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17/01/2010

n°28 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 15-01 - : Fin :- : Les Etats-Unis soutiennent des fauteurs de trouble en Iran.


n°28 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 15-01  - : Fin  :- : Les Etats-Unis soutiennent des fauteurs de trouble en Iran.



Géopolitique & stratégie d'Iran

Dossier Spécial propagande & Les tentatives de déstabilisation.

           n°28 du 15-01                                C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

2  Annexe

2-1 Un vaste dispositif de sanctions vise L'Iran.

2-2 Paul Craig Roberts : Entent-on parfois la vérité ?

2-3 François Géré : L’Iran et le nucléaire. Les tourments perses.  

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage.

3-1 Azizallah Rajabzadeh : Les  forces de l'ordre ont comme rôle d'identifier et d'arrêter les incitateurs.

3-2  Sylvain Mouillard : Les agitateurs ont agi selon un scénario préparé d’avance.

3-3 Les Etats-Unis soutiennent des fauteurs de trouble en Iran.


2  Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Un vaste dispositif de sanctions vise L'Iran.

4/1

Les États-Unis, l'ONU et l'Union européenne ont mis en place un vaste dispositif de sanctions contre l'Iran.

Le mécanisme actuel de sanctions comprend :

a) DES SANCTIONS AMÉRICAINES

À la mi-décembre dernier, la Chambre des représentants américaine a adopté une législation prévoyant de sanc­tionner les compagnies étrangères fournissant de l'essence à l'Iran, qui doit importer 40 % de son pétrole raffiné. Le Sénat devrait suivre prochainement.

Fin octobre 2009, le président Barack Obama avait signé une loi interdisant au département américain de l'Énergie d'alimenter les réserves stratégiques de pétrole américaines auprès de toute compagnie fournissant par ailleurs l'Iran.

En octobre 2007, Washington a mis au ban du système financier international les banques iraniennes Melli, Saderat et Mellat. Les gardiens de la révolution sont aussi désignés comme agents de prolifération d'armes de destruction massive.

En 1995, Bill Clinton signe une loi interdisant aux entreprises américaines de commercer avec l'Iran. La même année, le Congrès mandate le gouvernement pour sanctionner les compagnies étrangères investissant plus de 20 millions de dollars par an dans le secteur énergétique iranien. Cette mesure a été prolongée pour cinq ans en 2006, mais aucune entreprise n'a subi de rétorsions.

Dès 1979, un embargo sur les échanges avait été instauré après la prise d'otages à l'ambassade américaine de Téhéran : aucun bien ni service ne peut être importé d'Iran aux États-Unis, directement ou via des pays tiers. Les exceptions concernent la nourriture, les biens de moins de 100 dollars, le matériel d'information et les tapis.

b) DES SANCTIONS ONUSIENNES

Le Conseil de sécurité de l'ONU a instauré trois régimes de sanctions successifs, qui se complètent :

En décembre 2006, l'ONU interdit la livraison à l'Iran de matériel nucléaire sensible et gèle les avoirs à l'étranger de dirigeants et d'entreprises iraniens liés au programme nucléaire. Elle donne soixante jours à Téhéran pour suspendre son programme d'enrichissement d'uranium, ultimatum ignoré par les mollahs.

En mars 2007, sont décidés un embargo sur les armes ainsi que de nouvelles sanctions financières : les avoirs de 28 personnalités ou sociétés impliquées dans la recherche nucléaire ou la production de missiles balistiques sont gelés, y compris ceux de la banque Sepah et d'autres compagnies affiliées aux gardiens de la révolution.

En mars 2008, l'ONU durcit les interdictions de voyage et les restrictions ­financières contre treize nouvelles personnalités et douze entreprises. Les technologies pouvant avoir un usage civil et militaire sont placées sous embargo.

En septembre 2008, une nouvelle résolution de l'ONU enjoint à l'Iran d'arrêter ses activités nucléaires, mais la Russie et la Chine s'opposent à de nouvelles sanctions.

c) DES SANCTIONS EUROPÉENNES

L'UE (Union européenne ), qui applique les résolutions de l'ONU sur le gel des avoirs, a en outre interdit de visa des dirigeants iraniens tels que le chef des gardiens de la révolution, Mohammad Ali Jafari, l'ancien ministre de la Défense Mostafa Mohammad Najjar et l'ancien responsable du programme atomique

Cependant de nouvelles dispositions doivent être négociées entre les grandes puissances dans les prochaines semaines.

http://www.lefigaro.fr/international/2010/01/04/01003-20100104ARTFIG00274-un-vaste-dispositif-de-sanctions-vise-teheran-.php


2-2 Paul Craig Roberts : Entent-on parfois la vérité ?

nb :  Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toute l'analyse de l'auteur mais doit être vu comme information.

extrait

Que devons-nous penser des complots manqués, avec des sous-vêtements, du dentifrice, du shampooing et une bouteille d’eau, servant de bombes ?

Et de celui à la chaussure piégée ?

