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26/12/2009

n°25 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 23-12 : - Début -: Les mêmes mensonges qu’à propos de l’Irak.


n°25 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 23-12 : - Début -: Les mêmes mensonges qu’à propos de l’Irak.



Géopolitique & stratégie d'Iran

                                                           n°25 du 23-12                                   C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

Tiré à Part

Les mêmes mensonges qu’à propos de l’Irak.

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Relier les points : L’Axe du Mal se rapproche des sites nucléaires iraniens, alors que le G20 piétine nos droits civils.

1-2 Mireille Delamarre : Washington Peut Empêcher une Attaque Israélienne Contre l’Iran.

1-3 Pierre Fournier : Bombarder l'Iran: contre les intérêts de la communauté internationale.

Suite

1-4 La politique extérieure de la France vis-à-vis de l’Iran s’aligne sur les positions d'Israël.

1-5 Analyse des derniers développements.

1-6 L’Ennemi Public N° 1 de l’Iran : Meir Dagan, Chef du Mossad .

Fin

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Siavosh Ghazi : Nucléaire: la diplomatie reste une option pour l'Iran.

2-2 Ron Paul : La politique étrangère américaine continue de correspondre aux vœux des néoconservateurs.

3 Annexe

3-1 Examen du rapport d’information sur les enjeux géostratégiques de la Prolifération

3-2 Le capitalisme et l'économie libérale sont les principaux responsables du réchauffement planétaire.

3-3 Les USA testent un bouclier anti-missile



Tiré à Part

Les mêmes mensonges qu’à propos de l’Irak

Une année s’est écoulée depuis que la National Intelligence Estimate (NIE) [rapport des Services de renseignements américains] a écarté l’idée que l’Iran produisait l’arme nucléaire et pourtant il est beaucoup question de guerre ici, à Washington.

 Pourquoi?

Je pense qu’il y a un grand nombre de raisons à cela. Le pétrole est une raison importante.

Ensuite, je pense qu’il y a l’idée néo-conservatrice selon laquelle nous sommes un peuple bon qui doit imposer sa bonté aux autres peuples. D’autre part, je pense qu’Israël a quelque chose à voir ici.
Et puis certaines personnes sont honnêtement convaincues que les Iraniens sont des méchants qui veulent nous bombarder.

Autant de raisons qui s’additionnent.

Certaines nous ont amenés à attaquer les Irakiens.

La désinformation est très importante et l’on réagit de manière affective.

Mais malheureusement, les Américains n’aiment pas les considérations générales.

 

Ron Paul

(Traduction Horizons et débats)

Source: www.presstv.com/detail.aspx?id=79644&sectionid=3510302 



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Relier les points : L’Axe du Mal se rapproche des sites nucléaires iraniens, alors que le G20 piétine nos droits civils.

Sur le grand échiquier mondial, l'Axe du Mal échange des pions avec la Russie afin de mettre l'Iran en échec et mat, tandis que l'Afghanistan se prépare à devenir le terrain d'essai d'une stratégie militaire à durée indéterminée.

La réunion du G20 s'intronise reine de l'économie mondiale, alors que nos libertés civiles sont sacrifiées pour une illusion de sécurité.

Si les masses humaines regardent le spectacle, elles semblent complètement désintéressées par les enjeux importants des mouvements effectués sur le damier et elles ne sont que peu conscientes du fait que sous ce même échiquier, Mère/Dame Nature elle-même secoue la table, cogne la terre et fait des vagues.

Le mois de septembre a connu 'un nouvel épisode de la lente collision de l'histoire tragique de l'humanité avec la réalité

 Jeu d'échecs avec les Suspects Habituels

Il semblait évident que le changement radical opéré par Obama au sujet du bouclier anti-missiles en Europe de l'Est allait être utilisé comme monnaie d'échange avec la Russie. Installer le « bouclier » en Pologne et en République Tchèque constituait une tentative claire pour asseoir la domination militaire des ÉÉtats-Unis dans la région et sur la Russie en particulier. Les États-Unis ont pourtant maintenant fait marche arrière, changé de cap et ils ont décidé de placer des navires de defense chargés de missiles balistiques dans les eaux entourant l'Europe (voir plus loin). Mais que demande Obama aux Russes en échangede cet exemple/cette démonstration, tellement rare, de diplomatie étasunienne ? Un rapport, paru il y a quelques mois dans le journal russe Kommersant, nous donne un premier indice. On y révèle qu'Obama a écrit au président russe Dmitry Medvedev pour lui dire que l'aide de la Russie dans la résolution de la «menace» iranienne rendrait inutiles les projets de boucliers anti-missiles.

