Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

03/01/2010

n° 503 - Dossier de Palestine - 30-12 - : Fin - : - Pendant ce temps, le supplice de Gaza continue.

n° 503 - Dossier de Palestine - 30-12 - : Fin   - : - Pendant ce temps, le supplice de Gaza continue.


       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Dossier de Palestine

       n°503                                                     30-12

                                                                     C.De Broeder & M.Lemaire   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage (Fin)

2-6 Barghouti refuse l’exil

2-7 Les Arabes sont chassés méthodiquement de Jérusalem.

2-8 Véronique Bontemps : J'ai été expulsée d'Israël parce que mariée à un Palestinien.

2-9 Leila Mazboudi : Le convoi "vive la Palestine" attend toujours le feu vert égyptien...

2-10 Mahmoud Abbas et les réfugiés palestiniens au Liban.

2-11 "Je vis d'aumône et, quand je peux, je me faufile hors du camp pour gagner 10 dollars. Je ne désire qu'une chose: de la pitié pour mes enfants".

2-12 Comment des colons écrasent un Palestinien avec leur voiture.


2-6 Barghouti refuse l’exil. 

Le leader Tanzim (branche du Fatah), Marouane Barghouti, a rejeté la proposition d’expulsion vers un pays arabe en cas de libération, ont déclaré sa femme et ses proches mercredi.

"Marouane n’ira nulle part, il veut rentrer chez lui, chez les siens, en Palestine", a insisté sa femme, Fadwa Barghouti.

Issa Qaraqi, ministre de l’Autorité palestinienne pour les Affaires des Prisonniers, a lui aussi témoigné de l’opposition de Barghouti à l’idée de vivre en exil.

Le quotidien londonien, Al-Hayat , a rapporté mercredi, de sources palestiniennes, qu’Israël s’était dit prêt à inclure Barghouti dans un échange de prisonniers. La seule condition : qu’il soit banni.

Un haut responsable du Fatah à Ramallah a confié au Jerusalem Post que l’Autorité palestinienne (AP) faisait pression sur Israël avant la signature d’un accord avec le Hamas. "Si le Hamas parvenait à le faire libérer, cela aurait un impact très négatif sur l’AP et le Fatah. Nous espérons que le gouvernement israélien ne fera pas une telle erreur : elle renforcerait le Hamas", a-t-il expliqué.

Mardi, le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a démenti cette déclaration : "Il n’y a aucun plan de libération pour Marouane Barghouti. Il est le roi des meurtriers et ne sera pas remis en liberté."

Fathi Sabah, analyste politique proche du Hamas, a dit croire en un accord très prochain.

D’après lui, le Hamas continue d’insister pour la libération de 20 Arabes israéliens internés, 44 prisonniers de Jérusalem-Est et un du Golan, tous arrêtés avant la signature des accords d’Oslo, en 1993. Il a ajouté que, pour l’instant, Israël avait accepté de relâcher 300 prisonniers sur les 450 réclamés, et continuait de réclamer l’expulsion de 120 détenus de pays arabes. "Actuellement, le Hamas tente de réduire le nombre de prisonniers à exiler", a-t-il ajouté.

Il s’est ensuite affairé à commenter l’empressement israélien dans la conclusion de cet accord, quitte à payer un prix très élevé pour l’un de ses soldats : "Cela reflète l’échec total et humiliant du pays."

