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27/01/2010

N°507 - Palestine: Manipulation de l’opinion, déclarations & les témoignages. - 25-01 :- Suite -: Le Hamas tire la sonnette d'alarme: Israël s'apprête à attaquer Gaza.

N°507 - Palestine: Manipulation de l’opinion, déclarations & les témoignages. -  25-01 :- Suite  -: Le Hamas tire la sonnette d'alarme: Israël s'apprête à attaquer Gaza.



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources                           



Palestine: Manipulation de l’opinion, déclarations &

les témoignages.

N°507                                                    25-01

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 


Sommaire

3 Déclaration, courrier des lecteurs, & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Barhoum : Le Hamas est un mouvement de libération et de résistance luttant aux droits de son peuple.

3-2 Gideon Levy : Seuls, des psychiatres peuvent expliquer le comportement d’Israël.

3-3 Compte rendu de la manifestation « Gaza: nous n’oublions pas ! »

3-4 Gaza Freedom March - Marches pour la levée du blocus contre Gaza

1- Pacynthe Sabri : Avec les Français dans la « bande de Guiza »

2 Gaza Freedom March : la police égyptienne séquestre les cars des italiens.

3 Le gouvernement égyptien a décidé d’interdire aux participant-e-s de la Marche, sauf pour une centaine d’entre eux,  l’entrée à Gaza.

4 Pharaon de Pacotille


3 Déclaration, courrier des lecteurs, & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Barhoum : Le Hamas est un mouvement de libération et de résistance luttant aux droits de son peuple.

Le Hamas a annoncé qu'il est totalement prêt à défendre les droits légaux du peuple palestinien et dans toutes les circonstances, en rappelant qu'il est un mouvement de libération et de résistance face au crimes et violations sauvages de l'occupation israélienne.

Le porte -parole du Hamas, Fawzi Barhoum a déclaré le dimanche 10/1, que l'ennemi occupant ne pense qu'à renforcer sa stratégie de guerre, en réitérant que le Hamas est un mouvement de lutte et qu'il est tellement prêt à défendre les droits légitimes du peuple palestinien, face aux assauts criminels de l'occupation, sous ses menaces quotidiènnes ou d'autres circonstances.

"Il est tellement honteux que le monde propage les normes démocratiques et des droits de l'homme et assourdit ses oreilles et ferme ses yeux devant le blocus arbitraire et injuste,  imposé depuis 4 ans par l'occupation israélienne contre les habitants Gazaouis", a contesté le leader du Hamas contre la politique officielle de deux poids, deux mesures de la communauté internationale qui encourage les crimes de l'occupation israélienne au sein des innocents palestiniens.

Barhoum a appelé les arabes, les musulmans, les chrétiens, les hommes libres au monde entier à consolider leur soutien pour le peuple palestinien et sa question légitime.

Les affirmations de Barhoum sont venues après les déclarations de l'ancien  dirigeant sioniste de la région sud, dans l'armée sioniste, le général "Yum Tov Samia" qui a insisté que la guerre au sud n'a pas encore être finie et que le Hamas doit recevoir une autre frappe plus forte que celle de l'hiver dernier(Plomb durci), en soulignant que le Hamas ne va pas céder facilement.
Concernant, la réconciliation palestinienne, Barhoum a souligné que le Fatah traite aveuglement la feuille égyptienne, sa forme et son contenu et le problème pour le Hamas n'est plus une affaire  temporaire ou locale, mais le programme du projet nationale pour la récupération des droits légitimes du peuple palestinien confisqués par l'occupation;
http://www.palestine-info.cc


3-2 Gideon Levy : Seuls, des psychiatres peuvent expliquer le comportement d’Israël.

Peut-être qu’avec un traitement prolongé, par des spécialistes, le diagnostic qui nous sauvera pourra-t-il être établi !

Notre monde sauvage du crime a récemment été soumis à observation.

Depuis le garde du corps du chef d’état-major des FDI jusqu’aux assassins de leurs propres enfants, tous ont fait l’objet d’examen. Le temps est venu, comme c’est la coutume ici, de mettre également le pays en observation. Peut-être qu’avec un traitement prolongé, par des spécialistes, le diagnostic qui nous sauvera pourra-t-il être établi !

Il y a de nombreuses raisons à cette mise en observation. Une longue série d’actes qui n’ont aucune explication rationnelle, voire aucune explication du tout, laisse apparaître les symptômes suivants : perte de contact avec la réalité ; folie, paranoïa, schizophrénie et mégalomanie, temporaires ou permanentes ; perte de mémoire et perte de jugement. Tout cela doit être examiné dans le cadre d’une observation minutieuse.

