Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

22/02/2010

n° 474 - Les Dossiers d'Irak - 19/02 : - Suite - : 1-1 Plus d'un million d'Irakiens tués sous l'occupation.


n° 474  - Les Dossiers d'Irak - 19/02 : - Suite - : 1-1 Plus d'un million d'Irakiens tués sous l'occupation.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

n° 474                                                           19/02/09

C.De Broeder & M.Lemaire



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

Dossier & Point de vue (Suite)

1-4 Spécial élection.

1 La décision d'exclure certains candidats aux prochaines législatives annulée

2 Les juges invités à régler au plus vite l'affaire des candidats bannis.

3 Meurtre d'une candidate aux élections.

4 Le parlement irakien se prononcera lundi sur le sort des candidats baasistes

5 Législatives en Irak: le pays au bord d'une guerre civile.

6 La campagne électorale en pays turkmène.

7 L'état de délabrement en Irak démotive les électeurs 7 ans après

1-5 Le temps des femmes-bombes.

1-6 La Haute Cour pénale irakienne  a condamné à mort en catimini Ali Hassan al-Majid et a été pendu.

1-7 Gilles Munier :Ali Hassan al-Majid & l’opération Val Fajr-10.


1-4 Spécial élection.

02-02

Le mécontentement gronde après l'interdiction de 450 candidats, la plupart pour avoir appartenu au parti Baas, l'ex-parti au pouvoir du temps de Saddam Hussein, aujourd'hui interdit.

http://fr.news.yahoo.com/

1 La décision d'exclure certains candidats aux prochaines législatives annulée

Une cour d'appel irakienne a annulé mercredi la décision interdisant aux personnes soupçonnées de liens avec l'ancien régime de Saddam Hussein de se présenter aux législatives du 7 mars en Irak, a rapporté mercredi un membre de la commission électorale, Hamdiya al-Hussaini.

Cette mesure devrait permettre à personnes concernées de pouvoir se présenter aux élections.

Plus de 450 noms figuraient sur une liste noire.

Certains y resteront: ceux qui ont été exclus du processus électoral à cause d'un casier judiciaire chargé ou pour d'autres infractions à la loi irakienne.

On ne connaît pas les chiffres pour l'instant.

Saleh al-Mutlak, un homme de premier plan qui figurait sur la liste noire, a salué cette décision, en affirmant que cela prouvait que la justice irakienne était neutre.(…)  "Le système judiciaire irakien n'est pas affecté par les décisions politiques", a-t-il déclaré.

3/2

http://fr.news.yahoo.com/3/20100203/twl-irak-elections-enquete-1def439_4.html

 

2 Les juges invités à régler au plus vite l'affaire des candidats bannis.

Les dirigeants irakiens ont demandé à un panel de sept juges de se prononcer avant le début de la campagne électorale, le 12 février, sur le sort des 500 candidats bannis des élections car soupçonnés de sympathie envers le Baas, selon un communiqué du Premier ministre samedi.

"Les présidences se sont mis d'accord sur la nécessité de résoudre la question des bannis selon la loi (...), de demander aux magistrats de juger selon les preuves qu'ils leur ont été présentées et d'accomplir leur devoir avant le début de la campagne électorale pour permettre à la Commission électorale de conduire les élections à temps", affirme le texte.

Ce communiqué du Premier ministre Nouri Al-Maliki a été publié à la suite d'une réunion entre le président de la Cour suprême Madhat al-Mahmoud, M. Maliki, le président du Parlement Iyad al-Samarraï, son adjoint Khaled al-Attiya et le vice-Premier ministre Roz Nouri Chawis, un Kurde.

Cette réunion intervient à la veille d'une réunion extraordinaire du Parlement dimanche sur cette affaire, qui empoisonne la vie politique irakienne à un mois des élections.

Un panel de sept juges a décidé mercredi dernier que les candidats exclus mi-janvier des élections législatives par le Comité pour l'intégrité et la justice avaient le droit de participer et qu'il examinerait leurs dossiers après le scrutin. S'il s'avère qu'ils sont baassistes --du nom du parti Baas de l'ancien dictateur Saddam Hussein--, ils seront éliminés.

