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16/02/2010

n°58 - Journal des Guerres de l'Otan - 24-01 au 16-02 –Début - : L’Otan : un instrument de domination des puissances sur le reste du monde.


 n°58 - Journal des Guerres de l'Otan - 24-01 au 16-02 –Début - : L’Otan : un instrument de domination des puissances sur le reste du monde.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



  Journal des Guerres de l'Otan.  n° 58- 24-01 au 16-02 

                                                            C.De Broeder & M.Lemaire                                                                      



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part:

1 Politique 

a) Otan

b) Les alliés

Institutions internationales

Suite

2 Les opposants

Russie 

3 Brèves

3-1 L’Otan : un instrument de domination des puissances sur le reste du monde.

3-2 Otan et ABM, principales menaces de la Russie selon la nouvelle doctrine militaire.

3-3 Le représentant russe à l'Otan, Dmitri Rogozine ,  "botte les fesses" de l'Occident.

3-4 L'Institut pour le développement contemporain prône une Russie plus démocratique. ..

Fin

4  Dossiers

4-1 La nouvelle doctrine russe de défense place l'OTAN en tête des menaces extérieures.

4-2 Mikhail Fomichev : Faire entrer de force la Russie dans l’OTAN ?

4-3 Ilia Kramnik : La Russie et l’OTAN d’accord pour coopérer… peut-être.

4-4 Galal Nassar : Quand Israël rejoint l’OTAN.

4-5 Grèce : OTAN en emporte la Russie.

4-6 OTAN : Les alliés sont convaincus de la nécessité d'une réforme profonde des procédures budgétaires.

5  Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

5-1 Pour l'OTAN, la nouvelle doctrine militaire russe ne reflète pas le monde réel.

5-2 Des Bomspotters déjouent la sécurité de Kleine Brogel. (Belgique)

5-3 Les Bomspotteurs restent déterminés.

 .



Tiré à part :

Medvedev et Obama réitèrent leur attachement à un monde dénucléarisé

Les présidents russe et américain Dmitri Medvedev et Barack Obama ont salué le lancement à Paris de l'initiative internationale pour l'élimination totale des armes nucléaires "Global zero" et ont réaffirmé leur attachement au monde dénucléarisé.

2/2

http://fr.rian.ru/trend/start/

 

L'OTAN constitue la menace extérieure majeure pour la Fédération de Russie.
Le
président Medvedev vient d’approuver la nouvelle doctrine militaire russe le 5 février dernier.

