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10/12/2009

n° 51 - Journal des Guerres de l'Otan - 18-11 au 09 -12 - : Fin :- : M. Dmitri Medvedev annonce une « révolution géopolitique » de l’espace Russe !


n° 51 - Journal des Guerres de l'Otan - 18-11 au 09 -12 - : Fin  :- : M. Dmitri Medvedev annonce une « révolution géopolitique » de l’espace Russe !



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



  Journal des Guerres de l'Otan

n° 51 - du 18-11 au 09 -12

               C.De Broeder & M.Lemaire            



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

5  Brèves

5-1 Les Etats-Unis et la Russie discutent d'un traité sur la réduction des armes stratégiques.

5-2 Tensions entre la Russie et l’Otan avant une réunion ministérielle.

6-3 La mission russe à l’Otan, un nid d’espions ?

6  Dossiers

6-1 M. Dmitri Medvedev annonce une « révolution géopolitique » de l’espace Russe !

7 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

7-1 Sortir d’Afghanistan et du Pakistan Maintenant !

7-2   5 décembre 2009. Journée internationale des jeunes pour le retrait des troupes d’Afghanistan.

7-3 Manlio Dinucci : Le C-130J écrasé à Pise est le « bon géant » qui approvisionne les chasseurs-bombardiers.  

Pièce Jointe (sur demande)

Allocution du président Barack Obama à la nation.



5  Brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

5-1 Les Etats-Unis et la Russie discutent d'un traité sur la réduction des armes stratégiques.

Des responsables américains et russes mènent actuellement des négociations sur le renouvellement d'un traité de réduction des armes stratégiques qui expirera au début du mois prochain, a déclaré lundi le département d'Etat américain.
"Les équipes de négociations continuent de travailler à Genève. Elles sont parvenues à un consensus sur une série de dossiers, mais travaillent également sur certains domaines où elles doivent collaborer", a confié aux journalistes le porte-parole du département d'Etat, Ian Kelly.
"Nous sommes optimistes que nous serons capables de trouver un accord qui conviendra aux deux parties", a-t-il déclaré.
Les Etats-Unis et l'Union soviétique ont signé en 1991 le Traité de réduction des armes stratégiques (START), qui expirera le 5 décembre 2009, selon lequel Washington et Moscou ont convenu de réduire leurs arsenaux nucléaires et d'établir des limites quantitatives de missiles à longue portée.
Lors de leur entretien à Moscou en juillet dernier, le président américain Barack Obama et son homologue russe Dmitri Medvedev ont convenu de réduire les arsenaux nucléaires de leurs pays à entre 1.500 et 1.675 ogives opérationnelles en sept ans.

Source: xinhua

24.11.

http://french.peopledaily.com.cn/International/6821939.html


5-2 Tensions entre la Russie et l’Otan avant une réunion ministérielle.

L’ambassadeur russe auprès de l’Otan, Dmitri Rogozine, est sorti mécontent d’une rencontre avec ses collègues des pays de l’Otan, préparatoire à la première réunion formelle de leurs 29 chefs de la diplomatie respectifs depuis la crise géorgienne de 2008.

La Russie a fait monter la pression sur l’Otan avant une réunion hautement symbolique à Bruxelles, en demandant à pouvoir parler avec l’alliance de "sécurité européenne" et de la proposition de son président sur la question.

Tout en affirmant devant la presse qu’il n’y avait pas de "raison de mettre en doute la nécessité de la rencontre à haut niveau politique" de vendredi, il a sciemment laissé planer un doute sur sa tenue effective, en souhaitant qu’un compromis puisse être trouvé d’ici là concernant les requêtes russes.

Le différend porte sur le contenu des discussions du Conseil Otan-Russie, l’organe de dialogue entre les pays de l’Alliance atlantique et Moscou à Bruxelles.

"Nous voulons avoir la possibilité d’utiliser le forum qu’est le Conseil Otan-Russie comme forum spécialisé pour discuter de sécurité européenne, y compris du projet de Traité sur la sécurité européenne que vient de présenter notre président (Dmitri) Medvedev", a-t-il déclaré.

La présidence russe a publié dimanche son projet de Traité, qu’elle aimerait voir adopté par les pays et les organisations internationales de la zone euro-atlantique afin de se "défaire de l’héritage de la Guerre Froide".

