/112009

Chroniques irakiennes


3-3 Mahmoud Raouf : Chroniques irakiennes.

L'explosion d'un camion piégé près du ministère de la Justice, le 25 octobre dernier, a fait plus de 150 morts.

Infaillible? Pas vraiment. En deux jours, mes deux accompagnateurs, dûment "équipés", ont franchi plusieurs check-points sans que le détecteur s'en émeuve. "Logique, avance l'un d'eux, ancien officier, ces types ne savent pas toujours s'en servir. Manque de formation."

Il arrive hélas que les Bagdadis payent au prix fort les failles du dispositif de sécurité.

Tel fut le cas le 25 octobre, lorsqu'un camion piégé aux couleurs de la compagnie des eaux de Fallouja, parvint jusqu'au seuil du ministère de la Justice, avant qu'un minibus, lui aussi bourré d'explosifs, se glisse sous les fenêtres du gouvernorat de la capitale.

Un carnage, promptement revendiqué par la succursale irakienne d'’Al-Qaeda’: 153 tués et un demi-millier de blessés.

En clair, ce double attentat, perpétré deux mois après les attaques kamikaze contre les ministères des Affaires étrangères et des Finances -une centaine de morts-, est le plus meurtrier depuis août 2007.

Balcons perforés, faux-plafonds éventrés, baies vitrées pulvérisées: l'Hôtel Mansour porte sur ses flancs les stigmates de ces terrifiantes déflagrations. Au premier étage du palace décati et délabré, fleuron kaki de l'architecture baassiste, une équipe de plâtriers et de carreleurs s'affaire vaillamment sous les câbles qui pendouillent et les conduites d'aération mises à nu.

REUTERS/

Mahmoud Raouf

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/bons-baisers-de-bagdad_828650.html


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