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21/12/2009

n°121 - Les dossier du Liban - 20-12 : (suite) : - : Le chef de l’armée libanaise appelle les soldats à être prêts à toute agression.

n°121 - Les dossier du Liban - 20-12 : (suite) : - : Le chef de l’armée libanaise appelle les soldats à être prêts à toute agression.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du liban n°121 du 20-12

C.De Broeder & M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Intervention de Ali Fayad (Hezbollah) à la Conférence du MIR

2 Brèves

2-1 Une période de calme s’annonce au Liban.

2-2 Assad à Sarkozy : La conjoncture libanaise ne permet pas un engagement de Beyrouth dans des négociations avec Israël.

2-3 Les organisations libano-US réclament l’application de la 1701 et la délimitation des frontières avec la Syrie….

2-4 La présence des réfugiés palestiniens ne peut être définitive au Liban.

2-5 Les réfugiés palestiniens n'ont pas vocation à demeurer au Liban.

2-6 Saad Hariri : visite  en Syrie.

3 Dossier (suite)

3-3 G.Houbballah : Le chef de l’armée libanaise appelle les soldats à être prêts à toute agression. 

3-4 Les sans-papiers palestiniens, des réfugiés fantômes.

3-5 Les réfugiés doutent encore de la reconstruction de Nahr al-Bared.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Blanc bonnet et bonnet blanc. Du pareil au même …

4-2 Les provocations incessantes de l'armée israélienne révèlent encore une fois, sa démoniaque duplicité.

4-3 Réfugiés palestiniens au Liban: "Nous survivons, à défaut de mourir".

4-4 Mazin Qumsiyeh : L’odeur de la misère et un sentiment d’espoir.

5  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Les Israéliens foudroyés par le discours de Nasrallah et le document secret.

5-2 Nada Raad : « Les hommes de la défense en 2006 sont les véritables hommes de l'indépendance ».

5-3 Lélia Mezher : La déclaration ministérielle pourra-t-elle faire l’impasse sur la clause des armes du Hezbollah ?

5-4 Sami Moubayed : Retour du Hezbollah Dans l’Arène Politique Libanaise.



3-3 G.Houbballah : Le chef de l’armée libanaise appelle les soldats à être prêts à toute agression. 
Guerre ou pas guerre?
Quoiqu'il en soit, les médias israéliens ne se lassent jamais de faire circuler de temps à autre  des nouvelles d’une guerre possible israélienne contre le Liban.
Ainsi, le quotidien israélien  Haaretz a révélé que le ministre israélien Benjamin Netanyahu à élaboré un plan de guerre contre le Liban, l'Iran et la Syrie au printemps prochain.
Et vendredi, Amos Harel, le correspondant militaire de Haaretz a parlé d’une  guerre israélienne contre le Liban pouvant se développer en  guerre régionale incluant Téheran.
Harel a, toutefois précisé, que la situation sur la frontière avec le Liban était compliquée:" d'une part, il y a l’arsenal de missiles du Hezbollah, mais en revanche il n'y a aucune activité du Hezbollah contre « Israël » à la frontière".
Dans ce contexte, le chef de l'armée du Liban, Jean Qahwaji, a appelé les soldats d'être en état d'alerte et de préparer les defenses militaires le long de la frontière pour une possible attaque israélienne, a rapporté samedi le quotidien palestinien al -Quds Al-Arabi.
Dans un communiqué publié à l’occasion de la célébration du Jour de l'indépendance du Liban, Qahwaji a déclaré que  les soldats doivent se préparer "pour contrer tout complot que  l'ennemi israélien prépare contre la patrie, et de continuer la bataille contre ses violations aériennes, marines et terrestres avec toutes les moyens qui sont  à notre disposition ».
Le chef d'état-major des forces d'occupation israéliennes Gabi Ashkenazi a récemment averti le Knesset que le Hezbollah est actuellement armé avec des milliers de missiles, dont certains pourraient atteindre Dimona, au sud des territoires occupés. "Certains d'entre eux ont une portée de 300 km et certains d'entre eux ont une portée de 325 km," a affirmé Ashkenazi,  ajoutant que les missiles étaient prêts à l'emploi.
Et de souligner : "Il y a un paradoxe – d’une part, le Hezbollah est calme, mais quand vous vous pencher au-dessus des fils barbelés vous pouvez voir l'armement et un renforcement de leurs forces. Si le Hezbollah procède à une attaque en guise de représailles à l’assassinat de Moughniyeh il obligera Israël à réagir et cela conduira à une dégradation ».
Pour sa part, le commandant en chef de l’armée libanaise a souligné que «le Liban continuera à œuvrer pour libérer la terre qui est toujours sous occupation israélienne, y compris les fermes de Chebaa et une partie du village de Ghajar".
Qahwahi  a exhorté les militaires à «faire le maximum possible pour garantir la vie des citoyens et préserver leurs moyens de subsistance et de continuer la poursuite des terroristes, des criminels et tous ceux qui compromettent la sécurité du pays."
Par ailleurs, un tribunal militaire libanais a condamné à la peine capitale la semaine dernière un homme accusé d'espionnage pour l’ennemi israélien et a arrêté un autre individu soupçonné du même chef d’accusation.
Au printemps dernier, le Liban a arrêté près de 20 membres appartenant à six cellules d'espionnage soupçonnées de collaborer avec « Israël ».
A ce titre, le général Qahwaji a demandé à l'armée de rester aux côtés du peuple libanais "pour soutenir leur résistance sur leur terre" et a rappelé  le droit du Liban à «libérer de ses terres encore sous occupation ».
Et de conclure : «Sachez que l'indépendance ne peut être réalisée pleinement que par la protection du territoire et de son  peuple, en honorant la souveraineté de l'État sur chaque centimètre de notre territoire national».
21/11

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=112207&language=fr


3-4 Les sans-papiers palestiniens, des réfugiés fantômes.