La rencontre secrète à Moscou du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, psychopathe notoire, fournit un nouvel indice de ce que beaucoup considèrent comme le signe d'une attaque imminente contre l'Iran. Le fait est qu'ils ont peut être raison.

On pourrait caricaturer « Bibi » faisant une offre que la Russie ne pouvait pas refuser: devenez plus ferme avec l'Iran et nous nous ferons un plaisir d'aller dire à Obama d'enlever ces saletés de missiles de Pologne et de République Tchèque. 

Partenaires dans le crime: le Président des États-Unis Barack Obama et le Premier ministre Benjamin Netanyahu

Quelle qu'ait pu être l'affaire, la technique des États-Unis a parfaitement fonctionné pour Israël, puisque la Russie a de toute évidence durci le ton avec l'Iran, allant même jusqu'à soutenir de nouvelles sanctions contre le pays.

Maintenant que la Russie semble s'être retirée (bien que l'on ne sache jamais vraiment avec l'imprévisible Poutine à la barre), La Grande-Bretagne, les États-Unis et la France sont libres de faire monter la pression. Alors que l'Iran affirme que le site nucléaire de Qom respecte les règles fixées par l'AIEA[1] - et il n'y a jusqu'à présent aucune raison d'en douter - l'Axe du Mal insiste pour effectuer des visites dans un site dit « secret ». Leur rhétorique belliqueuse est pleine d'indignation/s'offusque de ce que l'Iran les aurait « surpris » en révélant l'existence de ce second site, cela en dépit du fait que sa situation est connue depuis 2006. L'axe, constitué de menteurs patentés, prétend que l'usine de Qom est « probablement destinée à produire un uranium hautement enrichi destiné à la production d'armes » parce qu' « elle est trop petite pour le type d'usine indispensable pour l'enrichissement de grandes quantités d'uranium nécessaires à un programme de production énergétique civile... ». Pourtant, l'argument opposé a été utilisé contre l'usine de Natanz: Elle est de taille trop importante pour un usage civil.

C'est un dilemme sans issue. Mais telle est la logique utilisée par les puissances occidentales pathologiquement infestées , lorsqu'elles DOIVENT aller en guerre à tout prix. On se demande quelle sera la prochaine excuse: « Cher Iran, n'avez vous pas fini de frapper votre épouse ? »

Pour rester dans le style néo-conservateur/Comme d'habitude chez les néo-conservateurs, les renseignements sont arrangés pour servir la politique[2]. Bientôt, Colin Powell va nous éblouir grâce à une présentation à l'ONU où il nous montrera des photos satellites troubles et des images mal dessinées , qui « prouvent » que l'Iran a la bombe et compte l'utiliser dans les 45 prochaines minutes. En effet, comme le remarque Peter Symonds:

La campagne d'Obama ressemble à s'y méprendre à l'utilisation qu'a fait Bush des allégations au

sujet des armes de destruction massive lors de la période précédant la guerre en Irak.

Tout comme l'Irak, l'Iran est confronté à la tâche impossible de prouver une négation, c'est-à-dire qu'il n'a pas l'intention de fabriquer des armes nucléaires.

Son incapacité à fournir des preuves n'entraîne que de nouvelles allégations épouvantables ainsi que de nouvelles exigences permettant davantage d'intrusions d'inspecteurs internationaux entretenant des liens étroits avec les services de renseignements occidentaux et israéliens.

Le but de ces exigences n'est pas tant de vérifier la véracité des propos de l'Iran mais de justifier une confrontation s'intensifiant rapidement. [...]

