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30/11/2009

n°20 - journal d'Iran - 10- 11 au 29-11-:Fin - "Aucune force mondiale ne peut penser à menacer le peuple iranien"

n°20 - journal d'Iran -  10- 11 au 29-11-:Fin -  "Aucune force mondiale ne peut penser à menacer le peuple iranien"



journal d'Iran n°20 du 10- 11 au 29-11

                                    C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://www.blogs.dhnet.be/categories/International.html

http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

2 Politique Internationale

4 Le Monde

 




3) Les parties prenantes - Les voisins

Arabie Saoudite

Le roi est inquiet
extrait

À l'instar de Sarkozy, le roi Abdallah est inquiet de la menace nucléaire iranienne.(…)

Les relations sont mauvaises entre les deux pôles de l'islam - Téhéran pour les chiites et Riyad pour les sunnites.

Le monarque saoudien approuve la fermeté de ton française contre l'Iran.

Mais il ne veut pas d'une attaque israélienne, qui déstabiliserait la région et risquerait de compromettre son programme de réformes dans le royaume.

«Comment mettre sur pied une politique de sanctions qui tienne la route pour éviter la confrontation ?», se demande-t-on côté français.

http://www.lefigaro.fr/international/2009/11/17/01003-20091117ARTFIG00299-le-roi-abdallah-invite-sarkozy-a-la-ferme-.php
17/11

Chine

Hu prône le dialogue.

Obama, a de nouveau menacé l'Iran concernant son programme nucléaire, alors que son homologue Chinois a souligné la nécessité de trouver une solution diplomatique. « L’Iran a une opportunité de présenter et de démontrer ses intentions pacifiques, mais si elle échoue à tirer profit de cette opportunité, elle fera face aux conséquences, » a déclaré Obama dans une conférence de presse commune avec Hu Jintao à Pékin ce Mardi. « Nous avons convenu que la République Islamique de l'Iran doit fournir l'assurance à la communauté internationale que son programme nucléaire est pacifique et transparent, » a-t-il ajouté.
Hu Jintao a
cependant insisté sur le fait que le conflit autour des programmes nucléaires de l'Iran et de la Corée du Nord doivent se résoudre par le dialogue, selon l'Agence de presse Xinhua. « Tous deux, demeurons investis pour résoudre le problème nucléaire de la péninsule Coréenne par le dialogue et la consultation, » a indiqué Hu après la réunion avec Obama. « Un tel engagement sert les intérêts communs de la Chine et des Etats-Unis et de tous les autres parties concernées. »

Obama a gardé un ton menaçant juste un jour après que l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (IAEA) a publié son dernier rapport, confirmant pour la 21ième fois la non-divergence du programme nucléaire Iranien.
http://www.presstv.ir/detail.aspx?id=111477&sectionid=351020104
Traduction Alter Info

17 Novembre  

Commentaires

Commentaires

1 Marc L : Lire dans dossier : John Pomfret et Joby Warrick : Le Message des USA à la Chine : Aidez nous à contenir l’Iran, sinon Israël passera à l’attaque.

Deux hauts fonctionnaires américains se sont rendus en Chine avant la visite présidentielle, et ont averti les chinois que s’ils ne soutenaient pas Washington sur le dossier iranien, Israël passerait à l’attaque, ce qui provoquerait le chaos dans l’approvisionnement pétrolier indispensable à la Chine.

Et vous comprendez tout...

 

2 Posté par Brigitte le 17/11/2009 16:34

Ce dossier nucléaire iranien n'est qu'un prétexte pour nous acheminer vers une nouvelle guerre. Quand Israël et les USA se sentiront prêt, attendons-nous au pire.

http://www.alterinfo.net/Russie,-Chine,-Obama-fait-son-possible-pour-convaincre-sur-le-dossier-Iranien_a39376.html



Russie

la Russie «prête» à des sanctions contre l'Iran

Le quotidien russe Kommersant s'appuie sur des sources au sein de l'administration du président Medvedev.

