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04/12/2009

n° 35 - dossiers de PAKISTAN - 02-12 -: Début :- La stratégie AfPak en lambeaux.

n° 35 - dossiers de PAKISTAN - 02-12 -: Début :- La stratégie AfPak en lambeaux.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de PAKISTAN.  

                                     n° 35- 02-12

                                           C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

1 Brèves

1-1   Le voyage que vient d’effectuer H. Clinton au Pakistan est un échec significatif.

1-2   HRW dénonce la complicité britannique dans des actes de torture au Pakistan.

1-3   DynCorp, opère en Afghanistan et le Pakistan ne fait que faciliter le travail de cette compagnie.

1-4 Plus de 200 agents de "Blackwater" ont accéder au sol pakistanais.

1-5 Le retour des sociétés de protection privées sur la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan.

1-6 Blackwater infiltré a Peshawar pour le compte de la CIA.

1-7 Olivier Guillard : "Rien ne fonctionne comme il faut au Pakistan".

1-8 Le renseignement pakistanais, chasseur de primes de la CIA.

1-9 Le Pakistan s'interroge sur son rôle en Afghanistan.

Suite

2 Dossiers

2-1 La stratégie AfPak en lambeaux.

2-2 Tariq Ali : Farce à Kaboul, tragédie au Pakistan.

2-3 Les 'Special Ops' proposent un programme d'assassinat des 'ennemis d'Etat'.

2-4 Le retour des sociétés privées.

1 Les débordements des sociétés de protection privées comme Blackwater.

2 Blackwater derrière les attentats de Peshawar.

3 Attentas aveugles : la marque de la CIA !

2-5 Marie-France Calle : Zardari cherche à assurer sa survie politique.

2-6 Marie-France Calle : Les Pakistanais se sentent menacés par l'Amérique.

Fin

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 Le Commandant Sahimullah Mehssud parle : « les Etats-Unis ne nous auront pas »

3-2 Les Américain l'ont dans le ...

3-3  Rencontre avec Abdullah Ouzbek.

3-4 Attentats au Pakistan : protégeons l'Amérique !



Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

1-1 Le voyage que vient d’effectuer H. Clinton au Pakistan est un échec significatif.

• Une coopération intensive avec le Pakistan dans la guerre en cours était également une condition nécessaire, avec notamment une coopération politique extrêmement resserrée.

Le voyage (trois jours) que vient d’effectuer Hillary Clinton au Pakistan est, à cet égard, un échec significatif. Les conditions de la visite ont été très dures, très polémiques, Hillary faisant d’abord des déclarations très critiques contre le Pakistan puis se jugeant obligée d’adoucir ces déclarations devant les très vives réactions. La secrétaire d’Etat a consacré le troisième jour de sa visite à des contacts divers avec la population et des groupes représentatifs et a pu mesurer le degré d’hostilité à l’encontre des USA. L’essentiel dans ce cas et ce qui est bien la mise en cause de la doctrine AfPak, est le refus par les Pakistanais d'une solidarité entre le Pakistan et les USA dans cette crise. Cette attitude est chaque jour renforcée, évidemment, par les attaques nombreuses, souvent par drones, lancées par les forces US au Pakistan. Le Daily Telegraph du 30 octobre 2009 résume en quelques phrases le problème abyssal posé par les relations entre les USA et le Pakistan…

«Hillary Clinton faced anger during her visit to Pakistan after she attacked the failure of the government to tackle al-Qaeda. The US Secretary of State also faced angry questions about America's use of drone attacks inside Pakistan as she ended her three-day visit on Friday. [...] Her visit was intended in part as a charm offensive in a country steeped in anti-American sentiment. Pakistanis seem utterly uncertain whether the US is a friend or foe. […] However the comments of a journalist, Asma Shirazi, during an interview broadcast live on Friday typified the strength of criticism Mrs Clinton faced. “We are fighting a war that is imposed on us. It's not our war. It is your war,” said the journalist. “You had one 9/11. We are having daily 9/11s in Pakistan.”» !
do

Bloc-Notes

31/10/2009 –

http://www.dedefensa.org/article-la_strategie_afpak_en_lambeaux_31_10_2009.html


1-2 HRW dénonce la complicité britannique dans des actes de torture au Pakistan.
Human Rights Watch (HRW) a assuré hier avoir établi des preuves « crédibles » de la complicité d'agents britanniques dans la torture de suspects de terrorisme emprisonnés au Pakistan, et appelé Londres à ouvrir une enquête publique sur ces accusations. HRW indique avoir reçu de diverses sources gouvernementales britanniques anonymes la confirmation que des informations obtenues sous la torture au Pakistan étaient utilisées devant des tribunaux du Royaume-Uni, et que le monde du renseignement britannique en avait pleinement conscience. Des sources haut placées au sein du gouvernement pakistanais et de son armée ont également confirmé à HRW que des responsables britanniques étaient « au courant des mauvais traitements des suspects de terrorisme » au Pakistan.
Le ministère britannique des Affaires étrangères a réagi hier en disant « rejeter dans les termes les plus catégoriques la suggestion qu'une politique de complicité dans des cas de torture était en place ».

