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08/01/2010

n°467 - Les Dossiers d'Irak - 06-01-10 : Fin :- : Armes ou pas, envahir l'Irak aurait été justifié(…), dit Blair.


n°467 - Les Dossiers d'Irak - 06-01-10 : Fin :- : Armes ou pas, envahir l'Irak aurait été justifié(…), dit Blair.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre


Les Dossiers d'Irak

N° 467                                                          06/01/10

C.De Broeder & M.Lemaire



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

3 Dossier & Point de vue

3-4 Les centres de détention US sont'ils des centres de recrutement d'Al-Qaïda….?

3-5 André Serra : Obama poursuit tranquillement le suicide des États-Unis.

3-6 Crimes contre l’humanité: Unesco "des dégâts irréversibles ont été infligés à Babylone par les troupes américaines".

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1 Robert Fisk : L’histoire de Baha Mousa.

4-2 Eduardo Galeano : Excusez-moi de vous déranger...

4-3 L'armée US annule un ordre controversé sur la grossesse.

4-4 En cas de grossesse, les soldats ne pourront plus être sanctionnés.

4-5 Les soldats irakiens sans ressources sur la frontière avec l’Iran.

4-6 Chers amis pour la justice et pour la paix.

4-7 Leçon de propagande.


 



3-5 André Serra : Obama poursuit tranquillement le suicide des États-Unis.

3-5 André Serra : Obama poursuit tranquillement le suicide des États-Unis.

Nb - Ndlr : la publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage l'analyse de l'auteur, mais doit être vu comme Nb - Ndlr : la

 

Dans la conjoncture du Moyen-Orient, un moment décisif vient d’être atteint avec la décision d’Obama d’y propulser 40 000 soldats de plus, dont 10 000 à attendre de la part de ses alliés à-plat-ventristes de l’OTAN.

L’interprétation de cette décision est délicate et complexe, car elle met en cause plusieurs questions différentes.

Elle oblige d’abord à revenir sur la question irakienne.

La décision d’Obama semble mettre de côté cette question, comme si elle était définitivement réglée et classée, ce qui est fort loin d’être le cas.

En effet, si la paix semble être revenue dans le pays, peu d’incidents étant à signaler, mais si personne ne semble s’en apercevoir, c’est parce que les Étasuniens ne veulent pas avouer qu’ils ont totalement perdu la maîtrise des évènements qui s’y déroulent.

Car ce n’est pas de leur fait que la paix règne à présent en Iraq. C’est en effet l’action de l’Iran qui se trouve à la source de cette pacification.

Expliquons pourquoi.

Il convient de se rappeler que les chiites représentent 65% de la population irakienne, et occupent tout le sud, où se trouve l’essentiel des ressources pétrolières, le reste de la population se trouvant en zone kurde avec le reste du pétrole du pays, et en zone sunnite, pratiquement dépourvue de pétrole. La population chiite a été opprimée et persécutée par les sunnites pendant toute la durée de Saddam Hussein. Une bonne partie de son élite, ainsi que les familles qui en avaient les moyens, ont émigré à cette époque en Iran, où les mollahs chiites les ont recueillis.

À ce propos, il est nécessaire de rappeler que sunnites et chiites irakiens sont des musulmans arabes, alors que les chiites iraniens sont des musulmans persans.

Ajoutons quelques mots pour expliquer la séparation intervenue entre les sunnites et les chiites, après l‘assassinat d’Ali en 661. Ces indications sont cependant très simplifiées, car la lutte complexe entre les sunnites et les chiites s’étendit sur une longue période, et n’est pas l’objet de ce court article

Ali était le cousin et le gendre du Prophète. Peu avant sa mort, ce dernier désigna Ali comme son successeur.

Une grande partie des musulmans considéraient qu’il était préférable que le successeur du fondateur de l’Islam soit choisi dans sa famille et acceptèrent cette décision. Ce furent les chiites d’Ali (ou partisans d’Ali). Mais les chefs des tribus arabes, anciens adversaires de Mahomet, appelés par la suite “ sunnites ” ( de sunna, la tradition du Prophète ) estimèrent au contraire que le successeur de Mahomet devait être choisi parmi eux, et serait nommé Calife. D’où l’institution du Califat chez les sunnites.

De ce litige résultèrent des heurts violents entre sunnites et chiites, qui ensanglantèrent pendant longtemps les rapports entre les deux camps, un peu à la manière des catholiques et des protestants au moment de la Réforme, mais pour des raisons totalement différentes. Je passe volontairement sur les détails de moindre importance.

On remarquera donc, à propos des populations de l’Iraq et de l’Iran, que c’est la religion qui les rapproche ou les divise, et non les ethnies auxquelles elles appartiennent respectivement.

Bien qu’arabe l’une et l’autre, les factions chiites et sunnites de l’Iraq sont profondément divisées, alors que les chiites arabes et les chiites persans s’entendent relativement bien entre eux. Notons qu’en Iran les chiites représentent 89% de la population, et les sunnites moins de 10%.

Les chiites y sont donc largement dominants, comme d’ailleurs aussi en Irak, où les proportions sont de 64% pour les chiites et 36% pour les sunnites, mais ces derniers se partagent sensiblement à égalité entre les Arabes (et anciens partisans de Saddam Hussein) et les Kurdes.

Or ceux-ci sont pratiquement autonomes depuis l’invasion, alliés des chiites à l’Assemblée nationale, et c‘est l’un des leurs qui est actuellement le président du pays, Jalal Talabani.

À partir de l’invasion américaine, les choses changèrent du tout au tout, quoique pas dans le sens que l’auraient désiré les conquérants.

La première décision des proconsuls étasuniens fut de dissoudre l’armée irakienne, qui avait maintenu jusque-là l’ordre dans le pays, sous Saddam Hussein, en dépit des dissensions sanglantes régnant entre les trois groupes qui l’habitent, sunnites arabes, sunnites kurdes et chiites arabes.