Ces complots maladroits et invraisemblables, visant à abattre des avions de ligne, semblent bien éloignés de l’habileté d’Al-Qaïda dans la réussite du 11/9 (…) en dépit des difficultés.

Si l’on en croit le gouvernement étasunien, Khalid Sheikh Mohammed, le présumé « cerveau » d’Al-Qaida derrière le 11/9, a déjoué la CIA, la NSA, en fait l’ensemble des 16 agences de renseignement des États-Unis ainsi que celles de tous ses alliés, dont le Mossad, le Conseil de sécurité nationale, le NORAD, le contrôle du trafic aérien, la sécurité aéroportuaire à quatre reprises en une seule matinée, et Dick Cheney, et, avec des pilotes non qualifiés et inexpérimentés a réussi des prouesses de pilotage confirmées pour écraser les avions de ligne détournés sur les tours du World Trade Center et le Pentagone, où une batterie de défense aérienne ultramoderne a en quelque sorte échoué dans sa fonction.

Après une réussite aussi stupéfiante, Al-Qaida aurait attiré dans son business les meilleurs esprits, mais se serait plutôt cantonnée à des cascades d’amateurs.

L’intrigue aux caleçons piégés se joue à fond sur les médias TV et en particulier sur la chaîne Fox « News. » Après avoir lu récemment que le Washington Post avait permis à un lobbyiste d’écrire un bulletin d’information qui prêche l’intérêt du lobbying, je me demandais si les fabricants de scanners intégraux ne seraient pas derrière la lourde couverture médiatique sur les slips piégés, s’ils ne seraient pas à l’origine du complot lui-même. Aux États-Unis tout est à vendre. L’intégrité s’en est allée au fil du vent.

J’ai lu dernièrement une chronique signée par un auteur qui a une théorie valable au sujet du kamikaze aux sous-vêtements piégés, qui serait Nigérien et auraient été formés par Al-Qaïda au Yémen.

Comme les États-Unis sont impliqués dans une guerre non déclarée au Yémen, sur laquelle le public et le Congrès n’ont été ni informés ni consultés, l’intrigue à la bombe dans le caleçon fournit un prétexte commode pour une nouvelle guerre de Washington, indépendamment du fait qu’il s’agisse d’un attentat réel ou d’un coup monté.

Dès que vous commencez à vous demander quel ordre du jour est servi par les événements et leur manipulation médiatique, d’autres choses viennent à l’esprit. Par exemple, en juillet dernier, un bulletin d’information indiquait que le gouvernement du Yémen avait démantelé une cellule terroriste opérant sous la supervision des services de renseignements israéliens.

Selon ce communiqué, le Président yéménite Ali Abdullah Saleh a déclaré à agence de presse Saba qu’une cellule terroriste a été arrêtée et que le dossier a été soumis aux autorités judiciaires « pour ses liens avec les services secrets israéliens. »

Se pourrait-il que le kamikaze au slip piégé ait été l’une des recrues terroristes israéliennes ?

Israël a certainement intérêt à maintenir les États-Unis pleinement engagés militairement contre tout adversaire potentiel à son expansion territoriale.

Cette pensée m’a rappelé mes études russes à l’Université d’Oxford, où j’ai appris que la police secrète du tsar, faisait sauter des bombes afin de pouvoir accuser ceux qu’elle voulait arrêter.

Je me suis ensuite souvenu de Francesco Cossiga, le Président de l’Italie de 1985 à 1992, qui révéla l’existence de l’Opération Gladio, une opération sous fausse bannière, sous les auspices de l’OTAN, qui réalisa des attentats à travers l’Europe dans les années 60, 70 et 80. Ces attentats furent attribués aux Communistes et servirent à discréditer les partis communistes dans les élections.

Une enquête parlementaire italienne découvrit le fait que les attentats étaient supervisés par la CIA. L’agent de Gladio Vincenzo Vinciguerra déclara dans son témoignage sous serment que les attentats prenaient pour cible des civils inoffensifs, dont des femmes et des enfants, afin de « forcer le public à se tourner vers l’État pour demander une plus grande sécurité. »

Quelle coïncidence ! C’est exactement ce que le 11/9 a réussi à faire aux États-Unis

Chez les bien-pensants et les crédules en Occident, il est toujours supposé que le gouvernement représente l’intérêt national. Les partis politiques gardent ce mythe en vie en se disputant au sujet de quel est celui d’entre eux qui représente le mieux l’intérêt public. En vérité, le gouvernement représente des intérêts privés, ceux des titulaires des charges, c’est-à-dire eux-mêmes, et ceux des groupes de pression qui financent leurs campagnes politiques. Le public ignore tout quant à l’ordre du jour réel.

Les États-Unis et leur État fantoche allié ont entamé la guerre au Moyen-Orient et en Afghanistan en s’appuyant entièrement sur des mensonges et des supercheries.

Les armes de destruction massive irakiennes n’existaient pas et les gouvernements étasunien et britannique le savaient. Des documents contrefaits, comme les « yellowcake documents » [sur les concentrés uranifères, ndt], ont été divulgués à la presse afin de créer des bulletins d’informations qui vendraient au public l’agenda de guerre du gouvernement.

