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17/02/2010

n° 59 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan - 16-02: - Suite -:L’élargissement de l’Otan est perçu comme une menace nationale.


n° 59 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan - 16-02: - Suite  -:L’élargissement de l’Otan est perçu comme une menace nationale.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan.

n° 59- 16-02

C.De Broeder & M.Lemaire


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire.

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Rick Rozoff : Expansion de l'OTAN et  d'un système d’interception de missiles nucléaires

1-2 L’élargissement de l’Otan est perçu comme une menace nationale.

Suite

1-3 David Brunnstrom : L'Otan juge dépassée la doctrine russe de défense.

1-4 Eva r-sistons : Vers une nouvelle guerre mondiale ?

1-5 Ramzy Baroud  : La Turquie N’est Plus Le Laquais De L’Otan…..Ni Celui D’Israël.

1-6 Occupation de l’Afghanistan : 700 Bases militaires sous contrôle.



1-3 David Brunnstrom : L'Otan juge dépassée la doctrine russe de défense.

nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information

Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, estime que la nouvelle "doctrine militaire" de Moscou qui considère l'élargissement de l'Alliance comme une menace ne correspond pas à la réalité du monde d'aujourd'hui et contrarie les efforts de rapprochement.

Publié le samedi 06 février 2010 à 14H35

La nouvelle "doctrine militaire" de Moscou qui considère l'élargissement de l'Otan comme une menace ne correspond pas à la réalité du monde d'aujourd'hui et contrarie les efforts de rapprochement, a affirmé samedi le secrétaire général de l'Alliance.

"Je dois dire que cette nouvelle doctrine ne reflète pas le monde tel qu'il est", a déclaré le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, en marge de la conférence de Munich sur la sécurité.

"L'Otan n'est pas l'ennemi de la Russie. Cela (la doctrine russe) ne reflète pas les réalités et entre clairement en contradiction avec tous nos efforts pour améliorer la relation entre l'Otan et la Russie", a-t-il ajouté.

Le président Dmitri Medvedev a approuvé vendredi la nouvelle directive russe en matière de défense qui réaffirme le droit de la Russie à faire usage d'armes nucléaires si le pays est menacé dans son existence et fait de l'élargissement de l'Otan à l'Europe orientale et du projet de bouclier antimissile américain des atteintes à la sécurité nationale.

Pour Rasmussen, l'Otan désire vraiment parvenir à un partenariat stratégique avec la Russie et, notamment, coopérer sur le dossier afghan.

Il a ajouté qu'il discuterait de ces questions à Munich avec son homologue russe Sergueï Lavrov.

"J'ai appelé la Russie à s'engager plus en Afghanistan, lorsque je me suis rendu en décembre à Moscou (...) Je pense que nous avons les mêmes intérêts que les Russes à voir la situation s'améliorer en Afghanistan", a-t-il dit.

LE KREMLIN S'INQUIÈTE

La Russie a accepté de laisser transiter sur son territoire du matériel militaire non offensif de l'Otan destiné à l'Afghanistan et s'est engagé à soutenir les efforts de l'Alliance pour ramener la paix dans ce pays, sans toutefois s'y engager directement.

La "nouvelle doctrine militaire" russe fait de l'élargissement de l'Otan à l'Europe orientale et du projet de bouclier antimissile américain des atteintes à la sécurité nationale, tout en notant que la probabilité d'un conflit nucléaire a diminué.

Les forces classiques de la Russie manquent d'équipements modernes et font l'objet d'une réforme douloureuse visant à créer une armée professionnelle, aussi l'arsenal nucléaire de Moscou constitue-t-il un ultime recours, dit le document publié sur le site internet du Kremlin.

Les nouvelles directives ne vont cependant pas jusqu'à reprendre l'idée avancée l'an dernier par le chef du Conseil de sécurité russe, Nikolaï Patrouchev, qui suggérait d'autoriser le recours aux armes nucléaires dans les conflits régionaux.

La nouvelle doctrine affirme que l'une des "principales menaces de guerre extérieures" vient de l'élargissement de l'Otan à l'est jusqu'aux frontières russes. Elle désigne comme un danger distinct la prolifération des armes de destruction massive, des missiles et des Etats dotés d'armes nucléaires.

