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03/01/2010

n° 503 - Dossier de Palestine - 30-12 - : Suite - : - Pendant ce temps, le supplice de Gaza continue.

n° 503 - Dossier de Palestine - 30-12 - : Suite  - : - Pendant ce temps, le supplice de Gaza continue.


       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Dossier de Palestine

       n°503                                                     30-12

                                                                     C.De Broeder & M.Lemaire   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Après la terrible agression israélienne contre le peuple palestinien.

2-2 Baudoin Loos : Pendant ce temps, le supplice de Gaza continue.

2-3 Mahmoud al-Zahar : Le Hamas à Gaza : «Nous sommes l’autorité légale».

2-4 L'union nationale comme une nécessité de principe.

2-5 Interview du Professeur Haidar Eid, partisan de la solution de l’État unique en Palestine ...

 



2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

2-1 Après la terrible agression israélienne contre le peuple palestinien.

Intervention de Ali Fayad (Hezbollah) à la Conférence du MIR

(en 2 parties)

Conférence du MIR sur Gaza : une réussite exceptionnelle!
Pour la première fois, samedi 12 décembre, un dirigeant du Hezbollah, par ailleurs député au parlement libanais, notre frère Ali Fayad, a pu s'exprimer publiquement en France à l'occasion d'une conférence sur la situation au Moyen-Orient, une année après la terrible agression israélienne contre le peuple palestinien, organisée par le Mouvement des Indigènes de la République..  

Bonne écoute... 

L’événement est d’autant plus important que cette conférence s’est déroulée dans l’enceinte d’un des lieux les plus prestigieux de la culture française, la Sorbonne, à quelques mètres du Panthéon où reposent pour l’éternité des personnalités comme Jean Moulin, qui, à l’instar des martyrs du Hezbollah, ont résisté contre l’oppression et pour la liberté.

Bonne écoute

Ont pris également la parole Alima Boumedienne, sénatrice (Vert), Nadine Rosa Rosso, initiatrice de l’appel pour le retrait du Hamas de la liste européenne des organisations terroristes, Richard Labévière, rédacteur en chef de la revue "Défense", Walid Charara, politologue libanais, Houria Bouteldja, porte parole du MIR, ainsi que Youssef Boussoumah du MIR également.

Comme on pouvait le prévoir, quelques jeunes trublions de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) ont tenté de perturber la conférence, provoquant quelques remous légitimes dans une salle qui souhaitait pouvoir écouter tranquillement les intervenants. Préparé à une telle éventualité, notre service d’ordre est intervenu rapidement pour conduire pacifiquement les perturbateurs vers la sortie, permettant à d’autres membres de l’UEJF qui n’avaient pas tenté de semer le trouble d’assister à la conférence.

L’annonce d’un dépôt de plainte contre le MIR et... la Sorbonne, rendu public par un communiqué de l’UEJF qui prétend que dix de ses étudiants « ont été insultés et agressés physiquement » ne nous étonne guère de la part d’une organisation alignée sur la politique raciste de l’Etat colonial d’Israël. Il est évident que ce n’est pas notre mouvement que l’UEJF cherche à impressionner. Son objectif est bien plus large : il s’agit de contraindre l’administration de la Sorbonne et les autres universités françaises, à refuser d’accueillir à l’avenir toute initiative qui n’aurait pas le cachet « Certifié conforme aux normes du Mossad ». Au-delà, ce type de pressions s’inscrit dans la politique de terrorisme intellectuel menée par les agences sionistes dans le but de dissuader toutes sortes de critiques contre l’Etat d’Israël, y compris les plus modérées.

Pour notre part, nous remercions la présidence de la Sorbonne et son administration pour nous avoir prêté un de ses amphis et ne pas avoir cédé aux multiples pressions qui exigeaient l’annulation arbitraire de notre conférence. Nous dénonçons la mise en cause personnelle et les menaces formulées par les sites sionistes contre l’une des responsables administratives de l’Université qui a veillé, dans le stricte cadre de son devoir professionnel à ce que la conférence puisse se tenir sans problème, .

Enfin, nous tenons à remercier une fois de plus notre ami Jean Salem, philosophe et professeur à la Sorbonne, qui a co-organisé avec nous cette initiative.

Vive les résistances palestinienne et libanaise contre l’occupation sioniste !

