Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

13/02/2010

n°125 - Dossier du Liban - 11-02 : -Suite - : Hariri : "Nous nous battrons aux côtés du Hezbollah !"


n°125 - Dossier du Liban - 11-02 : -Suite  - : Hariri : "Nous nous battrons aux côtés du Hezbollah !"


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du liban n°125 du 11-02

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Khaled Asmar : Selon un rapport américain alarmiste : le Hezbollah prépare un plan d’incursion dans le nord d’Israël…

2-2 Khaled Asmar : Monsieur Marouni nous évoque sa belle mosaïque et sa chère harmonie.

2-3 Michel Kaji Geurgiou : L’art de fausser le débat.

2-4 L’art de fausser le débat : Réponse de Raymond Richa. 



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Khaled Asmar : Selon un rapport américain alarmiste : le Hezbollah prépare un plan d’incursion dans le nord d’Israël…

Nb…Ndlr : La publication de l'articles  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Ndlr : Quel est le véritable but d’Asmar en écrivant de pareils inepties???

S’appuyant sur une enquête menée durant plusieurs mois, les services de renseignement américains auraient établi un rapport alarmiste évoquant un plan préparé par l’Iran, la Syrie, le Hezbollah et le Hamas pour envahir le nord d’Israël.

Près de 5.000 combattants du Hezbollah se seraient entraînés en Iran pour mener ces incursions et contrôler la Galilée et le nord-ouest de l’Etat hébreu. En février 2009, « MediArabe.info » avait révélé l’existence de tunnels destinés à ce type d’opérations qualitatives en Israël.

Ce rapport, révélé par le site israélien Debkafile connu pour être proche des services israéliens et très informé, est à prendre très au sérieux.

En effet, cette source s’appuie sur un rapport solide des renseignements américains, établi à l’issue de plusieurs mois d’enquête, et qui révèle que l’axe composé par l’Iran, la Syrie, le Hezbollah et le Hamas a mis au point un plan offensif en territoire israélien.

Il s’agit plus précisément d’une incursion qui serait menée par quatre bataillons du Hezbollah qui franchiraient la frontière entre le Liban et Israël sur quatre fronts allant de la Méditerranée à l’ouest à la Galilée à l’est.

Un cinquième bataillon, plus en retrait, assurerait la couverture balistique grâce aux dizaines de milliers de missiles détenus par le Hezbollah, et qui aurait été déployés loin de la frontière, y compris dans le nord du Liban, pour les mettre à l’abri des raids aériens de Tsahal.

Dans le même temps, le rapport souligne que le Hamas ouvrirait deux fronts pour affaiblir Israël, le premier au Sud (Gaza), le second à l’Est (Cisjordanie).

Les Arabes Israéliens seraient également sollicités pour se soulever contre l’Etat hébreu et pour le déborder. De son côté, la Syrie serait mise à contribution à travers une couverture aérienne et l’ouverture d’un front dans le Golan.

Pour réaliser ce plan, l’Iran aurait entraîné près de 5.000 combattants du Hezbollah dans les camps des Pasdarans, à proximité de Téhéran. Il s’agirait en effet de cinq bataillons composés chacun d’un millier d’hommes. Ils auraient reçu un entrainement intensif et auraient été préparés aux incursions, particulièrement en milieux urbains.

En effet, selon le rapport, l’un de ces bataillons serait chargé de l’incursion sur l’axe côtier Naqoura-Nahariya, sur une profondeur de 7 km, et de la prise de la totalité ou d’une partie de Nahariya (55.000 habitants) et de la capture du plus grand nombre d’otages.

Un second bataillon s’occuperait de la prise de la ville de Shlomi (6.500 habitants), proche de la frontière, pour couper les lignes de ravitaillement de l’armée israélienne, reliant Nahariya à la Galilée.

Un troisième bataillon assurerait une importante percée pour couper la route entre Acre et Safed, grâce à la prise de B’ina, Deïr El-Asad et Majd El-Krum. Ce faisant, le Hezbollah entendrait paralyser les voies de communication de Tsahal dans l’ensemble de cette région.

Un quatrième bataillon effectuerait une incursion à l’est, en bordure du Golan, dans la vallée de Hula. Le cinquième bataillon serait chargé de la couverture balistique, bombardant essentiellement les cibles stratégiques et militaires israéliennes.

Enfin, le rapport évoque le rôle de la Syrie dans ce plan offensif. Damas y contribuerait, dans une première phase, en assurant l’appui logistique et la couverture aérienne au Hezbollah.

