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05/02/2010

n°314 - dossiers de l'Afghanistan - 04-02- Fin- "La détention secrète reste pratiquée au nom du contre-terrorisme à travers le monde"


n°314  - dossiers de l'Afghanistan  - 04-02- Fin- "La détention secrète reste pratiquée au nom du contre-terrorisme à travers le monde"


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°314 du 04-02

C.De Broeder & M.Lemaire



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

3 Guantanamo & extension : Les dossiers (fin)

5 Dahlia Lithwick : Il n'y a pas torture (puisqu'on peut s'en remettre).

6 Des prisons de la CIA en Lituanie.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

l'exercice.

3-2 Les militaires s’entraînent sur une base afghane… dans le Var.

3-3 "Afghanistan : Aucun renfort français ! "

3-4 Des milliers d'Afghans quittent la zone contrôlée par l'armée française à cause des combats.

3-5 Napakatbra : Le Pentagone plombé par ses sous-traitants... vive les fonctionnaires !

3-6 Sébastien Fontenelle : La Drone De Guerre.


5 Dahlia Lithwick : Il n'y a pas torture (puisqu'on peut s'en remettre).

L'Amérique peut-elle et doit-elle oublier les tortures légalisées sous la présidence de Bush?

Un poison cynique a été, semble-t-il, additionné aux quatre notes internes du ministère américain de la Justice qui viennent d'être publiées. C'est la logique du prompt rétablissement: onze jours de privation de sommeil, ce n'est pas de la torture illégale tant que le prisonnier peut rattraper ses heures de sommeil ultérieurement.

Un assistant de l'attorney général [l'équivalent du ministre de la Justice] de l'époque, Jay Bybee, avait écrit: «les effets de la privation de sommeil s'estompent généralement après une ou deux nuits de sommeil ininterrompu.» Dans le même mémo, on apprend que la simulation de noyade («waterboarding») n'est pas illégale parce qu'elle ne dure qu'entre 20 et 40 secondes et que, par conséquent, «le moment où on verse de l'eau sur la tête du suspect n'est qu'un procédé stressant contrôlé, sans période prolongée qui fasse souffrir.» De la même façon, la technique du mur, dite «walling» (qui consiste à pousser violemment les détenus contre un mur), ne relève pas non plus de la torture, puisque «la tête et le cou sont soutenus par une capuche ou une serviette enroulée qui fait office de minerve pour éviter un coup du lapin».

En somme, les arguments de ces mémos consistent à dire qu'il n'y a pas torture tant qu'on s'en remet.

C'est exactement la logique sur laquelle s'appuie l'annonce du président Obama du jeudi 16 avril. Un message qui a accompagné la publication de ces notes internes de l'administration Bush: Il faut avancer maintenant. La douleur est derrière nous:

«L'heure est à la réflexion et non pas au châtiment. Je respecte les points de vue très fermes et les émotions profondes que suscitent ces questions. Nous avons traversé un sombre et douloureux chapitre de notre histoire. Mais de grands défis nous attendent et il ne faut pas diviser le pays. On ne gagnera rien à consacrer notre temps et notre énergie à formuler des griefs à propos du passé. La grandeur de la nation américaine réside dans sa faculté de se remettre sur le droit chemin en accord avec ses valeurs fondamentales, et d'aller de l'avant en toute confiance.»

La torture, un «procédé stressant contrôlé»

Le président Obama estime que dans la mesure où la torture a cessé, que les mémos qui viennent d'être publiés ne sont plus applicables et que le service juridique qui les a rédigés est actuellement «en réparation», la nation n'a pas subi de tort durable. Pour reprendre le langage de Jay Bybee, notre brève incursion dans la torture illégale n'était un «procédé stressant contrôlé». Il s'en est remis. A nous de nous en remettre aussi.

On a beaucoup écrit sur le sophisme de l'assertion que les crimes du passé doivent rester enterrés dans le passé. Après le discours de Barack Obama, Keith Olbermann a adressé cette mise en garde convaincante:

«Ce pays n'est jamais allé de l'avant "en toute confiance" sans s'être racheté au préalable de ses erreurs passées. De fait, toutes les tentatives de tracer une ligne dans le sable et de décréter que le passé est enterré n'ont servi qu'à perpétuer le passé et souvent à le faire revivre de plus belle.»

La note de Jay Bybee, qui date d'août 2002 et les notes signées par Steven Bradbury en 2005 sont un cahier des charges qui invitent au non-respect des lois. Avec leurs arguties juridiques froides et le langage servile qui consiste à donner ce qu'on veut, ces mémos sont un mode d'emploi pour que le gouvernement puisse enfreindre secrètement la loi. Ils ont par ailleurs servi de base à tous les avocats ayant pour consigne de violer le droit.

Quand le gouvernement viole le droit en toute impunité

En fait, les trois mémos signés de la main de Steven Bradbury - qui autorisaient de nouveau le régime de torture que son prédécesseur, Jack Goldsmith, avait interdit en 2004 pour cause de «raisonnement sans rigueur» et d'«erreurs juridiques» - montre précisément ce qu'il se passe quand la violation du droit par un gouvernement reste sans conséquence: la tentation de continuer à ignorer le droit est irrésistible.

