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11/01/2010

n° 309 - journal de l'Afghanistan - 15-12 au 10-01 - : Début - Le visage meurtrier de la « poussée » d’Obama en Afghanistan.


n° 309 - journal de l'Afghanistan - 15-12 au 10-01 - : Début - Le visage meurtrier de la « poussée » d’Obama en Afghanistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan n° 309- -15-12 au 10-01

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes


 Le "journal de l'Afghanistan" est  également visible sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part :

Tiberio Graziani : Le piège : Afghanistan 1979-2009

Civils tués: manifestation contre les forces étrangères.

Zahir Azimi qualifie le meurtre des civils d'intolérable…  

Les IED sont de plus en plus puissants

Bill Van Auken : Le visage meurtrier de la « poussée » d’Obama en Afghanistan.

2010 : Bienvenue dans le monde d’Orwell.

Les Etats-Unis vivent de tickets d’alimentation

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

La réduction des pertes civiles était "une priorité"

Deux civils qui étaient sur une moto, n'aurait pas réagi aux signaux ...

10 civils tués dans une opération de l'Otan

Des civils  tués dans un raid de l’ISAF.

Deux enfants tués par une explosion à Nangarhar.

Les résistants nient être la cause des morts civils.

Manifestations contre une bavure de l'OTAN.

Suite

Paroles & action du président...

Obama veut enfermer des détenus de Guantánamo dans l'Illinois

Obama : Pas de «protectorat permanent» en Afghanistan.

1 Analyse & déclaration :

Résistance

Fin

Occupants:

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 

 



Tiré à part :

Tiberio Graziani : Le piège : Afghanistan 1979-2009

Obama vient de choisir l’escalade militaire en Afghanistan où l’OTAN affronte la résistance pashtoune, assimilée par la propagande à l’obscurantisme religieux.

Ce faisant Washington s’engage dans un nouveau bourbier.

L’analyste italien Tiberio Graziani observe ici que le piège afghan, qui avait été créé par les États-Unis en 1979 pour nuire aux Soviétiques, se referme aujourd’hui sur eux.

À l’époque, les moujahidin étaient considérés par Washington comme des « combattants de la liberté », aujourd’hui, ils abattent des hélicoptères de l’OTAN et sont qualifiés de « Talibans ».

1979, l’année de la déstabilisation

Parmi les divers évènements de la politique internationale de l’année 1979, il y en a deux qui sont particulièrement importants à souligner, pour avoir contribué au bouleversement de la géopolitique mondiale basée à l’époque sur la confrontation entre les USA et l’URSS.
Il s’agit de la révolution islamique d’Iran et de l’aventure soviétique en Afghanistan.

Comme on le sait, la prise du pouvoir par l’ayatollah Khomeiny élimina un des piliers fondamentaux sur lesquels reposait l’architecture géopolitique occidentale, édifiée par les États-Unis à partir de la fin de la Seconde Guerre mondiale.
L’Iran de Reza Pahlavi représentait, dans les relations de pouvoir entre les États-Unis et l’URSS, en particulier au niveau géostratégique, un pion très important dont la disparition poussa le Pentagone et Washington à une révision profonde de leur politique régionale.
En fait, un Iran autonome et hors de contrôle introduisait, sur l’échiquier géopolitique régional, une variable qui compromettait potentiellement toute la cohérence du système bipolaire.
En outre, le nouvel Iran, comme puissance régionale anti-étatsunienne et anti-israélienne, possédait également toutes les caractéristiques (en particulier, l’étendue et la centralité géographiques, ainsi que l’homogénéité politico-religieuse) pour prétendre à l’hégémonie sur une partie au moins du Proche-Orient, en opposition ouverte avec les aspirations analogues et les intérêts d’Ankara, de Tel-Aviv —les deux solides piliers de la stratégie régionale de Washington— et d’Islamabad.

Pour ces raisons, les stratèges de Washington, conformément à leur « géopolitique du chaos » bicentenaire, poussèrent immédiatement l’Irak de Saddam Hussein à déclencher une guerre contre l’Iran.

La déstabilisation de toute la région permettait à Washington et à l’Occident de se donner du temps pour mettre au point une stratégie à long terme, et de « harceler sur ses flancs », en toute tranquillité, l’ours soviétique.

Comme l’a révélé, il y a onze ans, Zbigniew Brzezinski [1], conseiller à la sécurité nationale du président Jimmy Carter, lors d’une interview donnée à l’hebdomadaire français Le Nouvel Observateur [2], la CIA avait pénétré en Afghanistan, en vue de déstabiliser le gouvernement de Kaboul, en juillet 1979 déjà, soit cinq mois avant l’intervention de l’armée soviétique.
La première directive par laquelle Carter autorisait l’action clandestine pour aider secrètement les adversaires du gouvernement pro-soviétique date, en fait, du 3 juillet 1979.