Jerusalem Post

3 décembre

http://www.alterinfo.net/notes/?start=10


2-7 Les Arabes sont chassés méthodiquement de Jérusalem.
Le nombre de Palestiniens privés de leur statut de résidents à Jérusalem a atteint l’an dernier le chiffre record de 4.577, annonce une ONG israélienne, sur la foi de statistiques obtenues du ministère de l’Intérieur grâce à la législation sur la liberté d’information.
Le phénomène a "atteint des proportions effrayantes", a souligné Dalia Kerstein, directrice exécutive du Centre HaMoked pour la défense de l’individu, précisant que le chiffre pour 2008 représentait plus de la moitié du total des permis de résidence révoqués depuis plus de 40 ans.
La politique suivie par Israël depuis la conquête et l’annexion de la partie orientale de Jérusalem, lors du conflit israélo-arabe de 1967, est dénoncée avec constance par les Etats-Unis, l’Union européenne et les Nations unies.
Cette politique consiste notamment à démolir les habitations bâties sans permis de construire israéliens, à évincer les Palestiniens des logements dont il ne peuvent pas prouver qu’ils sont propriétaires et à développer les logements pour les Juifs à Jérusalem-Est.
Pour les Palestiniens, l’objectif est de chasser le maximum de résidents arabes de la ville et de réduire leur présence à sa périphérie afin de ruiner leur espoir de voir Jérusalem-Est devenir la capitale d’une future Palestine indépendante.
"La campagne 2008 du ministère de l’Intérieur s’inscrit dans le cadre plus général d’une politique dont le but est de limiter la population palestinienne et de maintenir une majorité juive à Jérusalem, alors que son avenir est censé être déterminée par des négociations", a estimé Kerstein.
"Ces Palestiniens sont originaires de cette ville, ce ne sont pas des résidents qui s’y sont récemment installés", a-t-elle fait valoir. A l’heure actuelle, 250.000 Arabes vivent encore à Jérusalem-Est et dans sa banlieue, contre 200.000 Juifs.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a exclu explicitement que la ville, proclamée "capitale réunifiée d’Israël pour l’éternité", soit une nouvelle fois divisée, voire seulement partagée, dans le cadre d’un futur accord de paix.
Aux yeux de l’Onu comme des puissances occidentales, le futur statut de la ville fait partie intégrante des questions centrales qui doivent être réglées dans le cadre du processus de paix, actuellement en panne et peu susceptible de reprendre dans un avenir immédiat.
Selon un document interne à l’Union européenne cité mercredi par le quotidien Haaretz, l’Etat d’Israël pousse les activistes nationalistes juifs à mettre en oeuvre son "objectif stratégique" de basculement démographique à Jérusalem et dénie aux Palestiniens les permis de construire qu’ils sollicitent.
Dans le même temps, selon ce même document européen, la municipalité de
Jérusalem ne consacre que 10% de son budget à ses 35% d’administrés arabes, qui ne bénéficient pas des mêmes prestations que les habitants juifs, notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation.
Le consulat de Suède, pays qui assure actuellement la présidence tournante de l’UE, a confirmé l’existence du document mentionné par Haaretz, mais a refusé d’en fournir une copie à Reuters. Un responsable palestinien qui l’a en sa possession s’est également refusé à le divulguer.
Selon les statistiques obtenues du ministère israélien de l’Intérieur par HaMoked, et qui portent sur la période courant de 1967 à 2008 - à l’exception de l’année 2002 -, un total de 8.269 Palestiniens se sont vu retirer leur statut de résidents à Jérusalem. Aucun chiffre n’est disponible pour l’année en cours.
2 décembre

http://www.aloufok.net/spip.php?article1122


2-8 Véronique Bontemps : J'ai été expulsée d'Israël parce que mariée à un Palestinien.

Dimanche 22 novembre 2009 à 5h00 du matin, j'ai été expulsée du territoire israélien.

Anthropologue, Française, je devais intervenir à une conférence à Jérusalem à l'invitation du Consulat général de France.

Le problème pour les Israéliens, c'est que je suis mariée avec un Palestinien.

Je viens d'achever une thèse sur le patrimoine et l'identité locale à Naplouse, en Cisjordanie. Depuis 2004, j'y ai effectué des séjours de plusieurs mois, puis je revenais en France où je donne des cours à l'université.

Comme il est impossible de se rendre dans les Territoires occupés sans passer par Israël, qui en contrôle toutes les frontières, aériennes (l'aéroport Ben Gourion) ou terrestres (le pont Allenby), c'est auprès de l'Etat israélien qu'il me fallait solliciter un visa de tourisme de trois mois pour aller à Naplouse poursuivre mes recherches et rejoindre mon mari.

Depuis 2006, à chacun de mes passages, j'indiquais que je suis mariée avec un Palestinien, fournissant à la demande de la police son numéro de carte d'identité. J'ai souvent attendu des heures ; mais j'ai toujours obtenu un visa.

« Pourquoi est-ce que vous entrez et sortez tout le temps ? »

Samedi 21 novembre 2009, j'arrive par l'aéroport Ben Gourion de Tel Aviv vers 15 heures. En réponse à la question : « Quel est le motif de votre séjour en Israël ? », je présente ma lettre de mission. Quelques minutes plus tard, une policière arrive.

