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13/12/2009

n°463 - Journal d'Irak - 21-11 au 12-12-09 - : Suite - : Pour l'armée américaine, la guerre est un jeu.


n°463 -  Journal d'Irak - 21-11 au 12-12-09 - : Suite  - : Pour l'armée américaine, la guerre est un jeu.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°463                 du 21/11                   au 12/12/09

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

4 Libération du territoire

Détails.


Les grandes manœuvres

Garda World a obtenu un contrat d'une valeur de plus de 100 millions de dollars US.

La Corporation de Sécurité Garda World annonce que sa filiale Garda World a obtenu un contrat d'une durée de trois ans et d'une valeur de plus de 100 millions de dollars américains. Garda fournira des services de sécurité à l'ambassade britannique de Bagdad en Irak ainsi qu'aux bureaux de l'ambassade à Bassorah dans le sud du pays.

Le contrat inclut la fourniture de services de sécurité physique pour les bureaux de l'ambassade ainsi que des services de protection pour les diplomates qui doivent voyager dans le pays.

Garda emploie 45 000 personnes dans 140 pays. Ses revenus se sont élevés à 1,1 milliard pour l'année financière terminée le 31 janvier 2009.

Les résultats du troisième trimestre de l'année financière 2010 seront publiés jeudi.

L'action de Garda était en hausse de 8 % à 9,86 $ en fin de matinée mardi.

8/12

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2009/12/08/010-Garda.shtml


c) Sur le terrain

Un système de surveillance sera installé aux frontières avec l'Iran et la Syrie

L'Irak a acheté un système de vidéo surveillance aux Etats-Unis d'une valeur de 49 millions de dollars pour empêcher l'infiltration d'résistants et les contrebandes d'armes à ses frontières avec la Syrie et l'Iran, a annoncé vendredi l'armée américaine dans un communiqué.
"Quand ce système deviendra opérationnel en juin 2010, la police des frontières irakienne surveillera 286 kilomètres de frontière avec la Syrie et 402 kilomètres avec l'Iran", a indiqué l'armée dans un communiqué. En achetant ce système de surveillance, l'Irak "a franchi une étape cruciale dans la protection de ses frontières contre des menaces extérieures", a affirmé le général américain Michael Barbero cité dans le communiqué.
Des caméras et des capteurs infrarouges seront installés aux frontières et permettront, selon l'armée américaine, de détecter d'éventuelles infiltrations. Mais ce système ne devrait approximativement couvrir que la moitié de la frontière avec la Syrie, longue de 605 km, et à peine un quart de celle avec l'Iran qui s'étend sur 1.460 km.
La Syrie est régulièrement accusée par les Etats-Unis et l'Irak de ne pas contrôler sa frontière et de laisser passer des résistants sunnites, voire de faciliter leur passage, chez son voisin où ils commettent des attentats. L'Iran a été souvent accusé par Washington de soutenir des groupes chiites extrémistes, appelés "les groupes spéciaux", et de leur fournir des armes transitant par la frontière. (belga/cb)

04/12/09 15h15

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1037908/2009/12/04/L-Irak-installe-un-systeme-de-surveillance-a-ses-frontieres.dhtml

http://www.lorientlejour.com/category/International/article/639891/Breves_regionales.html


d) Finances

Irak: Nouvel appel d'offres pour redevenir un grand producteur de brut.

EXXONMOBIL

CHEVRON

BP

TOTAL

OCCIDENTAL PETROLEUM

ENI

Les majors internationaux des 44 compagnies sélectionnées par le ministère du Pétrole se retrouvent vendredi et samedi à Bagdad pour participer à un appel d'offres visant à attribuer dix champs pétroliers en jachère et dont l'exploitation devrait à terme faire de l'Irak l'égal des plus grands producteurs de brut au monde.

L'offre est alléchante et la concurrence serrée.

Les réserves mises en jeu s'élèvent au total à 41,2 milliards de barils, dont deux champs gigantesques du sud, ceux de Qourna-Ouest 2 et Majnoun, qui recèlent respectivement 12,8 et 12,5 milliards de barils. Les autres sont situés dans les régions de Bagdad, près de la frontière avec l'Iran et dans le nord. Ils n'ont jamais ou presque été exploités.