Les envahisseurs étasuniens assassinèrent ensuite Saddam Hussein pour des raisons sur lesquelles ils auraient pu tout aussi bien s’appuyer pour faire pendre leur propre chef à ses côtés, George Bush junior. [ Mais çà, c'est juste une opinion personnelle ]

Par leur ignorance de ce qu’était l’Iraq, les Étasuniens avaient ainsi libéré d’un seul trait de plume la communauté chiite iraquienne de leurs deux ennemis historiques.

Après une forte résistance de l’imam Sadr et de son armée du Mahdi (équivalent à “ messie “), toute résistance violente des chiites s’arrêta sous l’influence des Iraniens, qui en calmèrent énergiquement le jeu par l’intermédiaire des chiites irakiens exilés en Iran pendant la dictature de Saddam, et revenus dans leur pays après l’invasion étrangère.

Ils agirent cependant de manière totalement discrète, sans jamais se prévaloir de leur influence, et sans que les Étasuniens ne se rendent compte qu’ils agissaient par dessus leurs têtes.

Bien que les Étasuniens se soient plaint à de multiples reprises de l’irruption des Iraniens dans le pays, sans toutefois en découvrir la raison ni les missions, ils ne comprirent pas que leur action avait eu pour résultat, non seulement de ramener l’ordre là où les envahisseurs avaient créé le chaos, mais aussi d’établir sur la population du pays un ascendant très important qui allait les amener à prendre progressivement possession de la totalité du pays, à la barbe des troupes étasuniennes, notamment dans le sud, où ils gèrent actuellement à leur profit, et en toute liberté, l’économie du pétrole de la zone de Basra (Bassora). Rappelons qu’actuellement l’Assemblée nationale est en majorité chiite, que le Premier ministre, Nouri al-Maliki, est un chiite favorable à l’Iran, et que les trois quarts des ministres le sont aussi.

Ce qui permit aux Iraniens d’être aussi discrets fut la tentation des militaires de s’attribuer tout le mérite d’avoir réussi la pacification du pays.

Mais ce vilain défaut faisait parfaitement l’affaire de l’Iran.

L’explication du report de l’action étasunienne en Afghanistan se trouve là, dans la prise de pouvoir souterraine de l’Irak chiite par l’Iran. Voici pourquoi et comment :

Ici aussi nous devons faire un autre retour en arrière, cette fois dans la stratégie étasunienne. Pour à peu près tout le monde, l’invasion de l’Iraq décidée par Bush et son clan semblait sous-tendue par la volonté de s’emparer du pétrole irakien, en prétextant que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massives illégales. Bush et son petit monde étaient très contents de cette erreur de l’opinion publique, car elle les aidait à masquer leurs véritables intentions aux yeux de ceux qu’ils voulaient réellement atteindre.

De la même manière, l’agression contre l’Afghanistan avait vraisemblablement été montée de toutes pièces à travers la destruction des tours du WTC, pour justifier leur irruption en Asie en plein milieu de l’articulation du monde chinois et du monde russe, juste en dessous des cinq anciennes possessions musulmanes de l’U.R.S.S., encore sous forte influence russe.

D’ailleurs, la première chose que le gouvernement étasunien fit, avant même d’entreprendre leur voyage vers le Moyen-Orient, fut de demander à ces cinq pays d’accepter la construction de bases militaires des É-U sur leurs territoires pour les aider, ce qu’ils consentirent sous le coup de l’émotion de l’époque, alors qu’il aurait été tellement plus normal pour les É-U d’établir directement ces bases en Afghanistan, ou plus simplement de les obtenir du Pakistan, encore plus proche de Kaboul, et accessible par mer.

Depuis, la Russie a réussi à pousser ces cinq pays à exiger la fermeture de quelques-unes de ces bases.

Mais les É-U ont beaucoup renâclé avant d’en évacuer certaines, mais pas toutes. Dans certains cas, ces pays ont accepté d’accueillir des bases russes pour rétablir l’équilibre des forces. Toujours est-il que cette tentative des Étasuniens n’était évidemment pas innocente…

Il suffit de regarder une carte de l’Asie pour comprendre immédiatement l’idée géopolitique de “l’Empire étasunien“, qui pensait bien pouvoir s’offrir un siècle hégémonique supplémentaire. Mais voilà, s’ils ne sont pas très futés, ils ont tout de même des yeux pour voir, et si leurs naïfs alliés occidentaux les suivent aveuglément avec des manières de colonisés, eux ont très bien vu l’arrivée de Deng Xiao Ping à la tête de la Chine, celle de Poutine au Kremlin, et plus récemment de Lula à Brésilia et de Chavez à Caracas, en bordure du golfe du Mexique. Et ils ont donc parfaitement compris que ces mouvements géopolitiques ressemblaient de plus en plus à un siège, qui se resserrait progressivement autour d’eux.

L’Amérique a donc cherché à desserrer cet encerclement progressif par des actions de domination, selon leur habitude historique. Leur tentative de dominer économiquement la Chine a échoué. Ils ont bien laissé leurs usines sur le continent asiatique, mais en ont rapidement perdu la maîtrise, car les Chinois les ont vus venir. Malgré leurs autres initiatives, sous couvert de démocratie et de droits humains, ils n’ont pu empêcher Le Tibet et Taïwan de rester dans le giron de la Chine.

Évènement passé inaperçu lors du soixantième anniversaire de la création de la République Populaire de Chine, la délégation taïwanaise a défilé à Beijing le 1er octobre 2009, en tant que province chinoise, et non en tant qu’État invité. Personne ne semble avoir remarqué cette particularité étonnante, pourtant tout à fait significative.