Le même jour, le stratège étatsunien d’origine polonaise écrivit une note au président Carter, dans laquelle il expliquait que sa directive conduirait Moscou à intervenir militairement.
Cela se réalisa parfaitement à la fin de décembre de la même année.

Toujours dans la même interview, Brzezinski rappelle que, lorsque les Soviétiques entrèrent en Afghanistan, il écrivit une autre note à Carter, exprimant l’opinion que les USA avaient finalement l’occasion de donner à l’Union soviétique « sa guerre du Vietnam ».
Le conflit, insoutenable pour Moscou, devait conduire, selon Brzezinski, à l’effondrement de l’empire soviétique.

Le long engagement militaire des Soviétiques en faveur du gouvernement communiste de Kaboul contribua, en effet, à affaiblir encore davantage l’Union soviétique, déjà en proie à une importante crise interne, aussi bien sur le plan politique que socio-économique.

Comme nous le savons aujourd’hui, le retrait des troupes de Moscou du théâtre afghan laissa toute la région dans une situation d’extrême fragilité politique, économique, et surtout géostratégique. En effet, dix ans seulement après la révolution iranienne, la région tout entière avait été complètement déstabilisée au profit exclusif du système occidental. Le déclin, contemporain et inéluctable, de l’Union soviétique, accéléré par son aventure en Afghanistan et, ultérieurement, le démembrement de la Fédération yougoslave (une sorte d’État tampon entre les blocs occidental et soviétique) dans les années 90, ouvrirent la voie à l’expansion des États-Unis —de l’hyper-puissance, selon l’expression du ministre français Hubert Védrine— dans l’espace eurasien.

Succédant au système bipolaire, une nouvelle saison géopolitique allait s’ouvrir : celle du « moment unipolaire ».
Le nouveau système unipolaire aura, toutefois, une vie très courte, qui se terminera —à l’aube du XXIe siècle— avec la réaffirmation de la Russie en tant qu’acteur mondial et l’émergence concomitante, économique et géopolitique, de la Chine et de l’Inde, les deux États-continents de l’Asie.

Les cycles géopolitique de l’Afghanistan

L’Afghanistan, en raison de ses spécificités, relatives, en premier lieu à sa position par rapport à l’espace soviétique (frontières avec les Républiques —à l’époque soviétiques— du Turkménistan, d’Ouzbékistan et du Tadjikistan), à ses caractéristiques géographiques, et aussi à son hétérogénéité ethnique, culturelle et confessionnelle, représentait, aux yeux de Washington, une grande partie de l’ « arc de crise », c’est à dire de cette portion de territoire qui s’étend des frontières sud de l’URSS à l’océan Indien. Le choix, comme piège pour l’Union soviétique, était donc tombé sur l’Afghanistan pour d’évidentes raisons géopolitiques et géostratégiques.

Du point de vue de l’analyse géopolitique, l’Afghanistan représente en fait un excellent exemple d’une zone de crise, où les tensions entre les grandes puissances se manifestent depuis des temps immémoriauxLe territoire actuellement dénommé République islamique d’Afghanistan, où le pouvoir politique a toujours été structuré autour de la domination des tribus pachtounes sur les autres groupes ethniques (Tadjiks, Hazaras Ouzbeks, Turkmènes, Baloutches), s’est constitué à la frontière de trois grands dispositifs géopolitiques : l’Empire mongol, le khanat ouzbek et l’Empire perse. Et ce sont les différends entre ces trois entités géopolitiques limitrophes qui détermineront son histoire.

Pendant les XVIIIe et XIXe siècles, lorsque l’État se consolidera en tant que royaume d’Afghanistan, la région deviendra l’objet de différends entre deux autres entités géopolitiques majeures : l’Empire de Russie et la Grande-Bretagne.

Dans le cadre du « grand jeu », la Russie, puissance continentale, dans sa poussée vers les mers chaudes (océan Indien), l’Inde et la Chine, se heurte à la puissance maritime britannique, qui tente, à son tour, d’encercler et de pénétrer la masse de l’Eurasie, vers l’est en direction de la Birmanie, de la Chine, du Tibet et du bassin du Yangtze, en s’appuyant sur l’Inde, et vers l’ouest en direction de l’actuel Pakistan, de l’Afghanistan et de l’Iran jusqu’au Caucase, à la mer Noire, à la Mésopotamie et au Golfe Persique.