La campagne actuelle menée contre l'Iran n'est pas le fruit d'un récent changement de politique, mais de projets fixés de longue date. Les tactiques que suit l'administration Obama ont été esquissées l'an dernier par une série d'études menées par des think tanks (groupes de réflexion) comme le Bipartisan Policy Center (Centre politique réunissant Républicains et Démocrates), le Center for a New American Security (Groupe de réflexion dans le domaine de la Defense) et le très à droite Washington Institute for Near East Policy (Groupe de réflexion spécialisé dans le Proche-Orient). Tout en variant dans les détails, les rapports conseillaient tous une escalade ferme des pressions diplomatiques, suivie par des sanctions punitives et soutenues par la préparation de frappes militaires.

Dennis Ross, qui est bien connu pour son point de vue pro-israélien et ses liens avec les néo-conservateurs de Bush a joué un rôle central dans toutes ces études.

Il est actuellement le premier Conseiller à la sécurité nationale d'Obama au sujet de l'Iran.

Netanyahu est monté à la tribune, juste après que l'ONU ait formellement blâmé Israël pour ses Crimes de Guerre et ait menacé le mini-état de passer à la Cour Internationale de Justice de La Haye, et ce après 60 années de protestations étouffées. Enhardi, sans aucun doute, par la defense immédiate et prévisible de l'indéfendable par Obama, Netanyahu s'y est senti suffisamment en confiance pour faire monter d'un cran sa rhétorique contre ce qu'il a appelé les « tyrans de Téhéran » : « La lutte contre l'Iran démarque le fossé existant entre la civilisation et la barbarie... Il s'agirait d'un retour en arrière si le fanatisme primitif faisait l'acquisition d'armes mortelles. » Voilà un bon exemple de l'hôpital qui se moque de la charité. Le Sionisme israélien est de fait un fanatisme primitif par excellence, et qui de plus, est équipé de 200 à 400 têtes nucléaires. Il s'agit aussi de la part de l'ONU d'un cas évident d'hypocrisie, puisque le Conseil de sécurité qui a appelé toute les nations à se joindre au Traité sur la non-prolifération, concentre ses critiques sur l'Iran (qui n'a pas d'arme nucléaire), tout en autorisant les cinq membres permanents à garder leur arsenal. Mais en plus de cela, moins d'une semaine auparavant, les membres du CSNU (Commandement spatial des Nations unies) (parmi lesquels les États-Unis, qui avaient proposé la résolution) se sont opposés à un appel lancé à Israël, afin qu'il rejoigne le Traîté sur la non-prolifération.

Voici une reconstruction en trois dimensions de l'usine d'armement la plus dangereuse du Moyen-Orient: Dimona en Israël.

Certains d'entre vous pensent peut-être : « Mais nous entendons parler de ce bombardement imminent depuis des années et rien ne se passe ». Eh bien justement. Peut-être que cela fait partie de leur approche pour tromper la population mondiale, qui est bien trop consciente des mensonges éhontés qui ont précédé la guerre en Irak.

Les pathocrates comptent sur le fait que les masses populaires n'ont pas de mémoire à long terme lorsqu'il s'agit de crimes politiques. Ils savent aussi qu'ils ont besoin de patience et de temps pour vendre l'invendable. Des années de propagande constante peuvent maquiller l'absence d'arguments rationnels et de preuves. Lorsque finalement cela arrivera, ils espèrent que la fatigue et une volonté mise à mal par des traitements de choc à répétition anesthésieront ceux qui voudraient protester et résister. 