Saïd : "Je vis d'aumône et, quand je peux, je me faufile hors du camp pour gagner 10 dollars. Je ne désire qu'une chose: de la pitié pour mes enfants".

Comme des milliers d'autres Palestiniens dépourvus du statut de "réfugié", Saïd n'a aucune existence légale au Liban.

 Sans statut officiel ni pièces d'identité, ils savent que s'aventurer hors du camp de réfugiés est dangereux. Ceux qui se font prendre risquent la prison. Ils n'ont en outre pas le droit de travailler et aucun accès aux services de santé ou à l'éducation.

Je vis d'aumône et, quand je peux, je me faufile hors du camp pour gagner 10 dollars. Je ne désire qu'une chose: de la pitié pour mes enfants". Comme des milliers d'autres Palestiniens dépourvus du statut de "réfugié", Saïd n'a aucune existence légale au Liban.

La situation de ces sans-papiers, dont héritent leurs enfants et petits-enfants, doit être à l'ordre du jour de la visite lundi du président palestinien Mahmoud Abbas au Liban.

Entre 3.000 et 5.000 d'entre eux vivent dans ce pays, selon des estimations.

Sans statut officiel ni pièces d'identité, ils savent que s'aventurer hors du camp de réfugiés est dangereux.

Ceux qui se font prendre risquent la prison. Ils n'ont en outre pas le droit de travailler et aucun accès aux services de santé ou à l'éducation.

"Ces gens sont tout ce qu'il y a de plus vivants mais ils ne sont pas reconnus comme tels", estime Souheil El-Natour, un analyste palestinien basé à Beyrouth.

Le Liban reconnaît seulement comme "réfugiés" les Palestiniens, et leurs descendants, arrivés sur son territoire à la suite de la création de l'Etat d'Israël en 1948.

Bien que l'ONU chiffre à 400.000 le nombre de réfugiés palestiniens dans ce pays, certains avancent un chiffre plus proche de 250.000 à 270.000, l'ONU n'ayant pas effacé de ses listes ceux partis à l'étranger.

La majorité des sans-papiers sont, eux, arrivés au Liban dans les années 1970, après les événements de "Septembre Noir", lorsque la Jordanie a expulsé l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et ses milliers de combattants.

Mireille Chiha, du Conseil danois des réfugiés basé à Beyrouth, dénonce des conditions de vie "très difficiles".

"Ils n'ont pas de liberté de mouvement, ne peuvent acheter de voiture ou de moto et ne bénéficient pas des services de l'Agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens", ajoute-t-elle. "Même à l'intérieur des camps, on les considère comme des étrangers".

Leur sort a commencé à être examiné à la fin de la guerre civile (1975-90) et lorsque nombre d'entre eux ont commencé à avoir des enfants et petits-enfants.

Ali Mahmoud Ahmed Abou Ali est arrivé à Beyrouth en 1973. Comme lui, ses enfants n'ont aucune existence légale.

"J'arrive à la fin de ma vie et je m'inquiète pour mes enfants", raconte cet homme de 62 ans qui vit dans le camp de Bourj el-Chemali, situé à Tyr (sud).

Jamileh Mohammed Salloum, une Libanaise de 40 ans, s'est mariée à un sans-papiers sans réaliser ce qu'elle allait endurer, elle et ses trois enfants. Une Libanaise n'est en effet pas autorisée à transmettre sa nationalité à ses enfants.

"Même dans mes pires cauchemars, je n'aurais jamais imaginé que mes enfants n'auraient aucun droit", confie-t-elle.

Des ONG et des experts soulignent le besoin urgent de se pencher sur le dossier, mettant notamment en garde contre les risques de récupération des groupes extrémistes.

"Il existe un aspect politique et sécuritaire dans tout ça", estime Jaber Abou Hawach, de l'Organisation palestinienne des droits de l'Homme, basée à Beyrouth. "La pression à laquelle ils sont soumis pour survivre peut les pousser à se tourner vers le terrorisme".

Malgré ces avertissements, les gouvernements successifs ont fait la sourde oreille.

Les autorités ont bien commencé en 2008 à remettre des papiers à ces Palestiniens, mais le processus a été interrompu en raison de fraudes.

06 décembre

http://www.france24.com/fr/20091206-liban-papiers-palestiniens-r-fugi-s-fant


3-5 Les réfugiés doutent encore de la reconstruction de Nahr al-Bared.

Plus de deux ans après la destruction de leur camp de réfugiés dans une guerre qui opposa l’armée libanaise et le groupe de militants islamistes, Fatah al-Islam, les réfugiés de Nahr al-Bared ont assisté, ce mercredi, au début de la reconstruction de leur camp. Cependant, s’ils sont soulagés, ils restent encore sceptiques.

Créé en 1949, le camp de réfugiés de Nahr al-Bared, dans la région d’Akkar dans le nord du Liban, était devenu le foyer de plus de 30 000 résidents. Pendant l’été 2007, le camp a été complètement détruit lors des combats des Forces armées libanaises (FAL) contre une organisation de militants bien équipés, pour la plupart des non palestiniens, qui avaient pris possession du camp.

