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19/01/2010

n° 39 - Les dossiers du PAKISTAN - 17-01-10 - :Fin- : Le visage meurtrier de la « poussée » d’Obama en Afghanistan & Pakistan.

n° 39 - Les dossiers du PAKISTAN - 17-01-10 - :Fin- : Le visage meurtrier de la « poussée » d’Obama en Afghanistan & Pakistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de PAKISTAN.  

n° 39- 17-01-10

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

3 Annexe

3-1 Les Etats-Unis vivent de tickets d’alimentation.

3-2 Le Pakistan s'alarme de la nouvelle stratégie de l'Inde.

3-3 L’emploi des groupes anti-islamique par les USA

1 Anne Applebaum : Les Etats-Unis gaspillent des milliards dans des projets de sécurité.

2 Les groupes anti-islamistes gagnent du terrain.



3 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Les Etats-Unis vivent de tickets d’alimentation.

 Un article du New York Times sur l’essor des bons d’alimentation distribués par divers programmes fédéraux d’aides aux plus pauvres.

Quelques extraits, traduits à la volée :

Un américain sur huit reçoit maintenant des bons d’alimentation, dont un enfant sur quatre. [...] 2% des américains n’ont que ces bons d’alimentation comme revenu (About one in 50 Americans now lives in a household with a reported income that consists of nothing but a food-stamp card).

Quelques anecdotes :

Quand Rhonda Navarro, malade du cancer avec un enfant, s’est vue couper l’eau courante, elle est allée brancher sa douche sur un robinet extérieur. M. Britton, peintre en bâtiment au chômage, s’est mis à vendre son sang.

Heureusement, un sénateur libéral a la solution pour remettre tous ces fainéants au travail : "On n’améliore pas l’économie en payant les gens à ne rien faire. On améliore l’économie en baissant les impôts pour que les petites entreprises créent des emplois..."

A part ça les Etats-Unis font la guerre en Irak, en Afghanistan, un peu au Pakistan et se tâtent pour mater l’iranien.

Et les think tanks français dits de gauche (Terra Nova pour ne pas le citer) s’ingénient à copier le système des primaires, comme si les Etats-Unis n’étaient pas le pays où deux présidents démocrates successifs auront échoué à mettre en place un système public d’assurance maladie.

On rappellera que les Etats-Unis inspirent à peu près la totalité des décisions prises par l’Union européenne, notamment le démantèlement des services publics.

La lettre volée

4 janvier 2010

Comité valmy


3-2 Le Pakistan s'alarme de la nouvelle stratégie de l'Inde.

Plus d'un an après l'assaut résistants sur Bombay (166 morts), le processus de paix entre l'Inde et le Pakistan, les deux puissances nucléaires d'Asie du Sud, demeure plus que jamais dans l'impasse.

A défaut d'un affrontement armé, la guerre des mots continue d'opposer les deux Etats rivaux nés de la sanglante partition, en 1947, de l'empire britannique des Indes, nourrissant une crise de confiance qui n'en finit pas d'empoisonner le climat stratégique dans la région.

Le Cachemire et la frontière himalayenne

1947. Première guerre entre l'Inde et le Pakistan, nouvellement indépendants, à propos du Cachemire. Celui-ci se trouve divisé entre une partie indienne et une partie pakistanaise.

1962. Guerre avec la Chine à propos du tracé de la frontière himalayenne. Défaite de l'Inde.

1965. Deuxième guerre indo-pakistanaise, toujours à propos du Cachemire.

1971. L'Inde soutient la sécession du Pakistan oriental qui devient le Bangladesh. Troisième guerre indo-pakistanaise.

1989. Déclenchement de l'insurrection locale au Cachemire indien, soutenue par le Pakistan. Les violences font 47 000 morts en vingt ans.