Ce n'est pas parce que les Iraniens, tout comme nous, ont été maintenus des années durant dans la ligne de mire, qu'ils sont incapables de commencer une action ‘Choc et Éffroi' contre l'Iran, et ce dans un délai aussi proche que le mois prochain. En effet, l'ancien Secrétaire adjoint à la defense israélien Ephraïm Sneh a déclaré que l'indécision des États-Unis et de l'Europe à adopter des sanctions dures contre l'Iran « conduirait Israël à être acculé » (contre un mur imaginaire de son esprit perverti) et qu'il serait obligé d'attaquer. « Avant la fin de l'année, s'il n'y a pas d'accord sur des sanctions pour paralyser ce régime, nous n'aurons pas le choix ». Les Israéliens ont été très occupés à faire du lobbying de par le monde. Le quotidien anglais The Daily Express déclare que l'Arabie Saoudite est « prête à autoriser Israël à bombarder les sites nucléaires iraniens », citant une rencontre entre le chef du MI6 Sir John Scarlett (un des architectes des mensonges de la guerre en Irak) et Meir Dagan, le chef du Mossad. Investiraient-ils tant d'énergie à harceler l'Iran s'ils n'avaient pas l'intention de le traiter comme ils l'ont fait à Gaza en janvier dernier? Il semble pourtant qu'il n'y ait pas qu'un seul groupe impliqué dans la dernière comédie « Attaquons l'Iran ». Très récemment, le Conseiller à la sécurité nationale sous Jimmy Carter, Zbigniew Brzezinski, a déclaré que l'administration Obama devrait dire à Israël que les États-Unis attaqueront les avions israéliens s'ils essaient d'attaquer l'Iran.

Brzezinski a déclaré: « Nous ne sommes pas vraiment des petits bébés impuissants ». Ils doivent traverser notre espace aérien en Irak. Est-ce que nous allons rester là, à regarder?...Nous devons être fermes et leur refuser ce droit. Cela signifie une opposition un refus selon laquelle on ne se contente pas de paroles. S'ils vous survolent, vous y allez et vous les confrontez. Ils ont le choix de repartir ou non. Personne ne le souhaite, mais cela pourrait être un cas de « Liberty» à l'envers »[3].

La référence faite au « Liberty à l'envers » montre clairement qu'en dépit de 40 ans de mensonges israéliens, les politiciens étasuniens sont bien conscients du fait qu'en 1967 le vaisseau USS Liberty a été délibérément attaqué dans les eaux méditerranéennes par des avions de chasse israéliens, tuant ainsi34 marins étasuniens.

Quelques jours avant les pourparlers de Genève entre l'Iran et les cinq membres du Conseil de sécurité de l'ONU (plus l'Allemagne), l'Iran a testé durant un exercice de defense, des missiles à longue portée Shahab-3. Bien que les médias vont probablement interpréter ce fait comme une confirmation des intentions belliqueuses de l'Iran, ne devrions-nous pas plutôt inverser le raisonnement et nous demander si le gouvernement iranien n'est pas lui même convaincu que, quoi qu'il fasse, il sera attaqué ?

Des exercices de defense ne seraient-ils pas une réaction naturelle de leur part, puisque ce sont eux qui sont en fait menacés ? 

Il est intéressant de remarquer que l'Iran a déclaré avoir abattu un des trois « objets lumineux non-identifiés » qui ont survolé le Golfe Persique, sans être capable d'en retrouver les restes. Bien que l'on ne puisse pas écarter la possibilité que ces manifestations aient été ce que l'on considère comme des phénomènes OVNIs, elles peuvent tout aussi bien être des avions ennemis, comme des drones espions. Dans les deux cas, l'événement est une claire indication qu'une tragédie va vraisemblablement arriver, étant donné que les OVNIs ont une certaine tendance à apparaître là où des évènements majeurs se préparent et qu'ils ont démontré au cours de l'Histoire leur intérêt pour les affaires militaires.

En effet, leur penchant à apparaître au-dessus des espaces aériens ultrasensibles entourant les missiles balistiques intercontinentaux et nucléaires (voir le livre de Richard Dolan, UFO's and the National Security State, Vol. I & II) donne une autre dimension aux informations qui ont été données, selon lesquelles le complexe militaro-industriel étasunien a engagé une manœuvre classique de leurre: son bouclier de missiles n'a jamais été destiné à protéger l'Europe et les États-Unis contre les missiles balistiques intercontinentaux iraniens qui n'existent pas. Il semble de plus, que les sites permanents en Pologne et en République Tchèque aient été une ruse depuis le début.