Elle prend mon passeport et m'intime de me rendre au centre de police, où je m'assieds face à une autre policière. Celle-ci tient à la main un feuillet qui comporte les dates de mes entrées et sorties du territoire israélien depuis 2005. « Pourquoi est-ce que vous entrez et sortez tout le temps ? », me demande-t-elle sèchement.

J'explique que je poursuis des recherches universitaires sur la région de Naplouse et que, par ailleurs, je suis mariée avec un Palestinien qui y habite. J'ajoute que ma visite a cette fois-ci des raisons professionnelles, même si je vais bien sûr voir mon mari.

Je tends une nouvelle fois ma lettre de mission. Oui, j'ai le numéro de téléphone de l'attaché culturel, oui, j'ai le numéro de carte d'identité de mon mari, oui, je reprends l'avion cinq jours plus tard, voilà le billet.

Ils me traitent comme ils traitent les Palestiniens

La policière m'annonce qu'on va vérifier mes dires. 20 minutes plus tard, elle revient me voir :

« Comme vous êtes mariée avec un Palestinien, pour la sécurité d'Israël, nous ne pouvons vous laisser entrer. Vous devez faire demi-tour et revenir par le pont Allenby [la frontière terrestre avec la Jordanie]. Nous allons vous renvoyer en France. Vous prendrez l'avion à 5 h du matin. »  

Je reste sans voix. Je suis venue en mission pour le Consulat français. Tous mes collègues sont entrés. Sauf moi, parce que je suis mariée avec un Palestinien. Les Palestiniens n'ont pas le droit de passer par l'aéroport ni d'entrer en Israël. On me traite donc comme un Palestinien. C'est-à-dire comme un citoyen de deuxième catégorie.

La fin de la journée et la nuit en ont été une triste confirmation. On m'autorise à téléphoner à la personne qui m'attend. Je lui explique que je suis expulsée. Je ne peux téléphoner ni à mon ambassade, ni à mon mari. Mes bagages sont repassés aux rayons X, je suis fouillée au corps.

Autour de moi, dans la zone d'attente, des passagers d'origine arabe, turque, africaine. Des policières viennent les voir, leur passeport à la main. Parfois elles leur rendent, parfois elles partent avec eux. Je pense à mon mari que je ne peux pas prévenir, j'essaie de ne pas pleurer.

Une Colombienne en rétention depuis 22 jours

Vers 18h00, on me fait monter dans une fourgonnette de police grillagée. Nous descendons devant un petit centre de rétention, entouré de barbelés. On me fait déposer mes affaires, je ne peux garder que mon argent. Pas de téléphone, pas de livre. On me donne un sandwich et une petite bouteille d'eau, et on m'emmène dans ma cellule.

Deux femmes (une Ukrainienne, une Colombienne) s'y trouvent déjà, installées sur deux lits superposés en métal. La Colombienne, qui tente de rejoindre son ami israélien, est là depuis 22 jours. Son ami a engagé un avocat pour la faire entrer sur le territoire israélien. Elle ignore pourquoi on lui interdit l'accès.

Plus tard, une dame d'un peu plus de 50 ans est introduite dans la cellule. Réfugiée en Angleterre d'un pays d'Afrique, elle est venue avec un groupe de pèlerins. Elle ne possède pas de passeport britannique, mais seulement un document de voyage. Elle ne comprend pas ce qui lui arrive, de se retrouver là, dans cette cellule. « God bless them », marmonne-t-elle.

Dans la cellule, nous ne pouvons pas éteindre la lumière. Quand le gardien passe, je lui demande une deuxième couverture, j'ai froid. Il me dit : « Je vais demander. » Mais il ne revient pas. Impossible de songer à dormir. Je finis par appeler en frappant de la main contre la porte, pour quémander un livre. Au bout d'une demi-heure de négociations, on me laisse en prendre un. Je me sens mieux, je me blottis sous mon unique couverture.

« Rendez-vous dans dix ans »

Vers 23h30, un coup de téléphone : c'est l'ambassade de France. Une dame me dit qu'elle va voir ce qu'elle peut faire. Je lui répète ce que l'on m'a dit : je vais prendre un avion à 5h00 du matin. Ensuite, plus de nouvelles.