Cette décision a provoqué la fureur des partis chiites. Le Premier ministre Nouri al-Maliki avait appelé jeudi à une réunion urgente du Parlement pour examiner la décision, qu'il juge anticonstitutionnelle et illégale.

"Le gouvernement souligne l'importance du respect du mécanisme judiciaire et constitutionnel (...), mais retarder l'application de la loi sur l'intégrité et la justice jusqu'après les élections est illégal et non constitutionnel", avait affirmé le porte-parole Ali al-Dabbagh. "La décision de l'instance d'appel dépasse ses prérogatives".

Selon la loi, l'organe d'appel composé des sept juges à 60 jours pour se prononcer.

La loi sur l'intégrité et la justice a été adoptée le 14 janvier 2008 pour remplacer le Comité de débaassification, mis en place par les Américains après l'invasion de 2003.

06 février

http://www.romandie.com/infos/News2/100206164334.c5h467xy.asp

 

3 Meurtre d'une candidate aux élections.

Souha Abdallah Jarallah, candidate pour les législatives de mars, a été abattue dimanche dans une rue de Mossoul, au nord du pays.

Souha Abdallah Jarallah était candidate sur la liste Iraqia dirigée par le laïc Iyad Allawi, un ancien allié des Etats-Unis qui fut Premier ministre irakien de juin 2004 à avril 2005.

«Elle sortait du domicile de proches quand un homme armé a ouvert le feu sur elle, la tuant sur le coup. Il s'est enfui dans une voiture qui attendait avec deux autres personnes armées à bord», a affirmé un officier sous couvert d'anonymat, sans donner plus de précision.

 «Ce n'est pas la première fois que nous sommes visés. Les membres de la liste Iraqia sont agressés, assassinés, arrêtés.

Mais ce ne sont pas des individus qu'ils tuent, c'est le projet national dans son ensemble», a affirmé Intissar Allawi, une proche de l'ancien Premier ministre.

http://www.lefigaro.fr/international/
07/02

 

4 Le parlement irakien se prononcera lundi sur le sort des candidats baasistes

Le parlement irakien a repoussé à lundi une réunion réclamée par le Premier ministre Nouri al-Maliki pour régler le sort des 500 candidats bannis des élections car soupçonnés de sympathie envers le Baas, le parti de l'ancien dictateur Saddam Hussein. 'La réunion prévue dimanche a été reportée à lundi car nous n'avons pas reçu de rapport du panel judiciaire', a affirmé dimanche aux journalistes le président du Parlement Iyad al-Samarraï

Les dirigeants irakiens avaient demandé samedi à un panel de sept juges de se prononcer avant le début de la campagne électorale, le 12 février, pour permettre à la Commission électorale de conduire les élections à temps. Le panel avait décidé mercredi que les candidats exclus mi-janvier des élections législatives par le Comité pour l'intégrité et la justice avaient le droit de participer, et qu'il examinerait leurs dossiers après le scrutin. S'il s'avère qu'ils sont baassistes, ils seront éliminés.

Cette décision avait provoqué la fureur des partis chiites. Le premier ministre avait appelé jeudi à une réunion urgente du Parlement pour examiner la décision, qu'il juge anticonstitutionnelle et illégale.

8/2

http://fr.news.yahoo.com/

 

5 Législatives en Irak: le pays au bord d'une guerre civile.
Le rejet de 511 candidatures, en majorité sunnites, aux législatives irakiennes programmées pour le 7 mars prochain risque de mener le pays au bord d'une guerre civile, a estimé lundi à Bagdad Moukhlif Saradj, expert du Centre arabe d'études politiques.
"Interdire à des centaines d'hommes politiques de participer aux élections, intensifier les mesures de démantèlement du parti Baas en limogeant les personnes qui ont été membres du parti, peut provoquer une guerre civile en Irak", a estimé l'expert.
Des actes de vandalisme politique ont débuté dans les régions sunnites après la décision des autorités d'exclure plus de 500 candidats aux législatives accusés d'être des anciens membres ou partisans de l'ancien parti Baas de Saddam Hussein.