Des spécialistes en psychiatrie pourraient avoir la gentillesse d’essayer d’expliquer comment un pays dont les dirigeants sont engagés pour une solution à deux Etats continue d’affecter des budgets énormes à la construction de colonies nouvelles dans des territoires qu’il a l’intention de quitter dans l’avenir. Quelle explication peut-il y avoir, en dehors du domaine psychiatrique, à un arrêt de 10 mois des constructions de logements dans les colonies, s’il est suivi immédiatement par toujours plus de constructions ? Comment un pays peut-il être si radin quand il s’agit de dépenser de l’argent pour la santé de ses citoyens - dont les pauvres deviennent encore plus pauvres - et, alors que certaines routes en Cisjordanie sont déjà considérées comme dangereuses, y construire de plus en plus de routes qui partent de nulle part pour mener nulle part ?

Ils devront expliquer comment le procureur de l’Etat peut annoncer son intention d’exproprier des propriétaires palestiniens de leurs terres privées pour la colonie d’Ofra - la « plus grande colonie illégale dans les territoires » (selon les termes d’un conseiller du ministre de la Défense sur la question des colonies), quand le Premier ministre Benjamin Netanyahu, dans son intervention à l’université Bar-Ilan l’année dernière, s’est engagé de façon explicite à ne pas le faire, et quand le président Shimon Peres a fait de même dans une réunion avec le président égyptien Hosni Mubarak.

Il leur faudra expliquer aussi ce qui se cache derrière la décision d’examiner la façon d’annexer l’Autoroute 443 qui traverse la Cisjordanie au territoire israélien, afin de s’opposer à la récente décision de la Haute Cour de Justice qui l’ouvre aux automobilistes palestiniens. Comment un pays peut-il prôner la primauté du droit et vouloir se montrer plus malin que la Haute Cour en « contournant » les lois ? Et comment une minorité insignifiante - les colons - peut-elle semer la peur et réussir à extorquer le pays pendant tant d’années ?

Ces spécialistes en psychiatrie devront indiquer clairement comment un pays, sur lequel un rapport a été aussi potentiellement désastreux pour lui que le rapport Goldstone, peut aussi catégoriquement et obstinément refuser de réunir une commission d’enquête recommandée par ledit rapport comme une clause dérogatoire. Comment une nation qui a si désespérément lutté pour son image et sa position internationales, et qui est si dépendante de la bienveillance du monde, a pu nommer un personnage aussi oppresseur et violent qu’Avigdor Lieberman comme son diplomate n° 1 ? La moitié du monde a fermé la porte au ministre des Affaires étrangères et nous en subissons les conséquences.

Pourquoi ne pas envisager de présenter au monde, même avec quelque illusion, un visage plus amène que le visage menaçant de Lieberman ? Pourquoi un pays aussi frappé d’ostracisme par une si grande partie du monde ne se demande-t-il pas, ne serait-ce qu’un instant, quel rôle il a joué dans la création de cette situation d’isolement, d’où il ne fait qu’attaquer et accuser ceux qui le critiquent ? Comment une société qui traîne derrière elle une occupation cruelle depuis deux générations peut-elle refuser de la voir en face, comment peut-elle continuer de se sentir si bien dans sa peau et d’échapper à toute sorte d’examen de conscience ou même à la moindre idée d’équivoque morale ?

Quelle sorte d’explication peut-il être donnée au fait qu’une nation à forte majorité laïque ne possède aucun système de mariage civil, n’ait aucun bus ni train à circuler le jour du Shabbat ? Comment, dans un tel pays, peut-on exiger que les riches municipalités transfèrent des fonds aux conseils religieux, figurez-vous, plutôt que de répondre à d’autres besoins ? Comment un pays qui a à traiter avec une minorité arabe nationale, qui lui est restée de façon surprenante loyale pendant plus de 60 années, comment ce pays peut-il tout faire pour l’abaisser, l’humilier et l’exclure, la traiter si injustement et engendrer en elle un sentiment de frustration et de haine ?