Mais au besoin, l’armée syrienne pourrait intervenir directement en ouvrant un front dans le Golan pour soulager le Hezbollah, notamment si l’armée israélienne parvient à contenir l’offensive.

C’est sans doute grâce à ce scénario que le Hezbollah multiplie ses menaces à l’encontre de l’ennemi sioniste. Hassan Nasrallah a récemment affirmé que son parti était capable de modifier fondamentalement le paysage régional. Les responsables iraniens ont de leur côté réitéré leur détermination à rayer Israël de la carte du monde et à débarrasser la région du cancer sioniste.

Notons enfin que « MédiArabe.info » avait mis en garde, déjà en février 2009, contre un scénario similaire.

Nous avions alors révélé l’existence de quatre tunnels reliant le Liban au territoire israélien (Naqoura, Galilée et le fond israélien), creusés à 20 m. de profondeur par le Hezbollah. Trois autres tunnels logistiques, reliant le Liban à la Syrie, étaient déjà praticables par des camions de grand gabarit pour le transport des missiles longue portée. Enfin, nous avions évoqué la présence de plusieurs sous-marins de fabrication iranienne à Ouzaï, au sud de Beyrouth, dans une base du Hezbollah reliée à la Méditerranée par un canal souterrain.

A la lecture de ces révélations américaines, relayées par le site israélien « Debkafile », les Libanais redoutent une « guerre inévitable », et estiment que l’Etat hébreu amplifie la menace que représente le Hezbollah pour justifier a priori cette guerre, notamment auprès de l’Occident.

L’inquiétude est d’autant plus ressentie que les Américains déploient des missiles anti-missiles dans les eaux du Golfe et dans quatre monarchies de cette région, pour protéger leurs bases et l’industrie pétrolière de ces pays. D’autres bâtiments américains seraient en outre déployés en Méditerranée pour assurer un bouclier anti-missile à Israël.

Aussi, comme « MédiArabe.info » l’avait récemment signalé, de plus en plus d’experts internationaux et de responsables Américains accusent l’Iran de vouloir provoquer des « guerres périphériques », loin du territoire iranien, pour faire diversion, détourner l’attention et éviter la pression qui s’accentue sur Téhéran. Après la guerre au Liban en été 2006, celle de Gaza fin 2008, et le conflit interminable au Yémen et à la frontière de l’Arabie saoudite, tous les regards se tournent à nouveau au Liban qui réunit tous les ingrédients d’un nouveau conflit.

Khaled Asmar

2 février

http://mediarabe.info/spip.php?article1804


Marouni : Le discours d'Assad vise à intimider les libanais.

Le député Elie Marouni, membre du parti Kataeb, a commenté ce matin le discours du président syrien Bachar Assad, en disant qu'il visait à intimider les libanais.

"Le fait qu'Assad ait insisté sur l'abolition du confessionnalisme dans le but d'éviter une nouvelle guerre civile souligne l'interférence syrienne dans les affaires libanaises", a ajouté Marouni.

Par ailleurs, Marouni a salué la diversité libanaise en la qualifiant de belle mosaïque. "Si le monde laissait le Liban tranquille, tous les libanais vivront en harmonie", il a conclu.

iloubnan.info - 06 février 2010


2-2 Khaled Asmar : Monsieur Marouni nous évoque sa belle mosaïque et sa chère harmonie.

nb - Ndlr : La publication de l'articles  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Mais de quelle mosaïque, si chère à ce monsieur, s’agit-il ?

Une mosaïque qui s’est, depuis les années 40, traduite par un partage du pouvoir entre les différentes entités confessionnelles de la bourgeoisie qui n’a rien à cirer ni de la souveraineté de notre Liban, ni des aspirations de notre peuple à la démocratie, à la justice sociale et au progrès.
Cette structure dite « mosaïque » est le socle de ce pouvoir qui, non seulement a toujours refusé à notre peuple le moindre changement démocratique, mais aussi a, de tous les temps, trahi l’esprit et l’acte résistants, abandonnés à leur sort, face à l’agression sioniste.

Quant à son harmonie, elle a toujours consisté à faire cohabiter des groupes homogènes de par leur appartenance confessionnelle, avec comme seuls liens qui les unissent : leur fermeté dans la résistance et la solidarité, leur soif de démocratie, de progrès et de justice sociale et leur farouche attachement à l’effort humain, créatif et créateur de toutes les richesses matérielles et immatérielles.

