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09/02/2010

n°31- Géopolitique & stratégie d'Iran - 08-02 - : Suite : - : L’« Axe du Mal » de l’administration Obama.


n°31- Géopolitique & stratégie d'Iran - 08-02  - : Suite  : - : L’« Axe du Mal » de l’administration Obama.


Géopolitique & stratégie d'Iran

  n°31 du 08-02                        C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :

1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion

Suite    

1-4 Gore Vidal : Les Etats-Unis, une Maison de fous, Obama incompétent et dépassé.

1-5 Domenico Losurdo : Le Dalaï Lama et Obama : La rencontre entre deux Prix Nobel du mensonge. 

1-6 Les dessous de l'attentat qui a coûté la vie à un professeur d'université.


1-4 Gore Vidal : Les Etats-Unis, une Maison de fous, Obama incompétent et dépassé.

Vous vous souvenez sans doute de lui si vous avez vu le film "Zéro – Enquête sur le 11-Septembre". Gore Vidal[1] intervient vers la fin du film pour dénoncer l’absence totale de réponse de l’US AIR FORCE au moment des attentats de 2001. Essayiste et écrivain célèbre, parmi les plus lus aux Etats-Unis, il connaît aussi très bien le domaine de l’aviation.

Son père fut l’un des fondateurs des transports aériens américains et participa à l’élaboration des bases de la réglementation aérienne aux USA, fondant du même coup la FAA (FEDERAL AVIATION AGENCY). Et quand Gore Vidal explique ne pas comprendre la chronologie des événements du 11/9, son avis devrait en interpeler plus d’un.

Au moment où la popularité du récent Prix Nobel de la Paix commence à fâcheusement baisser, il nous paraît intéressant de revenir sur cette interview de Gore Vidal datant d’octobre dernier. Il nous y livre une vision abrupte et désenchantée de son pays, les USA, qui, selon lui, est devenu nocif pour l’humanité, et qu’Obama n’aura pas le pouvoir de redresser.

Les Etats-Unis Une Maison De Fous, Obama Incompétent et Dépassé Selon Gore Vidal

Extraits d’une interview du célèbre essayiste et écrivain américain, Gore Vidal, qui ne mâche pas ses mots à la fois vis-à-vis des Etats-Unis et de l’actuel Président Barack Obama.

paru sur PlaneteNonViolence, le 11 octobre 2009

Il a 84 ans, est maintenant confiné dans une chaise roulante, mais sa rage contre son pays, ses dirigeants et ses concitoyens continue de brûler avec la même intensité. Johann Hari, l’a interviewé pour le quotidien britannique « The Independent » et cette interview a été publiée le 07/10/09 sous le titre : « Gore Vidal’s United States of Fury ». Né dans une famille aisée, il a, dès l’âge de cinq ans, accompagné son grand-père, Thomas Pryor Gore, aveugle, Sénateur de l’Oklahoma, dans ses lectures, le guidant également discrètement lors de ses sorties mondaines à Washington DC. Son grand-père soutenait le peuple contre les pouvoirs concentrés aux mains de Wall Street et de la finance, représentant les cultivateurs de coton dont les activités avaient été détruites par la spéculation des financiers de Wall Street sur les cours mondiaux du coton. « Populiste » comme lui, Vidal est aussi comme son grand-père critique mais néanmoins compréhensif à l’égard de la populace qu’il considère comme idiote et droguée par la télévision et les fast-foods. « Dès que nous sommes devenus un empire, nous avons cessé d’enseigner la géographie dans les écoles, donc personne ne sait où se trouve tel ou tel endroit. Ce n’est pas la faute des gens – on les a pervertis, les obligeant à penser à la manière impériale de façon à ce qu’ils soient des travailleurs dociles et des consommateurs fidèles.C’était cela le rêve et il est devenu réalité »

Devenu une figure emblématique de la gauche critique à l’égard de la politique étrangère américaine, il a mis en garde contre la guerre du Vietnam et d’Irak, et il fut d’ailleurs souvent visionnaire, prédisant avec justesse ce qui allait se passer. Alors même que G.W. Bush, après les attentats du 11 Septembre, était au sommet de sa popularité, il déclara : « retenez mes paroles – il quittera ses fonctions comme le plus impopulaire Président de l’Histoire ».