La liste des bannis comprend des leaders de la communauté sunnite et des hommes politiques chiites, mais les sunnites considèrent le rejet des candidats comme une mesure de "débaasification".
Des affiches électorales des partis chiites et des portraits des candidats chiites ont été arrachés, traînés dans la boue et brûlés. Des inscriptions contenant des menaces de mort et des appels à renoncer à la participation aux élections sont aussi apparues sur des affiches des candidats sunnites.
Les deuxièmes législatives après la chute du régime de Saddam Hussein en 2003 se tiendront en Irak le 7 mars. La Commission électorale d'Irak a approuvé 6.172 candidats qui se disputeront les 325 sièges du futur parlement. Le parlement irakien actuel compte 275 membres.

16/2
http://fr.rian.ru/world/20100215/186062901.html

 

6 La campagne électorale en pays turkmène.

3 questions au Dr. Hassan Aydinli (Représentant du Front Turkmène Irakien en Europe)

     1)  Combien de partis turcomans seront représentés aux prochaines élections législatives, dans quelles coalitions ?

      Il y a deux catégories de partis :

      - Ceux créés par les Turkmènes eux-mêmes et qui défendent réellement la cause turkmène.

- Ceux formés et financés par les Kurdes (Barzani et Talabani). Ils n’ont de Turkmène que le nom et sont au service des intérêts kurdes.

Dans la première catégorie, il y a :

- Le Front Turkmène Irakien est une organisation politique composée de plusieurs partis et associations civiles turkmènes, présidé par le Dr. Saadettin Ergeç. Le Front Turkmène Irakien présente sa propre liste dans la province d’Erbil, partout ailleurs en Irak, le Front Turkmène Irakien est entré en coalition avec la liste Iraqiya menée par Monsieur Iyad Allaoui.

- L’Union Islamique des Turkmènes d’Irak,  parti présidé par Monsieur Abbas al-Bayati. Il présente ses candidats et est entré en coalition avec la liste de Dawlat al-Kanoun menée par Nouri al-Maliki.

- Le parti  AlKarar al Turkmani, présidé par Monsieur Farook Abdullah, fait également partie de la coalition Dawlat al-Kanoun de Nouri al-Maliki.

- Le Parti de Türkmeneli  présidé par Monsieur Riyad Sarikahya se présente aux élections dans la coalition menée par Ammar al-Hakim, chef du Conseil suprême islamique irakien.

- Le mouvement sadriste turkmène de Monsieur Fawzi Akrem Terzi,  fait aussi partie de la coalition d’Ammar al-Hakim. Il est tête de liste dans la province d’Erbil.

 - Le Parti d’Adalat Turkmène, présidé par Monsieur Anwar Bayrakdar est entré dans la coalition d’Al –Tawafuk Al-Iraqi de Ussama Tawfiq Mukhlif.  

 

Les autres partis, soi-disant turkmènes, se présentant aux prochaines élections sont au nombre de trois. Ils sont tous dans la coalition kurde Barzani+Talabani. Je ne tiens ni à retenir leurs noms, ni à dire quoi que ce soit à leur sujet. Pour nous, ce sont des partis « cartooniques », c'est-à-dire fabriqués par les Kurdes pour diviser les Turkmènes et assimiler ceux qui sont sous leur contrôle, ou qu’ils emploient.

 

        2) Quelles sont leurs principales revendications 

Les principales revendications des six partis que j’ai cités sont :

- Préserver l’unité de l’Irak.

- Faire reconnaître les Turkmènes d’Irak comme étant la troisième communauté principale d’Irak avec des droits et des devoirs égaux à ceux reconnus aux Arabes et aux Kurdes en Irak, notamment la reconnaissance de la langue turkmène (le Turc) comme la troisième langue officielle du pays, la participation effective de la communauté turkmène à tous les niveaux du pouvoir en Irak par l’inclusion de leurs représentants politiques dans les organes suprêmes qui dirigent le pays, comme le Conseil de la Présidence, le Conseil du gouvernement, la Présidence du Parlement, le Conseil supérieur de la justice, les états majors de l’armée, de la police et de la sécurité. Les Turkmènes sont exclus de ces organismes depuis l’invasion de l’Irak car le pouvoir politique, sous l’occupation anglo-américaine, dès le 9 avril 2003, a été attribué sur une base ethnico-confessionnelle et exclusivement aux partis ayant collaboré avec les occupants (Kurdes, chiites, et sunnites).