Durant les 15 semaines de guerre, une commission populaire locale s’est formée rapidement. Début 2008, elle a travaillé à l’élaboration d’un plan d’ensemble pour la reconstruction du camp, plan qui fut approuvé par le gouvernement libanais et par l’UNRWA (l’Office de secours et de travaux des Nations-Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient).

L’enlèvement des gravats et les véritables travaux de reconstruction ont pourtant été reportés à plusieurs reprises. Au printemps 2009, la première pierre de la reconstruction de Nahr al-Bared a été posée avec des discours solennels, mais la zone nettoyée au bulldozer est restée telle quelle. Une nouvelle fois, cet été 2009, le chantier allait démarrer mais le dirigeant du Mouvement patriotique libre et ancien général, Michel Aoun, a bloqué la décision du gouvernement de reconstruire Nahr al-Bared et un moratoire de deux mois fut décidé par le Conseil d’Etat libanais qui a tout bloqué sur le terrain.

Aux premières heures de la matinée, ce 25 novembre, des officiels de l’UNRWA, des représentants de différents partis et organisations de la communauté palestinienne - dont des résidents déplacés de Nahr al-Bared -, entourés de soldats libanais, ont assisté et applaudi au versement du béton par un camion pour le coulage des fondations des premières maisons.

Mahmoud Eshtawi, père de deux enfants, a vécu ces derniers 18 mois dans une baraque en tôle de 18 m2 contiguë à Nahr al-Bared. Actuellement, son travail consiste seulement à conduire le bus du jardin d’enfants local deux fois par jour. Il se sent soulagé : « Nous avons vécu dans des conditions très difficiles dans nos baraques. Avec ce que je vois aujourd’hui, je me sens mieux et cela me fait espérer qu’ils vont reconstruire le camp. » Sa sœur Manal hoche la tête : « Je suis heureuse. Même si j’ignore combien de temps cela prendra, je peux espérer revenir chez moi. Revenir, c’est pour nous le plus important. »

Les différents retards au cours des deux dernières années ont provoqué un pessimisme général chez les réfugiés de Nahr al-Bared. « Depuis le début jusqu’à aujourd’hui, nous avons été confrontés à de nombreux obstacles et retards.  »

« Durant les deux ans et demi écoulés, nous aurions pu reconstruire le camp, » dit Abu Khaled Freji. Il travaille avec la Commission de reconstruction de Nahr al-Bared (CRNB) depuis sa création, pendant la guerre. Il explique que ces gens qui ont vécu dans des garages et des baraques ont eu souvent l’impression d’être trahis et qu’on leur mentait, ajoutant : « Aujourd’hui ce n’est qu’un début, rien de plus. Nous avons toujours balancé entre espoir et frustration. Vivant une situation très difficile et épuisante, je suis prudent avant de me laisser aller à une grande joie simplement parce qu’ils ont coulé un peu de béton aujourd’hui. »

L’accès à la périphérie de Nahr al-Bared ainsi qu’au site du chantier est toujours sous contrôle des FAL.

Amr Saededine, un journaliste qui suit de près les évolutions à Nahr al-Bared, parle des FAL comme d’un obstacle important pour le processus de reconstruction. « L’armée se mêle de tout. Nahr al-Bared a été déclaré zone militaire. Mais c’est une zone civile, pas une base militaire ! »

Saededine dit que les FAL ont demandé maintes et maintes fois des modifications du plan d’ensemble de reconstruction. « Au début, l’armée ne voulait pas de maisons avec des balcons, par exemple. Elle a demandé aussi que les rues soient suffisamment larges pour laisser passer ses chars d’assaut.  »

Le financement de la reconstruction de Nahr al-Bared reste encore une question posée. Pour le moment, l’UNRWA n’a pu trouver que le tiers des 328 millions de dollars nécessaires. La semaine dernière, des représentants d’une dizaine d’organisations donatrices sont venus à Nahr al-Bared. Les officiels de l’UNRWA avaient récemment exprimé leur optimisme pour le début de la reconstruction, et la formation du nouveau gouvernement libanais va attirer de nouveaux fonds.

Conséquence du siège du camp par les FAL et de la destruction de ses entreprises, le chômage s’est considérablement développé dans Nahr al-Bared.

Mercredi, beaucoup de jeunes hommes ont repris espoir. Mohammad Eshtawi a passé ces deux dernières années surtout à boire du café et à ne rien faire, avec de rares occasions de travail et de gagner quelque argent. Son état d’esprit s’est transformé en un optimisme prudent. « Nous avons attendu le début des travaux de reconstructions pendant longtemps. J’espère que beaucoup d’entre nous vont trouver du travail dans la reconstruction, » dit Eshtawi. « C’est un chantier de longue de durée. J’espère pour moi et pour mon père qu’on trouvera du travail ici. »
Ray Smith travaille avec le collectif de médias autonomes, « A-films » qui a informé sur les développements à Nahr al-Bared tout au long des deux ans et demi passés.

29 novembre

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7710



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Blanc bonnet et bonnet blanc. Du pareil au même …

(Alberto Asarta Cuevas nommé à la tête de la Finul.)

11/12/2009

Les mêmes pros sionistes se succèdent à eux-mêmes au sein de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).

Cette Force qui est là pour espionner au profit de l'entité sioniste. Français, Italien, Espagnol, c'est blanc bonnet et bonnet blanc.