Gore Vidal s’exprime de façon abrupte et ne mâche pas ses mots, décrivant les Etats-Unis comme une « Maison de Fous » et l’actuel Président, Barack Obama comme « incompétent » et « dépassé ». Incarnation du siècle américain tout juste terminé, c’est le plus grand essayiste américain de son époque, ses romans sont ceux qui se vendent le plus. Mais c’est aussi le critique le plus acerbe de l’expérimentation américaine qu’il considère comme un « échec ». Pour lui, tout ce qui a été fait l’a été pour rien ; bientôt le pays sera placé entre le Brésil et l’Argentine sur la liste des pays classés par importance, et c’est la place qu’il mérite, selon lui. L’Empire va s’effondrer militairement en Afghanistan, la nation va s’effondrer en interne quand Obama sera brisé par cette «Maison de Fous », et que les Chinois exigeront d’être remboursés des dettes contractées auprès d’eux par les US . Les Etats-Unis ruinés seront « un poids pour l’homme jaune » et «ils nous emploieront à tirer leurs pousse-pousse ou tout autre mode de transport qu’ils utilisent. »

Sur Obama, Gore Vidal dit avoir, comme beaucoup, considéré son élection avec optimisme. « Tout ce que nous avons dit sur l’intégration raciale a été complètement justifié…Mais il est incompétent. Il sera battu lors de la réélection. C’est dommage, car c’est le premier président intellectuel que nous ayons eu depuis des années, mais il ne peut pas tenir. Il n’est pas à la hauteur. Il est dépassé. Et qui ne le serait pas ? Les Etats-Unis sont une maison de fous. Le pays devrait être mis de côté – et on nous demande de partir. Rien n’a de sens. Le Président veut être aimé de tout le monde et il a pensé que la seule chose qu’il avait à faire c’était de parler raisonnablement. Mais souvenez-vous – le parti républicain n’est pas un parti politique. C’est un état d’esprit, comme les Jeunesses Hitlériennes. C’est plein de haine. Vous n’allez pas obtenir d’eux qu’ils coopèrent. N’essayez même jamais. La seule façon de les affronter, c’est de les terrifier. Il est trop délicat pour cela. »

Lorsqu’il établit une comparaison entre Obama et son défunt ami, Jack Kennedy, il secoue la tête. «Il est deux fois plus intellectuel que ne l’était Jack, mais Jack connaissait le vaste monde. Rappelez-vous, il a passé beaucoup de temps dans la Marine, perdant des navires. Ce gamin (Obama) n’a jamais entendu de sa vie un coup de fusil tiré sous l’effet de la colère. Il est complètement sous l’emprise des généraux qui lui racontent des mensonges et il les croit. Il n’a rien fait…. Il n’est pas prêt pour le devant de la scène et il y est projeté sans cesse ».

Interrogé sur l’existence d’un quelconque espoir pour l’Amérique de s’en sortir, il répond : « tous les signes que je vois sont sans appel . Mais les gens me disent "Oh, Mr Vidal, vous êtes trop négatif, ne pouvez-vous pas dire quelque chose d’agréable sur l’Amérique ? C’est un pays merveilleux, tout le monde veut y vivre."  Vraiment ? Quand est-ce qu’un Norvégien muni d’une carte verte a souhaité venir s’installer ici à cause du système de santé ? Je vous paie si vous en trouvez un. »

Les bonnes nouvelles, les voici selon lui : « L’Afghanistan sera fatal pour l’Empire américain, sûr. Ce qui est une manière plaisante de voir les choses. Nous serons rapidement éjectés du jeu impérial. Mais c’est trop tard pour le pays et sa constitution ».

Sur le peuple américain, il n’est pas tendre non plus. Les Américains sont-ils corrompus ? «Précisément, ils n’ont été bons qu’à devenir une puissance coloniale agitée – ou plutôt la lie de celle-ci »

Gore Vidal a adopté la politique « isolationniste » de son grand-père. « Je suis un patriote de la vieille république qui s’est lentement estompée pendant les années expansionnistes et a complètement disparu en 1950 quand l’Etat National Sécuritaire l’a remplacée…Je veux que nous passions d’une économie de période de guerre à une économie de temps de paix, et restaurer la constitution. Nous devrions laisser le monde tranquille, avant qu’il ne nous oblige à le faire. »