Une autre menace réside dans "la création et le déploiement de systèmes antimissile stratégiques qui ébranlent la stabilité mondiale", estiment ses auteurs.

La publication de ce document intervient au moment où des négociateurs russes et américains tentent de mettre au point un nouveau traité sur la réduction des arsenaux stratégiques. Les deux parties n'ont pas réussi à conclure en décembre, comme prévu initialement, cet accord appelé à remplacer le traité Start-1 de 1991, mais espèrent y parvenir prochainement.

David Brunnstrom, version française Jean-Stéphane Brosse et Guy Kerivel

Reuters / Murad Sezer

http://www.laprovence.com/article/monde/lotan-juge-depassee-la-doctrine-russe-de-defense


1-4 Eva r-sistons : Vers une nouvelle guerre mondiale ?

La guerre mondiale aura-t-elle lieu ?
Mes amis,
La guerre est la pire des solutions.

Mieux dit: Elle est le problème N° 1.
Le plus grand danger qui menace l'humanité !
Les peuples veulent vivre en paix. L'oligarchie qui s'est octroyé le droit de vie et de mort sur les peuples, programme les guerres qu'elle ne fera jamais, et qui lui permettront de réaliser de juteux profits.

Les Médias criminels (d'ailleurs aux mains des industriels de l'Armement, en France) font, ouvertement ou indirectement, l'apologie de la guerre; Marie Drucker et Benoît Duquesne sont parmi les plus zélés exécutants des consignes données.
Melle Drucker va jusqu'à présenter la guerre comme un moyen de promotion des femmes !
Cinq grands généraux de l'OTAN ont ouvertement prôné l'utilisation du nucléaire dans les guerres futures; tout est banalisé, même l'horreur absolue. Il est vrai que le nucléaire tue plus radicalement, à grande échelle
- une aubaine pour les partisans de la dépopulation.

Derrière leurs écrans, bien à l'abri, des hommes sèment mort et désolation sur la terre.

Dans les coulisses, les industriels de la Reconstruction se frottent les mains, les industriels du Pétrole aussi. Et on ne se gêne plus, aujourd'hui, pour faire la promotion des guerres préventives, permanentes, totales et bien sûr nucléaires. Ceux qui ont le pouvoir jouent avec la vie des citoyens comme nos jeunes jouent virtuellement à la guerre: en tuant le plus possible. J'écoute une vidéo de la guerre d'Irak, j'y ai appris que les soldats américains avaient une prime pour chaque Irakien tué. Joli monde... et qui ose se dire démocratique, moral, défenseur de la Liberté, du Bien, sans parler de ceux qui se réclament de Dieu pour prôner le choc de civilisations et anéantir la partie de la population qui déplaît.  
 La 3e guerre mondiale est-elle pour bientôt ? Certains parlent de quatrième guerre mondiale, la 3e ayant été, selon eux, "la guerre froide". Trop froide, sans doute, parce qu'on la veut chaude, aujourd'hui, bien chaude et même brûlante.... avec des armes laissant des séquelles irréversibles sur l'environnement et sur les générations futures. Les Vietnamiens ou les Palestiniens sont bien placés pour en parler... et même les vétérans de tous les conflits ! "La der des der", évidemment !

Le dernier poilu l'a dit et répété... 
 Alors, guerre, ou pas ?

Pour moi, quoiqu'on en dise, elle est inévitable.
L' "Elite" réclame du sang, elle a besoin de sacrifices vivants, et disons-le, les multinationales ne sont pas en reste, le capitalisme est un Système monstrueux qui a besoin, pour prospérer, d'innombrables victimes, pauvres prêts à travailler pour une obole, ou jeunes appelés à mourir pour la Patrie (voir le documentaire de Marie Drucker). Or, quand il est en crise, à bout de souffle, pour redémarrer, pour gonfler ses profits, le Système imposé aux peuples a besoin de conflits. Et aux Etats-Unis, pays capitaliste par excellence, l'industrie la plus florissante est la militaire. Quel paradoxe pour ceux qui revendiquent si fort leur appartenance chrétienne !
 Sur mon blog r-sistons à l'intolérable, j'ai souvent évoqué le risque de la guerre contre l'Iran - un authentique scandale, d'ailleurs, puisque ce pays n'a jamais attaqué personne; quant à sa dissuasion nucléaire, elle est
nécessaire: L’Iran est encerclé par des puissances hostiles.
 