Enfin, en aout 2008, la Russie a bloqué l’offensive géorgienne contre l’Ossétie du Sud dans le Caucase, plus ou moins tentée avec l’assentiment de Washington pour tester Poutine, Premier ministre de Russie, à ce moment précis en train d’assister aux Olympiques de Beijing. Les Étasuniens ont rapidement été fixés sur le respect que leur portaient les Russes.

Leur restent malgré tout aujourd’hui les Européens. Mais ils sont tout de même en train de s’unir, de peine et de misère, et, né il y a moins de 10 ans, l’euro leur tient la dragée haute, quelquefois même un peu trop à leur goût.

Débordés par une crise mondiale qu’ils ont provoquée par maladresse, et à laquelle ils n’ont su répondre que par une hausse artificielle de leurs bourses, au milieu d’un endettement insoutenable, les États-Unis cherchent désespérément une issue. S’ils vont sans doute terminer 2009 avec des indices encourageants, la pérennité de ceux-ci n’est pas assurée, et beaucoup de gens sont sceptiques quant à la poursuite de ce qu’ils présentent comme une sortie de crise. Il est vrai qu’il leur fallait bien enrober le suppositoire que constitue l’envoi d’une nouvelle armada en Afghanistan, d’un peu de nourritures terrestres ! Un long enchaînement d’épées de Damoclès s’aiguise cependant encore dans leur ciel.

Contraints d’abandonner l’Iraq, puisqu’il leur est progressivement, mais sûrement soutiré par l’Iran, Obama et ses militaires ont finalement jeté leur dévolu sur l’Afghanistan où leur armée est enlisée en compagnie des supplétifs fournis par leurs adorateurs de l’OTAN, ruine sans avenir de l’époque stalinienne.

Il tente à présent de poursuivre l’idée géopolitique de la génération Bush, c’est-à-dire essayer de reprendre les rênes de l’Occident autour d’un projet déjà largement dépassé. Mais surtout, il croit encore possible de s’infiltrer entre la Russie et la Chine, soudées dans l’OCS [ l'Organisation de Coopération de Shanghai ]. Une véritable fuite en avant ! Elle fait penser à Napoléon devant Moscou en flamme ou à Hitler grelottant sur la Volga, dans Stalingrad. La Bérézina n’est plus très loin !

Presque tous les analystes militaires et politiques, aussi bien dans le monde qu’aux États-Unis, affirment qu’il faudrait des effectifs de 300 à 500 000 hommes pour parvenir à stabiliser l’Afghanistan, et Obama espère malgré tout parvenir à n’en aligner que 140 000 d’ici 18 mois !

Il a cependant trouvé une argumentation imparable pour soutenir son antépénultième stratégie. À de jeunes officiers de West Point, qui n’apprennent plus ni l’histoire ni la géographie, il a dit, en levant très haut le menton selon son habitude :

“ Si je ne pensais pas que la sécurité des États-Unis et des Américains était en jeu en Afghanistan, j’ordonnerais avec plaisir le retour de chacun de nos soldats dès demain. ”

C’est incroyable ! Ainsi, le sort des États-Unis se trouvait entre les mains des Talibans, et nous ne le savions pas !

Obama a de la buée dans les yeux !

André Serra

http://andreserra.blogauteurs.net/blog/

http://cybercanard.com

http://andreserra.blogauteurs.net/blog/obama-poursuit-tranquillement-le-suicide-des-e-


3-6 Crimes contre l’humanité: Unesco "des dégâts irréversibles ont été infligés à Babylone par les troupes américaines".
Des "dégâts considérables" infligés à Babylone par les troupes américaines, selon l'UNESCO
http://fr.news.yahoo.com/3/20090709/twl-irak-babylone-unesco-1def439.html
Des "dégâts considérables" ont été infligés au site de Babylone par les troupes américaines et leurs sous-traitants, selon le rapport final d'évaluation présenté jeudi à Paris par l'UNESCO, l'agence culturelle de l'ONU, qui compte faire inscrire d'ici deux ans la cité antique au Patrimoine mondial de l'humanité. Lire la suite l'article <
http://fr.news.yahoo.com/3/20090709/twl-irak-babylone-unesco-1def439.html#ynw-article-part2>
Entre 2003 et 2004, au début de l'intervention américaine en Irak
<http://fr.news.yahoo.com/fc/irak.html> , les forces de la coalition avaient installé leur base sur le site archéologique situé à 90km au sud de la capitale, Bagdad. La capitale de Nabuchodonosor, qui y avait fait construire les fameux jardins suspendus, l'une des "sept merveilles du monde" dans l'Antiquité, était devenue le "camp Alpha".
Autant établir un "camp militaire autour de la Grande pyramide en Egypte", avait déjà dénoncé en 2005 un rapport du British Museum, rappelle l'UNESCO, l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture.
Les troupes américaines et les entreprises privées travaillant avec le Pentagone, en particulier KBR, alors filiale de Halliburton, ont creusé des tranchées de plusieurs centaines de mètres au milieu des vestiges, utilisé des bulldozers et fait rouler des chars pesants sur les fragiles pavés du chemin de procession, autrefois sacré.
Le rapport final, élaboré par le sous-comité sur Babylone du Comité international de coordination pour la sauvegarde du patrimoine culturel de l'Irak de l'UNESCO (ICC-Irak), "établit une description des dégâts qui fait l'objet d'un accord international". Il constate que "la ville archéologique a subi d'importants dégâts dus à des travaux de creusement, percement, arasement et nivelage", selon l'UNESCO.
Parmi les principales structures endommagées "figurent la porte d'Ishtar et le chemin de procession". L'archéologue John Curtis du British Museum a inspecté le site en 2004 juste avant que les soldats américains ne le restituent au Conseil des antiquités et du patrimoine irakien (SBAH) face à l'indignation internationale. Neuf des dragons sculptés dans la porte d'Ishtar, vieille de 2.600 ans, ont été vandalisés par des pillards quand le site était sous contrôle des Américains.
Site archéologique depuis 1935, la capitale des rois Hammourabi et Nabuchodonosor, cité vieille de 4.000 ans, a subi nombre d'outrages à travers le temps. Au XIXe siècle, les archéologues européens avaient arraché des murs nombre des plus célèbres oeuvres, encore visibles aujourd'hui dans des musées du Vieux continent.
Entre 1978 et 1987 de grands projets de restauration avaient été entrepris, des équipements modernes étant introduits. A son "grand détriment", le site avait ensuite subi des "travaux d'aménagement majeurs" pour la construction d'un nouveau palais du président Saddam Hussein. Enfin, le site a été pillé lors de la guerre en 2003 et a servi de base aux soldats américains.
Depuis sa restitution aux Irakiens, le site a encore été victime de pillages et du marché noir. Mais le Dr Curtis a jugé "encourageant" de constater qu'il n'existe aucun signe de dégâts causés de manière intentionnelle ou accidentelle au site" depuis décembre 2004.
A l'heure actuelle, les problèmes majeurs sont ainsi liés "à la négligence et au manque d'entretien", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse. "Tous les édifices restaurés de Babylone sont en mauvais état, en particulier les temples de Ninmah, de Nabû sa hare et d'Ishtar, les maisons babyloniennes et le palais sud de Nabuchodonosor", sur lesquels il faut "intervenir d'urgence".
D'après les auteurs du rapport, l'étendue des dommages est telle qu'il est encore trop tôt pour évaluer la somme nécessaire pour restaurer et pleinement protéger le site, selon le Dr Curtis et les experts.
Aujourd'hui, l'UNESCO conduit les efforts pour renforcer les règles du protocole additionnel des Conventions de La Haye de 1954 sur les conflits armés, qui interdit tout acte d'hostilité contre les monuments historiques, oeuvres d'art ou lieux cultes constituant le patrimoine culturel ou spirituel des peuples. Le texte proscrit aussi leur utilisation "à l'appui de l'effort militaire".
"On espère mettre en place une protection efficace" pour "que ce qui s'est passé à Babylone ne puisse plus se reproduire", a expliqué la sous-directrice générale pour la Culture de l'UNESCO Françoise Rivière.
Le rapport se conclut sur plusieurs recommandations pour la protection et la restauration du site en vue d'une inscription de Babylone au Patrimoine mondial de l'humanité "d'ici deux ans peut-être bien", espère Françoise Rivière.