Quand Obama promet à «ceux qui ont exercé leurs fonctions en suivant de bonne foi les conseils juridiques du ministère de la Justice [qu'ils] ne seront pas passibles de poursuites judiciaires», c'est suffisamment ambigu pour donner lieu à des interprétations particulièrement divergentes. Le journaliste Andrew Cohen, de CBS News, comprend les choses ainsi: l'administration Obama «ne se contentera pas de ne pas poursuivre ceux qui ont commis des délits sous Bush, elle les protègera contre des poursuites ou une enquête du Congrès». De son côté, Jameel Jaffer, de l'organisation American Civil Liberties Union, demande qu'on fasse appel à un procureur spécial. Le sénateur du Vermont Patrick Leahy a réitéré son appel à l'institution d'une commission d'enquête non partisane.

Quant au sénateur du Wisconsin Russ Feingold, il ne pense pas que l'annonce d'Obama exclue des poursuites. Après le discours du président américain, il avait déclaré: «Tel que je la comprends, la décision [d'Obama] ne veut pas dire que ceux qui livrés à des actes que le ministère [de la Justice] n'avait pas approuvés, ceux qui ont fourni des conseils juridiques inappropriés ou ceux qui ont autorisé ces actes ne pourront pas être poursuivis». En ce moment, le Bureau de la responsabilité professionnelle du ministère de la Justice passe en revue la nature des conseils juridiques prodigués par Bybee, Bradbury et leur confrère John Yoo, du service juridique.

Ironie, irresponsabilité, immunité

Il faut tout de même noter l'ironie de cette affaire. Ces avocats ne risquent rien parce ce ne sont pas eux qui ont asséné des gifles humiliantes. En effet, le jour même de l'annonce d'Obama, le procureur général espagnol, Candido Conde Pumpido, a déconseillé de poursuivre les six concepteurs présumés du programme de torture de la CIA sous Bush, parce que les responsables mis en cause n'ont pas eux-mêmes pratiqué la torture. «Si on intente des actions pour sanctionner le crime de maltraitance sur les prisonniers de guerre, la plainte doit viser les auteurs du crime», a-t-il déclaré.

D'une part, on a pratiquement accordé l'immunité à ceux qui ont participé aux actes de torture, car ils croyaient suivre tout bêtement des conseils juridiques. D'autre part, les experts s'accordent à dire qu'il est presque impossible de poursuivre au pénal les avocats qui n'ont fait que proposer leurs conseils. Ce cercle vicieux pousse la non-responsabilité à son comble!

Pour autant, le président Obama a-t-il raison de dire que l'Amérique a eu le temps de digérer cet épisode et de se remettre de ses blessures? Peut-on simplement balayer d'un revers de main l'ignoble image de violence et de cruauté qui ressort dans ces mémos du service juridique et du rapport de 43 pages du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) sur lequel Mark Danner a attiré l'attention le mois dernier? La décision de brutaliser des prisonniers était-elle une forme de démence passagère qui, comme l'a expliqué le 16 avril le directeur du renseignement américain, Dennis C. Blair, est justifiable au regard du «contexte des événements passés» et de «l'horreur associée aux attentats du 11 septembre»? Est-il acceptable que des avocats et du personnel médical du gouvernement ainsi que des fonctionnaires très haut placés collaborent pour rendre légale la simulation de noyade et permettent son utilisation la prochaine fois que le «contexte» et «l'horreur» nous feront collectivement perdre la tête?

Obama revêt le pardon et l'oubli

Les nouvelles notes internes et le rapport du CICR minimisent les atrocités et les humiliations qui ont eu lieu à la prison d'Abou Ghraib. Pourtant, en 2004, quand les sévices infligés aux prisonniers ont été révélés au grand jour, ce ne sont pas seulement les gauchistes haineux, ennemis de l'Amérique, qui ont été horrifiés. Nous l'avons tous été.

Que s'est-il passé ces cinq dernières années pour que ce qui nous a donné la nausée soit devenu un débat partisan?

Le président Obama revêt le pardon et l'oubli d'un caractère terriblement émouvant: l'Amérique est dans la tourmente économique.

Les jours et les semaines qui ont suivi le 11 septembre ont été extrêmement angoissants. Il faut que les responsables du renseignement puissent protéger les Américains sans avoir à regarder derrière eux. On ne doit pas punir des gens bien sous prétexte qu'ils ont reçu des mauvais conseils.

Tout cela, c'est du passé.

Mais au fond, le confort à court terme de dire qu'on s'en est remis vaut-il le prix à payer à long terme pour être devenus des tortionnaires, et s'en être cavalièrement remis?

Parce que le véritable risque, si on arrive à se remettre de pareilles ignominies, c'est qu'elles se reproduisent.