Selon lui, les US ne sont menacés que parce qu’ils menacent les autres. « En géopolitique comme en physique, il n’y a pas d’action sans réaction ». « Il n’y a pas eu de 11/09. Je veux dire – nos politiques étaient telles que nous allions avoir tout un tas de gens cinglés là-bas dans le Monde arabe qui allaient essayer de nous faire sauter à cause des crimes qu’ils pensaient que nous avions commis contre eux. N’importe quel fou pouvait le voir venir. Et je suis suffisamment fou pour l’avoir vu venir

Sur les attentats du 11 Septembre, il va bien plus loin et déclare abruptement que l’ Administration Bush était « probablement » impliquée. « Cela leur correspond complètement, donc on ne peut pas nous accuser de commencer à penser de manière quelque peu conspirationniste. Ils ont effectivement volé la grande élection de 2000 et ils ont d’une certaine façon mis la main sur la Cour Suprême des US, cet endroit sacré, et ont fait en sorte qu’ils fassent ce qu’ils voulaient avec la sélection et non pas l’élection, la sélection de George W. Bush comme Président. On n’a pas voté pour lui, les gens ne voulaient pas de lui. Et on les a d’une certaine manière trompés pour qu’il se retrouve en poste. »

Comme son grand-père qui s’était opposé à toutes les guerres à l’étranger menées par les US, notamment celle, selon lui non nécessaire, contre l’Allemagne et le Japon, pensant qu’elles étaient le fait de Big Bizness pour servir leurs intérêts, Vidal pense également qu’ « aucune guerre à l’étranger ne vaut qu’on sacrifie la vie d’un Américain ». Ce qu’il a dit avec un sourire de fierté, peut être le seul sourire ayant éclairé son visage pendant toute l’interview. Son grand-père, en adoptant une telle position et en se prononçant contre le New Deal, a perdu son poste de Sénateur.

Dernière sortie satyrique de Gore Vidal, celle-là sur Sarah Palin, la candidate pour la vice-présidence républicaine aux dernières élections présidentielles américaines : « la dernière idole du long culte américain de la stupidité ». Et de l’Alaska il dit : « l’endroit où tous les truands de l’Amérique vont se cacher. Et ils l’ont produite ».

Mireille Delamarre

Published par GeantVert

janvier 31, 2010

Gore Vidal a livré une interview télévisée[2] au cours de laquelle il invitait le public à lire le livre de David Ray Griffin : "Le Nouveau Pearl Harbor"[3]

Illustration vidéo http://www.dailymotion.com/video/kzO8TD2iGWmVpAPpXx


1-5 Domenico Losurdo : Le Dalaï Lama et Obama : La rencontre entre deux Prix Nobel du mensonge. 

La nouvelle est à présent officielle.

Sous peu le Dalaï Lama sera reçu par Obama à la Maison Blanche. La rencontre entre ces deux âmes jumelles était inévitable : à vingt ans d’écart  l’un de l’autre (1989 et 2009), tous les deux ont reçu le Prix Nobel pour  la paix, et tous les deux ont reçu cette distinction ad maiorem Dei gloriam, ou, pour plus d’exactitude,  pour la plus grande gloire de la "nation élue" par Dieu. 1989 était l’année où les Usa obtenaient le triomphe dans la guerre froide et s’apprêtaient à démanteler l’Union soviétique, la Yougoslavie et aussi –comme ils l’espéraient- la Chine. Dans ces conditions, celui qui allait être couronné champion de la paix ne pouvait être que le moine intrigant qui depuis trente ans déjà, encouragé et financé par la Cia, se battait pour détacher de la Chine un quart de son territoire (le Grand Tibet).

En 2009, la situation  avait radicalement changé : les dirigeants de Pékin étaient arrivés à éviter la tragédie qu’on voulait infliger à leur pays ;  au lieu d’être renvoyés aux décennies terribles de la Chine, opprimée, humiliée et souvent condamnée en masse à la mort par inanition, à la "Chine crucifiée" dont parle les historiens, un cinquième de la population mondiale avait connu un développement  prodigieux, tandis que s’avéraient clairement le déclin et le discrédit qui frappaient la superpuissance solitaire qui en 1989 avait cru avoir le monde dans ses mains. Dans les conditions qui avaient émergé en 2009, le Prix Nobel pour la paix couronnait celui qui, grâce à son habileté oratoire et sa capacité de se présenter comme un homme nouveau et venant d’en bas, était appelé à redonner quelque lustre  à l’impérialisme étasunien.  