Peut-on expliquer de façon rationnelle comment un pays, auquel toutes les nations arabes ont présenté une proposition historique pour faire la paix, peut refuser même d’en discuter ? un pays à qui le président de la Syrie (dont le principal allié, l’Iran, menace Israël) propose humblement de conclure un accord de paix, et qui reste inébranlable dans son refus. Seuls, des experts en psychiatrie pourraient expliquer, éventuellement, comment l’occupation persistante du Golan et les occasions ratées de paix pourraient avoir un quelconque rapport avec la sécurité ou la logique. Dans le même temps, il leur faudra, à ces spécialistes, expliquer quel est le lien entre le caractère sacré des sites historiques et la souveraineté qu’il revendique sur ces sites. Et par-dessus tout, ils devront clarifier comment une telle société, intelligente et talentueuse, peut participer à cette marche de fous, sans la moindre objection.

En vérité, c’est un cas difficile à traiter, raison de plus pour recommander que le pays soit envoyé en observation.

Gideon Levy
Ha’aretz

12 Janvier

Ha’aretz - traduction : JPP
http://www.info-palestine.net/


3-3 Compte rendu de la manifestation « Gaza: nous n’oublions pas ! »

 (+vidéo) EN CLIQUANT SUR LE LIEN EN FIN DE L'ARTICLE

La route qui conduit vers les Palestiniens est longue, difficile et semer de nombreux obstacles; c’est la première des conclusions que nous tirerons après la manifestation d’hier en soutien à Gaza. Qu’il en faut de l’énergie en 2009 pour projeter dans la lumière la douleur des Palestiniens et les odieuses injustices qu’ils subissent!!!

Jeudi 31 Décembre 2009

Nous remercions toutes celles et tous ceux qui se sont déplacés pour commémorer, jour pour jour, ce premier anniversaire des bombardements sur Gaza. Inutile de cacher que aurions aimé, au nom des Palestiniens, retrouver les foules qui s’étaient déplacées dans la capitale en janvier dernier pour exprimer leur solidarité envers ces femmes, ces enfants et ces hommes qui sont aujourd’hui comme hier dans leur douleur... Nous sommes logiquement conduits à penser qu’hier, les Franciliens avaient plus urgents à faire que de consacrer quelques heures de leur temps à dénoncer toutes les formes de crimes exercés sur les Palestiniens ainsi que le siège qui emprisonne et asphyxie la bande de Gaza et à encourager, par une vraie détermination, les internationaux qui se sont déplacés en Egypte pour tenter de briser l’infernal siège de Gaza. Eu égard aux nouvelles que nous recevons du Caire depuis hier soir, ces derniers ont pourtant terriblement besoin de relais forts partout dans le monde, pour mener à bien leur mission pour la liberté de Gaza; la situation avec le pouvoir égyptien est des plus policées... et leur passage à Rafah des plus incertains...
Quelques 700 personnes ont néanmoins cru important d’être là et ont montré que ce n’est pas toujours le nombre de personnes présentes qui donne du sens aux luttes qui sont menées au nom de la liberté et de l’oppression des peuples. Nous avons pu en effet constater, que toutes ceux et celles qui étaient présents, avaient une réelle conscience de la tragédie qui se passe en Palestine et avaient à cœur de la dénoncer haut et fort. C’est réconfortant de savoir qu’il y a encore des femmes et des hommes assez généreux, assez consciencieux et qui connaissent encore la valeur de la liberté pour interpeller leurs concitoyens par des slogans et des discours lourds de sens. Car tout le problème qui semble se poser est bien celui-là aujourd’hui... Que font les hommes des pays dit libres et démocratiques de leur liberté ? Certes, ils l’aiment pour eux-mêmes mais ils ne semblent plus du tout prêts à lutter pour celles et ceux qui en sont dramatiquement privés ! Ne voulant même pas voir que cette infâme oppression sur le peuple palestinien en autre, ce sont leurs propres gouvernements - ceux là-mêmes qu’ils ont porté au pouvoir - qui en sont odieusement à l’origine !
Lorsque nous sommes passés devant la colonne de Juillet à Bastille, nous avons ressenti l’Histoire de France nous parler et nous n’avons pu nous empêcher de penser que c’était
la Révolution française qui a permis d’aboutir à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, proclamant ainsi l'égalité des citoyens devant la loi, les libertés fondamentales et la souveraineté de la Nation, apte à se gouverner au travers de représentants élus. Quelle révolution va permettre aux Palestiniens de recouvrer leur liberté, d’avoir droit à leur pleine autodétermination dans une nation souveraine à l’abri des humiliations et des violations permanentes commises par l’occupant sioniste et à la reconnaissance internationale des dirigeants qu'ils se sont démocratiquement choisis? Quelle aide peut encore espérer recevoir la Palestine pour faire cesser le génocide de son peuple par Israël ; pour mettre un terme à la ségrégation et au vol des terres, pour empêcher la création permanente, de fait, de nouvelles frontières au gré des annexions réalisées par l’état occupant et cela contrairement aux dispositions des résolutions internationales ? Qui se soucient encore de rendre la justice à ce peuple martyr et de faire parler la loi pour condamner le bourreau et protéger la victime?
Ce à quoi nous assistons au contraire chaque jour davantage, c’est honteusement et scandaleusement, à une collaboration des plus nauséabondes du quartet, de l’Autorité palestinienne, de l’Egypte et en définitive du monde entier avec les criminels sionistes qui n’ont qu’un seul objectif à réaliser ; rayer définitivement de la carte
la Palestine et les Palestiniens. Ce à quoi nous avons assisté hier c’est également au lourd silence complice de la majorité des Français... Mais, parce qu’il s’agit d’une lutte humaine juste, nous restons déterminés à continuer notre travail de dénonciation, au grand damne manifeste de toutes ces associations qui hier matin encore continuaient leur travail de sape et de discrédit commencé il y a plusieurs semaines déjà, inondant leurs partenaires de sms des plus douteux, pour mieux stigmatiser notre collectif...
Alors oui, sans aucun doute, nous pouvons ressentir en ce lundi matin combien le chemin qui conduit à la libération de
la Palestine est semé de multiples obstacles des plus difficiles à franchir !
Le Collectif Cheikh Yassine