Dans le système bipolaire, à la fin du XXe siècle, comme on l’a vu plus haut, l’Afghanistan est une fois de plus le théâtre de la compétition entre une puissance maritime, les USA, et une puissance continentale, l’URSS.

Aujourd’hui, après l’invasion étatsunienne de 2001, ce que Brzezinski avait, de façon présomptueuse, appelé le piège afghan des Soviétiques, est devenu le cauchemar et le bourbier des États-Unis.

Tiberio Graziani*

8 décembre 2009

Tiberio Graziani

Directeur d’Eurasia –Rivista di studi geopolitici– et de la collection Quaderni di geopolitica aux Edizioni all’insegna del Veltro (Parme, Italie). Co-fondateur de l’Istituto Enrico Mattei di Alti Studi per il Vicino e Medio Oriente. Professeur à l’Istituto per il Commercio Estero (placé sous l’autorité du ministère italien des Affaires étrangères

http://www.voltairenet.org/article163233.html

 

Civils tués: manifestation contre les forces étrangères.

Des centaines d'étudiants ont manifesté mercredi à Jalalabad (est) contre les troupes occidentales, accusées d'avoir tué des écoliers samedi dernier, brûlant notamment une effigie du président américain Barack Obama.

Les étudiants, pour la plupart de l'université de la province du Nangarhar, dont Jalalabad est la capitale, ont bloqué des rues de la ville et défilé aux cris de "Mort à Obama" et "Mort aux forces étrangères", a rapporté un journaliste de l'AFP.

"Le gouvernement doit empêcher ces opérations unilatérales, ou bien nous prendrons des armes plutôt que nos stylos et nous les combattrons (les forces internationales, NDLR)", ont menacé les étudiants dans un communiqué.

"Nous manifestons contre ces étrangers qui sont venus dans notre pays", a ajouté Safiullah Aminzai, l'un des organisateurs du rassemblement, toujours à propos des troupes étrangères déployées dans le pays depuis la fin de 2001.

"Ils n'ont nullement apporté la démocratie en Afghanistan mais tuent nos enfants et nos étudiants religieux", a-t-il accusé.

Une manifestation est également prévue à Kaboul dans l'après-midi.

"Notre manifestation vise à montrer notre haine, notre colère et notre tristesse", a déclaré à l'AFP Sayed Khalid Rashid, un des organisateurs.

 AFP / 30 décembre

http://www.romandie.com/ats/news/091230081707.m9nxtxau.asp

Zahir Azimi qualifie le meurtre des civils d'intolérable…

 Le meurtre des civils est une grosse préoccupation pour le peuple et le gouvernement d'Afghanistan et la population ne tolérerait pas des victimes parmi les non-combattants, a indiqué mercredi le porte-parole du ministère afghan de la Defense Zahir Azimi.
"Les Afghans ne toléreraient pas que des pertes soient infligées aux civils dans la guerre ", a indiqué Azimi lors d'une conférence de presse conjointe avec le porte-parole de la Force (ISAF) dirigée par l'OTAN, Wayne Shanks.
Les commentaires d'Azimi sont survenus dans le sillage de l’assassinat de dix civils par les forces de l'OTAN à Narang, un district de la province australe de Kunar, samedi dans la nuit.
"Notre réaction est claire, le ministère de la Defense condamne toute forme de pertes civiles", a-t-il indiqué.
Huit des personnes tuées dans l'incident étaient des élèves, selon les témoins locaux.

Source: xinhua

http://french.peopledaily.com.cn/International/6856531.html

 

Les IED sont de plus en plus puissants

Les engins explosifs improvisés (IED), qui sont aujourd'hui la principale arme contre les troupes occidentales en Afghanistan, sont de plus en plus puissants.

Selon un document interne de l'Otan à Kaboul (Isaf) de novembre 2009, la part des explosifs de moins de 11,3 kilos (25 livres) est passé de 59% à 20% en l'espace de dix-huix mois. Les explosifs de plus de 45 kilos (100 livres) représentent désormais plus de 15% des engins contre 10% auparavant.

Une grande partie de ces explosifs sont fabriqués en Afghanistan, à plus de 80% à partir de nitrate d'ammonium.

Non seulement, la puissance de chaque IED augmente, mais leur nombre aussi. Ils sont apparus en Afghanistan au cours de l'année 2003, en provenance d'Irak.

Cette année-là, la coalition avait constaté 81 "évènements" impliquant un IED.

En 2009, ce chiffre était de 6440. Quatre-vingt fois plus !