Non monsieur, le devenir de notre Liban ne sera pas dans cette juxtaposition de pièces humaines ; son devenir sera dans l’émergence d’une société qui se concrétisera par la diversité à la fois cultuelle et culturelle de chaque lieu de vie, sans exception, dans notre pays, sous une gouvernance qui n’aura comme programme que l’avènement de la démocratie, de la justice sociale, de la laïcité respectant les croyances, toutes les croyances, de la citoyenneté libanaise reconnue par tous et pour tous et d’un ferme esprit de résistance qui se concrétisera par une stratégie de défense à la fois efficace en cas d’agression et dissuasive en temps de paix.

Quant à notre monsieur Allouch, il nous chante son refrain de démocratie républicaine.
Un conseil amical de notre part : il devrait revenir aux bancs de l’école primaire pour réapprendre la vraie signification d’une république et celle d’une démocratie républicaine, deux concepts qui composent l’antithèse de tout pouvoir moulé dans le moule du confessionnalisme politique.

Enfin, leur indignation contre les affirmations du président syrien nous rappelle celle de l’Eglise du temps de Galilée qui s’indigna des affirmations de ce dernier…Peu importe pour nous qu’ils s’indignent ; l’Histoire est en marche…

Pour conclure, nous aimerions poser à ces deux messieurs ainsi qu’à leurs semblables trois questions : 

1-    Pourquoi ne se sont-ils jamais indignés contre toutes les ingérences qu’avait vécues notre peuple depuis août 2006, notamment contre cette déferlante implication des grandes puissances et des régimes réactionnaires arabes dans la corruption généralisée et dans l’achat des consciences, lors de la dernière échéance électorale pour le renouvellement de l’instance parlementaire ?

 

2-    Pourquoi ne s’indignent-ils pas contre les ingérences répétées de l’impérialisme américain, ou contre les infiltrations, sur notre territoire, des services de renseignement sionistes, du Mossad et de groupuscules d’Al Qaïda, qui tous sans exception n’ont qu’un seul objectif : perpétrer des assassinats politiques, commettre des attentats et déstabiliser notre pays jusqu’au déclenchement d’une nouvelle guerre civile ?

 

3-    Pourquoi ne s’indignent-ils pas contre le chantage français qui conditionne l’octroi à notre pays de prêts connus sous le nom de « Paris X » par l’obligation d’appliquer un programme économique de rigueur, sapant l’ensemble des services publics, notamment ceux qui ont en charge la distribution des énergies à toutes les régions, sans exception, ceci préalablement à une privatisation systématique et généralisée, faisant plonger dans l’absolue pauvreté la grande majorité de notre peuple par l’interdiction de toute initiative de création d’emplois durables et de renforcement de nos infrastructures économiques existantes, et enfin sans fin, privant notre peuple du moindre droit à la santé et à la sécurité sociale ?

 

Dupe celle ou celui parmi nous qui espère une seule réponse en dehors de celles qui suivent : Bouche cousue et mains liées, bien rémunérées par le denier public, quand il s’agit de défendre notre pays ou de se soumettre à la seule volonté de notre peuple. 

Gueule enragée et discours flamboyant de haine et d’hypocrisie, tous deux flanqués d’une intelligence dans la manière de désinformer, et encore une fois bien rémunérés par le denier public, quand il s’agit de défendre les intérêts suprêmes de notre bourgeoisie.

iloubnan.info - 06 février 2010

http://arzatloubnan.free.fr/foutaise.htm


2-3 Michel Kaji Geurgiou : L’art de fausser le débat.
(Extrait de l’article)

Feuille de route
Il y a quelque chose de parfaitement hypocrite dans le débat actuel sur l'abolition du confessionnalisme politique. C'est à croire que toutes les questions politiques fondamentales sont condamnées à être constamment traitées, au Liban, sous l'angle le plus superficiel qui soit.

Sans doute s'agit-il là d'une sorte de fatalité pour le pays du Cèdre, compte tenu de l'extraordinaire médiocrité de sa classe politique...
Le débat initié par le président de la Chambre offre une illustration parfaite de la supercherie que doit subir en permanence l'opinion publique. En guise de débat politique et citoyen, l'opinion publique a une fois de plus strictement droit à de l'ineptie politicienne, sinon quasi milicienne.