1999. Inde et Pakistan s'affrontent une quatrième fois à Kargil, au Cachemire indien.

...jours à la suite de la révélation par la presse indienne de la révision de la doctrine militaire engagée par l'armée indienne. Selon le quotidien Times of India, l'état-major des forces indiennes réuni en conclave fin décembre 2009 à Simla, une localité de l'Himachal Pradesh agrippée aux contreforts de l'Himalaya, a décidé d'améliorer sa capacité d'ajustement à un environnement régional jugé de plus en plus menaçant. Les stratèges militaires ont notamment affiné la doctrine du "double front", euphémisme désignant le double péril présenté par le Pakistan et la Chine.

Les chefs de l'armée indienne veulent pouvoir mener simultanément des offensives sur leur frontière occidentale, théâtre historique de la rivalité avec le Pakistan, mais aussi dans le nord himalayen, où les contentieux territoriaux avec la Chine (Ladakh, Arunachal Pradesh) ont gagné en gravité tout au long de l'année 2009. Les Chinois n'ont pas encore officiellement réagi à cette révision doctrinale de New Delhi, même si des analystes proches du régime de Pékin avaient déjà décodé dans des termes alarmistes le glissement stratégique indien illustré par une hausse de 29 % des dépenses militaires pour l'année 2009-2010.

De leur côté, les Pakistanais ne se sont pas privés de s'émouvoir bruyamment de cette évolution. Outre le concept de "double front", qui vise en fait surtout la Chine, ils s'inquiètent de la notion de "démarrage à froid" (cold start) débattue par le conclave des chefs militaires indiens à Simla. La formule désigne l'aptitude dont serait dotée l'armée de New Delhi de frapper le Pakistan avec le minimum de préparatifs afin de renforcer l'effet de surprise.

Les Indiens veulent tirer les leçons d'un fâcheux précédent, celui de la mobilisation de leurs troupes en décembre 2001, suite à l'assaut du Parlement indien par des résistantss pakistanais, où les unités impliquées avaient mis au total un mois à se mettre effectivement en place.

Réagissant à ce raidissement stratégique de New Delhi, le chef d'état-major de l'armée pakistanais, le général Ashfaq Kayani, a mis en garde à Islamabad contre "l'aventurisme" indien. Dans la presse, les commentateurs pakistanais s'alarment. L'ex-ambassadeur du Pakistan à Londres et à Washington, Maleeha Lodhi, brandit dans une tribune du quotidien The News la menace d'une nouvelle "course aux armements" en Asie du Sud. L'émotion est d'autant plus vive à Islamabad que le chef d'état-major de l'armée indienne, le général Deepak Kapoor, avait déjà évoqué à l'automne l'hypothèse d'une "guerre limitée".

L'attitude de New Delhi semble s'expliquer par la volonté d'exercer une pression psychologique sur son voisin afin d'éviter une réédition de l'assaut sur Bombay, perpétré fin novembre 2008. En dépit des dénégations officielles d'Islamabad, les Indiens sont convaincus que les commanditaires de cette attaque sans précédent sont liés à une faction de l'Inter Service Intelligence (ISI), les fameux services secrets de l'armée pakistanaise.

Aussi ont-ils suspendu le processus de paix, conditionnant sa reprise à l'arrestation et la condamnation des véritables instigateurs de l'assaut sur Bombay. Au-delà, ils exigent le "démantèlement" des réseaux djihadistes que les services de l'ISI avaient historiquement couvés pour frapper les intérêts indiens au Cachemire ou en Afghanistan. Pour l'heure, les dirigeants pakistanais ont sacrifié au strict minimum.