Le document fait état "d'une disponibilité croissante d'IED et d'explosifs" et assure que "l'insurrection afghane peut se soutenir elle-même indéfiniment". La conclusion est sans appel : "la situation est sérieuse".

6/1

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2010/01/en-afghanistan-les-ied-sont-de-plus-en-plus-puissants.html

 

Bill Van Auken : Le visage meurtrier de la « poussée » d’Obama en Afghanistan.

 « La poussée a sérieusement commencé » a annoncé jeudi 17 décembre un porte-parole du Pentagone. Bien que seules quelques unités avancées d’un bataillon de Marines soient arrivées en Afghanistan, l’escalade de la mort et de la destruction qui accompagnera le déploiement supplémentaire de 30.000 soldats a déjà commencé. 

Une suite d’événements qui se sont produits ces derniers jours donne déjà une idée du caractère prolongé de la soi-disant poussée que le président américain Barack Obama a ordonné au début du mois de décembre.

Obama a dit le 1er décembre, dans son discours à l’académie militaire de West Point, qu’il appliquait « une stratégie fonctionnant des deux côtés de la frontière » entre le Pakistan de l’Afghanistan. Ce qui est déjà clair, c’est que cette stratégie comporte une intensification de la tuerie dans les deux pays et qu’elle a le potentiel de déclencher une crise bien plus importante dans cette région du monde.  

….

Les 17 et 18 décembre, des avions américains sans pilote effectuèrent des attaques parmi les plus violentes de toute une suite d’attaques au missile, qui par ailleurs se multiplient, contre des cibles pakistanaises le long de la frontière Afghane.

…. 

Du côté afghan, les victimes civiles continuent de se multiplier alors qu’on met progressivement en place les éléments de la « poussée ».

Trois civils non armés furent tués et une femme blessée lorsqu’un hélicoptère américain piqua et ouvrit le feu sur leur camionnette alors qu’elle roulait sur la principale autoroute Afghane au soir du 17 décembre. Un porte-parole des forces d’occupation américaines dit que leurs hélicoptères avaient réagi à une information faisant état d’hommes en train de placer des IED (engins explosifs improvisés) sur la route.

Le commandement américain a averti que la « poussée » entraînerait une forte augmentation des victimes américaines et afghanes. Des incidents meurtriers comme celui du 17 décembre se multiplieront alors que l’armée américaine déchaînera ses bombes, ses missiles et ses barrages d’artillerie au nom de sa « force protection ».

Mais cette multiplication des attaques meurtrières sera dirigée avec beaucoup plus de précision. Comme le rapporta le Los Angeles Times le 17 décembre : « Le commandement militaire américain a sans bruit modifié la mission des forces d’opération spéciales clandestines en Afghanistan ». 

L’article indique qu’on a ordonné aux unités opérant en secret de monter une campagne d’assassinats dans le but d’éliminer à présent des dirigeants, des membres et des partisans des résistants – un terme vague par lequel Washington et les médias désignent tout Afghan résistant à l’occupation étrangère. « Le nombre de raids effectués en Afghanistan par des unités telles que la Force Delta de l’armée de terre et les Seal Team Six de la Marine a plus que quadruplé ces derniers mois », écrit ce journal.   

Toujours selon le Los Angeles Times, le Pentagone a ordonné à ces unités, utilisées sur le théâtre d’opération afghan pour une bonne part à la poursuite des membres d’al-Qaïda, de se concentrer désormais sur la résistance afghane.

Selon toute apparence et sous prétexte de « protéger le peuple Afghan » la stratégie américaine comprendra le déploiement de troupes de combat conventionnelles dans le but de « nettoyer et tenir » des centres peuplés, utilisant les raids et la répression pour en expurger les éléments résistants, auxquels ont fera ensuite  la chasse dans les régions plus rurales. 

Un rapport délivré mercredi par une sous-commission du Sénat chargée de la supervision des contrats éclaire lui aussi sur la nature de la « poussée » d’Obama. Selon ce rapport on a trouvé qu’entre juin et septembre de cette année le nombre de personnels privés travaillant sous contrat pour le Pentagone en Afghanistan a augmenté de 40 pour cent. Le nombre des personnels de sécurité privés actifs en Afghanistan est passé de 5.000 à 10.000 pendant la même période.

Selon un rapport préparé par le Service de recherches du Congrès l’on s’attend à ce que le nombre total de personnels sous contrat en Afghanistan atteigne entre 130.000 et 160.000 individus, dépassant ainsi largement le nombre de militaires en uniforme.

