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03/02/2010

n° 312- journal de l'Afghanistan - 10-01 au 03-02 : - :Fin -:-L’amiral Mike Mullen reconnaît la défaite des États-Unis en Afghanistan.

n° 312- journal de l'Afghanistan - 10-01 au 03-02 : - :Fin -:-L’amiral Mike Mullen reconnaît la défaite des États-Unis en Afghanistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



 journal de l'Afghanistan 

n° 312 - du 10-01 au 03-02

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes


 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

3 Politique

Les alliés

2) occupants 

 



Les alliés

1 Onu

Liste des sanctions de l'ONU: 500 noms

La liste des personnes et entités associées à Al-Qaïda ou aux résistants qui font l'objet de sanctions de l'ONU comprend quelque 500 noms, dont ceux de 142 résistants Taliban.
La liste, dont le président afghan Hamid Karzaï souhaite que certains résistants soient retirés, est consultable sur l'internet à l'adresse suivante:
(http://www.un.org/sc/committees/1267/index.shtml).
Elle est tenue à jour par un comité du Conseil de sécurité, composé de représentants des 15 Etats siégeant au Conseil et actuellement présidé par l'Autriche.
Ce comité a été créé par la résolution 1267 du 15 octobre 1999, qui sanctionnait le régime des résistants, alors au pouvoir en Afghanistan, pour son soutien à Al-Qaïda.
Les sanctions consistent en un embargo sur les armes, un gel des avoirs financiers et une interdiction de voyager.
Aux termes de son mandat, la présidence autrichienne du comité doit achever d'ici à juin prochain une révision de la liste.
Dans le cadre de cette révision, chaque Etat ayant proposé des noms et tout Etat membre du Conseil de sécurité peut demander le retrait de certains noms de la liste, selon la mission autrichienne auprès de l'ONU. Mais pour qu'un retrait soit effectué, il faut l'accord unanime des 15 membres du Conseil.
Selon la mission, il y a déjà eu des demandes de retrait de la liste de certains résistants, mais depuis le début de la présidence autrichienne du comité (janvier 2009), aucun consensus n'a pu être trouvé au sein du Conseil pour le faire.

25/1

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/01/26/01011-20100126FILWWW00307-liste-des-sanctions-de-l-onu-500-noms.php

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU retire 5 résistants de sa liste de sanctions

Le Conseil de sécurité de l'ONU a annoncé mardi, dans un communiqué, avoir retiré cinq résistants de sa liste des personnes faisant l'objet de sanctions pour leurs liens passés avec Al-Qaïda.

La décision coïncide avec un appel récent du président afghan, Hamid Karzaï, qui a souhaité que certains résistants soient retirés de la liste des personnes sanctionnées, qui comprenait quelque 500 noms, dont ceux de 142 résistants.

Les cinq hommes sont l'ancien ministre des Affaires étrangères du régime résistant Abdul Wakil Mutawakil, l'ancien ministre adjoint du Commerce Fazl Mohammad, l'ex-ministre adjoint des Affaires frontalières Abdul Hakim, l'ex-ministre adjoint de la Planification Mohammad Musa et un ancien membre du service de presse du ministère des Affaires étrangères, Shams Us-Safa.

Un diplomate occidental, parlant sous couvert de l'anonymat, a indiqué à l'AFP que les cinq hommes sont désormais considérés comme "des résistants modérés" avec qui M. Karzaï pourrait ouvrir un dialogue.

Selon le communiqué, Abdul Hakim a quitté le mouvement résistant et est gouverneur de la province d'Uruzgan depuis mai 2007. De son côté, Mohammad Musa siège depuis la même date au parlement afghan où il représente la province de Wardak.

Les sanctions, qui consistent en un embargo sur les armes, un gel des avoirs financiers et une interdiction de voyager, ne s'appliquent plus à ces cinq personnes, précise le communiqué.

La liste des personnes ou entités sanctionnées est consultable sur internet (http://www.un.org/sc/committees/1267/index.shtml).

Elle est tenue à jour par un comité du Conseil de sécurité, composé de représentants des 15 Etats siégeant au Conseil et actuellement présidé par l'Autriche.

Ce comité a été créé par la résolution 1267 du 15 octobre 1999, qui sanctionnait le régime des résistants, alors au pouvoir en Afghanistan, pour son soutien à Al-Qaïda.

Aux termes de son mandat, la présidence autrichienne du comité doit achever d'ici à juin prochain une révision de la liste.

Dans le cadre de cette révision, chaque Etat ayant proposé des noms et tout Etat membre du Conseil de sécurité peut demander le retrait de certains noms de la liste, selon la mission autrichienne auprès de l'ONU. Mais pour qu'un retrait soit effectué, il faut l'accord unanime des 15 membres du Conseil.

A deux jours de la conférence internationale de Londres sur l'Afghanistan, les voisins de ce pays ainsi que la Turquie ont annoncé mardi à Istanbul qu'ils soutenaient le "processus de réconciliation nationale" avec les résistants prôné par le président Karzaï.

"Nous soutenons le processus national afghan de réconciliation et de réintégration en accord avec la Constitution de l'Afghanistan et sous la direction et la conduite des Afghans", ont-ils affirmé dans une déclaration commune diffusée à l'issue d'un mini-sommet consacré à ce pays.

27/1

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jn4akicLUnvU44iTqzbqr7DPtb3A


La force de l'Otan doit avoir un responsable civil.

La force internationale en Afghanistan devrait être dotée d'un haut responsable civil afin d'améliorer la coordination entre ses tâches politiques et de développement, estime le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dans un rapport publié lundi.

AFP - le 04 janvier 2010, 22h16

La force internationale en Afghanistan devrait être dotée d'un haut responsable civil afin d'améliorer la coordination entre ses tâches politiques et de développement, estime le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dans un rapport publié lundi.

Le rapport souligne également la nécessité d'un "renforcement du dispositif de sécurité internationale" en Afghanistan, "sous l'égide des Nations unies".

M. Ban affirme que la nomination d'un responsable civil de haut rang au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité en Afghanistan (Isaf) "permettrait de mieux coordonner l'action politique et de développement qu'elle mène, en particulier par le biais de ses équipes de reconstruction de province, et de mieux aligner cette action sur les plans et priorités des Afghans dans les différentes provinces".