27 décembre 2009
Manif Gaza 27 décembre2009 - Paris CCY
envoyé par Resistance_palestinienne. -

http://www.alterinfo.net/Compte-rendu-de-la-manifestation-Gaza-nous-n-oublions-pas-!-du-27-decembre-2009-video_a40925.html


3-4 Gaza Freedom March - Marches pour la levée du blocus contre Gaza

1- Pacynthe Sabri : Avec les Français dans la « bande de Guiza »

La marche pour la levée du blocus contre Gaza entreprise par des Français appartenant à une association civile a pris une tournure plutôt aigre.

Un bras de fer s’est engagé entre les activistes et le gouvernement égyptien.

Reportage sur une manifestation insolite.

La scène est incroyable, surtout pour les passants égyptiens habitués à ne pas « crier trop fort » leur révolte contre certains agissements de leur gouvernement. Sur les trottoirs du Caire devant l’ambassade de France à Guiza, 300 militants français sont encerclés par une centaine de policiers anti-emeute. Cela n’a pas l’air de les effrayer pour autant. Ils continuent de scander leurs slogans haut et fort : « Libérez Gaza », « Gaza, Gaza, on n’oublie pas ! ». Certains d’entre eux brandissent des drapeaux palestiniens, d’autres portent le célèbre keffieh palestinien et des t-shirts verts sur lesquels sont inscrits « Palestine vivra » d’un côté et « Boycott Israël » de l’autre. Ils sont tous membres du collectif CAPJPO Europalestine, une association de citoyens français de toutes origines, se disant « déterminés à dénoncer sans relâche l’occupation des territoires palestiniens qui perdure depuis des décennies ».

En octobre dernier, ce collectif décide de préparer une « marche pour la liberté de Gaza » qui viendra commémorer le premier anniversaire de l’offensive israélienne sur Gaza, répondant ainsi à l’initiative lancée par CODEPINK : « The Gaza freedom march » l’été dernier aux Etat-Unis.

Arrivés au Caire le dimanche 27 décembre, ils découvrent que les cars qui sont supposés les transporter vers Rafah et avec lesquels ils avaient signé un contrat ne viendront pas, les autorités égyptiennes auraient refusé d’accorder l’autorisation. Les membres choisissent de protester vivement et entament un sit-in qui bloque entièrement l’avenue principale devant l’ambassade. La situation se développe rapidement jusqu’à ce que les forces de sécurité soient déployées et les activistes contraints à n’occuper qu’un bout de trottoir devant l’ambassade.

Deux jours après, c’est toujours le statu quo. Les cars n’arrivent pas et les activistes sont bien décidés à ne pas abandonner leur cause, même s’ils doivent pour cela endurer des circonstances exténuantes. Les ordres émis par le ministère des Affaires étrangères sont quant à eux très clairs : interdiction formelle aux médias d’approcher ou de s’infiltrer dans le groupe. Il faudra attendre que quelques-uns d’entre eux sortent de l’emprise policière « au compte-goutte » pour pouvoir les aborder. « La première nuit a été la plus éprouvante », raconte Belkacem, un activiste de 50 ans. « Nous n’avions pas le droit de nous déplacer hors de la sphère imposée par les forces de sécurité, maintenant ça commence à se relâcher petit à petit. Entre-temps, nous avons trouvé un surnom à cette place : la bande de Guiza, en allusion à la Bande de Gaza », lance-t-il sur un ton ironique. Belkacem reproche également à l’ambassade de France de ne pas avoir été à la hauteur de leurs attentes pour gérer la crise : « Une seule toilette pour 300 personnes, des queues interminables avant d’y entrer et l’obligation de montrer son passeport pour y accéder ».