Ces enchères "ont une énorme importance car elles peuvent permettre d'accroître substantiellement la capacité de production" irakiennes, affirme à l'AFP Alex Munton, analyste de la société Wood Mackenzie.

"Il s'agit de champs parmi les plus importants au monde et de telles opportunités n'existent pas ailleurs", assure-t-il.

Pour lui, le dilemme pour un pétrolier se résume ainsi: "Ce pays représente la femme de ses rêves. Mais les noces vont lui coûter très cher et il devra gérer les relations douteuses de la mariée. Alors il doit choisir".

Dans la course figurent sept compagnies américaines comme ExxonMobil ou Chevron, six japonaises, quatre russes et britanniques comme BP ou Shell, trois chinoises, deux indiennes et italiennes, ainsi que le français Total qui espère obtenir le champ de Majnoun.

"La compétition sera rude car les grandes compagnies ont réalisé que c'est leur dernière chance de prendre pied dans le pays", assure l'experte Rouba Husari, fondatrice du site www.iraqoilforum.com.

Les enveloppes seront ouvertes publiquement et pour l'emporter, les compagnies devront faire les meilleures propositions sur l'accroissement de la production et les plus basses pour leur rémunération. L'Irak refuse un partage des profits et n'accepte de conclure que des contrats de service.

"Les appels d'offres de juin ont prouvé que l'Irak est ouvert aux affaires mais à ses conditions. Le fait que le pays a désespèrement besoin de l'aide étrangère ne signifie pas qu'il est prêt à tout céder", assure Mme Husari.

Fin juin, l'Irak avait lancé un appel d'offres, le premier depuis la nationalisation du pétrole irakien en 1975, pour six champs pétrolifères et deux champs gaziers.

Seul celui de Roumaïla, qui recèle avec 17,7 milliards de barils les plus grandes réserves de pétrole du pays, avait alors trouvé preneur avec la compagnie britannique BP Exploration Operating Company et la société chinoise CNPC, pour 2 dollars par baril.

En novembre, deux autres compagnies ont signé des accords préliminaires. Le consortium composé d'ENI (40%), de l'américain Occidental Petroleum et du sud-coréen Korea Gaz, a aussi accepté d'être rémunéré 2 dollars par baril pour l'exploitation de Zoubair (sud), aux réserves de quatre milliards de barils. La production doit être portée à 1,13 million de barils/jour (mbj) en 2016, selon ENI.

ExxonMobil, allié à la compagnie anglo-néerlandaise Shell, a également obtenu l'exploitation du deuxième plus grand champ pétrolier, Qourna-Ouest 1, aux réserves estimées à 8,5 milliards de barils. Le consortium s'est engagé a faire passer la production à 2,325 mbj d'ici six ans et d'être rémunéré 1,9 dollar par baril supplémentaire à la production actuelle.

Dans six ans, l'Irak espère porter sa production à 7 mbj, contre 2 mbj actuellement, ce qui en ferait le principal rival de l'Arabie Saoudite.

L'Irak possède les troisièmes réserves au monde avec 115 milliards de barils, derrière l'Arabie saoudite et l'Iran.

10 décembre 2009 09h45)

http://www.romandie.com/ats/news/091210084551.vb43yo30.asp

 

Irak: les champs pétroliers ouverts à l'appel d'offres.

Liste des dix champs pétroliers concernés par l'appel d'offres du 11 et 12 décembre à Bagdad.

Les réserves totales de pétrole s'élèvent à 41,2 milliards de barils.

CHAMPS PETROLIERS PRODUCTION ACTUELLE RESERVES (milliards de barils)

Qourna-ouest 2 (sud) 12,8

Majnoun (sud) 45.900 b/j 12,5

Bagdad-est 10.300 b/j 8,10

Halfaya (sud) 3.100 b/j 4,09

Garraf (centre) 0,86

Najmah (nord) 0,85

Qaiyarah (nord) 0,80

Middle Furat (centre) 0,54

Eastern Fields (est) 0,36

Badra (est) 0,10

(Source: ministère du Pétrole)

 AFP /

10 décembre

http://www.romandie.com/ats/news/091210085744.x1c0h82i.asp


Irak: liste des sociétés en lice pour l'exploitation des champs pétroliers.