La même chose se produit aujourd’hui en ce qui concerne un programme d’armes nucléaires iranien inexistant. De faux documents divulgués au Times (de Londres), indiquant que l’Iran développe un mécanisme « initiateur nucléaire, » se sont avérés être des contrefaçons.

Qui en profite ? De toute évidence, attaquer l’Iran est un programme israélo-étasunien, et quelqu’un fabrique des « preuves » pour le soutenir, tout comme ce fut révélé par la fuite du « Mémo secret de Downing Street » pour le cabinet britannique, qui informait le gouvernement du Premier ministre Tony Blair que le président Bush avait déjà pris la décision d’envahir l’Irak et que « les renseignements et les faits devaient être établis en fonction de la politique. »

La complaisance des gens à croire en leurs dirigeants et aux ministères de la propagande [grands médias, ndt] qui les servent est ahurissante. Beaucoup d’Étasuniens croient que l’Iran possède un programme d’armement nucléaire en dépit de la conclusion contraire unanime de 16 agences de renseignement.

Le vice-président Dick Cheney et les néo-conservateurs se sont battus avec un succès mitigé pour changer le rôle d’agence de renseignement de la CIA en organisme politique créateur de faits à l’appui de leur ordre du jour. Pour le régime Bush, la création de « nouvelles réalités » avait plus de valeur que la connaissance des faits.

J’ai lu dernièrement une proposition émanant d’une personne censée favoriser l’indépendance des médias, qui déclarait que nous devons sauver la presse écrite de la faillite financière à l’aide de subventions étatiques. Ce genre de subventions asservirait complètement les médias au gouvernement.

Aux États-Unis nous produisons nos propres procès-spectacles. Celui de Sheikh Mohammed en est un grandiose. Comme Chris Hedges l’a récemment fait observer, à partir du moment où le gouvernement utilise des musulmans diabolisés pour faire marcher le nouveau système judiciaire (sic), nous allons être les prochains.

Paul Craig Roberts, VDARE,

Original : vdare.com/roberts/100107_truth.htm

Traduction copyleft de Pétrus Lombard

 (Source : AlterInfo)

7 janvier 2010

http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article7191


 


2-3 François Géré : L’Iran et le nucléaire. Les tourments perses.  

Dans le cadre de ses synergies géopolitiques, le site www.diploweb.com vous présente en exclusivité sur Internet un extrait d'un ouvrage de François Géré publié en mai 2006 par les éditions LIGNES DE REPERES. (176 pages, 16€, ISBN : 2-915752-12-5).

1: L'extrait

Les premiers pas

1. La période du shah

L’Iran adhère immédiatement à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et entre dès 1957 dans une coopération de recherche nucléaire avec les Etats-Unis.

Très logiquement, Téhéran rejoint le TNP, qu’il ratifie en 1970, et crée en 1974 l’Organisation pour l’énergie atomique de l’Iran (OEAI).

Le Centre de recherches de Téhéran devient le cerveau qui prend l’initiative de nombreuses entreprises de petites dimensions à caractère expérimental, visant à faire progresser connaissances et savoir-faire dans l’ensemble du vaste domaine nucléaire. Par exemple, dès cette époque, l’Iran s’intéresse à l’enrichissement par laser, afin d’étudier la physique des plasmas. Cette activité fait l’objet de quelques achats en 1979 auprès de firmes américaines. 

Dans cette phase initiale, avec un appétit juvénile et quelque peu brouillon, les responsables iraniens explorent toutes les voies, toutes les dimensions.

Ce sont les Etats-Unis qui, les premiers, fournissent un petit réacteur nucléaire de recherche plutonigène. Nous sommes dans une phase d’euphorie nucléaire qui commence à retomber après l’essai indien de 1974. Deux ans plus tard, l’Administration Carter va largement contribuer à un retour à la rigueur de la lutte contre la prolifération. 

Parallèlement, la « grande industrie » électronucléaire cherche les voies de son développement.

Le premier grand programme industriel iranien correspond à la construction du complexe de Busher, au sud du pays, le long du golfe Persique, conclu avec les firmes allemandes, notamment Krafwerke et Siemens. Second projet, avec la France, cette fois, dont la diplomatie gaullienne favorise le rapprochement avec l’Iran. En outre, Paris mesure tout l’intérêt qu’il y a à équilibrer la facture pétrolière par une « contre facture » nucléaire. 

Téhéran et Paris s’accordent sur un site à Darquin, au nord du golfe Persique, à proximité de la frontière koweïto-irakienne Ainsi qu’à Karum (1 000 MW), au sud-ouest de Téhéran, avec Framatome.

Mais quelques mois avant même la révolution islamique, ces contrats jugés trop onéreux sont dénoncés par l’ultime Premier ministre du shah, Chapour Bakhtiar. 