- Modifier la constitution irakienne ou bien écrire une nouvelle constitution moderne compatible avec notre temps en éliminant les terminologies absurdes inclues dans l’actuelle, notamment les territoires contestés et les articles périmés, comme l’article 140 qui concernait l’avenir de la province de Kirkouk, dénommée Al-Tamim par le régime précédent en 1972. La question centrale est l’avenir et l’appartenance de sa capitale, Kirkouk, avec ses énormes gisements pétroliers qui est  historiquement et culturellement turkmène depuis plus de 8 siècles.

Il est nécessaire de rappeler que Kirkouk a subi deux politiques successives de modifications ethniques ces quatre dernières décades : une politique planifiée d’arabisation systématique et de modification ethnique en faveur des Arabes par le régime précédent entre 1968 et 2003 ; puis une politique préétablie de kurdification et de modification ethnique en faveur des Kurdes. Cette dernière a été plus étendue, plus rapide et plus violente que la précédente. Sa mise en œuvre a débuté le 10 avril 2003 avec l’accord et la complicité des forces d’invasion américaines, quand les milices des partis kurdes « peshmerga » de Barzani et Talabani ont occupé Kirkouk.

- Obtenir pour les Turkmènes d’Irak l’autonomie culturelle dans leur région, c’est à dire la région à majorité turkmène d’Irak appelée la Turkmeneli, située entre celle à majorité arabe et celle à majorité kurde. La Turkmeneli s’étend de Tel Afar à l’ouest de Mossoul jusqu’à Bedre, à l’est de Bagdad.

- Récupérer toutes les propriétés et les terres agricoles appartenant aux Turkmènes qui ont été confisquées par le régime précédent et qui n’ont pas encore été libérées ou rendues.

- Récupérer toutes les propriétés et les terres agricoles appartenant aux Turkmènes qui ont été occupées et confisquées par les milices kurdes depuis le 10 avril 2003.

- Libérer l’Irak des forces d’occupation étrangères.

- Faire de l’Irak un pays unifié, démocratique et moderne, où tous les citoyens seront égaux.

 

       3) Qu’en est-il de la situation à Kirkouk ?

La situation actuelle à Kirkouk, qui perdure depuis le 10 avril 2003, n’est ni satisfaisante ni acceptable pour les Turkmènes. Depuis cette date, Barzani et Talabani ont été autorisés, en  collaboration avec l’occupant, à installer leurs peshmergas et plus de 600.000 individus venus de la région autonome kurde pour modifier la composition démographique de la ville. Parmi eux, il y a même des Kurdes non-Irakiens… Cette situation, intolérable, est également dénoncée par les Arabes de Kirkouk.

   Si la nouvelle loi électorale a été aussi difficile à être votée, c’est bien à cause de sa contestation par les Turkmènes et les Arabes de Kirkouk. Grâce à elle, le résultat des élections pour la province  ne sera valable qu’un an. Il sera conditionné à la vérification de l’authenticité des listes d’électeurs établies par les autorités kurdes. S’il s’avère qu’elles ont été gonflées en faveur des Kurdes, une nouvelle liste sera établie et de nouvelles élections législatives auront lieu.

   Nous, Turkmènes, espérons que les élections législatives du 7 mars 2010, qui se dérouleront selon le principe de listes ouvertes, amèneront au parlement une équipe plus patriotique et nationaliste irakienne et moins confessionnelle. Nous espérons qu’elle maintiendra Kirkouk dans un Irak unifié. Nous espérons enfin que la nouvelle majorité rejettera catégoriquement la revendication hégémonique et injustifiée des Kurdes sur la ville et sur les soi-disant « autres territoires contestés ».

Lire aussi :

Les Turcomans : peuple oublié ou marginalisé (mai 2007)

http://www.france-irak-actualite.com/pages/turcomans-peup...

Interview du Dr. Hassan Aydinli (janvier 2005)

http://www.france-irak-actualite.com/pages/turcomans-inte...