Le président russe Dmitri Medvedev avait évoqué l’idée d’un tel traité pour la première fois en juin 2008, mais cette initiative a reçu jusqu’à présent un accueil plutôt tiède dans le monde occidental.

"On peut en parler de manière parallèle à l’OSCE", l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, réunie ce mardi à Athènes, a estimé M. Rogozine. "La vraie bataille politique est là", à savoir que la question ne reste pas cantonnée à l’OSCE mais puisse aussi être abordée au Conseil Otan-Russie, a-t-il ajouté.

Les Russes veulent absolument qu’il soit indiqué dans un des documents en discussion en vue de la réunion de vendredi à Bruxelles, que le Conseil Otan-Russie a vocation à être un forum "où on discute, où on améliore la sécurité européenne", a souligné l’ambassadeur russe.

Il a également dit vouloir la création d’un groupe spécialisé sur l’Afghanistan dépendant du Conseil Otan-Russie. "C’est un sujet important et sérieux, qui concerne la Russie", a-t-il argumenté.

Toutefois, des diplomates européens ont cherché à minimiser le différend : "On examine des compromis". Le porte-parole de l’Otan James Appathurai a de son côté assuré dans un communiqué que "les négociations" avec la Russie "n’ont pas été bloquées", "contrairement à la fausse impression que pouvaient donner des informations de presse".

03-12

http://www.russomania.com/Tensions-entre-la-Russie-et-l-Otan


5-3 La mission russe à l’Otan, un nid d’espions ?

L’ambassadeur de Russie auprès de l’Otan, Dmitri Rogozine, a choisi de tourner en dérision mercredi l’hebdomadaire britannique The Economist qui a décrit dans sa dernière édition son ambassade comme un nid d’espions.

"J’ai aussitôt envoyé une lettre ouverte au rédacteur en chef de ce magazine", a déclaré M. Rogozine à la presse, en expliquant que le nom de celui-ci n’était pas public.

"Ce magazine, qui s’appelle The Economist, devrait plutôt changer de nom et être re-baptisé James Bond magazine", a-t-il ajouté, en confiant avec le sourire qu’il n’aurait plus confiance dans le célèbre hebdomadaire et ne le lirait plus, "même pour les questions économiques".

"En théorie, les diplomates russes accrédités à l’Otan sont les bienvenus. La réalité est cependant plus trouble", écrit le magazine cette semaine dans un article consacré à "un nouvel équilibre en Europe" entre l’Amérique, l’Europe et la Russie.

"Depuis plus d’une décennie, les officiels russes avaient pu circuler en toute confiance dans le labyrinthique siège de l’Otan à Bruxelles, ainsi que ceux d’autres +pays partenaires+ comme la Suède, la Finlande ou Malte", poursuit-il.

"En réalité, déclare un diplomate, chacun sait que +la mission russe est intégralement peuplée d’espions+", écrit encore le magazine, évoquant un incident récent où des diplomates russes auraient tenté, en masquant les badges qui les identifiaient, d’assister à une réunion interne de l’Otan, ce qui aurait amené l’Alliance à placer désormais des gardes à l’entrée de ce genre de session.

Interrogé à ce propos, le porte-parole de l’Otan, James Appathurai, s’est refusé à tout commentaire.

En avril 2009, l’Otan a expulsé deux diplomates russes pour espionnage, après la condamnation en février d’un ancien haut fonctionnaire du ministère estonien de la Défense, lui aussi pour espionnage au profit de Moscou.

Ce qui n’a pas empêché depuis la Russie et l’Otan de discuter de l’installation à Bruxelles d’un représentant des services de renseignement russes, le FSB, afin de favoriser la coopération antiterroriste.

AFP

25 novembre 2009, sélectionné par Spyworld

http://www.spyworld-actu.com/spip.php?article12122



6  Dossiers

6-1 M. Dmitri Medvedev annonce une « révolution géopolitique » de l’espace Russe !

 « Le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt ».