Le Secrétariat exécutif du MIR - par IndigènesTV, la télé du MIR

Paris, le 13 décembre 09
vidéos

1http://www.dailymotion.com/video/xbhy9w_conference-gaza-du-mir-avec-le-hezb_news 

2http://www.dailymotion.com/video/xbi46h_conference-gaza-du-mir-avec-le-hezb_news

http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=818

www.aloufok.net


2-2 Baudoin Loos : Pendant ce temps, le supplice de Gaza continue.
La plainte déposée le 24 décembre contre les dirigeants du Hamas par des Israéliens d’origine belge n’est pas arrivée au greffe de Bruxelles ce jour-là par hasard. Pour détourner l’attention du premier anniversaire de l’offensive militaire israélienne contre la bande de Gaza, on ne s’y serait pas pris autrement.
Pourtant, cette plainte permet de remettre en lumière un élément qui avait frappé à l’époque des faits : la disproportion entre la puissance destructrice de l’armée israélienne et les faibles moyens des activistes palestiniens. Si la plainte rappelle que des dizaines d’Israéliens ont souffert dans leur chair des tirs de roquettes palestiniens – des actions que le fameux rapport de l’ONU, dit « Goldstone », qualifie d’ailleurs de crimes de guerre –, combien de plaintes des centaines de milliers de Palestiniens seraient-ils moralement habilités à déposer en raison des souffrances que l’offensive israélienne leur a infligées ?
Ce rapport demande qu’Israël et le Hamas commanditent des enquêtes indépendantes sur des faits qui relèvent de la qualification de crimes de guerre ou, peut-être, de crimes contre l’humanité. Ces enquêtes ne semblent pas près d’être ordonnées. Israël a écarté le rapport Goldstone qualifié de « biaisé », certains ministres avançant même qu’il est « un cadeau aux terroristes car il revient à empêcher une démocratie de se défendre ». Pourtant, le rapport ne traite pas de la légitimité de l’attaque lancée par Israël le 27 décembre 2008, mais se préoccupe seulement de savoir si le droit de la guerre y a été respecté. Avec avis négatif.
Enfin, au moment où aura lieu, ce dimanche, le premier anniversaire de cette offensive, il n’est pas non plus inutile de rappeler que la bande de Gaza et son million et demi d’habitants continuent à vivre dans une prison à ciel ouvert, fermée à double tour par l’armée israélienne (avec l’actif concours égyptien dans le sud). L’Union européenne a demandé à Israël, le 8 décembre encore, de lever ce blocus aux effets humains catastrophiques. Mais tant que les Européens comme le reste de la communauté internationale se contenteront d’émettre de simples avis polis, ils ne pourront espérer exercer la moindre influence sur le terrain.
26 décembre
http://www.lesoir.be/forum/editos/2009-12-26/pendant-ce-temps-le-supplice-de-gaza-continue-745672.shtm25/12/2009 à 08h31


2-3 Mahmoud al-Zahar : Le Hamas à Gaza : «Nous sommes l’autorité légale»
«Libération» a rencontré Mahmoud al-Zahar, haut responsable du mouvement palestinien.Il revient notamment sur les accusations de crimes de guerre dont son parti fait l’objet.
Mahmoud al-Zahar est le ministre des Affaires étrangères du gouvernement du Hamas, qui dirige la bande de Gaza. Membre du bureau politique et parmi les dirigeants les plus influents du parti islamiste, il est considéré comme un «faucon».

Alors que le Conseil de sécurité et le Conseil des droits de l’homme de l’ONU examinaient hier le rapport Goldstone, qui accuse Israël et le Hamas de crimes de guerre lors de la guerre de Gaza en janvier dernier, il revient sur la controverse qu’a occasionnée ce texte côté palestinien.

Pour Libération, il s’explique aussi sur les relations avec Israël, le sort du soldat franco-israélien Gilad Shalit (détenu à Gaza depuis juin 2006), l’administration Obama et la réconciliation entre le Hamas et le Fatah.
Comment réagissez-vous au rapport Goldstone ?
C’est un texte très important, qui dépasse largement les suites qui seront données au niveau des Nations unies. Mais nous ne sommes pas d’accord avec les accusations qui concernent le Hamas.