Il s'agirait en fait de déployer un programme maritime et spatial bien plus sophistiqué, d'une portée bien plus importante et plus à proximité des frontières russes. John Pilger fait un gros plan sur cet échiquier:

La propagande déguisée en information que l'on observe aujourd'hui, fait suite à l'annonce d'Obama stipulant que les États-Unis ont décidé d'abandonner les missiles stationnés à la frontière russe. Elle sert à couvrir le fait que le nombre de sites où sont stockés des missiles étasuniens est actuellement en expansion en Europe et que les missiles «superflus» sont redéployés sur des navires. Le but est de convaincre la Russie de rejoindre, ou du moins de ne pas empêcher, la campagne anti-iranienne des États-Unis.

Le crime de l'Iran est son indépendance. [...] « L'épreuve de force » d'Obama avec l'Iran, a un autre objectif. Des deux côtés de l'Atlantique, les médias ont été chargés de préparer le public à une guerre sans fin. Selon la chaîne étasunienne NBC, le général Stanley McChrystal, commandant US/OTAN, a déclaré que 500 000 hommes seront nécessaires en Afghanistan pour les cinq ans à venir. L'objectif est le contrôle du « pactole stratégique » le gaz et les champs pétroliers de la mer Caspienne, de l'Asie Centrale, du Golfe et de l'Iran - en d'autres mots, de l'Eurasie.

Selon le célèbre informateur de l'intérieur/fauteur de trouble Daniel Ellsberg, un coup d'état militaire s'est mis en place aux États-Unis durant l'administration Bush et l'influence du Pentagone s'accroît dans tous les domaines de la politique étrangère étasunienne. On peut mesurer son contrôle au nombre de guerres d'agressions lancées simultanément et à l'adoption de la doctrine de la « première frappe », qui a abaissé le seuil d'utilisation des armes nucléaires, et a rendu de plus en plus floue la distinction entre armes conventionnelles et nucléaires.

Tout cela ridiculise la rhétorique médiatique d'Obama au sujet d'« un monde sans armes nucléaires ». Obama est en fait l'acquisition la plus importante faite par le Pentagone. Le fait qu'il ait cédé à la demande de ce dernier de conserver le secrétaire à la « Defense » de G.W. Bush ainsi que le grand maître faiseur de guerre Robert Gates, est un fait unique dans l'histoire des États-Unis. Obama a démontré sa valeur en accroissant les conflits depuis le Sud asiatique jusqu'à la Corne de l'Afrique. Comme les États-Unis de Bush, ceux d'Obama sont dirigés par des gens très dangereux.

Écrit par Éditeurs SOTT

02 DECEMBER   

 http://futurquantique.org/relier-les-points/798-relier-les-points-laxe-du-mal-se-rapproche-des-sites-nucleaires-iraniens-alors-que-le-g20-pietine-nos-droits-civils-


1-2 Mireille Delamarre : Washington Peut Empêcher une Attaque Israélienne Contre l’Iran.

Extrait -

Ndlr  1) Certaines parties du texte n'ont pu etre copier (malgré toutes mes tentatives) -

        2) les paries  parlant de l'Irak ont été couper

« … Contrairement à la ligne officielle de Washington, l’Amérique est capable d’empêcher Israël d’initier une guerre qui déstabiliserait encore plus le Moyen Orient…

En fait, il existe un important précédent où Washington a réussi à empêcher Israël de lancer une opération militaire alors même qu’Israël avait été attaqué…»

Quelques semaines seulement après le début de la diplomatie US-Iran, celle-ci semble s’orienter vers une fin prématurée. Le monde a été témoin d’un accroissement des tensions plutôt que d’une diminution. L’Iran refuse * (faux, voir précisions en bas d’article ndlt) d’accepter un échange de combustible comme le proposait l’accord de l’AIEA, l’AIEA a voté une résolution critiquant l’Iran, et Téhéran a répondu en approuvant un plan de construction de 10 centrales de plus.
Cette phase de la diplomatie potentiellement sur sa fin, les craintes d’une attaque désastreuse israélienne sur l’Iran se sont de nouveau accrues. Mais contrairement à la ligne officielle de Washington, l’Amérique est capable d’empêcher Israël d’initier une guerre qui déstabiliserait encore plus le Moyen Orient.