Plus que jamais ce dicton Chinois conviendrait aux commentateurs et exégetes des discours de M. Medvedev et en particulier sur ceux ayant trait au « Discours sur l’état de l’Union » du 12 novembre dernier. Je ne citerais pour exemple que M. Pierre Avril du Figaro [fait exceptionnel je n'ai pas été censuré][1] ou M. Alexandre Billette dans « l’Immonde » [2].

Omnubilés, aveuglés par leur phantasmes ils n’ont de cesse que de chercher une éventuelle faille dans le tandem Poutine-Medvedev et ils OUBLIENT TOUS que M. Medvedev était responsable sous la présidence de M. Vladimir Poutine des « Grands Projets Nationaux » dans le domaine de la modernisation économique, de l’enseignement, des infrastructures, de la santé ou de la démographie. Il tenait alors des propos en tout points identiques à ceux qu’il tient actuellement en tant que président de la Federation de Russie .

Mais qui parmi ces commentateurs avisés de la politique Russe connaissait alors l’obscure M. Medvedev et qui plus encore se souciait de ce qu’il disait. Tous ces experts de la Russie spéculaient alors sur un possible « coup d’état constitutionnel » de M. Poutine qui briguerait un troisième mandat.

S’il y a un point important à retenir du discours de M. Medvedev, que M. Billette ignore totalement et que M. Avril qualifie d’anecdotique, c’est sa proposition de réduire le nombre de fuseaux horaires « légaux » dans la Federation de Russie.

Ce redécoupage spatio-temporel pourait en effet redistribuer de manière radicale les rapports entre le centre et la péripherie Russe marqués par un découpage ethno-linguistique.

En soi ce n’est pas si compliqué puisqu’on peut facilement les diviser par deux le nombre de fuseaux horaires sans que personne ne s’en aperçoive (Le territoire de la Russie s’étend sur onze fuseaux horaires, (Часовые пояса) d’UTC+2 à UTC+12).

En Russie comme en France les personnes perdent la « notion du temps », apanage des sociétés agricoles, et personne ne peut à un instant T de la journée affirmer qu’il est plutôt 14h que 13 h que ce soit à Saint-Pétersbourg (Leningrad) ou Vladivostok.

Cette réorganisation va, volens nolens, provoquer l’émergence de cinq ou six « super-régions » et donc boulverser profondément la géopolitique de la Russie.

Ces cinq ou six « super regions » stratifièes de l’Ouest vers l’Est (ou de l’Est vers l’Ouest) seront proabablement : Russie Occidentale, Russie centrale, Oural, Siberie, Extrême Orient avec peut être la naissance de deux régions Sibériennes.

Des cités comme Saint-Pertersbourg  (Leningrad), Kazan, Irkoutsk, Vladivostok,… accéderaient ainsi aussi au rang de « vice-capitales » d’une « Russie plus compacte « mais « plus efficace »

Cette modification rentre parfaitement dans le cadre de la réorganisation adminstrative entreprise par M. Poutine au lendemain de l’attaque terroriste contre l’école de Beslan qui se caractèrise par des regroupements d’entités administratives [Connue sous la dénomination de "verticale du pouvoir"] et elle donnera naissance à une structure administrative proche de la Russie Tsariste avec la constitution de « Gouvernements Géneraux » ou « Gouvernorats Generaux » à l’image des « Gouberniyas » (губерния,) introduites par Pierre le Grand et modifiées par la suite pour passer de 5 à 8 puis 17 : Un Gouvernement General de l’Oural, Un Gouvernement General de Russie Occidentale…

Ces « Goubernyias » étaient elles aussi stratifiées grossièrement sur l’Axe Est-Ouest, ce qui montre que les souverains Russes maitrisaient parfaitement la GP de leur état plus que ceux qui ont eu l’idée de le diviser selon des critères ethno-linguistiques.

Le gouvernement de Nicolas II a toujours refusé d’adopter la norme UTC proposée par le Canadien Stanford Fleming en 1883 et celle ci n’a été adoptée que le 8 février 1918 par décret du gouvernement Bolchevique afin « de faire partie du monde civilisé ».

L’autre point intéressant est que ces « super-régions » vont se superposer, grosso-modo, aux bassins fluviaux Russes dont l’importance est primordiale dans l’économie Russe et la penetration du Hearthland .[Les Tsars l'avaient compris !]