La nouveauté majeure du texte (uniquement disponible en russe) est la désignation de l'OTAN, de son élargissement, notamment dans des territoires de l'ex-bloc de l'Est, et plus généralement de son expansion, comme la principale menace extérieure pesant sur la Fédération de Russie.
Ce n’est que hier que la majorité de la presse française a réagi à l’information, comme le journal
Le Monde, Courrier international ou le NouvelObs, même si l’Express évoquait cette nouvelle prise de position russe dans son édition électronique dès le 6 février.
Bien que les Etats-Unis ne soient pas nommés dans le texte, c’est via les actions de l’OTAN que
la Russie affirme se sentir la plus menacée, et notamment les 3 éléments suivants :
1.  Le  rapprochement de l'infrastructure militaire des pays membres de l’OTAN des frontières russes 2.   Une tendance de l'OTAN à donner à ses fonctions une envergure mondiale, "en violation des normes du droit international" ;
3.   "L'élaboration et le déploiement de systèmes de missiles de défense stratégique qui sapent la stabilité mondiale et perturbent l'équilibre des forces dans le domaine balistique nucléaire" ainsi que la "militarisation de l'espace extra-atmosphérique."
Comme le souligne l’
Express, l’OTAN a réagi via une déclaration de son Secrétaire Général, Anders Fogh Rasmussen, en marge de la conférence de Munich sur la sécurité : "Je dois dire que cette nouvelle doctrine ne reflète pas le monde tel qu'il est. L'OTAN n'est pas l'ennemi de la Russie. Cela (la doctrine russe) ne reflète pas les réalités et entre clairement en contradiction avec tous nos efforts pour améliorer la relation entre l'OTAN et la Russie", a-t-il ajouté.
Au contraire, pour Anders Fogh Rasmussen, l'OTAN désire parvenir à un partenariat stratégique avec la Russie et, notamment, coopérer sur le dossier afghan : "J'ai appelé la Russie à s'engager plus en Afghanistan, lorsque je me suis rendu en décembre à Moscou (...) Je pense que nous avons les mêmes intérêts que les Russes à voir la situation s'améliorer en Afghanistan", a-t-il dit.
Cette montée de ton de la part de la Russie coïncide avec la décision de la Roumanie, rendue publique le 4 février, d'accueillir sur son territoire des missiles intercepteurs dans le cadre du nouveau projet de bouclier antimissile américain (ABM). D’une façon plus générale, Russie et Etats-Unis sont en négociation en vue d’un nouvel accord sur la réduction des arsenaux stratégiques.
Michel Foucher
remarquait dans son dernier ouvrage, L’Europe et l’avenir du monde (Odile Jacob), que cette obsession séculaire russe de la menace sur ses frontières Ouest n’a jamais été aussi peu fondée, puisque la présence de l’OTAN et de l’UE rend ces frontières plus stables que jamais dans l’histoire russe. Or, la Russie est étrangement silencieuse sur les menaces bien réelles que représente par exemple le peuplement sauvage chinois des confins Est de la Sibérie ou l’instabilité endémique de ses frontières Sud.
On peut donc se demander dans quelle mesure ce nouvel épisode dans la litanie traditionnelle de discours anti-occidentaux des dirigeants russes n’est pas à vocation interne. Là où évoquer des menaces réelles pour la sécurité de la population et du territoire russes pourraient laisser entendre que le pouvoir du Kremlin n’est pas capable de maîtriser l’intégralité de son territoire et d’agir efficacement contre la situation démographique et sanitaire désastreuse de sa population, l’agitation des épouvantails de l’impérialisme occidental, dans la plus pure tradition soviétique, est un effet de manche éprouvé pour détourner l’attention des vrais problèmes

mercredi 10 février 2010

http://www.nonfiction.fr/article-3133-lotan_constitue_la_menace_exterieure_majeure_pour_la_russie.htm

 

START: le nouveau traité signé en mars-avril.)

Le nouveau traité russo-américain de réduction des armements offensifs stratégiques (START) pourrait être signé en mars-avril, a annoncé mercredi à Moscou Sergueï Prikhodko, conseiller du président russe.
"Le texte est concerté à quelques détails près", a déclare M.Prikhodko devant les journalistes.
Signé en 1991, le Traité START-
1 a expiré le 5 décembre dernier. Moscou et Washington n'ont pas réussi à conclure de nouvel accord avant l'expiration de l'ancien document, mais ont adopté une déclaration conjointe faisant état de leur volonté commune de poursuivre la coopération.

2/2

http://fr.rian.ru/world/20100203/185985504.html



1 Politique

a) Les parties prenantes

1)  L'Otan

Fogh Rasmussen

Rasmussen veut faire de l'Otan le "forum" de la sécurité mondiale

 Le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen a proposé dimanche à Munich un changement profond de l'Alliance atlantique, organisation militaire née de la Guerre froide, en "forum", plate-forme et carrefour de la sécurité mondiale.

"Nous devons porter la transformation de l'Otan à un nouveau stade, en liant l'Alliance au système international de sécurité d'une manière entièrement nouvelle", a-t-il déclaré devant la 46e conférence sur la sécurité.

M. Rasmussen, arrivé en fonction en août 2009, a pour son premier grand discours sur sa vision de l'Otan, énoncé trois grands points :

"Premièrement, qu'à une époque d'insécurité mondiale, la défense de notre territoire" -mission originelle de l'Otan depuis sa création en 1949- doit se porter au delà de nos frontières".

"Secundo, que le succès dans la préservation de notre sécurité commune dépend de plus en plus de notre bonne coopération ou pas avec les autres".