AP



4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

4-1 Robert Fisk : L’histoire de Baha Mousa.

J’ai tout d’abord entendu parler de Baha Mousa par sa famille. Il travaillait comme réceptionniste dans un hôtel de Bassora. Cet hôtel avait été encerclé par les troupes britanniques qui y ont arrêté sept hommes. Ceux-ci ont été emmenés à la caserne britannique, encagoulés et passés à tabac.

 Deux jours plus tard, comme son père me le rappelle en pleurant, Mousa était mort. Sa famille a reçu 3000 £ (livres sterling) en réparation et a refusé un autre versement de 5000 £. Ce qu’ils voulaient, c’était la justice.

Son père avait été nommé officier de police par les autorités britanniques elles-mêmes. Il portait deux pistolets à ses hanches. Il était « notre homme », et on a tué son fils.

Le scandale de la mort de son fils, âgé de 26 ans, arrêté devant son propre père, reste l’un des épisodes les plus honteux de l’occupation [britannique] du sud de l’Irak.

Alors qu’ils tabassaient les sept hommes, les soldats britanniques leur ont donné les noms des joueurs de football.

Je pense qu’il est toujours facile de dénigrer ceux qui vous allez maltraiter. Un de ses camarades qui travaillait dans le même hôtel et qui me parle avec une grande peine depuis son lit d’hôpital, a raconté comment Baha avait supplié pour que ses meurtriers cessent de lui donner des coups de pied.

« Il était un homme respectable. Ils n’avaient pas de raison de lui faire cela » », dit-il.

Quand j’ai entendu cette histoire, cela m’a hélas rappelé tous les récits qui m’avaient été faits dans le Nord de l’Irlande, de catholiques emmenés de chez eux, roués de coups dans les casernes de l’armée britannique et qualifiés de « terroristes » par ceux qui devaient garder le contrôle de leurs bourreaux.

J’avais déjà entendu tout cela auparavant. Ceux qui avaient été roués de coups et frappés de coups de pied sont toujours et toujours les méchants.

À Bassorah, les Britanniques aiment dire qu’ils savaient comment traiter les gens, qu’ils avaient appris de l’Irlande du Nord. Oh oui, combien ils avaient appris !

Je me souviens de m’être assis devant les enfants de Baha Mousa — son épouse était déjà morte d’un cancer — et en écoutant le récit fait par son père, j’ai douté que justice soit faite.

Et elle ne l’a pas été. Les sales types se sont enfuis en même temps que la justice. Comme ils l’ont fait en général en Irlande du Nord.

Il ne s’agit pas de cœurs et d’esprits [paraphrase des propos de Bush sur « gagner les cœurs et les esprits » - N.d.T]. Il s’agit de justice. Et nous ne la rendons pas.

Robert Fisk
The Independent

6/12

http://irakiennes.blogspot.com/

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=16610


4-2 Eduardo Galeano, : Excusez-moi de vous déranger...
Je voudrais partager quelques questions qui me trottent dans la tête.
Elle est juste, la justice?

Elle tient debout, cette justice du monde à l'envers?

Le zapatista1 d'Irak, celui qui a lancé les chaussures contre Bush, a été condamné à trois années de prison. Ne méritait-il pas plutôt une décoration?

Qui est le terroriste?

Celui qui a visé, ou celui qui a été visé?