On aura donc des « super-regions » dont l’épine dorsale du développement se fera selon un axe Nord-Sud sur les fleuves et ces « super-regions seront relièes entre elles par des « Magistrals  » transversaux, selon un axe Ouest-Est, routiers et ferroviaires comme le prévoit le plan de développement des infrastructures 2030. [4]

Ces « super-régions » vont nécessairement poser le problème de leur administration [La géo-politique c'est aussi l'étude des luttes de pouvoir sur les espaces et les populations qui les peuplent] et là il faut lire les commentaires de M. Medvedev sur son discours « En avant la Russie » : Celui ci n’a nullement l’intention de revenir sur la nommination des gouverneurs et ils seront nommés, comme nos prêfets, par le gouvernement Russe.

« J’ai personnellement participé à la mise au point de la décision modifiant le mode d’élection des gouverneurs. Je la soutiens entièrement. Rien ne pourra nous amener à renoncer à cette décision ni aujourd’hui ni dans 100 ans »,

Ce qui est passé presque totalement inaperçu des « experts » Français ne l’a pas été de la télévision Russe qui va consacrer ce soir un reportage complet dans « Vesti Nedeli » à ce sujet.

C’était aussi le cas de « Vesti v ’souboti » hier soir.

Le présentateur y a montré une carte qui est celle des zones de diffusion de « Kanal Rossiya », via le reseau VGTRK, qui correspond au regroupement de plusieurs fuseaux horaires. Ces zones de diffusion ont été crées pour correspondre à la zone de couverture des satellites diffusant la chaîne d’Etat Russe.

Ces zones de diffusion (Центральный федеральный округ, Северо-западный федеральный округ,…) recoupent aussi de manière presque parfaites les grandes divisions administratives de la Russie à la veille de la révolution de 1917.

Il y a de grandes chances que cela soit aussi la future carte administrative de la Federation de Russie.

Notes :

[1] Medvedev veut sortir la Russie du soviétisme – Article du Figaro du 12 novembre 2009.

[2] Aux Russes, Dmitri Medvedev promet « démocratie et modernité », sans fixer les modalités de ce vaste chantier – Article de l’ »Immonde » du 13 novembre 2009.

[3] Russie: pas de retour à l’ancien système d’élections régionales (Medvedev) – Article de Ria Novosti du 15 septembre 2009.

[4] Infrastructures: la Russie investira 1 md USD (officiel) – Article de Ria Novosti du 21 novembre 2008.

[5] Генерал-губернаторство в системе местного управления России – Le Gouvernement-Géneral dans la gouverance locale de la Russie.

Source : zebrastationpolaire.over-blog.com

17 novembre

 http://www.geostrategie.com/2157/m-dmitri-medvedev-annonce-une-revolution-geopolitique-de-lespace-russe



7 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

7-1 Sortir d’Afghanistan et du Pakistan Maintenant !

Le discours du Président Obama (lire pièce jointe) sur "la situation en Afghanistan et au Pakistan" est dans la ligne directe de la politique américaine depuis le premier jour de l'invasion de l'Afghanistan en 2001. La déclaration de Rasmussen, nouveau secrétaire général de l'OTAN également. Nos ministres De Crem (Défense) et Vanackere (Affaires Etrangères) expriment déjà la « loyauté » de notre gouvernement envers l'Alliance Transatlantique et attendent les ordres.
30.000 nouveaux soldats US seront envoyés, s'ajoutant aux 34.000 engagés dans l'opération Enduring Freedom et aux 72.000 soldats rassemblés par l'ISAF et commandés par l'Otan. Il faut ajouter à ces chiffres, les 70.000 mercenaires qui constituent les diverses milices privées et les 200.000 soldats et policiers afghans censés recevoir formation et ordres de leurs cadres otaniens.   ARRETEZ L’ ESCALADE ! après l’élargissement de l’Otan, après la guerre contre
la Yougoslavie et la destruction de la Serbie, après deux guerres contre l’Irak et 8 ans de guerre en Afghanistan, il est plus que temps !
L'objectif annoncé par Obama et répété par Rasmussen, est de" finir le travail" de nettoyage de l'Afghanistan  (élargi déjà au Pakistan voisin)  - Al Qaida, Talibans, et tout opposant au gouvernement de Karzaï - pour juillet
2011. A cette date, on pourrait "commencer" un retrait des troupes. Où est la stratégie de SORTIE ?
Le gouvernement belge tout entier est engagé dans cette fuite en avant dans une nouvelle guerre non seulement injuste, mais déjà perdue. Les forces belges sont présentes en Afghanistan avec 540 militaires et 6 avions de combat F-16. Elles participent aux combats à Kandahar et à Kaboul. Elles collaborent à la formation des militaires et policiers afghans. Les budgets de
la Défense et de la Coopération sont largement sollicités pour financer la guerre otanienne.
Au lieu d’une stratégie de sortie, nous n'aurions qu'à suivre le programme Obama: Rester au moins jusqu'à la fin 2011! et poursuivre et étendre la politique de guerre sans aucune perspective de progrès, de développement économique et social, de démocratie,  pour la population afghane.
CELA SUFFIT!!
C’EST MAINTENANT, TOUT DE SUITE, QUE
LA Belgique DOIT SORTIR D’AFGHANISTAN !