Il estime par ailleurs que même si son représentant spécial en Afghanistan, le Norvégien Kai Eide qui quittera ce poste prochainement, reste généralement chargé de coordonner les efforts civils internationaux, la Mission d'assistance de l'ONU (Manua) "doit recevoir des renforts de personnels justifiant de l'expérience et des compétences voulues pour mieux dialoguer avec les gouvernements des grands donateurs et leurs ambassades à Kaboul".

Le rapport de M. Ban indique clairement que pour réussir, tout organe de coordination internationale doit avoir "des liens corrects avec le gouvernement afghan".

"Nous n'arriverons à rien en Afghanistan si la situation reste ce qu'elle est", met en garde le chef de l'ONU. "Il faut réussir à changer la mentalité de la communauté internationale aussi bien que celle du gouvernement afghan", ajoute-t-il.

M. Eide, qui a été critiqué pour sa gestion de la situation lors de l'élection présidentielle afghane d'août dernier entachée de fraudes à grande échelle et qui quittera son poste à l'expiration de son mandat en mars, doit rendre compte au Conseil de sécurité cette semaine des activités de sa mission.

Le porte-parole de l'ONU, Martin Nesirky, s'est refusé lundi à commenter un éditorial du New York Times du 31 décembre affirmant que M. Ban envisageait trois candidats pour succéder à M. Eide.

Il s'agit, selon le journal, du Français Jean-Marie Guéhenno, ancien chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU, du Suédois Staffan de Mistura, actuellement haut responsable au Programme alimentaire mondial (Pam), et du Britannique Ian Martin, ancien représentant de l'ONU au Népal.

Le New York Times a appuyé l'idée de nommer M. Guéhenno mais M. Nesirky a déclaré lors d'un point de presse: "Le processus de sélection est encore en cours"..

http://www.lematin.ch/flash-info/monde/afghanistan-force-otan-responsable-civil


Un Britannique choisi comme représentant civil de l'OTAN en Afghanistan

L'OTAN a annoncé mardi avoir choisi l'ambassadeur de Grande-Bretagne à Kaboul comme nouveau représentant civil en Afghanistan, où il sera chargé d'administrer les efforts de reconstruction en concertation avec le commandant américain des forces militaires de la coalition. Mark Sedwill, 45 ans, a été inspecteur en désarmement de l'ONU dans les années 1990 et était l'ambassadeur de Grande-Bretagne en Afghanistan depuis avril 2009. Il succédera à l'Italien Fernando Gentilini, quatrième représentant civil de l'OTAN à Kaboul, qui était en poste depuis deux ans.

Annonçant cette nomination, le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a détaillé mardi la mission de Mark Sedwill: renforcer la collaboration avec les autres organisations internationales, notamment les Nations unies, et le gouvernement afghan, et améliorer la coordination des efforts de reconstruction des diverses provinces.

Le nouveau représentant sera également chargé de coordonner le plan du gouvernement afghan pour convaincre des combattants résistants de déposer les armes.

26/1

http://fr.news.yahoo.com/3/20100126/twl-otan-afghanistan-representant-fcd69a8_4.html



4 Banque mondiale

Accord pour réduire la dette de 1,6 milliard de dollars.

Le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ont annoncé mardi avoir ratifié un accord international qui permettra de réduire la dette extérieure de l'Afghanistan de 1,6 milliard de dollars vis-à-vis de multiples créanciers.

Le conseil d'administration de chacune des deux institutions multilatérales "a ratifié le fait que le pays ait pris les mesures nécessaires pour atteindre le point d'achèvement de l'initiative des Pays pauvres très endettés" (PPTE), ont indiqué le FMI et la Banque mondiale dans un communiqué.

"Cela génèrera des économies de 1,6 milliard de dollars sur le total du service de la dette, dont 1,3 milliard au titre de l'initiative PPTE, 260 millions de dollars au titre des créanciers du Club de Paris, et 38 millions de dollars au titre de l'initiative d'annulation de la dette multilatérale", ont ajouté les deux institutions.

Le FMI et la Banque mondiale n'ont pas précisé quelle part de la dette représentait cette somme.

Selon les dernières données du FMI, la dette de l'Afghanistan a chuté de 155,0% du produit intérieur brut lors de l'exercice budgétaire 2006/07 à 20,8% lors de l'exercice suivant (en tenant compte de la réduction de dette, dont la procédure était alors en cours).

"L'Afghanistan a mené à bien un certain nombre de réformes importantes en dépit d'un environnement extrêmement difficile caractérisé par l'insécurité, une crise alimentaire, et une situation politique difficile", ont souligné le FMI et la Banque mondiale.

Ces réformes concernaient la gestion de la dette, le secteur minier, la santé et l'éducation.

"Le point d'achèvement marque la fin d'un processus qui a compris l'annulation des arriérés et des réductions de la dette par les créanciers du Club de Paris depuis 1996 et abouti au final à une réduction de 96% de la réduction de la dette extérieure afghane", a rappelé le FMI.

Cité dans le communiqué, le directeur de la Banque mondiale à Kaboul, Nicholas Krafft, a cependant souligné que l'Afghanistan allait rester "un pays à haut risque pour la dette étant donné sa dépendance aux financements de donateurs".

"En plus des améliorations dans la sécurité, les défis essentiels à l'avenir seront d'élever le revenu national, d'investir dans l'infrastructure, et d'avancer dans la mise en oeuvre de la stratégie de développement pour réduire la pauvreté", a souligné le chef de mission du FMI en Afghanistan, Enrique Gelbard.

Enrique Gelbard :

27/1

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5guvpuuBKfkbcgQqqU15zxAwRR-1g



Les organisations mondiales

Nations Unies

Le coût de la corruption en Afghanistan: 2,5 milliards $

L'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a publié mardi un rapport indiquant que la corruption est la principale préoccupation des Afghans, devant l'insécurité et le chômage.

Selon cette étude, un Afghan verse en moyenne chaque année 160 dollars (environ 111 euros) en dessous-de-table, soit plus du tiers de ses revenus pour un PIB par habitant de 425 dollars (295 euros).

En projection sur l'ensemble de la population, la corruption représenterait ainsi 2,5 milliards de dollars (1,7 milliard d'euros), soit près du quart du PIB de l'Afghanistan selon les calculs de l'ONUDC.