La troisième grande entreprise est Eurodif. Afin de mener à bien un vaste programme très coûteux, les autorités françaises ont l’idée de créer en 1975, à Tricastin, un consortium pour l’enrichissement de l’uranium. Il comporte, outre la France, la Belgique, l’Italie et l’Espagne ; l’Iran y prend une part de 10 %. Immédiatement après la révolution, le contentieux entre la France et le nouveau gouvernement iranien prend une tournure particulièrement désagréable et dangereuse, comportant la forte suspicion d’activités masquées de terrorisme indirect pour faire plier Paris. 

Les premiers pas du nucléaire iranien comportent, très classiquement, la mise en place de filières d’approvisionnement et de formation. L’entreprise iranienne prend son essor, touchant le monde entier, tirant partie des opportunités qui se font jour. Téhéran, avec astuce, exploite les intérêts des uns et les difficultés des autres.

Voilà qui ne va pas sans créer des situations baroques : il y a coopération avec l’Afrique du Sud, où Téhéran achète du « yellow cake » provenant de Sud-Namibie, ceci au moment même où, clandestinement, le pays de l’apartheid coopère avec Israël et construit secrètement un petit nombre d’armes nucléaires !

Pour former ses experts, l’Iran a cherché des places partout dans les possibles laboratoires d’accueil : en Inde et en Grande Bretagne, aux Etats-Unis, en Algérie et en France.  

En soi, ces activités n’ont rien d’illégal pour un Etat membre du TNP qui entend se doter d’une industrie électronucléaire. Il est toutefois dans l’obligation d’en faire la déclaration, ce qui fut largement omis par les gouvernements iraniens ultérieurs. Mais, pour l’heure, la création de ces multiples filières ne fait l’objet d’aucune objection. C’est la détérioration des relations entre le régime révolutionnaire iranien, d’une part, et les Etats-Unis et les Européens, de l’autre, qui va conduire ceux-ci à exercer des pressions pour fermer les voies d’approvisionnement et de formation.

2. Les effets de la révolution de 1979

Contrairement à une idée généralement reçue, la  révolution de 1979 n’a pas constitué un coup d’arrêt décisif au programme nucléaire. Dès 1984, le gouvernement iranien propose à Siemens de poursuivre les travaux à Busher ; l’entreprise décline l’offre, eu égard aux dangers. En effet, entre 1984 et 1988, les Irakiens ont bombardé à huit reprises les deux unités du site, endommageant les chantiers de construction dont l’activité était déjà suspendue. Ce sont les refus des industriels allemands de reprise de la construction après la guerre qui ont fait qu’au début de 2006, Busher n’a pas encore commencé à entrer en service puisqu’il a fallu passer par le relais de l’assistance russe

On fait aussi état du départ d’un grand nombre de scientifiques. Mais aucun chiffre précis n’a pu être avancé. En outre, nul n’est en mesure de comptabiliser ceux qui sont revenus. Enfin, plusieurs centaines de jeunes scientifiques se trouvaient en formation dans des laboratoires étrangers dans divers domaines touchant de plus ou moins près aux activités nucléaires, notamment la chimie liée à la conversion de l’uranium. Ils étaient d’autant plus nombreux qu’on les avait placés en formation dans la perspective du développement de l’industrie électronucléaire de l’Iran. Or la plupart sont revenus, une fois les troubles apaisés. 

Le programme actuel apparaît donc comme la continuité de ce qui avait été envisagé dès 1974. La volonté d’aller de l’avant a été amplifiée par les perspectives de relance de l’économie, alors que les effets de la guerre contre l’Irak ont pesé sur la mentalité des dirigeants… 

Finalement, ce ne sont pas tant les problèmes financiers ou les difficultés techniques qui dressent des obstacles, mais bien plutôt la méfiance politique.

En reprenant la comparaison avec le Japon, George Perkovich finit par lever le voile sur les véritables raisons : « Contrairement au Japon, l’Iran ne reconnaît pas l’existence de l’Etat d’Israël, remet en cause ses frontières avec ses voisins, soutient des organisations qui mènent un combat de nature terroriste et a menti pendant près de vingt ans sur la nature de ses activités nucléaires[i]. »

En raison de ses mobiles idéologiques et des orientations politiques qui en procèdent, l’Iran est donc toujours perçu, de plus en plus, comme un perturbateur régional dont la capacité de nuisance peut se hausser au niveau mondial.

L’Iran apparaît comme le pays le plus intéressé et le plus compétent pour développer, par des voies multiples, une authentique stratégie indirecte au plan géopolitique. Dès lors, ni la confiance, ni même la tolérance ne sont plus de mise. Au sortir de la guerre contre l’Irak, en 1990, l’Iran, bien que membre du TNP, fait l’objet d’un ostracisme tout particulier, résultant largement de la stratégie du « double endiguement » élaborée par les États-unis : Bagdad et Téhéran, soupçonnés de vouloir déstabiliser à leur profit le Moyen-Orient et de se doter d’armes de destruction massives, doivent être soigneusement contenus dans leurs entreprises, notamment à travers un contrôle aussi étroit que possible de leurs acquisitions technologiques. Mis en difficulté, le régime iranien va donc chercher des voies détournées. 