Et enfin, l’ambassadeur des Etats-Unis en Afghanistan, Karl Eikenberry (un général en retraite ayant  commandé les troupes américaines d’occupation dans le passé) assura des responsables Afghans, dans un discours au ministère des Affaires étrangères du gouvernement fantoche, que Washington n’avait aucune intention d’en finir avec l’occupation militaire, en dépit de l’engagement pris par Obama d’un retrait des troupes à partir de juillet 2011.

« Il ne s’agit pas d’une date limite, en dépit de ce que certains ont dit aux Etats-Unis et en Afghanistan » dit Eikenberry à son auditoire. Il insista aussi pour dire que « notre engagement militaire ne prendra pas fin ni ne diminuera même si nos troupes de combat [se retirent]. »

En d’autres mots, les promesses de retrait des troupes d’Afghanistan dans un an et demi ont juste été faites pour les oreilles du public aux Etats-Unis – un moyen de tromper le peuple américain sur la nature réelle de l’intervention américaine. La vérité elle, est importante pour les responsables du régime de Karzaï dont la survie dépend entièrement de la protection des troupes américaines et c’est que Washington a l’intention d’occuper l’Afghanistan de façon permanente. 

On commence ainsi à discerner la physionomie de l’escalade d’Obama. Elle comprend une extension dangereuse de la guerre au Pakistan, une forte augmentation des victimes civiles, l’usage d’escadrons de la mort dans le but d’assassiner ceux qui sont suspectés de faire partie de la résistance et l’usage de mercenaires à une échelle encore jamais vue. Il s’agit sous tous les aspects d’une guerre sale de type colonial, destinée à réprimer la résistance populaire et à soumettre l’Afghanistan – et finalement toute la région riche en pétrole de l’Asie centrale – à la domination américaine.

Bill Van Auken 

Article original, WSWS, paru le 19 décembre 2009http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=16697

 

2010 : Bienvenue dans le monde d’Orwell.

John PILGER

Dans son livre « 1984 », George Orwell décrit un super état nommé Oceania dont le langage guerrier inversait les termes pour en faire des mensonges qui « sont passés dans l’histoire comme des vérités. « Celui qui contrôle le passé, » disait le slogan du Parti, « contrôle le futur : celui qui contrôle le présent contrôle le passé. »

Barack Obama est le dirigeant de l’Oceania contemporain. En deux discours en cette fin de décennie, le lauréat du prix Nobel de la paix a affirmé que la paix n’était plus la paix, mais plutôt une guerre permanente qui « s’étend bien au-delà de l’Afghanistan et du Pakistan » jusqu’à des « régions agitées et des ennemis diffus » (*). Il l’a définie comme la « sécurité globale » et nous conviait à nous montrer reconnaissants. A l’intention du peuple d’Afghanistan, que les Etats-Unis ont envahi et occupé, il a déclaré avec malice : « Nous n’avons aucun intérêt à occuper votre pays ».

Dans l’état d’Oceania, vérité et mensonge ne font qu’un. Selon Obama, l’attaque américaine contre l’Afghanistan en 2001 fut autorisée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. Il n’y a jamais eut d’autorisation des Nations Unies. Il a dit que « le monde » soutenait l’invasion au lendemain du 11 septembre alors qu’en réalité dans 34 des 37 pays sondés par l’institut Gallup, une écrasante majorité s’y opposait. Il a dit que les Etats-Unis ont envahi l’Afghanistan « uniquement après que les Résistants aient refusé de livrer (Oussama) Ben Laden ». En 2001, les Résistants ont tenté à trois reprises de livrer Ben Laden, selon le régime militaire du Pakistan, mais ils furent ignorés. Et même la mythification du 11 septembre par Obama pour justifier sa guerre est fausse. Plus de deux mois avant l’attaque des tours jumelles, le ministre des affaires étrangères du Pakistan, Niaz Naik, était informé par l’administration Bush qu’une attaque militaire allait être lancée mi-octobre. Le régime résistants à Kaboul, qui avait été secrètement soutenu par l’administration Clinton, n’était plus considéré comme suffisamment « stable » pour garantir le contrôle américain sur les oléoducs et gazoducs vers la mer Caspienne. Le régime devait donc être renversé.

Le mensonge le plus éhonté d’Obama est que l’Afghanistan aujourd’hui est un « havre » pour Al-Qaeda et ses attaques contre l’Occident. Mais son propre conseiller à la sécurité nationale, le Général James Jones, a déclaré au mois d’octobre qu’il y avait « moins de 100 » membres d’Al-Qaeda en Afghanistan. Selon les services de renseignement US, 90 % des Résistants sont à peine des Résistants, mais « une insurrection tribale locale qui s’oppose aux Etats-Unis parce ces derniers constituent à leurs yeux une force d’occupation. » La guerre est une arnaque. Il faut avoir un encéphalogramme à plat pour croire encore à la « paix mondiale » qu’Obama veut nous vendre.

