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21/12/2009

n°121 - Les dossier du Liban - 20-12 : (Fin) : - : Le chef de l’armée libanaise appelle les soldats à être prêts à toute agression.

n°121 - Les dossier du Liban - 20-12 : (Fin) : - : Le chef de l’armée libanaise appelle les soldats à être prêts à toute agression.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du liban n°121 du 20-12

C.De Broeder & M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

6 Annexe

6-1 Texte final de la déclaration ministérielle.

6-2 1982 - Hezbollah : "Résistance islamique".

6-3 Alain Gresh : Un nouveau programme pour le Hezbollah.

7 Pièce jointe

7-1 Sayed Nasrallah: Nous sommes opposés à tout compromis avec l'ennemi.

7-2 Communiqué de l'Armée libanaise à l'occasion de l'Indépendance du Liban. 

7-3 Sayed Nasrallah: Nous serons tous au rendez-vous pour anéantir les Israéliens si …

 




6 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

6-1 Texte final de la déclaration ministérielle.

Le texte final de la déclaration ministérielle a été adopté par le comité de rédaction, dans une formule légitimant de nouveau les armes du Hezbollah,
28 nov
Le gouvernement s’accorde sur un texte de politique qui reconnaît la légitimité de la résistance armée
Déclaration ministérielle : Le gouvernement d'union nationale s'est mis d'accord hier sur un texte de politique générale qui reconnaît au Hezbollah le droit d'utiliser ses armes contre Israël, même s'il exige aussi la reconnaissance de la suprématie de l'État en ce qui concerne toutes les questions de politique générale.
Après dix séances présidées par le Premier ministre Saad Hariri et un grand nombre d'heures passées à discuter, peser le pour et le contre de chaque mot destiné à forger l'avenir national, le comité de rédaction de la déclaration ministérielle a réussi à tomber d'accord sur un document de politique générale.

Le texte a été finalisé hier soir malgré l'opposition du ministre du Travail Boutros Harb et du ministre des Affaires sociales Sélim Sayegh, lors de la dixième réunion du comité de rédaction consacrée à cette question, a indiqué le ministre de l'Information Tarek Mitri.
Selon M. Mitri, le texte contient la même phrase approuvée par le gouvernement sortant concernant l'arsenal du Hezbollah. Celle-ci reconnaît le droit « du Liban, son gouvernement, son peuple, son armée et sa résistance », nom donné au Hezbollah, de libérer tout le territoire libanais. M. Mitri a précisé que les réserves émises par certains membres de la majorité seraient notées dans le discours de politique générale.
Pour revenir à la lettre du texte qui comprend 22 pages, il convient de souligner que celui-ci insiste d'emblée sur le dialogue qui est censé aboutir à la réconciliation nationale dans le respect des fondements démocratiques. Il met ensuite en relief la suprématie exclusive de l'État en ce qui concerne toutes les questions de politique générale et s'engage à mettre en place un programme de travail harmonieux. Le document met en évidence la détermination du gouvernement à empêcher toute tentative de porter atteinte à la paix civile, et cela implique que les institutions sécuritaires et militaires aient pour seul référent l'État. Il est ensuite question du « respect » des résolutions onusiennes et le gouvernement demande dans ce contexte à la communauté internationale de mettre en application la résolution 1701 et de mettre un terme aux violations israéliennes y afférentes. Il convient de relever dans ce cadre que les membres du comité de rédaction se sont gardés de citer nommément la résolution 1559.
La clause relative aux armes du Hezbollah se fonde, elle, sur « la responsabilité de l'État à veiller à la souveraineté du Liban, à son indépendance et à la sécurité de son territoire » pour reconnaître « le droit du Liban, de son peuple, de son armée et de sa résistance à libérer ou à restituer les fermes de Chebaa et les collines de Kfarchouba ainsi que la partie libanaise du village de Ghajar, et de défendre le Liban face à toute offensive ou toute violation de son droit à l'eau, par le biais de tous les moyens légitimes et permis ». La même clause poursuit en soulignant la nécessité d'œuvrer à « unifier la position des Libanais en trouvant un accord, autour de la table de dialogue, concernant une stratégie de défense nationale et globale destinée à protéger le Liban ».
Le document indique d'autre part que le gouvernement actuel œuvrera à développer les relations libano-syriennes, à préserver les droits des Palestiniens présents sur le territoire national, tout en luttant contre la circulation des armes en dehors des camps palestiniens, et à poursuivre son combat contre l'implantation des réfugiés palestiniens.
Après avoir souligné la nécessité de poursuivre la coopération avec le Tribunal spécial pour le Liban, le texte reflète la détermination du gouvernement à s'occuper « sérieusement » du dossier des disparus et détenus en Syrie, ainsi que de celui des Libanais qui se trouvent en Israël de manière à pouvoir leur permettre de rentrer au pays dans le respect des lois en vigueur.
La décentralisation administrative, la préparation des élections municipales par le vote d'amendements constitutionnels ayant trait aux articles 104 à 114 inclus de la loi électorale, ainsi que la consolidation du rôle de la femme dans la vie publique sont également au nombre des priorités gouvernementales, au même titre que le développement durable, le développement adéquat des infrastructures matérielles, institutionnelles et législatives pour le développement des secteurs de production et la mise en œuvre de la politique de réformes économiques présentées lors de la conférence de Paris III.
Sayegh

28 nov 2009

http://www.lorientlejour.com/


6-2 1982 - Hezbollah :  "Résistance islamique".