Selon l’adage traditionnel à Washington, les US ont peu d’influence sur Israël particulièrement sur la question du programme nucléaire iranien, car Israël insiste pour dire que c’est une menace existentielle.
Washington a utilisé le fait qu’Israël bénéficie d’une immunité contre les exigences internationales pour faire pression sur la Chine pour critiquer Téhéran. Selon le Washington Post, des responsables du Conseil National de Sécurité se sont récemment rendus à Beijing et ont utilisé la carte israélienne pour obtenir l’accord de la Chine.
« On a dit aux Chinois qu’Israël considérait le programme nucléaire iranien comme un « problème existentielle et que les pays qui avaient un problème existentiel n’écoutent pas les autres pays « , selon un haut responsable de l’administration. Le message était clair : Israël pourrait bombarder l’Iran ce qui mènerait à une crise dans la région du Golfe Persique et presque inévitablement des problèmes pour l’approvisionnement en pétrole dont a besoin la Chine pour alimenter son boom économique ».

On peut se demander si les Chinois ont été influencés sur ce problème par le fait qu’Israël ne pouvait pas être influencé par la communauté internationale. Connaissant la force des liens US Israël, difficile d’être convaincu que Washington ne peut pas influencer les actions d’Israël à l’égard de l’Iran.
En fait, il existe un important précédent où Washington a réussi à empêcher Israël de lancer une opération militaire alors même qu’Israël avait été attaqué.
Le 2 Août 1990, presque un an avant la chute du mur de Berlin et la fin de la division par le rideau de fer, l’Irak a envahi le Koweït. En quelques mois l’administration de H.W. Bush a rassemblé avec soin une coalition d’état sous l’égide de l’ONU et battu l’armée irakienne et restauré la famille au pouvoir, la Maison de Sabah. L’administration de Bush Senior, a fait en sorte que la coalition inclue de nombreux états arabes, y attachant une grande importance. Mais pour obtenir des Arabes qu’ils se joignent à une guerre au côté des US et contre une autre puissance arabe, il fallait maintenir Israël en dehors de la coalition.

.....

En Juin 2008, l’amiral Mike Mullen, à la tête des chefs d’état major US, a mis en garde contre toute action militaire israélienne contre l’Iran, disant que le Moyen Orient deviendrait « plus instable » et que cela mettrait les forces armées US encore plus sous pression, précisant qu’une attaque israélienne contre l’Iran entraînerait inévitablement les US dans la guerre. « Selon la perspective US, en particulier celle militaire, ouvrir un troisième front actuellement serait extrêmement stressant pour nous, « a dit Mullen aux reporters.
Un an plus tard, Robert Gates a adopté la position de Mullen, prévenant qu’une attaque militaire serait seulement une « solution temporaire ». «On parle beaucoup de détruire leurs capacités nucléaires, mais, de mon point de vue, ce serait seulement une solution temporaire» a dit Gates aux reporters en Septembre 2009.

....

Si la diplomatie avec l’Iran échouait, et si Israël essayait d’attaquer l’Iran, l’Amérique aurait plein de raison d’empêcher un tel désastre d’avoir lieu.

Et l’histoire montre que contrairement à ce que l’on affirme, Washington a la capacité d’empêcher Israël de lancer des actions qui mettraient en danger l’Amérique.
Trita Persi - 29/11/09 - The Huffington Post
*Trita Persi est exilé iranien ayant la double nationalité américaine et iranienne. Concernant cette fameuse proposition que les P5+1 avec la complicité de l’AIEA a voulu imposer à l’Iran, il convient de préciser, ce que n’a pas fait Mr Persi, que l’Iran n’a pas refusé cet échange mais les termes de celui-ci c'est-à-dire le transfert de son LEU à 3.5% à l’étranger sans garantie de recevoir le LEU à 20% et a proposé que cet échange se fasse simultanément en Iran en deux fois sous contrôle de l’AIEA ce qu’a refusé le P5+1.
En fait, c’était clair que le P5+1 voulait confisquer à l’Iran son LEU à 3.5%, un plan que l’Iran – méfiant à juste titre - vient de déjouer.