Le rapport accuse le Hamas d’avoir utilisé des civils [palestiniens] comme boucliers humains et d’avoir visé des civils [israéliens]. Or tout le monde sait que lorsque l’armée israélienne a attaqué des hôpitaux ou des écoles, on n’a retrouvé aucun combattant du Hamas parmi les victimes. Quant aux attaques visant Israël, aucun civil [israélien] n’a été tué pendant la guerre.

Le point positif de ce rapport, c’est qu’il donne aux familles de Gaza - comme la famille Samouni, qui a perdu 18 de ses membres - une base pour poursuivre en justice les responsables israéliens devant les justices française, britannique ou suisse.

Comment réagissez-vous à la décision initiale de Mahmoud Abbas de reporter à mars 2010 l’examen du rapport Goldstone à l’ONU ?
Nous sommes fâchés de cette décision. Abou Mazen [le nom de guerre de Mahmoud Abbas, ndlr] s’est rendu coupable de deux crimes. D’abord, il a encouragé l’agression israélienne : ce sont les Israéliens eux-mêmes qui le disent et jamais le Fatah n’a démenti. Ensuite, il a empêché la communauté internationale de prendre connaissance du rapport et de poursuivre les criminels. Comment qualifier cela ? Comment voulez-vous que les gens qui ont perdu leurs proches, leurs maisons, leurs hôpitaux, leurs écoles réagissent ? Le peuple palestinien est en colère, pas seulement le Hamas. Tous les responsables du Fatah reconnaissent que cette décision était une erreur, tous sauf Abou Mazen, qui ne veut pas s’excuser et continue d’insulter le Hamas.
N’a-t il pas fini par changer d’avis ?

Oui, mais nous avons de grands doutes. C’est peut-être un piège. Il compte sur un échec à l’ONU afin de pouvoir dire aux gens : «Vous voyez bien, j’avais raison de ne pas demander que le rapport Goldstone soit présenté.»

Cette controverse est-elle la seule raison de la demande par le Hamas de reporter la signature de l’accord de réconciliation interpalestinien, prévue le 25 octobre au Caire ?
Il n’y a pas de report. Le Hamas a donné son accord pour une signature le 25 octobre, il signera. Mais il faut faire la part des choses. Signer un document d’entente n’est pas difficile. Une vraie réconciliation, elle, nécessite une atmosphère appropriée. Et là, ce n’est pas le moment. Nous considérons que l’autre partie a participé à l’agression contre le peuple palestinien.
Vos relations avec l’Autorité palestinienne peuvent-elles s’améliorer ?

Qu’entendez-vous par l’Autorité palestinienne ?

L’Autorité, c’est la présidence, le Conseil législatif et le gouvernement. Le terme du mandat d’Abou Mazen est passé depuis janvier : il n’est donc plus président d’après notre Loi fondamentale. Le Hamas détient la majorité au Conseil législatif et dirige le gouvernement. Nous sommes donc l’autorité légale.

Quels sont les obstacles à une réconciliation avec le Fatah ?
Essentiellement, l’absence de volonté politique du Fatah. L’année dernière, j’ai fait six rounds de négociations, d’une semaine chacun, avec eux. A la fin, je leur ai dit : «Vous ne voulez pas d’une réconciliation, vous faites traîner, vous vous tirez dans les pattes ; quand vous serez prêts, appelez-nous.» C’était il y a un an. Mais maintenant, pourquoi sont-ils si pressés de signer ? Parce qu’ils pensent que c’est la bouée de sauvetage qui les sortira du pétrin dans lequel ils se sont mis avec le rapport Goldstone.

Le mandat du Conseil législatif arrive à son terme en 2010. Des élections auront-elles lieu ?
Nous ferons de notre mieux, mais j’en doute fort. Abou Mazen dit qu’il veut aller aux élections. Mais la dernière fois [en 2006, ndlr], il a refusé les résultats, tout comme Israël, les Américains, certains pays européens et arabes. Que va-t-il se passer s’il perd à nouveau ? Cette fois-ci, il croit qu’il peut gagner en trichant et avec l’aide d’Israël. Mais si cela se passe ainsi, ce seront les dernières élections de l’histoire palestinienne.