Dans ce contexte, la question du Cachemire, la principale pomme de discorde entre les deux Etats, demeure d'une brûlante acuité. Les Américains n'ont pas caché leur souhait de voir New Delhi assouplir sa tutelle sur cet Etat fédéré à majorité musulmane - le seul de l'Union indienne - afin de désamorcer un front qui handicapait jusque-là la mobilisation pleine et entière d'Islamabad contre les foyers résistants sanctuarisés le long de l'"autre frontière" - à l'Ouest - dans les zones tribales proches de l'Afghanistan, comme le Sud et le Nord-Waziristan. A l'heure où Barack Obama intensifie son effort de guerre sur le théâtre afghan, le calcul de Washington est que l'apaisement au Cachemire peut contribuer à lever une hypothèque à la coopération du Pakistan dans la lutte anti-Al-Qaida au coeur de la bande frontalière pachtoune.

C'est probablement pour complaire aux Américains que New Delhi a récemment consenti quelques gestes. Les Indiens ont annoncé leur intention de réduire leur déploiement militaire au Cachemire - mais sans donner de chiffres -, arguant de la baisse du niveau de violence dans cet Etat, qui fut la cause de trois des quatre guerres (celles de 1947, 1965 et 1999) ayant opposé les deux pays. D'autre part, des discussions secrètes entre le gouvernement de New Delhi et des factions de la guérilla indépendantiste locale seraient en cours.

La situation sur place demeure toutefois très volatile, comme l'illustre l'opération de type commando qui a coûté la vie à un policier, mercredi 6 janvier, à Srinagar, le chef-lieu du Cachemire. La presse indienne a relevé qu'il s'agissait de la première opération de type "fedayin" depuis deux ans.

Les deux assaillants retranchés dans un hôtel ont été tués par la police jeudi. Le signe que certains groupes djihadistes n'ont pas intérêt à ce que le Cachemire s'apaise.

New Delhi Correspondant en Asie du Sud

7/1

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/01/07/le-pakistan-s-alarme-de-la-nouvelle-strategie-de-l-inde_1288593_3216.html#ens_id=1237640



3-3 L’emploi des groupes anti-islamique par les USA

1 Anne Applebaum : Les Etats-Unis gaspillent des milliards dans des projets de sécurité.

Nb Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Le grand gaspillage de la sécurité américaine

Ceux qui prennent souvent l'avion connaissent la chanson.

Il faut se déchausser à cause de Richard Reid, qui avait caché des explosifs dans ses souliers.

Pas de gel pour les cheveux dans le bagage à main, à cause des résistantss qui avaient échafaudé un attentat avec de l'eau oxygénée à Heathrow.

Une fois à bord, grâce à l'homme qui a caché des explosifs dans son slip le jour de Noël, vous devrez à partir de maintenant enlever votre couverture avant l'atterrissage.

Vous dormiez?

Tant pis pour vous!

Quand quelqu'un aura trouvé le moyen de cacher une poudre explosive à l'intérieur d'un étui à brosse à dent, préparez-vous à ce qu'on vous demande de vous en séparer.

Et pendant que vous y êtes, jetez une pincée de sel par-dessus votre épaule gauche en montant dans l'avion. Mais surtout, n'allez pas imaginer que le cirque de la sécurité aux aéroports vous mettra à l'abri du danger, car personne ne sait laquelle de ces mesures est nécessaire, ni même si aucune d'entre elles ne l'est.

Encore pire, aucune motivation financière ou politique ne pousse quiconque à chercher à le savoir.

Depuis leur création, aussi précipitée que lourdement politisée, il se trouve que ni les priorités, ni l'organisation des dépenses du Département de la sécurité intérieure (Homeland Security ou DHS) et de son plus petit partenaire, l'administration pour la sécurité des transports (Transportation security administration ou TSA), n'ont fait l'objet d'un examen sérieux. Aucun n'a jamais été obligé de faire de choix douloureux. Au contraire, tous deux ont été encouragés par leurs bailleurs de fonds du Congrès à investir dans des équipements toujours plus élaborés, en réaction à chaque nouvelle menace réelle ou supposée.

Par conséquent, les scanners corporels, encore inacceptables l'été dernier, vont être mis en service dès que possible. En quelques années à peine-sous une administration républicaine et des Congrès en majorité républicains-ces institutions se sont transformées en vastes administrations incontrôlées, dont certaines activités n'ont que des relations très lointaines avec la sécurité publique.