En réalité, la signification authentique de la présidence Obama est à présent sous les yeux de tous. Il n’est de zone au monde dans laquelle  ne se soient pas accentués le militarisme et la politique de guerre des Usa. Dans le Golfe Persique a été envoyée une flotte, équipée pour neutraliser la riposte possible de l’Iran aux bombardements  sauvages qu’Israël prépare fébrilement grâce aussi aux armes fournies par Washington. En Amérique Latine, après avoir encouragé ou promu le coup d’état au Honduras, Obama installe sept bases militaires en Colombie, relance la présence de la IVème flotte, profite de l’urgence humanitaire en Haïti (dont la gravité est aussi la conséquence de la domination néocoloniale que les Usa y exercent depuis deux siècles) pour occuper massivement le pays : avec un déploiement de forces qui est aussi un lourd avertissement  aux pays latino-américains. En Afrique, sous prétexte de combattre le "terrorisme", les Usa renforcent leur dispositif militaire par tous les moyens : sa tâche réelle est de rendre le plus difficile possible l’approvisionnement  en énergie et matières premières dont la Chine a besoin, de façon à pouvoir l’étrangler au moment opportun.  En Europe même, Obama n’a pas du tout renoncé à l’expansion de l’OTAN à l’Est, et à l’affaiblissement de la Russie ; les concessions sont formelles et ne visent qu’à isoler le plus possible la Chine, le pays qui risque de mettre en question l’hégémonie planétaire de Washington.

Oui, c’est en Asie que le caractère agressif de la nouvelle présidence états-unienne émerge dans toute sa clarté. Il ne s’agit pas  seulement du fait que la guerre en Afghanistan a été étendue au Pakistan, avec un recours aux avions sans pilotes (et sa suite de "dommages collatéraux") nettement plus massif qu’à l’époque de l’administration Bush junior. C’est surtout ce qui arrive à Taïwan qui est significatif.  La situation allait s’améliorant nettement : entre la Chine continentale et l’île, les contacts et les échanges ont repris et se développent ; les rapports entre le Parti Communiste Chinois et le Kuomindang ont été rétablis. Avec la nouvelle vente d’armes, Obama veut atteindre un objectif bien précis : si vraiment on ne peut pas démanteler le grand pays asiatique, du moins faut-il en empêcher la réunification pacifique.

Et c’est en ce point là qu’annonce son arrivée à Washington une vieille connaissance de la politique du containment et du démantèlement de la Chine. Voici qu’au moment opportun entre de nouveau en scène Sa Sainteté qui, avant même de mettre les pieds aux Usa, bénit à distance le marchand de cannons qui siège à la Maison Blanche. Mais le Dalaï Lama n’est-il pas universellement connu comme le champion de la non-violence ? Je me permets, à propos de cette manipulation raffinée, de renvoyer à un chapitre de mon livre (La non-violence. Une histoire hors du mythe), que l’éditeur Laterza (Bari-Rome, NdT) sortira en librairie le 4 mars prochain . Pour le moment je me borne à anticiper un seul point. Des ouvrages ayant pour auteur ou co-auteur des ex-fonctionnaires de la Cia révèlent une vérité qui ne doit jamais être perdue de vue : la non-violence est un "écran" (screen) inventé  par le département des services secrets étasuniens majoritairement engagé dans la "guerre psychologique".  Grâce à cet "écran", Sa Sainteté était plongé dans une aura sacrée, alors que depuis longtemps, après sa fuite hors de Chine en 1959, il a promu au Tibet une révolte armée, alimentée par les ressources financières massives, par la puissante machine organisatrice et multi médiatique et par l’immense arsenal états-uniens ; révolte qui a cependant échoué à cause du manque d’appui de la part de la population tibétaine.  Il s’agissait d’une révolte armée –écrivent encore les ex-fonctionnaires de la Cia- qui a permis  aux Usa d’accumuler de précieuses expériences pour les guerres en Indochine, c’est-à-dire pour des guerres coloniales –c’est moi qui ajoute, cette fois- qui sont à ranger parmi les plus barbares du XXème siècle.