Le blocus israélien se poursuit et pourtant le Hamas ne tire plus de roquettes vers Israël. Pourquoi ?
Nous avons trouvé de nouvelles voies [les tunnels, ndlr] pour alléger nos souffrances et faire entrer des médicaments, de la nourriture, de l’essence. Ce n’est pas l’idéal, mais nous n’avons pas le choix. En outre, notre projet est de libérer
la Palestine. Or il n’y a plus un seul Israélien à Gaza. Maintenant, c’est au tour de la Cisjordanie d’être libérée de l’occupation, mais qui nous en empêche ? Abou Mazen !

Qu’attendez-vous de l’administration Obama ?
Si nous avions attendu quoi que ce soit d’une administration américaine, nous aurions participé depuis longtemps au processus de paix. Nous avons aujourd’hui des preuves innombrables qu’on ne peut rien attendre de l’administration Obama. Ce n’est pas un problème de volonté personnelle, c’est le système du pouvoir américain et l’impact des lobbys qui veulent ça.
En juin, le chef du Hamas exilé en Syrie, Khaled Mechaal, se disait prêt à accepter un Etat palestinien dans les frontières de 1967 et une trêve de dix ans avec Israël. Aujourd’hui, il reparle de libérer
la Palestine «de la mer [Méditerranée] au fleuve [Jourdain]». Pourquoi ce durcissement ?
Primo, Israël n’a aucun droit sur notre terre : c’est un principe idéologique non négociable. Secundo, si nous parvenons un jour à établir un Etat dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, nous pourrons proposer une trêve. Mais nous ne reconnaîtrons pas Israël et nous ne demanderons pas à Israël de nous reconnaître.

Dernièrement, plusieurs mesures ont été prises pour obliger les femmes et les collégiennes à porter le voile ou interdire aux hommes de se baigner torse nu. Pourquoi ?
C’est une question d’uniforme, c’est tout. Vos avocats, vos étudiants, vos députés doivent respecter des règles vestimentaires. Chez nous aussi. Quant aux plages, nous avons nos traditions, c’est tout. Mais nous ne forçons personne.

Le Hamas pourrait-il un jour proclamer un Etat palestinien dans la seule bande de Gaza ?
Pourquoi ferions-nous cela ? Pour justifier les fantasmes des Occidentaux sur «l’émirat de l’obscurantisme» ? Les Palestiniens croient en leur patrie, pourquoi y renonceraient-ils ? En attendant, nous sommes le gouvernement officiel de
la Cisjordanie et de Gaza. C’est notre travail de gouverner, de faire régner la sécurité, d’assurer la santé, de rendre la justice.
Des négociations semblent bien engagées sur le sort du soldat Gilad Shalit. Quelles conditions le Hamas pose-t-il à sa libération ?

Des négociations sont en cours par l’intermédiaire des Allemands, je ne peux rien dire de plus. Nous avons un but noble, qui est de libérer les 11 000 prisonniers palestiniens détenus en Israël. Cela justifie tous les moyens licites, y compris négocier indirectement avec Israël, que ce soit via l’Allemagne ou l’Egypte. Mais j’ai de grands doutes sur la volonté d’Israël d’aboutir.

CHRISTOPHE AYAD (Libération)

envoyé spécial à Gaza

http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7%2by%2beB%2bFv2izlOt4ujzi2iq3zmE8QrtGndD0tNOs9uCHXZaHRUPbYspFKN0H8NI%2bULyH9QJxtUYgVnnMxAjGn%2fXmjj8erxV04SWFL4vgWe9Y%3d


2-4 L'union nationale comme une nécessité de principe.

(Mechaal lors de son discours devant la communauté palestinienne au Yémen)

Le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, a insisté lors d'un discours devant la communauté palestinienne, sur trois points cruciaux et très importants dans la question palestinienne, en critiquant la position faible de la direction américaine devant les violations et crimes perpétuels et sans précédent du gouvernement de l'occupation dirigé par le premier ministre Benjamin Netanyahu.