Il est devenu si banal de ressasser la liste des projets publics ridicules que les lecteurs qui ne peuvent supporter l'idée d'en lire une fois de plus la litanie sont autorisés à se rendre directement au paragraphe suivant. Car oui, c'est vrai: après avoir démarré avec 13 salariés en janvier 2002, la TSA en emploie aujourd'hui 60.000, et en procédant à sa généreuse expansion, elle a découvert qu'elle avait les moyens de s'offrir tout un tas d'extras. Comme je l'ai écrit en 2005, quelque 350.000 dollars de son budget de 6 milliards ont été consacrés à l'édification d'une salle de sport; 500.000 dollars à des œuvres d'art et des plantes artificielles, et on ne sait combien de millions de dollars sont dépensés chaque année pour recruter des employés inutiles, étant donné que déterminer à quel moment il devra y avoir de longues files d'attente à la sécurité d'un aéroport n'a jamais été le fort du gouvernement fédéral. Quant au département de la sécurité intérieure, son budget 2010 se monte à 55 milliards de dollars, dont une partie (selon le rapport de 2006 de l'économiste Veronique de Rugy) sera invariablement affectée à des postes tels l'unité de décontamination à 63.000 dollars de la zone rurale de Washington, où personne n'a été formé pour l'utiliser; à plus de combinaisons de protection biochimique pour Grand Forks County, dans le Dakota du Nord, que la ville n'a de policiers pour les porter; et à des équipements de secours et de communication d'une valeur de 557.400 dollars, apparemment indispensables aux quelque 1.500 habitants de la ville de North Pole, en Alaska. Sans parler de ce qui est dépensé pour répondre aux «besoins» des élus d'autres importants membres du Congrès.

Les employés du DHS et de la TSA ne sont pourtant pas responsables de ce genre de décisions.

Dès le départ, des experts en sécurité et jusqu'à leurs propres inspecteurs ont signalé l'absurdité des dépenses de ces administrations, dont beaucoup sont motivées par la dernière histoire alarmiste en date. (J'aurais donné beaucoup pour assister à la fête de célébration du Nouvel An que n'auront pas manqué d'organiser les entreprises de fabrication de scanners corporels). Et depuis le début, le Congrès résiste aux critiques, continue d'allouer de l'argent à des projets locaux superflus, réagit aux histoires sensationnalistes des médias, ouvre son porte-monnaie selon le bon vouloir de ses membres, et ose se déclarer choqué-choqué !-de découvrir que notre dispositif de sécurité nationale, qui nous coûte plusieurs milliards de dollars, a été incapable d'empêcher qu'un Nigérian clairement dérangé ne monte à bord d'un avion à destination de Détroit.

Imaginons plutôt que le généreux budget de la TSA soit consacré à la création d'un réseau informatique à la pointe de la modernité, qui aurait permis aux responsables de la sécurité d'Amsterdam d'être informés instantanément de l'avertissement envoyé par le père du résistants aux sous-vêtements piégés. Imaginons qu'au lieu de nous faire passer intégralement aux rayons X ou de nous priver de couverture sur les longs courriers, on mette en place des agents consulaires très bien rémunérés et formés dans des pays comme le Nigeria. Même ainsi, la sécurité ne serait pas parfaite (je ne suis pas convaincue d'ailleurs que le terrorisme aérien soit le pire des dangers qui nous menacent). Mais il serait logique d'avoir un système plus réduit, moins onéreux, et moins gaspilleur. Il serait logique qu'il soit basé sur des priorités et des risques réels plutôt que sur des histoires relayées par les vingt heures. Il serait logique de livrer la prochaine bataille, pour une fois, plutôt que celle qui est déjà derrière nous. Hélas, la logique n'entre pas en ligne de compte dans les critères de dépense de l'argent public dans ce pays-et cela fait un moment que ça dure.