 Comité Surveillance Otan
Site web : www.csotan.org


7-2   5 décembre 2009. Journée internationale des jeunes pour le retrait des troupes d’Afghanistan.

Retrait des troupes en Afghanistan

Aux jeunes et aux organisations de jeunesse du monde

Les jeunes  des Etats-Unis  refusent de tuer et de mourir  pour le pétrole  et l’empire américain

La majorité de la jeunesse a voté pour Obama parce que les jeunes veulent la fin des guerres, mais aujourd’hui l’administration Obama intensifie la guerre contre le peuple Afghan en envoyant un contingent supplémentaire de 44 000 hommes. Nous ne l’acceptons pas ! Nous refusons de laisser cet acte de barbarie s’accomplir  en notre nom !

L’escalade en Afghanistan s’inscrit dans la « guerre sans fin « menée contre les peuples du monde.

Le gouvernement américain maintient plus de 100 000 hommes en Irak, étend la guerre au Pakistan et a financé la brutale offensive Israélienne contre les Palestiniens.

De même, Obama maintient plus de 730 bases US à travers le monde et fait actuellement pression pour en établir sept autres en Colombie.

De l’occupation de Haïti aux conflits prétendument «ethniques» fomentés par l’impérialisme en Afrique   les guerres et les occupations dénient tout avenir aux jeunes du monde entier.

Cette politique bénéficie-t-elle à la jeunesse et aux travailleurs des Etats Unis ? Non ! Ces guerres ne font qu’enrichir une petite minorité de profiteurs.

Nous refusons de tuer et de mourir pour les grandes firmes capitalistes américaines !

Nous voulons de vrais emplois, un enseignement de qualité et l’accès à la culture ! Nous voulons un avenir !

Nous appelons la jeunesse et les organisations de jeunesse du monde à se joindre à nous dans une campagne internationale de la jeunesse contre la guerre. Nous proposons l’organisation d’une journée internationale contre la guerre le 5 Décembre 2009 ainsi qu’une journée de protestation internationale commune le 20 Mars 2010 - (septième anniversaire de l’invasion américaine de l’Irak) contre l’occupation de l’Afghanistan, de l’Irak, de la Palestine, de Haïti ainsi que contre la présence de bases militaires américaines à travers le monde.

Retrait immédiat des troupes américaines

et des troupes de l’OTAN !

 Somi Judit


7-3 Manlio Dinucci : Le C-130J écrasé à Pise est le « bon géant » qui approvisionne les chasseurs-bombardiers.  

« Polar » officiel pour le moment quant aux causes du désastre aérien de Pise, où sont morts lundi cinq militaires, et qui par pur hasard n’a pas provoqué de tragédie : le gigantesque avion est tombé, en soulevant d’immenses flammes, sur la ligne ferroviaire Rome-Pise-Gênes à quelques centaines de mètres d’un train qui arrivait et de quelques habitations. L’aéronautique se borne à communiquer qu’un avion de transport C-130J est tombé lors du décollage pour une mission d’entraînement.

Mais une information importante est tue.