 

G. Munier/X.Jardez
Publié le 2 février 2010 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier 

http://www.france-irak-actualite.com/article-irak-campagn...

 

7 L'état de délabrement en Irak démotive les électeurs 7 ans après

12 février

Les électeurs irakiens sont appelés, dans un peu plus de trois semaines, à renouveler leur parlement, un scrutin législatif politiquement crucial pour l'avenir du pays, mais l'état de délabrement de l'Etat ne les incite guère à la mobilisation.

Les Irakiens ne disposent toujours que de quelques heures de courant électrique par jour tandis que des tonnes d'ordures s'entassent et des mares d'eaux usées stagnent dans les rues des villes, sept ans après l'invasion anglo-américaine de mars 2003.

La campagne électorale a débuté ce vendredi et les militants des nombreux partis en lice s'apprêtent, comme lors des élections provinciales de l'an dernier, à s'affronter rudement à coups de discours enflammés, de slogans, de bannières, d'affiches et de graffitis.

La minorité qui prédominait sous l'ancien régime de Saddam Hussein a largement boycotté les législatives de 2005, se juge frappée d'ostracisme par les initiatives du régime en place pour écarter du processus électoral les candidatures de centaines de personnalités accusées de liens avec l'ex-parti Baas.

L'immense bidonville chiite de Sadr City, dans l'est de Bagdad, représente pour beaucoup le symbole de la l'impéritie et de la corruption d'un pouvoir qui dilapide les richesses du pays et sape la motivation des électeurs.

"Je ne participerai pas à l'élection parce que je ne vois rien de tangible de la part du gouvernement", jure-t-elle, tout en se pressant d'aller jeter un sac d'ordures dans la rue. Selon un voisin, celles-ci s'amoncèlent dehors durant des mois sans être ramassées.

Le gouvernement à dominante chiite du Premier ministre Nouri al Maliki et ses "parrains" américains disent espérer que le scrutin du 7 mars consolidera la "jeune démocratie" irakienne et permettra d'intégrer les anciens miliciens et résistants dans le processus de normalisation politique.

Selon l'analyste universitaire Saad al Hadissi, nombre d'Irakiens voteront in fine selon leurs affinités religieuses, politiques ou tribales, et non en fonction des résultats du gouvernement, qui, pourtant, selon Djabbar, "a beaucoup fait

Afp – Ap -  http://fr.news.yahoo.com/4/


1-5 Le temps des femmes-bombes.

Nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

En chiffres

Actions kamikaze menés par des femmes.

2007: 7 actions kamikaze
2008: 32 actions kamikaze
Source: autorités américaines.   

L’Irak semble à nouveau s'embourber dans un cycle infernal d’attaques.

Selon les autorités américaines, le nombre de femmes kamikazes en Irak ne cesse d'augmenter.

Un an après les actions kamikaze, l'histoire se répète. Lundi 1er février, une femme qui avait dissimulé une ceinture d'explosifs sous ses vêtements a finalement appuyé sur le détonateur semant la confusion et la désolation dans le quartier à majorité chiite de Chaab à Bagdad: 41 morts, 106 blessés. Cet attentat intervient alors que débute le pèlerinage marquant la fin des 40 jours de deuil de l'Achoura qui commémore l'anniversaire de la mort de l'imam Hussein.

La recrudescence des attentats suicides ne présage rien de bon. Plus inquiétant encore, le phénomène des femmes kamikazes qui ne cesse de s'amplifier semble prendre des proportions démesurées.

Quelles motivations?

A l'image des activistes femmes tchétchènes surnommées les veuves noires à cause de leurs habits sombres et qui ont largement fait parler d'elles lors de la prise d'otages de Beslan en septembre 2004 ou encore celle d'octobre 2002 dans un théâtre moscovite, les femmes irakiennes prêtes à mener des attentats suicides semblent de plus en plus nombreuses.

Mais quelles sont les motivations de ces femmes qui décident – ou qu'on persuade – de se faire sauter en plein milieu d'une foule?

Bien sûr, il y a celles qui ont perdu un mari, un fils ou un frère: le désir de vengeance est tout ce qui subsiste.