N'est-il pas coupable de terrorisme le tueur en série qui, en mentant, a inventé la guerre en Irak, assassiné une multitude, légalisé la torture et ordonné de l'appliquer ?
Sont-ils coupables les paysans d'Atenco au Mexique, ou les indigènes mapuches du Chili, ou les Kelchies du Guatemala, ou les paysans sans terre du Brésil, tous accusés de terrorisme pour défendre leur droit à la terre? Si la terre est sacrée -même si la loi ne le dit pas-, ceux qui la défendent ne sont-ils pas sacrés aussi?
Selon la revue Foreign Policy, la Somalie est le lieu le plus dangereux de tous.

Mais, qui sont les pirates? Les crève-la-faim qui attaquent des bateaux, ou les spéculateurs de Wall Street qui attaquent le monde depuis des années et reçoivent à présent des récompenses multimillionaires pour leurs efforts? Pourquoi le monde récompense-t-il ceux qui le dévalisent?
Pourquoi la justice ne voit-elle que d'un oeil ? Wal Mart, l'entreprise la plus puissante de toutes, interdit les syndicats. McDonald's aussi. Pourquoi ces entreprises violent-elles, avec une impunité coupable, la loi internationale ? Serait-ce parce que, dans le monde actuel, le travail vaut moins que rien, et que valent encore moins les droits des travailleurs ?
Où sont les justes, et où sont les injustes? Si la justice internationale existait vraiment, pourquoi ne juge-t-elle jamais les puissants? Les auteurs des boucheries les plus féroces ne vont pas en prison. Serait-ce parce que ce sont eux qui en détiennent les clés ?
Pourquoi les cinq puissances qui ont droit de veto aux Nations Unies sont-elles intouchables ?

Ce droit est-il d'origine divine ? Veillent-ils à la paix, ceux qui font des affaires avec la guerre ? Est-il juste que la paix mondiale soit à charge des cinq puissances qui sont les principaux producteurs d'armes ? Sans dédaigner les narcotrafiquants, ceci n'est-il pas aussi un cas de "crime organisé" ?
Mais les clameurs de ceux qui exigent partout la peine de mort ne demandent pas de punition contre les maîtres du monde. Il ne manquerait plus que ça ! Les clameurs clament contre les assassins qui utilisent des rasoirs, non contre ceux qui utilisent des missiles.
Et on se demande : si ces justiciers sont aussi follement désireux de tuer, pourquoi n'exigent-ils pas la peine de mort contre l'injustice sociale ? Est-il juste un monde qui affecte chaque minute trois millions de dollars aux dépenses militaires, tandis qu'au même moment quinze enfants meurent de faim ou de maladie guérissable ? Contre qui s'arme jusqu'aux dents la soi-disant communauté internationale ? Contre la pauvreté, ou contre les pauvres ?
Pourquoi les fervents de la peine capitale n'exigent-ils pas la peine de mort contre les valeurs de la société de consommation qui portent atteinte, chaque jour, à la sécurité publique ? Ou peut-être ne pousse-t-il pas au crime, le bombardement de la publicité qui étourdit des millions et des millions de jeunes au chômage ou mal payés, leur répétant jour et nuit qu'être est avoir, avoir une automobile, avoir des chaussures de marque, avoir, avoir -et que celui qui n'a rien n'est rien ?
Et pourquoi n'introduit-on pas la peine de mort contre la mort ? Le monde est organisé au service de la mort. Ou ne fabrique-t-elle pas la mort, l'industrie d'armement, qui dévore la plus grande partie de nos ressources et une bonne partie de nos énergies ? Les maîtres du monde condamnent seulement la violence quand ce sont les autres qui l'exercent. Et ce monopole de la violence se traduit par un fait inexplicable pour des extraterrestres, et aussi insupportable pour nous autres terriens qui voulons, contre toute évidence, survivre : nous les humains sommes les seuls animaux spécialisés dans l'extermination mutuelle, et nous avons développé une technologie de destruction qui est en train d'anéantir, au passage, la planète et tous ses habitants.
Cette technologie se nourrit de la peur. C'est la peur qui invente les ennemis, et ceux-ci qui justifient le gaspillage militaire et policier. Et que penseriez-vous, tant qu´à appliquer la peine de mort, d'une condamnation à mort de la peur ? Ne serait-il pas sain de mettre un terme à cette dictature universelle des professionnels de la production d´angoisse ? Les semeurs de panique nous condamnent à la solitude, nous interdisent la solidarité : sauve qui peut, écrasez-vous les uns les autres, faites très attention, ouvrez l'oeil, le prochain est toujours un danger qui guette, celui-ci va te voler, celui-là te violer, cette petite voiture d'enfant dissimule une bombe musulmane; et si cette femme, cette voisine d'aspect inoffensif te regarde, c'est sûr qu'elle te transmet la peste porcine.
Dans ce monde à l'envers, même les actes les plus élémentaires de justice et de sens commun font peur. En entamant la refondation de la Bolivie pour que ce pays de majorité indigène cesse d'avoir honte en se regardant dans le miroir, le Président Evo Morales a provoqué la panique. Ce défi était une catastrophe en regard de l'ordre traditionnel raciste, prétendument le seul possible : Evo était et apportait le chaos et la violence et, par sa faute, l'unité nationale allait exploser, se briser en morceaux. Et quand le président équatorien Correa a annoncé qu'il se refusait à payer les dettes illégitimes, la nouvelle sema la terreur dans le monde financier, et l'Équateur fut menacé de punitions terribles pour avoir donné un si mauvais exemple. Si les dictateurs militaires et politiciens véreux ont toujours été dorlotés par la banque internationale, ne nous sommes-nous pas déjà habitués à accepter comme fatalité du destin le paiement par le peuple du gourdin qui le frappe, de la cupidité qui le pille ?
Serait-ce donc que le sens commun et la justice aient divorcé pour toujours ?
Le sens commun et la justice ne sont-ils pas nés pour marcher ensemble, collés l'un à l'autre ?
Ne relève-t-elle pas du sens commun, mais aussi de la justice, cette devise des féministes qui disent que l'avortement serait libre si nous, les mâles, pouvions tomber enceints2 ?