Sa naissance remonte à 1982, lorsqu’à l'initiative des Pasdaran, les Gardiens de la Révolution iraniens, un noyau de militants prennent les armes dans la foulée de l'invasion israélienne du Liban

En 1985, la fondation officielle du Hezbollah et de son aile armée, "la Résistance islamique" fut annoncée dans une "Lettre ouverte aux opprimés du Liban et du monde entier".
Cette "lettre ouverte", considérée comme le document stratégique du Hezbollah, prône la création d'un État islamique au Liban.
Mais au fil des ans, et à mesure que le parti s'imposait comme une force politique incontournable, ses dirigeants ont modéré leur rhétorique islamique, indiquant que ce scénario n'est possible qu'à travers la volonté populaire.
Le Hezbollah reste toutefois attaché au principe du "Wilayat al-Faqih"..

Le Hezbollah est représenté au Parlement depuis 1992, il a deux ministres au sein du gouvernement actuel d'union nationale..
Le Hezbollah, qui a combattu les troupes israéliennes jusqu'à leur retrait du sud du Liban en 2000 après 22 ans d'occupation, refuse de désarmer, affirmant vouloir "un équilibre de la terreur" avec Israël.
Son arsenal est évalué à des dizaines de milliers de roquettes par Israël

Les Etats-Unis le classent parmi les organisations terroristes.

20 novembre 2009
http://www.lematin.ch/flash-info/monde/


6-3 Alain Gresh : Un nouveau programme pour le Hezbollah.

Le 1er décembre, Hassan Nasrallah a rendu publique la nouvelle plate-forme de son parti, une plate-forme qui remplace celle adoptée en 1985.

Ce texte a été entériné par le Hezbollah en novembre au cours d’une série de réunions tenues en secret pour des raisons de sécurité.

On en trouvera les principaux extraits en français copié du  site de la télévision Al-Manar, dans notre pièce jointe.

« Sayed Nasrallah : Nous sommes opposés à tout compromis avec l’ennemi sioniste » (30 novembre 2009).

Voici le passage consacré à la résistance, passage le plus « sensible » au Liban puisqu’il concerne l’armement du Hezbollah et son rapport avec l’Etat :

« Le retrait des forces d’occupations israéliennes en l’an 2000 et la victoire historique dans la guerre de juillet 2006 ont offert un modèle de defense et de résistance de la patrie. L’expérience s’est transformée en une école au profit des peuples et des nations opprimées. La résistance nationale a réussi, avec le soutien du peuple et de l’armée nationale, à infliger une défaite historique à “Israël”. Les trois réunis ont offert une base pour une nouvelle phase dans la région. Désormais, ils jouent un rôle pivot dans la dissuasion de l’ennemi en assurant la protection de l’indépendance nationale, la souveraineté et la defense de son peuple.

Or, en raison de l’absence d’un Etat fort, en raison du déséquilibre des forces entre l’Etat et l’ennemi, en raison de la menace permanente des forces israéliennes, le Liban doit consacrer une formule mixte basée sur un mariage entre une résistance populaire, qui participe dans la defense du pays contre toute invasion israélienne, et l’armée nationale, qui se doit de protéger la patrie et de lui garantir sa sécurité et sa stabilité.

Cette formule doit être développée au sein d’une stratégie de defense nationale qui servira de parapluie de sécurité pour le Liban, après l’échec des autres propositions internationales ou arabes. »

L’annonce de ce programme a suscité de nombreux commentaires dans la presse libanaise.

Dans un article du quotidien francophone L’Orient-Le Jour (2 décembre), intitulé « La majorité s’insurge contre la proposition de Nasrallah d’unir la résistance et l’armée », on peut lire :

« Réagissant au document politique rendu public par le Hezbollah hier, le ministre d’Etat Adnane Hussein (un ministre désigné par le président de la République) a affirmé hier que “la République ou Etat islamique n’est pas à l’ordre du jour du Hezbollah, même si certaines personnes pensent que ce parti continue de prôner cela”. “Il y a une tendance claire à la libanisation” au sein du Hezb, a également souligné M. Hussein. “La table de dialogue tente d’harmoniser les différents points de vue toujours dans le cadre de la souveraineté nationale et en prenant soin de ne pas faire du Liban un passage ouvert à Israël”, a-t-il ajouté avant de relever que “le secrétaire général du Hezbollah a présenté une matière propice à la discussion, une discussion rationnelle, objective et respectueuse, autour de la table de dialogue”. Il faut garder à l’esprit que le sujet “n’est pas simple et a besoin de temps pour être traité correctement”. “Les propos de Hassan Nasrallah signifient que la résistance est liée à l’image de l’Etat et lorsque l’Etat sera fort et capable, il sera alors temps de reconsidérer le rôle de la résistance”, a-t-il aussi déclaré. » (...)

« Le secrétaire général du 14 Mars (la coalition dirigée par Saad Hariri), Farès Souhaid, a quant à lui accusé le Hezbollah d’être atteint de “mégalomanie politique” et souligné que le document politique du parti “complète la charte de 1985 mais en adoptant un style plus intelligent”. Pour lui en effet, “l’union entre l’armée et la résistance n’est rien de moins qu’une impossible équation”. “Le Hezbollah tente de se poser en remplaçant de l’Union soviétique et en porte-étendard des déshérités de ce monde face à la mondialisation rampante”, a-t-il d’autre part relevé, avant de noter que “pas une seule fois Hassan Nasrallah n’a insisté sur le caractère définitif de l’entité libanaise, même s’il a indiqué que le Liban est le sol des ancêtres et des petits-fils”. Même son de cloche du côté du député Ammar Houry, pour qui “l’union proposée entre l’armée et la résistance est prématurée car elle ne prend pas en considération les décisions à venir de la table de dialogue”. »

Reprenant une dépêche de l’AFP et sous le tire « Le Hezbollah adoucit le ton dans son nouveau manifeste selon des analystes », le site Iloubnan.info note :

« Présenté lundi par le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, “le manifeste est rassurant, il montre l’intégration du Hezbollah dans la vie politique libanaise”, affirme à l’AFP Paul Salem, directeur du Centre Carnegie pour le Moyen-Orient. “Dans le premier manifeste, il se posait ouvertement comme partisan d’une République islamique, mais dans ce document il fait l’équilibre entre les liens du parti avec le Liban et ceux avec l’Iran”, dit-il.