Cependant, en coulisses se prépare un véritable plan. Sous le commandement du troublant Général Stanley McCrystal, qui fut distingué pour ses escadrons de la mort en Irak, l’occupation d’un des pays les plus pauvres est un modèle pour les « régions agitées » du monde qui échappent encore au contrôle d’Oceania. Il est connu sous le nom de COIN, ou « counter-insurgency network » (réseau de contre insurrection), qui rassemble militaires, organisations humanitaires, psychologues, anthropologues, média et consultants en relations publiques. Noyé sous un jargon qui parle de gagner les coeurs et les esprits, son objectif est de provoquer des conflits interethniques et une guerre civile : Tadjiks et Ouzbekes contre Pashtouns.

C’est ce que les Américains ont fait en Irak où ils ont détruit une société multiethnique. Ils ont acheté des gens et construit des murs entre des communautés où auparavant on connaissait des mariages mixtes, ils ont procédé à un nettoyage ethnique des sunnites et exilé des millions à l’étranger. Les médias embarqués ont présenté tout ceci comme « la paix », et les universitaires américains à la solde de Washington et les « experts en sécurité » coachés par le Pentagone sont apparus à la télévision pour répandre la bonne nouvelle. Comme dans « 1984 », c’est le contraire qui était vrai.

Quelque chose de similaire est prévu pour l’Afghanistan. La population sera déportée dans des « zones cibles » contrôlées par des chefs de guerre financés par Washington et le trafic d’opium. Que ces chefs de guerre soient notoirement connus pour leur barbarie n’a aucune importance. « Cela ne nous dérange pas » avait déclaré un diplomate de l’administration Clinton en référence de la persécution des femmes sous le régime « stable » des Résistants. Des organisations humanitaires, des ingénieurs et des agronomes seront désignés pour gérer la « crise humanitaire » et ainsi « sécuriser » les zones tribales.

Voilà pour la théorie. Ca a bien fonctionné en Yougoslavie où une partition éthnique sectaire a balayé une société qui était jadis pacifique, mais ça a échoué au Vietnam où le programme des « hameaux stratégiques » de la CIA dont l’objectif était de regrouper la population et la diviser pour battre le Viet Cong – un terme fourre-tout que les américains employaient pour désigner les résistants, comme aujourd’hui ils emploient le terme « résistants ».

Une part de responsabilité incombe aux Israéliens, qui depuis longtemps conseillent les Américains en Irak et en Afghanistan. Les nettoyages ethniques, la construction de murs, les points de contrôle, les punitions collectives et la surveillance constante sont revendiqués comme des innovations israéliennes qui ont permis le vol de la majorité du territoire Palestinien. Et pourtant, malgré toutes les souffrances endurées, les Palestiniens n’ont pas été irrévocablement divisés et résistent en tant que nation, contre toute attente.

Les précurseurs les plus emblématiques du Plan Obama, que le lauréat du Prix Nobel de la Paix et son étrange général et ses hommes en charge des relations publiques aimeraient nous faire oublier, sont ceux qui ont échoué en Afghanistan justement.

Les Britanniques au 19eme siècle et les Soviétiques au 20eme siècle ont tenté de conquérir le pays sauvage par le nettoyage ethnique mais ont du déguerpir, après avoir provoqué un bain de sang. Leurs mémoriaux sont les cimetières des empires. Le pouvoir d’un peuple, parfois déroutant, souvent héroïque, est comme des graines qui germent sous un manteau de neige, et les envahisseurs le craignent.

« C’était curieux », a écrit Orwell dans « 1984 », «  de penser que le ciel était le même pour tous, en Eurasie, en Estasie ou ici. Et que les gens sous ce ciel étaient très semblables, partout dans le monde... des gens qui s’ignoraient, séparés par des murs de haine et de mensonges, et qui pourtant étaient pratiquement les mêmes qui ... accumulaient dans leurs coeurs, leurs ventres et leurs muscles l’énergie qui un jour allait renverser le monde. »

John Pilger

01-01-10
http://ww.johnpilger.com

traduction VD pour le Grand Soir

(*) Discours du président Obama en français : http://french.chad.usembassy.gov/di...