"Tertio, que l'Otan devrait devenir un forum pour des consultations sur les questions de sécurité à l'échelle mondiale".

L'ancien Premier ministre danois a expliqué que c'était "notre expérience en Afghanistan" qui l'avait conduit à croire nécessaire de faire de l'Otan un tel "forum" international.

Mais, a-t-il affirmé, "pas comme un concurrent des Nations unies. Cela n'est ni possible ni désirable".

Prenant la parole à son tour, le ministre allemand de la Défense Karl-Theodor zu Guttenberg a cependant lancé une mise en garde: "nous ne voulons pas entrer en compétition avec les Nations unies".

"Nous ne voulons pas faire de l'Otan une agence de sécurité mondiale", a-t-il également asséné.

Le secrétaire général de l'Otan a rappelé que son organisation était lancée dans une entreprise de réflexion sur le nouveau "concept stratégique" qu'elle doit adopter en novembre prochain à son sommet de Lisbonne.

Le précédent document qui date de 1999 est devenu obsolète, en raison de l'aggravation de phénomènes anciens comme le terrorisme et la piraterie, le risque de conflits pour l'accès aux ressources naturelles, ou de l'apparition de nouvelles menaces comme la guerre cybernétique ou les conséquences du réchauffement climatique.

Le travail exploratoire a été confié à un comité de 12 sages présidé par l'ancienne secrétaire d'Etat américaine Madeleine Albright, présente à la Conférence de Munich.

M. Rasmussen avait rappelé auparavant qu'existaient déjà des partenariats institutionnels entre l'Otan et les pays méditerranéens, asiatiques ou moyen-orientaux.

Il a aussi insisté sur la coopération sur le terrain civilo-militaire avec l'Union européenne et les agences de l'ONU, mise en exergue par les opérations en Afghanistan.

"Pour moi, transformer l'Otan en une institution branchée sur le monde n'est pas affaire de choix, c'est une affaire de nécessité", a poursuivi M. Rasmussen.

"La mondialisation est un fait irréversible", a-t-il dit.

 07 février

http://www.romandie.com/infos/News2/100207092356.mmj72th3.asp

 

Rasmussen plaide pour une amélioration des relations Russie-Géorgie.

Le secrétaire général de l’Otan Anders Fogh Rasmussen s’est prononcé lundi à Bruxelles pour une amélioration des relations entre la Russie et la Géorgie, opposées lors d’une courte guerre en août 2008.

"Je pense que l’amélioration des relations entre la Russie et l’Otan favorisera aussi l’évolution positive des relations entre la Géorgie et la Russie, et entre la Géorgie et l’Alliance", a-t-il déclaré devant les journalistes.

Les relations entre la Russie et l’OTAN se sont détériorées début août 2008, après l’envoi par Moscou de renforts dans le Caucase du Sud pour protéger ses ressortissants et les soldats de la paix russes attaqués par les Géorgiens.

Les pays de l’Alliance ont accusé la Russie d’usage disproportionné de la force et ont suspendu les réunions du Conseil Russie-OTAN (CRO) à tous les niveaux. La Russie a, pour sa part, gelé certains projets bilatéraux.

Le 4 décembre 2009, l’Otan et la Russie ont annoncé la relance de leur coopération, y compris militaire, à l’issue d’une réunion de leurs chefs de la diplomatie à Bruxelles. Ils ont approuvé le plan de travail pour 2010 et le document sur le perfectionnement du fonctionnement du CRO, en chargeant, en outre, leurs ambassadeurs à Bruxelles de passer conjointement en revue les défis sécuritaires communs du XXIe siècle.

10 février 2010 p

 Stéphane/armenews


Extension des guerres ?

Le nouveau concept stratégique de l'OTAN.

2010 restera d’ores et déjà une année marquante dans l’histoire de l’OTAN : l’Alliance doit en effet se doter d’un nouveau concept stratégique, le quatrième depuis sa création en 1949.

La fin de la Guerre froide, en 1991, donnait naissance à un nouveau concept qui tendait la main aux ennemis d’hier.