Elle est fournie par Flight International, une des revues internationales d’aéronautique les plus autorisées : « Le Lockheed Martin C-130J de l’aviation italienne, qui s’est écrasé le 23 novembre, a été identifié comme le premier exemplaire à avoir été modifié en avion-citerne » (24 novembre 2009). L’avion a été le premier des douze C-130J à fuselage court (auquel s’ajoutent dix autres à fuselage long) livrés à l’Italie à partir de l’année 2000. Il a été ensuite reconfiguré en avion-citerne et qualifié pour l’ « approvisionnement en vol de l’hélicoptère AgustaWesland AW101 et de l’avion de combat Eurofighter de l’aéronautique italienne ».

Le C-130J a été modifié en citerne volante avec le même kit de réservoir que celui utilisé sur les C-130J des marines US. Les vols de test et d’entraînement de l’équipage ont été effectués en 2006 aux Etats-Unis. L’avion citerne, doté de réservoirs de 32.540 litres de carburant (auquel on peut en ajouter un autre de 13.600 litres), peut approvisionner en vol deux chasseurs simultanément. Le « bon géant  qui atterrit dans le désert » comme le définit Il Tirreno (24 novembre), en exaltant les « missions humanitaires » dans lesquelles il est utilisé, sert donc non seulement à transporter des troupes et du matériel dans des théâtres d’opérations guerrières lointains, mais aussi à approvisionner en vol des avions de guerre qui y sont envoyés, comme les chasseurs Tornado et AM-X déployés en Afghanistan. Le même avion-citerne, une fois au sol, peut aussi approvisionner des véhicules de combat.

L’acquisition des 22 C-130J de Lockheed Martin a donc permis aux forces armées italiennes d’être projetées rapidement dans des théâtres de guerre lointains. Cette capacité a été potentialisée par l’accord triennal de 97 millions d’euros, stipulé en 2007 (gouvernement Prodi) avec Lockheed Martin, Alenia Aeronautica et Avio, pour assurer à la flotte des C-130J de l’aéronautique italienne « un support technique logistique de plus en plus efficace ». Le rôle du transport aérien –souligne l’aéronautique dans son communiqué sur l’accident- s’est accru de façon exponentielle car « les Forces Armées ont vu, dans l’utilisation hors des frontières nationales, la projection naturelle de leur mission au service de la défense et de la sécurité, en protection des valeurs de progrès civil et de libre circulation des idées et des individus qu’une nation démocratique et pacifique comme l’Italie est constamment employée à défendre ». On trouve sur la même tonalité l’administration communale de centre-gauche de Pise. Le maire adjoint et conseiller à la protection civile, Paolo Ghezzi, a déclaré que, même si « l‘événement a eu un impact émotionnel fracassant, il nous a trouvés préparés ». La Municipalité de Pise avait de fait déjà décidé d’effectuer au début de l’année 2010 un exercice de protection civile sur un éventuel désastre aérien. La réalité l’a précédé. La Municipalité, donc, ne s’apprête pas à empêcher que les C-130J et autres avions ne survolent la ville à basse altitude, mais à évacuer les blessés et ramasser les morts si un « bon géant » chargé de carburant s’écrasait sur Pise.

Manlio Dinucci

Edition de jeudi 26 novembre 209 de il manifesto
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio 

Commentaire et post-scriptum de la traductrice:

Cet accident n'est pas un fait divers italien. "Nous" sommes aussi engagés dans cette mission civilisatrice, démocratique et pacifique en Afghanistan

(voir tous les jours ou presque les reportages choc dans les journaux télévisés sur le bien-fondé humanitaire de cette mission).

m-a

post-scriptum : en Italie, l'expression "il gigante buono" (le "bon géant") évoque encore le surnom donné à Primo Carnera, champion du monde de boxe (poids lourds) en 1933 : géant (2m 08) largement exploité et utilisé par le régime fasciste. Battu ensuite (et jeté alors par le régime), il ne s'était jamais remis, moralement, de la mort d'un adversaire dans un combat dont on a dit qu'il avait été "arrangé". 

Il se trouve que c'était un cousin de ma mère, natif du même village, dans le Frioul. Dans la famille (et dans son village) la gentillesse de Primo était légendaire (et fondée). Nature ingrate pour un homme qui avait commencé à "gagner sa vie" comme curiosité qu'on exhibait dans les foires et qu'un manager a ensuite exploité comme boxeur.