La Russie est «prête» à soutenir les sanctions internationales contre l'Iran, a affirmé samedi le quotidien russe Kommersant en citant des sources au sein de l'administration du président russe Dmitri Medvedev.

«Ces derniers temps nos sources à l'administration présidentielle disent de plus en souvent» que Moscou est «prêt à 100%» à soutenir les sanctions, écrit le journal.

«La question est de faire concorder les évaluations des experts russes et américains sur la nécessité d'une telle décision», a déclaré une de ces sources, citée par Kommersant.

«Il vaut mieux faire coopérer Téhéran»

«Mais, bien sûr, il vaut mieux faire coopérer Téhéran que le frapper par des sanctions, car ces dernières pourraient pousser l'Iran à devenir fermé, et nous n'aurons aucune information sur ce qui se passe là-bas», a-t-elle ajouté.

Selon Kommersant, «le dernier mot sur une éventuelle adoption des sanctions revient aux présidents russe et américain», Dmitri Medvedev et Barack Obama, qui doivent se rencontrer dimanche en marge du sommet du Forum économique Asie-Pacifique, à Singapour.

«Ils vont non seulement parler de la situation autour du programme nucléaire iranien, mais peuvent aussi décider, quand il faut imposer des sanctions» contre l'Iran, indique le journal.

Pas d'accord avec l'AIEA?

Dmitri Medvedev a averti récemment, dans une interview à l'hebdomadaire allemand Spiegel, que de nouvelles sanctions contre Téhéran ne pouvaient être exclues s'il n'y avait pas d'avancées sur le dossier du nucléaire iranien.

Le projet d'accord présenté fin octobre par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) prévoit que l'Iran devra exporter la plupart de son uranium faiblement enrichi en Russie pour y être enrichi davantage avant d'envoyer ce matériel en France où il sera transformé en combustible.

Dans différentes déclarations faites au cours du week-end dernier, un responsable parlementaire iranien avait rejeté le projet de l'AIEA tout en affirmant que l'option de l'échange d'uranium «restait sur la table».

(Source AFP)

14-11

http://www.liberation.fr/monde/0101602940-nucleaire-la-russie-prete-a-des-sanctions-contre-l-iran?xtor=EPR-450206

 

Washington et Moscou haussent le ton.

Les Etats-Unis et la Russie ont haussé le ton, alors que l'Iran persiste à refuser l'accord sur le traitement de l'uranium.
Le président russe a lui aussi regretté la lenteur des discussions et a évoqué le recours à "d'autres moyens", si les pourparlers restent stériles.
"Grace aux efforts conjoints, le processus n'est pas terminé mais nous ne sommes pas satisfaits de son rythme. Si quelque chose bloque, il y a d'autres moyens de le faire avancer.
"Nous sommes prêts à aller plus loin" pour nous assurer que le programme nucléaire iranien est uniquement à des fins pacifiques, a ajouté Dmitri Medvedev.
"Si nous échouons, d'autres options sont ouvertes, afin d'engager le processus dans une direction différente", a-t-il déclaré, faisant référence à de nouvelles sanctions contre Téhéran.
Dmitri Medvedev avait averti récemment, dans une interview à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, que de nouvelles sanctions contre Téhéran ne pouvaient être exclues s'il n'y avait pas d'avancées sur le dossier du nucléaire iranien.
La Russie s'est traditionnellement montrée opposée à des sanctions alourdies contre le régime de Téhéran.

"Nous attendons, ce n'est pas bon et c'est très dangereux"
Le projet d'accord présenté fin octobre par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) prévoit que l'Iran devra exporter 75% de son uranium faiblement enrichi en Russie pour y être enrichi davantage avant de l'envoyer en France où il sera transformé en combustible.
Cette formule permettrait d'assurer à Téhéran la livraison de combustible nucléaire pour son réacteur de recherche, tout en assurant un plus grand contrôle des stocks iraniens d'uranium enrichi, afin d'apaiser les inquiétudes internationales.

15.11

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/proche_moyenorient/20091115.OBS7829/nucleaire_iranien__washington_et_moscou_haussent_le_ton.html

 

Moscou juge "prématuré" de parler d'un échec des discussions

17-11

 Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a jugé "prématuré" mardi de conclure que les discussions sur le nucléaire iranien avaient échoué, alors que les grandes puissances attendent toujours une réponse de Téhéran à leur offre de compromis.

