05.02.2010
n°314 - dossiers de l'Afghanistan - 04-02- Début:- "La détention secrète reste pratiquée au nom du contre-terrorisme à travers le monde"
n°314 - dossiers de l'Afghanistan - 04-02- Début:- "La détention secrète reste pratiquée au nom du contre-terrorisme à travers le monde"
Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.
Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .
Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!
Sa diffusion est un acte de résistance.
dossiers de l'Afghanistan n°314 du 04-02
C.De Broeder & M.Lemaire
Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be
| Sommaire : 1 Dossiers 1-1 Préparation de la 'conférence internationale' de Londres. 1 Pas besoin d'avoir les faveurs des Occidentaux" 2 Un plan de réconciliation avec les résistants au menu de la conférence sur l'Afghanistan. 3 La conférence sur l'Afghanistan: combien coûte les Résistants ? 4 Conférence de Londres sur l’Afghanistan : « Une perte de temps », selon les résistants. 1-2 La 'Conférence internationale’. 1 140 millions de dollars pour se réconcilier avec les résistants. 2 La conférence sur l'Afghanistan marque-t-elle un tournant dans la gestion du conflit contre le terrorisme? 1-3 Mehmanparast: la déclaration de Londres était d'un ton patriarcal. 1-4 Le gouvernement Karzaï invite les résistants à une Jirga. 1-5 New Delhi place ses pions en Afghanistan. 1-6 Blackwater veut se lancer dans la formation de la police afghane... Suite 2 Guantanamo & extension : Les Brèves 1"La détention secrète reste pratiquée au nom du contre-terrorisme à travers le monde" 2 Trois détenus de Guantanamo arrivent en Slovaquie. 3 Retour à Alger pour deux détenus de Guantanamo. 4 La Suisse hésite à accueillir deux Ouïgours de Guantanamo. 5 Omar Khadr reste à Guantanamo. 6 Les Etats-Unis publient les noms des 645 détenus de la prison de Bagram. 3 Guantanamo & extension : Les dossiers 1 Guantánamo, huit ans plus tard. 2 50 détenus de Guantanamo resteraient emprisonnés indéfiniment. 3 Guantanamo est l'expression d'un système qui favorise l'état de non-droit. 4 Dahlia Lithwick : Guantanamo: silence, on torture. (fin 5 Dahlia Lithwick : Il n'y a pas torture (puisqu'on peut s'en remettre). 6 Des prisons de la CIA en Lituanie. 3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage l'exercice. 3-2 Les militaires s’entraînent sur une base afghane… dans le Var. 3-3 "Afghanistan : Aucun renfort français ! " 3-4 Des milliers d'Afghans quittent la zone contrôlée par l'armée française à cause des combats. 3-5 Napakatbra : Le Pentagone plombé par ses sous-traitants... vive les fonctionnaires ! |
1 Dossiers
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information
1-1 Préparation de la 'conférence internationale' de Londres.
1 Pas besoin d'avoir les faveurs des Occidentaux"
Le président afghan Hamid Karzaï, dont le pays bénéficie des milliards de dollars de l'aide étrangère, a estimé dans une interview à la chaîne internationale de télévision Al-Jazeera qu'il n'avait pas besoin "d'avoir les faveurs" des Occidentaux, à trois semaines de la Conférence de Londres sur l'avenir de l'Afghanistan, dans une interview
Les Occidentaux "sont là pour combattre le terrorisme et nous travaillons avec eux pour la sécurité et la stabilité de l'Afghanistan", "Ils doivent respecter l'Afghanistan et son gouvernement et doivent comprendre que nous sommes un peuple, nous sommes un pays, nous avons notre histoire, notre fierté, notre dignité",. "Notre pauvreté ne doit pas être une raison pour nous ridiculiser ou nous insulter", "Je veux que les pays de l'Otan comprennent que la guerre contre le terrorisme n'est pas la poursuite de tout homme portant un turban, une barbe et le costume traditionnel", a lancé M. Karzaï.
"Nous demanderons (aux forces internationales, ndlr) de cesser leurs fouilles de nuit dans les maisons afghanes", a-t-il dit en réponse à une question sur ses attentes à la Conférence de Londres le 28 janvier.
Le président afghan accuse régulièrement l'Otan de tuer sans discernement les civils afghans lors d'opérations de recherche de résistants.
Fin décembre, dix civils, dont 8 écoliers, avaient été tués dans la province de Kunar, déclenchant la colère de M. Karzaï. Les forces internationales avaient affirmé avoir réagi en état de légitime défense contre des personnes "en âge de combattre" et leur tirant dessus.
Le président afghan a également mis en garde les Etats-Unis sur l'arrivée de plus de 30.000 soldats en renfort dans les mois à venir.
"Si ces forces viennent pour fournir une protection au peuple afghan et améliorer sa vie, ils sont bienvenus. Mais si elles viennent seulement pour traquer les résistants au détriment des civils afghans, alors bien sûr cela ne va pas avoir de bonnes conséquences pour nous", a souligné M. Karzaï.
Reconnaissant que les résistants gagnaient du terrain dans le pays, le président afghan a estimé qu'il s'agissait d'une "combinaison" de fautes de son gouvernement et des forces internationales.