Qualifier l'avion dont parle Manlio de "gigante buono" donne une idée du ridicule des administrations et médias italiens (droite, centre-gauche etc.) pour faire passer la pilule de leurs massacres potentiels et réels en cours en Afghanistan et, accidentellement, jusqu'au cœur de l'Italie.

L'"histoire," de Primo Carnera "celle d'un homme simple qui a souffert de la faim et de l'exil" est racontée par le romancier Philippe Fusaro, dans le livre : Le colosse d'argile, publié par Pierre-Jean Balzan à La Fosse aux ours (2003).



Pièce Jointe

Allocution du président Barack Obama à la nation.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

Le 1er décembre 2009

La stratégie d'avenir en Afghanistan et au Pakistan

(Eisenhower Hall Theatre  L'Académie militaire des États-Unis à West Point -West Point, New York )

Bonsoir. Élèves-officiers, hommes et femmes qui servez sous nos drapeaux, chers concitoyens : je veux évoquer avec vous ce soir notre action en Afghanistan - la nature de notre engagement dans ce pays, la portée de nos intérêts et la stratégie que va poursuivre mon gouvernement pour amener cette guerre à son terme. C'est pour moi un honneur extraordinaire que d'être ici, à West Point, où tant d'hommes et de femmes se sont préparés en vue de défendre notre sécurité et de faire honneur à ce que notre pays représente de meilleur.

Pour traiter ces questions capitales, il est important de se rappeler les raisons qui ont poussé les États-Unis et leurs alliés à mener une guerre en Afghanistan. Ce n'est pas un combat que nous avons recherché. Le 11 septembre 2001, dix-neuf pirates de l'air ont détourné quatre avions dont ils se sont servis pour massacrer près de trois mille personnes. Ils ont frappé le centre névralgique de notre pouvoir militaire et économique. Ils ont ôté la vie à des innocents, hommes, femmes et enfants, sans égard pour leur religion, leur race ou leur condition sociale. Sans l'héroïsme des passagers à bord de l'un de ces avions, ils auraient pu aussi frapper l'un des grands symboles de notre démocratie à Washington et faire encore beaucoup plus de victimes.

Ces hommes, nous le savons, faisaient partie d'Al-Qaïda, ce groupe d'extrémistes qui dénaturent et souillent l'islam, l'une des grandes religions du monde, pour justifier le massacre d'innocents. Al-Qaïda avait sa base d'opérations en Afghanistan, placée sous la protection des talibans - mouvement impitoyable, répressif et radical qui avait pris le pouvoir dans ce pays ravagé par des années d'occupation soviétique et de guerre civile et après que l'Amérique et ses amis avaient tourné ailleurs leur regard.

Dans les jours qui suivirent le 11 septembre, le Congrès autorisa l'usage de la force contre Al-Qaïda et ceux qui leur donnaient asile - cette autorisation se prolonge aujourd'hui encore. Le Sénat avait voté en ce sens par 98 voix contre 0. La Chambre s'était prononcée pour par 420 voix contre 1. Pour la première fois depuis le début de son existence, l'Organisation du Traité de

l'Atlantique-Nord invoqua l'article 5, selon lequel une attaque armée contre l'une des parties à l'accord est considérée comme une attaque dirigée contre toutes ses parties. Le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies entérina le recours à toutes les mesures nécessaires pour riposter aux attentats du 11 septembre. L'Amérique, ses alliés et le monde ne faisaient qu'un pour détruire le réseau terroriste d'Al-Qaïda et pour protéger notre sécurité commune.

Sous la bannière de cette unité nationale et de cette légitimité internationale - et seulement après que les talibans eurent refusé de livrer Oussama ben Laden - nous avons déployé nos soldats en Afghanistan. En l'espace de quelques mois, Al-Qaïda était dispersé et un grand nombre de ses militants tués. Les talibans étaient chassés du pouvoir et mis à genoux. Lors d'une conférence convoquée par l'ONU, un gouvernement provisoire fut établi et confié au président Hamid Karzaï. Et une Force internationale d'assistance à la sécurité fut mise en place en vue d'apporter une paix durable à ce pays déchiré par la guerre.