Une sorte de « check-point » qu’il considère comme une injustice commise envers les expatriés joints au groupe à l’occasion de cette marche. Chris Den Hond en fait justement partie. C’est un Belge de 48 ans vivant à Paris qui reste de bonne humeur malgré les obstacles qu’il a rencontrés. « Le plus embêtant pour moi c’est la pollution sonore ainsi que celle plus marquante de l’air, il y a continuellement de fortes odeurs de gaz qui jaillissent des pots d’échappement, en conséquence, je me réveille les mains toutes noires », se plaint-il en les montrant. Mais il retrouve vite le sourire : « Ce qui est tout de même magnifique, c’est notre capacité à nous remonter le moral quand nous commençons à nous fatiguer en se demandant pourquoi nous sommes ici, sur les trottoirs du Caire, alors que notre rêve était de passer ce temps précieux des fêtes de fin d’années auprès des habitants de Gaza et leur montrer notre solidarité ».

En effet, selon Den Hond, l’enthousiasme ne manque pas. Non seulement grâce au groupe de musique MAP (Ministère des Affaires Populaires) qui a tenu à les accompagner et qui continue à les motiver, mais également par leurs propres slogans improvisés qu’ils crient en arabe, en anglais et en français. « On a même vu des larmes dans les yeux des soldats qui nous retiennent, quand certains d’entre nous se sont mis à scander : Al-Chaab al-arabi wahed ! (le monde arabe est une unité !), et ça m’a profondément touché ».

Mizian Fathallah, un autre activiste de 42 ans, préfère plaisanter sur le pittoresque de la situation :

« Quand j’ouvre les yeux le matin, la première chose que je vois, c’est les casques des soldats au-dessus de ma tête, drôle de réveil ! Au lieu d’être allongé sur une plage, on l’est sur le sol ! ». Toutefois, il reprend un air sérieux avant de continuer.

« Notre objectif n’a jamais été ni de perturber la circulation ni d’embarrasser le gouvernement égyptien comme il a été rapporté dans certains médias. Notre but était plutôt de nature politique : attirer l’attention du monde entier sur les massacres qui ont lieu dans la bande de Gaza depuis le blocus imposé par Israël ». « Si ça ne tenait qu’à nous, nous serions déjà en Palestine à l’heure qu’il est, nous avions même un calendrier d’activités prévu avec des associations civiles à Gaza jusqu’au 2 janvier prochain. Pour ce faire, les documents requis par l’ambassade d’Egypte en France avaient été fournis, toutes nos procédures et démarches sont légales depuis le début ».

Bien que les démarches en question aient été prises de longue date, les résultats sont malheureusement décevants. Belkacem le résume en quelques mots sur un air bien triste : « Cette expérience nous a donné une petite idée de ce que vivent les habitants de la bande de Gaza, mais pour ma part, je ne remettrai plus les pieds en Egypte ».
Publié le 7 janvier 2010 avec l'aimable autorisation de AL-AHRAM Hebdo 

Source : Al-Ahram Hebdo
http://hebdo.ahram.org.eg/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Pacynthe_Sabri.060110.htm

 