Article de Dahlia Lithwick,

paru sur Slate.com,

traduit par Micha Cziffra

http://www.slate.fr/story/4209/il-ny-pas-torture-puisquon-peut-sen-remettre 


6 Des prisons de la CIA en Lituanie.

Une Commission d’enquête sur les prisons de la CIA,  instituée par le Parlement lituanien  (Seimas), part du principe que les services secrets lituaniens (VSD) étaient au courant de leur existence. Un fait est avéré : en Lituanie les conditions nécessaires ont été établies dans les années 2004-2005. À cette époque le VSD était de temps à autre un « État dans l’État ». Il faut «désormais y mettre fin» a déclaré Audronius Azubalis,  Président de la Commission parlementaire aux Affaires étrangères. Adamkus, alors Président de Lituanie, aurait été lui aussi au courant  selon un commentaire d’Audrius Baeiulis dans l’hebdomadaire « Veidas » (voir Gazeta wyborcza du 23/12/2009, Varsovie)

Et voici que Rolandas Paksas, l’ex-Président de Lituanie, a fait à ce sujet une révélation sensationnelle. Paksas est à l’heure actuelle député européen. Il avait été élu Président au second tour de janvier  2003 où il affrontait son prédécesseur Adamkus. «  Ma charge de Président m’a conduit à savoir qu’on souhaitait interner en Lituanie des personnes accusées de terrorisme», a déclaré Paksas.  Il déclare que Mecys Laurinkus, l’ex-dirigeant du Département de la Sûreté de l’État (VSD)  lui a demandé au printemps 2003 s’il était possible d’interner en Lituanie, sans le faire savoir officiellement, des personnes suspectées de terrorisme par les USA. Laurinkus laissait entendre qu’une réponse positive rendrait service aux partenaires étrangers. Des politiciens lituaniens frappaient alors à la porte de l’OTAN ; ils étaient nombreux à Vilnius à  déclarer que la Lituanie souhaitait en devenir membre et estimaient qu’il était nécessaire, pour accélérer le processus d’admission, de faire en direction du pays qui joue les premiers violons dans l’organisation -les USA- « un geste d’amitié ». Paksas déclare avoir néanmoins rejeté la proposition du chef des services secrets. Six mois plus tard éclatait le plus grand scandale politique de toute l’histoire lituanienne, qui entraîna la révocation de Paksas. À l’automne 2003, Mecys Laurinkus, de son « exil doré » au poste d’ambassadeur à Madrid, avait fait parvenir aux médias occidentaux  des informations compromettantes accusant Roland Paksas d’entretenir d’étroites relations avec l’oligarque russe Iouri Borissovitch. Paksas lui aurait conféré illégalement la nationalité lituanienne en échange du financement de sa campagne.

En avril 2004, alors que la Lituanie fêtait son entrée dans l’OTAN, le Parlement lituanien vota une procédure d’impeachment à l’encontre du Président Paksas. Paksas fut contrait de démissionner. Et peu de temps après la prison secrète de la CIA fut ouverte à Antavilia, à 20 km de Vilnius. « Je pense que mon refus de principe d’ouvrir cette prison de la CIA est en relation directe avec ma chute », a déclaré Paksas lors d’une récente audition au Parlement lituanien. C’est aussi la version, par exemple, du journal « Russkij Berlin » dans sa rubrique Odna Chestaïa dans son numéro 51 de l’année 2009. L’article publié était de la plume de Vladimir Vodo et Alexander Reutov, du journal russe « Kommersant ».

 Selon certains experts, la procédure d’impeachment à l’encontre du Président Paksas a été fort utile aux USA. Premièrement beaucoup voyaient en Paksas un politicien pro-russe. Deuxièmement les services secrets Usaméricains avaient dû abandonner fin 2003 leur prison secrète dans la Pologne voisine. En effet la révélation de son existence avait déclenché un énorme scandale dans le pays et la CIA était donc à la  recherche d’une autre base du même type en Europe. En Lituanie le seul obstacle était cet empêcheur de tourner en rond de Paksas. Son départ supprimait l’obstacle. Les membres « frais émoulus » de l’OTAN, dont la Lituanie, étaient si reconnaissants aux  USA de les avoir aidés à y entrer qu’ils disaient amen à tout  ce que ceux-ci demandaient, selon le Général Richard Clarke, ex-conseiller en chef de George Bush pour la guerre contre le terrorisme (déclaration sur ABC News). «  Nous savions parfaitement que la CIA travaillait à Antavilia » a déclaré au Washington Post  Domas Grigaliunas, ex-officier des Services secrets lituaniens.