Existe-t-il en effet affaire plus importante à discuter, au regard d'une communauté politique, que le cadre général institutionnel qui régit son existence même ? Alors pourquoi aborder, une fois de plus, de la manière la plus ringarde qui puisse être, un problème qui devrait donner lieu à une véritable réflexion sur le sens de ce pays, ses valeurs, le visage que ses fils voudraient lui donner dans les années à venir et qu'il faudrait commencer à façonner. Que l'homme cherche à se donner en permanence l'allure du grand méditatif de la République, de se faire passer pour cette clef incontournable du système qui lance les grands débats et mène les médiations historiques - en bref, à recréer en permanence la fonction qui est la sienne dans le système et qui est assurée sur le terrain politique et dans les faits par les bonzes du Hezbollah -, cela est de notoriété publique. Mais il faudra que le principal concerné se rende bien compte un jour de la vanité de sa stratégie et cesse de transposer son impasse personnelle au niveau de la nation tout entière et de dissimuler sa propre crise sous de grands thèmes politiques…
La démarche de Nabih Berry se réduit en effet à une idée maîtresse désarmante (c'est le cas de le dire) de simplicité : faire oublier la question des armes du Hezbollah en posant « le » problème qui divise, mais qui est lui aussi mentionné dans l'accord de Taëf, en l'occurrence l'abolition du confessionnalisme politique…
L'intérêt de la démarche de Nabih Berry aujourd'hui, c'est qu'elle permet au 8 Mars de revêtir les oripeaux d'une certaine modernité, en réclamant une « modernisation » du système politique. La puissance des armes n'ayant pas suffi à persuader des « bienfaits » de la répartition du pouvoir par tiers, voici venu le temps de jouer la carte pseudo-laïciste, en réclamant l'abolition du confessionnalisme politique, pour tenter de consacrer institutionnellement le pouvoir du Hezbollah. Le seul avantage de la démarche Berry, dans ce sens, c'est qu'elle reconnaît et consacre l'échec du Hezbollah, jusque-là, à vouloir modifier le paysage politique par la seule puissance de ses armes, et ce malgré l'expédition punitive de mai 2008 et l'utilisation des armes à l'intérieur.
La revendication de l'abolition du confessionnalisme politique tente ainsi de placer le 8 Mars dans la continuité d'un axe altermondialiste, et dans la lignée d'une rhétorique néomarxiste qui devrait lui inspirer la sympathie d'une partie du monde. Le Hezbollah joue d'ailleurs le même jeu habile : il suffit de voir de quelle manière il a travesti son projet islamique (il faut relire dans ce contexte la « Lettre aux opprimés » de 1985) derrière ce même discours altermondialiste dans son document politique de 2009, sous le même slogan trompeur d'une pseudo-« solidarité des opprimés » pour réaliser des lendemains qui chantent...
Le fait d'ôter les garanties dont bénéficient les autres communautés et de rétablir la règle de la majorité sur des bases non confessionnelles permettrait surtout au Hezbollah, dans le plus pur esprit confessionnel, de réclamer la majorité au sein du système et de demander son dû à l'Occident…
Le pire, la grande supercherie, c'est que la proposition de l'abolition du confessionnalisme politique émane ainsi de deux des forces ultraconfessionnelles - Amal et le Hezbollah - qui abusent le plus des avantages de ce système et qui contribuent le plus à sa perversion…
L'une des grandes catastrophes du système confessionnel, c'est qu'il contribue, dans sa dérive, à mettre en place un despotisme communautaire… C'est-à-dire qu'il suffit à une force politique d'être suffisamment puissante…pour s'imposer comme la seule et unique faction à même de s'exprimer au nom de sa communauté, d'opérer donc, sous le couvert d'un slogan politique, un véritable rapt politique de la communauté, transformée ainsi en instrument risible aux mains du parti et de ses objectifs politiques. C'est ce qui a fait la force du mouvement Amal, sous le couvert du slogan des déshérités comme instrument de mobilisation sociocommunautaire depuis les années 70, et c'est ce qui fait aujourd'hui la puissance du Hezbollah, sous le prétexte de la résistance, lequel permet de conserver les armes qui assurent, par le sentiment de la puissance, la cohésion de la communauté.
Mais le pire sans doute sur ce plan, le plus criminel, reste que la proposition Berry, parce que politicienne à outrance et effectuée dans le mépris total du bien commun, contribue à bloquer toute discussion sérieuse sur une réforme du système politique libanais, sérieusement sclérosé depuis deux décennies. Car se retrancher derrière des arguments communautaristes pour rejeter la logique communautariste du Hezbollah ne contribuera pas à régler le problème, mais à hâter encore plus la désagrégation du système libanais.
Pour faire face à cette manœuvre confessionnelle qui se cache sous une image de modernité, il convient, une fois de plus, de brandir la revendication axée sur les droits de l'individu et du citoyen qui fait absolument horreur aux partis totalitaires et monolithiques, et qui est le seul véritable gage de la modernité.