2 Gaza Freedom March : la police égyptienne séquestre les cars des italiens.

Communiqué du Forum Palestina,

Aujourd’hui, la répression des forces de sécurité égyptiennes s’est durcie à l’égard des participants à la Gaza Freedom March. Ce matin, les militants du Forum Palestina, d’autres délégations italiennes et ceux de la délégation française, ont été bloqués, au moment où ils allaient quitter leurs hôtels au Caire pour rejoindre la frontière avec la Bande de Gaza : un imposant service de sécurité égyptien a d’abord  empêché les internationaux de sortir des hôtels, puis de monter dans les cars arrivés avec plus d’une heure de retard au rendez-vous à cause de l’absence d’autorisation du gouvernement égyptien. Il y a eu quelques moments de tension quand certains policiers  égyptiens ont commencé à décharger les bagages des cars, en les jetant littéralement au milieu de la chaussée. Les cars ont ensuite été carrément séquestrés par les policiers égyptiens qui en ont ainsi empêché l’accès aux militants internationaux : ceux-ci, ayant compris qu’il ne leur serait pas possible de s’éloigner de la capitale pour aller, comme prévu, à la localité de El Arish (proche de la frontière de Gaza), avaient exprimé leur intention de rejoindre l’ambassade italienne. Les militants, ne se décourageant pas, se sont alors mis en chemin pour aller, avec leurs bagages, vers le siège diplomatique italien. La marche s’est déroulée sur quelques kilomètres tandis que les policiers menaçaient les taxis interpellés par les militants pendant le parcours. Cette manifestation improvisée des italiens a créé un embouteillage sur le parcours, tout comme cela s’était produit aussi le matin aux alentours des hôtels, quand la nouvelle était arrivée, des autres délégations, que le gouvernement de Moubarak maintenait son interdiction.

Aux diplomates italiens, les militants de Forum Palestina ont demandé une intervention immédiate et forte du gouvernement italien sur le gouvernement Moubarak pour que les 1400 participants de la marche soient autorisés à entrer dans le territoire de Gaza afin de remettre les aides humanitaires à une population étranglée par trois années de siège et 21 jours de bombardement, il y a un an. Une délégation a en outre remis au Premier Secrétaire de l’ambassade au Caire un document en trois points demandant : qu’on autorise les délégations étrangères  provenant de 42 pays, à rejoindre  le bourg d’El Arish comme prévu avec les autorités  du Caire depuis des semaines, et d’y attendre là l’autorisation de passer la frontière à Rafah ; d’obtenir au plus tôt l’autorisation de passer la frontière avec Gaza ; la pleine liberté de circulation à l’intérieur du territoire égyptien. Aux autorités  égyptiennes et italiennes, le Forum Palestina a demandé d’assurer une installation logistique digne aux 140 italiens de la Marche qui depuis ce matin (lundi 28 décembre) n’ont plus d’hôtels, et auxquels les forces de sécurité de Moubarak  interdisent de circuler librement et d’accéder aux moyens de transport.  Au personnel  diplomatique italien et à ceux des autres ambassades étrangères au Caire, les internationaux de la Marche, ont  réaffirmé leur ferme intention de rejoindre le passage de Rafah pour ensuite se joindre aux milliers de palestiniens qui, le 31 décembre, formeront une grande manifestation dans la Bande pour rappeler les 1400 palestiniens tués pendant le massacre de l’an dernier, et demander la fin de l’embargo et des attaques israéliennes.

Entre temps, une partie des italiens se sont regroupés avec les militants français et d’autres pays qui manifestent devant le siège des Nations Unies au Caire (avec les mêmes revendications).

Ce sont finalement des centaines de  manifestants qui ont protesté, nombre desquels campent devant le siège de l’ONU. Un membre de la délégation de la GFM, femme juive survivante de l’holocauste, Hedy Epstein, 85 ans, a décidé ce matin de commencer une grève de la faim pour protester contre la position du gouvernement égyptien[i][i][1].

(…) A Rome ce matin, de 11h à 13h, une trentaine de militants soutenant la GFM ont fait une diffusion de tracts devant l’Office de tourisme égyptien du Caire pour protester contre l’inacceptable attitude du Caire et le désintérêt du gouvernement italien envers ce que ses 140 concitoyens ont subi. Sergio Cararo a déclaré au micro de Radio Città Aperta (radio libre basée à Rome, NdT) que si les autorités égyptiennes ne renoncent pas à leur complicité de plus en plus étroite avec le gouvernement israélien, les associations de solidarité avec la cause palestinienne entreprendront des actions de boycott à l’égard des flux touristiques vers l’Egypte.

rédaction : Radio Città Aperta (Rome)

Traduction M-A P.

Mondialisation.ca, 31 décembre

 

3 Le gouvernement égyptien a décidé d’interdire aux participant-e-s de la Marche, sauf pour une centaine d’entre eux,  l’entrée à Gaza.

LIVRAISON COLLECTIVE D'UNE LETTRE à la CONSULE GÉNÉRALE  DE LA RÉPUBLIQUE ARABE D’ÉGYPTE À MONTRÉAL

Quand :           Jeudi le 31 décembre 2009

Heure :            De 11h00 à midi

Où :                 Devant le Consulat égyptien à Montréal

                        1000 ouest rue de la Gauchetière (près Peel)
Montréal, le 30 décembre 2009 –

La population de Gaza est enfermée et assiégée depuis 2006, victime du blocus implacable imposé par Israël, en violation flagrante du droit international.  À la même date l’an dernier, lors de l’Opération « Plomb durci », plus de 1300 personnes ont été tuées et plus de 5000 blessées par l’armée israélienne qui a également détruit toutes les infrastructures de la bande de Gaza, transformant la vie des Gazoui-e-s en un enfer quotidien.