La réélection en juin 2004 de l’Américano-lituanien Adamkus au poste de Président a joué un rôle décisif dans l’affaire. Né en 1926 à Kaunas (Lituanie), Valdas Adamkus, fils d’un haut fonctionnaire lituanien, avait fui le pays avec ses parents  en 1944 vers l’Allemagne, devant l’avancée de l’Armée rouge. Après une formation militaire dans son propre pays, Adamkus y était revenu après un petit stage de perfectionnement chez les nazis. Il y a combattu l’Armée Rouge à Seda dans une unité lituanienne en octobre 1944 (au cours de l’Opération balte [14 sept.-24 nov. 1944]). Non sans avoir préalablement reçu de « hautes distinctions » de la main des nazis, Adamkus, après la défaite allemande dans les pays baltes, s’est réfugié une seconde fois en Allemagne où il aurait, paraît-il, poursuivi sa formation militaire dans la Wehrmacht. Plusieurs témoins dignes de foi affirment qu’il aurait été un gradé SS de haut rang. On n’en sait pas plus sur ses activités durant cette période.

Après la guerre Adamkus a obtenu son Abitur (baccalauréat) au lycée lituanien du monastère de Rebdorf près d’Eichstätt, puis fait des études à l’Université Ludwig-Maximilian de Munich. Ensuite il a émigré aux USA (1949). Il y a travaillé dans les Services de renseignements militaires et a dirigé des organisations clandestines  lituaniennes. En 1960 il a obtenu un diplôme d’ingénieur de l’Institute of Technology de l’Illinois. Il a fait carrière dans l’Agence américaine pour l’environnement (EPA) tout en poursuivant son engagement dans le Mouvement indépendantiste lituanien. En 1997, après avoir pris sa retraite, il est rentré en Lituanie où il a été élu président une première fois en 1998. C’est lui qui a donné son accord à l’ouverture d’au moins une prison de la CIA sur le sol lituanien. Mais la Lituanie avait déjà été admise dans l’OTAN en « remerciement de ses efforts ».

La prison de la CIA occupait une villa d’aspect extérieur élégant, munie de cellules souterraines et d’une salle garnie de micros. Selon les informations dont on dispose, on y a également pratiqué la torture. La Présidente lituanienne en exercice, Dalia Grybauskaïté, et son gouvernement, ne déplorent cependant pas qu’il y ait eu en Lituanie une prison pratiquant la torture, mais « que le gouvernement d’alors n’en ait pas été informé ». Andreus Kubilius, le Premier ministre, s’est  déclaré profondément affecté que « quelqu’un ait pu installer en Lituanie des prisons dont le gouvernement ignorait tout.» L’une des conséquences en a été le rappel par la Présidente Dalia Grybauskaïté de Mecys Laurinkus, devenu ambassadeur lituanien en Géorgie.

Laurinkus a sûrement été, vu son expérience des services secrets, un « précieux » conseiller de l’Occident avant et pendant  la guerre russo-géorgienne d’août 2008.

Hans-Jürgen FALKENHAGEN & Brigitte QUECK

Traduit par  Michèle Mialane. Édité par Fausto Giudice

Source : In Litauen wurde die Existenz von CIA-Gefängnissen aufgedeckt



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Kaboul : des milliers de recrues afghanes à l'exercice.

La scène évoque la Grande Armée de Napoléon: au centre d'entraînement militaire de Kaboul (KMTC), 9.000 recrues de l'Armée nationale afghane manœuvrent dans un décor en cinémascope, une large plaine désertique encadrée de massifs aux pentes arides et ocres.

Des bataillons entiers se groupent autour de leurs instructeurs, s'entraînent au lancer de grenades, à la patrouille de reconnaissance ou au tir, le tout en bon ordre, paquetage réglementaire sur les épaules.

Dépaysement garanti. Le KMTC, qui accueille 14.000 recrues de l'ANA au total, n'est pourtant situé qu'à quelques minutes de voiture du centre de Kaboul, sur la route de Jalalabad (est de l'Afghanistan).

Ancien centre d'instruction soviétique, le camp est jonché de centaines de carcasses de blindés, d'avions, d'hélicoptères abandonnés par l'Armée rouge dans sa retraite et préservés de la rouille par un air exceptionnellement sec. "L'équivalent d'une division blindée soviétique", note un officier français.

Depuis 2002, la France s'est spécialisée dans la formation initiale des officiers afghans, l'opération "Epidote". Près de 6.500 cadets sont déjà passés par là.

C'est au KMTC que se joue pour une bonne part l'avenir de l'ANA dont les effectifs doivent être portés de 94.000 hommes aujourd'hui à 134.000 d'ici à la fin 2011, et à 240.000 d'ici trois à cinq ans. De la réussite de cette montée en puissance, dépendra le rythme du retrait de la coalition internationale déployée en Afghanistan.

Le président américain Barack Obama entend ramener au pays les premiers soldats américains à l'été 2011, d'où l'enjeu majeur représenté par la formation des forces de l'armée et de la police afghanes.

La France, pour sa part, a laissé entendre qu'elle pourrait dépêcher de nouveaux "formateurs" en Afghanistan à l'issue de la conférence de Londres qui réunira le 28 janvier l'ensemble des protagonistes du dossier, à l'exception des résistants.