L'ONUDC recommande à Kaboul de créer une autorité anticorruption, de rendre les procédures administratives transparentes et de faire publier les revenus des responsables publics.

Le gouvernement afghan a fustigé mercredi la publication Kaboul fulmine

de ce rapport, estimant qu'il était «rempli d'erreurs».

«Ce rapport est rempli d'erreurs», a déclaré le ministre afghan des Finances, Omar Zakhilwal, après une conférence réunissant les principaux responsables afghans et le représentant spécial de l'ONU en Afghanistan, Kai Eide.

«La corruption existe et nous nous engageons à l'éliminer», a ajouté M. Zakhilwal.

«Ce qui nous agace, c'est quand des personnes font des déclarations à des fins politiques ou pour servir leurs intérêts», a ajouté le ministre afghan.

20/1

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201001/20/01-941019-le-cout-de-la-corruption-en-afghanistan-25-milliards-.php

 

Les pots-de-vin versés représentent 23% du PIB de l'Afghanistan

Les pots-de-vin coûtent aux Afghans 2,5 milliards de dollars par an, somme qui représente 23% du produit intérieur brut du pays et équivaut presque aux revenus du trafic de l'opium (2,8 milliards), estime l'Office des Nations unies de lutte contre la drogue et le crime (ONUDC).

"La corruption est un impôt écrasant sur des gens qui figurent parmi les plus pauvres du monde", a déclaré mardi le directeur exécutif de l'ONUDC, Antonio Maria Costa, soulignant que les Afghans étaient plus concernés par ce fléau que par l'insécurité ou le chômage.

Dans un communiqué, il exhorte le président Hamid Karzaï, très critiqué en Occident pour son clientélisme et la corruption de son régime, "à administrer le remède radical de la Convention des Nations unies contre la corruption qu'il a tenu si fermement à ratifier".

La publication du diagnostic de l'ONUDC sur l'état avancé de corruption de l'Etat afghan intervient à moins de dix jours de la conférence qui doit se pencher à Londres sur la stratégie en Afghanistan des pays qui y ont dépêché des troupes pour empêcher les résistant d'y reprendre le pouvoir.

A l'unisson de nombreux partenaires occidentaux du régime de Karzaï, Antonio Maria Costa a estimé que la conférence de Londres devra fixer des objectifs clairs au gouvernement afghan dans le domaine de la lutte contre la corruption.

Le rapport de l'ONUDC est fondé sur des entretiens avec 7.600 Afghans réalisés entre août et octobre 2009 dans 12 capitales provinciales et plus de 1.600 villages.

Il révèle qu'un Afghan sur deux a dû "graisser la patte" au moins une fois durant l'année écoulée à un policier, un juge, un procureur ou à un ministre. La moyenne des pots-de-vin s'élève à 160 dollars. Le revenu par tête d'habitant est de 425 dollars.

Mardi 19 janvier

http://fr.news.yahoo.com/4/20100119/twl-afghanistan-corru...


Dans le monde

Allemagne

Merkel veut préparer l'Allemagne à l'envoi de renforts en Afghanistan.

Le gouvernement allemand tente cette semaine de préparer une population franchement hostile à la guerre en Afghanistan à l'envoi de renforts, sans donner l'impression de s'aligner sur Washington.

La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé samedi que l'Allemagne allait se consacrer davantage à la formation des forces de sécurité afghanes, sans dire pour autant si elle comptait augmenter le contingent de la Bundeswehr plafonné à 4 500 soldats en Afghanistan.

Une décision qu'elle n'entend prendre qu'après la conférence internationale sur l'Afghanistan prévue jeudi à Londres et en vue de laquelle son gouvernement veut montrer qu'il suit sa propre stratégie.

Le ministre de la Défense Karl-Theodor zu Guttenberg a annoncé qu'il proposerait «un chiffre concret pour une éventuelle hausse de la participation allemande aux troupes» mais que l'augmentation des effectifs dépendrait des «résultats» de la conférence de Londres.

Même si les États-Unis affirment que les dés sont déjà jetés.

Pour Richard Holbrooke, l'émissaire américain pour l'Afghanistan et le Pakistan, cité par l'hebdomadaire Der Spiegel, «la stratégie pour l'Afghanistan est décidée» et la conférence de «Londres sert à la mettre en oeuvre».

Mme Merkel ne veut pas apparaître comme la chancelière de la guerre, alors que deux tiers de la population est hostile à l'engagement de la Bundeswehr en Afghanistan. Elle insiste sur le rôle du contingent allemand dans la formation et la reconstruction plutôt que dans les combats.

Elle a donné rendez-vous lundi aux quatre ministres concernés par le dossier: M. zu Guttenberg, Guido Westerwelle (Affaires étrangères), Dirk Niebel (Développement) et Thomas de Maizière (Intérieur).

Mardi et mercredi matin, elle recevra le président afghan Hamid Karzaï à Berlin avant de prononcer un discours devant les députés sur sa politique en Afghanistan et ses attentes de la conférence de Londres.

Jusqu'à présent hostile à un renforcement des troupes de la Bundeswehr, le ministre des Affaires étrangères Westerwelle, qui représentera le gouvernement allemand à Londres, n'exclut plus cette hypothèse. «Je n'ai jamais dit que nous n'allions envoyer aucun soldat supplémentaire, par exemple pour la formation des troupes afghanes. Mais je ne donne pas de chèque en blanc», a-t-il dit au journal Bild am Sonntag.

Depuis des mois, l'OTAN et le commandant des forces internationales en Afghanistan, le général Stanley McChrystal demandent des renforts aux alliés, dont l'Allemagne, troisième contributeur de la force internationale (Isaf) en Afghanistan.

Washington a annoncé en décembre l'envoi de 30 000 hommes supplémentaires en Afghanistan et d'autres pays européens, comme l'Espagne ou la Pologne lui ont emboité le pas.

Le chef de la diplomatie polonaise, Radoslaw Sikorski, a d'ailleurs fait la leçon à l'Allemagne, estimant dans le journal Welt am Sonntag qu'«il n'était pas possible» que ce pays «ne veuille pas s'engager à fond en raison de réticences politiques et historiques».