La version de 1999 insistait sur le principe de coopération internationale (non-prolifération, désarmement), sur l’importance des relations politico-militaires (élargissement, partenariats) et prenait en compte de la naissance de la PESD.

Les attentats du 11 septembre 2001 ont bouleversé les cartes : l’OTAN est confrontée aux conséquences de son élargissement aux marches de la Russie,  elle s’est  portée aux frontières de la défense sur les questions de terrorisme,  pour mener hors-zone un conflit de haute intensité en Afghanistan. (…)

C’est dans ce contexte que le nouveau concept stratégique de l’OTAN est en train d’être élaboré, par un processus mêlant négociation et réflexion, alimenté par des séminaires ad hoc.

Pour conduire ce processus, le secrétaire général de l’Alliance a nommé un collège de douze experts dont Bruno Racine. Présidé par Madeleine Albright, ce collège a vocation à organiser les débats et à émettre des recommandations en vue de la rédaction du document final.

Le défi de ce nouveau concept sera de s’adapter au nouvel environnement stratégique de l’Alliance, caractérisé par une globalisation des menaces, un accroissement de leur caractère asymétrique, des frictions récurrentes entre grandes puissances et une intégration approfondie des relations internationales.

Cette table ronde conjointement organisée par l’IHEDN et la FRS a justement pour objet de cerner les grandes problématiques du futur concept et de faire un état des lieux des réflexions et des débats en la matière avec la présence de certains des principaux acteurs du processus.

Dans un premier temps seront analysées les problématiques internes de l’Alliance, ses structures et ses relations avec le monde civil.

Dans un second temps, l’évolution de l’Alliance sera évaluée au prisme de ses relations avec ses principaux partenaires internationaux, l’UE et la Russie, mais aussi de sa capacité à définir une approche globale dans son approche des différentes problématiques de sécurité.

IHEDN

16 février 2010)

http://www.regards-citoyens.com/pages/le-nouveau-concept-strategique-de-l-otan-ihedn-paris---16-fevrier-2010-2514897.html


Dans les coulisses 

L’Otan face à ses problèmes… Un trou de 640 millions de dollars :

Les pays de l’Otan sont convenus dans l’immédiat de boucher un trou budgétaire de quelque 640 millions de dollars et à terme de réformer le financement de l’Alliance, a indiqué, hier, sa porte-parole adjointe.

Les ministres de la Défense réunis, jeudi soir, à Istanbul « ont décidé d’apporter de l’argent frais pour combler ce déficit », a déclaré Carmen Romero.

Ils ont également « appuyé unanimement » une réforme du financement de l’Alliance atlantique, a-t-elle précisé.

Les 28 participants « ont donné mandat au secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, de leur faire des propositions concrètes de réforme lors de leur prochaine réunion, les 11 et 12 juin à Bruxelles », a-t-elle indiqué. L’un des axes de cette réforme pourrait être « une mise en commun des moyens » dans des domaines comme « les hélicoptères et les antennes médicales » et la lutte contre « les bombes artisanales », trois secteurs où les pays alliés engagés en Afghanistan manquent souvent d’équipements et parfois d’expérience.

Le secrétaire américain à la Defense, Robert Gates, avait fait savoir, jeudi, qu’aux yeux de Washington, ces priorités étaient d’une part l’Afghanistan et de l’autre, la défense antimissile en Europe, un projet en cours d’examen.

Enfin, les ministres sont d’accord pour réaliser des économies partout où ce sera possible. Selon un diplomate, M. Gates a souligné la « nécessité d’une réforme de la structure militaire de l’Otan », pourtant déjà engagée avec une réduction l’an dernier de 17 000 à 13 000 des effectifs de l’appareil militaire permanent de l’Alliance.

Pour le ministre US, il y a encore trop de quartiers généraux datant de la guerre froide.

11 février 2010

http://www.elwatan.com/Un-trou-de-640-millions-de-dollars



2)  Les alliés de l'Otan

USA

Obama  - Clinton

Mme Clinton réaffirme l'attachement inébranlable des États-Unis à la ‘sécurité’ de l'Europe.