URL de cet article : http://www.legrandsoir.info/2010-Bienvenue-dans-le-monde-d-Orwell.html

 

Les Etats-Unis vivent de tickets d’alimentation

Un article du New York Times sur l’essor des bons d’alimentation distribués par divers programes fédéraux d’aides aux plus pauvres.

lundi 4 janvier 2010

Quelques extraits, traduits à la volée :

Un américain sur huit reçoit maintenant des bons d’alimentation, dont un enfant sur quatre. [...] 2% des américains n’ont que ces bons d’alimentation comme revenu (About one in 50 Americans now lives in a household with a reported income that consists of nothing but a food-stamp card).

Quelques anecdotes :

Quand Rhonda Navarro, malade du cancer avec un enfant, s’est vue couper l’eau courante, elle est allée brancher sa douche sur un robinet extérieur.

M. Britton, peintre en bâtiment au chômage, s’est mis à vendre son sang.

Heureusement, un sénateur libéral a la solution pour remettre tous ces fainéants au travail : "On n’améliore pas l’économie en payant les gens à ne rien faire. On améliore l’économie en baissant les impôts pour que les petites entreprises créent des emplois..."

A part ça les Etats-Unis font la guerre en Irak, en Afghanistan, un peu au Pakistan et se tâtent pour mater l’iranien. Et les think tanks français dits de gauche (Terra Nova pour ne pas le citer) s’ingénient à copier le système des primaires, comme si les Etats-Unis n’étaient pas le pays où deux présidents démocrates successifs auront échoué à mettre en place un système public d’assurance maladie.

On rappellera que les Etats-Unis inspirent à peu près la totalité des décisions prises par l’Union européenne, notamment le démantèlement des services publics.

Comité valmy

Voir en ligne : l’essor des bons d’alimentation



Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

La réduction des pertes civiles était "une priorité"

29-12

Le secrétaire Gates, a assuré récemment que la réduction des pertes civiles était "une priorité" des troupes occidentales…

Les bavures lors des bombardements des forces internationales provoque la colère de la population et des autorités afghanes, en particulier du président Karzaï.

Waheed Omar."Actuellement, nous menons 60% des opérations, et là où l'armée afghane mène l'opération, les pertes civiles sont moins élevées que là où nous ne les menons pas", a accusé mardi le porte-parole de la présidence afghane, Waheed Omar.

Plus d'efforts doivent être faits pour empêcher ce genre d'incidents", a souligné mardi son porte-parole.

http://www.romandie.com/ats/news/091229101359.r938ou7m.asp

 

Deux civils qui étaient sur une moto, n'aurait pas réagi aux signaux ...

23/12

Des soldats espagnols ont tué aujourd'hui un civil et blessé un autre dans l'ouest de l'Afghanistan, après avoir suspecté une attaque contre un convoi militaire, a-t-on appris auprès du ministère de la Défense espagnol.
Les deux civils afghans qui étaient sur une moto, n'aurait pas réagi aux signaux ainsi qu'aux tirs de semonce (…)  des soldats espagnols qui participaient à un convoi se dirigeant de Herat vers le défilé de Sabzak..
Il s'agit du deuxième accrochage en une semaine pour le contingent espagnol après l'attaque d'une patrouille, lundi, dans la zone de Qala i Now.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/12/23/01

10 civils tués dans une opération de l'Otan

28-12

Dix civils afghans, dont huit écoliers, ont été tués dans une opération des forces de l'Otan dans l'est de l'Afghanistan, a annoncé lundi le président afghan Hamid Karzaï en condamnant cette attaque.

"Les premiers éléments indiquent que dans une série d'opérations des forces internationales dans la province du Kunar, dix civils, dont huit écoliers, ont été tués samedi", selon un communiqué du président afghan.

Dimanche, un porte-parole de la force de l'Otan en Afghanistan (Isaf) avait osez affirmer à l'AFP que celle-ci n'avait pas mené d'opérations durant le week-end dans cette région….

AFP /

28 décembre

http://www.romandie.com/infos/News2/091228134931.yf8rcn83.asp

 

Des civils  tués dans un raid de l’ISAF.

31-12

Un nombre indéterminé de civils ont été tués mercredi lors d'un raid de la coalition internationale, dans la province de Helmand (sud de l'Afghanistan), a annoncé jeudi un porte-parole du gouverneur de la région. "Une patrouille de soldats étrangers a été prise dans une embuscade vers 15h00. Après l'embuscade, des avions ont bombardé le secteur, ce qui a fait des victimes civiles", a indiqué Dawud Ahmadi.

http://www.lejdd.fr/International/Depeches/Des-civils-afghans-tues-dans-un-raid-161462/

 

Deux enfants tués par une explosion à Nangarhar.