Cette mère de famille de 51 ans, arrêtée le 21 janvier 2009 au nord de Bagdad, affirme avoir enrôlé des Irakiennes avec l'espoir d'en faire des kamikazes.

Travaillant pour le compte d'un groupe islamiste, Ansar al Sunna, elle visait en particulier des femmes qui subissaient des violences ou des agressions sexuelles et leur présentait le sacrifice humain comme leur unique moyen de rédemption. Elle a même affirmé avoir organisé les viols de certaines femmes afin de faciliter leur recrutement. Selon ses dires, elle aurait commandité 28 attentats suicides.

Que dire de ces femmes, souvent plus motivées par la souffrance et le désespoir que par un quelconque engagement politique ou religieux?

En menant des attentats aux explosifs, elles enfreignent deux interdits de l'islam: le meurtre et le suicide.

Les groupes terroristes, quels qu'ils soient, ne s'embarrassent pas de telles considérations et voient l'aubaine, de leur point de vue, que ces femmes représentent. Elles attirent moins l'attention des autorités et échappent aux fouilles auxquelles les hommes sont sujets.

Ce sont de parfaites bombes humaines envoyées au gré du vent semer la folie des hommes

3/2

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/le-t...


1-6 La Haute Cour pénale irakienne  a condamné à mort en catimini Ali Hassan al-Majid et a été pendu.

Sous la botte étatsunienne en Irak
Le 17 janvier dernier, la Haute Cour pénale irakienne - ex Tribunal spécial irakien, créé en 2003 par les autorités d’occupation - a condamné à mort en catimini Ali Hassan al-Majid dit "Ali le chimique" pour avoir ordonné le bombardement au gaz de la ville kurde de Halabja, le 16 mars 1988. Il a été pendu le 25.

Ce bombardement a longtemps servi de mobile à l'administration Bush pour justifier sa guerre contre l'Irak, notamment lorsque celui des armes de destructions massive prêtait à caution. baghdad-bank.jpg
Un dossier sur france-irak-actualité.com rappelle que la bataille de Halabja a été provoquée par l’entrée au Kurdistan irakien d’une colonne de Gardiens de la révolution iranienne (Pasdarans), guidée par un groupe de peshmergas de l’Union Populaire du Kurdistan (UPK), le parti de Jalal
Talabani, actuel président de la République, ce qui, en pleine guerre Iran-Irak, était un acte de trahison. "Arrivés près de la ville, explique ce blog, les Iraniens s’étaient emparé d’une garnison irakienne, et - selon le témoignage d’un ancien ambassadeur de France à Bagdad - égorgé les prisonniers et leur famille. A Téhéran, les mollahs organisateurs de cette opération, baptisée Val Fajr-10, savaient ce qui risquait de se passer ; les chefs de l’UPK probablement aussi. A chaque fois que les Iraniens perçaient dangereusement les lignes irakiennes, les gaz étaient utilisés pour les repousser. Malgré le danger, l’UPK avait ordonné à la population de Halabja de se rassembler pour accueillir leurs « libérateurs »." L’armée irakienne a utilisé du gaz pour annihiler l’offensive iranienne sur son territoire mais l’Iran est aussi accusée d’en avoir fait autant au cours de la bataille, et à Halabja précisément. Le 4 mai 1990, le Washington Post a résumé un rapport classifié de l'Army War College affirmant que l’interception par les Etats-Unis des communications échangées sur le champ de bataille désignait l’Iran comme l’auteur du bombardement au gaz de Halabja. Les Pasdarans croyaient que la ville avait été reconquise…

