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08/01/2010

n°467 - Les Dossiers d'Irak - 06-01-10 : Début :- : Armes ou pas, envahir l'Irak aurait été justifié(…), dit Blair.

n°467 - Les Dossiers d'Irak - 06-01-10 : Début :- : Armes ou pas, envahir l'Irak aurait été justifié(…), dit Blair.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre


Les Dossiers d'Irak

N° 467                                                          06/01/10

C.De Broeder & M.Lemaire



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

Tiré à part :

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Chomsky et Compagnie ou comment on fabrique l’opinion publique en démocratie.

1-2 Daniel Pearl, le journaliste qui dénonçait la désinformation dans la guerre.

1-3 Les blogueurs militaires américains en grève.

1-4 washington en guerre contre la liberté des satellitaires arabes. 

1-5 M. Saâdoune : ArabSat et NileSat dans le collimateur des Américains.

1-6 Aljazeera chaîne satellitaire arabe, la « CNN arabe ».

Suite

2 Les brèves

2-1 Le flot des combattants étrangers en Irak se tarit selon Petraeus…

2-2 Massacre en Irak: un juge fédéral rejette les accusations contre Blackwater.

2-3 L'abandon des poursuites contre Blackwater indigne.

2-4 26 dollars pour pirater un drone américain.

2-5 Nouvel appel d'offres pour redevenir un grand producteur de brut.

2-6 Un consortium emmené par géant russe Loukoïl signe un contrat avec l'Irak.

2-7 Loukoil et Statoil empochent le champ pétrolifère géant de Qourna.

3 Dossier & Point de vue

3-1 Armes ou pas, envahir l'Irak aurait été justifié(…), dit Blair.

3-2 Me Di Stefano veut poursuivre Tony Blair pour guerre "illégale".

3-3 Tony Blair et le "suicide" du Dr Kelly.

Fin

3-4 Les centres de détention US sont'ils des centres de recrutement d'Al-Qaïda….?

3-5 André Serra : Obama poursuit tranquillement le suicide des États-Unis.

3-6 Crimes contre l’humanité: Unesco "des dégâts irréversibles ont été infligés à Babylone par les troupes américaines".

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1 Robert Fisk : L’histoire de Baha Mousa.

4-2 Eduardo Galeano : Excusez-moi de vous déranger...

4-3 L'armée US annule un ordre controversé sur la grossesse.

4-4 En cas de grossesse, les soldats ne pourront plus être sanctionnés.

4-5 Les soldats irakiens sans ressources sur la frontière avec l’Iran.

4-6 Chers amis pour la justice et pour la paix.

4-7 Leçon de propagande.


 



Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...


1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1-1 Chomsky et Compagnie ou comment on fabrique l’opinion publique en démocratie.

Documentaire d’Olivier Azam et de Daniel Mermet, produit par les Mutins de Pangée.

Chomsky le scientifique, le grand linguiste et l’intellectuel engagé, le Don Quichotte de la propagande. Plus qu’un portrait, un reportage itinérant de Boston à Montréal, de Toronto à Paris ; avec des interventions d’autres penseurs comme Jean Bricmont, scientifique et essayiste belge, ou le Québécois Normand Baillargeon.
Chomsky et le pouvoir - Extrait 2

http://www.dailymotion.com/video/xazbzy_chomsky-et-le-pouvoir-extrait-2_shortfilms


1-2 Daniel Pearl, le journaliste qui dénonçait la désinformation dans la guerre.

Voici le premier chapitre d’une étude minutieuse réalisée par Geopolintel sur la désinformation et le mensonge d’État pour justifier les guerres et intoxiquer les gouvernements étrangers ainsi que la presse et l’opinion publique internationale.

La "saga" proposée par Geopolintel s’articulera sur 7 chapitres et 7 destins à la fois tragiques et lourds de conséquences sur les relations internationales.

Geopolintel nous apprend en introduction que l’instrument de cette guerre psychologique s’appelle le Rendon Group, relayé par l’organisme Office of Strategic Influence de Rumsfeld et de William Schneider JR :

En 2002, tandis que l’état-major américain se préparait à envahir l’Irak, l’administration Bush et le Pentagone s’attelèrent à mettre au point une stratégie de communication pour justifier leur raid sur Bagdad aux yeux de l’opinion internationale ainsi qu’à ceux de leur sénat. Pour ce faire, ils avaient requis les services du Rendon Group afin de répandre diverses allégations à propos de l’Irak et les répéter sans relâche dans la presse. The Rendon Group est un cabinet de conseil international dirigé par John W. Rendon junior, un ancien aide de camp de Jimmy Carter. Ce cabinet avait déjà travaillé avec l’administration US et avec le Pentagone durant la première guerre du Golfe. À cette époque, ils avaient loué les services de la fille de l’ambassadeur koweïtien, afin d’organiser la duperie de la tuerie des bébés des couveuses de l’hôpital de Koweït City. Cette tuerie fictive avait été attribuée à des soldats de Saddam Hussein, lesquels appartenaient à la quatrième armée du monde, d’après les dires du vice-président en place à cette date, Dick Cheney.