Dans le domaine nucléaire, la question des coopérations et des aides étrangères n’est jamais simple. Les enjeux industriels sont déjà considérables. Lorsque s’y ajoute la préoccupation d’une éventuelle dérive vers le nucléaire militaire, la complexité s’accroît. Dans cette crise riche en paradoxes, l’un des plus frappants est qu’à mesure de sa bonne volonté à coopérer –au compte-goutte – avec l’AIEA, Téhéran permet de mesurer rétrospectivement la diversité et l’ampleur des manquements iraniens, notamment à partir du premier accord avec le Pakistan, en 1987.

Ce sont plus de quinze années d’activités occultes, fortement soupçonnées, qui sont avouées : les achats au Pakistan, les expérimentations laser, les sites de Natanz, Arak, etc.

Pour justifier cette dissimulation, les officiels iraniens se retranchent derrière leurs difficultés, réelles et bien connues, à se procurer normalement les matériels nécessaires au développement d’une industrie électronucléaire. Ils excipent du fait que leur pays a fait l’objet d’une discrimination de la part des pays disposant des meilleures technologies nucléaires et qu’ils se sont vus, de toutes parts, rejetés.  

La liste des rebuffades est en effet longue.

Elle commence en 1984 avec le retrait allemand de Busher, puis, en 1987, avec la rétractation de l’Argentine d’un projet de fourniture d’un réacteur de recherche. Puis la Chine, cédant aux instances américaines, refuse à son tour de fournir un réacteur de recherche (ce qu’elle avait accordé à l’Algérie). Même attitude de l’Inde en 1991. Tout se passe comme si, pour assurer leur propre développement nucléaire, partiellement tributaire de transferts de technologies nord-américaines et européennes, ces grands Etats préféraient sacrifier – momentanément ? – leurs relations commerciales nucléaires avec le « petit » Iran, alors fortement marginalisé sur la scène mondiale.

Enfin, la Russie elle-même se retire d’un engagement pour fournir une usine d’enrichissement par centrifugation gazeuse ou un réacteur de recherche. On aura relevé au passage que la demande iranienne reste constante, toujours de l’ordre de 15 à 30 mégawatts (MW).

Ne pouvant se procurer certains matériels par les voies légales, progressivement fermées, l’Iran va donc finir par se comporter comme un acquéreur clandestin, créateur de réseaux plus ou moins opaques. C’est toute l’importance de la filière pakistanaise qui se dévoile en 2003 et 2004.

Dès 1987, l’Iran signe avec l’Agence de l’énergie atomique pakistanaise un premier accord de coopération, marqué par la visite d’Abdel Kader Khan. Bien que discret, cet accord n’est pas parvenu à rester secret. Plusieurs revues en font immédiatement état, indiquant que trente-neuf scientifiques iraniens seront accueillis au Pakistan [ii]. Or, sachant que M. Khan est un spécialiste de l’enrichissement, il n’est pas trop difficile d’en déduire à quel type de procédé les Iraniens vont être formés. Sitôt qu’il s’agit du Pakistan, la rumeur – qui ne circule pas par hasard – commence à raviver le thème de la « bombe islamique ». Ce thème qui relève de la guerre psychologique suppose des solidarités idéologiques qui méconnaissent la profonde différence entre le Pakistan sunnite et l’Iran chiite. En revanche, les intérêts économiques bien compris jouent un rôle considérable, nettement plus sérieux. Cela ne signifie certainement pas que le Pakistan ait jamais été disposé à livrer (gratuitement ?) une bombe clefs en main. Au contraire, l’examen des relations entre les deux agences de l’énergie atomique fait apparaître des tractations difficiles, passablement mesquines, très éloignées de la grande solidarité mythique panislamique. 

Mentionnons qu’à cette époque, l’Administration Reagan trouvait dans le Pakistan son meilleur allié contre l’occupation militaire soviétique de l’Afghanistan, et que le Congrès à majorité démocrate avait bien de la peine à bloquer la vente de F-16 à double capacité conventionnelle et militaire au bénéfice du gouvernement de la séduisante et totalement corrompue Benazir Bhutto. C’est à travers les mailles de ce filet que l’Iran a pu progresser dans sa voie vers l’enrichissement.  

François Géré, Président de l'IFAS

Pour en savoir plus, consultez le dossier de cet ouvrage et suivez son actualisation sur : www.lignes-de-reperes.com

François Géré,

Président de l'Institut français d'analyse stratégique

Géostratégie et géopolitique du Moyen-Orient : www.diploweb.com

http://www.diploweb.com/forum/iran06063.htm



3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 Azizallah Rajabzadeh : Les  forces de l'ordre ont comme rôle d'identifier et d'arrêter les incitateurs.