"Il y a eu des opérations inutiles (de l'Otan), les sanctuaires (des résistants) à la frontière afghane (avec le Pakistan) n'ont pas assez retenu notre attention, nos forces afghanes n'ont pas été renforcées à temps, nos propres forces ont fait des erreurs et les forces de l'Otan ont fait des erreurs sérieuses", a-t-il estimé.
08.01.
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-41338427@7-6...
2 Un plan de réconciliation avec les résistants au menu de la conférence sur l'Afghanistan.
Comment gagner la guerre en Afghanistan?
La question est au cœur de la conférence qui réunira jeudi à Londres les chefs de la diplomatie d'une soixantaine de pays, et portera notamment sur un plan afghan de réconciliation visant à convaincre les combattants résistants de déposer les armes. La conflit afghan est sans doute à un tournant alors que le président Barack Obama a décidé récemment l'envoi de 30.000 soldats américains en renfort tout en annonçant un début de retrait des troupes en 2011. Les pays participant à la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de l'OTAN doivent pour leur part dépêcher sur place 7.000 soldats supplémentaires.
La guerre est encore loin d'être gagnée. Les pertes des forces occidentales sont en augmentation alors que le soutien au conflit dans les pays de la coalition est en baisse, et que les résistants se montrent de plus en plus audacieux, comme l'ont montré leurs attaques sanglantes du 18 janvier en plein coeur de Kaboul.
La conférence de Londres réunira le Premier ministre britannique Gordon Brown, le président afghan Hamid Karzaï, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon et les ministres des Affaires étrangères d'une soixantaine de pays. Elle devrait approuver, et peut-être financer, un plan du gouvernement afghan visant à inciter les combattants résistants de base à déposer les armes et à rejoindre le processus politique. Une stratégie soutenue par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, même si les dirigeants résistants la jugent vouée à l'échec.
"L'insurrection n'est pas monolithique. Elle comprend de nombreux groupes différents qui ont dans une plus ou moins large mesure coopté des combattants étrangers, des tribus locales, ceux qui sont impliqués dans le trafic de drogue et des combattants mercenaires payés à partir de seulement 10 dollars par jour", explique le chef de la diplomatie britannique David Miliband. "Nous savons que les différents groupes (...) se soutiennent mutuellement. Mais avec la bonne stratégie politique (...) nous pouvons exploiter ces divisions."
Le gouvernement Karzaï compte proposer des emplois, des formations professionnelles et des incitations financières pour convaincre les combattants résistants de retourner à la vie civile. L'objectif est d'amener 20.000 à 35.000 combattants à quitter les rangs résistants. Certains observateurs doutent toutefois du succès de l'opération, faisant valoir que de nombreux résistants pensent être bien partis pour gagner la guerre.
La conférence devrait soutenir un nouveau calendrier pour l'extension des forces de sécurité afghanes et le transfert à celles-ci du contrôle de régions du pays dans la perspective d'une réduction des forces de la coalition dès la mi-2011, si possible. Les chefs de la diplomatie discuteront également du renforcement de l'aide internationale à l'Afghanistan tout en cherchant à lutter contre la corruption au sein du gouvernement afghan.
La réunion pourrait en outre aboutir à la nomination d'un nouveau haut coordinateur civil pour l'Afghanistan. "La conférence de Londres est cruciale pour l'avenir et la réussite de l'engagement en Afghanistan", affirme dans un communiqué l'ambassade d'Afghanistan en France.
Reste qu'elle a été conçue (au moins en partie) pour soutenir deux dirigeants en difficulté: Gordon Brown et Hamid Karzaï. Le Premier ministre britannique espère redorer son blason à l'approche d'élections générales prévues au plus tard en juin, tandis que le président afghan souhaite démontrer que son gouvernement bénéficie toujours d'un large soutien international.
26/1
http://fr.news.yahoo.com/3/20100126/twl-gb-afghanistan-co...
3 La conférence sur l'Afghanistan: combien coûte les Résistants ?
Nb Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l'analyse de l'auteur mais doit être vu comme information
La conférence sur l'Afghanistan qui se tient le 28 janvier à Londres devrait s’efforcer de déterminer les voies, les méthodes, les moyens et, c’est là l'essentiel, les fonds nécessaires pour assurer la sécurité et une vie pacifique et civilisée en Afghanistan, mais aussi l’intégration des résistants dans cette vie pacifique.
Les deux objectifs sont extrêmement complexes et aussi peu réalistes l’un que l’autre.
Il sera impossible d'atteindre le premier sans la participation des Résistants qui sont dans leur majorité des Pachtounes, ethnie représentant 45% de la population de l'Afghanistan. Quant au deuxième objectif, avec la stratégie actuelle des États-Unis et le gouvernement d'Hamid Karzaï, il s’avère plus difficile à atteindre que de déclencher une nouvelle guerre afghane.
La conférence s'est ouverte dans un contexte préoccupant et dont l’issue est aisément prévisible. Il a d'abord été annoncé que les élections législatives en Afghanistan seraient reportées de mai à septembre : après l'élection entièrement truquée du président Hamid Karzai qui s’est déroulée l'année dernière, le "vote" parlementaire réduirait en poussière les restes de son "prestige". Le mot "prestige" est un peu fort puisque ce dernier ne dépasse pas les quartiers gouvernementaux de Kaboul. Bref, l'ONU a "gelé" un versement à Kaboul (au cabinet Karzaï) de plus de 50 millions de dollars pour les élections.