Le quotidien français, Le Monde, avait annoncé dans son édition du 19 février 2002 que c’est ce groupe qui avait été désigné par le Pentagone pour appuyer le nouveau service appelé Office of Strategic influence (OSI) : « Le bureau du Pentagone, petit mais largement financé et qui fut créé peu après les attaques résistants du 11 Septembre, constituait une réponse aux préoccupations exprimées par l’administration sur la perte du soutien de l’opinion publique à l’étranger pour sa guerre contre le terrorisme, particulièrement dans les pays musulmans ».

Compte tenu de la multiplicité des canaux de diffusion utilisés, et par la seule force de la répétition, les assertions de cette administration étaient parvenues au statut d’évidences communément acceptées. C’est ainsi qu’on les retrouvait au fil des articles d’actualité ou sur les plateaux de débats télévisés sans qu’aucun journaliste ne prenne plus la peine d’en vérifier l’authenticité. L’administration américaine de G. Bush, à travers ces cabinets spécialisés en communication, organisait une fois de plus un mensonge pour justifier la chute du régime irakien et légitimer l’occupation de ce pays.

La rédaction Geopolintel
Tous droits de reproduction réservés.

Published on décembre 5, 2009 par Spotless Mind


1-3 Les blogueurs militaires américains en grève.

Depuis le 16 décembre, une bonne vingtaine de blogs militaires ont stoppé leur activité.

Le Master Sergeant C. J. Grisham, auteur respecté et suivi de plusieurs blogs dont A Soldier's Perspective, avait décidé en réponse aux rappels à l'ordre de ses supérieurs d'arrêter son travail d'écriture.

Un mouvement s'est alors déclenché chez les autres blogueurs militaires et leurs proches.

S'il a aujourd'hui repris sa plume numérique, ce sous-officier de l'US Army soulève la question du droit d'expression dans l'armée : droit ou danger ?
C. J. Grisham est un bon soldat : quinze ans de service et récompensé pour sa bravoure en Irak. Depuis six ans, il tient le blog A Soldier's Perspective, lu par des dizaines de milliers de fidèles.

Il a été rappelé à l'ordre à de multiples reprises, par oral ou par écrit par ses supérieurs.

Début décembre, le ton monte : on lui reproche d'avoir critiqué le Président Obama, d'avoir moqué le Parti Démocrate et d'avoir provoqué l'administration d'une école locale.
Pour le blogueur en treillis, pas question d'écrire si l'on ne peut pas dire ce que l'on pense.

Il estime que son uniforme ne peut pas l'empêcher de s'exprimer et dénonce la volonté de l'armée de n'avoir que des rédacteurs "moutons".

Il informe les milliers d'abonnés à sa newsletter qu'il arrête d'écrire.
Un grand nombre d'entre eux manifeste immédiatement son soutien. Une vingtaine d'autres blogueurs, soldats, épouses ou proches de militaires stoppent leurs publications en soutien au sous-officier spolié. L'histoire est reprise dans toute la presse nationale. Le Master Sergeant C. J. Grisham a finalement recommencé à publier des billets en réponse au soutien massif qu'il a reçu.
Le blog, pouvoir du biffin
Les Etats-Majors ne savent pas tellement comment traiter la question des systèmes d'information numériques. Les blogs et les réseaux sociaux comme Twitter et Facebook permettent aux soldats d'évacuer leurs souffrances et leurs tensions. Problème : ils partagent trop facilement un certain nombre de données qui pourraient les mettre en danger en opération.
Vu l'ampleur du phénomène, il est difficile de surveiller et de faire disparaître tous les contenus normalement interdits qui se retrouvent en ligne. Il est d'autant plus complexe d'interdire aux proches des soldats de respecter ce devoir de réserve. Cette évolution questionne les hiérarchies des Armées françaises qui ne savent pas encore s'il s'agit d'un bien ou d'un mal ni comment réguler et sanctionner la chose. Les jeunes générations en particulier ont beaucoup de mal à se séparer de leurs appareils électroniques et du monde numérique avec lesquels ils ont grandit.
Aux Etats-Unis, des dizaines de militaires sont des blogueurs relativement influents. Ceux qui sont tout en bas de l'échelle des grades détiennent un pouvoir communicatif dépassant celui de certains officiers.