Pourquoi ne légalise-t-on pas le droit à l'avortement ?

Serait-ce parce qu'il cesserait alors d'être le privilège des femmes qui peuvent le payer et des médecins qui peuvent le faire payer ?

La même chose se passe avec un autre cas scandaleux de négation de justice et de sens commun : pourquoi ne légalise-t-on pas la drogue ?

Peut-être n'est-elle pas, comme l'avortement, un sujet de santé publique ? Et le pays qui contient le plus de toxicomanes, quelle autorité morale a-t-il pour condamner ceux qui approvisionnent leur demande ? Et pourquoi les grands médias, si voués à la guerre contre le fléau de la drogue, ne disent-ils jamais que presque toute l'héroïne consommée dans le monde provient d'Afghanistan ? Qui commande en Afghanistan ? N'est pas un
pays militairement occupé par le pays messianique qui s'attribue la mission de nous sauver tous ? Pourquoi ne légalise-t-on pas les drogues une bonne fois pour toutes ? Ne serait-ce pas parce qu'elles fournissent le meilleur prétexte pour les invasions militaires, en plus d'offrir les profits les plus juteux aux grandes banques qui de nuit fonctionnent comme blanchisseries ?
Maintenant le monde est triste parce que moins de voitures se vendent. Une des conséquences de la crise mondiale est la chute de l'industrie prospère de l'automobile. Si nous avions quelque reste de sens commun, et un petit quelque chose de sens de la justice, ne devrions-nous pas fêter cette bonne nouvelle ? Ou peut-être la diminution des automobiles n'est-elle pas une bonne nouvelle pour la nature -qui sera un peu moins empoisonnée-, et pour les piétons -qui mourront un peu moins ?
La Reine a expliqué à Alice -celle de Lewis Carroll- comment fonctionnait la justice au Pays des Merveilles :
-Voilà !- dit la Reine -. Il est en prison, à purger sa peine ; mais le jugement ne commencera pas avant mercredi prochain. Et évidemment, à la fin, le crime sera bien commis.
Au Salvador, l'Archevêque Oscar Arnulfo Romero a prouvé que la justice, comme le serpent, mordait seulement les va-nu-pieds. Il est mort par balles pour avoir dénoncé que, dans leur pays, les va-nu-pieds naissaient condamnés d'avance, par délit de naissance.
Le résultat des élections récentes au Salvador n'est-il pas, d'une certaine manière, un hommage ? Un hommage à l'archevêque Romero et aux milliers comme lui qui sont morts en luttant pour une justice juste dans le royaume de l'injustice ?
Parfois les histoires de l'Histoire terminent mal; mais l'Histoire, elle, ne termine pas. Quand elle dit adieu, ce n'est qu'un au revoir.
NdT
[1] Par l'utilisation du terme zapatista, Eduardo Galeano réalise en espagnol un jeu de mots intraduisible en français. Par là, l'auteur adresse un clin d'oeil à la filiation en espagnol du mot zapatista avec zapato, en français chaussure -le lancer de chaussures sur Bush-, tout se référant à l'Armée Zapatiste de Libération Nationale -en espagnol Ejército Zapatista de Liberación National ou EZLN-, groupe révolutionnaire symbole de la lutte altermondialiste basé au Chiapas, Etat du Mexique.
[2] L'adjectif « enceint » semble ne pas exister en français. Serait-ce que la langue française est plus machiste que l'espagnole ?
Eduardo Galeano,

 8/5/2009
Traduit par Thierry Pignolet et édité par Fausto Giudice,

Tlaxcala
Original : Disculpen la molestia


4-3 L'armée US annule un ordre controversé sur la grossesse.

L'armée américaine a annulé les règles édictées en novembre par le général Anthony Cucolo, commandant des troupes américaines dans le nord de l'Irak, sanctionnant les femmes soldats tombant enceintes en zone de combat et les soldats responsables de leur grossesse.

"Dans le cadre du passage (de la Force Multinationale en Irak) en Forces américaines en Irak (USF-I) nous passons en revue toutes les règles et ordres édictés par les différents commandements. La question de la grossesse ne figure pas dans les nouvelles règles de l'USF-I", a affirmé le lieutenant Elizabeth Feste dans un e-mail.

"En plus, toutes requêtes de la part d'unités pour imposer d'autres restrictions doivent désormais obtenir l'approbation du commandement de l'USF-I", a-t-elle précisé.

La Force Multinationale devient USF-I à partir du 1er janvier 2010 car de la coalition ayant envahi l'Irak en 2003, il ne reste plus que l'armée américaine.

Le général Anthony Cucolo, qui dirige 22.000 hommes dans le nord de l'Irak, avait indiqué à la presse "avoir l'intention de faire tout son possible pour préserver l'ensemble de ses forces de combat".

Or, "le départ d'un soldat de la zone de combat plus tôt que prévu crée un handicap pour son équipe", a-t-il fait valoir, alors que l'armée américaine a pour politique de renvoyer immédiatement aux Etats-Unis les femmes soldats enceintes déployées en zone de guerre.

Les sanctions encourues peuvent en théorie aller d'un simple blâme administratif à la comparution en cour martiale, mais le général a exclu de recourir à cette dernière punition.

"Je pense pouvoir gérer la violation de cette règle par le biais de degrés de punition moindres", a-t-il déclaré. "Je n'ai jamais envisagé la cour martiale dans ce cas. Je ne me vois pas mettre un soldat en prison pour ça".

Jusqu'à présent, sept soldats -- quatre femmes, trois hommes -- ont fait l'objet de sanctions pour ce motif, mais celles-ci se sont limitées à des lettres de réprimande.

Selon le Pentagone, un commandant a le droit d'imposer des règles de ce type au personnel sous ses ordres.