Maintenant, le Dalaï Lama et Obama se rencontrent. C’était dans la logique des choses.  Cette rencontre entre les deux Prix Nobel du mensonge sera plutôt affectueuse comme seule peut l’être une rencontre entre deux personnalités liées entre elles par des affinités électives. Mais elle ne promet rien de bon pour la cause de la paix.

Domenico Losurdo 

Domenico Losurdo enseigne l’histoire de la philosophie à l’Université d’Urbino. Il dirige depuis 1988 la Internationale Gesellschaft Hegel-Marx für dialektisches Denken, et est membre fondateur de l’Associazione Marx XXIesimo secolo « Rievoluzione »
( voir : http://www.pdcitv.it/video/2644/Associazione-Marx-XXI--Domenico-Losurdo ).
Parmi ses nombreux ouvrages, sont (entre autres) disponibles en français : Fuir l’histoire ?

La révolution russe et la révolution chinoise aujourd’hui. (Le temps des Cerises-Delga, 2007),
Démocratie ou bonapartisme, triomphe et décadence du suffrage universel. (Le temps des Cerises
Le péché originel du 20ème siècle. (Aden, 2007)
Le révisionisme en histoire. Problèmes et mythes.  (Albin Michel, 2005)
Gramsci. Du libéralisme  au « communisme critique » (Syllepse, 2006)
Nietzsche, philosophe réactionnaire. Pour une biographie politique (Delga, 2008).
Contre-histoire du libéralisme,
Le Langage de l’Empire. Lexique de l’idéologie états-unienne (Laterza editori), sont en cours de traduction.
Staline. Histoire et critique d’une légende noire, paraîtra au printemps 2010 chez Aden.

Article original sur le blog de l’auteur :www.domenicolosurdo. it
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


1-6 Les dessous de l'attentat qui a coûté la vie à un professeur d'université.

25 Janvier

Comme le Guide suprême de la Révolution islamique l'a fait remarquer, l'attentat contre la vie du physicien iranien, a démasqué les ennemis qui tentent de porter atteinte au Djihad scientifique en Iran.  Ce professeur d'université est tombé en martyr, tué dans l'explosion d'une moto piégée alors qu'il sortait de chez lui. La mort en martyre de Massoud Ali Mohammadi a provoqué la colère du peuple et des responsables iraniens. Cet attentat a aussi eu de vastes répercussions à l'extérieur des frontières iraniennes. La mort en martyre du Dr. Ali Mohammadi a montré avant toute chose comment les ennemis de la nation iranienne ne lésinent sur rien pour entraver le progrès de la RII, et ils se permettent de commettre tout crime, dont le rapt ou le massacre pour arrêter ou ralentir le processus du progrès de la RII. Le président du Majlis islamique, Ali Larijani, était le premier haut responsable iranien à condamner l'attentat contre la vie du martyr Massoud Ali-Mohammadi et a fait allusion des renseignements sur un attentat terroriste. A rappeler que quelques heures après le meurtre de ce professeur d'université, un groupe royaliste a revendiqué, dans un communiqué, la responsabilité de cet attentat. Comme le président du parlement iranien l'a affirmé la semaine dernière, le communiqué de ce groupuscule inconnu ne visait qu'à couvrir l'identité de ceux qui sont impliqués dans l'attentat de ce professeur d'université iranien.
La CIA et le Mossad s'imaginaient que la publication d'un tel communiqué par un groupe marginalisé et impuissant parviendrait induire en erreur les responsables des services de renseignements et des Autorités de la RII sur ce crime. Mais, les services de renseignements et de sécurité du pays avaient obtenu quelques jours avant l’attentat, des rapports faisant état d'une opération terroriste que la CIA et le Mossad envisageaient à monter à Téhéran. A ce sujet, le président du parlement iranien, Ali Larijani a fait allusion à l'implication des services de renseignements américain et israélien dans l'attentat qui a coûté la vie au physicien iranien. « Une déclaration émise de la part d’un groupe inconnu et contre-révolutionnaire ne peut pas duper les responsables de la RII ou le peuple iranien et détourner leur attention de ceux qui sont derrière l’affaire de l’attentat. Le martyr Massoud Ali Mohammadi contribuait à des projets scientifiques de haut niveau et sa disparition est un grand dommage pour le peuple iranien, notamment la société universitaire iranienne. Les responsables du régime sioniste et les médias occidentaux ont essayé de duper l’opinion publique à ce sujet en insinuant que cet attentat découlait de ce qu’ils appelaient « la guerre du pouvoir en Iran ». Ils cherchent à diviser les Iraniens et les mettre les uns devant les autres. Mais le message de condoléances du Guide suprême de la Révolution islamique d’Iran à la société universitaire iranienne et aux proches et à la famille du martyr Ali-Mohammadi, ainsi que les positions fermes du peuple, des étudiants et des professeurs d’université iraniens qui n'ont pas hésité à condamner cet attentat, ont déjoué le complot du régime de Tel-Aviv et de ses partisans qui avaient sournoisement suggéré que l’on devait chercher les motifs de cet attentat à l’intérieur du pays.
Les tentatives des ennemis de
la RII d’abuser de la mort en martyr du Dr. Ali-Mohammadi et de diviser les différentes couches de la société étaient dès le début vouées à l’échec, car certains médias occidentaux et arabes ont tenté d’exploiter cet acte ignoble pour attiser les différends intérieurs. Sur cette base, ils ont prétendu que le martyr Ali-Mohammadi était lié à un parti particulier et que l'autre parti était impliqué dans l’attentat. Et ce, alors que les antécédents de ce physicien sont clairs, montrant qu’il n’était pas du tout lié à une fraction particulière, mais qu’il figurait parmi l'élite scientifique du pays. Tout porte à croire qu’Israël, appuyé par les Etats-Unis et ses mercenaires avait pu mettre en exécution son dessein néfaste. Les milieux politiques et médiatiques occidentaux et sionistes ont fait croire que cet attentat n’était qu’un règlement de compte intérieur. Mais il reste à savoir pourquoi à la place des ténors des partis rivaux, un professeur d’université devait faire l’objet de cet attentat terroriste.
Durant ces dernières années, l’Iran est mis en tenaille pour qu'il abandonne son programme nucléaire pacifique.