Pourquoi, comme çà pour donner un peu le change, n y aurait-il pas un général Turc ou Indonésien?

De toute façon, nous prions pour que ce nouveau gouvernement soit très uni avec son Armée et sa Résistance, et balaie cette force à jamais.

Mais cette dernière aime le coin, il lui suffit juste de traverser la frontière pour aller chez son amie sioniste. Elle pourra ainsi mieux la protégée.

Allez raous dégagez!

OUI ON PEUT VRAIMENT TOUT CHANGER! OUMMA REVEILLE-TOI!

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=114832&language=fr


4-2 Les provocations incessantes de l'armée israélienne révèlent encore une fois, sa démoniaque duplicité.

Ces provocations incessantes de l'armée sioniste révèlent encore une fois, sa démoniaque duplicité : violer les territoires, provoquer les habitants, pour sciemment provoquer des ripostes afin de mieux écraser ensuite sous le feu et les bombes...
Malheureusement, l'armée sioniste est à la fois fanatisée et sans la moindre once de conscience éthique : ils se considèrent la race élue, et leur état est l'Etat Rothschild, dont le drapeau contient le 666 (6 pointes, 6 triangles, 6 faces).
Leur arrogance vient de leur certitude qu'ils vaincront leurs ennemis, au moins dans un premier temps.
Et c'est vrai que les Rothschild et consorts, Bilderbergers Illuminatis, ont déclaré la guerre à l'humanité 'Goyim'. Les pandémies à répétition, par des labos inféodés au trust Rockefeller, la destruction volontaire du système financier - aux mains des milliardaires spéculateurs...en sont la sinistre preuve.
Bientôt sans doute les guerres 'sanglantes' contre les pays musulmans, de nouveau ?

 23/11/2009

http://www.alterinfo.net/L-independance-du-Liban-sous-l-occupation-sioniste!_a39599.html


4-3 Réfugiés palestiniens au Liban: "Nous survivons, à défaut de mourir".

 En quittant la Palestine en 1948 à l'âge de 12 ans, Hassan Rhayyel ne se doutait pas qu'il allait passer les 60 prochaines années de sa vie dans un camp de misère au Liban.

Comme des milliers de ses compatriotes réfugiés, il se sent prisonnier à perpétuité. "L'avenir, on le voit en noir", lance cet homme aux cheveux blancs dans sa maison de 70 mètres carrés où il a élevé huit enfants, dans le camp de Borj el-Chemali (sud).

A l'intérieur des 12 camps palestiniens du Liban, où s'entassent plus de 250.000 réfugiés, les enfants grandissent dans des dédales de ruelles crevassées aux odeurs nauséabondes, jouent dans les cimetières et parmi les déchets et abandonnent l'école bien avant l'âge de 18 ans

Les logements anarchiques sont tellement collés les uns aux autres qu'il est parfois impossible d'apercevoir le ciel.

A Borj el-Chemali, le nombre de réfugiés est passé en cinq décennies de 7.000 à 20.000 personnes, sur une même superficie: un kilomètre carré.

"Comment est-il possible que, depuis 62 ans, les Palestiniens restent enfermés dans ces camps?", déplore Mahmoud al-Joumaa, président de "la Maison des enfants de la résistance", qui s'occupe de l'épanouissement des tout-petits.

Avec le processus de paix israélo-palestinien au point mort et le refus d'Israël d'entendre parler du droit au retour, l'espoir de revoir la terre natale s'amenuise de génération en génération.

Avec le processus de paix israélo-palestinien au point mort et le refus d'Israël d'entendre parler du droit au retour, l'espoir de revoir la terre natale s'amenuise de génération en génération.

Le souvenir même de la Palestine s'estompe: seuls 10% des réfugiés se rappellent encore l'exode.

"Quand j'observais les combats entre les juifs et les nôtres du toit de notre maison dans la vallée de Hula (nord d'Israël), je ne me rendais pas compte que je perdais une patrie", se souvient Hassan.

"On pensait qu'on allait revenir dans deux jours, on a fini par construire ce camp au Liban", ajoute le vieil homme. "Ce camp, c'est ma Palestine".

Les jeunes des camps ne se font pas non plus d'illusions.

"La Palestine, ce n'est qu'un concept", affirme Hiba Idriss, 23 ans.

"Nous sommes nés réfugiés, nous mourrons réfugiés", ajoute cette jeune fille qui a décroché une licence en gestion des technologies de l'information d'une université libanaise grâce à une bourse de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).

Mais ce diplôme est loin de lui donner des perspectives d'avenir, la loi libanaise interdisant aux Palestiniens d'exercer la plupart des métiers.

"Rien ne nous appartient, dit Hiba. Nous vivons au jour le jour parce que c'est sans issue".

Beaucoup de jeunes désoeuvrés passent leur temps à fumer le narguilé ou à sillonner les ruelles en mobylette.

Elle se souvient de son grand-père dont le départ de la région de Safad, en Galilée, a pesé sur sa conscience. "Il n'a pas pris les armes. Comme beaucoup, il a eu vent du massacre de Deir Yassine (en 1948, par des combattants sionistes). Il est parti pour protéger sa famille".

"Il se sentait coupable de la situation dans les camps et répétait +ça aurait été mieux de mourir là-bas, dans la dignité+", se rappelle cette brune voilée.

Elle se souvient aussi de la première fois où elle est sortie du camp: "je ne savais pas qu'il y avait un monde extérieur, je pensais que la vie, c'était le camp".