A ce grand forum, la proposition du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov est la plus judicieuse et réelle qui soit. Moscou se propose de reconstruire tous les ouvrages industriels et économiques qu'il y avait jadis construits en Afghanistan. Le financement devrait être assumé par l'Occident, dans la mesure où ces ouvrages ont été détruits par des armes livrées par l'Occident aux Résistants.
En fait, il est facile de faire des prévisions sur ce genre de conférences. Celles-ci commencent par des banquets comme celui de la soirée du 27 janvier donné par le prince Charles, continuent par des discours, atteignent le niveau d'un communiqué et finissent par l’enterrement du problème jusqu'à la crise suivante.
Le lieu de la conférence sur l'Afghanistan à laquelle participent 77 États et à laquelle ont été invités tous les 43 participants à la campagne militaire afghane et tous les voisins de l'Afghanistan (notre pays y est représenté par Sergueï Lavrov) devrait contribuer à son succès. Qu’on le veuille ou non, Lancaster House de Londres (aujourd'hui, la maison des réceptions et des conférences internationales relevant du Foreign Office) a tout de même vu toutes sortes de règlements de conflits. Parmi les plus importants, on peut citer la signature des textes sur l'indépendance du Nigéria, du Zimbabwe (Rhodésie) et du Kenya.
En ce qui concerne l'Afghanistan, les participants pourraient profiter de l'expérience des Britanniques. Entre le milieu du XIXème siècle et le début du XXème siècle, les Britanniques avaient mené trois guerres en Afghanistan. Dans deux d'entre elles, ils avaient battu les Afghans et auraient pu rester dans le pays s'ils ne s'étaient pas rendus compte à temps de l'évidence : vaincre les tribus afghanes dans des guerres et les contrôler, ce sont deux choses différentes. Ils s'étaient par conséquent retirés d'Afghanistan qui accéda à l'indépendance en 1919.
On perçoit la volonté de la conférence de faire une "nouvelle lecture" de l'expérience britannique. Il y est proposé de rayer de la "liste noire" de l'ONU les noms de certaines personnalités afghanes ayant fait partie des Résistants ou s’étant opposées activement au régime. Évidemment, cette proposition vise à les amener à participer aux négociations sur le règlement du conflit et à associer d'autres chefs de Résistants à la réconciliation. La liste avait été dressée par l'ONU en 2001, aussitôt après les attentats de New York, et les personnes qui y figurent sont considérées comme liées à Al Qaïda et aux Résistants, proclamés hors la loi et leurs comptes en banques étrangères bloqués.
Certes, personne n'avait l'intention de rayer de la liste les fieffés terroristes d'Al Qaïda, mais sa révision pourrait être effectivement salutaire : pardonner les erreurs signifie inviter aux pourparlers et stimule les autres.
Tout irait fort bien si tous les "pardonnés" ne s'étaient pas réconciliés depuis longtemps avec le régime actuel de Kaboul et s'ils ne coopéraient pas depuis longtemps avec le gouvernement. L'ancien ministre Résistant des Affaires étrangères Wakil Mutavaki est revenu et vit tranquillement à Kaboul depuis déjà quatre ans. L'ancien vice-ministre de la Planification Moussa Hotak est membre du parlement et président du comité de sécurité depuis 2007. L'ex-ministre de la protection des frontières Abdul Hakim a rompu avec les Résistants il y a trois ans et assume aujourd'hui les fonctions de gouverneur de la province d'Oruzgan.
Voici en quoi consiste le plan de réintégration des résistants dans la vie de l'Afghanistan proposé lors de la conférence : aide financière pour le recyclage des Résistants passés du côté des autorités légales, installation et octroi d’un travail. Tout cela n'est qu'un euphémisme pour le mot "achat" (des Résistants, naturellement). Lorsqu'il s'agit d'argent, l'Orient cesse d'être une "affaire délicate" et devient mercantile. Malgré toutes les affirmations, il y est plus facile d'acheter la loyauté que de l'imposer. Mais pour combien de temps ?
Qui plus est, le "coût" de la loyauté des anciens Résistants est évalué à 500 millions de dollars seulement qui seront versés au "Fonds d'intégration". L'Oxfam britannique, l'une des plus grandes organisations mondiales de bienfaisance, a calculé que l'entretien d'un soldat américain en Afghanistan revient à un million de dollars par an. Sur l’ensemble des sept années d'occupation, 93 dollars seulement par habitant ont été accordés pour les besoins du développement économique de l'Afghanistan.
Faut-il en déduire que le règlement demande de l'argent et que Karzaï est le problème principal ? Mais peu nombreux sont ceux qui oseraient dire : « Sans Karzaï, l'Afghanistan serait tout de suite sur la voie de la guérison ». D'ailleurs, il n'y a toujours pas de solutions de "remplacement". Le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband s'est exprimé dans le style du président Eisenhower (qui avait dit à propos du dictateur nicaraguayen Somosa: « C'est un salaud, mais un salaud à nous ») mais sans sa franchise : « L'alternative que nous aurions à ce projet très, très difficile (Karzaï et son cabinet) et sur laquelle nous travaillons est encore pire ».
D’ailleurs, personne n'est venu chercher cette alternative.
Ce texte n'engage que la responsabilité de l'auteur.
http://fr.rian.ru/
http://www.alterinfo.net/La-conference-sur-l-Afghanistan-...