Puis, début 2003, il fut décidé de faire une deuxième guerre, en Irak. La nature déchirante du débat sur la question de la guerre en Irak est bien connue et il n'est pas utile d'y revenir ici. Qu'il suffise de dire qu'au cours des six années qui suivirent, la guerre en Irak accapara la plus grande partie de nos effectifs militaires, de nos ressources, de notre diplomatie et de notre attention nationale - et la décision d'aller en Irak provoqua des failles substantielles entre l'Amérique et une bonne part du reste du monde.

Aujourd'hui, après avoir engagé des coûts extraordinaires, nous mettons fin à la guerre en Irak de façon responsable. Nous allons retirer nos brigades de combat d'ici à la fin de l'été prochain, et tous nos soldats avant la fin de 2011. Le fait que nous agissons de la sorte prouve le caractère de nos hommes et de nos femmes en uniforme. Grâce à leur courage, à leur acharnement et à leur persévérance, nous avons donné aux Irakiens la possibilité de forger leur avenir, et nous laissons le peuple irakien prendre son pays en mains.

Mais tandis que nous avons atteint ces jalons au prix de durs efforts, la situation s'est détériorée en Afghanistan. Après avoir réussi à franchir la frontière et à s'installer au Pakistan en 2001 et en 2002, les dirigeants d'Al-Qaïda ont trouvé un havre dans ce pays. Bien qu'élu légitimement par le peuple afghan, le gouvernement a été entravé par la corruption, le commerce des stupéfiants, le sous-développement de l'économie et l'insuffisance des forces de sécurité. Au cours des dernières années, les talibans ont fait cause commune avec Al-Qaïda. Ils cherchent tous deux à renverser le gouvernement afghan. Peu à peu, les talibans ont commencé à prendre le contrôle de nouvelles portions du territoire afghan, en même temps qu'ils commettent des actes toujours plus téméraires et dévastateurs de terrorisme contre le peuple pakistanais.

Tout au long de cette période, nos effectifs en Afghanistan ont représenté une petite fraction seulement de ceux qui étaient déployés en Irak. Lors de mon entrée en fonctions, seuls un peu plus de 32.000 Américains servaient sous les drapeaux en Afghanistan, contre 160.000 en Irak au plus fort de la guerre. Les commandants en Afghanistan ne cessaient de réclamer des

renforts pour contrer le retour des talibans, mais ces renforts ne sont pas arrivés. C'est pourquoi, peu après mon entrée en fonctions, j'ai approuvé l'envoi de renforts qui étaient demandés de longue date. Après avoir consulté nos alliés, j'ai annoncé une stratégie qui tient compte du lien fondamental entre notre effort de guerre en Afghanistan et les havres extrémistes au Pakistan. J'ai fixé un objectif restreint qui consiste à « déstabiliser, démanteler et vaincre Al-Qaïda et ses alliés extrémistes » et je me suis engagé à mieux coordonner nos démarches militaires et civiles.

Depuis, nous avons fait des progrès sur certains objectifs importants. De hauts responsables talibans et d'Al-Qaïda ont été supprimés et nous avons intensifié la pression sur Al-Qaïda dans le monde entier. Au Pakistan, l'armée pakistanaise a lancé sa plus grande offensive depuis bien des années. En Afghanistan, avec nos alliés, nous avons empêché les talibans de bloquer une élection présidentielle, et cette élection - bien qu'entachée de fraude - a produit un gouvernement compatible avec les lois et la constitution du pays.

Pour autant, des défis considérables demeurent. L'Afghanistan n'est pas une cause perdue, mais depuis plusieurs années ce pays fait marche arrière. Il n'y a pas de danger imminent que le gouvernement soit renversé, mais les talibans ont pris de l'élan. Al-Qaïda n'a pas aujourd'hui en Afghanistan les effectifs qui étaient les siens avant le 11 septembre, mais il a conservé ses lieux sûrs le long de la frontière. Nos forces ne disposent pas de tout l'appui dont elles ont besoin pour entraîner les forces afghanes de sécurité, agir en partenaires avec elles et mieux sécuriser la population. Notre nouveau commandant en Afghanistan, le général McChrystal, nous a fait savoir que la situation est plus grave qu'il ne le pensait en matière de sécurité. Bref, le statu quo ne peut pas durer.

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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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