Pour beaucoup, c'est surtout le sentiment d'avoir été abandonné à leur triste sort qui blesse.

"Ils sont sept millions (d'Israéliens) à se préoccuper de (Gilad) Shalit (le soldat israélien enlevé en 2006 par le Hamas, ndlr) alors que 300 millions d'Arabes se moquent bien du sort de centaines de milliers de Palestiniens", s'indigne Walid Taha, dans le camp de Chatila (banlieue sud de Beyrouth).

Cet homme maigre envie ses demi-frères en Israël, dont l'un, Wassel Taha, est député au Parlement.

"Ici, je gagne à peine 100 dollars en un mois. Nous survivons, à défaut de mourir", résume cet ouvrier, père de six enfants.

8/12

http://www.lexpress.fr/actualites/1/refugies-palestiniens-au-liban-nous-survivons-a-defaut-de-mourir_834386.html


4-4 Mazin Qumsiyeh : L’odeur de la misère et un sentiment d’espoir.

"Je n’étais pas allé à Beyrouth depuis mes cinq ans (mais je me souviens bien de ce voyage) et j’étais un peu nerveux parce que tellement de choses se sont passées depuis. Le Liban et la Palestine, avec la Jordanie et la Syrie, ont toujours eu des liens ; c’est seulement après que les Britanniques et les Français aient décidé de nous diviser et de donner une partie de notre terre aux Juifs européens pour remplacer les indigènes que nous avons été séparés et déconnectés les uns des autres (et quelquefois que nous nous sommes querellés)".

[...]

Alors que nous nous rapprochions du camp, l’odeur est devenue vraiment plus forte. Difficile de la décrire, un mélange d’égout et de pourriture, une odeur âcre qui est peut-être le contraire de l’air frais, une odeur de renfermé et de dureté suffocante qui m’a fait me demander si je n’avais pas une hallucination.
    Puis nous avons fait un tour dans le camp, et rien ne m’avait préparé à ça. Je suis allé dans plus de 30 camps de réfugiés en Jordanie et en Cisjordanie, et je ne m’attendais pas à ce que les camps de réfugiés du Liban soient pires. J’ai beaucoup lu, j’ai aussi vu des photos et des vidéos, mais pourtant j’ai été choqué par ce que j’ai vu, par ce que j’ai senti, par ce que j’ai entendu et par ce que j’ai ressenti et les mots que j’écris ne peuvent en rendre compte."

[...]

November 15,



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

5-1 Les Israéliens foudroyés par le discours de Nasrallah et le document secret.

lundi 16 novembre

Les médias israéliens se sont attardés au dernier discours du secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah prononcé à l’occasion du jour du martyr, contrairement aux discours précédents, dont la diffusion était interdite, à cause de la censure imposée par les autorités de l’occupation depuis la guerre de juillet 2006.  

 [NdT : référence discours]

 La couverture médiatique israélienne a mis l’accent sur les menaces de Sayed Nasrallah de commencer par bombarder les villes situées au-delà de Haïfa dans la prochaine guerre, et du sort qui attend les légions militaires israéliennes qui tenteraient d’envahir la terre libanaise.

Selon l’analyste politique Oded Granot, "Nasrallah a confirmé les propos d’Ashkenazi sur la quantité de missiles chez le Hezbollah", mettant ainsi les positions d’Ashkenazi dans le cadre de calmer ceux qui cherchent à déclencher une guerre contre le Liban, en leur disant qu’il ne faut pas s’impliquer avec le Hezbollah".

Alone ben David, autre analyste politique, est allé dans le même sens :" Lorsque nous évaluons la force croissante du Hezbollah depuis la deuxième guerre, nous nous rendons compte que ce qui a été découvert à bord du navire Francop n’est qu’une goutte dans la mer de l’arsenal militaire du Hezbollah qui comprend des dizaines de milliers de missiles de courte portée, des milliers de missiles de portée moyenne, en plus de missiles de longue portée qui atteignent Tel Aviv et Dimona, et dont un missile peut à lui seul détruire un ensemble de bâtiments".

Sur un autre plan, le quotidien Yediot Ahranot a révélé un document qui prouve à quel point le Hezbollah a réussi à s’infiltrer dans l’armée israélienne, ajoutant que le parti libanais possède des sources d’informations très importantes.

Un officier au commandement du nord dans l’armée de l’occupation s’est dit foudroyé à la lecture du document, qui assure que le Hezbollah connait profondément les systèmes de détection israéliens, surtout ceux des avions sans pilote que les Israéliens croyaient qu’ils opèrent en secret.

Le Yediot évoque également la détention par le Hezbollah d’informations sur la technologie israélienne utilisée à la frontière avec le Liban et sur les tactiques de l’armée.

Par ailleurs, la présentatrice de la dixième chaine israélienne a estimé que les renseignements du Hezbollah ont réalisé un bond, ajoutant que le Hezbollah connait comment l’armée opère les avions de reconnaissance, comment elle effectue ses patrouilles et comment elle entraine les chiens renifleurs", alors que le présentateur de la même chaine a qualifié de "très horrifiantes" les informations précises et détaillées détenues par le Hezbollah.

Le Yediot Ahranot a prétexté que le Hezbollah espionnait le réseau des communications de l’armée israélienne, même les appels codés, concluant qu’il est difficile de ne pas croire que les agents du Hezbollah n’ont pas copié des documents secrets appartenant au commandement de la région du nord.