Il s’agit du second manifeste du parti chiite depuis sa fondation en 1985. Le premier prônait la création d’un Etat islamique au Liban mais, au fil des ans et à mesure que le parti s’imposait comme une force politique incontournable, ses dirigeants ont modéré leur rhétorique. Cheikh Nasrallah a certes souligné que le parti restait attaché idéologiquement au régime islamique iranien, mais il a aussi assuré que cela ne contredisait pas son rôle dans l’arène politique. »

Parallèlement, le conseil des ministres a approuvé le 1er décembre une déclaration politique qui confirme la place de la résistance armée, c’est-à-dire du Hezbollah, de participer à la libération du pays et à sa defense, en coordination avec l’armée (« Ministers approve policy statement », The Daily Star, 3 décembre). Cinq ministres chrétiens appartenant au 14-Mars ont exprimé des réserves.

Dans le quotidien Al-Akhbar du 2 décembre, Fida’ ’Itani écrit que le document représente un tournant radical à gauche et a adopté une vision de la situation qui n’est pas très éloignée de l’analyse matérialiste marxiste. Il évoque la nation arabe et musulmane et plus seulement, comme auparavant, l’oumma musulmane.

« Avec chaque nouvelle génération et après chaque crise, le Hezbollah a été capable de s’adapter et de se développer », poursuit ’Itani. Sans doute le journaliste fait-il allusion à la défaite de l’opposition aux élections de juin 2009.

Par ailleurs, il écrit :

« Le parti est désormais capable et peut-être même recherche à agir avec d’autres forces révolutionnaires qui utilisent un langage similaire à celui qu’il utilise dans son document. A lire certains paragraphes, et notamment ceux sous le titre Le monde, l’Occident et l’hégémonie américaine, on peut se demander s’il a été écrit par des gens de gauche ou par des djihadistes du Hezbollah. »

Et le journaliste cite ce paragraphe de la déclaration (la traduction en français est reprise du site d’Al-Manar) :

« Les facteurs de contrôle du capitalisme sauvage, qui se composent d’un président et de réseaux internationaux soutenus par des sociétés transnationales, des institutions internationales, notamment financières appuyées par la force militaire supérieure, ont provoqué des conflits : conflits d’identités, de cultures et de modes de civilisations, contradictions entre riches et la pauvres etc. Le capitalisme sauvage a transformé la mondialisation en un mécanisme de domination, de désunion, de discorde et de destruction des identités voire de l’aliénation culturelle, économique et sociale. »

Le concept d’aliénation, remarque le journaliste, ne trouve pas sa source dans la pensée religieuse, mais dans... le marxisme.

En revanche, le tournant à gauche du parti ne s’est pas reflété sur le programme intérieur, le Hezbollah fonctionnant comme « un parti centriste, pour ne pas dire de droite sous le camouflage d’un discours centriste ».

D’autre part, Walid Joumblatt, leader du Parti socialiste progressiste (druze) a réagi (« Joumblatt soutient la charte politique du Hezbollah ») :

« “Nous partageons avec le Hezbollah plusieurs titres de sa charte, notamment ceux qui concernent le danger essentiel et stratégique pour le Liban et le monde arabe, à savoir l’existence d’“Israël” depuis 1948, ainsi que l’importance du rôle et de la voie de la résistance de 1968 à 2006, le dialogue entre l’Iran et les pays arabes au lieu des conflits entre eux, la position vis-à-vis des Etats-Unis, s’agissant surtout de la politique américaine basée sur la protection de la sécurité et des intérêts d’“Israël”, sans prendre en considération les aspirations du peuple arabe”, a-t-il déclaré au quotidien libanais Assafir. »

Rappelons que, en principe, Joumblatt fait partie de la majorité dite du 14 mars, mais qu’il a pris ses distances avec elle.

D’autre part, et dans un tout autre domaine, mais qui pourrait avoir à terme des conséquences sur la situation au Liban, le procureur du Tribunal spécial pour le Liban, Daniel Bellemare, est arrivé le 2 décembre à Beyrouth. Il est chargé de l’enquête sur l’assassinat du premier ministre Rafic Hariri. Il a déclaré à L’Orient-Le Jour du 3 décembre : « L’enquête progresse et se poursuit à un rythme soutenu ».

Alain Gresh
Le Monde diplomatique

 9 décembre

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7763




7 Pièce jointe

7-1 Sayed Nasrallah: Nous sommes opposés à tout compromis avec l'ennemi.