26/12

http://www.romandie.com/ats/news/091226072929.59dl40pq.asp


4-4 En cas de grossesse, les soldats ne pourront plus être sanctionnés.

Un règlement controversé qui aurait permis de traduire en cour martiale des femmes soldats qui seraient tombées enceintes pendant leur service en Irak et leurs partenaires sexuels va être annulé à partir du 1er janvier.

Le général Raymond Odierno, commandant des troupes américaines en Irak, a élaboré de nouveaux principes pour les soldats US qui ne comporte plus la mention à la grossesse et entrera en vigueur en début d'année prochaine.

Le mois dernier, le général Anthony Cucolo, en charge de troupes servant dans le nord de l'Irak, avait édicté un règlement qui aurait permis de traduire en cour martiale des femmes soldats qui seraient tombées enceintes et le père de l'enfant à naître.

Ce règlement avait suscité une vague de critiques. Mardi, le général Cucolo a semblé faire marche arrière. Il a assuré qu'il n'enverrait jamais en prison des militaires pour cette raison, mais qu'il voulait juste souligner la gravité du problème. L'armée américaine renvoyant automatiquement chez elle les femmes enceintes, leurs unités se retrouvent en sous-effectif, a-t-il déploré.

Le commandement militaire en Irak a revu la totalité des règlements existants dans le cadre de la transition et un nouveau règlement général a été élaboré. Le texte renforcera certains ordres actuels, mais ne comportera pas la mention à la grossesse, selon l'armée. Jusqu'à présent, les commandants locaux avaient toute autorité pour rédiger leurs propres règlements

25/12

http://fr.news.yahoo.com:80/3/20091222/twl-usa-irak-armee-grossesse-1def439.html


4-5 Les soldats irakiens sans ressources sur la frontière avec l’Iran.

Dans un fort irakien, au nord du poste d'al-Shib, 275 hommes doivent surveiller 1 600 km2, soit 5,8 km2 chacun. « Cela n'est pas beaucoup si vous avez un véhicule, mais quand vous n'en avez pas c'est beaucoup »,
Contrebande

L'armée américaine estime nécessaire d'accroître les effectifs d'un tiers.

Faute d'essence et de pièces détachées, les gardes-frontières irakiens sont incapables d'empêcher les infiltrations de résistants et la contrebande le long des 1 458 km séparant leur pays de l'Iran, affirment leurs instructeurs américains. « Les voisins sont largement responsables des conflits internes.

Les Iraniens transfèrent de l'argent en Irak et créent des sociétés écran mais leurs agissements ne sont pas dans  l'intérêt du pays », assure le colonel Peter Newell, chef de la 4e brigade, de la 1re division blindée, qui opère dans les provinces méridionales de Missane, Zi-Qar et Mouthana.

Cet officier supérieur reconnaît toutefois que « la contrebande à Missane est une activité séculaire : il y a du trafic de biens, de la drogue, d'êtres humains et des armes ».
Chaque jour, 150 camions iraniens transportant du ciment et du carrelage franchissent le poste-frontière d'al-Shib. « Le gros problème c'est le budget. Ils ont besoin d'argent pour les infrastructures et pour les frais de fonctionnement », confie le commandant Daniel Dorado, 34 ans, qui dirige une équipe de onze officiers et soldats en charge de former les équipes de surveillance de ce poste d'entrée.
Même préoccupation pour les autres postes-frontières où opèrent Irakiens
et Américains. Les États-Unis ont accusé à plusieurs reprises l'Iran de fournir armes et financement à des insurgés qui traversent la frontière
pour mener des attaques en Irak. Plus récemment, l'occupation iranienne durant trois jours d'un puits de pétrole contrôlé par les Irakiens à la frontière a créé une crispation entre ces deux pays qui se sont livrés à une guerre sans merci de 1980 à 1988.
Le colonel américain explique que le manque de moyens est dû aux coupes
budgétaires intervenues à la suite de la chute des prix du pétrole. « Les Irakiens ont été coincés quand le brut s'est effondré et ceci a créé un important manque à gagner pour le pays », explique-t-il. Il estime nécessaire d'accroître les effectifs d'un tiers. Selon les experts, il y
a actuellement 43 000 gardes-frontières. « De grands projets, tant en matériel qu'en effectifs, ont été gelés et ils n'ont pas eu ce qu'ils espéraient », regrette-t-il.
Bagdad a signé récemment pour l'acquisition d'un système de surveillance de ses frontières avec l'Iran et la Syrie pour un montant de 49 millions de dollars, mais il ne pourra être effectif que sur une portion de 402 km, soit un tiers de la longueur de la frontière avec l'Iran.
Lors d'une réunion hebdomadaire au poste-frontière d'al-Shib, un mécanicien irakien en charge de la maintenance de 11 pick-up se plaint au sergent chef américain Kevin Volantine. « Mon boulot est de réparer ces voitures mais pour le faire correctement j'ai besoin de pièces détachées », dit-il. En outre, selon le sous-lieutenant américain, l'essence allouée à cette unité est volée sur le chemin et la quantité qui reste ne permet pas de faire des patrouilles.

Cette pénurie de carburant est confirmée par le sergent Tyler J. Trumble qui passe six mois sur la base Hunter, dans la province de Missane : « Les ressources sont très limitées et plus vous vous éloignez, pire c'est. » « Mais le plus gros problème c'est le carburant, à cause des vols », dit-il en confiant également que les hommes manquent de vêtements pour l'hiver, d'armes et de munitions.
Dans la pratique, les gardes-frontières doivent patrouiller le plus souvent à pied.

Dans un fort irakien, au nord du poste d'al-Shib, les 275 hommes doivent surveiller 1 600 km2, soit 5,8 km2 chacun. « Cela n'est pas beaucoup si vous avez un véhicule, mais quand vous n'en avez pas c'est beaucoup », assure le commandant Dante Antonelli, qui entraîne des gardes-frontières dans un petit camp américain près du fort.