 Vous le savez sans doute, les généraux américains, plus raisonnables que leur Chef, ont retenu le bras de Bush, brûlant d'en découdre avec l'Iran. Et les mois ont passé. Certes, l'Iran ne se laissera pas attaquer comme l'Irak, en ripostant pour la forme; il dispose d'un armement dissuasif, et d'une flotte impressionnante, stationnée dans un détroit stratégiquement important.
Les essais de déstabilisation économique ou politique n'ont gère ébranlé sa légitime détermination à préserver sa souveraineté. Bref, l'Iran n'est pas un adversaire facile: On hésite à l'attaquer. Il semblerait aussi que la Chine soit décidée à protéger ses intérêts dans la région, et les Etats-Unis ne peuvent se permettre de mécontenter le pays qui le maintient sous perfusion. Sans l'aide de la Chine, sans ses prêts, l'économie américaine, en effet, s'effondrerait. Un pays lourdement endetté n'est pas aussi libre qu'il le voudrait. Bref, il existe de bonnes raisons pour ne pas attaquer militairement l'Iran; il semblerait que le Pentagone songe plutôt à provoquer des tremblements de terre comme, dit-on, à Haïti. 
 Reste l'inconnue israélienne; les récentes déclarations de Shimon Perès au Bundestag ("L'Iran est un danger pour le monde") ne présagent rien de bon, l'Allemagne de Mme Merckel n'a jamais été aussi proche d'Israël, et l'équipe de néoconservateurs français, de Sarkozy à Kouchner en passant par Morin, brûle de passer à l'attaque.

Obama, sitôt son prix Nobel de la Paix reçu, a entrepris de le défendre en multipliant les guerres, Peres est prêt à tout, et un autre Prix Nobel de la Paix israélien, Elie Wiesel, tient des discours que les Bushistes ne renieraient pas.
 Cela conduira-il à la guerre ? Deux facteurs me semblent prépondérants: La crise du capitalisme, synonyme de besoin d'élans nouveaux, de quête de nouvelles sources de profit, et le caractère imprévisible d'Israël, pays d'ailleurs gouverné par une équipe d'irresponsables, d'extrémistes, de fanatiques. Les apprentis-sorciers sont aux aguets, tôt ou tard, à mon avis, ils commettront l'irréparable. Et un irréparable aux dimensions planétaires vite titanesques... 
 Quant aux partisans de la dépopulation, le moment venu, ils ne seront pas mécontents d'apporter leur soutien, quel que soit le prix payé pour l'humanité en termes de souffrances et de sacrifices.
 Le monde est aux mains de fous, de psychopathes, d'irresponsables, vouant un culte à Mâmon et aux Forces de mort.  
 Sans doute l'apocalypse est-elle déjà en marche... Si elle ne se produit pas, je serai la première étonnée. L'Histoire nous a trop souvent enseigné, malheureusement, que les Puissants sont prêts à tout pour augmenter leur pouvoir. Les irresponsables sont toujours aux commandes, et la crise va bientôt rebondir. Alors... préparons-nous au pire ! Nous l'aurons très vraisemblablement... Et nos meilleures armes seront, sans aucun doute, la prévoyance, la solidarité et la créativité...  
 Fraternellement à tous,
votre Eva  

31 Janvier

La guerre mondiale aura-t-elle lieu ?
 Par Eva r-sistons
 Dossier complet sur la guerre, ici :
  http://r-sistons.over-blog.com/article-dossier-guerre-aura-t-elle-lieu-drone-de-guerre-iran-chine-shimon-peres--43971423.html


1-5 Ramzy Baroud  : La Turquie N’est Plus Le Laquais De L’Otan…..Ni Celui D’Israël.

Les derniers incidents "diplomatiques" ne sont pas isolés. Ils reflètent un changement clair et probablement irréversible dans la politique étrangère de la Turquie envers Israël, les Etats Unis, et le Moyen Orient dans son ensemble.