30-12

Le Commandement des Forces de l'ordre de Téhéran a publié un communiqué dans lequel, il a brossé un tableau des événements qui ont eu lieu, le jour de l'Achoura, (dimanche 28 décembre), dans la capitale. 
M.Azizallah Rajabzadeh, a souligné que les  forces de l'ordre qui ont comme rôle d'identifier et d'arrêter les incitateurs et les auteurs de ces agissements contre-révolutionnaires, ne tolèreront pas tout outrage aux valeurs sacrées de la religion, aux principes de la République islamique et aux croyances du peuple musulman.
Il a expliqué que, le jour de l'Achoura de l'Imam Hossein (S), les conspirateurs ont abusé de la patience des Forces de l'ordre, et procédé, conformément à un plan prémédité et à l'appel des étrangers, à des actes contre-révolutionnaires.
Ils ont détruit des biens publics et privés, agressé les fidèles participants au deuil de l'Imam Hossein et attaqué les forces de l'ordre. Ils ont, ainsi, blessé des dizaines de policiers, dont notamment, le Commandant des Forces de l'ordre de Téhéran.


Commentaires

2.Posté par duperrier le 30/12/2009 13:24

je suis contente les manipulateurs ont encore échoué, les Iraniens ont déjà donné ils savent ce que les Américains et Israéliens les ont conduit ,leur gouvernement c'est leur problème ,je crains qu'ils ne fassent comme en Irak , Mais si ils ont le malheur à toucher un seul bombardement ,ils n'auront même pas le temps de le regretter
il faut que les Américains cessent leur hégémonie sanguinaire ,

http://aol

 

3. Posté par manea le 30/12/2009 14:07

Nul doute que le peuple saura faire face. A bas les traitres à leur patrie qui prétextent qu'on leur a volé 11 millions de voix. Même une machine à frauder n'aurait pas permis un tel écart. Ce ne sont que de mauvais perdants aux ambitions démesurées.

 

4. Posté par Brams le 30/12/2009 14:43

Les masques commencent à tomber. En fait le projet de coup d’état coloré (Oh, pardon la révolution colorée révolution verte voir aussi la révolution orange, rose, .. dans certains pays de l'est) au nom d’Ajax 2, planifié depuis longtemps par les USA a échoué.
Maintenant les choses sont un peu plus claires. Depuis le mois de Janvier 2009, les médias occidentaux nous cassent les oreilles en répétant la main tendue des USA vers l’Iran.

Quand on demande au Président Obama pourquoi alors ne discutez-vous pas avec l’Iran ? Il a toujours répondu après l’élection présidentielle Iranienne. Pourquoi ?
Parce qu’il attendait sûrement les résultats de l'Opération Ajax 2 afin de commencer a discuter avec le nouveau gouvernement.
Etant donné que la révolution coloré (verte) organisé par des agences gouvernementales (CIA MI6, ... peut être le Mossad, ...) n’a pas réussi,alors on organise les choses différemment. On entraînent certains iraniens au travers l'OMP (organisation contre-révolutionnaire) a des manifestations violentes afin d'entraîner le gouvernement iranien dans des violences extremes et du coup, on peut légitimer une intervention militaire ( voir le cas de l'Irak, de la Serbie, ...) Il est clair que maintenant, pour les responsables iraniens, la balle est dans leur camp, éviter de tomber dans le piège qui leur est tendu. Souvenez-vous, chères internautes, des émeutes de 2005 en France, le gouvernement de l'époque voulait faire intervenir l'armée, il y avait eu un couver-feu. souvenez-vous chers internautes au soir de l'élection de M. Sarkosy, il y avait eu des émeutes à Paris. Questions: Est ce que le pays tout entier se soulevait ?? bien sur que non. Et bien nous pouvons sans doute faire le même parallèle, ce ne sont que quelques agités. Les médias occidentaux exagèrent, on se demande ... pourquoi ???. Le régime iranien est debout, et il n'est pas prêt de tomber comme le souhaiteraient certains opposant aigris, expulser, il y a bien longtemps du pays, Il souhaite revenir.... c'est pas gagner.
Ps. Les médias occidentaux continuent à raconter toujours le même mensonge à savoir : Les USA tendent la main vers l’Iran. Quelle main tendu ? la main droite tendu, la main gauche avec un couteau!!!

 

6.Posté par ishtar le 30/12/2009 19:30

je demande votre attention : Moussavi,et karoubi sont en cavale dans le nord de l'iran

http://www.alterinfo.net/Le-peuple-iranien-crevera-l-oeil-du-complot,-poursuite-des-manif-anti-emeutes_a40873.html?com#com_1120332


3-2  Sylvain Mouillard : Les agitateurs ont agi selon un scénario préparé d’avance.

Le commandement des forces de l’ordre de Téhéran a annoncé dans un communiqué publié dimanche que les agitateurs avaient agi selon un scénario préparé d’avance, en coordination avec les médias étrangers afin de perturber l’ordre public.

Le communiqué a ajouté que les forces de l’ordre avaient utilisé fermement leurs moyens, sans porter de l’arme à feu, pour disperser les fauteurs de trouble.