Lors d'une allocution faite le 29 janvier à l'École militaire de Paris, la secrétaire d'État américaine, Mme Hillary Rodham Clinton, a fait le point des principes-clés de la politique étrangère et sécuritaire des États-Unis à l'égard de l'Europe et réaffirmé « le soutien infaillible » des États-Unis à la sécurité de ce continent.

L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et l'OTAN, les deux principales organisations sécuritaires d'Europe, sont bien placées pour faire face à tout événement sécuritaire du XXIe siècle et doivent être le lieu des futures discussions, a-t-elle souligné.

La Russie a certes, de son côté, énoncé une série de propositions sur l'avenir de la sécurité européenne qu'il s'agit d'examiner soigneusement, a-t-elle dit, déclarant à ce sujet : « La sécurité européenne demeure un pilier de la politique étrangère et sécuritaire des États-Unis. Toutefois, nous pensons que ces objectifs communs seront le mieux poursuivis dans le contexte des institutions existantes, telles que l'OSCE et le Conseil OTAN-Russie, plutôt que par la négociation de nouveaux traités ainsi que l'a suggéré la Russie. »

En novembre 2009, le président russe Dmitri Medvedev a présenté de nouvelles idées relatives à la sécurité en Europe, laissant à entendre que des organisations telles que l'OTAN et l'OSCE étaient surannées.

Dans une déclaration paraissant sur son site d'Internet, le gouvernement russe propose que le futur traité de sécurité en Europe se fonde sur le principe selon lequel « aucun État ou organisation internationale (...) ne doit être autorisé à renforcer sa sécurité au détriment d'autres États ou organisations », indiquait une dépêche de Radio Europe libre/Radio liberté.

Ce projet de traité sur la sécurité en Europe prévoit aussi que le Conseil de sécurité « soit le premier responsable du maintien de la paix et de la sécurité internationale ». La Russie est l'un des cinq États membres permanents du Conseil de sécurité, où elle détient un pouvoir de veto.

Dans son discours, Mme Clinton a rejeté une telle notion, réaffirmant la « ferme conviction » des États-Unis « que l'élargissement de l'OTAN et de l'Union européenne a augmenté la sécurité, la stabilité et la prospérité dans tout le continent, ce qui a, à son tour, accru la sécurité de la Russie ».

Elle a dit que la définition classique de la sécurité en tant que « pouvoir de dissuasion », qui a dominé la philosophie et la stratégie de la guerre froide, était largement dépassée. Bien que la politique de sécurité englobe toujours la limitation des armements, la souveraineté territoriale et les accords de non-recours à la force, il faut y adjoindre désormais des considérations telles que les menaces venant d'entités non étatiques, le terrorisme, les cyberattaques et les catastrophes naturelles.

La secrétaire d'État a fait observer que les États-Unis étaient opposés « à toute sphère d'influence en Europe, où un État cherche à contrôler l'avenir d'un autre », et que « l'OTAN peut et doit rester ouverte à tout pays qui aspire à y adhérer et peut en remplir les conditions d'admission ».

La Géorgie ainsi que l'Ukraine ont manifesté ces dernières années le désir de se joindre à cette organisation.

Les principes-clés de la sécurité

Mme Clinton a énoncé six principes qui guident la politique des États-Unis à l'égard de l'Europe :

• La pierre d'angle de la sécurité européenne est la reconnaissance de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de tous les États.

• Les États-Unis souscrivent à la défense collective des alliés.

• La vraie sécurité implique celle des individus aussi bien que celle des nations ainsi que le respect des droits de l'homme, de la liberté d'expression et de la liberté des médias.

• La transparence doit régner dans toutes les relations, afin d'amortir l'effet de longues décennies de méfiance.

• La sécurité est indivisible, ce qui signifie qu'il ne peut y avoir de sécurité pour l'un quelconque des pays s'il n'y a pas la sécurité pour tous.

• Tous les peuples ont le droit de vivre à l'abri de la peur de la destruction nucléaire.