La Turquie saisit sa chance

L’analyse faite récemment par le militant politique vétéran des droits de l’homme israélien, Uri Avnery , sur la dispute récente politique et diplomatique entre Israël et la Turquie - selon quoi la relation entre les deux pays redeviendra probablement normale, peut être pas à son ancien degré de « chaleur » - semble sensée et audacieuse. Cependant, de mon point de vue, elle manque aussi de précision.
Dit simplement il n’y a pas de retour en arrière.
Dans un article récent intitulé "Israel Must Get Used to the New Turkey", Suat Kiniklioglu, vice président pour les affaires extérieures du parti au pouvoir Justice and Development a écrit :
« Israël semble nostalgique des années dorées de 90, produit d’une situation spécifique dans la région. Ces jours là sont terminés, et ne reviendront pas même si le parti Justice and Development (AKP) finit pas ne plus être au gouvernement ».
Cette analyse semble plus réaliste.
On pourrait être d’accord avec la lecture optimiste des évènements par Avnery si la récente dispute avait juste été causée par quelques incidents isolés, par exemple, l’échange verbal public émotionnel à propos de Gaza entre le premier ministre ,Recep Tayyip Erdogan, et le président d’Israël, Shimon Peres, au Forum Economique Mondial fin Janvier 2009, ou la récente humiliation préméditée d’Oguz Celikkol, l’ambassadeur turc en Israël, par le vice ministre des affaires étrangères, Danny Ayalon.(Voir Asia Times Online 16/01/2010, « Israel-Turkey ties hit a low point »).
Cependant, ces incidents ne sont pas isolés. Ils reflètent un changement clair et probablement irréversible dans la politique étrangère de la Turquie envers Israël, les Etats Unis, et le Moyen Orient dans son ensemble.
Pendant des décennies, la Turquie a été déchirée entre ses liens historiques avec les pays musulmans et arabes d’un côté et de l’autre sa marche irrésistible vers une occidentalisation. Cette dernière semblait bien plus influente dans la formation de la nouvelle identité turque dans sa manifestation et sa vision individuelle, collective, et en matière de politique étrangère.
Mais, même pendant cette période de tiraillement, la Turquie a accru son rôle politique et économique. Elle est aussi devenue une nation avec un sentiment de souveraineté prégnante, un sentiment croissant de fierté et une capacité audacieuse pour s’affirmer comme puissance régionale.
Dans les années 70, quand « l’Islam politique « se développait partout dans la région, la Turquie a expérimenté sa propre remise en cause, et différents politiciens et groupes ont commencé à se confronter à l’idée de porter l’Islam politique à un tout autre niveau.
C’est le Dr Necmettin Erbakan, le premier ministre de Turquie de 1996 à 1997, qui a commencé à lutter contre l’idée traditionnelle de présenter la Turquie comme un membre de seconde classe de l’OTAN désespérant de s’identifier avec tout ce qui était occidental.
A la fin des années 80, le parti d’Erbekan, Rafah Party (Parti Social) s’est emparé de la Turquie. Le parti s’est bien gardé de faire l’apologie de ses racines islamiques et de son attitude. Son ascension au pouvoir résultat des élections de 1995 a sonné l’alarme, car la Turquie assurée être « pro occidentale » déviait du script originel très rigide qui avait scellé le rôle régional du pays comme celui de « laquais de l’OTAN ». Selon Salama A Salama, auteur de cette expression dans un récent article publié dans l’hebdomadaire al-Ahram, la Turquie n’est plus ce « laquais ». Et, selon Kiniklioglu, c’est quelque chose auquel « Israël doit s’habituer. »
L’époque d’Erbakan peut être depuis longtemps révolue. Mais l’héritage de cet homme s’est indéniablement inscrit dans la conscience nationale turque. Il a repoussé les limites, a osé défendre une politique pro palestinienne, défié les dictats de l’Occident et a même poursuivi un repositionnement économique de son pays en créant le Developing Eight ( D-8) unifiant les pays arabes et musulmans les plus influents.
Quand Erbokan a été obligé de démissionner lors d’un coup militaire « post moderne » on a pensé à une expérimentation politique de courte durée dont la fin montrait que même une forme bénigne d’Islam politique ne pouvait être tolérée en Turquie. L’armée a refait surface une nouvelle fois dans sa toute puissance.
Mais depuis les choses ont changé de manière drastique. L’AKP a été élu au pouvoir en 2002 et sa
direction composée de politiciens de bon sens raisonnables avait pour objectif un changement et même un virage géopolitique dans la vision politique du pays.
L’AKP a commencé à diriger une Turquie ayant confiance en elle-même qui ne recherchait ni l’acceptation européenne ni une validation américaine.