Le cas C. J. Grisham en est le parfait exemple. Ces journaux intimes qui permettaient au commandement de surveiller le moral des troupes sont devenus de véritables instruments d'expression suivis et repris par toute une communauté.

Des instruments qui deviennent sérieusement problématiques lorsqu'ils servent à diffuser des opinions politiques aussi personnelles soit-elles.

http://www.actudefense.com/article-les-blogueurs-militaires-americains-en-greve-41929818.html


1-4 washington en guerre contre la liberté des satellitaires arabes. 

Il fallait s'y attendre. Le pays qui se targuent de défendre les principes de la liberté dans toutes ses expressions ne supporte plus la critique. Dernièrement, ce sont les chaînes satellitaires arabes qui condamnent sa politique et ses pratiques dans la région qui l'agacent particulièrement.
Selon le quotidien égyptien " al-Misriyyoune" ( les Égyptiens), l'Oncle Sam a sommé les autorités égyptiennes de suspendre un certain nombre d'entre elles, diffusant sur son satellite Nile Sat. Faute de quoi, il réduira le montant de l'aide financière  qu'il lui accorde annuellement.  
Selon le journal, l'administration américaine a informé le gouvernement égyptien  officieusement de ces menaces, avant de dépêcher la décision adoptée par 395 membres (contre 3)  de la Chambre des représentants à cet égard, à la Maison Blanche pour obtenir le consentement du président américain Barack Obama.
10 chaînes télévisées sont particulièrement visées: toutes liées à la résistance: libanaise et palestinienne, à l'instar d'AlManar et d'AlAqsa en plus de celles liées à la résistance irakienne.
 Washington a même exigé du Caire de lui révéler des informations sur ces chaînes, dont entre autre leur source de financement, leur direction et leurs sites de transmissions en Égypte et ailleurs.
Voulant s'enquérir sur cette information, le journal égyptien a contacté le ministère égyptien de l'information, sans obtenir ni confirmation, ni démenti.
À noter que les autorités égyptiennes ont déjà suspendu un certain nombre de chaînes, dont "Zora", également sur demande des Américains.

17/12

 http://www.almanar.com.lb

http://www.alterinfo.net/notes/?start=30


1-5 M. Saâdoune : ArabSat et NileSat dans le collimateur des Américains.

Comment qualifier des soldats américains présents en Irak ou en Afghanistan ?

Si des chaines de télévision arabes en parlent comme des «occupants» ou des «envahisseurs» – ainsi que le pense la majorité des opinions dans le monde arabo-musulman -, elles sont susceptibles d’être classées comme des terroristes.

La chambre des représentants américains a, en effet, adopté, mardi dernier, par 395 voix contre trois, une loi destinée à surveiller et à punir les chaines satellitaires arabes coupables «d’incitations à la violence anti-américaine au Moyen-Orient ».

Théoriquement, ce sont des chaînes très militantes qui sont ciblées mais la formulation même de cette décision fait que tous les médias arabo-iraniens sont susceptibles d’être punis. Sauf à devenir les chantres de l’occupation américaine et affirmer que les soldats US sont en mission humanitaire ou en mission de démocratisation…

Aucune chaîne arabe ne résisterait à cette «ligne». Les Américains ont eux-mêmes essayé avec la chaine Al-Hurra, sans le moindre succès. Les journalistes arabes qui ont émigré vers la chaine américaine, malgré de remarquables efforts, ne bénéficient d’aucun crédit.

La chaîne saoudienne Al-Arabiya y réussit un peu mieux mais en surfant lourdement sur l’anti-chiisme. Mais, en général, sans être anti-américaines, les chaines arabes ne peuvent, sous peine de complaisance, éviter de nommer un occupant… comme un occupant. Toutes les chaînes du Proche-Orient – qui dans le discours américain, le «Proche-Orient» inclue également le Maghreb et l’Iran – n’y échapperaient pas. Les chaînes des organisations résistantes comme Al-Manar ou Al-Aqsa s’étaient faites depuis longtemps à l’idée d’être classées comme «terroristes» par l’administration américaine. Elles ne sont pas surprises de se retrouver dans le collimateur des élus américains après avoir été tour à tour bombardées par l’armée israélienne. Le directeur de la chaîne Al-Manar, Abdallah Kassir, y voit très clairement une décision «imposée par le lobby sioniste aux Etats-Unis».