Je lis, somnole un peu -j'ai vraiment froid. A 4h00 du matin, on vient me chercher pour m'amener directement sur le tarmac. On me donne ma carte d'embarquement, mon passeport est confié au personnel de bord. Lorsque je monte dans l'avion, le policier israélien me dit, un sourire en coin : « Rendez-vous dans dix ans. »

J'ai un passeport français valide, une lettre de mission du Consulat. Ce qui ne va pas, c'est que je suis mariée avec un Palestinien. Je dois donc faire demi-tour, et revenir par le pont Allenby, paraît-il.

Sauf que là-bas, c'est aussi à la police israélienne que je montrerai mon passeport.

Libre à elle alors, si elle le souhaite, de me refouler à nouveau.

Et personne ne lui dira rien.

Véronique Bontemps | Chercheuse | 

01/12

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89 : « Profil atypique », El Al me refoule à l'embarquement

http://www.rue89.com/2009/12/01/francaise-jai-ete-expulsee-disrael-parce-que-mariee-a-un-palestinien-127661


2-9 Leila Mazboudi : Le convoi "vive la Palestine" attend toujours le feu vert égyptien...

Le convoi  humanitaire "Vive la Palestine III" qui se trouve depuis jeudi dans la ville d'Aqaba en Jordanie attend toujours le feu vert égyptien pour pouvoir poursuivre son chemin vers la Bande de Gaza.
Son voyage, le troisième en solidarité avec le peuple palestinien a  été retardé en raison de l'atermoiement égyptien, sachant que ses 400 passagers activistes venus des quatre coins du monde voulaient être arrivés dans la bande dimanche prochain, jour qui coïncide avec la célébration annuelle du déclenchement de l'offensive meurtrière israélienne Plomb Durci.   
S'exprimant au micro de la chaîne satellitaire qatarie, AlJazira, Mohammed Sawalha, vice-président du Comité internationale a révélé que des représentants du convoi s'étaient réunis jeudi soir avec le Consul égyptien. Il leur a signifié que les normes du gouvernement égyptien est limitée à recevoir les convois vers à la bande de Gaza dans le port égyptien d'El-Arish. Ce qu'ils ont admis, demandant une autorisation pour s'y diriger en passant par le port de Nuweïba, sur la mer rouge. Et ce malgré la longue distance qui sépare les deux ports jordaniens et égyptiens. À noter que le bateau ne peut passer par le canal de Suez qui interdit l'accès aux bateaux transportant des passagers.  
Selon la chaîne qatarie, citant certains dirigeants du convoi, le consul égyptien les a accusés de vouloir faire chanter l'Égypte; ce qu'ils ont nié.
Des responsables égyptiens ont quant à eux précisé que les normes égyptiennes stipulent que la cargaison soit déchargée au port AlArish et non ailleurs.
Pour sa part, le député britannique George Galloway qui est derrière l'initiative du bateau a déclaré que le convoi est déterminé à parvenir à Gaza, "quel que soit le coût". il a assuré que les responsables du convoi ont plusieurs alternatives à leur disposition, quelque soit l'endroit où ils sont contraint d'arrêter.
À noter que le convoi qui en est désormais composé de 210 véhicules transportant essentiellement des médicaments et du matériel pharmaceutique. Au départ, le 6 décembre à Londres, il comportait seulement une centaine de véhicules.
En cours de route, 50 nouveaux véhicules s'y sont joints. Plus tard, une soixantaine d'autres se sont ajoutés en Turquie qui a réservé un accueil officiel et populaire enthousiaste aux participants.
Selon l'Agence Maghreb Arabe Presse, le bateau a aussi été accueilli en grandes pompes au poste Jaber, à la frontière entre la Syrie et la Jordanie, où les organisations syndicales et partisanes, assurées par les autorités de faciliter le passage du convoi par le territoire jordanien les ont fêtés comme des héros à chaque étape de leur périple.
Une délégation des associations professionnelles et des formations politiques jordaniennes, qui ont collecté des chargements supplémentaires d'aide humanitaire, va se joindre au convoi.
Le président du conseil des corporations professionnelles, Abdullah Obeidat, avait déclaré à la presse que le convoi "n'entrera à Gaza que par le poste-frontière de Rafah et n'empruntera en aucun cas le point de passage Erez, qui est sous contrôle le des forces d'occupation israéliennes".

Leila Mazboudi 

25/12/2009

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=116962&language=fr

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EkyEZykEulIbKCKFMg.shtml 


2-10 Mahmoud Abbas et les réfugiés palestiniens au Liban.