Nous lisons dans le communiqué : « Malheureusement, lors de ces troubles, cinq personnes ont trouvé la mort de manière douteuse. Plusieurs personnes ont été blessées. Une enquête est en cours pour identifier les fauteurs de trouble. »

 Les médias occidentaux qui couvrent les agitations de dimanche à Téhéran, les ont présentées comme les protestations populaires contre les résultats de l’élection présidentielle du 12 juin.

Les chaînes CNN, BBC, NBC et Al-Jazeera et les agences de presse Associated Press et France Presse prétendent que cinq personnes ont été tuées lors des agitations par le tir direct des forces de l’ordre et de la police.

Or, les événements post-électoraux en Iran a ont déjà révélé l’intervention directe et indirecte des pays étrangers dans les troubles à l’intérieur de l’Iran.

 http://french.irib.ir/

Commentaires

1.Posté par duperrier le 28/12/2009 13:11

ils ne les soutiennent pas ILS les organisent c'est très différent ,ils veulent arriver à leur FIN comme avec Saddam Hussein le malheur c'est que TOUS ont obéi ,a cette machine machiavélique qui broie Dictateur sanguinaire pas un journaliste à dénoncé ,ce n'est même pas lui qui a gazé les Kurdes,il ne s'est pas mis dans un trou ,ces les charognards qui l'ont arrêté ,il se battait pour SON PAYS Combien d'Hommes Politique en feraient autant ,nous allons peut-être le savoir bientôt je le souhaite
Nous avons aidé Komeiny a prendre le Pouvoir c'est le résultat, ils n'en veulent plus au suivant ,je pense qu'ils veulent installer le Fils du Shah, comme s'est les Américains qui gèrent sa fortune ,il sera obligé d'OBEIR

http://aol

 

7.Posté par Nelly le 28/12/2009 15:35

1- Les USA, un pays criminel qui terrorise le monde entier avec des guerres, des mensonges.
2- Les USA, un pays qui soutient tous les dictateurs du monde qui servent leurs intérêts.
3- Les USA, un pays qui ont fait un coup d’état en 1953 en Iran et chuté MOSSAEGH élu démocratiquement pour le remplacer par un tyran traître sioniste au nom SHAH.
4- Les USA, un pays qui s’en fichent des peuples et pour donner juste l’exemple de l’Iran entre 1953-1979 ont volé la richesse de l’Iran.
5- Les USA, un pays qui utilise bien l’outil de la démocratie pour bafouer et pilier la richesse des pays pauvres.
6- Les USA, un pays discrédité aux yeux du monde entier.
7- Les USA rêvent, les musulmans Iraniens ne permettront plus jamais qu’ils reviennent en Iran.
8- L’Iran est encerclé de partout mais les USA-sionistes n’osent pas agresser ce pays.

 

9.Posté par Hijack le 28/12/2009 16:28

@ duperrier,
Bien entendu que les USA ne soutiennent rien, ils organisent !!! comme tu le dis si bien !
Ce qui est grave, c'est le fait qu'il y ait des iraniens qui participent au massacre !
Ils ne se rendent pas compte à quel point ils sont utilisés ! C'est à nous de leur faire comprendre.
A mon sens, ces iraniens qui pactisent avec l'ennemi, ce n'est ni plus ni moins que des harkis volontaires

 

10.Posté par La Tortue le 28/12/2009 16:52

Payés par nous mêmes, contribuables français de toutes confessions , pour écouter et regarder nos médias officiels s'acharner sur la république islamique d'Iran en couvrant inexorablement ces voyous criminels de la shoha du shah et ses résidus" goujahidines calques" des va t-en guerre USionistes pervers.
- La position de nos médias ( ex.Israèl 24 d'Okrent-couchenerf ) et autres sont une insulte à la révolution Française de 1789/1799 ...
- une insulte au Général De Gaule , ce modèle d'homme que Ahmadinejaad représente pour tous les opprimés du monde colonial prédateur.
Contre la barbarie moderne , restons unis , citoyens opprimés de toutes confessions spirituelles !!!
Et vive la révolution Islamique de 1979 ! une et éternelle.

 

11.Posté par Brams le 28/12/2009 20:42

Opération de déstabilisation.
De tous les commentaires que j'ai pu lire, il y en a aucun qui explique de manière claire et limpide pourquoi ces manifestations ?

pourquoi maintenant ?

pourquoi les médias n'ont pas une position objective et explicative sur ces manifestations ?

Qui est derrière ces manifestations ? A qui profite la déstabilisation de l'Iran. Toutes ces questions y trouvent leurs réponses dans la géopolitique des énergies en particulier d'une part et la géopolitique en général.