25 novembre

http://www.lorientlejour.com/category/International/artic...


1-3 DynCorp, opère en Afghanistan et le Pakistan ne fait que faciliter le travail de cette compagnie.

Le ministre de l'Intérieur, Rehman Malik, a déclaré samedi que la campagne contre les résistants  a enregistré des succès et que d'autres troupes seront envoyées dans la région tribale du Wazirisitan.

et qu'elles consolident leurs positions dans le Waziristan Sud.

Le ministre de l'Intérieur a déclaré que des scanners mobiles et fixes seront installés dans la capitale fédérale Islamabad et à Peshawar, capitale de la Province de la Frontière du Nord Ouest, pour vérifier les activités des personnes peu scrupuleuses et empêcher des attentats terroristes.

Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs catégoriquement nié la présence de Blackwater, agence de sécurité américaine, au Pakistan.

D'après lui, une compagnie américaine, DynCorp, opère en Afghanistan pour approvisionner les forces américaines, et le Pakistan ne fait que faciliter le travail de cette compagnie.

Il a affirmé qu'il quitterait son poste s'il s'avérait vrai que Blackwater opère au Pakistan.

Le ministre de l'Intérieur a ajouté qu'un code de conduite est en développement pour les compagnies de sécurité et que les licences de ces compagnies seront annulées si elles n'y adhèrent pas.

Le ministre pakistanais a également nié la présidence du Mollah Omar et de ses associés au Pakistan, déclarant que « si les Etats- Unis possèdent des informations à ce sujet, ils devraient les partager avec nous pour que nous puissions agir contre eux ».

Il a précisé qu'au cours de la visite du chef de la CIA au Pakistan, le gouvernement a fait connaître ses réserves concernant différents dossiers, notamment celui sur la livraison de lance- roquettes et d'autres armes de l'Afghanistan aux terroristes au Pakistan.

M. Malik a souligné qu'il espère que les Etats-Unis prendront connaissance de la situation et feront leur devoir pour mettre un terme aux passages d'armes au Pakistan.

22/11

http://french.cri.cn/781/2009/11/22/443s205966.htm


1-4 Plus de 200 agents de "Blackwater" ont accéder au sol pakistanais.

Le Pakistan sous pression

" Suite aux activités des services de piètre réputation de "Blackwater" sur le sol pakistanais, Islamabad a été pris en tenaille", selon la chaîne de télévision Press TV. 

" La Cour suprême de Lahore a demandé au gouvernement d'Islamabad de présenter, d'ici vendredi 20 novembre, des explications à ce propos", toujours selon ce même rapport.

Auparavant, le journal pakistanais " News" avait écrit qu'à la demande du parti "Wattan", la Cour suprême de Lahore avait mis au point une requête dans laquelle elle avait demandé au gouvernement d'apporter ses éclaircissements concernant les activités de Blackwater.

" Le ministère de l'Intérieur, selon le leader du parti Panjab, Hashim Shaukat Khan, sous pression de l'administration US, avait autorisé plus de 200 agents de "Blackwater" à accéder au sol pakistanais".

"Blackwater USA" maintenant connue sous le nom de "Xe Services LLC" est honni par la communauté internationale. Cette soi-disant société de sécurité était impliquée en 2007 dans le massacre de plus de 17 civils irakiens.

21 Novembre

http://french.irib.ir/index.php/info/27555-le-pakistan-sous-pression-


1-5 Le retour des sociétés de protection privées sur la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan.

Après l'Irak, l'Afghanistan et le Pakistan.

Les débordements des sociétés de protection privées comme Blackwater, DynCorp en Irak ont brouillé l'action de l'armée américaine sur le terrain.

Aujourd'hui, l'administration Obama se trouve confrontée au même risque, dans sa guerre le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan.