Sur les 3.300 soldats français dépêchés sur le sol afghan, 380 sont déjà affectés à l'instruction de l'ANA: 300 au sein de 6 équipes d'instructeurs insérées dans les unités afghanes, 65 au KMTC et une vingtaine d'autres, issus des forces spéciales, à l'école des commandos.

"Nous formons des lieutenants, des capitaines mais aussi d'anciens moudjahidine qui sont ensuite réintégrés dans l'ANA à leur grade d'origine", explique le colonel Bruno du Sartel, chef du détachement "Epidote".

Sur le camp, deux compagnies de cadets réunissent 140 hommes chacune. Elles sont renouvelées toutes les 20 semaines, le temps de leur formation initiale.

"Pour accompagner la montée en puissance de l'ANA, il est prévu de créer une compagnie supplémentaire en février 2010 et peut-être une autre encore en juin", explique le colonel Du Sartel.

Tels des maréchaux d'Empire, officiers afghans et français partagent un déjeuner traditionnel sur un petit promontoire, observant la manoeuvre au loin.

"Les deux compagnies (encadrées) par les Français sont des bons exemples de notre académie militaire", assure le colonel afghan Saïd Akbar qui fut lui-même l'un des premiers cadets formés par les Français en 20O2.

Un seul détail dénote. Les recrues afghanes sont équipées de fusils M16 fournis par les Américains, une incongruité au pays de la Kalachnikov reine. "Quand on leur demande de changer leurs armes, ils traînent les pieds et certains se font même porter pâle", confie, amusé, un officier français.

21/1

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5inYUsV...


3-2 Les militaires s’entraînent sur une base afghane… dans le Var.

Fait sans précédent, l’armée de terre a reconstitué un camp militaire afghan pour aider les soldats à se « mettre en condition » avant la guerre, la vraie. Revue de détail.

Dans le jargon des bidasses, cela s’appelle une « mise en condition opérationnelle ».

Traduction, en langage civil, il s’agit d’acclimater les soldats qui s’apprêtent à partir pour le front aux spécificités d’un théâtre d’opérations, en l’occurrence, celui d’Afghanistan.

Fait sans précédent, l’armée française a recréé de toutes pièces, à Canjuers dans le Var, une base militaire qui ressemble à s’y méprendre à une garnison érigée au pays des Taliban
Cette FOB (pour « forward operating base », dixit l’armée tricolore qui a depuis longtemps perdu la bataille de la langue française) est entrée en service dans les derniers jours de décembre 2009. L’initiative en revient au chef d’état-major de l’armée de terre, le général Elrick Irastorza, qui a ordonné son édification dès le mois d’avril dernier.

Travail de Titan

Désormais, tous les soldats en partance pour Kaboul, sans exception, viendront parfaire leur formation au sein de cette base afghane reconstituée au plus près.

Ce passage est obligatoire et n’est pas laissé à l’appréciation des chefs de corps des unités.

L’armée a fait les choses en grand, comme l’explique à France-Soir le lieutenant-colonel Jacquart, chef du détachement d’assistance opérationnelle-Afghanistan du 1er régiment de chasseurs d’Afrique (le DAO-A du 1er RCA, pour satisfaire les accrocs aux acronymes). Plus de 30.000 tonnes de pierres ont été acheminées sur le site de Canjuers, avant d’être concassées par les hommes du génie et de servir à ériger les épaisses protections de la FOB.

– 10 °C au matin et sous les balles

Sur place, les militaires disposent de tous les matériels qu’ils rencontreront en Afghanistan, tels, par exemple, les canons mobiles géants César, à même de cracher de puissants obus de 55 mm à une distance de 38 kilomètres. L’idée, résume le colonel Jacquart, « n’est pas de restituer dans le moindre détail une base afghane, mais d’acquérir les réflexes et les habitudes du théâtre ». Question climat, les militaires sont immédiatement plongés dans l’ambiance. Sur la FOB de Canjuers, il règne un froid de canard, –10 ou – 15 °C au petit matin à 900 mètres d’altitude. Le relief montagneux varois ressemble à s’y méprendre à celui des provinces de Kapisa ou de Surobi où les Français sont appelés à crapahuter.

Mais la mise en condition ne serait pas complète sans quelques spécialités locales.

Les soldats se livrent ainsi à des « exercices de défense de la FOB » en essuyant des tirs de roquettes ou des attaques au sol. Ambiance.
En permanence, quelque 250 soldats parachèvent leur formation à Canjuers avant de s’envoler pour six mois de mission en Afghanistan. Les premiers à être passés par cette base unique en son genre sont des OMLT (les futurs formateurs de l’armée nationale afghane), puis un bataillon de soutien qui se trouve actuellement sur le terrain, plus précisément sur le camp de Warehouse près de la capitale afghane. La guerre, pour de vrai, cette fois.