Lire absolument les ouvrages de M. Aymeric Chauprade et si vous n'aimez pas lire je vous invite à écouter sur daily motion : taper Aymeric Chauprade ou géopolitique de l'Iran.

http://www.alterinfo.net/Les-Etats-Unis-soutiennent-des-fauteurs-de-trouble-en-Iran_a40793.html

 

SYLVAIN MOUILLARD

A Téhéran, dimanche 27 décembre (REUTERS/Stringer Iran)

«Que les gens ripostent, ce n'est pas un phénomène complètement nouveau, estime Fahrad Khosrokhavar. Mais il est frappant de voir la détermination de plus en plus importante d'une partie de la population.» Karim Lahidji appuie l'argument: «Les porte-parole du mouvement réformiste insistaient sur le caractère pacifique des manifestations malgré la répression. Le mouvement semble désormais se radicaliser (...). Des villes comme Qom, plutôt traditionnelles, commencent à bouger alors qu'elles n'étaient pas intervenues en juin.»

Les barricades entrevues hier dans les rues de Téhéran pourraient donc réapparaître prochainement. «La protestation dure depuis six mois.

Cela montre que le régime ne se débarrassera pas d'un mouvement si profond par la répression», avance Fahrad Khosrokhavar. «Un coup d'État militaire est possible. Mais on peut aussi aller vers une crise majeure au sein du régime.» Des luttes de pouvoir entre différentes factions de la République islamique pourraient alors éclater.

http://www.liberation.fr/

 

Monde 29/12/2009 à 17h17


3-3 Les Etats-Unis soutiennent des fauteurs de trouble en Iran.

Suite aux agitations à Téhéran et quelques autres villes iraniennes, dimanche au jour de l’Achoura, la Maison Blanche a publié un communiqué pour soutenir les fauteurs de troubles. « Les Etats-Unis soutiennent les efforts du peuple iranien », dit le communiqué.  Les Etats-Unis et certains pays européens avaient déjà pris des positions interventionnistes à l’égard des événements post-électoraux en Iran. La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton avait déclaré, le 9 août, lors d’une interview avec la chaîne CNN, que le fait que les auteurs des agitations survenues après l’élection présidentielle du 12 juin, parmi lesquels des employés des ambassades de France et de Grande Bretagne à Téhéran, serait un signe de faiblesse du gouvernement iranien. Hillary Clinton avait ajouté que les Etats-Unis aidaient et soutenaient dans les coulisses les protestataires.
La chaîne Press TVa rapporté que dimanche, vers midi, alors que les habitants de Téhéran étaient en train de célébrer les cérémonies de l’Achoura et du martyre du vénéré Imam Hossein (béni soit-il), plusieurs groupes ont procédé à une manifestation illégale dans les rues du centre et du sud de Téhéran, dégénérant les cérémonies de l’Achoura à la violence. Ces groupes d’agitateurs ont attaqué les effectifs de la police et des gens ordinaires qui participaient aux cérémonies de l’Achoura, en scandant des slogans offensants. Selon une source proche du ministère iranien du Renseignement, plusieurs fauteurs de trouble qui ont été arrêtés, sont des membres du groupuscule terroriste des Monafeghine. Le commandement des forces de l’ordre de Téhéran a annoncé dans un communiqué publié dimanche que les agitateurs avaient agi selon un scénario préparé d’avance, en coordination avec les médias étrangers afin de perturber l’ordre public. Le communiqué a ajouté que les forces de l’ordre avaient utilisé fermement leurs moyens, sans porter de l’arme à feu, pour disperser les fauteurs de trouble. Nous lisons dans le communiqué : « Malheureusement, lors de ces troubles, cinq personnes ont trouvé la mort de manière douteuse. Plusieurs personnes ont été blessées. Une enquête est en cours pour identifier les fauteurs de trouble. » Les médias occidentaux qui couvrent les agitations de dimanche à Téhéran, les ont présentées comme les protestations populaires contre les résultats de l’élection présidentielle du 12 juin. Les chaînes CNN, BBC, NBC et Al-Jazeera et les agences de presse Associated Press et France Presse prétendent que cinq personnes ont été tuées lors des agitations par le tir direct des forces de l’ordre et de la police. Or, les événements post-électoraux en Iran a ont déjà révélé l’intervention directe et indirecte des pays étrangers dans les troubles à l’intérieur de l’Iran. En effet, le peuple iranien est parfaitement conscient aujourd’hui que les puissances étrangères cherchent à réaliser leur projet de changement de régime en Iran par le biais des agitations à l’intérieur du pays.

 http://french.irib.ir/

 

4.Posté par ABDALLAH le 28/12/2009 13:47

Comme disait l'autre, chaque fois que mes ennemis m'applaudissent, je m'arrête pour me dire "quelle bêtise ai-je commise" ? Les parrains de l'apartheid hier et des sionistes criminels aussi bien de guerre que contre l'humanité aujourd'hui ne soutiennent pas le peuple iranien, mais leurs intérêts. Qu'ont-ils dit ou fait pendant les années de terreur du Shah ? Rien sinon soutenir sa répression. Les charognards ne baisseront jamais les bras pour renverser les régimes qui s'inspirent de l'Islam. Mais les vrais musulmans ne baisseront également jamais les bras pour défendre leur choix et leur foi. 

 

http://www.alterinfo.net/Les-Etats-Unis-soutiennent-des-fauteurs-de-trouble-en-Iran_a40793.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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