Blackwater, qui s'est rebaptisé "Xe Services", serait chargé d'assembler et d'équiper de missiles Hellfire les drones Predator qui sont chargés de l'élimination des membres d'Al-Qaida des deux côtés de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan, affirment le New York Times et The New Yorker. Depuis 2008, environ soixante-dix attaques d'appareils sans pilote américains ont fait près de six cents morts dans le nord-ouest du Pakistan.

Selon The New Yorker, l'administration Obama aurait aussi autorisé l'élimination de trois cent soixante-sept " cibles " auxquelles auraient été ajoutés une cinquantaines de seigneurs de la guerre afghans suspectés de financer les résistants  grace à l'argent de la drogue.

Au mois d'août, le New York Times révélait que la CIA a engagé en 2004 des employés de la société de sécurité privée Blackwater dans le cadre d'un programme secret visant à pister et assassiner des dirigeants d'Al-Qaida. Dans un communiqué, les résistants  pakistanais, affirment, sans en apporter la preuve, que Blackwater-Xe serait aussi derrière des attentats perpétrés à Peshawar, au Pakistan.

En 1976, à la suite des tentatives d'assassinat de Fidel Castro par la CIA, le président Gerald Ford avait signé un décret interdisant à la CIA de se livrer à des assassinats. Pour dégager l'agence de cette interdiction, l'administration Bush a pris le parti de considérer que tuer des membres d'une organisation qui avait attaqué les Etats-Unis, comme Al-Qaida, était assimilable à tuer des soldats ennemis au champ de bataille. D'anciens responsables des services du renseignement avaient toutefois noté qu'employer des sociétés privées pour participer à la traque des membres d'Al-Qaida risquait de poser de réels problèmes de légalité et de relations diplomatiques.

17.11.

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/11/17/le-retour-des-societes-de-protection-privee-sur-la-frontiere-entre-l-afghanistan-et-le-pakistan_1268207_3216.html


1-6 Blackwater infiltré a Peshawar pour le compte de la CIA.

L'ancien agent du renseignement et terroriste de haut rang de la CIA, Steven Cash, est responsable du bureau de Peshawar de l'unité Américaine terroriste de « Blackwater », ont rapporté des sources Américaines et de Dubaï.
 L'équipe de surveillance de « Blackwater » à Peshawar inclut les Américains suivants : James Bill William, Cooper, Steven Cash, Roderick Christopher et Alisha Cambel. Ils ont engagé plusieurs fonctionnaires du gouvernement  Pakistanais et des retraités de l'armée, les rémunérant plus de $ 2.000 par jour.  
 De nombreux journalistes ont été approchés et soudoyés par « Blackwater » pour mettre en place « des opérations psychologiques » (les soi-disant
PSY-OP) en faveur des USA dans les journaux et médias en ligne Pakistanais.  
 Ils poussent les journalistes à publier des articles fictifs sur les Résistants , comme le groupe d'opérations psychologiques de l'armée Américaine l’avait planifié.  
 « Blackwater » paie aux journalistes jusqu’à $ 1000 par article publié.
 Des réunions sont tenues par « Blackwater » dans diverses maisons louées dans University Town à Peshawar et des résidants ont rapporté un mouvement de jeeps aux vitres teintées durant les dernières heures de la nuit.  
 La pakistanaise nommé Shoqat Maqbool, une lectrice du blog bien connu de Sana Aijazi, basée à Dubaï, a dit que les employés de « Blackwater » travaillant pour la CIA sont également actifs dans sa ville d'Islamabad,  et y louent aussi des logements. Son cousin les a personnellement vus. Ils sont armés et ont des véhicules sans plaques minéralogiques.  
 « Ceci très dérangeant. Il semble que Zardari ait vendu le Pakistan à ces gens la », écrit Shoqat Maqbool.  
 Plus tôt lors d’une réunion avec la Secrétaire d'Etat Américaine, Hillary Clinton, des journalistes Pakistanais lui ont demandé de fournir une réponse pour savoir sur quelle base des groupes armés Américains patrouillent à Islamabad. Clinton n’a pas pu répondre à cette question.  
 Nous voudrions aussi rappeler que lors de la série de récentes attaques à la bombe dans les marchés et les zones commerciales à Peshawar, qui ont coûté la vie à des centaines de musulmans, les riverains et le TTP ont accusé la CIA, et avec l'aide de la propagande occidentale, la CIA a à son tour accusé le TTP de ces tueries.
4 Novembre 2009

Traduction Alter Info
 http://censored31.skynetblogs.be/

http://www.alterinfo.net/Blackwater-infiltre-a-Peshawar-pour-le-compte-de-la-CIA_a38843.html?com#com_1041031


1-7 Olivier Guillard : "Rien ne fonctionne comme il faut au Pakistan".