30/11/2009  
Le secrétaire général du Hezbollah Sayyed Hassan Nasrallah, a annoncé la nouvelle charte politique  du Hezbollah : une charte dans laquelle il a défini les grandes lignes à suivre par le Hezbollah
Sayyed Hassan Nasrallah est apparu à travers un écran en présence d'une foule de journalistes, et de personnalités politiques, sans oublier la présence du président du parti politique du Conseil, Sayyed Ibrahim al Amin-Sayyed et le chef du bloc parlementaire de  la Fidélité à la Résistance Hajj Mohammed Raad
Voici les principaux extraits du contenu de la charte :
L'objectif de ce document est de faire connaître la vision politique du Hezbollah, qui porte sur nos perceptions et nos aspirations, et sur ce que nous avons comme espérances et préoccupations, c’est avant tout un produit de ce que nous avons expérimenté, de ce que nous avons défini être prioritaire par rapport à la primauté de l'acte du sacrifice.
Dans  une période politique exceptionnelle, riche en évolutions, on ne peut pas avoir une approche sans noter la place particulière  de la résistance, ou encore l’impact de ses exploits.  
Il est donc  nécessaire d'inclure ces changements dans le contexte de la comparaison entre deux voies contradictoires, de proportion inverse:
1 – la voie de la résistance et de l’opposition, une voie qui est basée sur des victoires militaires et des succès politiques au point d’instaurer un modèle de la résistance populaire et politique, de cohérence dans les positions et les positions politiques, malgré l'ampleur des défis.. Jusqu'à faire pencher la balance dans l'équation régionale au profit de la résistance et de ses partisans.
2 – la voie de l'hégémonie américaine et de l'arrogance américano-israélienne et de leurs alliés dans ses différentes dimensions et ses prolongements directs et indirects, cette voie qui est entrain de subir des défaites militaires et des échecs , dévoilant par la même occasion  l’échec stratégic des États-Unis et l’effondrement de leurs projets, l’un après l’autre,  ce qui les a plongés dans  la confusion, la retraite, l’incapacité à contrôler le cours des évolutions et des événements dans le monde arabe et le monde islamique.
Ces données se révèlent dans le contexte international plus large, qui à son tour, contribue à  dévoiler l'impasse voire le recul de l'hégémonie unipolaire des États-Unis en faveur d’un système multipolaire dont les lignes ne sont pas encore clairement définies.
Et ce qui approfondit la crise du monde hégémonique, c’est la crise qui a frappé  les marchés financiers américains , l'économie mondiale et donc les États-Unis sont entrés dans un état de confusion et d'impuissance, frappant de plein fouet la structure même du modèle capitaliste arrogant.
Nous pouvons donc dire: Nous sommes dans un contexte de changements historiques qui menacent les États-Unis de perdre sa place de puissance dominante, et l’extinction du système de domination unipolaire. En face,  les mouvements de résistance, se sont présentés comme étant  un facteur stratégique-clé sur la scène internationale après avoir joué un rôle central dans la production ou la stimulation de changements liés à notre région.
Ainsi, la résistance au Liban, en particulier la résistance islamique a été la première a faire face à l'hégémonie et l'occupation depuis plus de deux décennies et demi, et ce choix a résisté malgré toutes les tentatives à montrer l'option de la résistance comme étant une imprudence, ou une tendance politique qui s’opposent aux règles de la rationalité et du réalisme.
Or le cours des victoires enregistrées par la résistance a prouvé la véracité de cette option :  depuis  l’expulsion de l'occupation israélienne de Beyrouth et de la Montagne puis sa retraite de Saida, Nabatiyeh et Tyr,  en passant par les agressions israéliennes de Juillet 1993 et avril 1996 sans oublier le retrait israélien en Mai 2000, et terminer par la guerre israélienne contre le Liban en 2006, tout cela n’a fait que renforcer la crédibilité et la légitimité de cette résistance ..
La Résistance a ainsi réussi à évoluer de mouvement de libération, en mouvement de résistance, puis en force de dissuasion et de defense, en plus de son rôle en tant que pierre angulaire au sein du pouvoir politique pour l’élaboration d’un Etat fort et juste.
Parallèlement à cela, la résistance a réussi à évoluer sur les plan politique et humanitaire, ainsi elle a acquis en plus de sa valeur patriotique libanaise  une valeur  arabe et islamique lumineuse, elle est devenue aujourd'hui une valeur universelle et humaine auxquels s'inspirent tous ceux qui sont amoureux de la liberté et de l'indépendance dans diverses parties du globe.
Or le Hezbollah, malgré ces changements promettants , estime que même si  l'ennemi est dans  l'impasse et l'incapacité d'avoir une stratégie de guerre ou d'imposer des ajustements selon ses propres conditions, ne sous-estime pas l'ampleur des défis et des risques qui subsistent, il ne banalise  pas la voie difficile de la lutte et la taille des sacrifices requis par la résistance pour la restitution des terres.
Toutefois, le Hezbollah est devenu plus claire plus déterminé dans ses choix plus, plus confiant en Dieu en  lui-même et en son peuple.
Dans ce contexte le Hezbollah définit les grandes lignes de sa politique :
L’hégémonie américaine
Après la Seconde Guerre mondiale les États-Unis se sont imposés en tant que projet  central  de domination, un projet fondé sur un développement dans les mécanismes de domination et d'asservissement sans précédent, renforcé par des réalisations à tous  les niveaux de la connaissance scientifique,  culturelle,  technologique, économique et militaire.
Un projet politique et économique qui ne conçoit le monde que comme une ouverture à des marchés qui doivent être régis par leurs propres lois.
La chose la plus dangereuse dans la logique de l'hégémonie de l'Occident , et plus particulièrement les États-Unis, est de considérer que  le droit de dominer le monde est naturel, et donc la stratégie économique capitaliste du projet est de nature globale, sans limites dans  ses ambitions avides.
Les facteurs de contrôle du capitalisme sauvage, qui se composent d'un président et de réseaux internationaux soutenus par des sociétés transnationales, des  institutions internationales, notamment financières appuyées par la force militaire supérieure, ont provoqué des  conflits: conflits d'identités, de cultures et de modes de civilisations, contradictions entre riches et la pauvres etc.
Le capitalisme sauvage a transformé  la mondialisation en un mécanisme de domination, de désunion, de discorde et de destruction des identités voire de l'aliénation culturelle, économique et sociale.
Cette mondialisation a atteint son paroxysme quand elle s’est transformée en  militaire : dont les exemples au Moyen-Orient ne manquent comme l'Afghanistan, l'Irak, la Palestine, le Liban, avec la guerre globale de Juillet de 2006, exécutée par les  israéliens.