En rejetant l’utilisation du territoire turc comme rampe de lancement des frappes US contre l’Irak en 2003, la Turquie se faisait entendre, de manière audible - avec une représentation démocratique large et un soutien populaire croissant.
La tendance a continué et ces dernières années la Turquie a osé traduire son pouvoir politique et ses prouesses en action, sans rompre immédiatement les équilibres politiques et militaires qui avaient mis des années à se construire. Ainsi, par exemple, tandis qu’elle continuait à honorer ses anciens accords militaires avec Israël, elle a fait plusieurs gestes d’ouvertures réussis en direction de la Syrie et de l’Iran. Et, en souhaitant être perçue comme l’élément unificateur dans une époque de désunion musulmane et arabe, elle a refusé de prendre part à la création opportuniste de camps des « modérés » et des « extrémistes ». Au lieu de cela elle a conservé de bonnes relations avec tous ses voisins et alliés arabes.
Dés 2007, les US ont commencé à percevoir l’émergence de la « Nouvelle Turquie ». La visite du président Barack Obama dans le pays après son entrée en fonction a été l’un des nombreux signes que l’Occident tenait compte du statut « spécial » de la Turquie. La Turquie ne doit pas être bousculée menacée ou intimidée. Même Israël, qui a pendant longtemps défié les règles de la diplomatie, se rend compte de ses limites, grâce au président turc Abdallah Gul.

Suite à l’insulte belliqueuse d’ Israël à l’encontre de l’ambassadeur de Turquie, il a dit : « s’il n’y a pas d’excuse officielle d’Israël, nous allons mettre Celokkol dans le premier avion rentrant à Ankara ». Israël s’est excusé, et l’a fait humblement.
Il a fallu à la Turquie de nombreuses années pour atteindre ce niveau de confiance en soi et le pays n’a plus aucune envie d’être le « laquais » de quiconque. De plus, la position unie et constante de la Turquie dans son soutien à Gaza, et son franc-parler contre les menaces contre le Liban, l’Iran et la Syrie montrent clairement que les anciens jours d’attitude « chaleureuse » sont loin derrière.
La Turquie trouvera une audience très réceptive parmi les Arabes et les Musulmans partout dans le monde désespérés de trouver une direction politique puissante et raisonnable pour défendre et être le champion de leurs causes. Inutile de dire que pour les Palestiniens assiégés à Gaza, le nom d’Erdogan se répand dans les familles, il est devenu un héro populaire, le nouveau Gamal Abdel Nasser, président de l’Egypte de 1954 à 1970. Ce même sentiment est partagé dans toute la région.
Ramzy Baroud

Ramzy Baroud ( www.ramzybaroud.net) est journaliste et l’editeur de PalestineChronicle.com. Son dernier livre publié chez Pluto Press London : « My Father Was A Freedom Fighter : Gaza ‘s Untold Story ».

27/01/2010

 www.atimes.com Copyright Ramzy Baroud

Mireille Delamarre titre introduction traduction

http://www.planetenonviolence.org/La-Turquie-N-est-Plus-Le-Laquais-De-L-Otan-Ni-Celui-D-Israel_a2110.html


1-6 Occupation de l’Afghanistan : 700 Bases militaires sous contrôle.
Tout un réseau de forteresses militaires établies et en pleine expansion en Afghanistan pour une occupation inutile sans fin et dont les coûts en termes humains écologiques et financiers sont monstrueux
En 2003 quand l’Administration Bush a envahi l’Irak le Pentagone avait déjà prévu de construire toute une série de méga bases permanentes dans ce pays. Après la chute de Saddam Hussein des centaines de micro bases ont été ajoutées aux méga bases - déjà en 2005 on en comptait 106, et au total c’est plus de 300 qui ont été installées. Sans oublier la gigantesque ambassade américaine construite dans un ancien palais de Saddam Hussein, en bordure du Tigre, au centre de Bagdad et qui a coûté ¾ de milliard de $, la plus grande « ambassade » et la plus chère de toute la planète. Prévue pour accueillir 1000 « diplomates » on parle actuellement d’y doubler leur nombre. Ceci fait partie de la mission de contrôle du Grand Moyen Orient que les US se sont eux -mêmes attribuées. « God Bless América ».