Michel Kaji Geurgiou :
18/01/2010


2-4 L’art de fausser le débat : Réponse de Raymond Richa
18/01/2010
L’art de falsifier l’Histoire de son peuple
Est un fait rare au Pays des Cèdres le courage de l’homme politique qui consent que l’évolution des idées et de la lettre est en permanence dictée par le mouvement de l’Histoire.

Ce courage devra être salué.
Avouez que nos courants politiques adeptes de l’ultra et du néo libéralisme, au-delà de leurs pompeux et hypocrites discours à propos du changement et de sa nécessité, ne pourront jamais admettre l’autocritique et reconnaître le mouvement historique de leur peuple.
Ils ne le feront jamais car objectivement le courage d’admettre le moindre fait historique est le préalable à la logique qui sapera inéluctablement les fondements de leur dogme : l’idéologie capitaliste, et qui abolira tous leurs privilèges si chers à eux.
Ils ne le feront surtout pas aujourd’hui et en ces moments où leur système s’ébranle au niveau mondial, avec ses prolongements et se répercussions au Liban.
Quant à leurs intellectuels, ils devront, par leur plume, étaler leur logique métaphysique ignorant la réalité historique et son mouvement permanent. Toutes les stratégies de camouflage, de désinformation, de matraquage et de diffusion de contre vérités feront bonne recette.
Ainsi, nous devinerons dans leurs différentes lettres et à travers leurs mots gonflant d’hypocrisie, cette redoutable logique de réduire la réalité à sa plus simple expression et de la montrer comme si elle est le fruit de la seule conscience de tel ou tel autre personnalité politique : Le rôle historique des opprimés dans la genèse des mouvements politiques exprimant leurs revendications est délibérément ignoré, comme également est ignoré le rôle historique de ce peuple dans le déclenchement de la première flamme de la Résistance.
Tou
t est mis en œuvre pour faire croire à notre peuple que l’œuvre et l’acte n’ont jamais été de ses faits
; ainsi, notre Sud Populaire, ce Sud abandonné dans ses souffrances et dont la demeure fut toujours en proie de l’ennemi sioniste, ce Sud Populaire abandonné par l’expression juridique et politique du système, à savoir l’État, avait, dans son combat face à une bourgeoisie qui l’avait ignoré, payé de son sang et c’est bien ce sang qui a fait, par nécessité de survie, émerger non seulement les organisations politiques censées exprimer ses revendications tant économiques et sociales que patriotiques, mais aussi l’organisation armée de sa Résistance, toutes composantes confondues.
Comme également, les claquements des premières balles résistantes dans Beyrouth occupée, alors que la classe politique au pouvoir collaborait avec l’Occupant jusqu’à commanditer le massacre d’innocents à Sabra Chatila, furent l’œuvre d’une volonté populaire de résister à l’Occupant et l’appel à la résistance ne fut que son expression politique.
L’intellectuel adepte de l’ultra libéralisme ne mettra jamais en exergue la réalité historique que façonne son peuple ; il a tout intérêt à la camoufler.
Et voilà, tout fier de lui qu’il déballe à travers ses écrits ses crachats haineux à l’encontre du moindre courage d’autocritique exprimé. Nul besoin de démontrer qu’objectivement, il a et il aura toujours ce rôle d’acteur dans la lutte des classes en tant qu’intellectuel défendant le système ultra libéral moulé, par nécessité de survie, dans le moule du confessionnalisme politique.
Cependant, il a su viser, à travers ses propos, l’essentiel dans l’actuelle évolution de l’expression politique : La Résistance s’inscrit dorénavant dans cet immense mouvement des peuples à travers le monde pour leur dignité et leur liberté.
C’est bien à la fois cette évolution permanente de notre conscience, tant individuelle que collective et cette dynamique forte par son universalité et sa capacité à mobiliser les solidarités des peuples dans leur combat face à la mondialisation des méfaits du néo libéralisme et de ses valets à travers le monde qui l’irritent et qui le rendent furieux à travers ses écrits.

Cette conscience évoluant en permanence et cette dynamique universelle l’ont forcé à réagir car il sait qu’elles sont les préalables conditions, certes non suffisantes, mais nécessaires, à l’émergence du changement dans notre pays.

Pour conclure, renvoyons à l’auteur la conclusion de son article, réajustée par souci de contredire son intention non avouée :
« Il convient, une fois de plus, de brandir avec courage la revendication axée sur les droits de l'individu et du citoyen qui fait absolument horreur à la classe politique ultra libérale aux abois, et qui est le seul véritable gage de la modernité. »

Raymond Richa
http://libanresistance.blogspot.com/2010/01/lart-de-fausser-le-debat-extrait-de.html

http://nasr-moqawama.blogspot.com/



Les commentaires sont fermés.