"Je considère prématuré de dire que ces efforts (les discussions entre les Six et Téhéran en octobre à Vienne, ndlr) ont échoué", a déclaré M. Lavrov lors d'un point de presse à l'issue d'une rencontre avec son homologue kazakh Kanat Saoudabaïev.

http://www.romandie.com/ats/news/091117100300.q6h81wti.asp

 

Pas question de nouvelles sanctions contre l'Iran.

Il n'est pas question d'élaborer des sanctions supplémentaires contre l'Iran au Conseil de sécurité de l'Onu, a déclaré jeudi le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères (MID) Andreï Nesterenko, répondant aux questions des médias.
"Il n'est pas question en ce moment d'élaborer de nouvelles sanctions contre l'Iran au Conseil de sécurité de l'Onu. Nous estimons qu'il est  possible d'obtenir la mise en application de toutes ententes genevoises. Il importe à l'étape actuelle de laisser travailler la diplomatie car les émotions excessives ne peuvent que nuire au règlement", a estimé le diplomate.

17-11

http://fr.rian.ru/world/20091119/185527783.html



Turquie

L'Iran et la Turquie veulent renforcer leurs liens.
Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, et le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, ont exprimé hier le souhait d'un renforcement des relations bilatérales, selon le bureau de M. Ahmadinejad, qui n'a pas fait mention du dossier du nucléaire. « L'Iran et la Turquie pourraient devenir leurs premiers partenaires commerciaux respectifs, et si cette relation commerciale est bien gérée, alors elle servira les intérêts de chacun », a dit M. Ahmadinejad au ministre turc lors de leur rencontre à Tabriz. Le bureau du président a par ailleurs rapporté que M. Davutoglu avait incité les deux pays à travailler de concert afin d'accroître leurs relations.

21-11

http://www.lorientlejour.com/category/International/article/638617/Teheran_et_Ankara_veulent_renforcer_leurs_liens.html

 

La Turquie plaide pour une solution pacifique du dossier nucléaire iranien.

Le porte-parole de la diplomatie turque a plaidé pour une solution pacifique du dossier nucléaire iranien.
Burak Özügergin a indiqué aux journalistes que le dossier nucléaire de l'Iran devait être résolue par des voies diplomatiques et le dialogue.
La Turquie déploie, a-t-il ajouté, tous ses efforts, pour réaliser cet objectif.
Le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères a, ensuite, évoqué la récente rencontre du chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, à Tabriz, dans le nord-ouest de l'Iran, avec le président iranien, prouvant que la Turquie constitue désormais un interlocuteur majeur pour l’Iran.
Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, est de plus en plus considéré comme un défenseur crédible des intérêts arabes et musulmans. Beaucoup de gens respectent son autorité.
De plus, les rapports de la Turquie avec les Etats-Unis ne reposent pas sur une faiblesse de la Turquie. Il a déjà résisté aux pressions américaines et a même refusé une promesse de 6 milliards de dollars [4 milliards d’euros] d’aides et de 20 milliards de dollars [13,3 milliards d’euros] de garantie de prêts parce que l’accord ne lui convenait pas et enfin ses critiques verbales contre le régime israélien après la dernière guerre de Gaza ont aussi contribué à lui donner une bonne image dans la région.
Enfin pour beaucoup de pays dans la région, le programme nucléaire iranien est le seul moyen de contrer le régime israélien dans un rapport de forces.

 http://www2.irna.ir

 26/11

http://www.alterinfo.net/notes/La-Turquie-plaide-pour-une-solution-pacifique-du-dossier-nucleaire-iranien_b1728254.html



 

Le Monde

Brésil

Nucléaire: le Brésil soutient l'Iran.

L'Iran a le droit au programme nucléaire civil, a déclaré lundi à Rio de Janeiro le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva à l'issue d'entretiens avec son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad, en visite de 24 heures au Brésil.