11 Décembre

Mechaal a souligné durant presque une heure trois points qu'il a qualifiés d'essentiels et cruciaux dans la question légitime palestinienne : la résistance, l'union nationale et le soutien arabe, islamique et international.
La résistance nationale et son effet réel sur toute occupation
Le chef du bureau politique du Hamas confirmant que la résistance est le seul moyen face à toute occupation, dans toute l'histoire humaine.
Mechaal a rappelé la résistance pendant certaines périodes, citant la lutte face au pouvoir d'aparteid en l'Afrique du sud, et prenant comme modèle la résistance des héros palestiniens depuis le mandat britannique sur
la Palestine, et notamment après son occupation par l'entité sioniste.
Le dirigeant du Hamas a souligné que la résistance a obligé l'occupation sioniste à se replier de
la Bande de Gaza et a rappelé sa dernière défaite à tous les niveaux durant l'hiver dernier, en confirmant que le monde entier a démasqué son visage réel, raciste, criminel et terroriste via ses crimes horribles contre les civils de Gaza, dont une majorité d'enfant et de femmes innocents, au moment où elle tente de tromper l'opinion publique et internationale en prétendant vouloir la paix.
"Je vous assure qu'il est totalement honteux que les Palestiniens se soumettent aux exigences et ordres des étrangers, en particulier de leurs ennemis", a constaté Mechaal en faisant allusion aux coopérations de l'Autorité Palestinienne avec les agents des renseignements sionistes, stigmatisant toute collaboration avec le général américain Keith Dayton pour pourchasser les résistants et leurs armes en Cisjordanie, les arrêter ou les assassiner.
L'union nationale comme une nécessité de principe
Mechaal a insisté sur l'union nationale palestinienne, proclamant qu'elle est une exigence immédiate et indispensable pour la question légitime palestinienne face au défis et agendas actuels de l'ennemi occupant et ses alliés.
Il a appelé les dirigeants palestiniens de toutes factions à oeuvrer plus que jamais pour faire échouer les plans de l'occupation et ses alliés, affirmant que le Hamas poursuit tous les efforts nécessaires pour parvenir à la réconciliation palestinienne, sur la base des intérets suprêmes de la nation et d'après un ordre du jour qui garantisse les droits légaux du peule palestinien.
"Celui qui négocie avec n'importe quel ennemi occupant doit maîtriser la résistance", a déclaré Mechaal, critiquant d'un ton plus ferme le renoncement de l'Autorité Palestinienne au choix légal de la résistance et son pari honteux sur les négociations inutiles qui vont jeter la question palestinienne dans le labyrinthe des enjeux politiques discriminatoires et très dangereux de l'occupation israélienne.
Le haut dirigeant du Hamas a affirmé que l'occupation ne profite des négociations que pour accentuer ses projets criminels dans les territoires palestiniens occupés, à travers les extensions coloniales, la judaisation de la ville occupée d'Al Qods, la modification de son aspect historique et islamique, notamment dans sa vieille ville sainte, la démolition des maisons palestiniennes, l'expulsion des habitants autochtones de cette ville sacrée et la politique des faits accomplis sur le terrain.
"La direction américaine actuelle a parfaitement échoué à mettre la pression sur le gouvernement sioniste, dans un examen réel pour l'application de ses promesses et engagements prétendus devant le monde entier ; Obama n'a rien pas pu faire devant Netanyahu qui lui avait donné des leçons diplomatiques à
la Maison Blanche et le premier est apparu incapable d'obliger l'état de l'occupation à respecter le moratoire du gel de construction, même pas pour 8 ou 9 mois", a protesté M. Mechaal contre la faiblesse de la politique officielle américaine face aux violations et crimes de l'occupation sioniste, en indiquant la domination du lobby sioniste américain sur la décision de la Maison Blanche.
Le haut dirigeant du Hamas n'a pas oublié d'adresser un fort message à l'occupation concernant l'opération d'échange des captifs, soulignant le fort attachement du Hamas à ses exigences pour l'accomplissement de la procédure d'échange du tankiste israélien, Gilad Chalit, refusant de donner des détails, fustigeant l'entêtement sioniste et déclarant que cette opération ne se réalisera que par l'acceptation des conditions proposées par la résistance nationale qui détient le soldat, et insistant sur la fidélité du Hamas à sa stratégie juste et légale jusqu'à la libération de tous les captifs palestiniens.
"Nous nous attachons à une procédure nationale et légitime pour la libération de tous les captifs palestiniens des diverses factions de notre peuple", a souligné Mechaal.
Le soutien arabe, islamique et des hommes libres internationaux
Enfin, Mehaal a glorifié toute position noble et humanitaire en faveur des droits légitimes du peuple palestinien et en soutien de sa question légale, saluant l'appui historique arabe, en particulier du Yemen, des musulmans au monde entier, et rappelant des campagnes internationales des hommes libres qui exigent la levée du blocus arbitraire sioniste qui persiste depuis plus de 3 ans consécutifs et leur alerte durant la guerre néonazie sioniste contre Gaza pour poursuivre les dirigeants criminels de l'occupation.
"Les situations politiques sur le terrain ne restent pas les mêmes tout le temps, surtout face à l'ennemi, les Arabes devront bien prouver à l'occupation israélienne qui continue à les insulter, les ignorer et les dépasser qu'ils possèdent d'autres choix plus efficaces et très propices pour la récupérations de droits confisqués", a proclamé Mechaal, critiquant la politique et stratégie officielles arabes face aux projets criminels et terroristes des dirigeants de l'occupation.
http://www.alterinfo.net/Je-vous-assure-qu-il-est-totalement-honteux-que-les-Palestiniens-se-soumettent-aux-exigences_a40267.html