En Afghanistan, on compte 700 bases sous contrôle des forces armées US/OTAN

 Dans la province de Nangarhar dans le district de Shinwar dans un ancien fort utilisé par l’armée britannique au XIXème siècle puis par l’armée soviétique au XXème, c’est au tour de l’armée US d’y avoir installé des troupes en compagnie des forces armées nationales afghanes ( les milices de l’occupant) pour préparer les nouveaux plan d’occupation. Cette base fait partie de centaines d’autres bases éparpillées sur tout le territoire afghan. Les bases militaires occupées par les troupes US et de l’OTAN ainsi que celles des forces armées afghanes comprennent des petites bases telles celle de Shinwar mais aussi des méga bases qui ressemblent à des villes américaines. actuellement selon des sources officielles en Afghanistan on en compte approximativement 700.

 Ce programme de construction de bases militaires n’est pas rapporté par les médias sous emprise gouvernementale et pourtant c’est une entreprise énorme d’occupation militaire dépendant massivement d’approvisionnements importés de l’étranger qui coûtent extrêmement chers. Alors même que les pays participant à cet occupation subissent une conjoncture économique des plus moroses, la vérité sur les coûts monstrueux de cette guerre d’occupation est enterrée dans des effets d’annonce politico médiatique portant sur une pseudo offensive dans le Sud de l’Afghanistan soit disant pour en chasser les Talibans. Ces derniers- comme tout mouvement de résistance- vont laisser les forces armées étrangères occuper le terrain pour revenir plus tard les harceler.

 En attendant le « prix Nobel de la Paix » le nègre du complexe militaro industriel des US, Barack Obama- et ses petits nègres que sont Sarkozy, Merkel, Brown et les autres - pourra se vanter que son plan de renforcement des troupes US/OTAN en Afghanistan est un succès.

 Ces bases s’ajoutent à la longue liste secrète de celles que possèdent le Pentagone, et on ne peut que s’interroger sur la durée d’existence de ces garnisons, et des coûts supportés par les contribuables US et de ceux des pays membres de l’OTAN.

400 bases militaires étrangères en Afghanistan 

Le porte parole de l’ISAF ( International Security Assistance Force ) dirigée par les US, le colonel Wayne Shanks, a dit au site de Tom Dispatch ( voir coordonnées en bas d’article) qu’il y avait à présent prés de 400 bases US et de la coalition en Afghanistan, dont des camps, des bases de relais opérationnels, et des avant postes de combat. En plus, il y a au moins 300 bases des forces armées nationales afghanes (ANA) et de la police nationale afghane, (ANP), la plupart d’entre elles construites entretenues et financées par les US.

Un petit nombre des bases de la coalition sont des méga bases tel l’aéroport militaire de Kandahar, l’un des aéroports ayant le plus de trafic au monde, et la base aérienne de Bagram, une ancienne base soviétique rénovée décorée de Big Burger et de Popeye, utilisée actuellement par plus de 20 000 soldats américains en plus de milliers de soldats des forces de la coalition et de personnels civils (dont des mercenaires). A Bagram, il a été rapporté l’automne dernier que des projets de construction d’un montant de plus de 200 millions de $ allant de simples baraquements à des entrepôts étaient en cours ou sur le point d’être réalisés.

 A Kandahar qui hébergeait déjà en 2007 9000 soldats de la coalition on devrait compter jusqu’à 35 000 soldats quand le renforcement décidé par Obama sera complété. D’importants fonds ont également été débloqués pour l’amélioration de l’aéroport militaire de Kandahar : 65 millions de $ pour la construction d’espaces de parking pour des avions accompagnant les opérations au sol de même qu’activement impliqués dans les opérations de surveillance et de reconnaissance, 61 millions de $ pour la construction d’une piste pour hélicoptères et d’une piste pour des opérations héliportées stratégiques.