 Au total, 44 compagnies sont en lice dans l'appel d'offres des 11 et 12 décembre à Bagdad pour exploiter dix champs pétroliers géants en Irak.  
 Les compagnies américaines sont les plus nombreuses (7) suivies des japonaises (6), des russes (4) et chinoises (3). 
  1/  Anadarko Petroleum Corporation                      USA  
    2/  BG Group                                                            GB   
    3/  BHP Billiton Petroleum Pty Ltd.                    Australie 
    4/  BP Exploration Operating Company                    GB 
    5/  Cairn Energy                                                       GB 
    6/  Chevron Corporation                                          USA 
    7/  CNOOC Limited                                                Chine 
    8/  CNPC International Ltd.                                    Chine 
    9/  ConocoPhillips                                                  USA 
    10/ Edison SpA                                                      Italie 
    11/ Eni Medio Oriente SpA                                Italie 
    12/ ExxonMobil Iraq Ltd.                                    USA 
    13/ Hess Corporation                                         USA 
    14/ INPEX Corporation                                     Japon 
    15/ Japex (Japan Petroleum Exploration Co., Ltd.)       Japon 
    16/ JSC Gazprom Neft                                    Russie 
    17/ JSC Lukoil                                                Russie 
    18/ JOGMEC (Japan Oil, Gas and Metals National Corp.)   Japon 
    19/ KazMunaiGas Exploration Production       Kazakhstan 
    20/ Korea Gas Corporation (Kogas)                Corée du Sud 
    21/ Maersk Olie og Gas AS                              Danemark 
    22/ Marathon International Petroleum Turquesa Limited   USA 
    23/ Mitsubishi Oil Co. Ltd.                                  Japon 
    24/ Mitsui Oil Exploration Co. Ltd.                     Japon 
    25/ Nexen Inc.                                                   Canada 
    26/ Nippon Oil Corporation                               Japon 
    27/ Occidental Petroleum Corporation              USA 
    28/ Oil India                                                       Inde 
    29/ ONGC Videsh Limited                                 Inde 
    30/ Pakistan Petroleum Ltd.                             Pakistan 
    31/ PETRONAS Carigali Sdn Bhd                   Malaisie 
    32/ PT Pertamina (Persero)                              Indonésie 
    33/ Repsol Exploracion SA                               Espagne 
    34/ Rosneft                                                      Russie 
    35/ Shell                                                          GB/Pays-Bas 
    36/ Sinochem Corporation                               Chine 
    37/ Sonangol                                                   Angola 
    38/ StatoilHydro                                              ASA Norvège 
    39/ OAO Tatneft                                              Russie 
    40/ Total SA                                                   France 
    41/ Turkish Petroleum Corporation (TPAO)   Turquie 
    42/ Vietnam National Oil and Gas Group (PetroVietnam)   Vietnam 
    43/ Wintershall                                         Allemagne 
    44/ Woodside Petroleum Ltd.                   Australie 
 BG GROUP  
 BP 
 CAIRN ENERGY 
 CNOOC 
 CONOCOPHILLIPS 
 EDISON 
 ENI 
 GAZPROM 
 MITSUBISHI CORPORATION 
 MITSUI AND CO 
 Rosneft 
 TOTAL 
 AFP  
 10 décembre  
 http://www.romandie.com/ats/news/091210084701.he063o12.asp 
    

  
 Le consortium Lukoil-Statoil remporte le champ Qourna-ouest 2.  

Le consortium composé du russe Lukoil et du norvégien StatoilHydro a remporté l'exploitation du champ pétrolifère géant de Qourna-ouest 2, dans le sud de l'Irak, a annoncé samedi à Bagdad le ministre du Pétrole Hussein Chahristani.