2-5 Interview du Professeur Haidar Eid, partisan de la solution de l’État unique en Palestine ...

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

...et organisateur de la campagne BDS - Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre Israël
Haidar Eid est professeur associé de littérature anglaise à l’Université Al-Aqsa, à Gaza, en Palestine occupée. Il est un membre fondateur de l’ODSG (One Democratic State Group – Groupe pour un Etat Démocratique) et il est membre de la Campagne Palestinienne pour le Boycott Universitaire et Culturel d’Israël (Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel – PACBI).
L’un des principaux slogans de la campagne BDS repris par tous ceux qui ont souscrit à l’appel du BDS de 2005 déjà mentionné, appelle en fait à l’arrêt de la politique d’Apartheid pratiquée contre les Palestiniens depuis 1948.

D’autant plus que, comme militants de l’Etat Unique, nous croyons fermement qu’on ne peut pas faire de différence entre les luttes du peuple palestinien, que ce soit en 1948 ou en 1967, c’est-à-dire en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza ou même dans la Diaspora et nous pensons que le projet national palestinien actuel ne règle pas toutes ces questions.
Dialogue : Peux-tu revenir sur l'origine de la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions ?
Haidar Eid : L’appel du BDS remonte à 2004, quand a été lancée la Campagne Palestinienne pour le Boycott Culturel et Académique d’Israël. En 2005, le BNC, ou Comité National du BDS a été mis sur pied : il comprenait plus de 170 organisations de la société civile qui souscrivaient à l’appel du BDS. Désormais, la quasi-totalité des réseaux de la société civile palestinienne, y compris des organisations politiques nationales et Islamistes, a repris l’appel du BDS. Le BNC agit comme représentant de tous ces mouvements de la société civile qui ont souscrit à l’appel.
L’objectif premier du BDS est tout d’abord de mettre fin à l’occupation militaire de la bande de Gaza et de
la Cisjordanie par Israël, de combattre la politique de colonisation et d’Apartheid pratiquée par Israël contre la population autochtone de la Palestine de 1948.
Dialogue : Tout Palestinien qui revendique le droit au retour boycotte de fait l'État d'Israël, fondé sur une politique de purification ethnique et d'épuration, que notre revue dénonce inlassablement depuis sa création (avec d'autres). Cependant, parmi les partisans du boycott (on pense aux institutions, à certains État, églises...), on trouve ceux qui veulent faire pression pour qu'Israël devienne un État démocratique. Une telle perspective est elle envisageable ? Tu es partisan de la solution d'un seul État.
Comment peut-on lier la campagne BDS avec cette revendication ?
Haidar Eid : Etre partisan d’un Etat Démocratique Unique a pour corollaire, entre autres, de considérer qu’Israël est un état colonialiste et ségrégationniste et que les méthodes ou instruments de la lutte employés contre l’Apartheid en Afrique de Sud peuvent servir de modèle à notre lutte contre l’Apartheid en Israël. Faire d’Israël, État ségrégationniste constitué sur une base ethno-religieuse, une démocratie devrait être l’objectif de quiconque se prononce pour la démocratie libérale en général, et donc nous pensons que la seule solution pour mettre un terme à ce conflit généré par l’instauration d’un État raciste et ségrégationniste passe par des moyens démocratiques de désionisation de l’État d’Israël pour en faire un État pour tous, quels que soient leur race, religion, origine ethnique ou sexe.
Nous pensons que la pression de la communauté internationale exercée à travers une campagne de BDS dans le style de la campagne anti-Apartheid qui a mis un terme au régime d ’Apartheid en Afrique du Sud, pourra transformer Israël en État laïque après le retour des 6 millions de réfugiés Palestiniens qui ont fait l’objet du nettoyage ethnique de 1948, un État pour
la TOTALITE de ses citoyens.
Dialogue : Le parallèle est souvent fait avec l'Afrique du Sud. Pourtant, dans ce pays, n'est-ce pas la peur d'un soulèvement populaire, d'une disparition violente du régime de l'apartheid qui a poussé les Nations Unies, et en premier chef les États-Unis à demander la réalisation des réformes pour sauver l'essentiel, c'est-à-dire le capitalisme sud-africain ? Nombreux sont les militants en Afrique du Sud qui considèrent que les négociations de Kempton Park ont sauvé le pouvoir économique des
Blancs en plaçant des Noirs au pouvoir. Quel est ton point de vue là dessus ?
Haidar Eid : Je suis plutôt d’accord avec cette analyse et je pense que ce que nous avons vu en Afrique du Sud, c’est la fin de l’Apartheid politique mais malheureusement pas celle de l’Apartheid économique. Je pense que c’est aux forces progressistes d’Afrique du Sud de défendre les principes originels de la Charte de la Liberté. Malheureusement, la lutte des masses noires d’Afrique du Sud a vraiment été prise en otage par les huiles noires mais désormais, l’ordre du jour est purement social. Alors que le combat sud-africain a réussi à en finir avec l’Afrique du Sud de l’Apartheid, il a échoué pour ce qui est de garantir les droits socio-économiques de la majorité des masses noires de ce pays. En d’autres termes, oui, l’Afrique du Sud est tombée dans le piège de ce que Frantz Fanon appelle les pièges de la conscience nationale (raciale) en donnant la priorité à la race par rapport à la classe.
Dialogue : Nous posons de telles questions, parce qu’en Occident, les partisans les plus actifs de la solution des deux États (solution que nous considérons comme incompatible avec le droit au retour) reprennent à leur compte la campagne BDS. La prétendue solution des deux États implique de la part d'Israël la constitution de frontières officielles, ce qui est incompatible avec le sionisme, qui est par définition un mouvement prédateur et expansionniste.