Al MAnar

13 novembre 2009 –

Cet article peut être consulté ici : http://www.almanar.com.lb/NewsSite/...


5-2 Nada Raad : « Les hommes de la défense en 2006 sont les véritables hommes de l'indépendance ».

Le secrétaire général adjoint du Hezbollah cheikh Naïm Kassem a indiqué que ce qu'a fait la résistance au Liban a renforcé l'indépendance du pays et l'a protégé des sionistes, précisant que les hommes de la guerre et de la défense du Liban en juillet 2006 sont les véritables hommes de l'indépendance, tout comme ceux qui ont œuvré pour que le Liban ne tombe pas dans les mains étrangères et sionistes.
S'exprimant à l'occasion de l'indépendance dans une cérémonie funèbre, Cheikh Kassem a assuré que le Liban a besoin des sacrifices pour qu'il persiste, et que "la résistance qui a libéré le Liban est la résistance de tous les Libanais s'ils le veulent, alors que celui qui ne veut pas l'honneur d'y appartenir est perdant, parce qu'il s'est privé de la bénédiction de la libération, et de la grâce de la dignité pour toutes les générations qui feront face aux sionistes", a-t-il ajouté.
Et de terminer, "la résistance au Liban n'est pas un quota entre les confessions, elle est pour tout le monde. Si certaines forces politiques ou confessionnelles désirent avoir un rôle dans la résistance, qu'elles cherchent alors comment fournir leurs contributions. Le Hezbollah ne distribue pas d'actions au sein de la résistance, et Dieu merci, il n'y a ni directeurs généraux, ni chefs, ni postes, ni fortune dans cette résistance. La résistance est faite de la foi et du sacrifice, celui qui veut se sacrifier pour sa foi qu'il cherche la voie et il la trouvera".
   

Nada Raad 

Al-Manar
23 novembre 2009

 http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Nada_Raad.221109.htm


5-3 Lélia Mezher : La déclaration ministérielle pourra-t-elle faire l’impasse sur la clause des armes du Hezbollah ?

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le contenu de l’article mais doit être vu comme information.
La situation

Faut-il s'en inquiéter ?

Une micropolémique commence à se manifester autour de la déclaration ministérielle, semblable à celle qui avait entouré le processus de formation du gouvernement. Le nœud du problème se décline, semble-t-il, en deux volets : un volet prévisible, puisque d'ores et déjà discuté dans les déclarations ministérielles précédentes, à savoir les armes de la résistance, et un autre qui vient inévitablement s'imposer après la visite du président de la République Michel Sleiman à Damas, celui des relations libano-syriennes.
Devant les complications qui se profilent déjà à l'horizon, la rapidité avec laquelle les élections des commissions parlementaires ont eu lieu a-t-elle eu pour simple objectif de baisser un peu plus la tension déjà contenue par la naissance soudaine du gouvernement après près de cinq mois d'atermoiements ?

Rien n'est moins sûr. Actuellement en Arabie saoudite, le Premier ministre Saad Hariri serait en train de préparer sa visite en Syrie, « mais seulement après l'obtention du vote de confiance », insistent des milieux informés. Trop prématuré donc de se pencher sur une visite qui, selon le quotidien damascène al-Watan, sera « historique » car elle aura pour effet d'« ouvrir une nouvelle page dans les relations » entre les deux pays, une page fondée, toujours selon le quotidien, « sur une disparition du poids qui pesait sur l'étape précédente ».
Comme pour répondre à ce qui apparaît comme une analyse assez ambitieuse, Hadi Hobeiche a vite fait de préciser hier que « la visite de M. Hariri en Syrie n'est ni personnelle ni à mettre en relation avec le Tribunal spécial pour le Liban. Il ne faut pas tenter d'en tirer profit sur ce plan-là ».

Avis donc à ceux qui tentent d'entrevoir une espèce de marchandage sournois qui aurait, pour toile de fond, le TSL contre un assainissement des relations libano-syriennes. Le député Ziyad Kadri l'a également relevé, en affirmant, sans ambages, que « l'accession au Sérail ne se fera pas aux dépens du TSL ». Néanmoins, et du côté de Baabda, les développements qui sont attendus au niveau des relations libano-syriennes sont nombreux et comprennent une nouvelle visite du président de la République à Damas ainsi qu'un séjour potentiel de son homologue syrien Bachar el-Assad à Beyrouth.
Omettre ou ne pas omettre les armes du Hezbollah
Mais place, de manière plus immédiate, à la déclaration ministérielle  qui est actuellement en train d'être peaufinée par le comité parlementaire chargé de la rédiger.

Avant son départ, Saad Hariri avait donc chargé Tarek Mitri de préparer un « brouillon » dudit document.