Comme d’habitude au menu des préoccupations du président palestinien, il sera question de la situation des réfugiés palestiniens au Liban. Ils sont entre 3 000 et 5 000 personnes qui vivent sans statut officiel ni pièces d’identité.

Il s’agit comme à chaque fois de réaffirmer bien sûr, le droit au retour des réfugiés palestiniens sur leur terre d’origine. Mais, ce retour régulièrement débattu, n’est jamais sérieusement envisagé. Et, le précaire dure maintenant depuis trois générations.

Et pour des raisons politiques, les autorités libanaises, comme les autorités palestiniennes se refusent toujours à lancer un processus d’intégration de ces réfugiés. Ils vivent dans une douzaine de camps répartis du nord au sud du pays.

Des camps que l’on qualifie régulièrement de poudrières, car les factions palestiniennes règlent leurs comptes en bataille rangée, et parfois à l’arme lourde et l’armée libanaise n’a pas le droit d’intervenir, en vertu d’un accord libano-palestinien.

Voilà donc ce dont il faut régulièrement rediscuter entre les autorités libanaises et les dirigeants palestiniens, avec les questions sécuritaires et les menaces islamistes comme préoccupation numéro un depuis le conflit du camp de Nahr el Bared en 2007.

Et Mahmoud Abbas vient aussi pour remettre de l’ordre au sein des instances dirigeantes palestiniennes au Liban.

Avec notre correspondant à Beyrouth, Diane Galliot

06 décembre 

http://www.rfi.fr/contenu/20091206-mahmoud-abbas-parlera-encore-refugies-palestiniens-liban


2-11 "Je vis d'aumône et, quand je peux, je me faufile hors du camp pour gagner 10 dollars. Je ne désire qu'une chose: de la pitié pour mes enfants".

"Je vis d'aumône et, quand je peux, je me faufile hors du camp pour gagner 10 dollars. Je ne désire qu'une chose: de la pitié pour mes enfants". Comme des milliers d'autres Palestiniens dépourvus du statut de "réfugié", Saïd n'a aucune existence légale au Liban.

Sans statut officiel ni pièces d'identité, ils savent que s'aventurer hors du camp de réfugiés est dangereux. Ceux qui se font prendre risquent la prison. Ils n'ont en outre pas le droit de travailler et aucun accès aux services de santé ou à l'éducation.

Je vis d'aumône et, quand je peux, je me faufile hors du camp pour gagner 10 dollars. Je ne désire qu'une chose: de la pitié pour mes enfants". Comme des milliers d'autres Palestiniens dépourvus du statut de "réfugié", Saïd n'a aucune existence légale au Liban.

La situation de ces sans-papiers, dont héritent leurs enfants et petits-enfants, doit être à l'ordre du jour de la visite lundi du président palestinien Mahmoud Abbas au Liban.

Entre 3.000 et 5.000 d'entre eux vivent dans ce pays, selon des estimations.

Sans statut officiel ni pièces d'identité, ils savent que s'aventurer hors du camp de réfugiés est dangereux. Ceux qui se font prendre risquent la prison. Ils n'ont en outre pas le droit de travailler et aucun accès aux services de santé ou à l'éducation.

"Ces gens sont tout ce qu'il y a de plus vivants mais ils ne sont pas reconnus comme tels", estime Souheil El-Natour, un analyste palestinien basé à Beyrouth.

Le Liban reconnaît seulement comme "réfugiés" les Palestiniens, et leurs descendants, arrivés sur son territoire à la suite de la création de l'Etat d'Israël en 1948.

Bien que l'ONU chiffre à 400.000 le nombre de réfugiés palestiniens dans ce pays, certains avancent un chiffre plus proche de 250.000 à 270.000, l'ONU n'ayant pas effacé de ses listes ceux partis à l'étranger.

La majorité des sans-papiers sont, eux, arrivés au Liban dans les années 1970, après les événements de "Septembre Noir", lorsque la Jordanie a expulsé l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et ses milliers de combattants.

Mireille Chiha, du Conseil danois des réfugiés basé à Beyrouth, dénonce des conditions de vie "très difficiles".

"Ils n'ont pas de liberté de mouvement, ne peuvent acheter de voiture ou de moto et ne bénéficient pas des services de l'Agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens", ajoute-t-elle. "Même à l'intérieur des camps, on les considère comme des étrangers".