4 Conférence de Londres sur l’Afghanistan : « Une perte de temps », selon les résistants.
La conférence internationale de Londres sera une nouvelle « perte de temps », ont estimé hier les résistants dans un communiqué, répétant qu’ils ne négocieront pas avant le retrait des forces internationales.
« Il y a eu des conférences semblables par le passé, aucune n’a résolu les problèmes de l’Afghanistan, ce sera la même chose pour celle de Londres », « La conférence de Londres a, en fait, pour objectif d’étendre l’invasion de l’Afghanistan par les forces d’occupation, c’est juste une perte de temps », « L’émirat islamique de l’Afghanistan considère que la seule solution aux problèmes de l’Afghanistan est le départ immédiat de toutes les troupes d’occupation », conclut le communiqué du Conseil du commandement des résistants..
A l’exception des résistants, tous les acteurs du conflit, qui entre dans sa neuvième année, doivent se réunir jeudi à Londres pour fixer les objectifs à long terme, en particulier le transfert du maintien de la sécurité aux forces afghanes et la question de la réconciliation avec les résistants.
Une soixantaine de pays seront présents, qu’ils soient contributeurs de troupes ou simples voisins de l’Afghanistan. Selon un projet de communiqué publié lundi dans le quotidien britannique The Times, Kaboul s’engagera à « prendre en charge et mener la majorité des opérations dans les régions à risque dans les trois ans » et à assumer directement la responsabilité de la sécurité « d’ici à cinq ans ». Aucun calendrier de retrait des alliés ne sera fourni, mais de « nouveaux chiffres » seront annoncés concernant un renforcement de l’armée et de la police afghanes, a indiqué lundi le Premier ministre Gordon Brown.
27/1
http://www.elwatan.com/Conference-de-Londres-sur-l
1-2 La 'Conférence internationale’.
1 140 millions de dollars pour se réconcilier avec les résistants.
La somme servira à financer la première année du programme de «réintégration» des résistants repentis, à condition que ceux-ci renoncent à la violence.
C'est le principal objectif retenu par la conférence de Londres sur l'Afghanistan.
La conférence de Londres sur l'Afghanistan a approuvé jeudi l'objectif de Kaboul de réconciliation avec les résistants, de transfert des responsabilités en matière de sécurité dans les cinq ans et de lutte contre la corruption, selon les termes du communiqué final.
Plus de 140 millions de dollars ont été promis pour financer la première année de ce «programme de réintégration» des résistants, a annoncé le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband en clôturant la conférence.
Ces promesses d'argent viendront abonder le fonds international spécialement destiné à financer ce programme, lequel vise à donner travail et argent aux résistants repentis mais à condition qu'ils renoncent à la violence. Selon des sources diplomatiques allemandes, il réunirait au total 500 millions de dollars.
Responsabilité dévolue à l'armée afghane d'ici 5 ans
«Les participants à la conférence ont accueilli favorablement les projets du gouvernement afghan d'offrir une place honorable dans la société à ceux qui veulent renoncer à la violence», ont répondu les délégués de la conférence, à la proposition du président afghan Hamid Karzaï de «tendre la main» aux résistants.
Mais les résistants concernés devront «respecter les principes inscrits dans la constitution afghane, couper leurs liens avec Al-Qaeda et les autres organisations terroristes et poursuivre leurs objectifs de manière pacifique», avertit le texte.
Les quelque 70 nations rassemblées à Londres ont également salué l'objectif du gouvernement afghan «visant à ce que les forces armées afghanes prennent le commandement de la majorité des opérations dans les zones instables d'ici trois ans et assument la responsabilité de la sécurité physique d'ici cinq ans», selon le texte final.
Transfert de responsabilités dans certaines provinces
A plus court terme, le document souhaite le transfert du «commandement d'un certain nombre de provinces aux forces armées afghanes, à condition que les conditions le permettent, d'ici la fin 2010, ou le début de 2011».
La conférence a permis à «l'Afghanistan et la communauté internationale» d'entrer dans une «nouvelle phase» vers une pleine souveraineté afghane, ajoute le texte.
La communauté internationale a aussi accepté «une hausse de 50% dans les deux prochaines années de l'aide au développement délivrée par l'intermédiaire du gouvernement afghan».
Mais «ce soutien est conditionné par les progrès du gouvernement dans le renforcement des mécanismes de gestion des finances publiques» et «la réduction de la corruption», ont souligné les signataires du communiqué.
Des observateurs étrangers, «experts éminents, afghans et autres» seront invités à participer à une mission d'évaluation chargée de lutter contre la corruption en Afghanistan, qui effectuera sa première visite en Afghanistan d'ici trois mois, écrivent les délégués.
(Source AFP)
http://www.liberation.fr/monde/0101616223-140-millions-de...
2 La conférence sur l'Afghanistan marque-t-elle un tournant dans la gestion du conflit contre le terrorisme?
Nb Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l'analyse de l'auteur mais doit être vu comme information
C'était l'ambition des 70 Etats réunis, hier.
Outre les trois objectifs clairs énoncés dans le communiqué final -assurer la sécurité, promouvoir le développement et la gouvernance, favoriser la coopération régionale-, l'enjeu principal de la conférence sur l'Afghanistan à Londres était la crédibilité qui pouvait être accordée au président Karzaï dans sa volonté d'ouvrir une politique de réconciliation nationale.