Mais en Allemagne, la question afghane est particulièrement épineuse depuis une frappe meurtrière de l'OTAN demandée par un commandant allemand sur le terrain. Elle a déjà coûté leur poste à un secretaire d'État et aux chef d'état-major.

La perspective d'un renforcement de la formation des forces de sécurité afghanes provoque de plus un grand scepticisme au sein des Bundesländer, la police relevant des États-fédéraux, mais aussi chez les syndicats de policiers.

Le syndicat GdP dit voir d'un mauvais oeil que le gouvernement propose «des policiers allemands à la place de soldats lors des négociations internationales».

24/1

http://www.cyberpresse.ca/international/europe/201001/24/01-942452-merkel-veut-preparer-lallemagne-a-lenvoi-de-renforts-en-afghanistan.php

 

L'Allemagne va accélérer la formation des forces de sécurité

L'Allemagne va accélérer la formation des forces de sécurité en Afghanistan et se concentrer sur cette mission, a annoncé samedi la chancelière allemande Angela Merkel à cinq jours de la conférence de Londres sur l'Afghanistan.

"Nous allons concentrer nos obligations militaires principalement sur la formation des forces de sécurité", a déclaré la responsable conservatrice dans un message vidéo diffusé sur internet, comme chaque samedi.

"L'Allemagne est principalement engagée dans le nord de l'Afghanistan. Et c'est justement là-bas que nous allons respecter notre engagement de formation et ce, de façon plus rapide et plus concentrée que nous l'avons fait jusqu'à maintenant", a dit Mme Merkel.

Elle n'a pas touché mot d'une éventuelle augmentation des effectifs du contingent allemand en Afghanistan, ayant fait savoir à plusieurs reprises qu'elle ne prendrait pas de décision avant la conférence de Londres jeudi, où l'Allemagne sera représentée par son chef de la diplomatie Guido Westerwelle.

Mais le ministre de la Défense Karl-Theodor zu Guttenberg a lui annoncé qu'il présenterait dès avant la réunion de Londres "un chiffre concret pour une éventuelle hausse de la participation allemande aux troupes", dans une interview au Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) à paraître lundi.

Cette éventuelle augmentation de la participation allemande est toutefois conditionnée aux "résultats" de la conférence de Londres, a-t-il précisé.

M. Westerwelle n'a pas exclu lui non plus un renforcement des troupes: "je n'ai jamais dit que nous n'allions envoyer aucun soldat supplémentaire, par exemple pour la formation des troupes afghanes. Mais je ne donne pas de chèque en blanc", a-t-il dit au journal Bild am Sonntag à paraître dimanche.

Il a appelé à "utiliser aussi les possibilités d'une répartition intelligente au sein du contingent existant de la Bundeswehr pour la formation des forces de sécurité".

Le ministre afghan des Affaires étrangères, Rangin Dadfar Spanta, a estimé que "la formation de militaires et de policiers devait être renforcée et ce, en matière d'entraînement et d'armement", dans le quotidien Tagesspiegel.

"Je ne suis pas venu en Europe pour solliciter davantage de soldats", a-t-il dit, mais "nous aspirons à prendre en charge l'entière responsabilité dans toutes les provinces en 2015, de sorte que nos alliés présents en Afghanistan puissent rentrer chez eux". "Notre objectif est de constituer une armée avec 171.000 soldats bien formés. Les forces de police doivent être renforcées à 134.000 (policiers)", a-t-il estimé.

Pour Richard Holbrooke, l'émissaire américain pour l'Afghanistan et le Pakistan interrogé par l'hebdomadaire Der Spiegel, "la stratégie pour l'Afghanistan est acquise" et la conférence de "Londres sert à la mettre en oeuvre".

Mme Merkel a déclaré qu'elle rencontrerait "mardi soir et mercredi matin" le président afghan Hamid Karzaï à Berlin pour "discuter de la façon dont les efforts afghans et ceux des partenaires internationaux pouvaient être coordonnés au mieux".

Mercredi, elle doit prononcer un discours devant les députés sur sa politique en Afghanistan.

23/1

http://www.romandie.com/infos/News2/100123193024.0uexzj83.asp


Belgique

21-01

Alors que le débat parlementaire est étouffé depuis des années quand on aborde la question d'un bilan de la participation belge à la guerre en Afghanistan, on déroule le tapis rouge au même parlement pour écouter les pressantes recommandations de l'ambassadeur des Etats-Unis!

Il est temps pour nous d'exiger AU MINIMUM que le Parlement Belge reçoive la représentante de RAWA, qui sera en Belgique du 8 au 12 février prochain pour parler de la vraie situation de la population afghane après 8 années de guerre et d'occupation. (CP)

 D'après Le Soir, article d’Alain Lallemand, 21.1.

 

Chambre : l'idée d'un renfort belge.
Vendredi, l'ambassadeur HowardGutman évoquait devant la presse belge le vœu d'un possible renfort belge d'une centaine de militaires.

Peu importe le chiffre- qui demeure flou -, mais le calendrier semble essentiel : si la Belgique pouvait donner le ton avant la conférence de Londres sur l'Afghanistan ce 28 janvier,

Washington espère que le geste fera école auprès d'autres partenaires européens.
Ce mercredi au Parlement, de manière exceptionnelle,Howard Gutman était entendu par les commissions conjointes de la Défense et des Relations extérieures, où il précise son vœu : environ cent militaires, environ cinquante policiers.

Or par-delà les arguments critiques échangés, ce sont les acquiescements partiels de certains parlementaires qui retiennent l'attention.

Pour Hilde Vautmans(Open VLD), la Belgique« décidera en temps utile », bref,l 'agenda de Washington n'est pas celui de Bruxelles. Mais elle ajoute: « Un renfort de 100 à 150 personnes sera difficile, nous ne parlerons pas du même ordre de grandeur ». Ce n'est pas un refus.

Georges Dallemagne (CDH) est plus direct : « Mon groupe est ouvert à l'idée d'une contribution civile
plus importante. » Quant à un renfort militaire, Dallemagne ne ferme pas la porte : « Nous n'avons pas de tradition militaire,mais nous sommes un allié loyal. On peut discuter. »

Et il interroge: où l'Amérique imagine t-elle des renforts belges ?