Le chef de file Lukoil (85%) et le norvégien StatoilHydro (15%) ont proposé d'être rémunérés 1,15 dollar par baril et de produire 1,8 million de barils par jour.

"Nous annonçons que Lukoil a remporté le contrat pour développer le champ de Qourna-ouest 2 et nous allons signer avec lui un contrat préliminaire", a affirmé M. Chahristani.

Qourna-ouest 2, le plus important des champs pétrolifères mis aux enchères vendredi et samedi, recèle 12,8 milliards de barils.

Ce cartel russo-norvégien l'a emporté sur le français Total, le consortium composé du malaisien Petronas, de l'indonesien et du vietnamien PetroVietnam, et sur la coalition britannique BP et le chinois CNPC.

Par ailleurs, le champ de Garraf (centre) qui recèle 863 millions de barils, a été attribué au consortium composé du malaisien Petronas (60%) et du japonais Japex (40%) qui a proposé d'être rétribué pour ses services 1,49 dollar et de produire 230.000 b/j.

Ils ont pris l'avantage sur la coalition composée par le turc TPAO (60%) et l'Indien (40%), l'alliance de KazMunaiGas (Kazakhstan), du Kogas (Corée), de l'italien Edison et de l'indonésien Pertamina qui se présentait seul.

 (AFP /

12 décembre 

http://www.romandie.com/ats/news/091212075423.h7wn0bzd.asp

    

  
 Politique intérieure & extérieure 

Reprise des exportations de pétrole vers la Turquie

Les exportations de pétrole irakien ont repris samedi vers le port turc de Ceyhan après avoir été interrompues pendant une semaine en raison d'un sabotage, a affirmé à l'AFP le porte-parole du ministère du Pétrole Assem Jihad.

"Les exportations ont repris à 14H30 (11H30 GMT) par l'oléoduc du nord", a affirmé le porte-parole. "Les réparations ont été plus rapides que prévues. Nous nous attendions à ce qu'elles soient plus lentes, notamment en raison de la fête d'Aïd al-Adha", a-t-il ajouté.

L'oléoduc avait été saboté près de la ville de Charqat, à 110 à l'ouest de la ville de Kirkouk (nord). Il s'agissait du troisième sabotage de cet oléoduc en deux mois.

Selon le ministère du Pétrole, les attaques menées par les résistants ont fait baisser les exportations de 4% en octobre par rapport au mois précédent, mais les revenus se sont accrus en raison de la montée des prix.

En octobre, l'Irak a exporté 1,87 million de barils par jour ce qui a rapporté 4,18 milliards de dollars pour un baril à 71,94 dollars.

En septembre, les exportations avaient atteint 1,95 million de b/j et avaient rapporté 3,87 milliards de dollars pour un prix moyen de 66,05 dollars le baril.

Le quart des exportations de l'Irak passe par le nord du pays.

29 novembre

http://www.romandie.com/ats/news/091129111354.qsxvutsn.asp


Prisons, exactions & torture

24-11

Depuis le début du mois, dans plusieurs procès, dix inculpés ont été condamnés à mort pour l'assassinat de 70 personnes ces dernières années, a affirmé un responsable de l'administration pénitentaire de la province de Diyala, au nord-est de Bagdad.
Selon lui, "dans les prisons du gouvernorat (de Diyala) sont incarcérés 150 prisonniers, dont 80 sont soupçonnés de meurtres". Ils appartiennent à différents groupes de résistants.
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=112687&language=fr



b) Les occupants 

1) Usa

Obama

Obama: de moins en moins populaire.

La cote de popularité d’Obama continue de baisser, selon un sondage publié mercredi.

Les Américains sont 46% à approuver l'action de leur président, contre 44% qui la désapprouvent, selon ce sondage de l'université Quinnipiac.

La cote de popularité de M. Obama était passée sous la barre des 50% dans un précédent sondage Quinnipiac diffusé le 18 novembre, avec 48% d'opinions favorables.

«Il est évident que cette nouvelle détérioration est le résultat du mécontentement (des sondés) concernant les questions de politique intérieures», selon Peter Brown, de l'institut de sondage de l'université.