Celui-ci comprend, semble-t-il, une douzaine de pages dénuées de déclarations creuses, mais regroupant une énumération de projets que le gouvernement cherchera à mettre en application tout au long de son mandat. Ce qui est sûr, c'est que le nouveau cabinet cherche surtout à axer sa politique sur les secteurs socio-économiques, trop longtemps délaissés.
Ce brouillon a été hier soir distribué aux membres du comité de rédaction pour qu'il puisse être discuté aujourd'hui. Toutefois, le flou continue de planer sur l'issue que le comité de rédaction de la déclaration compte donner à l'épineuse question des armes du Hezbollah.
Jusqu'à hier soir, des informations contradictoires circulaient sur ce plan. À en croire Ziyad Baroud, « la question des armes fait partie de celles qui ne sont pas source de conflit », et elle sera traitée « comme partie intégrante du consensus qui est de nature à préserver les intérêts nationaux ». Difficile de faire plus opaque comme déclaration, mais c'est surtout la première phrase qu'il est important de retenir : en clair, il n'y a pas de blocage dû à la question des armes du Hezbollah, ce qui est en soi positif, mais qui, d'autre part, suscite pas mal d'interrogations lorsque Georges Adwan affirme, de concert avec les Kataëb, que les Forces libanaises « se dresseront contre toute formule dans la déclaration ministérielle qui contiendrait des éléments contredisant l'édification de l'État ».
Dans le même temps, les milieux proches de Koraytem affirmaient que Saad Hariri est en train d'examiner la meilleure manière d'appréhender la question des armes du Hezbollah, et se dirigerait, du moins pour l'instant, vers l'occultation, purement et simplement, de la clause faisant référence aux armes du Hezb, avis qui, à en croire Gebran Bassil, ne serait absolument pas partagé par la minorité au sein du gouvernement. Ce dernier a en effet fait valoir hier que « la clause des armes du Hezbollah est en fait la plus simple à traiter et elle sera abordée à la lumière du document d'entente » signé entre le Courant patriotique libre et le Hezb.
Même son de cloche du côté de Farid el-Khazen qui a précisé que « les grands titres de la déclaration ne subiront pas de changements et le climat positif va largement influer sur le texte » de la déclaration ministérielle. Ce climat a été conforté par les informations diffusées hier par la chaîne de télévision du Hezbollah al-Manar hier, et selon lesquelles deux grands thèmes vont prévaloir sur la déclaration ministérielle : les relations libano-syriennes et les armes de la résistance, qui seront traitées de la même manière qu'au lendemain de l'accord de Doha. Il convient de rappeler que la raison d'être de Doha n'est autre que le 7 Mai. Nabil Kaouk n'a-t-il pas indiqué hier que « la stratégie du Hezbollah n'a pas besoin d'être légitimée » par une déclaration ministérielle ?
Lélia Mezher

16 novembre 2009
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/638032/La_declaration_ministerielle_pourra-t-elle_faire_l%27impasse_sur_la_clause_des_armes_du_Hezbollah+%3F.html


5-4 Sami Moubayed : Retour du Hezbollah Dans l’Arène Politique Libanaise.

"...le monde politique complexe libanais a prouvé que peu importe les chiffres du parlement, le pays ne peut pas être dirigé sans le consentement des Shi’ites qui sont largement en faveur du Hezbollah et de son parti frère, Amal..."

Les observateurs de la scène politique du Moyen Orient qui misaient sur une réduction progressive de l’influence du Hezbollah au Liban ont eu une grande surprise lundi. Après 5 mois de tergiversation politique, le Hezbollah a eu ce qu’il voulait dans la formation du cabinet, dirigé par le chef de la majorité au Parlement, Saad Hariri.
Ceux empressés de rayer le Hezbollah de la scène politique avaient vu leurs espoirs accrus en Juin, quand le parti et ses alliés n’avaient pas réussi à obtenir une majorité aux élections parlementaires.

L’opposition dirigée par le Hezbollah a effectivement maintenu le statu quo, gagnant 57 des 128 sièges du Parlement.
Les membres de la Coalition du 14 Mars se sont réjouis affirmant que le Hezbollah ne serait plus en mesure de dicter sa politique.

Cependant, le monde politique complexe libanais a prouvé que peu importe les chiffres du parlement, le pays ne peut pas être dirigé sans le consentement des Shi’ites qui sont largement en faveur du Hezbollah et de son parti frère, Amal.
Bien que le Hezbollah n’ait pu nommer que deux ministres parmi les 30 du cabinet Hariri, l’opposition, dirigée par le Hezbollah, a reçu un total de 10 sièges.