Selon lui, cette décision n’a aucune base juridique.

C’est en effet clairement une décision politique ou plutôt un acte de guerre. Et la chambre des représentants américains élargit considérablement le spectre en décidant que les fournisseurs d’accès satellite comme NileSat et ArabSat seraient punies s’ils diffusent des chaines qui «propagent des idées terroristes».

Les propriétaires de ces satellites – ArabSat appartient à la Ligue arabe – seront considérées comme dirigeant des organisations «terroristes». Les chaînes ouvertement désignées sont Al-Aqsa (Hamas), Al-Manar (Hezbollah) et des chaînes irakiennes hostiles à la présence américaine, Azawrah, propriété d’un député en exil et Errafidine, proche de l’association des oulémas irakiens, qualifiée d’organisation anti-américaine. Le projet de loi avait été soumis en juillet dernier pour classer comme «terroristes», les chaines de télévision hostiles aux Etats-Unis et à Israël. Le projet demande des mesures contre les Etats qui autorisent ces chaînes. Le projet, présenté par le républicain Gus Bilirakis, souligne que «depuis des années des médias du Moyen-Orient ont publié de façon répétée des incitations à la violence contre les États-Unis et les Américains».

M. Gus Bilirakis a d’ailleurs tenu un discours très martial en soulignant que face aux «dangers que de telles incitations représentent pour les soldats et les civils américains dans la région et sur notre territoire, il est grand temps que les États-Unis et d’autres pays responsables fassent cesser cette menace grandissante ».

Les fournisseurs d’accès satellite peuvent faire l’objet de sanctions financières, selon les termes du décret n° 13224 signé par le président George W. Bush dans la foulée des attentats du 11 Septembre, qui s’applique à tout individu ou toute entité qui serait désigné comme ayant des liens avec le terrorisme. Au terme de la loi adoptée mardi dernier, le président américain devrait faire un rapport dans six mois sur les «incitations à la violence anti-américaine au Moyen-Orient». Le prix Nobel de la Paix qui mène la guerre en Afghanistan et en Irak doit donc se faire le grand censeur des médias arabes qui, décidemment, parlent trop des «dommages collatéraux» et continuent à parler d’occupation. Dans six mois, des chaînes arabes, absolument pas militantes, risquent de se retrouver dans la même case «terroriste» qu’Al-Manar et Al-Aqsa.

Comment qualifier des soldats américains présents en Irak ou en Afghanistan ? Si des chaines de télévision arabes en parlent comme des «occupants» ou des «envahisseurs» – ainsi que le pense la majorité des opinions dans le monde arabo-musulman -, elles sont susceptibles d’être classées comme des terroristes. La chambre des représentants américains a, en effet, adopté, mardi dernier, par 395 voix contre trois, une loi destinée à surveiller et à punir les chaines satellitaires arabes coupables «d’incitations à la violence anti-américaine au Moyen-Orient ».

Théoriquement, ce sont des chaînes très militantes qui sont ciblées mais la formulation même de cette décision fait que tous les médias arabo-iraniens sont susceptibles d’être punis.

Sauf à devenir les chantres de l’occupation américaine et affirmer que les soldats US sont en mission humanitaire ou en mission de démocratisation…

Aucune chaîne arabe ne résisterait à cette «ligne». Les Américains ont eux-mêmes essayé avec la chaine Al-Hurra, sans le moindre succès. Les journalistes arabes qui ont émigré vers la chaine américaine, malgré de remarquables efforts, ne bénéficient d’aucun crédit. La chaîne saoudienne Al-Arabiya y réussit un peu mieux mais en surfant lourdement sur l’anti-chiisme. Mais, en général, sans être anti-américaines, les chaines arabes ne peuvent, sous peine de complaisance, éviter de nommer un occupant… comme un occupant. Toutes les chaînes du Proche-Orient – qui dans le discours américain, le «Proche-Orient» inclue également le Maghreb et l’Iran – n’y échapperaient pas. Les chaînes des organisations résistantes comme Al-Manar ou Al-Aqsa s’étaient faites depuis longtemps à l’idée d’être classées comme «terroristes» par l’administration américaine. Elles ne sont pas surprises de se retrouver dans le collimateur des élus américains après avoir été tour à tour bombardées par l’armée israélienne. Le directeur de la chaîne Al-Manar, Abdallah Kassir, y voit très clairement une décision «imposée par le lobby sioniste aux Etats-Unis». Selon lui, cette décision n’a aucune base juridique.