06-01

Dans la province de Nangarhar, dans l'est de l'Afghanistan."Deux civils afghans ont été tués et plusieurs autres civils, quatre policiers afghans et neuf soldats de l'Otan blessés dans une explosion ce matin dans le district de Rodat, dans la province de Nangarhar", a indiqué l'Otan dans un communiqué. 

L'explosion a eu lieu alors que des enfants sortaient de l'école et étaient nombreux dans la rue.
Selon le ministère de l'Intérieur, deux enfants et un policier ont été tués, et 13 écoliers et deux policiers blessés dans l'explosion d'une bombe au passage d'un véhicule de la police afghane.

Il ne précise pas s'il s'agissait d'une bombe télécommandée déposée par des résistants et visant le convoi, ou d'un engin explosif enfoui depuis longtemps.
La force de l'Otan a indiqué privilégier la seconde hypothèse.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/01/06/01011-20100106FILWWW00536-explosion-dans-l-est-afghan-deux-morts.php

 

Les résistants nient être la cause des morts civils.

Les résistants ont rejeté jeudi une affirmation du chef de l'ONU, Ban Ki-moon, selon laquelle la plupart des civils tués en Afghanistan étaient victimes des résistants , a indiqué le centre américain de surveillance des sites islamistes (SITE).

"L'an dernier, environ trois fois plus de morts de civils ont été attribuées aux éléments anti-gouvernementaux qu'aux forces pro-gouvernementales," avait déclaré M. Ban mercredi au Conseil de sécurité. "La plupart étaient le résultat d'attentats-suicides ou d'engins explosifs artisanaux (IED) utilisés par les éléments anti-gouvernementaux," avait ajouté le secrétaire général.

Avec cette accusation, M. Ban "foule aux pieds" les principes de neutralité de l'ONU, ont déclaré les talibans jeudi, selon le SITE.

La résistance afghane, dont les Talibans qui avait été chassée du pouvoir par la coalition dirigée par les Etats-Unis fin 2001, a affirmé au contraire que les forces américaines et de l'Otan étaient la cause des victimes civiles et que prétendre le contraire visait à semer l'animosité entre la population et les résistants.

Elle a ajouté que M. Ban avait peut-être été poussé à proférer ses accusations par le département américain de la Défense.

"Vous devriez savoir qu'un jugement partial, le soutien aveugle d'un camp et la condamnation de l'autre ne peuvent qu'endommager de manière irréparable votre crédibilité, ce qui détruira votre prestige dans le monde, en particulier en Afghanistan," ont dit les résistants à l'adresse de M. Ban, selon le SITE.

http://www.portalangop.co.ao/motix/fr_fr/noticias/internacional/2010/0/1/Les-talibans-nient-etre-cause-plupart-des-morts-civils,dbee4d98-f184-4692-8cc4-ece4b90f6da2.html

Manifestations contre une bavure de l'OTAN

Plus de 150 manifestants ont protesté dans la capitale, scandant des slogans hostiles aux forces internationales et au président américain.

La mort de dix civils, 'vraisemblablement' tués par les forces étrangères, en Afghanistan dans la province de Kunar, a déclenché des manifestations anti-Occident à Kaboul et à Jalalabad. Plus de 150 manifestants ont ainsi protesté dans la capitale, scandant des slogans hostiles aux forces internationales et au président américain. Plus tôt, des centaines d'étudiants avaient aussi manifesté à Jalalabad, brûlant un drapeau américain et une effigie du président Barack Obama.

"Notre manifestation vise à montrer notre haine, notre colère et notre tristesse", a déclaré Sayed Khalid Rashid, l'un des organisateurs de la manifestation à Kaboul. A Jalalabad, les étudiants, pour la plupart venus de l'université de la province du Nangarhar, dont Jalalabad est la capitale, ont bloqué des rues de la ville et défilé aux cris de "Mort à Obama" et "Mort aux forces étrangères". "Le gouvernement doit empêcher ces opérations unilatérales, ou bien nous prendrons des armes plutôt que nos stylos et nous les combattrons", ont menacé les étudiants dans un communiqué.

Le président afghan, Hamid Karzaï, a accusé, lundi, les forces internationales d'avoir tué dix civils, dont huit écoliers, lors d'une opération menée samedi dernier dans l'instable province de Kunar, voisine du Nangarhar. La force internationale de l'OTAN (ISAF) affirme de son côté n'avoir mené aucune opération dans la région samedi, mais un de ses responsables à Kaboul a indiqué que des forces spéciales américaines y opéraient à ce moment-là et que des résistants avaient été tués.

30/12 

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/12/30/m...


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