« Ce n'est pas à moi de le dire,lance l'ambassadeur, et si je vous disais : "Au Sud", ce ne serait pas raisonnable.  Mais ce sera une solution gagnant-gagnant, je peux vous le dire ».

Gutman fait ainsi comprendre que ce dialogue est aussi une négociation.
Enfin, reste à connaître l'avis du CD&V, trop aux affaires pour s'exprimer à la légère. « La présence militaire est une condition sine qua non à la reconstruction et la renaissance d'une nation », assène Gerald Kindermans. 

C'est  exactement le point que voulait établir l’ambassadeur Gutman : les renforts militaires
demandés par Obama n'auraient d'autre objet que de sécuriser la reconstruction, et non plus d'« exploser les méchants ».

« Puisque la Belgique a compris qu'il fallait des militaires en Haïti pour protéger ses secouristes, dit Gutman, pourquoi en irait-il autrement en Afghanistan? »

 

Plus de militaires belges en Afghanistan?

15-01

L'ambassadeur des Etats-Unis en Belgique, Howard W. Gutman, a suggéré vendredi à la Belgique de déployer une centaine de militaires en plus en Afghanistan pour suivre le renforcement des effectifs américains décidé par le président Barack Obama pour "favoriser la reconstruction du pays".
Une centaine d'hommes en plus, "ce serait un message en faveur de la paix",(…)  a-t-il affirmé lors d'une rencontre avec quelques journalistes à l'approche de la conférence internationale sur l'Afghanistan qui se tiendra le 28 janvier à Londres.

M. Gutman a bien souligné qu'il ne s'agissait ni d'une "demande" ni d'une "exigence", mais précisé que des "discussions" étaient en cours avec le gouvernement belge à ce sujet, "entre partenaires".
"C'est raisonnable et cela compte pour la crédibilité" de la Belgique, a ajouté l'ambassadeur.

La Belgique est actuellement présente en Afghanistan avec quelque 610 hommes et femmes affectés à la force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), dirigée par l'OTAN.

Les effectifs des forces internationales dans le pays s'élèvent désormais à 113.000 hommes. (belga/mb)

15/01

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1054701/2010/01/15/Plus-de-militaires-belges-en-Afghanistan.dhtml


Canada

L’Officier Robert Semrau est accusé du meurtre d'un résistant.

Accusé du meurtre en 2008 d'un résistant blessé et désarmé dans le sud de l'Afghanistan, un officier canadien comparaîtra en cour martiale, lundi.

Le capitaine Robert Semrau a été accusé de meurtre au deuxième degré après avoir tué un résistant sur un champ de bataille à la suite de combats à Lashkar Gah, capitale de la province d'Helmand.

La série de combats a eu lieu alors que les forces britanniques et afghanes, avec des unités canadiennes, défendaient leurs positions, en octobre 2008. Le capitaine Semrau n'a cependant pas été accusé avant que l'affaire n'eut été portée à l'attention de commandants canadiens, deux mois plus tard.

25/1

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201001/24/01-942495-officier-canadien-accuse-du-meurtre-dun-résistant.php

 

2200 militaires blessés en Afghanistan attendent une compensation financière…

Au Canada, au moins 2200 militaires blessés en Afghanistan ont quitté l'armée et attendent une compensation financière du ministère des Anciens combattants.

Le ministère des Anciens combattants assure que «les militaires des Forces canadiennes qui sont blessés au cours de leur service reçoivent un soutien substantiel».

Dans la région de la capitale, environ 8500 militaires atteints physiquement ou mentalement reçoivent de l'aide.

Du nombre, 5200 ont combattu lors des récents conflits armés dans lesquels s'est lancé le Canada. Combien d'éclopés de l'Afghanistan?

Le ministère des Anciens combattants ne sait pas, puisque plusieurs sont encore à l'emploi de la Défense nationale et ne sont pas comptabilisés. Mais, d'un océan à l'autre, plus ou moins 2200 militaires blessés en sol afghan ont quitté l'armée et comptent maintenant sur le Ministère pour subvenir à leurs besoins.

«Lorsqu'ils quittent les Forces canadiennes, ils peuvent obtenir un soutien supplémentaire pour les aider à réussir leur transition à la vie civile», nous explique, dans un courriel, la porte-parole nationale du Ministère, Janice Summerby. «Les vétérans de l'ère moderne et leurs familles ont accès à des avantages et à des services qui leur permettent de bénéficier d'une sécurité afin qu'ils puissent rebâtir leur vie [...].»

De quels «services» est-il question?

D'abord, chaque blessure donne droit à un montant forfaitaire versé une fois. Établi en fonction de la gravité du cas, il peut atteindre 276 000 $.

Les sommes ainsi octroyées sont critiqués par l'ombudsman des vétérans.

Suivent une série de programmes divers : réadaptation physique et psychologique, pension durant les traitements, pension spéciale pour les vétérans les plus gravement blessés, aide pour trouver un emploi, soins de santé, soutien à la famille...

Ce modus operandi a été implanté en avril 2006, quand la Charte des anciens combattants a été réformée. Avant, le vétéran blessé en service recevait une pension à vie. «Il s'agit de la plus importante réforme des avantages et services accordés aux anciens combattants depuis 60 ans», expose Janice Summerby

25/1

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201001/24/01-942538-indemnisation-des-soldats-blesses-le-ministere-defend-son-programme.php


France

Sarkozy en rajoute des mégatonnes sur l'Afghanistan

"La France restera en Afghanistan parce qu'il en va de notre sécurité", a dit Nicolas Sarkozy. "Si les résistant triomphent, et les Français doivent le savoir, alors le Pakistan tombera".

Petites paroles prononcées au journal de 20 heures par Nicolas Sarkozy.

Les Français doivent le savoir, le président Sarkozy nous enfume. Il agite le spectre de l'arme atomique pakistanaise entre les mains des résistants. Ceux là même qui imposent le port de la burqa (alors que la France va légiférer pour l'interdire sur son territoire). Dans ces conditions, comment ne pas approuver notre présence militaire en Afghanistan ?

Revenons point par point sur cette terrible affirmation présidentielle : 

• Les Talibans.

 Un terme assez générique dont on ne sait pas au juste qui il recouvre. Le nom « Talibans. » serait attribué aujourd’hui en Afghanistan à tous les résistants combattant les forces gouvernementales et étrangères, mais il y aurait en réalité deux courants distincts dans le vaste mouvement de résistance.