Leur sort a commencé à être examiné à la fin de la guerre civile (1975-90) et lorsque nombre d'entre eux ont commencé à avoir des enfants et petits-enfants.

Ali Mahmoud Ahmed Abou Ali est arrivé à Beyrouth en 1973. Comme lui, ses enfants n'ont aucune existence légale.

"J'arrive à la fin de ma vie et je m'inquiète pour mes enfants", raconte cet homme de 62 ans qui vit dans le camp de Bourj el-Chemali, situé à Tyr (sud).

Jamileh Mohammed Salloum, une Libanaise de 40 ans, s'est mariée à un sans-papiers sans réaliser ce qu'elle allait endurer, elle et ses trois enfants. Une Libanaise n'est en effet pas autorisée à transmettre sa nationalité à ses enfants.

"Même dans mes pires cauchemars, je n'aurais jamais imaginé que mes enfants n'auraient aucun droit", confie-t-elle.

Des ONG et des experts soulignent le besoin urgent de se pencher sur le dossier, mettant notamment en garde contre les risques de récupération des groupes extrémistes.

"Il existe un aspect politique et sécuritaire dans tout ça", estime Jaber Abou Hawach, de l'Organisation palestinienne des droits de l'Homme, basée à Beyrouth. "La pression à laquelle ils sont soumis pour survivre peut les pousser à se tourner vers le terrorisme".

Malgré ces avertissements, les gouvernements successifs ont fait la sourde oreille.

Les autorités ont bien commencé en 2008 à remettre des papiers à ces Palestiniens, mais le processus a été interrompu en raison de fraudes.

06 décembre

http://www.france24.com/fr/20091206-liban-papiers-palestiniens-r-fugi-s-fant


2-12 Comment des colons ecrasent un Palestinien avec leur voiture.

Évidemment, ce Palestinien a commis le crime d’oser de se révolter contre l’injustice et l’humiliation qu’il subit en attaquant des colons, ou du moins c’est ce qu’on nous dit.

Une amie solidaire de la cause palestinienne qui s’était déjà rendue en Palestine de côté de cette colonie nous décrit la situation des Palestiniens qui vivent là bas. Je vous laisse lire son témoignage avec l’image qu’elle a fournie.

 « A Hébron, les quartiers Tel Rumeida et Kyriat Arba sont les plus terribles. Les colons sont des fous enragés. Ci-joint une photo qui vous explique la situation. Une rangée de maisons palestiniennes, avec des terres devant. Les terres qu'ils avaient derrière les maisons, on les leur a volé pour construire ce mur qui entoure l'énorme colonie Kyriat Arba, dont vous voyez quelques immeubles en haut de la photo.
La colonie, et les colons, surplombent tout le quartier palestinien, et ils font régulièrement, en bandes armées, des "descentes" sur les maisons, ils y mettent le feu, sautent sur les toits, attaquent les Palestiniens chez eux, jour et nuit. Je n'ai jamais rien vécu d'aussi terrorisant.
Sur la photo que vous voyez, prise début décembre 2008, c'est là où j'étais, avec la famille Abu Seifan, dans la maison de gauche. Cette scène, je l'ai vécu 4 jours et 4 nuits d'affilée, et ça m'a foutue par terre. Deux jours après mon départ, M. Abu Seifan prenait une balle dans l'estomac tirée par un de ces psychopathes.
Tout ça pour vous dire que si j'avais eu une arme, un couteau ou un fusil, eh bien oui, j'aurais fait comme le Palestinien, et j'aurais poignardé les deux premiers colons que j'aurais pu choper.

Le Palestinien en question, l'article ne dit pas son nom, mais il vit certainement, avec sa famille, dans cette rangée de maison, soumis depuis des années à la violence quotidienne. Le plus dur, en plus de la violence continue, c'est le sentiment d'impuissance, de désespoir devant l'injustice.
La question qu'on se pose, là-bas, c'est : "mais comment font-ils pour être aussi patients ? comment se fait-il qu'il n'y ait pas plus de meurtres de colons ?".
 »

http://www.alterinfo.net/Comment-des-colons-juifs-ecrasent-un-Palestinien-blesse-avec-leur-voiture_a39970.html

Pour lire les Commentaires :
http://www.alterinfo.net/L-art-d-ecraser-un-Palestinien-par-une-Mercedes_a39952.html 



 Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


Les commentaires sont fermés.