La Coalition de Mars pro occidentale a reçu 15 sièges, tandis que le Président indépendant, Michel Suleiman, a obtenu de nommer 5 ministres : l’intérieur, la defense, et trois ministres d’état – un Sunnite, un Shi’ite, et un Chrétien.
L’une des raisons du retard de 5 mois pris dans la formation du cabinet c’est la question du 1/3 de blocage. Le Hezbollah avait demandé le droit de veto sur toute loi prise par le cabinet, par le biais du 1/3 de blocage, craignant que le 14 Mars n’utilise sa majorité pour discuter de la question du désarmement du Hezbollah.
Mars 14 affirmait que c’était impossible, car l’opposition n’avait pas la majorité au parlement, et par conséquent ne pouvait pas avoir un droit de véto. Le Hezbollah a insisté, et simplement refusait d’accepter la formation d’un cabinet tant que cette question n’était pas résolue.
Hariri a essayé unilatéralement de former un cabinet cet été mais a échoué réalisant qu’aucun gouvernement ne pouvait être considéré comme constitutionnel s’il ne contenait pas toutes les communautés religieuses libanaises. Un cabinet sans Shi’ite aurait provoqué de vastes manifestations de rue, identiques à celles qui ont paralysé la vie économique et politique du Liban pendant presque deux ans de 2006 à 2008.
Pour trouver une solution à la dispute, tous les partis sont tombés d’accord sur une solution créative. Le Hezbollah pourrait nommer un ministre parmi les cinq ministères attribués à Suleiman, le ministre d’état, Adnan al-Sayyed Hussein (un Shi’ite). Bien que légalement le Hezbollah n’ait prise que sur 10 postes au gouvernement, en fait il en a 10+1, soit au total pour le parti 11, ce qui constitue 1/3 de blocage. Ce ministre- surnommé Ministre Roi – aura le pouvoir de faire passer ou de bloquer toute loi, et il est proche du Hezbollah, bien qu’il ne soit pas officiellement membre de l’opposition.
Le deuxième point de blocage, qui a joué en faveur du Hezbollah, c’est le ministère des télécommunications. En Mai 2008, le cabinet de Mars 14 dirigé par l’ex premier ministre Fouad al-Siniora a essayé de démanteler le système de communication du Hezbollah sur l’autoroute 17 menant à l’aéroport international de Beyrouth. Ce simple évènement a conduit à des combats de rues dans Beyrouth rappelant la guerre civile.
Quiconque obtient le ministère des télécommunications se trouve en position de protéger – ou combattre- l’appareil de communication du Hezbollah. Le parti de l’allié chrétien, Michel Aoun, avait demandé que ce poste aille à son gendre, Gibran Bassil. D’abord Mars 14 avait nettement refusé, affirmant que Bassil ayant perdu aux élections parlementaires de juin 2009 ne pouvait pas prétendre à un poste au sein du cabinet.
Aoun et le Hezbollah ont refusé de céder, insistant pour que le poste revienne à l’opposition dirigée par le Hezbollah. Suleiman a pris leur defense disant qu’il n’y avait aucune loi – seulement une coutume politique – disant qu’un candidat battu aux élections parlementaires ne pouvait pas devenir ministre. Ce problème a aussi été résolu en faveur du Hezbollah, le poste controversé ayant été attribué à Carbel Nahhas, membre du Free Patriotic Movement d’Aoun, qui est proche du Hezbollah. Non seulement Mars 14 a accepté de céder ce poste, mais également accepté de nommé Bassil comme ministre de l’énergie et de l’eau.
Au total, les Chrétiens Maronites ont maintenant six sièges au cabinet Hariri, dont trois pour Aoun, et les Shi’ites on de même six postes, dont deux pour le Hezbollah (l’agriculture et les affaires de la jeunesse). L’allié du Hezbollah, Amal, a obtenu de nommer Ali al-Shami, un nouveau venu en politique, comme ministre des affaires étrangères. Le ministère des finances est allé à Raya Haffar, une nouvelle tête de Mars 14, l’une des deux femmes au gouvernement.
Le dirigeant druze, Walid Jumblatt, a trois de ses alliés en place – Akram Shuhayeb comme ministre des déplacés, Wael Abu Faour, ministre d’état, et Ghazi al-Aridi, ministre des travaux publics. Parmi les anciens ministres restés au sein du nouveau cabinet, on trouve le vice premier ministre et ministre de la defense, Elias el-Murr, et le ministre de l’intérieur, Ziad Baroud.
En plus d’être une nouvelle victoire pour le Hezbollah, la formation du cabinet promet d’amener un calme relatif et la sécurité dans ce petit pays méditerranéen.

C'est un signal que les relations Syrie – Arabie Saoudite se portent bien, étant donné l’influence importante de ces deux pays respectivement sur le Hezbollah et Mars 14.
En Octobre, le roi d’Arabie Saoudite, Abdullah, a visité Damas, envoyant des signaux positifs qui ont eu un effet fort sur le match de foot politique se jouant à Beyrouth. Sa relation avec la Syrie s’était tendue depuis 2005 à cause du Liban, mais actuellement le roi saoudien semble plus intéressé pour trouver un terrain d’entente avec les Syriens sur l’Irak – se concentrant sur ce qui l’unit au Syriens concernant l’Irak plutôt que ce qui les divisent sur le Liban.
Le président des Etats Unis, Barack Obama, a facilité depuis son arrivée au pouvoir en Janvier cette ambiance positive. Sous Obama, le Liban est passé d’une position de priorité pour les US à celle d’»importante », étant donné que le président américain est nettement plus intéressé à trouver des solutions pour des zones critiques telles celles d’ Afghanistan, d’Irak, du Pakistan, et d’ Iran.
Les Syriens et les Saoudiens ont compris cela et que s’ils coopéraient ils pourraient obtenir des résultats tangibles liés à la sécurité de l’Irak, ce qu’Obama recherche actuellement dans le Monde Arabe. Avant de faire cela, avant les élections parlementaires d’Irak en Janvier, ils devaient faire en sorte que d’autres régions agitées, telle le Liban, soient pacifiées.
Si obliger Mars 14 à offrir le poste du ministère des télécommunications à l’opposition, ou leur donner un pouvoir de veto était la solution à la crise à Beyrouth, alors c’était le prix que les Saoudiens étaient, semblent-t-ils, prêts à payer pour la paix et la tranquillité au Liban. Il y avait trop d’enjeux pour l’Arabie Saoudite – politique, financier, et moral – pour laisser le Liban sombrer dans le chaos. Saad Hariri, 39 ans, est un ami fidèle de longue date des Saoudiens. Etant donné que c’est son premier mandat de premier ministre, l’Arabie Saoudite veut qu’il réussisse – à tout prix.
Sami Moubayed

Sami Moubayed es éditeur en chef du Forward Magazine en Syrie.

11 Novembre 2009

 – www.atimes.com

Mireille Delamarre traduction

http://www.planetenonviolence.org/Retour-Du-Hezbollah-Dans-L-Arene-Politique-Libanaise_a2054.html 


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