Ce rapport, co-rédigé par le docteur Stephen Pelletiere, analyste de la CIA spécialiste de l’Irak, précisait que l’Irak ne
possédait pas le type de gaz utilisé à cet endroit. Les conditions dans lesquelles le procès se déroulaient ne permettaiênt pas de faire la lumière sur cette affaire. Mais des rebondissements sont possibles. Le site kurde Rudaw.net a révélé qu’il y a deux mois, pendant l’assemblée plénière de l’UPK, Jalal Talabani a accusé son ancien n°2, Nawshirwan Mustafa - aujourd’hui chef du Gorran (Changement), mouvement kurde d’opposition - d’être responsable du bombardement. Le 16 mars 2006, lors de la cérémonie anniversaire du massacre, la population de Halabja a incendié le monument qui le commémore.
L'ex-Vice-premier ministre irakien Tarek Aziz pour sa part qui a été condamné à 15 ans de prison a été hospitalisé d’urgence le 17 janvier sur la base américaine de Balad (ex Al-Bakr), près de Ramadi, suite à une nouvelle attaque cardiaque. Il aurait perdu l’usage de la parole. Sa famille n’a pu obtenir
de nouvelles de son état de santé, ni des autorités américaines, ni irakiennes.

Aucune ONG humanitaire occidentale ne se préoccupe de son sort. Son décès arrangerait les leaders occidentaux.
Les ex-baassistes ne sont pas les seules victimes d'une répression brutale sans respect de l'Etat de droit en Irak. Un millier d'hommes et de femmes,
selon Amnesty International, sont en attente de l'exécution de leur condamnation à mort dans ce pays. Parmi elles, le collectif des Femmes irakiennes unies pour un Irak indépendant et unifié cite des condamnés de droit commun comme Samar Saed Abdullah accusée d'avoir tué son oncle et sa
femme, mais qui dit avoir avoué sous la torture alors que l'auteur du crime serait son fiancé. Une campagne internationale est menée sur ce thème sur Stopwar.org.uk.
Dans ce pays où les multinationales se partagent la manne pétrolière, le bilan de la guerre et de l'occupation depuis 2003, est de 1,2 million de morts (y compris les pertes résultant des guerres civiles résultant du démantèlement des structures étatiques par les occupants occidentaux), un
million de handicapés, 5 millions d'orphelins, 1 million de veuves. Selon Oxfam : 92% des enfants irakiens souffrent de difficultés scolaires dues à des traumastisme, seulement 30% d'entre eux ont accès à l'éducation secondaire,180 hôpitaux en Irak sont dépourvus d'équipements de base. 4 millions d'Irakiens sont réfugiés refugees. Selon Transparency International, le gouvernement irakien est parmi les plus corrompus du monde. Les actions pour le jugement devant la justice internationale de Tony Blair, JM Aznar et George W Bush, D. Rumsfeld, D. Cheney, C. Rice etc. se poursuivent. En
campagne électorale, Barack Obama avait promis de retirer les troupes américaines d’Iraq dans les 16 mois suivant son accession à la présidence. Avec Robert Gates, l’Amiral Mike Mullen et de nombreuses autres voix, il a ensuite décrit ce scénario comme étant simplement l’une des options
envisageables. En février 2009, il parlait plutôt de 19 mois — le retrait des troupes devant être effectué en août 2010. Puis, le mois suivant, lors d’une discours à Camp Lejeune (Caroline du Nord), la date était reportée encore, cette fois à la fin 2011, qui est celle que l’administration Bush avait elle
même retenue dans son accord avec le gouvernement de l’Iraq (le Status of Force Agreement, ou SOFA).Et déjà, l’administration Obama parle d’y laisser des "troupes de non-combattants" même après 2010 ou 2011...
F. Delorca

2 février
http://atlasalternatif.over-blog.com/article-justice-de-v...


1-7 Gilles Munier :Ali Hassan al-Majid & l’opération Val Fajr-10.

Il est bon de rappeler que la bataille de Halabja a été provoquée par l’entrée au Kurdistan irakien d’une colonne de Gardiens de la révolution iranienne (Pasdarans), guidée par un groupe de peshmergas de l’Union Populaire du Kurdistan (UPK), le parti de Jalal Talabani, actuel président de la République.

Arrivés près de la ville, les Iraniens s’étaient emparé d’une garnison irakienne, et - selon le témoignage d’un ancien ambassadeur de France à Bagdad - égorgé les prisonniers et leur famille.

A Téhéran, les mollahs organisateurs de cette opération, baptisée Val Fajr-10, savaient ce qui risquait de se passer ; les chefs de l’UPK probablement aussi.

A chaque fois que les Iraniens perçaient dangereusement les lignes irakiennes, les gaz étaient utilisés pour les repousser.