Pour signifier leur solidarité, plus de 1300 personnes provenant de 42 pays sont présentement arrivées au Caire avec l’objectif de se rendre à Gaza marcher avec les Palestinien-ne-s pour exiger la fin au blocus. Parmi eux, huit (8)  Québécois-ses

Le gouvernement égyptien a décidé d’interdire aux participant-e-s de la Marche, sauf pour une centaine d’entre eux,  l’entrée à Gaza. Des proches, amis, collègues de travail, citoyen-ne-s préoccupés par le sort de la population de Gaza se rendront au Consulat égyptien remettre une lettre à la Consule générale, Mme Suzanne Gameel lui demandant de transmettre au président Mubarak leur demande d'ouvrir la frontière vers Gaza à tous les participant-e-s de la Marche internationale au nom de la solidarité avec le peuple palestinien et de l'urgence de forcer Israël à lever son siège illégal de Gaza.

Coalition pour la justice et la paix en Palestine responsable de la Marche internationale pour la libération de Gaza au Québec

Renseignements :

- Denis Kosseim 514-923-5594 coordonnateur pour la Marche de libération de Gaza au Québec

- Lorraine Guay pour la CJPP 514-278-1167 lorraineguay@videotron.ca

- Marjolaine Goudreau conjointe d’un délégué québécois  514-438-885 (cel) 450.258.4249, marjolaine.goudreau@sympatico.ca

 

 