"Nous reconnaissons le droit de l'Iran de développer son programme nucléaire iranien à ces fins pacifiques à condition qu'il respecte les ententes internationales. Le Brésil mène aussi cette politique", a indiqué le président brésilien, lors d'une conférence de presse, avant de noter qu'il rêvait d'un Proche-Orient libre d'armes nucléaires.

L'Iran est sous le coup de cinq résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU assorties de sanctions pour son refus d'établir un moratoire sur l'enrichissement d'uranium.

Téhéran rejette toutes les accusations, affirmant que son programme nucléaire a pour seul but de satisfaire les besoins du pays en électricité

23/11

.http://fr.rian.ru:80/world/20091123/185551827.html

 

M. Lula joue les médiateurs.

Géant politique en devenir, et candidat à un fauteuil permanent au Conseil de sécurité des Nations unies, le Brésil aspire à jouer un rôle de premier plan sur la scène internationale.

C'est au nom de cette ambition que son président, Luiz Inacio Lula da Silva, artisan d'une diplomatie tous azimuts, a accueilli lundi 23 novembre, à Brasilia, en visite officielle, son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad, lors de la première étape d'un voyage sud-américain qui conduira ensuite ce dernier au Venezuela et en Bolivie.

Cette volonté brésilienne de déployer une politique étrangère sans exclusive tombe à pic pour l'Iran. La seule venue au Brésil de M. Ahmadinejad, la première d'un président iranien depuis celle du chah en 1965, quelques jours après celle du président de l'Etat d'Israël, Shimon Pérès, est un succès pour la République islamique, qui accueillera à son tour Lula dans le courant du premier semestre 2010.

Que le chef de l'Etat iranien rende visite à ses alliés vénézuélien, Hugo Chavez, et bolivien, Evo Morales, est une chose logique. Qu'il ait été reçu, fût-ce seulement une journée, dans le plus influent pays d'Amérique latine et se soit entretenu, lundi, pendant trois heures avec l'un des dirigeants les plus populaires et les plus respectés de la planète constituent une bonne opération pour le régime de Téhéran, diplomatiquement isolé sur le dossier nucléaire et en quête de légitimité auprès des pays du Sud.

Favorable au dialogue entre l'Iran et l'Occident et convaincu que tout ce qui vise à isoler Téhéran est contre-productif, Lula a fait preuve, lundi, de prudence. Il a appelé son hôte à "poursuivre les contacts avec les pays intéressés (les grandes puissances) pour une solution juste et équilibrée de la question nucléaire".

Il a réaffirmé le droit de l'Iran à développer "l'énergie nucléaire à des fins pacifiques, en respect total des accords internationaux" mais, constatant que "la non-prolifération et le désarmement nucléaires doivent aller de pair", il a dit rêver "d'un Moyen-Orient sans armes nucléaires, comme c'est le cas en Amérique latine".

M. Ahmadinejad s'est montré modéré dans la forme, évitant tout éclat, mais sans rien céder sur le fond. L'Iran, a-t-il dit, reste intéressé par l'acquisition d'uranium enrichi ou par un programme d'échange sous le contrôle de l'Agence internationale d'énergie atomique (AIEA) - selon le compromis que celle-ci lui a proposé - mais, a-t-il souligné, pas à n'importe quelles conditions.

"L'achat de combustible enrichi est libre, nous pouvons l'acheter, mais ils sont en train de définir les conditions politiques et techniques, cela n'est pas correct", a observé M. Ahmadinejad, avant d'ajouter avoir "encore l'espoir, même si nous n'avons plus beaucoup de temps" d'arriver à un accord.

Il y a quelques jours, M. Ahmadinejad exprimait le voeu que Brasilia soutienne l'Iran face à la "polémique injuste" dont il est l'objet. Lula s'est bien gardé d'un tel appui. Mais son hôte n'a guère à se plaindre de lui. Lors de sa réélection controversée en juin 2009, Lula avait soutenu le régime de Téhéran sans hésiter.