 Actuellement on ignore le chiffre exact de ces bases qui sont agrandies, rénovées, mais selon le porte parole de l’ISAF, il y a des plans militaires d’expansion de plusieurs bases pour l’hébergement du supplément de troupes prévu dans la stratégie de guerre du commandant en chef US en Afghanistan, Stanley McChrystal. En plus, au moins 12 bases vont être construites pour recevoir les quelques 30 000 soldats américains et les milliers de soldats des pays membres de l’OTAN qui devraient bientôt arriver dans le pays.

 En plus de ces bases étrangères, les US financent également les bases des forces armées et des forces de police afghanes. Selon les données de contrats passés par l’armée US pour la maintenance de celles-ci, il y en aurait au moins 300, et elles ne sont pas incluses dans le chiffre des bases des forces de la coalition US/OTAN. Elles sont plus « rustiques » que les bases américaines et leurs fast food, ».

 Ainsi, les quartiers généraux de la police afghane dans le district de Khost Farang dans la province de Baghan comprennent-t-ils des bâtiments construits en boue et pierre et entourés d’un mur fait de boue. Cette base n’a même pas de système d’approvisionnement en eau potable, une tranchée ayant été creusée prés d’une source voisine à cet effet. Seuls les avant postes de combats des troupes d’occupation US/OTAN ressemblent à ces bases afghanes rudimentaires.

 Le Pentagone a établi récemment une liste de ses bases à l’étranger en comptabilisant au total 716. Cela inclue des bâtiments appartenant au Pentagone ou loués par lui partout au Moyen Orient, de même qu’en Europe, et en Asie, tout spécialement au Japon et en Corée du Sud.

 Mais certainement plus impressionnant encore ce sont les bases du Pentagone non listées ou tenues secrètes. Tandis que les bases situées dans le Golfe Persique, à Bahrain, au Koweït, Oman, et aux Emirats Arabes Unis sont connues publiquement, d’autres sont absentes, telle la base aérienne d’Al-Udeid, située au Qatar et qui a coûté un milliard de dollars. C’est là que les forces de l’armée de l’air US supervisent secrètement les guerres de drones menées en Afghanistan et au Pakistan et qui font de nombreuses victimes civiles chez les populations afghanes et pakistanaises.

 Ne sont pas non plus incluses dans ce décompte les bases militaires US en Irak 300 en comptant les avant postes selon un chiffre d’Août 2009. Il en va de même des 400 bases en Afghanistan.

 Combien il y a-t-il de bases militaires des US et de leurs alliés dispersées de par le monde, on ne le saura probablement jamais. Pourtant, une chose est sûre, ce que nous savons de l’expérience des bases US/OTAN construites en Allemagne, au Japon, en Italie, et en Corée du Sud, c’est qu’une fois construites elles deviennent permanentes même après la fin des hostilités ou la signature d’un traité de paix. Ces pays ci-dessus cités sont donc toujours depuis des décennies sous occupation américaine.

 Pour l’Afghanistan, de même que pour l’Irak, cette occupation ne fait que commencer. Pour l’Afghanistan elle risque de se terminer comme les précédentes, celles des Britanniques et des Soviétiques.

 En attendant les Talibans se replient du Sud de l’Afghanistan laissant les forces d’occupation crier victoire…. Jusqu’aux prochaines embuscades qui seront de plus en plus meurtrières la résistance afghane étant de plus en plus expérimentée et de plus en plus soutenue par une population civile la première à faire les frais de telles offensives. On est loin de la « conquête des cœurs » et des négociations avec les «Talibans modérés » un discours en général précurseur d’une offensive militaire en préparation comme cela vient une nouvelle fois d’être prouvé.

 Mais les médias qui marchent au pas cadencé seront « en direct » d’Afghanistan pour relater la « victoire » d’Obama et de ses petits nègres, oubliant de mentionner le nombre de civils afghans déplacés et ou tués dans ces jeux de guerre au coût monstrueux, humainement écologiquement et économiquement.

Plus d’information sur ce réseau de bases militaires US/OTAN sur

http://www.tomdispatch.com/post/175204/tomgram%3A_nick_tu...

http://www.planetenonviolence.org/Occupation-de-l-Afghanistan-700-Bases-Militaires-Sous-Controle-US-OTAN_a2118.html


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