EPA

http://www.francesoir.fr/etranger/2010/01/22/afghanistan-entrainement-armee-francaise.html


3-3 "Afghanistan : Aucun renfort français ! "

nb Ndlr : La publication de l’article signifie nullement que la rédaction partage ce point de vue, mais doit être vu comme information.
23 janvier
Sarkozy a prévu d’annoncer lors de la Conférence de Londres du 28 janvier les détails de la contribution française.
Alors que, dans un sondage paru début décembre, 82% des sondés s’opposent à l’envoi de nouveaux soldats français, nous exigeons du président Nicolas Sarkozy qu’il renonce à toute augmentation des troupes en Afghanistan, qu’il s’agisse de forces spéciales, de troupes régulières ou d’instructeurs militaires.

La fuite en avant militaire décidée par Barack Obama, soutenue par l’Otan et saluée par le président Nicolas Sarkozy ne peut qu’aggraver la situation dramatique du peuple Afghan et déstabiliser encore plus la région. Nous condamnons le cynisme honteux du gouvernement français qui, dans le même temps, soutient l’escalade militaire et renvoie des réfugiés afghans dans un pays en guerre.
Cette sale guerre est une impasse. Dans un pays détruit par 30 années d’occupations étrangères et de guerres civiles, la reconstruction de l’Afghanistan sera difficile. Cela passera par une aide civile et financière de la part des pays qui participent ou cautionnent cette guerre et cette occupation, en réparation des dommages infligés au pays et à ses habitants. Cela exige en premier lieu l’arrêt des opérations militaires et le retrait des troupes de l’Otan afin de rendre au peuple afghan son indépendance et les clés de la reconstruction du pays.
Nous refusons que le gouvernement français, qui justifie les plans de licenciements et les attaques sur nos services publics au nom de la crise, utilise des centaines de millions d’euros pour l’occupation militaire de l’Afghanistan. Nous refusons que le manque d’avenir donné à la jeunesse soit utilisé comme argument pour l’enrôler dans l’armée pour défendre des intérêts qui ne sont ni les siens ni ceux du peuple afghan.
Nous appelons à faire des 23 et 24 janvier des journées de mobilisation populaire dans toutes les villes de France pour exiger du gouvernement qu’il renonce à envoyer ne serait-ce qu’un soldat supplémentaire en Afghanistan et pour exprimer notre solidarité avec le peuple afghan en premier lieu avec ceux et celles qui se sont réfugiés dans notre pays. Nous appelons notamment à participer à la manifestation qui aura lieu à Paris le samedi 23 [corrigé] janvier. Nous sommes solidaires des mobilisations qui auront lieu autour de la Conférence du 28 janvier, au Royaume uni et dans de nombreux pays...
Premiers signataires : PCF, PCOF, Le Mouvement de la Paix, Organisation Femmes Egalité, Le Cedetim, Collectif des iraniens contre la guerre, NPA, PG, Collectif Faty KOUMBA : association des libertés, droits de l’homme et non-violence, Union Pacifiste, FSU, Union syndicale Solidaires, les Alternatifs…

http://www.demosphere.eu/node/15903
http://www.fischer02003.over-blog.com/article-pas-un-seul-soldat-francais-en-afghanistan-43395341.html


3-4 Des milliers d'Afghans quittent la zone contrôlée par l'armée française à cause des combats.

Signe de la détérioration de la situation dans la région où sont déployées les troupes françaises en Afghanistan, plusieurs milliers de déplacés ont quitté cette zone ces derniers mois.

Selon le ministère afghan aux réfugiés et aux déplacés, "près de 7 000 personnes se sont rendues dans un camp de déplacés situés dans les faubourgs de Kaboul, à l'est de la capitale".

Originaires des districts de Nijrab et d'Alasaï, dans la province de Kapisa, au nord-est de Kaboul, ils auraient fui les combats qui opposent les résistants aux troupes afghanes et aux soldats français.

Toujours selon le ministère afghan aux réfugiés et aux déplacés, les bombardements de la coalition et des opérations menées par l'armée française seraient à l'origine de ces départs.

D'après des témoignages recueillis par l'organisation humanitaire Action contre la faim (ACF), des témoins ont assuré avoir été victimes d'erreurs de tirs et auraient quitté leur village par crainte pour leur vie.

Les personnels locaux d'ACF ont rapporté au réseau d'information IRIN rattaché au Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU que "148 enfants de moins de cinq ans souffraient de graves problèmes de malnutrition". Les forces françaises présentes dans cette région et les autorités provinciales afghanes de Kapisa ont admis que les opérations de ces derniers mois avaient donné lieu à "des mouvements de population", sans pour autant confirmer les erreurs de tirs.

Alertés par ces déplacements, des membres du Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) à Kaboul ont enquêté sur ces mouvements de population. Les premiers éléments fournis par le gouvernement afghan faisaient état de "plusieurs dizaines de milliers de déplacés" venant de Kapisa.

Après vérification, notamment par le biais de visites nocturnes dans le camp, il est apparu que cette estimation devait être revue à la baisse, d'où le chiffre corrigé "de près de 7 000", donné, lundi 25 janvier, par le ministère afghan aux réfugiés et aux déplacés.