Le premier est composé de miliciens porteurs d’une conception dogmatique et autoritaire de l’islam, reprenant à leur compte l’idéologie des résistants des années 1990, qui sont eux-même divisés (Mollah Omar versus Hekmatyar par exemple).

Le second courant, de loin le plus dynamique, regroupe une grande diversité d’individus et d’organisations. On y trouve des chefs de guerre, des trafiquants de drogue et de simples individus motivés par une volonté de puissance, des intérêts économiques, une frustration et une désillusion à l’égard de la situation économique, sociale et politique, ou encore par un désir de vengeance contre les forces gouvernementales et étrangères.

(source Contre-info, Conseil de Senlis)

• Le Pakistan

Mais un deuxième aspect est aussi à prendre en compte. Il s'agit de la dimension ethnique du conflit. L'afghanistan est une mosaïque de peuples dont le plus important est le groupe pachtoune, qui représente le groupe fondamentaliste. Le territoire de ce peuple s'étend d'afghanistan (moitié sud) au Pakistan (partie ouest), artificiellement traversé par une frontière négociée en 1893 par Sir Mortimer Durand pour le compte de l'Empire des Indes avec le roi Afghan Abdur Rahman Khan.

A cette époque Russes et Britanniques recomposent le pays (ce qu'on appellait le grand jeu).

Aujourd'hui, deux tiers des Pachtounes sont au Pakistan, le tiers restant représentant 60 % de la population afghane.

 Voilà pourquoi ces deux pays sont liés.

Cet été, Joe Klein publiait un article dans Time dans lequel il expliquait que les Taliban sont en réalité "l'armée de libération Pachtoune", œuvrant pour un Pachtounistan (en rouge sur la carte), puisque l'accord Mortimer Durand a été signé pour une période de 100 ans et qu'il a expiré.

Le sentiment d'identité Pachtoune semble dominer le sentiment d'identité nationale dans les deux pays.

Les Pachtounes Pakistanais n'aiment pas les Punjabi, ni les Pachtounes Afghans les Tadjik.

Comble de l'ironie, c'est les services secrets Pakistanais et américains qui ont soutenus les premiers résistant au Pakistan, dans les années 80, pour faire essaimer ce courant fondamentaliste en Afghanistan et lutter ainsi contre l'athéisme marxiste de l'occupant Russe.

Revenons aux déclarations de Nicolas Sarkozy : "si les résistants triomphent..."

Il est clair que si la rébellion triomphe, les guerres de clans ne cesseront pas, et que nous n'avons pas à faire à un ennemi unifié. Il est probable que cette rébellion va finir par l'emporter, à moins de raser le pays, 9 ans d'occupation militaire n'ont pas réussi à stopper la révolte qui prend de plus en plus d'ampleur

."... le Pakistan tombera".

Rien n'est moins sûr. Les Penjabi représentent la majorité de la population Pakistanaise, et la rébellion des Pachtounes pakistanais minoritaires n'est dû qu'à la pression américaine sur le Pakistan, pour qu'il intervienne dans les territoires frontaliers (Waziristan, Bannu, Swat…), en contradiction avec sa politique qui a toujours été de soutenir les résistant. "En raison de la configuration démographique et géographique de la majorité ethnique pachtoune en Afghanistan, il est dans l'intérêt national du Pakistan et dans l'intérêt de sa sécurité nationale de supporter principalement le régime pachtoune Taliban" déclarait Pervez Musharraf, alors président du Pakistan, il y a 10 ans.

D'autre part, les militaires pakistanais contrôlent étroitement l'arsenal nucléaire, ce que reconnaissait le président américain en avril 2009 : "Je suis confiant dans le fait que l'arsenal nucléaire du Pakistan est en sécurité".  

Ce que redoutent les Pakistanais, ce n'est pas une révolution islamiste, qui rendrait les résistant maîtres de l'arme nucléaire, mais plutôt un pourrissement de la situation intérieure, avec des zones grises échappant à l'autorité centrale (L'Express).

C'est donc l'intervention occidentale en Afghanistan qui déstabilise le Pakistan, au contraire.

Et c'est bien au Pakistan que se situe le cœur du problème (ainsi que le reconnaissait Richard Holbrooke au mois de mars).

Le risque majeur serait que les terroristes enveniment un peu plus les relations entre l'Inde et le Pakistan (comme ils ont tenté de le faire avec l'attentat de Bombay en novembre 2008), jusqu'à déclencher un conflit ouvert.

Bref, Sarkozy nous a encore raconté des histoires simplistes pour nous affoler et justifier l'engagement français en Afghanistan. 

Une désinformation digne des mensonges de W. Bush.

rimbus

 26 Janvier  

Un article du Rimbusblog

http://www.mediapart.fr/club/blog/rimbus/260110/sarkozy-en-rajoute-des-megatonnes-sur-lafghanistan


Pas des troupes de combat,mais des formateurs…

Dans une interview au Figaro, Nicolas Sarkozy affirmait : «La France n'enverra pas un soldat de plus en Afghanistan», où elle a déjà déployé 3 750 hommes.

Persuadé depuis longtemps que la guerre contre les résistants ne se gagnera pas militairement mais politiquement, Paris ne voit toujours pas l'intérêt d'envoyer des forces supplémentaires en Kapissa et en Surobi, les deux régions qu'elle contrôle à l'est du pays. «On ne ferait pas plus, ni mieux, avec davantage d'hommes», confiait récemment un officier français.

La France pourrait malgré tout annoncer d'un jour à l'autre l'envoi de renforts en Afghanistan.

Pas des troupes de combat, comme l'a répété Nicolas Sarkozy lundi soir sur TF1, mais des formateurs, dont le rôle sera d'instruire et de mettre à niveau les forces de sécurité afghanes, police et armée. Les Américains souhaitent en effet qu'elles prennent en main le destin de leur pays le plus rapidement possible.