C’est en effet clairement une décision politique ou plutôt un acte de guerre. Et la chambre des représentants américains élargit considérablement le spectre en décidant que les fournisseurs d’accès satellite comme NileSat et ArabSat seraient punies s’ils diffusent des chaines qui «propagent des idées terroristes». Les propriétaires de ces satellites – ArabSat appartient à la Ligue arabe – seront considérées comme dirigeant des organisations «terroristes». Les chaînes ouvertement désignées sont Al-Aqsa (Hamas), Al-Manar (Hezbollah) et des chaînes irakiennes hostiles à la présence américaine, Azawrah, propriété d’un député en exil et Errafidine, proche de l’association des oulémas irakiens, qualifiée d’organisation anti-américaine.

Le projet de loi avait été soumis en juillet dernier pour classer comme «terroristes», les chaines de télévision hostiles aux Etats-Unis et à Israël. Le projet demande des mesures contre les Etats qui autorisent ces chaînes. Le projet, présenté par le républicain Gus Bilirakis, souligne que «depuis des années des médias du Moyen-Orient ont publié de façon répétée des incitations à la violence contre les États-Unis et les Américains».

M. Gus Bilirakis a d’ailleurs tenu un discours très martial en soulignant que face aux «dangers que de telles incitations représentent pour les soldats et les civils américains dans la région et sur notre territoire, il est grand temps que les États-Unis et d’autres pays responsables fassent cesser cette menace grandissante ».

Les fournisseurs d’accès satellite peuvent faire l’objet de sanctions financières, selon les termes du décret n° 13224 signé par le président George W. Bush dans la foulée des attentats du 11 Septembre, qui s’applique à tout individu ou toute entité qui serait désigné comme ayant des liens avec le terrorisme. Au terme de la loi adoptée mardi dernier, le président américain devrait faire un rapport dans six mois sur les «incitations à la violence anti-américaine au Moyen-Orient».

Le prix Nobel de la Paix qui mène la guerre en Afghanistan et en Irak doit donc se faire le grand censeur des médias arabes qui, décidemment, parlent trop des «dommages collatéraux» et continuent à parler d’occupation.

Dans six mois, des chaînes arabes, absolument pas militantes, risquent de se retrouver dans la même case «terroriste» qu’Al-Manar et Al-Aqsa.

M. Saâdoune

- 13. déc

http://journalstars.com/actualites/arabsat-et-nilesat-dans-le-collimateur-des-americains-4606.html


1-6 Aljazeera chaîne satellitaire arabe, la « CNN arabe ».
ExtraitAljazeera est une chaîne satellitaire basée à Doha au Qatar depuis le 1er novembre 1996 pour correspondre aux désirs de l’émir Hamad bin Khalifa Al Thani. Depuis, elle émet des informations 24 h sur 24 et on peut la capter dans plus de trente pays au Proche-Orient et en Europe gratuitement via deux satellites et Aljazeera est aussi proposée en France par Numericable ou Canalsat.

Via Aljazeera, des informations arabes circulent dans le monde et la chaîne est réputée pour le fait que tout le monde puisse s’y exprimer. Ainsi, c’est sur Aljazeera que va s’exprimer pour la première fois Oussama Ben Laden grâce à un enregistrement vidéo diffusé en octobre 2001 alors que les Américains menaient une intervention en Afghanistan.

Même sous le régime de ces derniers, Aljazeera va pouvoir diffuser des informations sur ce pays sous dictature, ses reportages étant considérés comme pro-talibans et anti-américains. Aljazeera sera donc censurée aux Etats-Unis et les locaux de la chaîne furent même bombardés par deux fois en Afghanistan et en Irak. Il y a deux ans encore, Aljazeera, surnommée « la CNN arabe », avait environ 40 millions de téléspectateurs par jour dans le monde entier et une version anglaise est destinée aux Américains et Asiatiques.

Quant à Internet, la chaîne Aljazeera y est aussi présente avec quatre sites web (en arabe, en anglais, un dédié aux sports et un autre aux enfants).

Lors de la guerre en Irak, les sites d’informations d’Aljazeera ont été complètement débordés, les Occidentaux préférant avoir plusieurs points de vue. Désormais, le site d’Aljazeera est le plus visité du monde arabe avec plus de 3 millions de visiteurs. Régulièrement, le groupe Al-Qaeda utilise les services d’Aljazeera pour faire passer des messages menaçants et notamment la revendication des attentats du 11 septembre 2001.

29/12

http://www.web-libre.org/


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