L'hégémonie et la domination des États-Unis ont atteint des niveaux dangereux récemment, surtout depuis la dernière décennie du XXe siècle et aujourd'hui encore, de façon ascendant après  la chute de l'Union soviétique, une opportunité historique pour  l'hégémonie américaine de  conduire le monde, au nom de la responsabilité historique et d’imposer l’idée qu'il n'y a pas de distinction entre les intérêts du monde et les intérêts américains.  
Cette hégémonie a atteint son apogée avec l'administration Bush, qui a exprimé sa vision dans un document "Projet New American Century», écrit avant les élections américaines en l’an 2000.
Rien d'étrange ni de surprenant que ce document insiste sur la question du renforcement des capacités des USA à travers le monde, à travers une politique stratégique fondée sur le renforcement des capacités militaires. Ces dernières ne sont plus une force de dissuasion, mais aussi une force d’intervention, à la fois pour effectuer des frappes «préventives»  à des fins « thérapeutiques » pour traiter des crises après qu'elles se produisent.
L'administration Bush a estimé  les  événements du 11 Septembre 2001, comme une occasion de réaliser cette vision, à travers le slogan de la «guerre mondiale contre le terrorisme» et cette administration a travaillé comme ce qui  suit:
1 - militarisation de la politique étrangère et de ses relations diplomatiques
2 - éviter de dépendre des cadres multilatéraux, et monopoliser la prise de décision stratégique, et la coordination en cas de besoin, avec les alliés qui peuvent être convoqués.
3 - résoudre la guerre en Afghanistan rapidement pour se préparer à la prochaine étape à savoir: contrôle de l'Irak, qui servira de pont principal pour l'établissement d'un nouveau Moyen-Orient en rapport avec les exigences du monde après le 11 Septembre. Cette administration n'a pas hésité à recourir à toutes les méthodes de camouflage, de tromperie et les mensonges éhontés pour justifier les guerres, particulièrement la guerre en Irak, contre tous ceux qui résistent à ses néo-pays coloniaux.
Dans ce contexte, l’administration a tenu à établir  un lien  entre le terrorisme et la résistance pour lui soutirer toute légitimité reconnue dans les droits de l'homme, et ainsi justifier la lutte contre les guerres de toutes sortes, et donc réduire à néant les derniers bastions de la defense des peuples et de leur droit de vivre dans la liberté, la dignité et la fierté, à vivre leur propre expérience, à assumer leurs rôles dans le mouvement de l'histoire humaine, culturellement et intellectuellement.
Le  «terrorisme» a servi d’argument à la domination américaine à travers divers moyens: Poursuites judiciaires, saisie et détention arbitraire  absence des éléments les plus fondamentaux d'un procès équitable, tel constaté dans les lieux de détention de "Guantanamo", intervention directe dans la souveraineté des États , déclencher des guerres destructrices et dévastatrices sans distinguer l'innocent du coupable, ni entre les enfants et les hommes, les femmes et les jeunes...
Le prix humain des guerres américaines contre le terrorisme a dépassé le nombre de millions de personnes sans compter la destruction des infrastructures, mais aussi la structure et les composantes des communautés elles-mêmes, démantelées..
Il ne fait aucun doute que le terrorisme américain est à l'origine de tout le terrorisme dans le monde, et l'administration Bush a rendu les États-Unis une menace pour le monde entier à tous les niveaux. Si, aujourd'hui, on fait un sondage de l'opinion mondiale les Etats-Unis apparaîtront comme le pays le plus haï dans le monde.
L'échec subi par la guerre en Irak et la situation évolutive de la résistance, l'échec de la soi-disant «guerre contre le terrorisme", notamment en Afghanistan,où l’on assiste à un retour en force du mouvement des talibans et la reconnaissance de leur rôle en cherchant à faire des compromis avec eux, ainsi que l'échec de la guerre américaine contre la résistance au Liban et en Palestine, via l’occupation israélienne, tout cela a frappé de plein fouet le prestige américain au niveau international lui causant un repli stratégique dans sa capacité à agir.
Toutefois, cela ne signifie pas que les Etats-Unis se retireraient de la scène facilement, ils feront tout le nécessaire pour protéger ce qu'ils appellent leurs «intérêts stratégiques», parce que les politiques visant à promouvoir l'hégémonie américaine, les projets idéologiques, alimentés par des tendances extrémistes alliés avec la composante militaire ne connaissent pas de limites à la cupidité et leurs ambitions.
Notre région et l’hégémonie américaine 
Les mondes arabe et musulman ont été soumis pour des siècles, à des guerres coloniales brutales et sans fin, à  commencer par l’implantation de l'entité sioniste dans la région, dans le cadre d'une fragmentation de la région en entités contradictoires.
Nous avons atteint l'apogée de cette phase, avec les États-Unis qui a hérité l'ancien colonialisme dans la région.
 L'objectif central du contrôle américain des peuples dans toutes ses formes est  politique, économique, culturel et  piller ses ressources, notamment le pillage des richesses pétrolières,  un moyen de contrôle par le Président  de l'économie mondiale.
Pour atteindre ses objectifs politiques, les Etats-Unis ont mis au point des stratégies d'action, notamment:
1 - fournir tous les moyens pour assurer la stabilité de l'entité sioniste, qui est la base avancée du projet impérial américain dans la région, et de soutenir cette entité totalement, lui fournir un réseau de sécurité pour son existence, pour qu’elle puisse remplir son rôle de thyroïde cancérogène dans la région.
2 - miner les droits culturels de nos peuples et  travailler à affaiblir leur moral via les médias sans oublier  la guerre psychologique pour affecter les valeurs et les symboles de la résistance.
3 – soutien aux régimes dépendant des Etats-Unis et tyranniques dans la région.
4 - déploiement de bases militaires qui sont des articulations nécessaires à l'appui des guerres
5 - empêcher toute rébellion dans la région permettant l’accès au pouvoir et au progrès, ou de jouer un rôle historique dans le monde.
6 - semer la discorde et les divisions de toutes sortes, en particulier les conflits sectaires entre musulmans, pour la production de conflits civils internes interminables
Il est clair qu’on ne peut  lire n'importe quel conflit dans n'importe quelle région du monde qu’à travers la perspective d'une stratégie globale, et donc la menace américaine ne se réduit pas dans un espace précis , la ligne de front de cette menace doit être mondiale aussi.
Il ne fait aucun doute qu'il s'agit d'une confrontation difficile et délicate, une bataille de générations.. Notre expérience au Liban a prouvé que difficulté ne signifie pas impossibilité.
Cela est vrai verticalement à travers l'histoire et tout autant horizontalement à travers nos extensions géographiques et géo - politiques.
L’Arrogance américaine n’a laissé à nos  peuples que le choix de la résistance, le choix pour une vie meilleure, pour l'avenir de l'Homme, un avenir régi par des relations de fraternité et de solidarité dans la diversité, un monde de paix et d'harmonie, comme prévu par le mouvement de nos  prophètes et des réformateurs à travers l'histoire
.