Le chef de l'Etat afghan n'a pas déçu ses partenaires: les six points de son exposé ont mis l'accent sur un engagement ferme pour initier le dialogue avec les résistants «conciliables» et ouvrir la voie à la stabilisation. «Le discours du président Karzaï a changé» a souligné Bernard Kouchner, qui précisait qu'à l'échelle locale des contacts prometteurs avaient été engagés.
Dans cette phase inédite où le politique prend toute son importance, l'Hexagone a affiché une position déterminée: il n'y aura pas de nouveaux combattants français sur le théâtre d'opérations afghan. Seuls de nouveaux contingents pourraient intervenir en tant que formateurs de l'armée afghane.
La voie anglo-saxonne
Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, qui ont de leur côté annoncé le renforcement de leur dispositif militaire, ont pleinement illustré cette nouvelle option faite de transition. Mais en amont de la conférence de Londres, la rencontre d'Istanbul puis la réunion sur le Yémen les ont projeté dans un ballet diplomatique à toute épreuve et témoigné de la réactivité de deux Etats pressés par leur opinion publique de rendre compte.
La guerre en Afghanistan est devenue impopulaire. Gordon Brown le sait. Sur le point d'être convoqué dans le cadre de l'enquête sur la guerre en Irak, il a annoncé fermement hier qu'al-Qaïda sera vaincu par les forces alliées en donnant des chiffres et des échéances. La stratégie de sortie est vitale pour son avenir politique, déjà largement fragilisé.
En marche vers Kaboul
2010 serait donc une année décisive?
Le triptyque leadership afghan/coopération régionale/partenariat international suscite de vraies attentes en matière d'unité et de cohérence. Reste à savoir s'il faut y voir un verre à moitié plein ou à moitié vide. Car le ralliement des résistants est loin d'être gagné et l'Iran a refusé de se déplacer. Un premier bilan tombera au printemps prochain à la conférence de Kaboul.
29 janvier
http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/mon...
1-3 Mehmanparast: la déclaration de Londres était d'un ton patriarcal.
"La déclaration finale de Londres sur l'Afghanistan a fixé des devoirs lourds pour régler les problèmes de ce pays", a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, en faisant état de ses regrets vis-à-vis des conséquences de la conférence de Londres.
Ramin Mehmanparast a souligné que les articles, inclus dans la déclaration finale de Londres étaient d'un ton patriarcal et contraires à l'esprit de l'indépendance et de la souveraineté nationale des pays. Mehmanparast a critiqué l'attitude sélective envers le phénomène du terrorisme, insérée à la déclaration de Londres, attitude qui témoigne, selon lui, d'impuissance des forces étrangères face à la crise afghane". "Le communiqué du ministère britannique des Affaires étrangères sur la non-participation de l'Iran à la Conférence de Londres n'aura absolument aucun impact sur le rôle que peut jouer la RII dans le règlement des problèmes de l'Afghanistan" a ajouté Mehmanparast avant de préciser que l'Iran suivait de près et minutieusement la question de sa participation à la Conférence internationale sur l'Afghanistan à Londres, mais que les tractations en coulisse entre la Grande-Bretagne et certains pays dans le but d'adopter une déclaration non constructive envers le dossier afghan qui allait à l'opposé des positions de la RII, mettant l'accent sur le rétablissement de la paix, la lutte contre la culture du pavot et le trafic de drogue, le refus de toute attitude sélective envers le terrorisme, ainsi que l'essor économique de l'Afghanistan, avaient, tous, ramené l'Iran à renoncer à participer à une telle conférence.
" Seule, une solution régionale pourra, d'après la RII, venir à bout des problèmes de l'Afghanistan", a conclu Mehmanparast.
IRNA –
31 Janvier
http://french.irib.ir/index.php/info/30482-mehmanparast-l...
Archétype : Angleterre : Imposer le terrorisme comme thème permanent…
Depuis l’échec du Sommet de Copenhague à imposer une éco-dictature anti-population et anti-développement, et l’émergence d’une alliance d’Etats-Nation souverains pour changer le système monétaire international, les provocations terroristes se sont multipliées de par le monde, devenant la nouvelle « menace » en vogue dans la plupart des médias internationaux, américains en particulier. Pour Lyndon LaRouche, ces diversions constantes sont typiques du modus operandi de l’Empire britannique.
Les britanniques tentent constamment de changer de sujet, a expliqué LaRouche.
Ce changement apparent de priorité dans les affaires internationales n’a rien de réel, puisqu’il est entièrement contrôlé par les forces de l’Empire britannique.
La seule réalité, a-t-il dit, est leur volonté de détourné l’attention.
C’est d’autant plus clair que lorsque l’on en vient à parler terrorisme, le rôle de Londres et de l’Arabie saoudite est sans cesse ignoré. Surnommée « Londonistan » par les connaisseurs, la capitale anglaise sert de plateforme de recrutement et de financement pour les mouvements islamistes radicaux, avec le large concours de réseaux saoudiens qui se prêtent au jeu impérial britannique depuis l’époque de Laurence d’Arabie. Si tout le monde dans la communauté internationale sait que le déploiement militaire en Afghanistan est un bourbier voué à l’échec, pourquoi est-ce que personne n’envisage un plan B ? Pourquoi est-ce qu’Obama, Brown et Sarkozy prévoient d’y envoyer encore plus de soldats ?
« Obama n’a pas de plan, a expliqué LaRouche, en revanche, l’Empire britannique, lui, en a un », et les Etats-Unis comme l’UE se précipitent pour l’y aider.