Primat du politique et du civil

Dans cette affaire, on l'aura compris, tout est une question de sémantique. Pour faire passer la pilule sans avoir l'air de céder aux pressions de Washington, le pouvoir français joue sur les mots et parle de «formateurs» et non de «soldats». Mais personne n'est dupe. Jusque-là, les officiers envoyés par l'armée française pour former les cadres de l'ANA, la jeune Armée nationale afghane, avaient toujours été comptabilisés dans les effectifs militaires…

«Il est trop difficile de dire non à Obama», alors que tous les alliés des États-Unis ont fait un effort, le dernier en date étant l'Allemagne, poursuit l'officier. La France, qui avait déjà mis quelque temps à se remettre dans le bain de la guerre parce qu'elle n'avait pas participé au conflit irakien, tient à conserver une crédibilité auprès des Anglo-Saxons et à maintenir son rang de puissance. Elle se porte d'autant plus facilement volontaire qu'elle se reconnaît complètement dans la nouvelle stratégie américaine initiée par Barack Obama et le général Stanley McChrystal, fondée sur la «conquête des cœurs», la sécurisation de la population, l'afghanisation du conflit et le primat du politique et du civil sur le tout-militaire.

Pierre sans doute importante pour le bon fonctionnement de l'édifice central, cet effort supplémentaire ne donnera cependant pas plus d'influence à la France, qui n'est que le quatrième contributeur de la coalition, sur la conduite des opérations. «L'Afghanistan est la première guerre contre-insurrectionnelle à laquelle nous participons sans en être les leaders. Nous sommes obligés de suivre l'actionnaire principal, américain. C'est l'une des plus grosses différences avec l'Indochine et l'Algérie», explique un théoricien de la guerre, familier de l'Afghanistan.

Et, sur le terrain, pas sûr non plus que cela fasse une grosse différence. «Le problème de la guerre en Afghanistan, c'est qu'on y participe en étant persuadés que l'année suivante, on sera partis ! Or, pour réussir dans ce type de conflit, il faut généralement pouvoir rester quatorze ou quinze ans.

 Les Français ont-ils pris conscience de cela ?», interroge le spécialiste.

28/01

http://www.lefigaro.fr/international/2010/01/28/01003-20100128ARTFIG00427-apres-l-allemagne-la-france-envisage-d-envoyer-des-renforts-en-afghanistan-.php


Armée française: la tentation des mercenaires

Largement utilisées par les anglo-saxons, les sociétés militaires privées sont un sujet délicat en France. Cela n'empêche pas la Défense d'étudier la possibilité d'y avoir recours.

L'apparition de sociétés commerciales privées qui ont fait de la guerre un business lucratif date de la chute du mur de Berlin. Les Etats occidentaux ont rapidement pris la mesure des économies potentielles que permettrait une cure d'amaigrissement de leurs ressources militaires, devenues moins utiles après le déclin de la menace soviétique. La professionnalisation, l'outsourcing sont devenus la règle.

En France, la notion de force armée légitime, conception latine issue de la Révolution française, définit l'utilisation de la violence d'Etat.  Pour le Général Bruno Neveux, une figure de l'armée française qui a commandé avec brio la délicate opération Artémis en RDC en 2003, La force légitime émane d'un pouvoir politique légitime. «La force ne peut trouver sa raison d'être  que dans un objectif politique, ce n'est pas une finalité en soi, mais un instrument au service d'une société démocratique. La force armée est de nature régalienne, apanage de l'Etat. Personne ne remet en cause le contrôle absolu de l'Etat».

L'objectif du ministère de la Défense est d'inverser le pourcentage entre les effectifs opérationnels à même de remplir des fonctions militaires (40%) et ceux qui sont affectés à d'autres tâches. Il s'agit par exemple d'accompagnement des forces armées qui ne touchent pas à l'essence même de la fonction militaire parce qu'elles ne nécessitent pas l'usage d'armes (60%). Cela concerne essentiellement  la logistique, l'intendance ou la formation et peut s'étendre à des missions de protection, de surveillance et accompagnement qui nécessitent d'être armé».

Michèle Alliot-Marie avait demandé une réflexion sur le sujet dès les années 2000. L'emploi de sociétés militaires privées est une option, mais l'Institution militaire reste prudente. Pour le Général Baptiste, le porte parole de la Défense qui dirige la Délégation à l'Information et à la Communication de Défense, le temps est encore à l'étude: «La réflexion n'est pas aboutie, il n'y a pas de position officielle. Le pouvoir politique n'est pas pressé, même si l'on constate un lobbying en direction des parlementaires. Cette solution présente des avantages, mais on a vu en Irak les limites morales et philosophiques. Cela peut véhiculer un sentiment négatif dans un pays, en ce qui concerne le soutien à ses propres troupes. Actuellement, sur les théâtres d'opérations où elle intervient, la France n'externalise des tâches qu'à des personnels civils qui ne sont pas armés. Il s'agit principalement de restauration et de blanchisserie, d'entretien où de logistique».

La loi sur la répression de l'activité de mercenariat, adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale le 3 avril 2003 n'interdit pas vraiment l'activité des SMP. Pourtant, les sociétés françaises ne travaillent qu'à l'étranger. Pierre Marziali, dirigeant de SECOPEX, une société spécialisée dans le conseil militaire privé et l'intelligence économique, le déplore: «Il y a des intérêts économiques en jeu, et la quasi-totalité de ce marché est détenu par les anglo-saxons. Cela permettrait également la reconversion de personnel issu de la défense et l'intérieur, pour des métiers qui vont du linguiste au démineur en passant par le nageur de combat. Cela répond aussi à des intérêts d'externalisation, mais jusqu'à maintenant en France, rien ne bouge

Mais les choses pourraient s'accélérer. La Révision Générale des Politiques Publiques offre un bel avenir aux sociétés privées.

Les effectifs doivent être réduits alors que les opérations extérieures (Afghanistan, Côte d'Ivoire) se multiplient. Le recours à l'externalisation est perçu comme un outil efficace pour diminuer le nombre de personnels administratifs.

Comme le concède le Général Neveux, si le recours aux SMP semble inéluctable, encore faut il que cette évolution soit préparée et encadrée. La Convention de Montreux, signée par 17 pays, ouvre la voie à une régulation précise de ces activités, afin d'éviter les abus et les exactions qui ont été constatées en Irak. Car le glissement entre activités privatisées de pure logistique et opérations armées sur le terrain est parfois difficile à empêcher.