La secrétaire d'État américaine était venue à Paris conférer avec le président de la République française Nicolas Sarkozy et son conseiller diplomatique Jean-David Levitte, à l'issue de deux journées de réunions à Londres sur le Yémen et l'Afghanistan avec les ministres des affaires étrangères du Royaume-Uni, de la France et de la Russie, entre autres.

(Les articles du site «America.Gov» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)

http://www.america.gov/st/peacesec-french/2010/February/20100201152153dmslahrellek0.6525995.html


Minimiser les critiques russes envers l'Otan. ?

Washington dément toute crise avec Moscou sur les questions de défense.

L'administration Obama s'est employée mardi à minimiser les critiques russes envers l'Otan et le système américain de défense antimissile en Europe, assurant que la controverse n'aurait pas d'effet sur la discussion en cours pour réduire les arsenaux nucléaires des deux pays.

Les différends entre les ex-ennemis de la guerre froide, a affirmé la Maison Blanche, ne bloquent en rien la négociation sur le point d'aboutir pour trouver un successeur à l'accord de désarmement nucléaire START.

Mardi, Nikolaï Makarov, le chef d'état-major des armées russes, a affirmé que "le développement et le déploiement du système de défense antimissile (visait) la Russie", liant cette question au traité START.

"Le traité sur les armes stratégiques offensives en cours de préparation doit tenir compte d'un lien avec les armes de défense", a dit le général Makarov, soulignant qu'il s'agissait là de la principale pierre d'achoppement.

"L'architecture de défense antimissile qui se bâtit en Europe ne vise pas la Russie, mais plutôt la menace émergente de l'Iran", a répété en réponse Philip Crowley, le porte-parole de la diplomatie américaine.

"Nous continuons à débattre des moyens de coopérer avec la Russie sur la défense antimissile", a-t-il également souligné.

Ces propos délibérément apaisants répondent à un feu roulant de critiques russes envers l'Amérique et l'Otan ces derniers jours.

Vendredi 5 février, le président russe Dmitri Medvedev a ainsi validé une nouvelle doctrine militaire qui place l'Otan et son élargissement en tête des menaces pesant sur la sécurité de la Russie.

Le secrétaire du Conseil russe de sécurité, Nikolaï Patrouchev, a enfoncé le clou mardi, citant comme exemple le fait que des pays de l'Otan ont armé la Géorgie, candidate à l'entrée dans l'Alliance, avant et après la guerre russo-géorgienne d'août 2008.

Les premières décisions qui aboutiront, dans quelques années, au déploiement d'un bouclier antimissile américain dans les pays de l'ex-aire d'influence soviétique en Europe sont également dans la ligne de mire de Moscou.

Moscou a ainsi déploré la semaine dernière l'annonce que des intercepteurs de missiles américains seraient ainsi déployés d'ici 2015 en Roumanie.

Il reste que ce sujet de dissension, bien répertorié à Washington et Moscou, fait l'objet de concertations fréquentes entre les deux pays.

Hillary Clinton, la chef de la diplomatie américaine, s'en est encore entretenue la semaine dernière avec son homologue Sergueï Lavrov, soulignait mardi le département d'Etat.

Le net réchauffement enregistré depuis un an entre les deux pays ne paraît pas remis en cause, à en juger par l'adhésion désormais complète de Moscou au principe de sanctions contre l'Iran à propos de son programme nucléaire.

Plutôt que la question du bouclier antimissile, c'est l'imminence d'un nouvel accord START qui pourrait susciter cette poussée de fièvre, suggère Andrew Kutchins, directeur du programme Russie au Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS) à Washington.

Le rapprochement en cours avec l'Otan et les Etats-Unis, moins de deux ans après la guerre en Géorgie, suscite selon lui "beaucoup d'opposition au sein du gouvernement russe".

Les commentaires des derniers jours reflètent de la part de Moscou, dit-il, "une ambivalence foncière envers l'Otan et l'Occident", et la signature prochaine du traité est "l'un de ces tournants qui font remonter à la surface cette complexité".

9 février

http://www.varmatin.com/ra/monde/239582/washington-dement-toute-crise-avec-moscou-sur-les-questions-de-defense?utm_source=wikio&utm_medium=digg&xtor=AL-201&



3) Les Institutions internationales.