Nb : Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

lepoint.fr a interrogé Olivier Guillard, responsable du programme Asie à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).

Propos recueillis par Cyriel Martin
lepoint.fr : Quelle est la stratégie des terroristes au Pakistan ?
Olivier Guillard : Ils veulent affaiblir le pouvoir en place et ralentir les ardeurs de l'armée, qui a entamé une vaste offensive terrestre et aérienne depuis un mois. Les structures terroristes radicales du type TPP - mais il y en a d'autres - parient sur un pourrissement de la situation en Afghanistan et sur une dégradation de la situation parallèle au Pakistan. L'idée, c'est de reprendre d'une façon directe ou indirecte les rênes des deux pays. Leur avantage, c'est qu'ils n'ont pas de compte à rendre à une quelconque opinion. Ils ont un agenda qui va un peu plus loin que celui de la prochaine élection...
Pourquoi l'État pakistanais n'arrive-t-il pas à les combattre ?
Parce rien ne fonctionne comme il faut au sommet de l'équipe gouvernementale. Rien ne fonctionne comme il faut entre les militaires et les civils. Aujourd'hui, l'autorité de l'État ne s'étend pas sur tout le territoire pakistanais, loin de là. Certes, il y a un gouvernement civil à la tête du pays qui est démocratiquement élu. Il y a aussi une présidence. Mais tout ceci n'est que du décorum. On sait pertinemment qu'en dépit de ce vernis démocratique, c'est l'armée qui tient les ficelles du pays. Et concrètement, la puissante armée pakistanaise a fait montre de peu d'élan pour s'investir dans les zones tribales pakistanaises, au sud de l'Afghanistan. Elle y est allée en traînant un peu ses rangers, en ne mettant probablement pas tous les moyens pour arriver à une résolution rapide du conflit.
Les États-Unis peuvent-ils jouer un rôle dans ce bourbier ?
Déjà, il apparaît désormais évident que les États-Unis n'ont pas l'intention de s'éterniser dans la région [Hillary Clinton a déclaré le 15 novembre que les USA n'y avaient "
pas d'intérets à long terme "]. Et puis, leur efficacité est limitée. La nouvelle administration américaine a, sous la bannière d'Obama, lancé le concept d'une prise en main conjointe de la crise en Afghanistan et au Pakistan ["l'Aflpak", ndlr], considérant que les deux conflits étaient liés. Ça a à la fois du sens et, en même temps, c'est une approche très grossière.
Pourquoi ?
Parce que la situation des deux pays est différente. Si elle n'est pas plus glorieuse au Pakistan qu'en Afghanistan, on ne peut toutefois pas considérer que le Pakistan est un pays en guerre. On n'a pas une insurrection comme les résistants, qui sont capables de prendre le pouvoir du jour au lendemain, à Islamabad comme à Kaboul.

En Afghanistan, on est déjà en train de réfléchir à une association future entre résistants  modérés et résistants  repentis dans un gouvernement d'unité nationale...

20/11

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-11-19/vague-d-attentats-interview-rien-ne-fonctionne-comme-il-faut-au-pakistan/924/0/396738 


1-8 Le renseignement pakistanais, chasseur de primes de la CIA.

La CIA, l'agence de renseignement américaine, verse depuis le 11-Septembre des centaines de millions de dollars aux services secrets pakistanais, notamment pour financer l'enlèvement ou l'assassinat de centaines de personnes, rapporte le Los Angeles Times.

Les fonds mis à disposition par la CIA financent à hauteur d'un tiers le budget annuel du renseignement pakistanais (ISI), a affirmé le quotidien de la côte ouest dans un article publié dimanche 15 novembre et citant des responsables américains s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

"600 À 700 PERSONNES"
Les versements ont d'abord été approuvés par l'ancien président américain George W. Bush après les attentats du 11 septembre 2001, puis poursuivis par son successeur Barack Obama, selon le Los Angeles Times. Selon des responsables de la CIA cités par le journal, les sommes payées sont faibles comparées à l'aide officielle américaine fournie au Pakistan, qui se chiffre en milliards de dollars.

De "600 à 700 personnes" ont été enlevées ou tuées dans le cadre de ce programme, affirme au journal un ancien responsable américain ayant travaillé avec Islamabad. "Faire disparaître toutes ces personnes a été une bonne chose et cela a permis d'économiser l'argent du contribuable", a-t-il ajouté.