Le sondage a été réalisé du 1er au 6 décembre auprès de 2 313 personnes inscrites sur les listes électorales, avec une marge d'erreur de plus ou moins 1 point.

Agence France-Presse

 09 décembre 2009

http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/200912/09/01-929337-obama-de-moins-en-moins-populaire.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention


Extension des guerres ?

08-12

Vu le regain des attaques, le commandant des troupes américaines en Irak, Ray Odierno, a souligné qu'il pourrait demander à Washington de retarder le retrait progressif des troupes si la situation le nécessitait.

Les troupes de combat doivent avoir quitté l'Irak d'ici août 2010, un prélude au désengagement total fin 2011. Quelque 115 000 soldats américains sont actuellement déployés en Irak.

Agence France-Presse

 

Robert Gates à Bagdad

Gates est arrivé jeudi à Bagdad pour une visite surprise au cours de laquelle il doit rencontrer les dirigeants irakiens et des commandants américains.

Selon le porte-parole du Pentagone Geoff Morrell, "cette visite fait partie des engagements (du responsable américain) auprès des autorités irakiennes et des forces (américaines) là-bas".

M. Gates devrait rencontrer plus tard dans l'après-midi le président irakien Jalal Talabani et M. Maliki, puis en soirée des commandants des troupes américaines, a précisé M. Morrell dans l'avion emmenant le secrétaire à la Defense en Irak.

Après les attentats de mardi, M. Gates affirmera à ses interlocuteurs que l'armée américaine est prête "à leur offrir toute assistance" pour gérer la situation après ces attaques.

Interrogé sur l'impact de ces attentats revendiqués par le réseau Al-Qaïda sur les projets de retrait américain, le porte-parole du Pentagone a répondu: "le général Ray Odierno (commandant des troupes américaines en Irak) ne croit pas que (ces attentats) auront un impact sur les plans de retrait".

Pour le porte-parole, les attentats de Bagdad "sont une tentative désespérée de tenter de déstabiliser le gouvernement en Irak" et de relancer les violences confessionnelles. Mais "je ne pense pas que quiconque croit que cela sera un succès", a-t-il ajouté.

AFP

10 décembre

http://www.romandie.com/ats/news/091210114339.tdyq8f05.asp


Politique intérieure & extérieure

Conférence de presse commune Obama-Erdogan à Washington

Le Président Obama, et le Premier ministre turc, Recep Tayyeb Erdogan, ont fait état de l'engagement réciproque de leurs pays dans la lutte contre le 'terrorisme.'

 Il semble, cependant, que les deux dirigeants aient des points de vue différents en ce qui concerne la définition du terrorisme et l'efficacité des moyens de lutte contre les organisations de resistance kurde.
Au cours d'une conférence de presse commune, à Washington, Erdogan a insisté sur l'importance qu'accorde Ankara à la lutte contre les terroristes du PKK,

tandis qu’ Obama mettait l'accent sur le danger du réseau Al-Qaïda.

En ce qui concerne le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), le Premier ministre turc a rappelé l'accord du 5 novembre 2007 entre les Etats-Unis et la Turquie, pour lutter, conjointement, contre les éléments du PKK, en tant qu'ennemis communs des Etats-Unis, de la Turquie et de l'Irak.
Il a reproché, ensuite, à la Maison Blanche de ne pas avoir réalisé ses promesses, dans ce domaine.

http://french.irib

9 Décembre

http://www.alterinfo.net/La-conference-de-presse-commune-...