Suite - pièce jointe


7-2 Communiqué de l'Armée libanaise à l'occasion de l'Indépendance du Liban. 

- Vous trouverez ci-dessous le communiqué de l'Armée libanaise à l'occasion de l'Indépendance du Liban, intitule : "Ensemble nous avons réalisé l’Indépendance, ensemble nous la préservons" :

Introduction
Au 66ème anniversaire de l’Indépendance, les Libanais s’attachent à leur histoire glorieuse, feuillètent ses pages honorables, afin de se souvenir de cette phase déterminante qui a fait sortir le Liban de la tutelle et de l’allégeance vers l’horizon de la liberté et de la souveraineté; quand tous les Libanais appuyés par leur Armée, encore jeune, ont fait face au Mandat et à ses autorités. Leurs aspirations se réalisèrent ; le Liban moderne parut au Monde une nation qui occupe une place importante dans le monde et se déclare la patrie des Libres, la destination des opprimés et l’oasis de la diversité religieuse, intellectuelle et culturelle.
Tout le long des années de l’Indépendance, l’Armée continua à remplir ses missions internationales, aux niveaux défensif, sécuritaire et de développement, tenace face aux défis et dangers, repoussant l’agression, munie de la force de droit, se sacrifiant pour le bien des citoyens et du territoire, en offrant les efforts et le sang; l’Armée Libanaise était bien consciente des causes portées par sa nation, et des soucis de son peuple, s’attachant au slogan: Ensemble nous avons réalisé l’Indépendance et ensemble nous la sauvegardons.

1- Les piliers de l’Indépendance
L'indépendance de la patrie se traduit par la souveraineté du peuple sur son territoire et par sa résolution libre, incarnée à travers l'Etat et ses institutions constitutionnelles législatives qui expriment sa volonté, loin des interférences et des influences extérieures. L'indépendance, pour qu’elle soit complète, doit se reposer sur des piliers indispensables.

En premier lieu se tient la volonté nationale émanant de la conscience des différents  groupes, de son identité nationale qui s'éclaircit à travers l'histoire, la géographie, le patrimoine, les valeurs et les traditions, en addition à l'intersection des buts et des intérêts communs de ces groupes.

Tout au long de l'histoire, les libanais ont incarné  leur volonté à travers leur effort continu pour libérer leur patrie de l'occupation étrangère qui a envahi   leur territoire; pour accomplir l'indépendance tant voulue, les Libanais ont lutté contre l'occupation ottomane pendant quatre siècles, et plus tard le mandat français, pour arriver enfin à obtenir l'indépendance complète le 22 novembre 1943. Les Libanais n'ont pas hésité ensuite à remplir leur devoir national en défendant leur territoire contre les agressions répétées de l'ennemi israélien, et en résistant contre l’occupation israélienne d’une partie du territoire libanais lors des invasions de 1978 et de 1982. L'unité et la volonté unifiante  des Libanais se sont révélées lors de la grande victoire réalisée contre cet ennemi le 25 Mai 2000, puis à travers le ralliement des Libanais suite à l’assassinat du Premier Ministre martyr Rafic Hariri, pour arriver ensuite à la grande solidarité lors de l’agression de l’ennemi israélien contre le Liban en 2006, et ultérieurement le ralliement de tous les Libanais autour de leur Armée quand elle a affronté le terrorisme à Nahr el-Bared en 2007.

L'unité du territoire et du peuple est à la base de l'indépendance. En l’absence de ce facteur important, la division règnera et l'intérieur du pays  sera exposé à l'interférence des autres ainsi qu’à leurs conflits. La Constitution du Liban a définit sa surface et ses frontières qui ont été  internationalement reconnues. Toute atteinte, ou division ou partition, portera une menace à la patrie, à son existence même. Malgré les événements douloureux qui ont touché le Liban, les Libanais n’ont jamais renoncé à la formule de coexistence, qui fut assurée finalement par le pacte de l’accord national.
Le 3ème  pilier de l'indépendance  se traduit par la présence de l'Etat fort et ses institutions constitutionnelles, exprimant la volonté du peuple et son unité. En s'engageant à gouverner le peuple et gérer ses affaires selon le principe des droits et devoirs, l'Etat s'occupe de la protection du territoire, de l'exploitation organisée de ses ressources; l'état constitue alors une base fondamentale de l'existence du pays souverain et indépendant. Vu qu’elle représente le symbole de la souveraineté et de l’indépendance, l'Armée se tient à la tête des institutions de l'Etat. Cette institution, dont le rôle essentiel est de préserver la nation, regroupe les citoyens de la patrie, quelles que soient leurs régions et leurs appartenances, et les rend en fusion dans un groupe national uni, se basant sur les valeurs  et les principes nobles de la société libanaise. Les hommes s'affiliant à l'Armée deviennent l'exemple de ceux qui sont toujours prêts à donner et à se sacrifier pour défendre la patrie et ses citoyens. C'est alors que l’institution militaire contribue largement à  assurer la stabilité du pays, à travers sa contribution efficace à clarifier et développer les courants d'entente nationale dans la société.
 