Faisant fi d'un principe qui lui est cher - la non-ingérence -, il avait jugé "impossible " qu'il y ait eu des fraudes massives au cours du scrutin et regretté que "l'opposition n'accepte pas le résultat du vote". Il avait comparé la bataille électorale entre M. Ahmadinejad et ses adversaires à une "rivalité entre Flamengo et Vasco", deux clubs de football de Rio de Janeiro.

Cette visite n'a pas été du goût de tous les Brésiliens. Un millier de personnes ont manifesté contre celle-ci, dimanche, à Rio. Le principal opposant à Lula, et gouverneur de l'Etat de Sao Paulo, José Serra, écrivait lundi dans une tribune de presse : "Avoir des relations diplomatiques avec des dictatures est une chose, accueillir chez soi leurs dirigeants en est une autre."

 24.11.

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/11/24/bresil-m-lula-joue-les-mediateurs-avec-m-ahmadinejad_1271282_3222.html#ens_id=677013


France

15.11

Dans un entretien publié dimanche par le quotidien israélien Yediot Ahronot, Bernard Kouchner, chef de la diplomatie française, estime quant à lui que l'Iran a d'ores et déjà rejeté cette offre.
"Dans les faits, la réponse a déjà été donnée et elle est négative. C'est une honte, une honte. Nous avons demandé le transfert d'une grande part (de l'uranium faiblement enrichi) parce que nous ne voulons pas que, pendant que nous l'enrichissons pour eux, ils continuent à le faire eux-mêmes pour l'utiliser un jour à des fins militaires", poursuit-il. Et d'ajouter: "Nous attendons. Ce n'est pas bon et c'est très dangereux".

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/proche_moyenorient/20091115.OBS7829/nucleaire_iranien__washington_et_moscou_haussent_le_ton.html

 

Kouchner : «Les Iraniens se tirent une balle dans le pied»

Interview

Nb…Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Le ministre français des Affaires étrangères revient sur l’attitude de Téhéran dans le dossier nucléaire et croit à un «geste» d’Israël en direction des Palestiniens.(…)

ParChristophe ayad envoyé spécial au Moyen-Orient

 Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner avec le président palestinien Mahmoud Abbas, le 17 novembre 2009 à Amman. (© AFP Khalil Mazraawi)

Bernard Kouchner a achevé vendredi une tournée de quatre jours au Moyen-Orient, qui l’a emmené à Amman (Jordanie), Jérusalem et Kaboul.

Bilan et tour d’horizon des dossiers chauds du moment.

L’Iran a refusé l’offre franco-russe d’enrichissement de son uranium. Est-ce qu’on se rapproche de nouvelles sanctions ?

Nous avons fait un geste pour prouver notre bonne volonté. Il a été refusé.

Ce n’est pas un atout pour Téhéran. Ce que les Iraniens viennent de refuser est une rencontre d’experts, mais ils ne se sont toujours pas prononcés sur une rencontre politique à la suite de celle de Genève, fin septembre. Pour le moment, nous n’avons rien décidé, en tout cas, pas aujourd’hui ou demain. Bien sûr, nous envisageons des sanctions, tout en préférant la négociation. Il y a déjà eu trois résolutions de sanctions, votées avec les Russes et avec les Chinois. Nous n’allons pas rester inertes. La communauté internationale tient à réaffirmer une chose très simple : pas de menace atomique supplémentaire. Si l’Iran devait se doter de la bombe atomique, ce ne serait pas acceptable. Il ne faut pas ajouter une crise dans cette région.

Barack Obama a tendu la main aux dirigeants iraniens au début de l’année. Est-ce qu’aujourd’hui les voies du dialogue sont épuisées ?

Non, mais je suis surpris de constater à quel point les Iraniens se tirent en permanence des balles dans le pied. Jamais nous n’avons arrêté de parler avec Téhéran. Nous nous obstinons dans le dialogue, alors qu’on a découvert un deuxième site d’enrichissement iranien [celui de Qom, ndlr], qui a suscité l’indignation générale. L’Iran ne gagne pas du temps, il en perd.

Le mouvement de protestation politique qui se développe dans le pays et au sein même de la hiérarchie chiite est très important, je salue son courage.