Prisons, exactions & torture

Steven Dale Green reconnu coupable du viol et du meurtre d'une adolescente irakienne

L'ancien soldat américain reconnu coupable de viol et de meurtre a été condamné jeudi à la prison à perpétuité par un tribunal du Kentucky.
Ses avocats n'ont jamais nié son implication dans cette affaire, mais ils ont insisté sur le fait qu'il avait dû faire face à des conditions de stress exceptionnelles alors qu'il servait dans une zone de combat appelée le "Triangle de la mort" en Irak, au sein d'une unité qui avait subi de lourdes pertes et qui manquait d'un leadership suffisant.
Steven Dale Green, 24 ans, originaire du Texas, a échappé à la peine de mort, les jurés n'ayant pas réussi à se mettre d'accord sur une peine.
En mars 2006, après avoir joué aux cartes pendant un après-midi, parlé de sexe et avoir bu du whisky, Steven Dale Green et trois autres soldats s'étaient rendus au domicile d'Abeer Qassim al-Janabi, une adolescente de 14 ans vivant près de Mahmoudiya, une ville située à une trentaine de kilomètres au sud de Bagdad.
Green avait tiré et tué la mère de l'adolescente, ainsi que son père et sa soeur, avant d'être le troisième soldat à violer la jeune fille, et de lui tirer une balle dans la tête. Son corps avait ensuite été brûlé.
Les jurés fédéraux qui ont reconnu coupable Green de viol et de meurtres ont délibéré pendant plus de deux jours pour savoir s'ils le condamnaient à mort ou à la prison à perpétuité. Comme ils ne pouvaient pas se mettre d'accord à l'unanimité sur une peine, le verdict a été la perpétuité.
A Bagdad, des Irakiens ont affirmé qu'ils étaient choqués et déçus que Green n'ait pas été condamné à mort.
"Est-ce que le sang et l'honneur des Irakiens valent si peu, pour qu'une famille puisse être massacrée, une fille violée et tuée, et que le verdict soit la prison à perpétuité?", s'est interrogé Tariq Daoud, 55 ans.
Haidar Kadom, un enseignant de 31 ans, a qualifié pour sa part le verdict de "moquerie des droits irakiens". "Si un Irakien faisait la même chose à une militaire américaine, il serait considéré comme un terroriste et serait condamné à mort", a-t-il assuré.

AP
Env

Le camp de concentration américain de Bucca en Irak!!

Camp Bucca…

Pour les journalistes américains, il s’agissait de cette prison idéale où le Pentagone «tournait le dos à 180º à Abou Ghraib».

Lorsque ce site a été contraint de fermer ses portes le 17 septembre dernier, l’événement a reçu peu d’écho.

Et pourtant: grâce au témoignage d’un contractant extérieur qui y a travaillé de manière régulière durant des années, nous sommes en mesure de révéler qu’il s’agit, dans l’histoire contemporaine, du plus vaste centre de rétention géré par l’armée américaine.

Sans jugement, sans avocat, sans même un mandat d’arrêt, quelque 2000 à 3000 personnes y étaient retenues en 2005.

Elles étaient 9000 début 2006. Et début 2008, un record de 28 000 personnes y a été atteint: un authentique camp de concentration, au plein sens du terme.

Explication: en 2005-2006, face à la flambée des violences – et bien que l’Irak ne compte que 31,2 millions d’habitants – le Pentagone s’est lancé dans une campagne d’arrestations massives. Pas des résistants: des suspects, dénoncés à la suite d’un litige foncier ou d’une simple dispute. Au plus fort de cette campagne, les forces américaines ont détenu jusqu’à 60000 personnes dans le pays, alors que les forces irakiennes n’en détenaient de leur côté que 40000. Soit 100000 prisonniers, un chiffre aujourd’hui ramené à environ 60000.

C’est alors qu’un centre de détention autrefois mineur, Camp Freddy, situé en plein désert près de la ville d’Um Qasr, presque sur la ligne frontière du Koweït, a pris toute son importance. Lorsqu’ils s’en étaient emparés, en avril 2003, les Américains l’avaient rebaptisé «Camp Bucca», du nom de ce pompier new-yorkais tué dans l’effondrement des tours du World Trade Center. En plein territoire chiite, entouré d’un désert qui éteignait tout projet d’évasion, une population à 80% sunnite s’est retrouvée logée sous tentes, en conteneurs maritimes, puis en conteneurs de chantier, au petit bonheur selon les développements successifs et un rien anarchiques du camp. «Ici, la température atteint les 60º centigrades en été, – 10ºC en hiver, note notre source. Tous les prisonniers étaient habillés d’un jaune criard, un jaune canari: chaque homme – il n’y a pas une seule femme prisonnière – recevait pantoufles, couverture, tee-shirt jaune. A première vue, un traitement correct. Sauf lorsqu’on est 28000, et que tout est forcément plus difficile. La santé? Il y a un hôpital, avec la possibilité de petite chirurgie, de la dentisterie, et 15lits pour accueillir les patients. Mais lorsqu’on est 28000, vous imaginez les retards…»