Le Président américain s’est empressé, dans un de ses « instants W. Bush », de déclarer les résistants yéménites comme le nouvel ennemi de l’Amérique. Maintenant, sous l’impulsion du Premier ministre britannique, les membres de l’Otan envisagent de créer une force de police au Yémen, pays arabe présenté comme le nouveau sanctuaire d’al-Qaïda. Tout cela sera décidé le 28 janvier prochain à…Londres. C’est d’ailleurs lors de cette double conférence sur l’Afghanistan et le Yémen que Nicolas Sarkozy devrait annoncer l’envoi de troupes supplémentaires.
Tout cela n’est qu’une conséquence de la défaite britannique à Copenhague, a réaffirmé LaRouche. Imposer le terrorisme comme thème permanent est un classique de l’Empire britannique afin de dévier l’attention des accords sur le crédit et les infrastructures établis entre la Russie, la Chine et l’Inde (voir ici et là). Le but est d’empêcher que les Etats-Unis puissent en venir à s’associer à cette démarche et devenir un acteur clé dans la refonte d’un système international, qui rejetterait l’impérialisme monétaire et émettrait le crédit nécessaire aux grands projets de développement.
(Nouvelle Solidarité) -
6 janvier 2010
(Source : Solidarité & Progrès)
http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article7171
1-4 Le gouvernement Karzaï invite les résistants à une Jirga.
Le gouvernement afghan a invité les dirigeants des résistant à une Loya Jirga (Grande Assemblée) des anciens destinée à ramener la paix dans le pays.
Hamid Karzaï a en outre prié l'Arabie saoudite d'apporter son aide aux efforts de paix. Cette dernière a néanmoins posé ses conditions à son implication dans le processus de paix.
"Nous devons tendre la main à tous nos compatriotes, en particulier nos frères déçus, qui n'appartiennent pas à Al Qaïda ou à d'autres réseaux terroristes, qui acceptent la Constitution afghane", a dit le président afghan.
Les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux ont fait savoir qu'ils ne s'impliqueraient pas dans la Jirga et que c'était aux Afghans à mener les efforts de réconciliation.
Washington espère que l'envoi de 30.000 hommes en renfort ainsi que l'argent dépensé pour inciter les résistants de base à abandonner le combat affaibliront suffisamment l'insurrection pour mettre les Occidentaux en position de force lors de la négociation d'un accord.
Le chef de la diplomatie française a salué les efforts de réconciliation déployés par le président afghan.
"C'est toujours la solution d'une guerre que de parler avec ses ennemis", a déclaré Bernard Kouchner.
Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a convoqué la conférence de Londres alors que la guerre, déclenchée au départ en raison du refus du gouvernement résistant de livrer des dirigeants d'Al Qaïda après les attentats du 11 septembre 2001, entre dans sa neuvième année.
"RÔLE MAJEUR" SAOUDIEN
Aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et dans d'autres pays de l'Otan, le soutien de l'opinion publique à la guerre en Afghanistan baisse à mesure que s'alourdit le bilan des soldats étrangers et des civils afghans victimes des combats.
Une élection présidentielle entachée de fraudes, la corruption et le bilan contesté de Karzaï ont aussi alimenté les critiques sur l'intervention militaire en Afghanistan.
Hamid Elmi, porte-parole du gouvernement afghan, a déclaré que les résistant seraient invités à participer à la Loya Jirga.
Les résistant n'ont jusqu'ici manifesté publiquement aucune volonté d'ouvrir des discussions, mais certains analystes les disent las des combats et conscients qu'ils n'ont pas davantage de chances que les Américains de gagner la guerre grâce aux seuls moyens militaires.
Les gouvernements occidentaux ont souligné qu'il ne pourrait y avoir de compromis avec ceux qui maintiennent des liens avec Al Qaïda.
"Quant aux résistants qui refusent d'accepter les conditions de réintégration, nous n'avons d'autre choix que de les pourchasser militairement", a déclaré Gordon Brown.
Mais l'attitude des Occidentaux consistant à accepter la participation au processus de paix d'une partie au moins des résistant témoigne d'un assouplissement.
"Je suppose que la question sera de savoir où l'on tracera la ligne entre ceux avec lesquels on pourra parler et les autres", a résumé le ministre estonien des Affaires étrangères, Urmas Paet.
Hamid Karzaï a invité l'Arabie saoudite, qui a accueilli dans le passé des discussions entre représentants du gouvernement afghan et des résistant, à participer aux efforts de paix. "Nous espérons que Sa Majesté le roi (saoudien) Abdullah bin Abdoul Aziz aura la bonté de jouer un rôle majeur de guide et de soutien au processus de paix", a-t-il dit.
RYAD POSE SES CONDITIONS
Ryad a répondu qu'il ne participerait aux efforts de paix que si les résistant n'accordent pas refuge au chef d'Al Qaïda, Oussama ben Laden, et rompent tout lien avec les réseaux d'activistes islamistes.
"A moins que les résistant renoncent à la question du sanctuaire, je ne pense pas que des négociations avec eux soient possibles ou susceptibles d'aboutir", a déclaré à des journalistes le prince Saoud al Fayçal, chef de la diplomatie saoudienne.
Hamid Karzaï a aussi demandé aux voisins de l'Afghanistan, et en particulier au Pakistan, de soutenir les efforts de paix.