4 George Galloway : Pharaon de Pacotille

Marche internationale pour Gaza : Le Pharaon de pacotille n'a encore rien vu...
Je me suis déjà trouvé, dans la vie, à des endroits particulièrement dangereux : à la fin des années 1980, alors que j’accompagnais une équipe de tournage de la chaîne ITN, nous avions été bombardés par l’aviation éthiopienne…
Face contre boue, sans aucune couverture autour de nous, j’ai vu les shrapnels déchirer et tuer des petits enfants et j’en ai vu d’autres mourir sur une table en bois, dans une hutte couverte de chaume, une fois les bombardiers partis.
J’ai été bombardé par les Israéliens dans Beyrouth et je me suis retrouvé avec le canon d’une mitraillette israélienne entre les côtelettes, à Naplouse, durant la première guerre d’Irak.
Involontairement, j’avais levé les mains. L’« Israélien » blond comme les blés et aux yeux bleus fleur-de-lin m’avait dit que si je ne l’avais pas fait, il m’aurait « descendu ».
Mais jamais je ne m’étais retrouvé en situation aussi périlleuse que la semaine passée dans le petit port sinaïtique d’Al-Arish, vers lequel la dictature égyptienne avait détourné notre convoi.
Cinq cents étrangers de dix-sept nationalités différentes, à bord de deux-cents véhicules, ont été confinés dans un immeuble dépourvu de l’hygiène élémentaire, sans eau et sans nourriture. Parmi eux, dix parlementaires turcs, dont le président de
la Commission de la politique étrangère.
Nous avons filmé depuis un bureau du troisième étage les cognes des ‘mukhâbarât’ (services secrets égyptiens) cassant des pierres et aiguisant leurs gourdins derrière le dos de plusieurs rangées de policiers antiémeutes casqués, munis de matraques et de boucliers. Puis ce fut le chaos.
Nous avons certes de quoi nous plaindre de nos flics, mais permettez-moi de vous dire que lorsque vous voyez des policiers en train de balancer des demi-briques sur un rassemblement de femmes et d’hommes venus apporter des médicaments à des civils soumis à un état de siège militaire et totalement à bout, vous remerciez votre bonne étoile de pas vivre dans un pays comme celui-là. Cinquante-cinq, sur les cinq-cents que nous étions furent blessés, et sans l’effet de choc que notre couverture vidéo clandestine en live (tout est sur Youtube, désormais) a provoqué dans l’opinion publique arabe (nos médias occidentaux n’ont pas levé la langue…), nous serions sans doute encore là-bas.
Le lendemain, la dictature égyptienne voulait nous voir quitter les lieux : nous avons refusé de partir sans que nos camarades blessés et les sept des nôtres qui avaient été jetés en prison fussent avec nous. Après un nouveau sit-in, nos exigences furent satisfaites et nous reprîmes notre chemin vers un accueil formidable à Gaza : nous étions tous là !
La tyrannie égyptienne a fait courir le bruit que je me serais trouvé parmi les personnes en état d’arrestation lorsque nous sommes sortis d’Egypte. Si cela avait été le cas, étant donné que j’étais entouré par cinq-cents membres du convoi gonflés à bloc, je pense que cela aurait sérieusement chauffé !
Aussi ai-je envoyé à ces connards le message que je ferais mon apparition au beau milieu de la nuit précédant notre départ et que je ferais face à leur jazz-band seul (ou, plus exactement, accompagné de mon vieil ami, le journaliste écossais Ron McKay).
McKay n’est plus journaliste : aujourd’hui, il se consacre à l’écriture de romans policiers. Mais ce qui s’est passé ensuite aurait défié jusqu’à son imagination (qu’il a pourtant fertile).
Nous nous sommes retrouvés entre les pattes d’une phalange glauque de flics de la secrète, pour la plupart habillés en civils, dont aucun n’était capable d’aligner deux mots en anglais. Ils ont tenté de nous chouraver nos passeports, mais nous avons refusé de faire un seul pas sans qu’on nous les rende – même s’il y avait de la menace dans l’air (ou, au contraire, peut-être bien grâce à ça…).
Ils nous ont entassés dans une camionnette sans plaque d’immatriculation, dont ils nous ont empêchés de redescendre, y compris, à un moment donné, physiquement.
Un détective privé, soi-disant journaliste égyptien du Daily New,s a bien tenté de nous interviewer, mais il a été tenu à distance à coups de poings.
On nous a emmenés à la vitesse grand V. Je savais qu’ils n’allaient pas nous refroidir, car nous avions pu passer les coups de fil indispensables – bon, tout au moins à l’Association des Journalistes ; c’est le genre de truc qui fait toute la différence, dans des situations telle celle-là…
Nous avions pris la peine d’appeler officiellement le Foreign Office britannique, mais ça ne valait même pas le prix du jeton… Durant notre voyage de cinq jours vers le Caire, les diplomates britanniques n’avaient rien trouvé de mieux que nous objurguer de nous montrer coopératifs.
Cette coopération était bien difficile, dès lors que les flics égyptiens ne parlaient pas un mot d’anglais et que, d’ailleurs, ils étaient muets comme des carpes…
La rumeur parvint, de Londres, selon laquelle Nile News, porte-voix de la dictature égyptienne, faisait état, au matin, du fait que les sept prisonniers parmi les membres de notre convoi, que nous avions réussi à faire libérer à Al-Arish, allaient être arrêtés à nouveau dès que nous serions ressortis de la bande de Gaza…
Aussi le bain de sang que nous nous étions ingéniés à éviter semblait-il désormais inévitable. Nous avons demandé à retourner à la frontière entre l’Egypte et la bande de Gaza, mais cela nous fut refusé. A l’aéroport du Caire, nous avons refusé d’entrer dans le bâtiment du terminal, et nous avons essayé de héler un taxi, qui nous aurait ramené là d’où nous venions.
Des gorilles des forces de sécurité égyptiennes nous ont physiquement poussés dans le bâtiment de l’aéroport et ils nous ont surveillés de près, jusque dans les toilettes. Ils nous ont tous suivis, partout, et lorsque McKay a pris une photo, il a failli y avoir un incident sérieux. Ils nous ont accompagnés jusqu’à l’entrée de l’avion de British Airways, et le premier anglophone de cette interminable nuit se pointa pour venir me déclarer persona non grata en Egypte.
Je lui ai alors fait ma propre déclaration, dans laquelle je lui ai fait savoir que lui-même et ses amis tortionnaires auraient un jour à affronter la colère des Egyptiens, qui avaient fait la queue, à l’aéroport, sous les yeux des gorilles, pour venir nous serrer la main.
Plus tard, son administration a fait savoir que je venais d’être interdit de territoire égyptien au motif que je serais un « fomentateur de troubles ».
Laisse-moi te dire, M. le Pharaon-de-Pacotille, que malgré tes 99,99 % de votes Moubarak, tu n’es pas sorti de l’auberge !
George Galloway
Mondialisation.ca,

Le 12 janvier 2010
Source: http://blogs.dailyrecord.co.uk/...
Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier.

http://nasr-moqawama.blogspot.com/2010/01/pharaon-de-paco...

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=13251&type=analyse&lesujet=Résistances



 

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