Pourtant, ce ne sont pas les conditions matérielles qui angoissent le plus ces internés: c’est le futur. Que fait l’épouse, la famille? Comment survivent-ils?

«En principe, il n’y a pas d’interrogatoire à Camp Bucca, dit notre interlocuteur. En principe. Car on enferme pour deux raisons: soit pour supprimer un risque, soit pour obtenir du renseignement. Pour le renseignement, l’armée a compris que la violence n’est pas productive. Mais on mélange «par fausse inadvertance» un chiite de l’armée du Mahdi avec un wahhabite sunnite, histoire de provoquer un clash et des dénonciations. Le chantage et la menace sont également utilisés. Ne fût-ce que la menace de ne jamais sortir de ce «trou noir» juridique.»

Et pour sortir, pas de mystère: il faut se plier à des sessions de rééducation dignes du Nord-Vietnam: «L’idée est que les personnes peuvent être rééduquées. Les Américains ont ainsi mis en place des cours de peinture, où les motifs dépeignent la concorde entre Américains et Irakiens. Il y a aussi, avec l’accord de certains mollahs locaux, des groupes de relecture du Coran. Avec des mollahs approuvés par les Américains, bien sûr. Un certain nombre de cours de «rééducation» sont donnés. Si l’interné accepte, c’est un point en plus dans son dossier. L’armée le nie, mais c’est pris en compte: comme à Guantanamo, tous les dossiers sont revus par des commissions militaires (environ six personnes dont un traducteur), et le comportement du prisonnier est inscrit dans ce dossier.»

Tous les internés ne sont pas égaux: ils sont triés en trois niveaux de dangerosité. «Pour les hauts risques», ceux qu’ils appellent les «salafistes», soit 700 à 800 détenus, a été constitué un «quartier rouge». Ceux-là vivent par groupes de 10 à 15, logés à chaque fois dans deux conteneurs maritimes de 40 pieds (12 mètres) mis côte à côte, soudés l’un à l’autre et dans lesquels ont été ouvertes à la meule des fenêtres et aérations. Les soldats meulent aussi la cloison intérieure, pour former un seul espace. En gros, l’équivalent d’un conteneur permet aux 10 à 15prisonniers de dormir, l’autre conteneur abritant une arrivée d’eau avec lavabo et, derrière un rideau, un WC à la turque. Et c’est là-dedans que certains ont vécu plus de quatre ans, ne pouvant en sortir qu’une heure par jour…»

Petit calcul: en dimensions intérieures, un conteneur maritime fait 12,04 mètres sur 2,33 mètres. Quinze détenus se partagent donc 56,1 m², soit un espace moindre (3,74m²) que les 4,46 m² de Camp Echo, à Guantanamo. A titre de comparaison, l’ACA, l’Association pénitentiaire américaine, estime qu’un détenu a toujours droit – au minimum – à 7,43 m².

En revanche, l’unique heure quotidienne de promenade respecte – au cordeau – les règles standards minimales confirmées en mai 1977 par les Nations unies. «Mais, remarque notre source, ils sortent dans un espace clos avec double grillage et barbelés. Pour chaque logement de ce «quartier rouge», il y a une zone tampon, un mirador, un poste de garde avec deux ou trois hommes et, s’il faut intervenir en cas de désordre, une force d’intervention à disposition.»