Police rurale

Il semble, d'après le HCR, que des personnes présentes à Kaboul depuis des mois ou vivant chez des parents dans la capitale venaient dans le camp, au cours de la journée, grossir les rangs des déplacés récemment arrivés de Kapisa. Tous étaient néanmoins originaires de cette région.

Le HCR les suspecte d'avoir ainsi voulu faire pression sur les autorités pour obtenir davantage de ravitaillement ou se voir allouer des terres pour s'installer.

Le départ de ces deux cents familles des villages de Kapisa inquiète les troupes françaises, qui tentent de trouver des solutions pour conserver un lien avec les populations locales. Selon un membre du cabinet du ministère de la défense à Paris, une part de la réponse pourrait venir du déploiement sur place de gendarmes français à qui l'on prête un savoir-faire en matière de "police rurale". "De même, estime-t-on au ministère, nous allons nous entourer, dans un avenir proche, de davantage d'experts civils pour comprendre notre environnement."

26/1

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/01/26/des-milliers-d-afghans-quittent-la-zone-controlee-par-l-armee-francaise-a-cause-des-combats_1296814_3216.html



3-5 Napakatbra : Le Pentagone plombé par ses sous-traitants... vive les fonctionnaires !

Le Pentagone vire ses mercenaires privés pour embaucher des soldats fonctionnaires, 44 000 euros moins cher....

Pentagone mercenaires privés embaucher soldats fonctionnaires 44 000 euros.

Le Pentagone plombé par ses sous-traitants... vive les fonctionnaires ! –

Comment réduire les coûts du Pentagone ?

Grave question, à laquelle le Congrès vient de trouver une réponse : en remplaçant ses sous-traitants privés par des fonctionnaires, l'Etat économisera 44 000 dollars par poste !

Une pierre dans le jardin du l'ultralibéralisme et... un Nobel de l'économie pour Obama ?

Le département de la Défense américain estime qu'il pourra économiser 44.000 dollars tous les ans pour chaque poste de sous-traitant remplacé par un fonctionnaire, selon un rapport du Sénat détaillé par le Washington Post.

D'où le vote, samedi au Congrès, d'une ligne de crédit de 5 milliards de dollars pour embaucher de nouveaux agents gouvernementaux amenés à remplacer ces onéreux contractants, aux Etats-Unis comme à l'étranger. L'histoire ne dit pas combien d'employés seront embauchés, pas plus qu'elle ne précise le nombre de contractuels débauchés.

La faillite de la privatisation de l'armée

A l'occasion de la guerre en Irak, l'administration Bush a largement favorisé le recours au privé. À l'époque, les responsables de la Défense faisaient valoir que le Pentagone avait un besoin urgent et temporaire de personnel ; la guerre était encore considérée comme une opération devant se solder par un triomphe rapide. Le fait que les décès de mercenaires tués dans les zones de combat ne sont pas comptabilisés officiellement n'était pas pour déplaire non plus. Et le privé étant soumis à la sacro-sainte règle de libre concurrence, l'objectif était également d'économiser de l'argent. Las, l'an dernier, le Congrès a indiqué que le gouvernement devait s'acquitter de la modique somme annuelle de 250 000 dollars pour chaque employé contractuel engagé, là où il n'en dépensait que 200 000 pour un fonctionnaire du ministère.

Plus de mercenaires que de soldats de l'armée

Le 7 juin dernier, le rapport d'une commission bipartite révélait que près de 250 000 contractuels privés participent aux guerres d'Afghanistan et d'Irak.

En Irak, il y a quasiment autant de soldats privés (133 000) que de militaires gouvernementaux. Quant à l'Afghanistan, ils sont plus nombreux (68 000) ! Sans compter le personnel non combattant. Et ça ne risque pas de s'arranger, car si Obama a décidé d'envoyer 30 000 fantassins supplémentaires en Afghanistan, les sous-traitants devraient voir leur nombre s'accroitre de 56 000.

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")http://www.lesmotsontunsens.com:80/le-pentagone-plombe-par-ses-sous-traitants-vive-les-fonctionnaires-6600


3-6 Sébastien Fontenelle : La Drone De Guerre.

L’autre jour, je sais plus dans quel jité - je crois que c’était sur France 2 -, y avait ce long reportage sur la nouvelle guerre des airs, qui est si ludique, mâme Dupont, qu’on aimerait avoir la même sur nos Wii.

Ça commençait assez fort, avec un commentaire du genre, nous sommes dans un des endroits les plus secrets du monde (UDELPSDM), aux États-Unis d’Amérique, et ça va vous trouer le cul, mâme Dupont, mais c’est d’ici que sont pilotés les drones qui lancent des missiles sur des Résistants, à 11.000 kilomètres de distance - reconnaissez quand même que c’est pas tous les jours que France 2 vous raconte des trucs aussi rares.

Traduction : les communicants de l’US Army, détectant que j’avais le profil type du servile passeur de plats, m’ont proposé de faire de moi un pubard de la tuerie high tech made in USA, et, naturellement, j’ai dit oui, merde alors, trois coups de langue au bas d’un gradé yankee sont pas cher payer pour être admis dans UDELPSDM.