Cependant, la question du boycott ne se pose-t-elle pas jusqu'à la satisfaction des droits démocratiques du peuple palestinien - ce qui inclut les Palestiniens de 1948 - elle-même incompatible avec le sionisme ?
Haidar Eid : Absolument. Je suis tout à fait d’accord avec cette analyse et c’est pourquoi l’un des principaux slogans de la campagne BDS repris par tous ceux qui ont souscrit à l’appel du BDS de 2005 déjà mentionné, appelle en fait à l’arrêt de la politique d’Apartheid pratiquée contre les Palestiniens depuis 1948. D’autant plus que, comme militants de l’Etat Unique, nous croyons fermement qu’on ne peut pas faire de différence entre les luttes du peuple palestinien, que ce soit en 1948 ou en 1967, c’est-à-dire en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza ou même dans la Diaspora et nous pensons que le projet national palestinien actuel ne règle pas toutes ces questions. C’est pourquoi nous pensons que notre solution est la seule solution démocratique qui garantisse le droit au retour et l’égalité aux habitants de 1948, qu’ils soient Juifs, Musulmans ou Chrétiens. Le problème de l’idéologie d’Oslo, c’est qu’elle fait remonter la question palestinienne à la guerre de 1967, ce qui en fait revient à dire instituer un État Palestinien à l’intérieur des frontières de 1967, un État pour les Palestiniens musulmans et chrétiens. Nous pensons que c’est une solution raciste par excellence et par conséquent, nous pensons que l’un des principaux instruments de la lutte pour un État laïque démocratique est le BDS. Le BDS, cependant, n’est qu’une forme de résistance civile parmi d’autres, l’un des quatre piliers de la lutte que le mouvement anti-apartheid d’Afrique du Sud défendait et définissait avec éloquence dans ses publications.
http://www.bdsmovement.net/?q=node/52

Transmis par CPCP

vidéo de la manif de samedi 12 décembre
http://ajcrev.over-blog.com


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