2- L’Armée et la Nation
a- Les missions défensives

Défendre la Patrie contre toute agression extérieure, tel est le devoir principal de l'Armée; elle assurera alors la sécurité de la société qui jouira à son tour de la stabilité, la prospérité et le développement dans les différents domaines.
Dès son existence officielle qui a eu lieu le 1er Août 1945, l'Armée n'hésita pas à exécuter son rôle défensif. En 1948, l'Armée libanaise s'est lancée dans sa première bataille héroïque à Malkieh qu’elle libéra de l’ennemi israélien, malgré l’inégalité existante au niveau de la balance des forces. Les étapes glorieuses de l’Armée se succédèrent, notamment à souk el Khane en 1970, sur les  fronts  Beit Yahoune - Tebnine et Kafra – Yater en 1972, à Tyr en 1975, ainsi que les deux invasions en 1978 et 1982, les deux opérations de «Règlement de compte» en 1993 et les «Grappes de la fureur» en 1996, les confrontations de Arabsalim et Ansariyeh en 1997, pour arriver à la grande épopée nationale lors de la guerre de juillet 2006. Les Libanais, en tant qu’Armée, Peuple et Résistance, se sont alors tenus unifiés pour affronter l’ennemi israélien qui a mené une guerre barbare contre le Liban, dans une opération de destruction systématique de son infrastructure, tout en visant intentionnellement les citoyens dans tout le territoire libanais.
Lors de cette guerre, l’Armée était dans la scène de confrontation en train de refléter l’image de la Patrie résistante : ses unités ont exécuté leur rôle défensif dans les lieux de leur déploiement, avec toutes les capacités disponibles : elles ont confronté les avions de l’ennemi et ont anéanti les tentatives de débarquement et d’infiltration, tout en offrant près de 50 martyrs et un grand nombre de blessés, dont leur sang s’est mélangé avec celui des enfants, des femmes, des vieux et des résistants héros, dans les places de la ténacité et de la dignité.
Actuellement, l’Armée continue à remplir ses missions défensives au Sud, épaulée par la FINUL. Le commandant en chef de l’armée, le Général Jean Kahwagi insiste alors sur la nécessité de consentir le maximum de sacrifices afin de préserver la libération qui a eu lieu en 2000, d’aspirer toujours à libérer le reste du territoire libanais occupé dans les fermes de Chébaa et les hameaux de Kfarchouba, et la partie nord du village el-Ghajar, tout en restant prêt à affronter toute agression israélienne, même les violations aériennes, comme ce qui s’est passé dans la région de Houla le 17/10/2009.
Pour assurer l’attachement de l’Armée à chaque partie du territoire de la nation, un comité militaire spécialisé continue, en coopération avec la FINUL, à marquer de nouveau la Ligne Bleue, dont une partie a été déformée lors de l’agression de juillet. Lors de son travail, le comité a réussi à définir des millions de m2 de terrains libérés inhabités, que l’Armée œuvre, avec la coopération de la FINUL et des autorités officielles, à les nettoyer des mines, et à frayer des routes afin de les livrer à leurs propriétaires.

b- Les missions sécuritaires

L’Armée continue à préserver la sécurité dans les différentes régions libanaises en se basant sur les principes suivants :
- L’Armée est une institution nationale, tout en s’éloignant du confessionnalisme, et des tiraillements politiques, et en s’engageant aux lois et règles en vigueur, ainsi qu’aux résolutions de l’autorité exécutive, dans le cadre de l’intérêt national suprême.
- Adopter l’objectivité absolue en réglant les affaires des citoyens, et appliquer les principes d’équité et d’égalité, afin de préserver la démocratie, les libertés publiques, et les droits de l’homme.
- Assurer une application continue des procédures et des mesures sécuritaires à travers un commandement et une gestion transparents, tout en étant rapide et ferme avec tout attentat saboteur.

Lors des dernières années, l’Armée a joué un rôle fondamental pour contrôler la sécurité et renforcer la stabilité, malgré les divisions et les tiraillements politiques sévères qu’a connus le pays, avec les manifestations et les événements sécuritaires dangereux qui ont accompagné cette phase. La résolution de l’Armée fut ferme et rapide à s’interférer pour encercler les événements et empêcher leur développement, afin que toutes les parties regagnent la voie du dialogue. Lors de cette année, les unités de l’armée ont exécuté, dans les différentes régions libanaises, des missions sécuritaires diverses, touchant la lutte contre le crime organisé, assurer la sécurité lors des élections législatives, tout en s’interférant rapidement pour traiter les incidents sécuritaires, notamment ceux qui ont pris un aspect de sectarisme à Aïn el-Remmaneh – Chiyah et à Tripoli. C’est alors que l’armée a consenti de grands efforts pour mettre terme à ces événements et arrêter leurs auteurs. Le commandement a insisté sur l’arrestation des saboteurs, quelle que soit leur appartenance, et que l’armée est déterminée à imposer la sécurité et l’ordre dans les différentes régions libanaises, et que personne ne jouit d’aucune couverture politique.
Dans le cadre sécuritaire aussi, la force mixte chargée de contrôler les frontières libanaises terrestres et maritimes, et qui regroupe le 1er régiment des frontières terrestres à l’Armée Libanaise, des unités des FSI, de la Sûreté Générale et du service des Douanes, a réalisé plusieurs accomplissements importants, en empêchant l’infiltration illégale, les opérations de contrebande de part et d’autre des frontières libano - syriennes dans la région du Nord. C’est alors que fut frayé un nouveau passage frontalier à Wadi Khaled, destiné uniquement aux piétons et aux voitures touristiques, dans le but de faciliter le déplacement des citoyens. La coopération entre les comités militaires des deux armées libanaise et syrienne, continue afin de régler les problèmes dus aux entrelacements géographique et populaire, surtout lorsqu’il s’agit de l’enseignement et de l’exploitation des terres agricoles.
D’autre part, le commandement de l’armée procéda à la préparation d’un projet visant à contrôler complètement les frontières de l’est. C’est dans ce but que fut créé le 2nd régiment des frontières terrestres, afin de créer la force mixte frontalière spéciale, et qui commence l’exécution de ses missions dès que son équipements sera achevé, afin de couvrir tous les secteurs frontaliers.