Et donc, ça disait comme ça, en gros, que la guerre est quand même vachement plus jolie en 2010, mâme Dupont, qu’à l’époque heureusement révolue où elle se résumait à l’éviscération de l’occupant britannique par les kilteux de Mel Gibson, puisque sormais, raffinement technologique oblige, t’as le siège sanglé dans un fauteuil à roulettes à Asshole Town (UDELPSDM), t’appuies sur le petit bouton rouge, et bim, ça nique un digène à l’autre bout du monde.

C’est quand même un vrai progrès, ça met le muslim massacre à la portée du geek, plus besoin de s’emmerder avec des entraînements à la con, une simple maîtrise de Call of Duty suffira - et quand t’auras fini ton Dr Pepper, Buddy, ça serait bien que tu m’effaces les Pakis dont voici les coordonnées ; et, s’il te plaît, essaie de faire ça proprement, cette fois-ci, l’autre jour t’as mis des morceaux de bébés partout, c’était franchement limite au niveau des droits de l’homme.

(Naaaaan, Buddy, je rigole : c’est des bougnoules - on les enc***, les droits de l’homme, don’t be a liberal pussy, Buddy.)

Bien sûr, l’envoyé spécial de France 2 dans UDELPSDM ne s’appesantissait qu’assez peu sur les dommages collatéraux de la drone de guerre - si que tu commences à gamberger, tu t’ôtes tout le plaisir du jeu -, de sorte qu’il faut chercher ailleurs les précisions qu’il omettait de trop développer, occupé qu’il devait être à lécher le fondement du major Smith.

Concrètement, le tir sur cible (supposément) pileuse depuis les sous-sols de l’Alabama donne des infos un peu sibyllines, comme, aujourd’hui : « Trois missiles ont frappé un site abritant des Résistants tôt samedi matin dans la région de Mohammad Khel, dans la province du Nord-Waziristan frontalière de l’Afghanistan ».

Ou : « Depuis le début de l’année, plus d’une dizaine de frappes attribuées aux forces de la CIA présentes au Pakistan ont été menées dans cette zone tribale, où l’armée américaine vise des combattants Résistants ».

Videmment : ces frappes violent quelques très menues dispositions du droit international, relatives, notamment, à la souveraineté des États - et plus généralement au droit des peuples à disposer de leur petit déj sans que des barbouzes US ravagées ne les anéantissent en jurant que ces foutus bâtards étaient des benladistes saturés d’intentions belliqueuses.

(Et puis de toute façon, personne ira vérifier, hein ?

Puisque vos journaleux, quand vient le moment de choisir entre une incursion au Nord-Waziristan et la visite guidée d’UDELPSDM, optent généralement pour la solution 2, où les transferts aéroport-UDELPSDM et la demi-pension sont il est vrai compris.)

Mais bon, comme d’hab, si c’est Uncle Sam qui pratique le terrorisme d’État, c’est plutôt regardé comme une contribution désintéressée à la défense du monde libre : l’autre jour, le chef de l’État français, traité par Laurence Ferrari, n’a d’ailleurs pas manqué de lui rappeler que si qu’on perd l’Afghanistan, le Pakistan tombe, mâme Ferrari, et que si que le Pakistan tombe, le barbu va nous déferler sur avec la ferme et coutumière intention d’emburqer nos filles et nos compagnes, pire que dans un éditorial d’Ivan Rioufol.

(Et me dites pas qu’on vous a déjà fait le coup avec l’Irak, mâme Ferrari : un, c’est pas du tout la même chose - là tout le monde sait que le Résistant est aussi à l’aise dans le Pakistan qu’un maire phobique dans l’UMP - et, deux, si vous me broutillez trop longuement les talonnettes, je vais vous demander de révéler le conséquent montant de votre salaire devant des millions de Françai(se)s, alors ta gueule.)

Et bon, a priori, l’aéronef lance-missiles sans (vrai) pilote a vocation à s’universaliser, comme souvent les merveilles de la technologie : en sorte que nous pouvons d’ores et déjà essayer d’imaginer ce qui se passerait si, par exemple, le gouvernement cubain, échaudé par trop d’attentats et pris d’une tardive envie de sécurité sur ses marches occidentales, envoyait quelques drones Hasta La Victoria vaporiser du béret vert à Fort Bragg (ou du néo-nazi cubain à Miami), dans le cadre, non moins (il)légitime au demeurant que celui où s’inscrit la CIA au Nord-Waziristan, d’une guerre préventive contre la terreur ?

À mon avis : France 2 négligerait d’envoyer à La Havane, dans U(autre)DELPSDM, un appliqué JRI chargé de faire de belles nimages de Juan Felipe le gamer et de son joystick - mais bon, je peux me tromper.

Sébastien Fontenelle

 30 janvier 2010

 (Don’t Be A Liberal Pussy, Buddy)



  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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