Pour les Etats-Unis, Israël et leurs alliés, la RII endigue leurs visées expansionnistes au Moyen-Orient et dans le bassin du golfe Persique. C’est pourquoi ils font tout pour porter atteinte à la RII, un pays qui, deux décennies après la guerre imposée par l'ex-régime irakien à l'Iran, est aujourd'hui plus puissant que jamais sur les plans défensif et militaire de sorte que l'option militaire à son encontre en signifie que suicide. L’occident a compris que la rhétorique de menace ou les mesures punitives d’ordre politique ou économique ne pourraient en rien empêcher la RII de continuer ses activités nucléaires à vocation civile. Israël et ses alliés ont donc conclu que l'élimination physique de ses scientifiques pourrait entraver la marche du peuple iranien sur le chemin du progrès. Un regard rétrospectif sur le bilan d’Israël, émaillé de divers cas d’attentats à la vie des scientifiques d’autres pays nous donnerait une idée plus juste des visées néfastes d'Israël.
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Le Dr. Yahya al-Machd, scientifique nucléaire égyptien qui supervisait dans la décennie 70 le programme nucléaire irakien, a été tué en 1980 dans un hôtel à Paris. Le Dr. Samire Moussa est un autre scientifique égyptien qui a perdu la vie en 1952 dans un accident suspect de voiture aux Etats-Unis. Il faut aussi mentionner Saïd Badir, scientifique égyptien, qui a été jeté en 1988 du haut du balcon de sa maison à Alexandrie en Egypte. Il avait obtenu des succès remarquables dans le domaine du développement des industries balistiques de son pays. Tous ces scientifiques menaient des activités qui allaient au détriment des intérêts d’Israël, d’autant plus que si leur projet était réalisé, la suprématie des pays arabes dans la région serait incontestable. En substance, les Etats-Unis visent aujourd’hui à éliminer physiquement l'élite iranienne; or, ce qui est évident, c'est la détermination infaillible du peuple et des responsables de
la RII de préserver les acquis scientifiques du pays, ne permettant à personne de porter préjudice à leur unité et leur solidarité.

http://french.irib.ir/

http://www.alterinfo.net/Les-dessous-de-l-attentat-qui-a-...


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