6/1

Eric Ouzounian

http://www.slate.fr/story/15253/armee-francaise-la-tentation-des-mercenaires


Georgie

La Géorgie propose aux USA de servir de base arrière pour leurs opérations vers l'Afghanistan.

Le président géorgien Mikhaïl Saakashvili propose aux Etats-Unis que son pays serve de base arrière aux opérations militaires américaines en Afghanistan.

Les Américains pourraient ainsi rejoindre l'Asie centrale depuis la Géorgie, au travers d'un couloir qui traverserait l'Azerbaïdjan, la Mer Noire, le Kazakhstan et l'Ouzbékistan, a expliqué le président géorgien, ajoutant qu'ils pourraient aussi utiliser les ports et les aéroports pour se ravitailler en carburant.

M. Saakashvili assure en avoir discuté avec les pays concernés et il estime que le projet est réalisable. Cette route serait moins chère et plus pratique que celle qui passe par la Russie, a-t-il dit, affirmant en avoir également discuté avec le vice-président américain Joe Biden en juillet dernier, ainsi qu'avec le général David Petraeus, commandant général de l'armée américaine.

Les Etats-Unis utilisent pour l'heure deux voies de passage vers l'Afghanistan: la principale traverse le Pakistan, l'autre passe par la Russie

AP 29/1


Grande Bretagne

Miliband réaffirme les buts (…) britanniques en Afghanistan.

Le secrétaire aux affaires étrangères britannique, David Miliband, attend d'une conférence internationale sur l'Afghanistan qu'elle redistribue le fardeau de la sécurité du pays, en passant le relais au gouvernement afghan.Interrogé par la commission des relations internationales du Sénat américain sur la rencontre qu'accueille la Grande-Bretagne la semaine prochaine, le ministre britannique a souligné que l'OTAN était loin de remplir ses objectifs. Il faisait allusion à la formation d'une force de police afghane compétente. Il s'est dit convaincu néanmoins que l'OTAN faisait des progrès, et a dit sa confiance dans le ministre afghan de l'Intérieur. Il a regretté toutefois l'usage de drogue et le faible niveau d'éducation des recrues.

Espérant de nouvelles contributions de la communauté internationale en experts et en troupes, David Miliband a suggéré que des dates-butoirs soient déterminées pour le retour aux Afghans de la sécurité de telle ou telle province. Le Premier ministre Gordon Brown voudrait retirer les forces étrangères de cinq provinces d'ici la fin de l'année.

22/1

http://fr.news.yahoo.com/3/20100122/twl-gb-afghanistan-miliband-fcd69a8.html


Conférence de Londres: "impasse" (PS)

Le Parti socialiste a estimé aujourd'hui que la conférence de Londres sur l'Afghanistan n'avait fait que reconnaître "l'impasse politique et militaire" dans ce pays et estimé nécessaire une conférence sous l'égide de l'ONU intégrant la société civile afghane.
La conférence sur l'Afghanistan à Londres "ne se termine finalement que pour reconnaître une réalité évidente, on se trouve en Afghanistan devant une impasse militaire et politique", affirme dans un communiqué Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national à l¹Europe et aux relations internationales.
"Il faut une conférence internationale de paix sous l'égide de l'ONU avec la participation de toutes les composantes de la société afghane, y compris la société civile", ajoute-t-il.
"Aucune solution n'existera sans l'inversion des priorités entre le militaire et le civil, la participation des pays voisins de l'Afghanistan, notamment le Pakistan et l'Iran - l'absence de ce dernier pays à la conférence de Londres est évidemment lourde de conséquence pour l'avenir-, sans la perspective d'un gouvernement pluriel préparant des élections", ajoute le communiqué.
Selon le PS, les décisions prises par la conférence, comme le "transfert aux Afghans de la responsabilité en matière de sécurité" et "l'augmentation du nombre de soldats et de forces de sécurité afghans", "se heurtent à l'absence d'un Etat afghan fort, crédible et légitime, issu d'élections justes et démocratiques".

.29/1

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/01/29/01011-201001...


Pays-Bas

Le major-général Mart de Kruif, qui a été commandant de l'OTAN dans le sud de l'Afghanistan pendant un an jusqu'à l'automne dernier, a affirmé mercredi à La Presse Canadienne que les deux pays avaient acquis une expertise considérable du secteur instable dans lequel la résistance  est la plus forte.

M. de Kruif a indiqué que "tout le monde respecte les immenses efforts faits par (le Canada et les Pays-Bas) dans le sud de l'Afghanistan", ajoutant que le départ des deux pays serait dommageable sur le pan militaire.

Les Pays-Bas sont un allié clé du Canada dans le sud de l'Afghanistan avec 2000 soldats présents dans la province d'Uruzgan, voisine de celle de Kandahar où sont déployés 2800 militaires des Forces canadiennes.

Toutefois, le gouvernement néerlandais pourrait décider lors des semaines à venir de mettre un terme à sa mission afghane d'ici à la fin de l'année.

Le gouvernement du premier ministre canadien Stephen Harper, de son côté, a déjà fait clairement savoir que les opérations militaires du Canada sur le sol afghan prendraient fin en 2011.

Le général-major de Kruif a estimé que les dizaines de milliers de soldats américains supplémentaires envoyés sur place seraient en mesure de poursuivre le travail effectué par les Canadiens et les Néerlandais contre les résistants, mais non sans encaisser un certain recul au préalable.

M. de Kruif est de passage à Ottawa, cette semaine, afin de rencontrer des responsables militaires et du développement canadiens.

AFP

13/1

http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5i25XO3_B9IJJeEpLvTDcO-bcbP9Q



Les voisins

Turquie

22-01

La police turque a interpellé 120 personnes soupçonnées de liens avec le réseau Al-Qaïda, rapportent vendredi plusieurs médias turcs.

Citant des sources officielles, l'agence de presse Anatolie précise que les suspects ont été arrêtés lors d'opérations menées simultanément dans 16 provinces.

Anatolie précise qu'un universitaire de Van, dans l'est du pays, a été placé en garde à vue.

Il est soupçonné d'avoir recruté des étudiants et d'autres personnes pour les envoyer en Afghanistan, dans des camps d'entraînement.

22/1

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/asiepacifique/20100122.FAP4020/la_police_turque_interpelle_120_personnes_soupconnees_d.html



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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