UE

Abkhazie-Ossétie du Sud : l’UE préoccupée par la construction de bases militaires russes.

L’Union européenne (UE) est préoccupée par l’intention russe de construire des bases militaires en Abkhazie et en Ossétie du Sud sans le consentement du gouvernement géorgien, a déclaré jeudi la présidence tchèque de l’UE sur son site internet.

"L’Union Européenne est sérieusement préoccupée par les plans de la Fédération de Russie d’établir sa présence militaire dans les régions géorgiennes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud sans le consentement du gouvernement géorgien. Cela concerne notamment l’intention russe de construire une base navale en Abkhazie", lit-on dans un communiqué de presse mis en ligne par la présidence tchèque.

"L’UE considère la réalisation de ces projets russes comme une violation flagrante du principe de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Géorgie. [...] La création d’ouvrages militaires en Abkhazie et en Ossétie du Sud serait contraire à l’esprit des accords de cessez-le-feu signé en août et en septembre 2008 et menacerait la stabilité et la sécurité de la région faisant monter la tension", selon le communiqué.

Le 8 août 2008, l’armée géorgienne a lancé une offensive militaire contre l’Ossétie du Sud, détruisant Tskhinvali, la capitale, et tuant des centaines de civils et des soldats de la paix russes déployés dans la région. La Russie a opposé une riposte militaire de grande envergure destinée à imposer la paix à la Géorgie avant de reconnaître le 26 août l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, deux républiques autoproclamées sur le territoire géorgien. Tbilissi a rompu les relations diplomatiques avec Moscou.

Les pays occidentaux, y compris des États membres de l’Alliance de l’Atlantique Nord (OTAN), ont accusé la Russie d’usage disproportionné de la force. Toutefois quelques mois après, certains hommes politiques européens ont reconnu que la Géorgie était aussi responsable de l’aggravation de la situation dans le Caucase.

8 février 2009

 http://www.armees.com/Abkhazie-Ossetie-du-Sud-l-UE.html


Les Pays

Pakistan

L'OTAN prête à former des officiers pakistanais.

L'OTAN est prête à aider le Pakistan à former des officiers pour les forces armées du pays, ont annoncé mardi les chaînes de télévision pakistanaises se référant au secrétaire général de l'Alliance Anders Fogh Rasmussen.
"Si l'armée ou le gouvernement du Pakistan nous demandent une assistance, l'OTAN prendra part à cette formation", affirment les médias pakistanais, citant  les propos de M. Rasmussen tenus lundi à Bruxelles.
Selon des représentants de l'OTAN, l'Alliance étudie la possibilité de dispenser une formation aux officiers de grade moyen.

Les cours se dérouleront dans les écoles militaires de l'OTAN en Europe.
D'après les médias, ces projets s'intègrent dans "la décision de l'armée pakistanaise de se tourner vers l'Occident".
En janvier dernier, Islamabad a accueilli le chef du Pentagone Robert Gates, partisan de contacts plus intenses entre les forces armées américaines et pakistanaises.
Washington a apporté une aide militaire et technique importante à Islamabad dans les années 1980, lorsque le Pakistan soutenait les moudjahiddine en lutte contre les troupes soviétiques en Afghanistan.

Des militaires pakistanais suivaient alors un entraînement aux Etats-Unis, et les officiers supérieurs des deux pays se connaissaient bien.

Cependant, après le départ des troupes soviétiques d'Afghanistan, le Pentagone a gelé ses contacts avec Islamabad en vertu de l'amendement Pressler interdisant aux Etats-Unis toute coopération militaire avec des pays qui développaient un programme nucléaire (le Pakistan avait lancé le sien dans les années 1970).
Lors de la visite à Islamabad, M. Gates a reconnu que la rupture des liens entre les militaires américains et pakistanais était "une grave erreur stratégique" et a promis le concours du Pentagone aux forces armées du pays

2/2

http://fr.rian.ru/world/20100202/185977438.html 


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