• Faire face au terrorisme
Le terrorisme est considéré un des plus grands dangers menaçants la nation, vu sa nature qui se contredit complètement avec la formule libanaise qui repose sur la coexistence entre les différents composants de la société libanaise, qui est ouverte sur toutes les autres sociétés du monde.
Et c’est avec toute force et fermeté que l’armée a affronté les groupes et les organisations terroristes lors de différentes phases, notamment l’organisation de «Fateh el-Islam» en 2007 à Nahr el-Bared. L’armée appuyée par tout le peuple, a réussi à remporter une victoire totale dans sa bataille avec cette organisation, après qu’elle a offert 171 martyrs et des centaines de blessés et d’handicapés sur l’autel de la nation. L’Armée a réussi ultérieurement, avec la coopération des FSI, à arrêter la plupart des membres du réseau terroriste dangereux, et qui a visé, en 2008, des militaires par des explosions dans les régions de el-Abdé et Tripoli dans le Nord du Liban.
Lors de cette année, l’Armée a réussi à démanteler plusieurs réseaux terroristes, notamment le réseau de l’organisation de «el-Qaïda», qui planifiait plusieurs attentats au Liban et dans certains états arabes.

• Lutter contre l’espionnage
Les réseaux d’espionnage sont considérées comme étant un des moyens les plus importants utilisés par l’ennemi israélien contre le Liban, lors de la paix tout comme lors de la guerre, afin d’obtenir des informations diverses qui pourront lui être utiles lors de ses opérations militaires, ou pour effectuer des attentats et des explosions terroristes, dans le but de porter atteinte à l’unité de la nation et à la formule de la coexistence  entre ses fils. Or l’armée était toujours aux aguets de ce danger: elle a réussi lors des dernières années à démanteler un certain nombre de réseaux en connivence avec l’ennemi, notamment le réseau de Mahmoud Rafeh qui a confessé avoir été impliqué dans différents crimes, dont l’assassinat des frères Majzoub à Saïda le 26/5/2006. Or l’accomplissement le plus important sur ce niveau, fut réalisé entre les deux années 2008 et 2009, quand la direction des Renseignements a réussi, avec la coopération des autres services sécuritaires, à dévoiler des dizaines de réseaux en connivence avec le Mossad israélien, et l’arrestation de la plupart de leurs membres, qui possédaient des moyens de communication et des appareils photographiques très sophistiqués. Ils ont avoué avoir collecté des informations concernant des postes militaires et des postes appartenant à des partis politiques, et observer les déplacements de responsables politiques et militaires, et préparer pour effectuer des actes de sabotage. Dans le même cadre, l’Armée a procédé le 19/10/2009, avec la coopération de la FINUL à démanteler des équipements d’appareils d’espionnage piégés par des bombes explosives, que l’ennemi israélien avait plantés dans la région libanaise de Houla, et qu’il a explosés, de loin, fait qui constitue une nouvelle violation de la souveraineté libanaise et une violation flagrante de la résolution 1701.
c- Les missions de développement

Dès son existence, l’Armée s’est étroitement liée avec la société, non seulement à travers les missions défensives et sécuritaires, mais aussi en offrant les services au niveau social. Cette implication émane de la conviction de l’Armée que la sécurité, le développement et le redressement économique sont inséparables.
Parmi les missions de développement que  l’Armée exécute, nous mentionnons: la contribution à la restauration des sites touristiques et archéologiques, nettoyer les côtes, reboiser les forêts, éteindre les incendies, frayer les routes dans les régions lointaines, affilier à certains services de l’administration publique des expertises humaines, offrir l’aide nécessaire aux institutions de la société civile, aux comités artistiques, culturels et sociaux, exécuter des opérations d’évacuation et de sauvetage, et former des comités pour l’évaluation des dégâts dus aux catastrophes naturelles et aux accidents d’urgence.
D’autre part, l'Armée a accordé une grande importance au problème des mines, lié étroitement à la sécurité et au développement, vu ses effets directs sur la vie des citoyens et leurs travaux quotidiens. Le fléau des mines a commencé à la fin de la guerre civile en 1990 et a pris l'ampleur à la suite de la défaite des israéliens en Mai 2000, qui sont partis en laissant derrière eux 550 000 mines au Sud et dans la Békaa  Ouest. Ce problème atteint son apogée lors de l’agression de Juillet, quand l’ennemi israélien a largué plus d’un million de bombes à fragmentation par-dessus le Sud. C'est avec la participation des spécialistes venus des pays frères et amis et des organisations mondiales non gouvernementales que l’Armée a réussi, jusqu’au 1/11/2009 à accomplir ce qui suit :
- Relever et neutraliser 126 000 mines anti-personnel et anti-véhicule, démanteler 43000 bombes non explosées, déterrer et détruire 197 000 bombes à fragmentation, 511 bombes et missiles de l’air et 78 000 corps suspects.
- nettoyer définitivement une surface de  91 km2, sur un total de 165 km2, qui était planté par des mines et des bombes non explosées.
- Nettoyer une surface de 20 km2, sur un total de 37 km2 de bombes à fragmentation.
D’autre côté, le centre libanais des travaux concernant  le déminage  et avec la coopération du comité national de sensibilisation au danger des mines, continue de lancer des  campagnes d’orientation et de sensibilisation dans toutes les régions libanaises. Le bilan est encourageant. Grâce aux efforts fournis, le taux annuel des victimes a beaucoup diminué.

21 Novembre

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7-3 Sayed Nasrallah: Nous serons tous au rendez-vous pour anéantir les Israéliens si …

11/11/2009  

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" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



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