 Malgré le danger, l’UPK avait ordonné à la population de Halabja de se rassembler pour accueillir leurs « libérateurs ».

La Haute Cour pénale irakienne a condamné à mort Ali Hassan al-Majid 

Qu’est-il arrivé ensuite ? En avril 2003, George Bush et ses alliés kurdes avaient promis un procès retentissant. Il s’est déroulé en catimini, ou presque ; comme si Halabja n’intéressait plus grand monde.

La presse internationale, qui avait fait du massacre le nerf de la campagne de diabolisation de Saddam Hussein, était absente.

Quid alors des preuves et des révélations annoncées depuis plus de vingt ans ? On aurait aimé entendre des experts expliquer ce qui s’est réellement passé ce jour-là, documents à l’appui, et savoir quels pays occidentaux avaient livré le ou les gaz aux belligérants, car dans ce domaine les Iraniens n’étaient pas en reste. 

Les pasdarans avaient – les premiers - utilisé du gaz au cyanure dès le début de la guerre Iran-Irak, à Mouhamarra (Khorramchahr, en persan), pour casser l’offensive irakienne en Arabistan (Khouzistan, en persan), et au Kurdistan iranien en 1982 et 1987, selon un témoignage du regretté docteur Abderrahman Ghassemlou, secrétaire du Parti Démocratique Kurde d’Iran.

Les Pasdarans croyaient que la ville avait été reconquise…

Que l’armée irakienne ait utilisé du gaz pour annihiler l’offensive iranienne sur son territoire ne fait pas de doute, mais pourquoi escamote-t-on les documents accusant l’Iran d’en avoir fait autant dans la bataille, et à Halabja précisément ?

Le 4 mai 1990, le Washington Post a résumé un rapport classifié de l'Army War College affirmant que l’interception par les Etats-Unis des communications échangées sur le champ de bataille désignait l’Iran comme l’auteur du bombardement au gaz de Halabja.

Les Pasdarans croyaient que la ville avait été reconquise…

Ce rapport, co-rédigé par le docteur Stephen Pelletiere, analyste de la CIA spécialiste de l’Irak, précisait que l’Irak ne possédait pas le type de gaz utilisé à cet endroit.

Ali Hassan al-Majid sera sans doute pendu dans les prochaines semaines (1), mais l’affaire du massacre de Halabja ne sera pas close pour autant.

Le site kurde Rudaw.net a révélé qu’il y a deux mois, pendant l’assemblée plénière de l’UPK, Jalal Talabani a accusé son ancien n°2, Nawshirwan Mustafa -  aujourd’hui chef du Gorran (Changement), mouvement kurde d’opposition - d’être responsable du bombardement.

Que voulait-il dire exactement ?

Il est vrai qu’ « Oncle Jalal » était à Londres au moment des faits, tandis que Nawshirwan dirigeait la guérilla séparatiste sur place, mais il est impensable que la participation de l’UPK à l’offensive Val Fajr-10 ait été décidée sans son accord. La vérité finira par éclater.

Le déballage en famille s’annonce nauséabond, surtout quand on sait que Peter Galbraith (2) - impliqué aujourd’hui dans un scandale pétrolier impliquant le gouvernement kurde de Massoud Barzani - est à l’origine de la campagne accusant Saddam Hussein d’avoir « massacré son propre peuple ». 

Aujourd’hui, on comprend mieux pourquoi le 16 mars 2006, lors de la cérémonie anniversaire du massacre, la population de Halabja a incendié le monument qui le commémore.

Le détournement des dons qui y sont recueillis, au bénéfice des victimes civiles de la bataille, n’était dans doute pas la seule raison de la fureur des manifestants.

Gilles Munier

Bulletin n°1  du Brussels Tribunal (10/1/10):

 (1) Article paru sur France-Irak Actualité le 24/1/10. Ali Hassan al-Majid a été pendu le lendemain.

(2) AFI- Flash n° 98 (15/12/09) - Peter Galbraith et les pétrodollars du lobby kurde.

http://www.france-irak-actualite.com/article-lobby-kurde-...

 

Les commentaires sont fermés.