L’Iran vient d’annoncer qu’il produirait lui –même le LEU à 20% nécessaire pour faire fonctionner son centre de production près de Téhéran d’isotopes à des fins médicales, le président Ahmadinejad ayant également annoncé la construction de 10 nouvelles centrales d’enrichissement sur le modèle de celle de Natanz. Certains experts affirment qu’il bluffe lui répond que non.
D'autre part l'Iran accuse l'AIEA de violer le secret qui doit entourer les visites de contrôle des installations nucléaires iraniennes en fournissant des informations à des pays que l'Iran considère comme des ennemis. (Ce que l'AIEA avait déjà fait avec les installations nucléaires irakiennes qu'Israël a pu ainsi détruire )
L’objectif dans la guerre psychologique que se livrent Israël – dont le président Shimon Peres vient de dévoiler un secret de polichinelle : Israël a des bombes atomiques - et l’Iran c’est pour ce dernier de dissuader Israël d’attaquer, les risques encourus par l’armée israélienne pour détruire la centrale de Natanz étant trop grands, l’Iran ayant déjà prévu une centrale de production de substitution d’uranium enrichi, celle de Fardoo, et d’autres, disséminant ainsi ces centrales un peu partout sur son territoire et donc rendant une attaque israélienne impossible, sauf de lancer une attaque nucléaire, mais les Israéliens seraient –ils assez fous pour cela ?
La réponse est Oui, complexe de Massada oblige.
Alors qui va arrêter Israël et non pas l’Iran qui ne constitue pas une menace existentielle pour le monde entier, contrairement à Israël ?

3 Décembre

Traduction Mireille Delamare pour http://www.planetenonviolence.org/


1-3 Pierre Fournier : Bombarder l'Iran: contre les intérêts de la communauté internationale.

Même si la «talibanisation» du Pakistan et de l'Afghanistan est la menace à long terme la plus sérieuse pour le système international, pour l'heure, la partie de bras de que fer avec l'Iran représente le risque systémique le plus important pour le monde.

Alors que règne un climat rappelant étrangement celui qui a précédé la guerre en Irak, il semble qu'on ait très peu réfléchi aux conséquences géopolitiques d'une frappe contre les installations nucléaires iraniennes. Pourtant, de nombreux acteurs politiques, particulièrement aux États-Unis et en Israël, prônent activement cette solution.

Bien qu'un compromis ne puisse être écarté, les discussions des prochains mois tourneront vraisemblablement autour des sanctions, bien que celles imposées par l'ONU à l'Iran en 2006 soient restées essentiellement sans effet, en partie parce qu'elles ont été torpillées par la Chine et la Russie.

La Russie pourrait se montrer plus coopérative que par le passé en reconnaissance de la récente décision américaine d'annuler le déploiement du bouclier antimissile balistique en Europe de l'Est. Mais on peut parier qu'elle profitera des moindres failles pour entretenir des liens étroits avec l'Iran qu'elle a longtemps considéré comme un allié, ne serait-ce que pour éviter un resserrement des liens de l'ancienne Perse avec la Chine.

L'Iran possède 15% des ressources en gaz naturel du monde et 10% de son pétrole. Il est le deuxième fournisseur de pétrole de la Chine. Ces cinq dernières années, des sociétés d'État chinoises ont investi quelque 120 milliards de dollars dans des projets pétroliers et gaziers dans ce pays. Vu l'importance des investissements chinois et la flambée des prix du pétrole que provoquerait sans doute le durcissement des sanctions, la Chine risque encore moins que la Russie d'accepter plus que des sanctions symboliques ou limitées. D'un point de vue géopolitique, la Chine ne considère pas l'Iran comme une menace, mais comme une grande puissance potentielle et un allié dans la région, capable de contrer l'influence politique et l'emprise des États-Unis sur les approvisionnements en pétrole.

À court terme, une attaque aérienne contre les installations nucléaires iraniennes entraînerait une forte poussée des prix du pétrole et un affaiblissement des marchés mondiaux. Les craintes d'un éventuel blocus ou du minage du détroit d'Ormuz, par lequel transitent 40% du trafic pétrolier maritime du monde, l'emporteraient probablement sur la capacité militaire réelle de l'Iran de maintenir un tel siège pendant longtemps. Tout comme ce fut le cas pour l'Irak, la capacité de l'Iran de réagir rapidement et d'infliger des dommages importants à des alliés des États-Unis dans la région a été largement surestimée.