Craignez-vous, si la crise se poursuit, qu’Israël finisse par intervenir militairement ?

Israël n’a jamais caché son inquiétude face à l’éventualité d’une arme atomique déployée par l’Iran. C’est une raison supplémentaire de craindre une aggravation des tensions, qui peut se terminer par une confrontation que nous refusons absolument. Les Israéliens en parlent, ils mettent en garde tous ceux qu’ils rencontrent contre cette éventualité redoutable. Ils connaissent l’attitude française et ils l’apprécient : c’est celle de la fermeté tout en poursuivant le dialogue. On n’a pas besoin dans cette poudrière d’une étincelle supplémentaire.

Christophe Ayad envoyé spécial au Moyen-Orient

21/11/2009

http://www.liberation.fr/monde/0101604218-les-iraniens-se-tirent-une-balle-dans-le-pied?xtor=EPR-450206


Sénégal

Le Sénégal réserve un accueil chaleureux au président Mahmoud Ahmadinejad

 Le Sénégal a réservé un accueil chaleureux au président Mahmoud Ahmadinejad à son arrivée à Dakar jeudi.
Reprenant en chœur des chants traditionnels sénégalais et brandissant des drapeaux de l'Iran et du Sénégal ainsi que les portraits du président iranien Mahmoud Ahmadinejad et du président sénégalais Abdoulaye Wade.
Le président Ahmadinejad est arrivé à Dakar jeudi dans le cadre de la dernière étape de sa tournée internationale qui l’a conduit dans plusieurs pays africains et sud-américain.
Au cours de sa visite à Dakar qui devrait durer une journée, Mahmoud Ahmadinejad s’entretiendra avec le président Wade sur des questions d'intérêts mutuels.
Les deux parties devraient également signer plusieurs documents sur la coopération bilatérale dans différents secteurs.
Les deux présidents ont prévus d’ assister à une conférence de presse commune.
Le président sénégalais Abdoulaye Wade a réaffirmé son "soutien à l'Iran" dans le dossier du nucléaire, jeudi à Dakar, à l'occasion de la visite de Mahmoud Ahmadinejad, en plaidant que Téhéran avait toujours dit que son programme d'enrichissement d'uranium était pacifique.
Au côté du président Ahmadinejad, Abbdoulaye Wade a déclaré: "Je lui ai dit que le Sénégal était contre la prolifération des armes atomiques, c'est une position bien connue, mais dans le cas de l'Iran, je prends acte du fait que le président de l'Iran, pour la énième fois, me dit que son pays est simplement en train de développer l'uranium à des fins pacifiques".
"Les commissaires de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sont venus, ils n'ont rien trouvé. Vous savez en droit (...), c'est celui qui accuse qui doit apporter la preuve (...) Or dans le cas de l'Iran, on n'a rien trouvé jusqu'à présent", a assuré M. Wade.
J'ai réaffirmé mon soutien à l'Iran. Tant que l'Iran défendra sa liberté et son indépendance en disant, je n'enrichis pas de l'uranium à des fins militaires, le Sénégal restera à côté de l'Iran", a affirmé le chef de l'Etat sénégalais.
"L'Iran aide beaucoup le Sénégal", a fait valoir M. Wade, citant l'exemple de la rénovation du parc des taxis.
Le président iranien, venu pour quelques heures à Dakar, achevait au Sénégal une tournée en Afrique et Amérique du Sud. Il s'était auparavant rendu en Gambie, au Brésil, en Bolivie et au Venezuela.
A Dakar, M. Ahmadinejad a annoncé que l'Iran allait aider le Sénégal à développer une industrie automobile, lui fournir "1.000 tracteurs" ou encore s'impliquer dans la "construction d'unités de stockage d'hydrocarbures".
Depuis 2008, des voitures sont fabriquées au Sénégal avec des pièces importées d'Iran, dans une usine sénégalo-iranienne dont l'actionnaire majoritaire est le constructeur iranien Iran Khodro. 

 27/11/2009 
 http://french.irib

http://www.alterinfo.net/notes/?start=10



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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