L'ISI a utilisé une partie des fonds pour construire un nouveau quartier général, alors que Washington s'inquiétait du fait que l'ancien était vulnérable en cas d'attentat, selon le journal. Ce programme a néanmoins suscité des tensions au sein de l'administration américaine alors que le renseignement pakistanais est soupçonné de liens avec les résistants, souligne le Los Angeles Times.

 16.11.

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/11/16/le-renseignement-pakistanais-chasseur-de-primes-de-la-cia_1268051_3222.html#ens_id=1237640


1-9 Le Pakistan s'interroge sur son rôle en Afghanistan.

Islamabad a apporté une réponse mitigée au discours d'Obama sur la stratégie américaine en Afghanistan.

Non-dits et sous-entendus… Dans son discours fondateur sur la nouvelle stratégie «Af-Pak», Barack Obama a eu la main légère sur le volet pakistanais. Et pour cause. Allié de circonstance, mais néanmoins incontournable, le Pakistan reste une équation difficile à résoudre pour les États-Unis. Conscient de cette réalité, Obama n'a donc rien exigé ouvertement d'Islamabad dans son discours de West Point, préférant utiliser une nouvelle fois le terme de «partenariat». «Nous allons agir en étant parfaitement conscients que notre succès en Afghanistan est inextricablement lié à notre partenariat avec le Pakistan», s'est contenté de souligner le président américain. Ajoutant, en allusion à la frontière poreuse entre l'Afghanistan et le Pakistan : «C'est là que se trouve l'épicentre du violent extrémisme pratiqué par al-Qaida.»

Obama s'est cependant fait l'écho des préoccupations concernant le nucléaire pakistanais. Difficile, en effet, pour le président américain d'éviter une question considérée par nombre de responsables à Washington comme l'une des plus épineuses. «Les enjeux sont encore plus élevés au Pakistan du fait que ce pays possède l'arme nucléaire, parce que nous savons bien qu'al-Qaida et d'autres extrémistes cherchent les armes nucléaires, et nous avons toutes les raisons de penser qu'ils les utiliseront», a martelé ­Barack Obama.

Au-delà d'une unité de façade dans la lutte contre le terrorisme, force est de constater qu'Islamabad et Washington ont, au bout du compte, des intérêts divergents dans la région. Si, depuis le printemps dernier, l'armée pakistanaise se bat contre les militants islamistes qui menacent le Pakistan - dans la Vallée de Swat et, maintenant, au Sud-Waziristan -, elle n'a jamais caché sa réticence à en découdre avec les talibans afghans. Ce sont pourtant ceux-là que les Américains demandent à Islamabad d'éliminer. Retranchés dans la Zone tribale du Nord-Waziristan, ou à Quetta, au Baloutchistan, alliés à al-Qaida, ils orchestrent les attaques contre les troupes de la coalition en Afghanistan. Mais s'ils mettent en péril la nouvelle stratégie américaine, ils restent un atout pour les Pakistanais au cas où les talibans reviendraient au pouvoir à Kaboul.

Mercredi, le gouvernement d'Islamabad a apporté une réponse mitigée au discours du président américain. «Nous saluons la réaffirmation par le président Obama d'un partenariat entre nos deux pays pour poser les bases d'un intérêt mutuel, d'un respect mutuel et d'une confiance mutuelle», a déclaré le ministère pakistanais des Affaires étrangères dans un communiqué. Précisant dans la foulée : «Le Pakistan est impatient de coopérer étroitement avec les États-Unis pour faire en sorte que la nouvelle stratégie n'engendre pas d'effets néfastes pour lui». Islamabad n'en a jamais fait mystère, l'une de ses principales craintes est de voir affluer en territoire pakistanais les rebelles islamistes chassés d'Afghanistan par les troupes de la coalition. Cela ne manquerait pas de compliquer la tâche de l'armée pakistanaise dans sa lutte contre les talibans et al-Qaida. Pis, ce pourrait être la porte ouverte à une intervention directe des forces américaines dans les Zones tribales pakistanaises et au Baloutchistan, où se cacherait le mollah Omar, le chef spirituel des talibans. Un cauchemar pour le gouvernement d'Islamabad, qui devrait jongler entre son alliance avec les États-Unis et son opinion publique de plus en plus antiaméricaine. Déjà très affaibli, le régime civil du président Zardari serait à coup sûr emporté par le choc. Or, une crise politique à Islamabad ne servirait pas, non plus, le dessein des Américains dans la région.

02/12

http://www.lefigaro.fr/international/2009/12/03/01003-20091203ARTFIG00016-le-pakistan-s-interroge-sur-son-role-en-afghanistan-.php


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