Question: en septembre dernier, pourquoi avoir subitement fermé ce camp et relâché des milliers d’hommes qui en garderont un souvenir rageur? Parce que l’accord sur le statut des forces (Sofa) conclu entre Bagdad et Washington stipulait qu’à partir du 1er janvier 2009, les détentions devaient être justifiées par un mandat d’arrêt. Donc par un juge. Au strict minimum, il fallait ouvrir une information judiciaire. Dès lors, Camp Bucca était condamné. Ultime vacherie: ceux qui, à ce moment, ont pu être inculpés n’ont pas vu leurs années d’internement assimilées à de la détention préventive. Ils étaient tombés dans un trou noir, tout simplement.

Alain Lallemand, pour Le Temps (Suisse)

9 novembre 2009...04:33

http://tunisitri.wordpress.com/2009/11/09/les-camps-de-concentration-americains-en-irak/


Un centre d'équitation en Lituanie transformé en prison par la CIA

19/11/2009  

Un centre d'équitation lituanien a servi de prison à la CIA qui y interrogeait en secret sur le sol européen des suspects d'Al-Qaïda, a rapporté ABC News, citant des responsables du gouvernement de Vilnius et un ex-responsable du renseignement américain.
 Jusqu'à huit personnes suspectées d'appartenir à Al-Qaïda ont été interrogées en même temps dans ce centre équestre situé près de la capitale Vilnius, a indiqué cette chaine de télévision américaine qui n'identifie pas ces responsables.
 La CIA avait à cet effet fait aménager le bâtiment après l'avoir racheté en sous main, selon cette même source.
Début novembre, le parlement lituanien avait annoncé l'ouverture d'une enquête sur l'existence présumée d'une prison secrète de la CIA en Lituanie où auraient été incarcérées des personnes soupçonnées de terrorisme.
La commission d'enquête, qui doit notamment vérifier si cela s'est fait avec la complicité des autorités lituaniennes, doit rendre ses conclusions avant la fin de l'année.
En octobre, la présidente lituanienne Dalia Grybauskaite avait déclaré avoir des
"soupçons indirects" sur la présence à une période récente d'une prison secrète de la CIA en Lituanie.
Elle s'était notamment engagée à enquêter sur des allégations surgies en août, suite à des informations de cette même chaîne de télévision  ABC News selon lesquelles la Lituanie avait permis aux Etats-Unis de détenir sur son territoire, dans une prison secrète de la CIA, des personnes suspectées d'appartenir à Al-Qaïda. Cette prison, selon ABC News, a fonctionné jusqu'en2005.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=111942&language=fr

http://questionscritiques.free.fr/politiques/Jacques_Myard/armes_de_destruction_massive_rapport_parlementaire_181109.htm



a)    Les voisins de l'Irak

Turquie

Les Etats-Unis sont 'critiqués' pour ne pas exercer leur influence sur le gouvernement local du Kurdistan irakien.

Simultanément à la visite du Premier ministre Erdogan, à Washington, la presse turque a fait état de la mort de plusieurs effectifs des forces de l'ordre turques, lors d'affrontements avec les hommes du PKK, dans le sud-est du pays.

Les Etats-Unis sont, surtout, critiqués, pour ne pas exercer leur influence sur le gouvernement local du Kurdistan irakien, afin d'empêcher les activités des éléments du PKK qui se servent du nord de l'Irak pour organiser leurs opérations sur le territoire de la Turquie.

Des observateurs mettent la réponse négative d'Ankara à la demande de la Maison Blanche d'envoyer des soldats, en Afghanistan, sur le compte du mécontentement de la Turquie en ce qui concerne l'attitude de Washington par rapport au PKK.
Outre la question du 'terrorisme', le Premier ministre turc veut s'entretenir avec les autorités américaines de la possibilité de l'approbation d'une résolution par le Congrès américain, concernant le génocide des Arméniens, en 1915, d'une part, et le conflit de Chypre, de l'autre.

Selon les analystes, si Erdogan réussit à obtenir les garanties nécessaires à propos de ces dossiers importants pour la Turquie, sa visite aux Etats-Unis sera considérée comme un tournant important dans les relations entre Washington et Ankara.

http://french.irib

9 Décembre

http://www.alterinfo.net/La-conference-de-presse-commune-Obama-Erdogan-a-Washington_a40170.html



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