L'Arabie saoudite, le Pakistan et les Emirats arabes unis sont les trois seuls pays à avoir reconnu le régime des résistant lorsque ces derniers étaient au pouvoir à Kaboul.
Washington affirme que le mollah Muhammad Omar, chef des résistant afghans, et d'autres dirigeants de l'insurrection, sont basés au Pakistan, ce que dément Islamabad.
Face à une opinion publique lassée de la guerre, les gouvernements occidentaux espèrent entamer un retrait de leurs troupes en 2011.
"D'ici le milieu de l'an prochain, il nous faudra inverser le courant dans la lutte contre l'insurrection", a dit Gordon Brown à la conférence.
Les résistants n'ont pas réagi dans l'immédiat à l'offre de discussions d'Hamid Karzaï.
Avant la conférence, ils avaient qualifié de ruse le plan du gouvernement afghan consistant à offrir de l'argent aux combattants qui déposeraient les armes, affirmant que la seule solution à la guerre serait le retrait des troupes étrangères.
Ces dernières sont au nombre de 110.000 hommes, dont 70.000 Américains.
28/1
http://fr.news.yahoo.com/4/20100128/twl-afghanistan-confe...
1-5 New Delhi place ses pions en Afghanistan.
nb Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l'analyse de l'auteur mais doit être vu comme information
Le retrait du territoire afghan annoncé par les Américains pour 2011 inquiète les Indiens.
Pour assurer leurs arrières, ces derniers doivent participer à la formation de l’armée afghane, estime le politologue Srinath Raghavan.
Le 1er décembre, après avoir annoncé l’envoi de 30 000 soldats supplémentaires en Afghanistan, Barack Obama s’est empressé d’ajouter que le retrait des troupes commencerait en juillet 2011.
Voilà qui ne présage rien de bon pour l’Afghanistan. La nature et la persistance de l’insurrection conduite par les résistants ne permettent pas d’envisager un succès des Etats-Unis, dont la stratégie s’inspire de celle conduite en Irak, surtout dans un laps de temps aussi court. Dans ces circonstances, il est temps pour les autorités indiennes de commencer à réfléchir sérieusement aux perspectives qui s’offrent à elles.
Alors qu’elle ne fait pas partie des pays traditionnellement donneurs, l’Inde a offert une généreuse contribution de 1,2 milliard de dollars [835 millions d’euros] pour aider à la reconstruction et au développement de l’Afghanistan.(…)
New Delhi est désormais le premier bailleur de fonds de la région et le sixième au niveau international. Près de 4 000 Indiens travaillent actuellement en Afghanistan, où ils construisent des routes et remettent sur pied l’agriculture et les infrastructures sanitaires. A mesure que l’Inde s’engageait de plus en plus activement dans la reconstruction du pays, les attaques contre les travailleurs indiens en Afghanistan se multipliaient. Désormais, New Delhi envoie des forces paramilitaires pour protéger ses ressortissants.
Si l’Inde ne change pas de stratégie, elle se retrouvera à l’été 2011 confrontée à un douloureux dilemme : renforcer sa présence militaire en Afghanistan ou accepter que ses efforts soient peu à peu réduits à néant. La première option n’est guère envisageable. L’Histoire montre que la présence de troupes étrangères sur le sol afghan suscite immanquablement l’animosité de la population. La deuxième, toutefois, serait fort regrettable. Plusieurs sondages révèlent en effet qu’une grande majorité des Afghans, y compris les Pachtounes, approuvent les initiatives indiennes dans leur pays. La meilleure façon de préserver le travail déjà accompli et de montrer notre volonté de nous engager à long terme serait de participer à la formation de l’armée nationale afghane. L’armée nationale afghane compte actuellement 91 000 hommes, répartis en 117 bataillons. L’OTAN a prévu d’augmenter les effectifs, pour arriver à un total de 134 000 hommes d’ici à décembre 2011 et de 240 000 d’ici à 2014. La coalition occidentale n’a toutefois pas prévu suffisamment de conseillers militaires, d’équipement ou de ressources pour former 40 000 nouveaux soldats dans les deux ans à venir.
En 2008, le ministère de la Défense américain affirmait que 7 bataillons d’infanterie sur 42 (soit 17 %) étaient parvenus à un stade d’autonomie et de “capacité opérationnelle totale”. Ces chiffres ont toutefois été contestés par des analystes indépendants. Le Congrès américain a récemment estimé que seules 40 % des unités de l’armée nationale afghane étaient en mesure de mener des opérations militaires sans le soutien de la coalition. De toute évidence, il y a encore beaucoup de travail à faire au niveau de l’armée afghane.
L’administration Obama en aurait touché deux mots au gouvernement indien, mais celui-ci se méfie naturellement des propositions américaines. La même requête formulée par Kaboul susciterait peut-être une réponse différente. Quoi qu’il en soit, tout engagement militaire prolongé – si limité soit-il – ne sera certainement pas du goût de l’opinion publique indienne.
Le souvenir de l’intervention ratée au Sri Lanka à la fin des années 1980 est encore vif dans les mémoires [en 1989, l’armée indienne, déployée au départ pour faciliter le processus de paix, a dû se retirer du territoire sri-lankais sous la pression du président Premadasa, anti-indien]. Une solution possible consisterait à former les forces afghanes sur le territoire indien.
Cela fait plusieurs années qu’un petit nombre de cadets de l’armée afghane font leurs classes dans les écoles militaires indiennes.