25 décembre 2009

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen-Orient+et+International/article/641878/Les_soldats_irakiens_sans_ressources_sur_la_frontiere_avec_l%27Iran.html


4-6 Chers amis pour la justice et pour la paix.

François Houtart : En 2005, l’Occident a célébré la fin de la seconde Guerre Mondiale et l’Europe occidentale se prépare à commémorer la Grande Guerre 1914-1918 dès 2014.

Entretemps, nous ne réalisons pas qu' en 2009 la guerre est une réalité quotidienne pour des millions de personnes. « Plus jamais de guerre » est un rêve et un humble souhait, mais n’est pas une réalité.
En 1976, il y a plus de 40 ans maintenant, le Tribunal RUSSELL condamna les crimes de guerre au Vietnam, mais ce ne fut que le 27 janvier 1973 que l’armistice fut installé.

Cela fait maintenant presque sept ans que l’armée américaine a envahi l’Irak et cette occupation illégitime n’est pas prête de se terminer.

Comme la guerre au Vietnam, la guerre en Irak est une guerre d'agression: les Etats-Unis et ses alliés ont envahi l’Irak le 20 mars 2003, sous prétexte que l'Iraq a développé et possède des armes de destruction massive ( rétrospectivement il a été prouvé que c'etait faux).
Des protestations massives contre le plan d'invasion Americano-Britanique ont eu lieu les jours avant l'invasion et les jours suivant. En conséquence l'ex-premier ministre anglais, Tony Blair, par manque de crédibilité n'a pu devenir le premier président de l'Union Européenne. Entre-temps, pas moins de quatre commissions rogatoires ont    été mises en place au Royaume Uni pour élucider les motivations de Tony Blair pour participer à l’invasion américaine. Tout de même,  nous somme surpris par l'affaiblissement  des protestations  de la société civile vu les énormes ravages et dévastations causés par cette  invasion. 7 ans de guerre contre l'Irak ont causé la mort de plus d’ 1 million d'Irakiens et obligé prés de 4,5 millions à fuir leurs maisons.  
Le BRussells Tribunal essaie de récolter le plus possible d'informations sur la réalité de la situation en Irak.Il a comme but de communiquer au maximum de gens possible les  informations concernant cette guerre et occupation incluant:

1     Les conséquences de l’utilisation d’armes à l’uranium appauvri

2     Les raisons de la destruction de l’état irakien, de l’infrastructure et de l’héritage culturel

3     Pourquoi des académiciens, des docteurs et des journalistes ont été enlevés et forcés à quitter le territoire ou sont assassinés

4     La violation des droits fondamentaux des Irakiens et en particulier des femmes, enfants et citoyens

Le BRussells Tribunal veut donner une voix aux Irakiens qui vivent au quotidien dans la terreur de cette horrible occupation. Là ou il y a guerre, il y a résistance. Ce fut le cas pendant la seconde guerre mondiale, ce l’est maintenant en Irak. Cette voix, totalement absente dans nos médias, nous voulons vous la faire entendre.  
Le BRussells Tribunal a une renommée internationale en ce qui concerne la fiabilité et la valeur de l’information qu’il distribue via son site. Dès janvier, nous voulons tenir au courant le plus de gens possible de la situation en Irak et au Moyen-Orient et des activités et des publications du BRussells Tribunal , ceci via une lettre d’information. Permettez-nous de vous demander de vérifier si nous avons bien vos coordonnées correctes. En cliquant içi, vous pouvez les visionner et les compléter. N’hésitez pas à distribuer cet email parmi vos amis et connaissances qui aimeraient également être tenus au courant.

Merci d’avance pour votre coopération et à la joie de vous retrouver pour notre prochaine lettre d’information, ou de vous rencontrer à une des activités du BRussells Tribunal.
Au nom du BRussells Tribunal
Professeur  Emérite François Houtart

Participant in the Bertrand Russell War Crimes Tribunal on US Crimes in Vietnam in 1967,
Senior advisor to the President of the United Nations General Assembly Miguel d’Escoto Brockmann
Recipient of the 2009 UNESCO-Madanjeet Singh Prize for the Promotion of Tolerance and Non-Violence - Belgium


4-7 Leçon de propagande.

29/12

L'organisation al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a revendiqué lundi l'enlèvement à la mi-décembre d'un couple de touristes italiens en Mauritanie en invoquant les « crimes du gouvernement de Rome en Afghanistan et en Irak », a annoncé la chaîne de télévision al-Arabiya.

http://www.cawa.fr/al-qaida-revendique-l-enlevement-de-de...

 

Leçon de propagande

Voilà une petite leçon pour comprendre comment fonctionne la propagande, à partir ici de l'exemple irakien. (Malheureusement exemple uniquement ici pour les anglophones)
1/cliquer ici pour comprendre le sens de l'hymne irakien
(...qui vient d'être remplacé par un autre sur ordre de l'occupant) :

http://www.youtube.com/watch?v=YFXK0apQXig&feature=re...


2/ regarder le public lors du match de foot Irak/Arabie saoudite et ses sentiments réels, palpables :
http://www.youtube.com/watch?v=uM6SltWXb38&feature=re...
3/ Ecoutez la déclaration du capitaine de l'équipe :
http://www.youtube.com/watch?v=7NH9e4_IwHc&feature=re...


4/ et maintenant, regardez comment Fox news parle de ce match, de l'Irak et des Irakiens :
http://www.youtube.com/watch?v=b9WTQ1Sj8II&feature=re...


Vous mêmes, malgré votre haut degré de politisation, n'avez vous pas intériorisé en partie le discours sur l'Irak présenté ici par Fox news ??? et qui s'est déversé, et se déverse toujours, sur nos "grands médias libres" ?
Alors si, à partir d'un événement sportif on peut tellement "jouer" sur les consciences, qu'en est-il des autres ?



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

 

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