Mais à moyen et long terme, le bombardement de l'Iran déstabiliserait encore davantage le Moyen-Orient et le système international. Peu importe l'ampleur des frappes, fussent-elles chirurgicales, le régime iranien et le gros de la population les prendraient pour une déclaration de guerre et réagiraient en conséquence. L'Iran exercerait tout d'abord des représailles en Irak, où il pourrait faire le plus de dommages, mais aussi en Afghanistan, au Liban et dans les territoires palestiniens. Il pourrait aussi commanditer des actes terroristes en dehors de la région, alors que l'Iran chiite a jusque-là essentiellement évité d'attaquer des cibles en dehors du Moyen-Orient.

Les États-Unis maintiennent un discours optimiste sur l'avenir de l'Irak, mais il y a peu de doute qu'avec le départ des troupes américaines de la région, la guerre civile larvée entre sunnites et chiites et entre Arabes et Kurdes redoublera d'intensité. L'Iran soutient déjà les chiites, mais une intervention encore plus musclée pourrait attirer une riposte de la part des pays sunnites de la région, minerait gravement ce qu'il reste de chances de pacifier ce pays et menacerait probablement la stratégie de retrait des troupes américaines prévue.

Quant à l'effet d'une attaque contre l'Iran sur la politique interne du pays, la dernière élection devrait ouvrir les yeux de ceux qui avaient encore des doutes sur la réalité de la société iranienne, beaucoup plus libérale, ouverte et séculaire que celles du Pakistan, de l'Afghanistan et de l'Arabie Saoudite. Il ne faut pas sous-estimer l'opposition iranienne, et l'Iran pourrait, un jour, devenir un allié important dans les efforts pour stabiliser l'Irak et le reste du Moyen-Orient et contrer le poids des talibans au Pakistan et en Afghanistan. Malgré le régime actuel, les perspectives d'une démocratisation véritable sont beaucoup plus grandes en Iran que dans la plupart des autres pays de la région. Un renforcement du régime à un moment où il perd sa légitimité serait une erreur impardonnable.

De toute manière, selon le secrétaire américain à la Defense, Robert Gates, des frappes chirurgicales ne feraient que retarder le développement de la bombe. On peut présumer que d'autres frappes seraient nécessaires ultérieurement pour essayer d'empêcher l'Iran de compléter le travail.

Bref, même s'il existe un consensus contre le développement, par l'Iran, d'une bombe atomique, bombarder l'Iran serait contraire aux intérêts de la communauté internationale, en particulier des États-Unis.

Ces derniers seraient non seulement contraints à porter les énormes coûts d'une troisième guerre dans la région et à en gérer les répercussions en Irak et en Afghanistan, mais aussi pousseraient l'Iran et l'essentiel de l'Irak, avec leurs ressources, dans les bras de la Chine et de la Russie, minant encore davantage leur influence et leur crédibilité dans la région et fermant la porte à une coopération éventuelle avec l'Iran.

Ultimement, une fois passé le temps des négociations, la communauté internationale devra se contenter d'une solution plus réaliste basée sur la coopération et la dissuasion

Pierre Fournier
L'auteur est analyste géopolitique à la Banque Nationale. Il exprime ici une opinion personnelle

http://www.cyberpresse.ca/opinions/200910/21/01-913584-bombarder-liran-contre-les-interets-de-la-communaute-internationale.php

Commentaires

très bien l`article!

Écrit par : emule | 26/12/2009

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Écrit par : FGHGH | 15/09/2010

J'ai passé en revue en ligne plus de trois heures ces jours-ci, mais j'ai jamais trouvé un article intéressant comme le vôtre. À mon avis, si tous les propriétaires de sites web et les blogueurs font comme vous avez fait, l'internet peut être beaucoup plus utile que jamais auparavant.

Écrit par : male extra | 08/10/2014

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