On pourrait facilement aménager ce programme de manière à en augmenter les effectifs.
En outre, la méthode de l’armée indienne est peut-être la plus appropriée pour former des soldats d’origines ethniques diverses. L’armée indienne, après tout, est un exemple classique de force nationale multiethnique. Bref, nous avons bien les moyens de former l’armée afghane, mais le temps presse. Si nous attendons le départ des soldats américains pour agir, il sera sans doute trop tard. N’oublions pas ce qui s’est passé après notre soutien tardif aux combattants antirésistants dans les années 1990 [après l’arrivée au pouvoir à Kaboul des résistants, en 1996, l’Inde est devenue un allié actif de l’Alliance du Nord, procurant notamment du matériel militaire au commandant Massoud]. L’attitude que l’Inde adoptera dans les prochains mois pourrait donc se révéler décisive pour le long terme.
01.01.
http://www.courrierinternational.com/article/2010/01/01/n...
1-6 Blackwater veut se lancer dans la formation de la police afghane...
Les problèmes judiciaires de l'entreprise de sécurité américaine Blackwater ne l'empêchent pas d'avoir des projets en Afghanistan. Désormais nommée Xe Services, cette firme serait en lice pour conclure un contrat avec le Pentagone d'une valeur potentielle d'un milliard de dollars (693 millions d'euros) pour la formation de la police nationale afghane. L
La compagnie a changé ses activités, se spécialisant désormais dans la formation et d'autres activités liées à l'aviation et à la logistique, depuis que plusieurs de ses agents de sécurité ont été accusés, il y a plus de deux ans, d'avoir tué en Irak des civils qui n'étaient pas armés. La fusillade avait provoqué la mort de 17 civils le 16 septembre 2007 à Bagdad.
Même avec un nouveau nom et de nouvelles activités, faire jouer un tel rôle à Xe Services serait toutefois inattendu, les démocrates ayant une opinion très négative de cette entreprise depuis cette affaire qu'on est loin d'avoir oublié à Bagdad et à Washington.
Pendant la campagne présidentielle américaine, Hillary Clinton, alors sénatrice de New York, avait apporté son soutien à une législation interdisant toute présence en Irak à Blackwater et à d'autre sociétés de sécurité privées.
Xe Services a fini par perdre sa licence pour fournir des agents de sécurité aux diplomates américains en Irak, et le Département d'Etat, avec Hillary Clinton à sa tête, a choisi de ne plus avoir recours aux services de l'entreprise quand son contrat est arrivé à expiration en 2009. Des retards pour faire travailler une nouvelle société sur place ont toutefois entraîné une prolongation temporaire du contrat avec le Département d'Etat.
La veille du Nouvel An, un juge fédéral a prononcé un non-lieu à l'encontre de cinq agents de sécurité de Blackwater impliqués dans la mort de civils irakiens, en se basant sur des erreurs de procédure répétées des procureurs fédéraux. Le gouvernement irakien souhaite toutefois toujours poursuivre Blackwater devant les tribunaux, ce qui tend un peu plus les relations entre les Etats-Unis et l'Irak.
Par ailleurs, mercredi, Xe Services est parvenue à un accord à l'amiable après une série de plaines au civil dans lesquelles plusieurs dizaines d'Irakiens l'accusaient de cultiver des méthodes aboutissant à la mort de civils innocents. Mais jeudi, deux anciens salariés d'une filiale de Xe Services ont été arrêtés pour meurtres après la mort l'an dernier de deux Afghans tués dans des tirs à la suite d'un accident de circulation à Kaboul.
Malgré cela, les Etats-Unis s'appuient fortement sur Xe en Afghanistan, et sa charge de travail dans le pays pourrait augmenter. n porte-parole de Xe, Mark Corallo n'a pas voulu confirmer si la compagnie, basée à Moyock, en Caroline du Nord, avait effectivement déposé une offre pour le contrat de formation de la police afghane. Mais d'après un responsable américain informé de l'appel d'offres, la firme est bien en lice.
Actuellement, Xe Services fournit des services de sécurité en Afghanistan, mais de manière moins importante que ce qu'elle faisait en Irak. En novembre dernier, l'entreprise disposait de plus de 200 agents de sécurité sur le terrain en Afghanistan, selon des documents détaillant les opérations de Xe Services.
Deux de ses gardes ont été tués le 30 décembre lors de l'attentat-suicide perpétré dans une base de la CIA dans le sud-est du pays, soulevant une nouvelle fois des questions sur les services que la firme fournit à la CIA. A la fin de l'année dernière, le directeur de la CIA Leon Panetta avait mis fin à l'emploi de personnels de Xe pour le chargement et d'autres activités logistiques des drones utilisés pour traquer les militants islamistes au Pakistan.
Xe est aussi un fournisseur prolixe de services d'aviation en Afghanistan. Presidential Airways, l'une de ses filiales, a transporté en avion et hélicoptères des milliers de passagers et des kilos de courrier et cargaison dans le cadre de contrats avec le Commandement des transports américain, d'une valeur potentielle de près de 870 millions de dollars (603 millions d'euros), selon une commande.
AP
http://fr.news.yahoo.com/3/20100110/twl-usa-blackwater-af...
10:57 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pakistan, al qaida, talibans, résistants, occupants, usa, attentats, 11-septembre, amérique, militaire




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