Anne Applebaum

8 Janvier

Anne Applebaum est chroniqueuse pour le Washington Post et Slate. Son dernier ouvrage s'intitule Goulag - une histoire.

http://www.slate.fr/story/15387/gaspillage-securite-americaine-terrorisme-lutte-homeland


2 Les groupes anti-islamistes gagnent du terrain.

Pour ces associations, le but est d'empêcher l'islam radical de devenir «une force politique en Europe» et de «récupérer» leurs centres-villes.

Stop à l'islamisation de l'Europe, Ligue de défense anglaise et galloise, Casuals United : ces organisations, aux noms souvent évocateurs, sont particulièrement actives.

Créée en mars dernier, la Ligue de défense anglaise (EDL) est déjà à l'origine d'une dizaine de manifestations à Birmingham, Londres, Manchester ou Leeds contre «l'extrémisme et le terrorisme islamique». «Nous ne sommes pas des nazis ou des racistes, explique Tommy, un porte-parole du mouvement. Plusieurs centres-villes sont infestés d'extrémistes. Certaines femmes ne veulent plus aller faire leurs courses par peur de cette vingtaine d'hommes habillés en robes islamiques qui crient des slogans antibritanniques et qui appellent au djihad et à la haine raciale.

Ce sont nos centres-villes et nous voulons les récupérer.» Même son de cloche du côté du groupe Stop à l'islamisation de l'Europe (SIOE), crée au Danemark en 2007 et qui est apparu cette année en Grande-Bretagne. «Notre but est d'empêcher l'islam radical de devenir une force politique en Europe», peut-on lire sur leur site Internet.

Pourtant, plusieurs organisations de lutte contre le racisme dénoncent les liens de ces groupuscules avec les partis d'extrême droite et le hooliganisme. «EDL et les autres sont des groupes racistes, un club d'alcooliques, qui n'a qu'un but : attaquer les Asiatiques», explique Unis contre le racisme.

Figure du hooliganisme 

Plusieurs membres du British National Party (BNP), l'équivalent britannique du Front national, ont été pris en photo lors des manifestations. Casuals United est, elle, organisée autour de plusieurs supporteurs des équipes de football britanniques. Son leader, Jeff Marsh, également cofondateur de la Ligue de défense galloise, est une des grandes figures du hooliganisme de Cardiff. Il a été emprisonné à trois reprises pour violence et a écopé d'une peine de deux ans de prison pour avoir poignardé deux fans de l'équipe de Manchester United. «Les hooligans de clubs rivaux sont unis sur ce sujet, dit-il. C'est une véritable armée qui est prête… Nous luttons contre les prêcheurs de la haine qui encouragent activement les jeunes musulmans dans ce pays à prendre part au djihad contre la Grande-Bretagne.»

Des propos qui inquiètent les autorités. «Si vous regardez le type de manifestations qu'ils organisent, le langage utilisé et les cibles choisies, c'est assez clair que leur tactique est la provocation», indique le secrétaire britannique aux Communautés, John Denham, qui compare les méthodes des groupuscules à celle de l'Union des fascistes britanniques en 1930.

Des provocations qui ont déjà engendré la violence à Harrow, au nord-ouest de Londres, en septembre dernier, lorsque des militants d'Unis contre le racisme et des membres des communautés musulmanes locales ont affronté dans la rue les partisans de Stop à l'islamisation de l'Europe venus manifester contre la construction d'une mosquée de cinq étages. Dix personnes ont été arrêtées.

Même scénario à Birmingham, où les forces de l'ordre ont emprisonné 35 personnes après avoir été la cible de bouteilles en verre et de briques.

Valentine Piedelièvre, à Londres
06/01

http://www.lefigaro.fr/international/2010/01/06/01003-20100106ARTFIG00480-gb-les-groupes-radicaux-anti-islamistes-gagnent-du-terrain-.php



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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